All language subtitles for Koh Lanta - 2008 - S08E02

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Original subtitles

Bonsoir, bienvenue dans un des endroits les plus secrets de la planète. Peu de

gens ont foulé ces terres cachées. Ici, aux Philippines, sur la péninsule de

Karamoan, je suis à l'extrémité est de l'Asie.

Par là, l'immensité du Pacifique Nord.

15 000 km de mer, sans âme qui vive.

De l'autre côté, l'enfer vert.

Tout n'est que brumes et mystères dans ce pays où la magie de l'extrême-orient

est partout présente.

Entre rizières perchées, fosses marines abyssales, refuges des mystérieux

requins-baleines et volcans de la ceinture de feu, la nature s'exprime en

grand.

La vie est synonyme d'effort et d'espoir. Ces gens, isolés de tout,

connaissent la persévérance et l'optimisme.

Ici, tout se mêle, la philosophie orientale, les légendes mélanésiennes et

le christianisme des conquistadors.

Et partout, plane l'ombre éternelle des anithos, ces dieux protecteurs,

émanations conjuguées des ancêtres et des forces de la nature.

C'est sur cette terre dont ils ignorent tout, que 16 français de tous âges et de

toutes conditions vont devoir survivre et surtout survivre aux autres.

Ils sont partis de l'autre côté de la terre, par-delà les continents.

Ils ont tout quitté pour tester leurs limites et leurs faiblesses, leurs peurs

et leur courage, et empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Ces

naufragés volontaires foncent droit vers l'inconnu, qui ira jusqu'au bout, qui

craquera, tous veulent gagner.

Mais la loi de Koh-Lanta est impitoyable.

Au départ, ils étaient 16, à la fin, il n'en restera qu'un.

C'est Iria qui est sortie parce qu'elle était épuisée. Elle ne mange pas, elle

ne boit pas.

C'était la plus faible dans les médias. Elle ne pouvait pas continuer l'aventure

comme ça.

Je ne m'attendais pas du tout à son départ.

Iria. C'est une surprise.

On n'a pas envie de s'en réjouir.

C'était une personne bien, alors ça m'a triste un petit peu.

Valérie. Disons que c'était soit moi, soit elle, parce qu'on avait le physique

moins adéquat avec les jeux d'endurance et de sprint.

Iria. Pourtant on est grandes toutes les deux, mais les grandes jambes ne font

pas forcément la vitesse.

Et leur sentence est irrévocable.

Valérie est passée tout près de l'élimination, avec trois voix contre

elle. Elle a sauvé sa tête, mais elle sait qu'elle ne fait pas l'unanimité sur

le campement, loin de là. Les voix que j'ai eues contre moi, c'est parce que j

'ai dit des choses à certaines personnes qui n'apprécient pas forcément.

Donc voilà, moi je suis franche et puis je regrette rien.

C'est moi qui est déçu qu'elle soit revenue.

Parce que l'autre, elle te laisse pas vivre. Elle est là, tout le temps en

train d'ordonner.

Tout le monde le sait, elle est un peu spéciale. Elle s'entend pas parler, elle

se rend pas compte qu'elle va trop loin. Je pense qu'on ne mange pas assez.

On mange deux repas par jour, mais grand comme ça.

On devrait manger plus avant l'épreuve. Nous, on manque rien.

On a trois rondelles.

Moi, je dis que c'est peut-être... Et puis toi, tu ne te ménages pas. Non,

mais si j'ai fait, je le dis.

Tu fais tout. Je pense qu'il faut répartir mieux les tâches entre les

garçons. Là, on est à peine arrivé. Tiens, demain, on va faire ça, ça, ça.

Il faut être culotté pour dire ça. Surtout quand on n'est pas le meilleur

sportif ou celui qui emmène le groupe de l'avant à un point, on peut se dire,

ouais, normal.

Pour l'instant, c'est Pierre-Richard de la bande. Mais malgré ça, c'est Madame

Catastrophe. Et puis, il faudra que je me ménage un peu plus sur le camp.

Donc, voilà.

Valérie a broyé du noir toute la nuit et ce matin, elle se sent mal, au bord de

la déprime.

Non, j'ai eu froid toute la nuit. J'ai pas appris une installation.

J'ai claqué les dents.

Quelqu'un me touchera si j'ai de la fièvre.

Là, il fait pas froid et je tremble.

Allez Valérie, lève-toi.

Personne ne s'inquiète trop pour Valérie. Ça va s'arranger. Sa vitalité

naturelle va prendre le dessus.

Et puis, les garçons n'ont pas forcément bien dormi non plus. Bien dormi ? Non.

Qu'est-ce que t'as fait à ton visage ? C'était du noir, moi.

Tout était cramé.

Il s'est cramé.

Ah oui, tu fais peur.

C'est l'humidité la nuit qui tombe.

C'est pas incroyable, il fait 25 degrés et on a froid.

C'est une tremblante.

T'as eu froid ? Ah ouais.

Moi j'ai eu froid très très fort.

Cette fois j'ai les chaussettes, là j'ai eu le pantalon pour la première fois, le

manteau, mais il y a l'humidité, on a le froid en nous.

C'est dur, c'est froid, le sol est dur.

C'est épuisant parce que la nuit je ne récupère pas du tout moi.

Si je me lève trop vite, je tourne.

J'ai tout le temps mal au cœur.

Valérie, après sa nuit difficile, commence à flancher.

Tenaillée par la faim et la fatigue, elle devient pessimiste. Je ne peux pas

couper. C'est une folie. C'est trop gros le repas.

Il faut absolument qu'on pêche.

Si il y en a de coco, ça nous ferait du bien.

Oui, mais on n'y arrive pas.

Et elles tombent pas, celles qui sont là.

Voilà. Ouais, ça va à peu près. Moi, j'ai dit qu'il faudrait manger plus.

Ah non, je me suis brûlée, j'en ai mis que six.

Merde, on est sept.

C'est plus moi qui s'est allé.

J'ai pas assez épluché.

Attends, j'ai épluché tout ce qu'il y avait. Bah oui, mais il fallait en

cueillir. Valérie, on a dit qu'on faisait plein de gens.

Bah oui.

Il y a plein de sable.

Vous n'avez pas hier de sable comme ça ? Ouais, j'ai beau bien. C'est vrai, c'est

amoureux.

Tout le temps, elle se plaindre et tout, répéter les mêmes choses.

C'est l'aventure, c'est l'aventure. Pour l'antan, on nous l'a dit, c'est un truc

de folie. Il faut se dépasser, il faut ceci, cela. C'est mieux, il n'y a pas un

chien.

Ne vous faites pas pleurer.

Je sais pas que c'est si dur comme l'antan. C'est hyper dur.

Parce que vu ce qu'on mange... On va te prouver des cocos, on part tous en expé.

Toi, tu vas rester là pour te reposer.

Et on part tous en expé et on va te prouver des cocos.

Bon, allez, préparons-nous.

De leur côté, les Tayaks sont partis en expédition à la recherche de nourriture.

Malgré l'absence de feu, les garçons rouges veulent absolument ramener de

quoi manger. Les fruits, ils ont besoin de soleil. On voit presque le soleil de

l'autre côté.

Notre but, c'était de trouver du fruit frais. En fonction de l'exposition du

soleil, on se disait qu'il y avait peut-être une végétation changeante. On

va essayer de s'engouffrer le plus loin possible.

On voulait explorer la totalité de l'île. Il y a quoi de l'autre côté ? Il

n'y a pas de bourre, bourre, bourre, arbre fruitier ?

On a grimpé jusqu'aux différents cols, mais on s'est rendu compte que derrière,

il n'y avait pas trop de changements et puis la progression était très difficile

du fait de grosses roches très tranchantes et très dures.

Sur ce coup-là, on a un petit peu échoué, mais en contrepartie, on a

trouvé du manioc.

Ma blonde, elle n'est pas trop forte.

On a blondin, donc Christopher, qui a l'œil pour le manioc.

Les garçons ne sont pas peu fiers de leur trouvaille. Du manioc ! Mais sans

le feu, la joie est contenue. C'est cool, on a beaucoup de nourriture, mais

on n'a pas quoi manger.

Il faut donc réussir l'impossible, faire jaillir une flamme. Et tout le monde s'y

colle. Les filles d'un côté, les garçons de l'autre.

Le charbon de bois, c'est Christelle et moi qui l'avons pris pour le mettre sous

les brindilles. Parce que moi, quand je fais un peu dans ma cheminée, il démarre

avec le charbon de bois super bien.

Je suis sceptique.

Je ne sais pas, on va tester.

Oui, avec le zip.

Moi, je pense qu'il ne faut pas le faire en force.

Là, on fait une technique qui ne nécessite pas de force.

Il faut utiliser toutes les chances de notre côté.

On ne va pas les regarder faire, sinon on peut... Ça chauffe.

Le coup du charbon, non, il m'a ferré.

Non mais, t'as vu le bloc de charbon ? Bien sûr, les filles, elles nous aident

énormément, mais les filles, on va dire, ça va être plus technique, plus la tête.

Donc, les garçons, ils sont un petit peu au-dessus.

Je pense que c'est pas la force qui est nécessaire.

Moi, je pense qu'effectivement, des femmes peuvent y arriver, parce qu

'effectivement, là, ils sont quatre baraques, ils n'y arrivent pas. C'est

pas faux d'essayer.

Oh merde ! C'est normal, c'est normal.

Ah bah on a une bonne petite récolte là déjà.

Les Mingao aussi sont partis en forêt. Ils ont trouvé du manioc et s'attellent

à récupérer des noix de coco vertes. On va essayer de décrocher les deux noix de

coco qui sont assez basses.

Attends, ça y est.

Ça y est, joli.

Ma gueule a été écrasée contre l'arbre.

Les Mingao sont efficaces, mais ces gars ne se sentent pas bien.

J'ai très mal au ventre. J'ai un peu la tête qui tourne.

Je n'ai pas envie de pousser pour rien.

Là, il y a une histoire assez dense. L'air ne passe pas très bien. Il fait

lourd.

Il n'y a qu'à prévenir que guérir.

Anormalement faible, sagement, le jeune homme décide de rentrer se reposer au

camp. Il n'est pas bien là. Il a un malaise.

Il a mal au ventre.

C'est-à-dire qu'avec ce qu'on mange... Ces camarades poursuivent leurs

investigations quand soudain... Maman ! Vite ! Je

suis en maillot de bain, n'importe quoi ! Vite, vite, le feu ! Il y avait quelqu

'un qui a mis une bûche humide, moi j'ai pas regardé ! Il faut économiser le bois

! On va le perdre, le feu, on va le perdre ! Mais pourquoi ? Parce qu'il n'y

a plus que la cendre et puis il y a la tassée, il ne faut pas tasser ! Ça fait

une heure que je crie le feu...

Valérie était restée sur le camp à surveiller le feu, mais celui-ci a

diminué. Éprise de panique, l'expert géomètre a couru chercher l'aide de ces

messieurs.

Fausse alerte, le feu est bien vivant. Valérie s'est emballée un peu vite. Ça,

c'est tout elle. Mais là, elle inquiète sérieusement ses compagnons.

Valérie ! Valérie n'est pas là.

Elle était derrière moi.

Valérie ! Vous avez eu le feu ? Oui.

Ah, ben voilà.

Bon ben super.

J'étais pas bien, je me suis reposée, t'inquiète.

Fallait pas venir me rechercher, j'étais... Mais non, j'allais à mon

rythme. J'ai couru comme une dératée.

Parce que je culpabilisais d'avoir éteint le feu.

En fait, les filles ont panique.

Voilà, la conclusion.

Ça dérangeait la vie du groupe, là. Là, ça commence à énerver tout le monde.

Même Régis, qui est très patient, qui est très compréhensif, là, il commence

un peu à en avoir marre.

Elle était énervée, excité, la chaleur, la fatigue et tout. Elle était en train

de lâcher, je pense.

Psychologiquement, je la sens pas du tout.

Là, il y a cinq minutes, j'étais peur de l'abandon.

Parce que je me dis, je suis nue, je sais pas m'occuper d'un feu.

Elle était à deux doigts d'abandonner.

Il ne faut pas qu'elle abandonne parce qu'elle peut tenir encore.

Elle peut tenir encore un peu.

Valérie est exténuée. Cet état de fatigue lié à la sensation de ne pas

tout maîtriser, comme elle le fait si bien dans sa vie quotidienne parisienne,

la perturbe.

Valérie a craqué nerveusement.

Si le feu a donné des sueurs froides aux jaunes, les rouges, eux, ont transpiré à

essayer d'en faire. Mais une curieuse malle est venue interrompre leurs

efforts.

Eh les gars, j'ai trouvé quelque chose ! Qu'est-ce que t'as trouvé ? Bah la

malle, avec un message à l'intérieur.

Fermez solidement cette malle, la mer vous le rendra.

Pourquoi c'est jaune ? Regarde bien,

regarde bien, c'est quoi ? Ça tu vas le fermer, tu vas le fermer.

Et il va aller nous faire faire un jeu et il faudra qu'on enlève la corde et

aller rechercher ça. Les adversaires, ils ont le même, mais ils l'ont en

rouge. Ah ouais, c'est du jaune, bien vu. Alors si tu fais plein de nœuds, tu

vas embêter ton adversaire.

Mais après, je ne sais pas. Comme il y a un indice qui est jaune, on pense que

pendant une épreuve, ce sera les jaunes qui devront la défaire. Donc plus on l

'attachera solidement, plus ils mettront de temps à la détacher.

J'embrouille les nœuds, écoute-moi.

Mais si c'est un truc physique. Mais non, ce n'est pas physique.

Allez-y les gars, tirez.

Tirez toutes vos forces. C'est plus les fils, les nœuds dans les cheveux, les

machins, voilà. Voilà, on peut remettre un autre nœud là. Donne-moi le bout. Le

jeu, je pense qu'il va se gagner ou perdre juste dans la coordination.

Si de notre côté, on s'énerve et on commence à se prendre la tête, on a

perdu. Tu le repasses dans le truc.

Morgane, c'est bon, laisse-le travailler tranquille. Il te repasse la corde dans

5 minutes si tu veux.

Là, je pense que la technique des nœuds, des taillacs, n'est pas mauvaise du

tout. On a d'abord noué la corde et ensuite, une fois que cette corde était

nouée, on a refait des nœuds.

Et donc, pour délier tout ça, je pense que ça va être plutôt difficile.

Maintenant, j'ai hâte de voir ce qui nous attend de l'autre côté, le PD

jaune.

Là, quelqu'un nous a mouillé la corde, parce qu'il y a une corde mouillée.

C'est beaucoup plus difficile à les faire.

Allez, on tire, on a fait dépasser la corde, on a fait décirculer la corde.

C'est dur ! C'est pas mal, il n'y a rien à faire. Pour nous, c'est primordial

quand même.

Allez, hop, un, deux, trois !

Il faut gagner pour le moral déjà, ça fait deux défaites de suite, ça commence

à bien faire.

Tu tires et tu reviens de suite.

On va essayer de le faire au mental et avec la force de l'équipe, c'est une

équipe étoudée, je pense qu'on peut tous le surpasser.

Ah putain ! Eh merde ! Je me suis bloqué le doigt dans un nœud, il a éclaté, il s

'est ouvert en dessous.

Il y a trop de trucs qui s'accumulent là, ma tête, mon ventre, le doigt.

C'est un peu la goutte d'oeuf qui fait des bras d'élevage.

C'est nous qui devions l'ouvrir.

On serait très mal.

SEGA est mal en point, ce qui n'est pas de bon augure pour l'épreuve.

SEGA est un des hommes forts des Mingao. Je pense que je ne vais pas beaucoup

aider là. Je vais être à 50% de mes capacités et j'ai très mal au ventre. On

verra ce que c'est comme épreuve, mais on jugera sur place.

Un, deux, trois.

Là, ça c'est mieux.

Bonjour à tous.

Nous ne nous sommes pas trompés en vous donnant la malle de vos adversaires. Et

j'espère justement que vous avez réussi à bien l'attacher, à bien la ficeler,

parce que c'est ce qui peut vous permettre de remporter le jeu de confort

et la récompense qui va avec.

Je sais que vous souffrez de la faim. Voilà pourquoi la récompense que je vous

propose aujourd'hui va vous faire bigrement plaisir.

Regardez.

Un kit complet de plongée.

Un harpon, masque, palme, gants, fil.

sans oublier le filet sur le côté.

Mais ce n'est pas tout.

Regardez.

Un poisson local, c'est un lapou-lapou, une sorte de mérou à la chair

tendre. Mais il faut gagner pour avoir une chance de repartir avec tout ça.

Vous allez vous élancer, rouge et jaune, sur un parcours. Dès l'instant que la

première équipe arrive au bout du parcours avec la malle de son

adversaire, l'autre équipe doit immédiatement s'arrêter à l'endroit où

elle se trouve.

Le but du jeu, c'est d'emmener la malle adverse le plus loin possible. Car

ensuite, ce sont vos adversaires qui vont récupérer leur propre malle pour

revenir jusqu'ici.

La première équipe qui ramène sa malle ici, qui l'ouvre et qui brandit le

bouclier, repart avec le kit, mais aussi ce fameux mérou, ce lapou-lapou.

Alors les rouges, vous n'êtes pas sans savoir que les jaunes sont venus au

conseil hier et qu'ils ne sont par conséquent plus que sept. Pour respecter

l'équité de cette épreuve, il va falloir sacrifier l'un de vos équipiers.

dans votre équipe, ne participera pas à cette épreuve.

C'est sûr ? Oui. Je suis un petit peu en carence alimentaire, donc ça va me faire

du bien. Ok, 7 rouges, 7 jaunes, allez vous placer sur la ligne de départ sans

oublier les mâles. 3, 2, 1, go ! Le principe est simple, les

aventuriers doivent emmener le plus loin possible la mâle de leurs adversaires,

car ce sont eux qui la ramèneront par la suite.

Premier passage délicat, une poutre.

Chacun doit garder son équilibre, mais le poids de la malle est un handicap.

L'affaire se corde. Dans cet enchevêtrement, les naufragés doivent

faire progresser la malle sans être entravés par les différents bambous.

Légère avantage pour les jaunes !

Les jaunes prennent de l'avance, mais ils se bloquent. Les rouges en profitent

pour passer devant.

Allez,

il

faut la passer dessus.

Allez les gars ! Allez ! Ok,

les rouges, les jaunes, vous laissez votre coffre à l'endroit où il se

trouve.

Première étape.

C'est bien, c'est bien.

Pour l'instant, avantage aux rouges, mais rien n'est terminé. Nous allons

débuter dans quelques instants la deuxième étape. Vous allez changer de

position. Les jaunes vous mettez à la place des rouges et inversement les

rouges à la place des jaunes. Vous allez récupérer votre propre mâle.

Vous repassez dans le parcours pour revenir ici sur la colline. Mais

ensuite, il faut ouvrir la mâle.

Et c'est peut-être là que vous allez pouvoir faire la différence avec le

travail réalisé au préalable.

3, 2, 1, go !

Les jaunes courent vers leur malle qui est beaucoup plus loin que celle des

rouges. Ils doivent maintenant faire le chemin inverse.

À leur tour, les taillacs se bloquent dans l'enchevêtrement. Ils perdent de

précieuses secondes. Les jaunes reviennent sur eux.

Les jaunes ont déjà refait un peu de leur retard.

Ils viennent de passer le premier obstacle.

Jean-Bernard, Régis et leurs acolytes se donnent du mal. Ils ne veulent pas

perdre et jettent toute leur force dans la bataille.

Tout le monde ensemble sur la poutre en tenant la malle.

Bon là, on l'a.

Il faut y aller les gars, on perd tout le temps. Non mais tu vois bien toi.

Oui on va bien là, on est bien derrière.

Baisse, baissez, baissez, baissez, appuyez. Allez c'est bon, la deuxième.

Vous derrière ? Allez on y va.

Il faut passer la ligne.

Et maintenant il faut défaire les nœuds, ouvrir la malle.

Rien n'est joué. Les rouges doivent encore défaire les nœuds serrés par les

jaunes. Et ce n'est pas une mince affaire.

Allez les jaunes, bassez-vous ! C'est le dernier obstacle ! Allez, allez, c'est

pas bien ! Allez, encore, encore, encore ! Encore, encore ! Encore, encore ! Oh

merde !

Pendant ce temps, Jean-Bernard donne tout ce qu'il a. Il ne se ménage pas. Le

Marseillais est partout à la fois.

Ça y est,

les taillacs brandissent le bouclier rouge.

Mais au même moment, Jean-Bernard chute lourdement.

Ça va Jean-Bernard ?

Ça va Jean-Bernard ? Ça va ? Le docteur arrive, Jean-Bernard.

On va vous prendre l'attention.

Vous êtes un costaud, vous allez repartir.

Il y a un accident, je pense que ce n'est pas le moment de se poser de joie.

Non, parce que ça gâche un peu la fête. Oui, complètement.

Et en plus, le peu qu'on l'a rencontré, c'est quelqu'un de sympa, un brave type.

Il est gentil, tout. Et en plus, à mon avis, c'est quelqu'un de costaud, qui

apporte beaucoup aux jaunes. C'est vrai que si l'œil est blessé, ça va être plus

difficile pour eux.

Ça va aller, Jean-Bernard. C'est un coup de chaud,

un

coup de fatigue.

Pardon les gars. C'est rien, on n'est pas déçus Romain.

Ça fait trois jours que je vous le demande de manger plus de manioc. Ça

fait trois jours qu'on a le feu, on n'en profite pas.

Parce que Jean Bernard, s'il avait mangé, il aurait pas fait un malaise de

gamme. On court, on court, on réfléchit pas.

Tiens, ça y est, je veux les papillons.

Je veux les papillons.

Je veux des mouches.

Une bouteille d'eau pour elle.

Je veux des mouches.

Valérie est prise d'angoisse. Très éprouvée par l'accident de Jean-Bernard,

elle se sent mal également.

Jean

-Bernard

est évacué.

Triste spectacle pour sa tribu qui voit partir son élément le plus solide.

Pour votre information, il part à l'infirmerie quelques heures pour être

réhydraté parce qu'il a un coup de chaud.

histoire de retrouver une température corporelle normale.

Et comme c'est un gaillard solide, il reviendra parmi vous, les jaunes, très

vite. Les rouges, qui fait la cuisine chez les rouges ? Frédéric, venez,

faites-en bon usage. En tout cas, ça fait des protéines pour toute votre

équipe. Bravo, vous n'oublierez pas ni le filet, ni le kit de pêche.

Bravo les rouges, les jaunes, ne baissez pas les bras. A très vite.

Merci. Merci.

Bernard, la tête-poche de ma laisse-vagance, il avait mangé plus.

Mais non, c'est la chaleur qui va.

C'est la sous-alimentation. Parce qu'on se préserve, on se préserve, mais on va

tous être éliminés un par un.

Mais eux, ils ont gagné, ils ne mangent pas. Donc franchement, c'est pas ça qui

fera la différence. Sur le physique, c'est tout. Ils mangent que des noix de

coco, alors que nous, on mange des maniocs et des noix de coco. On a perdu,

on a perdu.

Loin des tracasseries, des angoisses de Jean-Bernard et des siens, les Rouges

savourent leur victoire. Au sens propre du terme, car Frédéric, cuisinier de

formation, se fait une joie d'improviser un carpaccio de lapou-lapou, un genre de

mérou tropical.

Fred a dit qu'il avait été cuisinier, donc on n'a pas hésité une seule

seconde. Fred, tu es corvée.

On s'est empressé de vite vider et de vite essayer de le couper en petits

morceaux. C'est une belle bête.

Ouais, franchement, là, il y en a vraiment beaucoup.

Là, on est requinqués, on repart à zéro.

Moi, c'est un peu plus joli que ça, mais bon, le couteau ne coupe pas bien.

Ce repas me fait envie. On l'attendait depuis un moment.

Et le poisson, ça a beaucoup de protéines et ça va nous donner de la

force pour vivre ici et pour gagner les autres épreuves aussi. Il faut le

savourer, là.

On aurait pu partager, si vous voulez.

Au moins, on sait que les poissons, on peut les manger crus.

Tu ne savais pas ? Je n'avais jamais mangé de poisson cru. En plus, moi, j

'aime bien tout ce qui est la viande rouge. J'aime bien bien cuire.

Donc le poisson cru, alors là, c'est inimaginable. Nous l'avions bien dépecé

en petits filets, des petits morceaux.

Franchement, c'est un chef. Je suis content parce que mes compagnons ont l

'air d'avoir bien bien apprécié. C'est peut-être moi qui ai le plus de

difficultés. Maintenant, je compte vraiment sur le feu pour rattraper des

mérous, mais cette fois-ci, tu es. Tu en as un autre, non ? Oui, dans la mer. Les

rouges sont tout à leur bonheur, car après avoir avalé la chair tendre de ce

poisson, ils savent que grâce au kit de pêche gagné, ils pourront revivre cette

sensation.

Justement, sur Mingao, c'est aussi la nourriture qui fait débat. Pour Valérie,

c'est sûr, l'équipe ne mange pas assez. Alors que pour d'autres, il faudrait se

rationner encore plus.

Si on avait mangé plus, ça aurait peut-être évité l'évacuation de Jean

-Bernard, ça c'est sûr.

Et là, tout à l'heure avant de partir, il fallait prendre un autre coco.

On avait le temps de la manger ailleurs, on ne l'a pas fait.

Pour moi, non.

Je me rends compte qu'on a des symptômes. Par exemple, moi, je n'ai

jamais eu de papillons devant les yeux avant aujourd'hui. En fait, c'est nos

corps qui ne résistent pas. Il faut l'écouter, le corps.

Je pense qu'on a plus le moral.

Quand on mange plus, on a le moral.

C'est important, le moral. C'est même primordial, le mental, pour avoir la

rage de vaincre. C'est son point de vue.

Moi, ce n'est pas le mien.

Je ne peux pas forcer les gens.

Quand ils ne veulent pas, ils ne veulent pas.

Moi, on me dit chute toutes les 5 secondes quand j'ouvre la bouche.

La coupe est pleine pour Valérie. Elle est affaiblie par le manque de

nourriture et blessée que personne sur le camp ne prenne jamais en compte son

avis.

Je vous parle.

Je voulais vous dire à tous qu'après le jeu vraiment très physique, je pensais

que pour l'équipe, ça serait beaucoup mieux que je parte.

Parce que physiquement, je commence à tomber en ruine. Mon mental va bien,

mais il est comme ça en dents de scie. Et comme ça, vous aurez peut-être une

carte joker avec Iria pour demain.

C'est sûr que tu as décidé.

Oui, parce que là, je suis épuisée.

Je ne peux encore rien.

Ce n'est pas moi.

Je pense que c'est une décision mûrement réfléchie. C'est peut-être la bonne,

certainement. C'est plus sage.

T'as écouté ton corps, quoi.

Et mon mental.

Elle est contente apparemment de quitter l'aventure. C'est qu'elle n'en pouvait

plus et il vaut mieux qu'elle arrête plutôt qu'elle se tue.

Non, c'est bien.

Vu que moi et elle, on n'a pas trop d'infinité déjà à la base, donc je pense

qu'elle a réfléchi à ses décisions. C'est vrai qu'elle était...

On ne se parle pas beaucoup.

Je ne suis pas la personne... Tu me dis de me taire.

Non, mais parce que je n'ai pas spécialement envie de te parler aussi d

'un côté peut-être. Je pense qu'elle a pris sa décision et si elle pense que c

'est bon pour elle et pour l'équipe, tant mieux.

Qu'elle soit bien chez elle, qu'ici, on compte pleurer, on continue à avoir des

soucis, perdre son moral, ce n'est pas bon.

Mais que tu partes ou pas, ça ne me change pas grand-chose. J'espère que tu

iras mieux.

Merci, ça fait plaisir. J'espère que tu iras mieux toi aussi.

Moi, j'y vais bien.

Non, sinon je ne me quitterai pas le jeu.

Bah non, c'est que je quitte le jeu parce que je suis inférieure aux

épreuves. D'accord. Et je ne veux pas être un handicap et qu'après qu'on me le

reproche. Ah d'accord.

Que j'ai des commentaires.

Le but du jeu, ce n'est pas de savoir ce que pensent les gens de toi.

Moi, quand je suis venu à Quentin, je m'en fous de ce que tu penses de moi.

Sérieusement. Ce que pensent les gens de toi, tu ne devrais pas faire attention.

Mentalement, elle n'a pas tenu.

Trop d'échecs d'un coup pour elle, ça a dû lui faire mal. Et le fait que nous,

on lui fasse un peu de reproches de temps en temps, ce n'était pas le top

pour elle aussi.

C'est dur pour les Mingao. Dans la même journée, ils perdent un second élément.

Valérie les abandonne.

C'est

incroyable, mais Valérie a préféré partir. C'est son choix.

Pour les Mingao, cette décision est presque une libération.

L'abandon est une décision sans appel sur Koh-Lanta. Un aveu de faiblesse ou

en tout cas, un renoncement devant la difficulté de l'aventure. La géomètre a

voulu se préserver.

C'est dur l'aventure, alors une personne qui vous stresse.

Personnellement, je m'y attendais aussi.

Depuis hier matin, Valérie n'était pas bien du tout. Et puis avant-hier aussi,

tout le temps à se plaindre. Donc ce n'est pas surprenant. Ce n'est pas comme

par exemple à ces gars qui depuis hier n'étaient pas bien du tout. Alors qu

'avant, ils ne montraient aucun signe de faiblesse, rien du tout.

Les gars, tu viens manger ? Non, je n'ai pas faim.

Tu n'aimes pas un petit ? Non, désolé.

Mais le destin ne laisse décidément aucun répit à cette tribu jaune.

Après le départ mouvementé de Valérie et le séjour forcé de Jean-Bernard à l

'infirmerie, et bien voilà que le mal de ventre de ces gars reprend de plus

belle.

Je ne pourrais pas manger quelque chose que je pense vomir ou rendre rapidement.

Je préfère me reposer en espérant que la douleur passe.

C'est bizarre, je n'ai pas l'impression que c'est tout calme.

On est cinq ce soir, on était huit il y a trois jours.

C'est vrai qu'aujourd'hui, ça n'a pas été une bonne journée pour nous.

Il y a des abandons, des malaises.

Ça ira mieux demain.

C'est inquiet que ces gars se couchent tordus de douleur. Les Mingao espèrent

que cette nuit sonnera la fin de cette dramatique journée pour laisser la place

à un autre jour meilleur.

Oui, c'est une journée éprouvante quand même.

Malheureusement, pendant la nuit, l'état de ces gars a empiré.

Hakim décide d'appeler en urgence le médecin de l'aventure.

Oui,

bonjour, c'est l'équipe jaune.

Il y a ce gars qui ne se sent vraiment pas très bien.

Maintenant, il est dans une position accroupie. Il est obligé de se mettre

dans cette position. Il ne peut pas être debout ni droit.

Merci, bien reçu.

Il a mal, il souffre, il ne peut pas boire, il ne peut pas manger.

Il n'a plus d'eau.

Il ne mange pas, il ne boit pas. Il ne peut que s'aggraver.

Il y a une équipe. On se déstime les uns après les autres. On s'estimera les

quatre ans.

J'espère qu'on ne va pas se retrouver à quatre.

On est dans l'ombre et tu dors dans la cabane. Il arrive.

C'est sûr que si on reste Charlène, moi, Régis et Hakim, ça ne va pas suffire.

Ça va pas mieux ? Ça va aussi, gars ? J'ai mal dans le ventre.

C'est douloureux, là ? Ouais.

Là, ça fait mal. Là ? Ouais.

Et là ? Ouais, ça fait très très très mal.

Je peux pas encore me prononcer précisément, mais ce qui est certain, c

'est qu'il est très affaibli. Je l'évacue sur l'infirmerie pour le mettre

sous perfusion. D'accord.

On va voir ce que ça donne dans les heures qui viennent.

Et hier, je peux vous dire, il dérouillait.

Vous regardez le match qu'on a fait contre les Rouges. C'était un des matchs

le plus physique. Mais il s'est dépassé.

Et d'avoir tout donné comme ça, ça l'a déchiré. Il n'a plus rien.

Ça, c'est un homme.

Ça, c'est un homme.

Sega est un sportif, un garçon qui n'a pas froid aux yeux. Joueur de football

américain depuis sa plus tendre enfance, les coups ne lui font pas peur.

Le football c'est un moyen de se défoncer, de se décompresser, de laisser

toute la rage qu'on peut avoir en nous sur le terrain et ne pas faire ça autre

part. A 23 ans, ce jeune homme d'origine malienne et cabile est volontaire,

courageux. Il est préparateur de commandes en région parisienne. Il n'y a

rien de mieux que de se lever le matin et d'être enthousiaste. Je n'ai pas

envie d'aller au travail en entraînant le pied ou à l'eurosport en entraînant

le pied. Donc c'est important de se voir et d'être content d'être ensemble. C'est

bien. C'est gars avec son dynamisme et sa joie de vivre.

Il peut remotiver quelqu'un en un claquement de doigts. Mais si Sega

travaille dur, si Sega se bat, c'est pour offrir le meilleur à sa petite

fille de 6 ans, Shona.

Je vais faire de la danse. De la danse ? Non, il y a trop de garçons à la danse.

Ça m'a permis de montrer à tout le monde qu'on peut être jeune, avec des

difficultés, mais savoir s'occuper d'un enfant de soi, tout en restant quelqu'un

de normal, sans prendre la vie...

Toujours du mauvais côté. L'aventure de princesse bien rangée. Sur l'île, le

soutien des personnes qui me sont chères va me manquer le plus.

Ne pas partir comme ça, c'est inquiétant parce que depuis hier, je ne sais pas,

il n'y a plus d'équipe.

Il ne reste plus que quatre au deuxième jour, au quatrième jour.

Je ne sais pas comment ça va se passer. Je ne sais pas.

Je ne sais pas la suite. On ne peut pas prévoir.

On aura bien.

C'est la Bérezina, l'abattement sur Mingao.

Saisi sans contraste avec l'ambiance qui règne sur Tayac où il fait bon vivre,

les rouges sont excités comme des puces à l'idée de tester leur matériel de

pêche, de partir à l'assaut des grands fonds et de garnir le garde-manger. Bon

les man, je vous laisse.

Bonne pêche. Tu nous ramènes un petit requin, on est content. Je ne tente rien

à rien, on va essayer.

On va voir.

De pêcher en mer, c'est vraiment un plaisir pour moi. Puis découvrir des

récifs qui sont assez somptueux dans l'ensemble, ça fait plaisir,

honnêtement. On en prend plein les yeux.

Il y a vraiment une grande variété de poissons. À mon grand regret, ils sont

un peu petits.

Moi, je vise à pêcher un bon poisson où tout le monde peut bien se caler le

ventre et reprendre de la force.

En fait, le problème, c'est qu'ici, il n'y a vraiment que des petits poissons

comme ça.

Les garçons scrutent la mer au-delà du tombant de corail par 15 mètres de

profondeur. Tandis que les filles se concentrent sur les eaux peu profondes

du platier. Tout cela, non sans un certain esprit de compétition filles

-garçons.

Ah putain il part ! Nous allons essayer de pêcher parce que nous avons vu des

petits poissons. Et donc comme les gars sont en partie pêchés avec le matériel,

nous il nous reste le filet.

Le comble de l'ironie serait quand même qu'on ait des poissons. On pourrait

mettre la pige au mec. C'est important de montrer aux garçons qu'on est capable

de quelque chose.

Donc ça fait plaisir aussi qu'on participe. Parce que je pense que si on

reste trop inactives, la faiblesse dans tous les cas peut être la perte des

personnes en quelque part.

Les plus faibles sortiront en premier.

Le gros là, il n'est pas si mal.

Ça se mange, ça se mange.

S'il y en a plusieurs... Ouais, on va les garder, ceux-là.

Une fois vidés et caillés, je pense qu'il va rester à part l'arête, mais on

va essayer.

Il faut que je nous fasse 8 sushis.

Il n'y a que le poisson à Christopher.

Parce que la pêche des filles, c'était un peu trop petit, donc on s'est dit,

autant les relâcher, puis des fois les laisser grossir.

C'est vrai que les filles, honnêtement, c'est gentil qu'elles aient participé.

Mais malheureusement, elles ont eu vraiment des amuse-gals. Je ne sais même

pas si on pouvait...

Je dégustais quoi que ce soit à l'intérieur.

C'était bon ? C'était superbe.

Première fois en mer, et t'es déjà pas bredouille. Ça rassure un peu les

troupes de savoir qu'il y a peut-être un pêcheur dans le groupe.

Maintenant où je suis un peu déçu, c'est que j'aurais préféré avoir une plus

grosse portion.

Mais en persévérant, on arrive toujours à trouver mieux.

La vie est belle sur Tayak. Les Rouges ont de menus soucis comparés à ceux qui

préoccupent Jean-Bernard, le chef de file de la tribu jaune, placé en

observation à l'infirmerie suite à son malaise lors du jeu de confort.

Il va mieux.

Mais de nouvelles déconvenues l'attendent encore.

Laissez, gars.

Vous n'allez pas bien.

Ça va. On va aller la longer.

On arrive.

Tiens, je t'équipe.

Ça va ? Tu m'entends ? Mais il est très faible. Repose-toi.

T'inquiète.

T'es costaud, tu fais ça.

Dans un premier temps, on va le réhydrater.

J'ai l'espoir que tout rentre dans l'ordre. Il est juste très affaibli.

Tu penses à rien, tu penses à te reposer.

C'est un nouveau coup dur.

C'est clair.

Si on a l'épreuve aujourd'hui, il ne rentrera pas avant l'épreuve, de toute

façon.

S'il rentre, ce sera ce soir ou demain matin.

Donc oui, c'est encore un coup dur, effectivement, pour les jeunes.

Tu comptes sur votre motivation, là, Iria.

C'est clair.

Et je crois qu'ils vont aussi, eux, compter sur la vôtre.

Oui.

Bonjour, les jeunes. Ça va, et ça revient.

Iria revient. Vous connaissez la règle dans Koh-Lanta.

Valérie a décidé d'abandonner. Et dans ce cas-là, c'est toujours le dernier ou

la dernière, en l'occurrence, éliminée au conseil qui revient dans l'aventure.

Elle a le sourire, elle a l'énergie, elle a tout pour vous aider. Et surtout,

arrivez-moi lors de la prochaine épreuve.

Concentré, motivé, Gaïa et Vaillant. À très bientôt. À bientôt. Bonne journée.

Merci à vous.

Vous êtes contents quand même ? En tout cas moi je suis super motivée, je suis

super motivée.

Je suis plus malade, je me sens super bien et là maintenant je me dis non il

faut vraiment aller à fond et voilà. Je suis super contente d'être de retour et

je vais me donner à fond, fond, fond mais vraiment, vraiment, vraiment.

Ça fait plaisir, ça fait chaud au cœur.

De voir comment ça lui fait plaisir, c'est sûr que ça nous fait plaisir.

C'est une nouvelle Iria qui est de retour sur Mingao.

Positive, elle entreprend de remotiver les troupes. Ceci, malgré la rancœur qu

'elle pourrait ressentir d'avoir été éliminée par ses camarades. Je suis

super contente.

J'étais trop triste quand je suis partie l'autre jour.

C'est normal, je les comprends, mais j'étais quand même...

Triste. Vous avez tous le sourire, c'est vrai.

Mais en fait, moi, j'ai eu peur que j'arrive et que ça ne va pas, tu vois.

Et ça me fait encore plus plaisir.

C'est bien, déjà, tu es heureuse de te voir. C'est bien, franchement.

Mais vraiment, moi, j'ai souffert au début. Je suis vraiment contente pour

toi, pour l'équipe. Au début, j'ai vraiment souffert. Et là, je vais

vraiment prouver que c'est ce que je peux faire.

Mais bon, ça ne va servir à rien.

Parce que les autres ne sont pas du tout sincères avec elle, qui joue de la

comédie.

Moi, je pense que si on perd tout à l'heure, pareil, ils vont la remettre.

Mais moi, qu'est-ce que je vais lui dire, ce qu'il s'est dit quand il n

'était pas là ? Dès qu'il est revenu, il l'a rejeté.

Et voilà, c'est malheureux.

Mais bon, c'est comme ça.

Je suis surpris que tu aies accepté de revenir, honnêtement.

Il me sort. Comme ça, je ne peux pas revenir.

Ça y est, leur alliance, elle est faite. Un, deux, trois. Tu vois ce que je veux

dire ? On la connaît, cette vanne. Hakim s'inquiète pour son ami Iria. Il veut la

mettre en garde, persuadé qu'il y a deux groupes sur le camp. Le jeune homme fait

ses comptes.

Sur Tayak aussi, l'heure est au calcul, au savant calcul de Nathalie. La

professeure de mathématiques évalue quelle est la dose de riz par jour et

par personne la plus appropriée pour tenir à 8 durant 30 jours.

Telles sont les données du problème.

Alors, tu vois, c'est 36.

On est 8.

Donc, ça fait trois quarts d'un bouchon de gourde par jour et par personne.

Par jour, trois quarts d'un bouchon ? Impossible.

Si, une fois que c'est cuit, oui, c'est possible.

Pour l'instant, au niveau des rations, je trouve qu'on est peut-être trop... On

se restreint peut-être un peu trop.

On a quand même 5 kilos de riz. Je crois qu'on n'a même pas fini le premier kilo.

Ça va.

Il faut faire attention parce qu'il ne faut pas non plus foutre l'équipe des 4

garçons.

Parce que ça c'est faisable, sans faire du misogyne. Les garçons se dépensent

plus, c'est normal, nous on est plus physiques.

Si on n'a pas à manger, les garçons peuvent être à genoux.

Et puis après on va se faire éliminer un par un.

J'ai mis cinq bouchons de riz et j'en ai gardé un à part pour les filles qui

préfèrent le garder quand on aura le feu et le manger cuit parce qu'elles n

'arrivent pas à le manger cru.

Rationner le riz c'est bien, mais encore faudrait-il avoir de quoi le faire

cuire, car le riz cru n'est pas très digeste.

Maintenant, ils font tout ce qu'ils peuvent pour faire du feu.

C'est la énième plus une tentative.

Mais je crois en eux et on va finir par l'avoir ce feu. Tu veux des pommes

pommes girls ? Tu vas y arriver. C'est simple, on aura du feu, ça sera jackpot.

On pourra faire du manioc, on pourra faire du riz, on pourra se réchauffer le

soir, on aura de la lumière le soir. Enfin, ça sera tout bénéfique.

On se rend vraiment compte de ce que c'était à l'époque la guerre du feu.

La technique de l'archer, je l'avais essayé chez moi et ça avait marché.

Là, j'avais réussi à faire du feu dans mon salon.

Mais il faut admettre qu'il faut quand même une petite part de chance.

Allez, ça chauffe.

C'est incroyable, on est comme des enfants.

Chaque fois, tous les jours, on dit ça y est, c'est le bon jour. Là, on va de là

-bas. La patience est une vertu essentielle.

Tout comme l'espoir. Mais l'espoir s'amenuise pour Sega.

Bon alors Sega, ça se passe comment ? Trop bien.

Toujours aussi mal.

Les douleurs dans le vent sont toujours aussi présentes, aussi fortes.

En l'état actuel des choses, je ne peux pas vous laisser comme ça à l

'infirmerie. J'ai besoin d'en savoir un petit peu plus.

Et la sécurité, maintenant, c'est d'aller sur l'hôpital.

Malheureusement, ça nécessite votre sortie du jeu.

Malheureusement, j'ai bien compris.

Ne pas jouer avec ma santé pour un jeu, entre guillemets.

Donc, on va procéder à votre évacuation par hélicoptère.

Alors...

Malheureusement, je vais sortir du jeu.

Je suis un peu déçu de partir comme ça.

Apparemment, je ne peux pas faire autrement.

J'ai même voulu faire quelque chose de plus pour l'équipe.

Sortir comme ça au bout du cinquième jour, ça bresse un peu à travers la

gorge. C'est à mon niveau pour que tu partes.

En fait, on perd quelqu'un de très important.

En tout cas, moi, c'est ce que je pense.

Je comprends à quel point il peut être déçu.

Je pense qu'au fond de lui, il est super frustré de ne pas pouvoir continuer pour

des raisons médicales.

Sans Sega, on a un gros handicap.

C'est impensable. En 4 jours, 5 jours, 5 jours, l'équipe est décimée.

Bon vol et bon rétablissement. Au revoir.

Avec cet hélicoptère s'envolent les espoirs de Sega, ses rêves de victoire

et d'aventure. Il en va ainsi sur Koh-Lanta, parfois dans sa charme.

Sur Tayak... C'est l'acharnement de Bertrand qui va peut-être payer.

Il est parti,

il a un mot de feu. Il a dû rêver du feu.

Il y croit et s'il doit essayer dix fois par jour, il le fera. Il essaiera dix

fois par jour.

Et ce qui est vraiment bien, c'est que comme il l'a dit, il ne le fait pas pour

lui, il le fait pour réalimenter ses troupes.

On dirait qu'il va faire l'armée.

Pourquoi ? T'as deux feux, t'as M. Noir de ce côté, tu sais.

Voilà, t'as tout compris.

Ah oui, oui, oui, oui, oui, oui ! On l'a, on l'a, on l'a, on l'a ! Mets du

copeau dessus ! Bordel ! Doucement, dessous, dessous ! Mets de la braise

dessus, bordel ! Ouais, ouais, il y a des étincelles en bas ! C'est rouge, c

'est rouge, c'est rouge, c'est bon, c'est bon, c'est bon ! Ah ! Faut pas le

perdre ! C'est pas fini, ils vont l'avoir, ils vont l'avoir, ils vont l

'avoir ! Oh putain, on va y arriver, on va y arriver !

Si ça ne prend pas là, on va y arriver, on a la technique, on a vu comme il

fallait faire, c'est bon. C'est trop fort.

Franchement, c'est le bonheur.

Bertrand est fou de joie et on le comprend.

Parvenir à faire jaillir une flamme est extrêmement difficile et ô combien

excitant, peut-être un héritage préhistorique. Et quand j'ai vu qu'on

avait une petite boule de braise qui crépitait, qui a fait embraser la bourre

de coco, je m'étais dit que c'était gagné. Peut-être un peu trop hâtivement,

mais...

Je pense que de toute façon, de la voir une fois et réussir directement, je

pense que c'était... Déjà là, c'est bien.

On a vu que ça marchait, quoi. On a vu que c'était pas impossible.

Ce soir, je suis pratiquement persuadé qu'on bouffe chaud. Ce soir, croise des

doigts, gros feu de camp avec un bon bol de riz, avec du manioc, du poisson gras

et grillé, que du bonheur.

C'est parti, les gars ? C'est plus qu'une question de temps, mais le feu,

on va l'avoir.

C'est beau !

Tout l'après-midi, je me suis entêté à vouloir tenir l'archer. Je suis

arrivé jusqu'au sang, j'ai des cloques partout.

Putain ! Pour nous, c'est vrai que c'est une défaite de ne pas avoir eu ce feu

aujourd'hui.

Mais ce n'est pas pour autant qu'on s'avoue vaincus.

4, 6, 8, 10, 12, 14 tentatives.

Tant qu'il y a de l'espoir, on se défonce.

Il n'y a pas de fumée sans feu, dit le dicton. Alors, il ne faut surtout pas

baisser les bras.

C'est ce qu'essaie de faire comprendre Iria à ses coéquipiers.

Malgré les défections en série, rien n'est perdu. Il faut se battre toujours

et encore.

On aurait dû se dire ce qui va, ce qui ne va pas, tout simplement.

Ce qui ne va pas, c'est notre physique.

Mais non, mais il faut arrêter de parler de la capacité physique des Rouges.

Parce que de toute façon, on le sait. Quand on voit l'équipe des Rouges, quand

même... C'est des sacrés gabarits. Moi, il n'y en a aucun que je sens qui me

fait flipper ou quoi que ce soit. Oui, mais c'est l'équipe générale. Je me mets

debout devant toi, tu vois, je suis bien de moi. Je ne dis pas que je les bats. C

'est une équipe sportive qui en veut, les Rouges. Point barre.

On a besoin de gros bras. Oui, Jessica et moi, on est assez fines quand même,

pas très musclées.

Puis bon, Régis, il se donne à fond, il est fort et tout.

Il a quand même un certain âge. Donc par rapport aux jeunes des Rouges, il faut

être réaliste physiquement. On ne peut pas faire concurrence.

3 filles et 2 garçons, JB qui était assez costaud il est parti, SEGA

aussi...

assez fort est parti, donc moi je pense qu'on est encore plus handicapés.

Comparé aux filles rouges, c'est sûr qu'on est moins physiques, mais ce n'est

pas pour autant qu'on freine l'équipe des jaunes, je ne pense pas. Sinon, dans

ce cas-là, ils pourraient faire les jeux à quatre, et nous on attend de côté.

Donc je pense qu'on a peut-être manqué de cohésion aussi, mais on ne peut pas

nous faire porter le chapeau, je ne pense pas. Moi je me dis qu'on peut les

battre facilement.

Ils sont forts, d'accord, ça on a compris. Si on s'organise bien, on peut.

Mais il ne faut pas partir perdant, parce que sinon on n'arrivera forcément

à rien.

Et donc se dire, on peut les avoir, on peut gagner.

Et vraiment y croire en fait, c'est le plus important.

C'est l'heure de la prise de conscience sur Mingao. Les filles, sous l'impulsion

d'Iria, veulent s'affirmer dans le groupe et peut-être gagner des épreuves.

Et la tribu va pouvoir expérimenter ce nouvel état d'esprit rapidement.

Un message vient d'arriver sur le camp.

Ah bonjour ! Une épreuve ! Qu'est-ce que ça va être ?

Un être vous manque et tout est dépeuplé.

J'ai envie de voir ce que ça va être. Franchement, je ne vois pas du tout ça.

Non, mais on va la gagner aujourd'hui. On va la gagner.

Il n'y a pas le choix.

Bonsoir à tous.

Une fois n'est pas coutume, vous le constatez, l'épreuve d'immunité va se

dérouler de nuit et j'espère que vous êtes bien réveillés.

Car qui dit immunité dit pour l'équipe perdante conseil et élimination d'un

membre de votre tribu.

Je dois d'abord récupérer le totem qui est remis en jeu, Christelle.

Merci beaucoup.

J'ai une bonne et malheureusement une mauvaise nouvelle à vous annoncer. La

mauvaise concerne Sega. Il a été obligé de quitter l'aventure.

Sur ordre médical, il ne reviendra pas. Sa faiblesse et ses douleurs à l'abdomen

sont incompatibles avec une aventure aussi difficile.

Il vous souhaite à toutes et à tous bonne chance et bon courage.

Sachez les jaunes que le remplaçant de ces gars est déjà en chemin et qu'il

vous rejoindra très prochainement. Mais ce soir, il y a également une bonne

nouvelle puisqu'après son coup de chaud, on l'avait laissé très faible hier lors

de l'épreuve. Il va beaucoup mieux et il est avec nous. C'est Jean-Bernard qui

vous rejoint. Bonsoir Jean-Bernard. Bonsoir.

Ça fait plaisir de vous retrouver comme ça avec le sourire.

On revient maintenant aux règles de l'épreuve d'aujourd'hui. Vous avez

derrière vous des poutres, vous allez dans chaque équipe vous mettre debout

sur ces poutres et vous allez être en contact les uns avec les autres grâce à

ces torches.

Celui ou celle qui fait tomber sa torche ou qui chute de la poutre fait perdre

son équipe. Une dernière information, en cours d'épreuve, lorsque je vous le

dirai, deux personnes pourront quitter le jeu.

Vous êtes six jaunes, vous êtes huit rouges. Je vais vous demander, du côté

des rouges, de choisir deux aventuriers qui ne participeront pas à cette épreuve

d'immunité. Mais attention, un homme et une femme.

A vous de choisir.

Je veux bien m'écarter.

Je pense que l'un de vos filles, c'est l'homme blanc.

Nat, c'est bon ? Moi, c'est bon. C'est bon, les rouges ? Christopher,

qui sont les deux membres de votre équipe qui ne participeront pas ce soir

? C'est Bertrand et puis Nathalie. Allez-vous mettre en place.

Prenez le temps de mettre vos appuis au bon endroit.

Tendez les bras.

La torche arrive.

Mettez bien les mains posées sur les torches.

Attention.

Top départ !

C'est une épreuve d'endurance qui commence. Il faut tenir en équilibre sur

la poutre et dans le même temps maintenir par pression latérale des

torches entre chaque aventurier.

Penche vers moi, Jessica.

Penche vers nous un peu.

Jessica, penche vers nous.

Voilà.

Mine de rien, cette position est difficile à garder.

Cela tire sur les muscles, notamment les triceps, et le dos est aussi beaucoup

sollicité. Mais rouge comme jaune veulent durer, car la sanction d'un

échec, c'est le conseil et son élimination.

Jean-Bernard, à peine remis de son malaise, tient à faire honneur au sien.

Régis, tu peux te pousser ? Tu peux tirer vers nous un peu ? Voilà.

Voilà.

Jesse, pousse un peu.

Pousse un peu, vas-y. Pousse vers nous.

Voilà.

Attention, ça moline, Morgane. Ça quoi ? Ça moline.

Attention, vous pouvez enlever une personne par équipe.

C'est évidemment une personne située à une extrémité qui doit quitter la

chaîne. Moins il y a de monde, plus les risques de chute sont limités. Mais

attention à ne pas se déséquilibrer lors de cette opération. Jessica et Morgane.

Tu peux pousser un petit peu, Fred ? Ça va ?

Je commence à trembler, moi.

Ça commence à m'éclater.

Regarde en face, Christopher, regarde.

Concentre-toi.

Vous pouvez me partir, on va regarder quelque chose.

On tient, on tient, on tient, on tient, les gars. C'est terminé !

Jean-Bernard a laissé tomber la torche qui le reliait à Iria.

La sanction est terrible pour les jaunes.

Merde ! C'est moi.

Chine. J'ai la main qui a glissé au moment où Jessica a pu descendre. J'ai

pris la flamme sur le côté. Il n'est pas comme ça. Je n'ai pas pu redresser.

Ce n'était pas une histoire de force. C'est juste que j'ai été déséquilibré.

Et au fur et à mesure, ça a glissé. Donc j'ai empêché Iria et moi-même de...

de la tenir.

C'est le fait que ce soit sorti, ça, des équipes ? Oui, parce qu'après ça, c'est

arrivé au moment où G6 sortit.

De toute façon, on avait un problème de taille de bras déjà à la base, donc c

'était un peu plus compliqué à gérer.

Les épreuves d'immunité se suivent et les résultats se ressemblent.

Ce totem va repartir une nouvelle fois chez les Rouges. Vous restez au complet,

quoi qu'il arrive à 8.

Frédéric, il est pour vous, pour l'ensemble de l'équipe des Taillacs.

Bravo à vous. Merci.

Et vous, les jaunes, les Mingao, c'est difficile en ce moment pour votre tribu.

Vous avez connu pas mal de galères. Il va falloir les surmonter. Vous allez

sans doute, un jour ou l'autre, battre cette équipe rouge.

A très bientôt.

Bonne deuxième partie de nuit pour vous tous.

Merci.

Moi, je pense que l'équipe des jeunes, au niveau psychique, ils sont... Moral,

ils sont atteints.

J'ai l'impression qu'ils n'y croient plus.

Ils ne croient plus à la victoire.

C'est la mort dans l'âme que les Mingao regagnent leur camp. Ils savent ce que

cette nouvelle défaite signifie.

Demain, ils devront éliminer l'un des leurs.

Si on me fait sortir un garçon, les équipements seront encore plus grands.

C'est le moment que nos filles vont sortir, donc ça va modifier un petit peu

quand même les données.

Ça va se jouer entre Iria et moi.

Et puis comme Iria est déjà partie, on va voter pour moi.

Il faut que la chance soit avec moi, alors il faut que j'ai une bonne étoile.

Ce matin, les jaunes essaient de faire contre mauvaise fortune bon cœur et

tentent de se remonter le moral.

Les rouges semblent très très très très très fatigués. Moi, de ce que je les ai

vus hier, ils avaient des mines, ils m'ont fait peur.

Ils sont entamés là, non ? Oui, j'ai pas dit ça. Moi, quand je les ai vus, ils

ont des tronches, ils sont déterrés.

Il ne fait pas rien. Quand j'ai vu Bertrand, il était défoncé.

Christophe aussi.

Ils n'ont toujours pas de feu, ils ne peuvent toujours pas manger chaud.

On va certainement arriver à les battre à l'usure.

Surtout que c'était pour nous.

C'était pas de l'âge de santé.

Très bientôt, on va gagner, c'est sûr.

Moi, comme j'ai été vu dans cet état de fatigue avancée, par rapport à nous, qui

sommes quand même, a priori, beaucoup plus en forme, parce que nous, on mange

peu, mais on mange.

Ça, ça m'a levé le moral.

Malgré toutes ces bonnes pensées, aujourd'hui, Hakim et Iria, les deux

inséparables, font bande à part et ressassent ensemble leur rancœur. Nous

ne convierons pas pour savoir qui sort ce soir. Je pense que leur décision est

prise et ils doivent très bien savoir que ça ne va pas me plaire sûrement.

Normalement, on devrait me parler.

On la jette parce qu'on pense que ceci, cela.

Il n'y a pas une franchise réelle et sincère.

Cette mise à l'écart volontaire de Iria et Hakim ne passe pas inaperçue, surtout

un jour de conseil.

Ils faisaient leur truc entre eux, j'ai dit je suis un peu inutile, après je

suis venue ici.

Je suis dégoûtée. Il y a peut-être un groupe de tous les quatre, avec

Charlène, JB, Jessica et moi, et puis Hakim et Ria. C'est une question d

'affinité, je pense.

Moi je trouve que c'est malsain tout ce qui est complot, s'allier, comme ils

sont tous les quatre, quand on arrive ils arrêtent de parler, des choses comme

ça. Moi je teste.

Oh, c'est le grand lutte.

Pour Hakim et Iria, c'est sûr, il y a deux groupes. Ils se sentent délaissés

par les quatre autres, qui pourtant ont l'impression de les avoir invités à les

rejoindre.

Eh bien, tatillon, voilà, le coco n'est pas bon, le lit est trop dur, elle n

'aime pas le manioc, elle n'aime pas le truc, le coco, le jus est trop chaud,

enfin bon.

C'est un goût chelou, mais c'est un goût de white spirit.

Hier, je l'ai retrouvé remonté, dès qu'elle est arrivée, elle était

remontée, elle avait énormément de volonté.

Aujourd'hui, je retrouve un peu les rias qu'on avait vus il y a trois, quatre

jours. Bon, c'est temps de casser les pieds, c'est terminé.

Elle m'envoie bouler, je suis étonnée. J'arrive, je lui dis gentil, je suis là,

ça va, machin de ça.

Elle arrive, elle me répond pas, elle fait, me parle pas.

Et elle est partie, elle m'a laissée sur place. Je suis pas une bouffonne, moi je

suis pas une bouffonne.

Depuis le début, je fais la même, ouais, normale et tout.

Son attitude récente pourrait porter préjudice à la fière Iria, mais elle n

'est pas la seule à être sur la sellette.

Parce qu'elle a un gabarit qui peut gêner au groupe.

Hakim et Iria vont voter pour moi. Enfin, Iria, c'est logique parce qu'elle

sait que c'est elle ou moi, donc voilà.

Ce soir, je vote pour Jessica.

Malgré le fait que ce soit quelqu'un de super, d'attachant, de très convivial,

mais c'est à ce jour toujours le maillon faible du groupe.

Courir, sauter, ramper, j'ai peur que ce soit un peu juste.

Ce soir, c'est le jeu qui reprend le dessus.

On connaît la règle.

On aura un homme pour nous qui partira.

C'est l'heure de vérité pour les Mingao. Le cœur serré, ils s'en vont vers le

conseil. L'un d'entre eux ne rentrera pas ce soir.

C'est la bérésina chez les jaunes. Tout va mal, ils enchaînent les défaites.

Jean-Bernard, victime d'un coup de fatigue, est évacué vers l'infirmerie.

Valérie abandonne et même la malchance s'en mêle puisque Sega est contraint à l

'abandon sur ordre médical.

Sans oublier l'élimination de ce soir. Il est donc urgent de réagir, de

rebondir, d'inverser la tendance pour les Mingao, sous peine d'être

littéralement avalés par les rouges. Voilà pourquoi ce soir, ici,

exceptionnellement au conseil, j'ai décidé de les voir un par un pour

essayer de comprendre ce qui ne va pas. Les jaunes n'ont déjà plus le choix, ils

doivent trouver les solutions pour sortir de cette situation plus que

compromise.

Bonsoir Hakim. Bonsoir. Les défaites s'enchaînent.

Pourquoi vous n'arrivez pas à prendre le dessus sur les rouges ? Le discours a

tout de suite couru. Ils sont trop forts. Ils sont bien plus balèzes. Ils

ont plus de bras. Ils ont plus de... Et vous, vous n'êtes pas d'accord avec

cette version des rouges ? Ah non, moi du coup, il n'y en a aucun qui m

'impressionne des rouges. Ils ne sont pas du tout impressionnants. C'est des

êtres humains comme nous. Il ne faut pas non plus exagérer.

L'état d'esprit, c'est peut-être aussi que vous preniez la parole, que vous

preniez vos responsabilités, non ? Mais moi, je ne voudrais pas la prendre comme

ça en sachant que ça les dérange.

Vous voyez ? De nature, j'ai du feeling.

Vraiment, je chantais. J'ai toujours joué au football.

Je chantais qu'il y avait une demande et que moi, je pouvais le faire sans que

ça. Je le sens pas, ça. C'est difficile. Je suis tout seul. Ça pourrait même me

nuire.

En fait, pour moi, quoi.

Vous avez peur d'une élimination ? Ouais, toute bête.

Déjà qu'elle n'est pas loin, alors... Régis, pourquoi, alors que vous étiez

plébiscité vraiment par l'ensemble de vos coéquipiers, vous n'êtes pas ce

leader attendu au jeu ? Parce que je réagis très vite au niveau des problèmes

qui se trouvent sur le camp.

Et que là, ça va trop vite pour moi. À ce niveau-là, je ne réagis pas assez

vite. Qui pourrait prendre un petit peu des initiatives ? Je ne sais pas. Jean

-Bernard, peut-être. Et les femmes ? Les femmes, elles sont trop jeunes. Il y a

trois filles de 20 ans et Valérie qui n'est plus là.

C'est très difficile avec les filles. Les garçons dirigent, les filles

écoutent. Oui.

C'est eux qui gèrent les filles parce qu'ils ont peur qu'on fasse des gourdes.

Parce que moi, je sais que je n'ai pas assez confiance en moi. Je suis la plus

jeune, je suis toute petite.

Et j'ai peur de me tromper en disant quelque chose et que ça m'entende

dessus. Du coup, j'écoute. Et puis après, comme ça, si on perd, c'est pas

ma faute.

Mais c'est vrai qu'on propose quand même des choses. Je veux dire, on n'est pas

là à obéir à des ordres. Pas du tout. Mais je pense que ce qu'il faudrait, c

'est que chacun se dise en lui-même et croit que nous pouvons gagner. Et on va

gagner. Moi, je pense qu'il y en a quatre dans l'équipe qui devraient plus

se concentrer sur les jeux que sur leur tactique pour aller jusqu'à la

réunification. C'est qui ? Charlène, Jessica.

JB et Régis. Qu'est-ce qu'il faut faire pour gagner, Jean-Bernard ? On a eu un

gros problème de communication tout au long des premiers jours.

Maintenant, pour gagner, avant chaque épreuve, on va faire un briefing

beaucoup plus important que ce que l'on fait maintenant.

On connaît maintenant à peu près les forces et les faiblesses de chacun.

On peut en parler ouvertement. Il va falloir aller tous de l'avant dans le

même sens.

Est-ce que quand les autres s'expriment, tout le monde les écoute ? Il y a peut

-être des progrès à faire encore là-dessus.

Une certaine rigueur à avoir que nous n'avons pas encore peut-être à ce niveau

-là. Alors, je vous ai entendus tous, un par un. J'ai senti au travers de vos

discours qu'il y avait un vrai problème de communication.

Alors, pourquoi on ne parle pas assez avant les épreuves pour mettre en place

la bonne stratégie ? Moi, je ne parle pas très peu, un petit peu. Mais le

plus, c'est JB qui nous donne ses idées et sa vision lorsqu'il voit quelque

chose. Il fait de son mieux possible.

Et pourquoi vous ne donnez pas votre point de vue, surtout quand il est un

peu différent ? Parce que j'ai l'impression que ça ne va pas être

réceptif, ça va trop vite. Je me dis que si on se met à plusieurs, ça va être

encore plus pire. J'ai peur qu'après, plus personne ne comprenne peut-être. Il

faut s'exprimer.

De toute façon, la communication, c'est la base du succès.

Si on ne parle pas, on ne peut pas réussir. Même si on dit des bêtises, ce

n'est pas grave. Après, le groupe évalue quelle pourrait être la meilleure

stratégie.

Et je pense que c'est comme ça qu'on pourra y arriver, oui, mais en

confrontant tous nos points de vue. Vous avez vu le caractère que j'ai, un petit

peu, une fois que c'est parti ? Et je pense que ça vous ferait peur qu'on se

sentait, ils nous parlent mal, et on reste stressés. Si c'est efficace.

Si c'est efficace. Pensez-vous.

Vous entendez ça, Kim ? Si c'est efficace.

Elles prennent tout de suite des conseils.

Ok, pas de soucis, il n'y a aucun souci.

Banco ? Banco, aucun problème.

Vous jouez au foot, vous avez l'habitude, il n'y a aucun problème. Des

équipes ? Si c'est un besoin, il n'y a aucun problème. Si je me laisse parler

du cœur et tout à ce moment-là et tout ça, il n'y a aucun souci. Qui pense,

dans cette équipe, que les jaunes peuvent battre les rouges ? Moi.

Ok, ils sont forts, mais stop, on l'a dit une fois, ça suffit.

On n'est pas obligés de leur ramener toujours sur le tapis. « Oh, mais les

rouges sont forts, oh, mais les rouges sont forts. » Ça veut dire non, on n'est

rien, ça veut dire.

Maintenant, on est aussi forts qu'eux, on est...

On est comme eux, on dit on peut battre les rouges. On ne dit pas les rouges

sont forts.

On dit les rouges ont des filles très fortes. Non, elles ne sont pas forcément

plus fortes parce qu'elles sont plus grandes et elles sont peut-être un peu

plus costaudes. On est quand même assez fines. Peut-être qu'il faudrait nous

faire un peu plus confiance.

Alors d'où est sorti le slogan les rouges sont forts ? Vous êtes

impressionnés quoi. Parce qu'on est impressionnés, c'est du jus en moins.

Mais cette impression commence à diminuer quand même parce qu'on réalise

que finalement, on peut les valoir aussi.

Régis. Qu'est-ce qu'il faut faire ? On va trouver la solution, mais c'est vrai

que ce n'est pas facile.

C'est pareil quand on a porté le coffre, Ria a les bras beaucoup plus longs et ça

crée toujours un déséquilibre quelque part.

Je ne veux pas accuser Ria. Tu n'étais pas là pour le coffre ? Ah, excuse-moi.

Tu n'étais pas là ? Ah bon, excuse-moi.

Jean-Bernard, la route est longue et nous allons monter en puissance dans des

épreuves et nous allons les battre sans aucun problème.

Il n'y en a pas un d'entre nous qui doute de ça.

Tous d'accord avec ce que vient de dire Jean-Bernard ? Oui, bien sûr.

Honnêtement, il faut arrêter maintenant le jeu. On est tous responsables, on

gagne et on perd ensemble.

Hakim, quand vous avez su que ces gars ne reviendraient pas, qu'est-ce qui est

passé dans votre tête ? Franchement, déjà, pour sa santé, que tout aille bien

et tout, c'était un tigre.

Un tigre. Il était explosé du ventre. Il est allé au-delà de la douleur ? Grave.

C'est ça qui l'a tué en deux jours vite fait.

Régis ?

Oui, c'est vrai. Ce que disaient Hakim et Ariel, SEGA était un tigre. Vraiment,

vraiment, ils en voulaient. Et le dernier jeu où ils n'étaient pas bien,

ils poussaient encore.

C'est vrai qu'on a perdu un bon élément.

SEGA est parti, contraint et forcé.

Valérie, elle, a abandonné. Ça vous a surpris ? Non.

Pourquoi ?

On la voyait mal partie.

Elle n'arrêtait pas de pleurer.

D'un coup, elle souriait. Un coup, elle pleurait.

Physiquement et mentalement, c'était beaucoup trop dur pour elle. Elle se

plaignait beaucoup.

Il y avait qu'elle qui parlait et tout ça. Je fais ça, ce n'est pas normal. Ça

va craquer dans pas longtemps, ça. Elle a complètement sous-estimé quelle était

la difficulté psychologique et physique de Koh-Lanta.

Mais c'est ça aussi Koh-Lanta.

Privation de nourriture, conditions de survie extrêmement difficiles et puis

jour après jour des épreuves.

qu'il faut gagner pour ne pas venir au Conseil. Vous êtes six ce soir et vous

repartirez à cinq. La première à aller voter, c'est Charlène. Allez-y.

A vous, Jessica.

Iria, je vote pour toi. Cette fois, c'est la meilleure des raisons.

C'est que ça se joue entre toi et moi.

Et je préfère que ce soit toi que moi.

Jean-Bernard, faites le bon choix.

Régis, c'est à votre tour.

Hakim, à vous d'aller voter.

Je vote pour toi, Sharon, parce que pour moi, Tu te caches trop derrière les

stratégies.

Et enfin, la dernière à mettre son bulletin dans l'urne, Iria.

Alors, je mets Jessica, comme j'aurais pu mettre Régis, JP ou Charlène. Donc, c

'est vraiment au hasard. Je n'ai rien contre elle, personnellement.

Voilà, vous avez tous voté, je vais chercher l'urne et tout de suite je

procède au dépouillement.

Iria.

Iria.

Jessica.

Charlène.

Iria.

Il reste un seul bulletin.

Iria.

Iria, prenez votre sac, récupérez votre flambeau et venez me rejoindre.

Iria, les jaunes ont décidé de vous éliminer et leur sentence est

irrévocable.

Il y a eu un peu d'hypocrisie.

Vous m'avez tous dit, t'as l'air très bien. Je suis arrivée la tête haute, je

pars la tête haute. Donc voilà, je voulais dire à Hakim que c'est sympa,

mais ses enfants, vous avez de la chance de l'avoir. C'est quelqu'un de très

respectueux, que j'admire. Donc bonne chance à Hakim, je te souhaite d'aller

jusqu'au bout.

Iria était revenue pleine de bonnes intentions, mais son isolement lui aura

été fatal.

C'est des hypocrites.

Pourquoi, quand je suis arrivée dans le jeu, pourquoi m'avoir dit, c'est vrai, t

'as bonne mine, tu vas nous aider, on va gagner, c'est vrai que t'étais malade,

mais là, maintenant que tu te sens mieux, voilà quoi.

Et après, m'éliminer, parce que je pense que je suis même encore plus forte que

Charlène et Jessica. Et ça, ils l'ont pas vu, c'est pas... C'est tant pis pour

eux, c'est pas tant pis pour moi. Iria, je vote contre toi, avec un petit

pincement au cœur, parce que tu étais revenue très motivée et en forme.

Je vote pour toi, car tu es toujours selon moi.

le maillon faible de l'équipe. Je te souhaite énormément de choses.

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