All language subtitles for Gas Oil 1955

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Original subtitles

Musique gaie

Un r�veil sonne.

Claquement

Musique douce

Ronronnement du moteur

Vrombissement

Cliquetis

Ouais ?

On frappe.

Bah, rentre, quoi.

- Ouh� Ah, ben, mon vieux, �a p�le dr�lement.

- Ouais ? - Je serais bien rest� dans les plumes.

Il a gel�, cette nuit. En juin ! Tu te rends compte ?

Il n'y a plus de saisons.

Et tu veux que je te dise pourquoi ?

- � cause des soucoupes volantes.

- Parfaitement. Comment le sais - tu ?

Bah, tu me l'as d�j� dit.

Ce que tu peux d�conner, ma pauvre vieille !

Vrombissement - Tiens ! Pierrot lance le Renault.

Tu pars � plein ?

- Avec 10 tonnes de rouleaux de c�bles pour Saint - Etienne.

Le m�me va �tre d'une humeur ! - Pourquoi ?

- En voulant acc�l�rer le passage du jus,

j'ai foutu la cafeti�re par terre.

Ah�

- Remarque, j'ai pas perdu au change.

On entre.

Salut, Jean.

Salut, Pierrot.

T'as pris le caf�? - Le caf�

Demande-lui un peu, pour voir. - Demande-lui quoi ?

- Qui c'est qu'a foutu la cafeti�re par terre.

- �a, par exemple ! C'est un monde !

- Sers-toi. - Merci.

C'est tout de m�me quelqu'un, non ?

Il y a plus moyen de boire le caf� chez nous. Pourquoi ?

Parce que l'ancien a ses nerfs. - Un monde !

- Comme il se taille, c'est moi qui me fais engueuler par la m�re.

- Elle est r�veill�e ? - Penses-tu !

Avec le p�tard que t'as fait en sortant�

- Tiens. - Merci.

- Je serais bien mont� � Paris faire le jeune.

Fais pas le jeune avec le Renault.

Quand tu sors, l'embrayage en prend un coup.

T'entends �a ?

- Sans vouloir brusquer vos effusions, Paris est � 500 bornes !

Non, merci.

Klaxon

Quelle heure il est ?

9 h 20.

- Oh, ben, �a va. On sera � Paris vers 17 h.

- Dis donc, il tire bien ! - Oui.

- Encore 2000 bornes, et il est fini de roder.

- J'aimerais mieux qu'il soit fini de payer.

�a co�te plus cher qu'une femme du monde.

C'est moins emmerdant, mais quand m�me.

Soupir

Merde, quelle chaleur ! Ouvre donc de ton c�t�.

Klaxon

Frein � main

Crissements de pneus

- �a va pas ? J'ai jamais vu �a...

- Grouillez - vous ! A Courbevoie, ils ferment � 19 h.

Tu pourrais nous aider.

- Non, j'ai une course � faire pour Alice.

*Sonnerie d'attente

- Il est pas repass� chez lui. - Scoppo nous a doubl�s.

Un v�hicule approche.

Bon, c'est bien simple. On va faire comme les poulets.

On va essayer de retrouver sa femme.

- Demandez France - Soir, derni�re �dition !

Un hold-up de 50 millions ! Demandez France-Soir!

Derni�re �dition de France-Soir.

Klaxon

P�piements

Pierrot, il faut y aller.

Musique douce

Quel corniaud, ce F�lix !

Faire aller � Courbevoie pour rien et revenir � vide.

Je roule � l'�il, moi !

- Mais avec ton bahut, c'est quand m�me agr�able.

- Si tu trouves �a agr�able, je te le pr�terai le dimanche.

Klaxon

- Un ennui ? - �a chauffe. J'ai d� m'arr�ter.

- Pas besoin de moi ? - Non, �a va.

- Alors, salut. - Merci, mon vieux.

Vrombissement

Il coupe le moteur.

Merde, j'ai oubli� mes cl�s.

- Marcel, fais-moi donc un pot-au-feu de 3 livres pour demain.

Plat de c�te macreuse et un bout de queue.

D'accord. Comme pour moi.

- Bonjour, tout le monde. - Salut.

Bonjour, Chape.

Bonjour. Bonjour, �mile.

- J'ai une commission pour toi de la part de M. F�lix.

Oh, F�lix.

- Mauricette, l'addition ! - Voil� ! Voil� !

M. Chape�

- Oui ? - O� est Pierrot ?

Vous deviez pas monter ensemble ? - Si, mais il s'est fait enlever.

- C'est malin ! - Mauricette !

Il faut te chatouiller pour avoir son addition ?

- Tu vois l'effet ? De quoi j'ai l'air ?

Qu'est-ce que vous avez mang� ?

Claquement

- Bonjour, M. Chape. - Lucienne, dis � ta patronne

de me pr�parer un sandwich.

Toujours de l'app�tit, hein ?

La route, �a creuse, c'est comme l'amour.

�a me donne de vraies fringales, l'amour.

Y en a, sit�t fini, c'est une cigarette. Moi, je mange.

- �a te pousse � combien de repas par jour ?

- Vous �tes un peu curieux ! - Bah !

- J'ai toujours ce mot de la part de F�lix.

- Qu'il aille se rhabiller, celui - l�.

On devait passer � Courbevoie pour chercher du papier.

Arriv�s l�-bas, rideau, rien. Alors, F�lix, tu comprends�

"� G h chez Bertier pour charger des endives."

Il sait que je d�teste �a.

- Un petit verre ? - Non, je te remercie.

- Un petit calva ? - Non.

- Ton foie ? - Non, mon teint de jeunette !

Tranches de concombre et pas d'alcool ! Je lis Marie-Claire.

Il �tait pr�t.

La patronne dit que le pain rassis se dig�re mieux.

- Ta femme m'a refil� une andouillette !

- T'aimes pas �a ? - �a fait 20 piges qu'elle le sait !

- Et moi que je lui r�p�te que la laine me fout des d�mangeaisons.

- Qu'elle t'emmerde, normal, vous �tes mari�s. Mais moi !

- Tais-toi. Je devrais �tre jaloux. - Bon�

Embrasse-la quand m�me, va.

Pierrot, je te d�pose ? - Non, je reste l�.

Bon. Au revoir, tout le monde.

- Salut, Jean. - Bonsoir, Chape.

Ferme pas. On s'en va.

Chahut des enfants

Un v�hicule approche.

Chahut

On coupe le moteur.

Bribes de discussions

H�, viens l� ! H� !

Viens ici ! - ci !

Chahut

Musique cocasse

Claquement

Ah !

C'est malin.

Heureux anniversaire !

Pas malin, mais pas m�chant. Je dirais m�me tr�s gentil.

- Penser � mon anniversaire, c'est pas mon Chape, �a.

- Tiens ? - Tricheur.

Quoi ?

- T'as regard� le tableau ! - Oh !

La preuve ! Ah ?

- Je te demande pardon. - Mieux que �a.

Viens.

Musique douce

Attends, je vais fermer les rideaux.

On t'a s�rement vu arriver, c'est suffisant.

Quand ton camion passe la nuit ici, les femmes me regardent d'un air !

Je me demande de quoi elles sont jalouses.

- Bah, dis donc, toi ! - Allume, va.

Choc - Oh, merde !

Oh, c'est ma faute.

J'aurais d� te pr�venir. C'est un nouveau coffre. Joli, non ?

Surtout bien plac�, oui !

Oh... Je te demande pardon.

T'es gu�ri ? - "Gu�ri"�

- Je t'ai pas demand� ce que c'�tait. Je vais deviner.

Des fruits confits. - Non.

- Un foulard ? - Non.

C'est dans le genre v�tement ?

Oui et non. Plut�t oui.

�Le Loup et l'Agneau�.

"Un agneau se d�salt�rait dans le courant

"d'une onde pure.

"La ferme. Au petit jour, le coq a chant� dans la vall�e.

"Le gar�on de labour a chantonn� "

Ils n'ont pas une vilaine �criture, tes petits m�mes, l� !

- Moi, je trouve pas ! - Je disais �a pour te faire plaisir.

Jean�

Il siffle.

- Heureusement, t'as ferm� les rideaux !

- C'est rare, mais quand tu fais des cadeaux.�

Tu vois grand.

Je trouve �a tr�s joli.

Pourquoi tu souris ?

Oh, rien !

Au lieu de rester dans ton patelin, si tu venais � la maison�

Eh ben ?

- Je mangerais mieux. - J'adore ton c�t� romantique et po�te.

T'es plein de myst�res.

- Blague � part, Alice, pourquoi tu restes ici ?

Les gosses trouveront quelqu'un d'autre pour passer le certificat d'�tudes.

Tu t'installerais chez moi. Dans 2 ou 3 ans, je l�cherai le volant.

- Puis tu me reprocherais de te l'avoir fait l�cher.

- Et l'id�e de vivre avec moi� - Je r�pondrais oui tout de suite.

Seulement, tu seras pas souvent l�.

Et quand tu seras l�, il y aura tes copains. Hein ?

Je les connais, tes copains.

Je vivrais entre une maison pleine et une maison vide.

Le restaurant ou la salle d'attente.

- T'es jamais contente. - Je suis contente comme je suis.

Je pr�f�rerais te voir plus souvent.

Celle-l� est plus m�re.

- Pas vrai. - Mais si.

- Je te parle pas de la pomme, je te parle de toi.

C'est faux de dire que t'es contente.

Tu serais bien la premi�re femme � �tre contente.

Ce qu'il y a, c'est que mademoiselle est bacheli�re,

qu'elle veut rester ind�pendante,

qu'elle est de son �poque. - C'est tout ?

- Avant, les femmes restaient � la maison, faisaient la cuisine,

faisaient le m�nage, repassaient, faisaient les cuivres.

Aujourd'hui, elles votent et elles lisent la S�rie noire.

Alors, r�sultat� - R�sultat ?

- Elles se font refiler des pommes pas m�res ou pourries !

J'en veux pas. - Laisse-les.

Dire que j'ai pris un amant au lieu d'un mari !

Le p�ch� ne paye pas.

- Oh, mais vous n'avez pas toujours dit �a !

Je l'�changerai pour la taille en dessous.

- Penses - tu ! Je vais l'arranger. Tr�s bien, m�me.

Les femmes de notre �poque�

- Il prend toujours du retard, ton drelin ?

- Parfait ! Monsieur va en plus me r�veiller � l'aube.

- Je dois prendre des endives � 5 h chez Bertier.

5 h ? Ah, ben, c'est complet.

Plus tr�s jeune, goinfre, pas poli, rousp�teur�

Et avec �a, toujours en promenade.

Je me demande bien pourquoi je t'aime.

Parce que je suis beau.

Beau, m�me dans le noir.

Alice rit. - Ah, idiot !

Allez, viens.

Musique intrigante

Il pleut.

Jean ?

Musique intrigante

Grincement des essuie-glaces

Qu'est-ce que c'est ? - C'est moi !

J'arrive !

Oh, dis donc !

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu parles d'un coup dur� - Quoi ?

- Un type �tait allong� en travers de la route, � la sortie du virage.

J'ai pas pu freiner, je lui ai pass� dessus.

Je sais pas s'il en avait un coup ou si c'est moi, mais il est mort.

- T'es tremp�. Un caf� chaud ? - Non, non.

- S'il �tait sur la route, t'es pas responsable.

- "Pas responsable"� T'es bath, toi, alors !

- Et les gendarmes ? - Bah, quoi ?

- T'es pas pass� � la gendarmerie ? - Non.

- Bon, mais maintenant, il faut y aller.

- Ils vont me demander d'o� je venais.

Ceux qui savaient rien, pour nous deux�

Tout le monde va savoir.

Oh, ben, �a�

Je te remercie d'y avoir pens�.

Allez, vas-y, maintenant.

- Ah ! Tu parles d'un truc ! Merde, alors.

Il sort.

Le gendarme marmonne.

- "Je suis descendu du v�hicule pour porter les premiers soins.

"Je n'ai pu que constater le d�c�s. Persiste et signe.�

Montez vous reposer.

Merci.

Messieurs�

Et moi ?

- Vous ? - Oui.

- Ces messieurs du parquet vont vous poser quelques questions.

�a servira pour l'expertise.

Un compl�ment d'information. - Encore ?

Ah�

- Dites-moi, monsieur� - Oui ?

- Vous n'aviez pas un peu bu ? - Quoi ?

- On sait ce que c'est. Vous faites un m�tier p�nible. De nuit.

Il faut se soutenir, lutter contre le sommeil.

Alors, un verre par-ci, un petit caf� arros� par-l�. Hein ?

C'est pas que ce soit mauvais�

- Mais les r�flexes deviennent moins s�rs.

On tarde � freiner.

Vous veniez de Paris ?

- Pour aller o� ? - Oui.

� Montjoie.

- Via Retournac ? - Eh ben ?

- C'est le chemin ? - Celui des �coliers.

- Je me suis arr�t� chez des amis !

Oui, jusqu'� 4 h du matin.

On perd son temps chez vos amis. - Vous voyez ?

Je vous le disais.

On d�ne, on tra�ne � table, les bouteilles s'encha�nent,

on force un peu sur la boisson.

Les heures passent, mais les boissons, moins bien.

Et on reprend le volant en pleine digestion.

On conna�t la vie. - Et donc, on freine trop tard.

Et comme on roule en surcharge�

La surcharge, on conna�t �a aussi.

- Vous en connaissez, des choses ! - L'exp�rience.

80 % des routiers roulent en surcharge.

- Et avec des freins d�fectueux. - Ah oui ?

- On va parler de tout �a � Clermont. Venez, on vous emm�ne.

Et mon camion ?

D�j�, on va le mettre en fourri�re.

- Fourri�re ? Un bahut tout neuf ! Vous �tes pas un peu�

Vous me traitez en assassin, ma parole !

Qu'est-ce que j'ai fait ?

Je roulais sur ma droite, le gars �tait couch�, et quand�

Et puis, merde !

Rire - C'est �a, allez !

- Je suis le maire. Si je peux vous �tre utile�

Je vous remercie,

mais je ne vois pas en quoi. Je vous ferai pr�venir.

- Tu vas devenir populaire, mon bonhomme.

- Tu veux que je te fasse une commission ?

- Penses-tu. - T�l�phone-moi d�s que tu peux.

Oui.

Vous venez, mon vieux ?

Claquement D�marrage

- J'irai vous voir � la gendarmerie.

- N'aillez crainte, j'ai donn� ma d�mission ce matin.

Ils vont le garder longtemps ? - Pourquoi le garder ?

Pourquoi l'emmener ?

- Envoyez vos rapports � Clermont - Ferrand.

D'accord.

Vrombissement

Allo ?

Je voudrais le 14 � Retournac, s'il vous pla�t.

Le 14 � Retournac !

Pour le 16-56 � Clermont.

Le 16-56 � Clermont !

Oui.

Merci.

I marche mal, ton appareil.

- �a marchait ce matin, quand Bertier a appel�.

Il �tait en carafe avec ses 3 tonnes d'endives.

J'ai envoy� le petit Julien.

C'est pas tout �a, il va falloir d�noncer tes contrats sur Paris.

- On pourrait attendre, non ? - Quoi donc ?

Que les clients nous foutent des proc�s ? Non, merci.

T'en fais donc pas, r�cup�re ton camion.

On trouvera un bouche-trou.

On fera de la briquette. - Ou autre chose.

C'est d�shonorant, la briquette ?

- Non, mais 30 bornes aller - retour, c'est du boulot de taxi.

J'ai pas un 15 tonnes pour faire le taxi.

Je me suis pas refil� pour 6 millions de mat�riel pour une saloperie.

J'ai m�me pas fini de les payer !

T'as une traite ce mois-ci ?

J'ai m�me pas le premier rond.

- Si j'en avais, je te dirais "sers - toi�.

- F�lix, je me suis jamais servi de ta caisse.

Je t'ai jamais demand� que du fret.

- Du fret� � condition d'avoir un camion.

Merde, t'y vas un peu fort !

C'est de ma faute s'il est en fourri�re ?

Qui m'a envoy� chercher des endives � 5 h du matin ?

- Je t'ai pas envoy� chez ta poule !

T�l�phone - Toi, alors !

Bah, mon vieux !

All� ?

Allo, le 14 � Retournac ?

C'est toi, Alice ?

Bah, oui, comme �a.�. Comme �a, quoi !

En ce moment, je suis chez F�lix.

Oui, on bavarde.

Hein ?

Si tu veux, mais je peux pas �tre l� avant 13 h 30.

Non, parce qu'il faut que je prenne le car.

Bon, alors, � tout � l'heure. Au revoir.

Chahut

- Va te reposer, tu verras les choses plus clairement.

- Il y a pas 36 fa�ons de les voir.

Un camionneur sans camion, c'est un ch�meur.

Prends �a comme tu voudras.

Et c'est qu'un d�but. Quand la s�rie commence�

Qu'est-ce qui va me tomber dessus ? - Bah, moi !

J'ai d�missionn�. Je serai chez toi� Chez nous, dans 8 jours.

Mais on s'en tiendra � nos vieilles conventions.

Plaisir d'amour et cuisine bourgeoise.

- T'arrives dans un mauvais moment.

Que veux-tu que je foute � la maison avec le garage vide ?

�a tient de la place, un 15 tonnes. - Mes 54 kilos aussi !

Et �a t'aidera � patienter. - Ah, penses-tu !

Pourquoi j'ai �t� me coller ce camion sur les reins ?

Tu l'as voulu.

Oui, je l'ai voulu, je le sais !

Je me prenais pour le grand Turc, avec mon camion.

Il a bonne mine, le grand Turc.

Florent !

Vous pourriez vous excuser.

Allez au piquet.

Rentre te reposer. Demain, �a ira mieux. Allez, va.

Je vais faire rentrer les enfants.

Tintement

Un moteur tourne.

Musique douce

Tu es l�, toi ?

- Bah, tu vois, je viens de me lever.

- Pour une fois que tu pouvais rester au lit !

Moi, si je pouvais� - Je me l�ve � 5 h depuis 20 ans.

Je vais pas changer en une nuit. - Salut.

Alors, tu y es ? - Vous allez o� ?

- Au Puy. 5 voyages. Tu parles d'un plaisir !

C'est du chouette boulot, non ?

�a n'existe pas.

Si. Celui des autres.

Musique douce

Rien pour moi ? - Rien aujourd'hui.

- De l'alcool ou de l'Eau Gorlier ?

- Eau Gorlier. - T'as raison. C'est bien meilleur.

Dis donc, ton gars, enfin� l'accident�,

c'est demain, l'enterrement.

Tu y vas ? - Pour quoi faire ?

D'abord, c'est pas ma place.

- Bonjour, Chape. - Bonjour, Guibert.

- J'ai des balles d'�toupe � prendre � Marseille.

Tu peux m'enlever �a avant jeudi ?

- J'ai eu un accrochage. Je suis sans camion ces jours - ci.

- Zut ! Il y avait au moins 7 ou 8 voyages.

Tant pis. � la prochaine.

- C'est �a. Allez, au revoir. - Au revoir.

Au revoir, monsieur.

De quoi on parlait ? Ah, oui, de l'enterrement.

C'est pour demain.

Ton Gorlier, �a vient ? Hein ?

Aspersion

Vous auriez pu venir

jusqu'au cimeti�re.

- Cette ordure nous a assez fait marcher.

- Merci de m'avoir accompagn�e. Je vais pas vous d�ranger davantage.

Mon train est � 17 h 12. - Comme Scoppo, il partira sans toi.

- Comment �a ? - On ne va plus se quitter.

On fait partie d'une famille, qui a eu des malheurs.

Allez, monte.

- Tiens. - Merci.

Il nous aura donn� du mal.

Coups

Va pas tout casser, toi !

- Si tu veux le faire, te g�ne pas. -2 jours de boulot.

Et � trois ! De mon temps, 2 heures auraient suffi.

Les moulins, plus �a se perfectionne,

plus �a se complique.

Bient�t, il faudra sortir de Polytechnique pour �tre pompiste.

Mon r�ve, �a aurait �t� de vivre autrefois.

Au temps des chevaux et des fiacres.

- Les fiacres et le cin�ma muet. On le saura, papa !

Moteur de deux-roues

- M. Chape ? - Oui.

Alors ?

- Je peux r�cup�rer mon camion demain.

- Mince ! T'es content ? - �a va mieux.

Nous aussi, on est contents.

Pierrot ! Que ta m�re d�bouche le muscadet.

Ma rempla�ante arrive lundi.

- On avait h�te que je d�missionne !

- T'emm�nages quand ? - Apr�s les mesures.

- Quelles mesures ? - C'est que j'ai du mobilier !

Une table, 3 chaises et une commode. La commode vient de maman.

- Si �a vient de maman, alors �a !

Klaxon

- Pierrot, t'as pas un coup de beaujolais, par l�.

Non, tout �a, c'est vide.

- Quand c'est bon, �a fait pas de mal.

- Encore une larmichette. - �a y va, la man�uvre !

On est pris de court.

Encore un petit morceau ?

- J'ai pas l'habitude de manger comme �a.

- Permettez - moi de vous dire que du li�vre comme �a,

vous en mangerez rarement.

Il faut pas seulement des herbes et des champignons.

Il faut aussi l'amiti�.

Ce qui compte dans la vie, c'est d'abord l'amiti�. Pas vrai ?

L'amiti� et le beaujolais.

Quoi ?

- Je cause � Jean. - Encore un morceau.

- Non, merci. J'attends le fromage.

- Votre mari est un bon cuisinier,

Mme Ragondin. - Il! cuit le li�vre une fois l'an.

Et le restant de l'ann�e, il compare son li�vre et ma cuisine.

Sauf quand il mange chez Jean.

Il se vante moins chez les autres. - Chez les autres �?

Pourquoi pas chez les �trangers, tant que tu y es !

Chez Jean, c'est comme qui dirait

mon annexe, ma succursale.

"Comme qui dirait�, parce que pardon�

Pour la discr�tion.

Pas vrai ? - Mais j'en suis s�re.

Vous verrez.�

Je ne fais que passer. - L'ennui,

c'est qu'il passe � 6 h du matin.

Jean parlait m�me

de lui installer un lit au second.

Ne l'�coute pas, Alice.

Oh, non. Non, non. - Jean a raison.

Au lieu de me charrier, viens m'aider

puisqu'il n'y a plus du beaujolais. �a file dr�lement.

- Laisse, j'y vais. �a me donnera de l'exercice.

�a me d�gourdira les jambes.

Musique douce

C'est marrant, il me para�t raide, aujourd'hui, ton escalier.

Dis donc, fais voir la lumi�re.

Entre nous, je crois qu'on va faire un dr�le de tandem.

- Qui �a ? - Bah, tous les trois !

Sans me vanter, je crois que la petite, elle m'a rep�r�.

- Mon pote, c'est que t'es rep�rable !

Ton m�me et toi, vous l'�tes dr�lement.

Comme un nid de mitrailleuses dans un cerisier.

- T'es jaloux ? Le voil� qui est jaloux !

Ou alors schlass. - Comment, je suis schlass ?

On n'en prend que trois ? Il y en aura assez ?

Donne-m'en une, tiens. - Tiens, prends-la.

Pousse-toi, que je passe. - Bah, passe.

- Il faut tout faire pendant qu'ils sont d�cid�s.

Parce qu'apr�s�

Il y a des ann�es que Lucien parle de repeindre la cuisine.

Vous conna�trez �a.

Si vous voulez bien,

sur la planche du bas.

Merci.

Les rhumatismes aussi, vous conna�trez �a.

- Dis donc, l'Alice� - Oh ! Je t'ai r�veill� ?

- Penses - tu ! Je pensais � ta commode.

Si on allait prendre les mesures ? Hein ?

- Vous partez d�j� ? - Oui.

Ne vous d�rangez pas. Ne r�veillez pas votre mari. Merci.

Au revoir, Mlle Alice.

- (IL en tient une bonne petite.) - (Toi, t'es pas un peu�)

- (Moi ?) - (Oui.)

- (Je tiens la chopine, tu peux y aller.)

(Je vais quand m�me m'allonger.)

- (C'est �a. Mais pas tout de suite.)

- (C'est marrant. Un ou 2 verres de beaujolais.)

(Pour peu que j'aie un peu de contrari�t�)

- Tiens. Avoue que �a a du bon, la p�te � papier.

Des journ�es de 8 heures, et tu restes dans le coin.

Tu pourras m�me venir m'engueuler tous les soirs.

�a va.

Musique intrigante

"Chape, Montjoie, Puy-de-D�me".

C'est bien ce qu'il y avait dans le journal.

Alors, on a fait le voyage pour rien ?

- Commence pas � vanner. - C'est un bon d�but, non ?

- Tu les connais ? - Non.

- Ce serait pas des flics ? - Pourquoi �a ?

Ils ont une dr�le d'allure.

- Bon. Allez, au revoir. - Au revoir.

Musique intrigante

Klaxon

Vous avez fini ?

Les �ufs ? - Pour moi.

- Voil�, monsieur. - Merci.

Tu te rends compte ?

- Manque de pot. - Tu parles !

- Toi qui as toujours l'�il par la porti�re, sur la 82 ou la 88,

t'as pas rep�r� une vedette immatricul�e en r�gion parisienne.

- Pas fait attention. Un copain � toi ?

- Non, non. Pour savoir, comme �a.

- Si je la vois, je te pr�viendrai.

- Magne - toi. J'ai un percepteur � nourrir.

Voil�, voil��

- Tu m'as pas refil� une andouillette ?

Dis donc, la confiance r�gne !

- Mets �a sur mon compte. Au revoir.

Au revoir.

- Jean, attends. Tu vas me d�poser, mon camion est en rade.

- Ne rentre pas tard. - Sois tranquille.

- Mme Serin� - Oui ?

- Remettez-moi �a. - Voil�.

Musique intrigante

- Il est tout de m�me pas � l'�cole. - Recule. On va se planquer l�.

- J'ai plus que le tiroir de la commode � vider.

Tu viens charger demain matin ?

Non, apr�s-demain matin.

- Bon. La rempla�ante est bien gentille de loger � l'h�tel,

mais il faudrait pas exag�rer.

Chahut en classe

Les gosses arrivent, il faut que j'y aille.

Si tu emportais quelque chose, ce serait toujours �a de fait.

- Oui, d'accord. Bon, je vais voir.

Assis.

Vous, les petits, vous allez me copier ces lettres.

Et nous, on va faire une dict�e.

Vous �tes pr�ts ?

OUI, MADEMOISELLE.

"Sur des claies

"en osier�

"En osier�

"S�chaient des milliers de prunes.

"Des milliers�

"De prunes.�

Point.

"Cuites et recuites au soleil�

"Elles �taient exquises.�

Deray !

Vous serez puni pour avoir d�rang� la dict�e. Vous me ferez un probl�me.

Page 234, num�ro 16.

"Elles �taient exquises.

"Elles �taient exquises.�

- Il a peut - �tre un m�me en pension.

- Alors, montons - lui un petit turbin.

- On lui en montera un avec ou sans m�me.

- Tu veux mon avis ? - Non.

Tu tiens le volant, mais je conduis.

Rien � foutre de tes conseils � la con. Monte.

Ma parole, il a fait un casse !

En route.

Il d�marre.

- Merci. Au revoir, Chape. - Salut.

- Vous avez du feu, s'il vous pla�t ?

Musique intrigante

Monsieur Chape ?

Madame ?

- Je suis Mme Scoppo. Mme veuve Scoppo.

Je voudrais vous parler un instant.

- Si vous voulez bien entrer� J'esp�re que la maison est rang�e.

- Il y a Chape qui am�ne une poule chez lui.

- C'est Mauricette ? - Bien s�r que non.

- Alors, laisse et viens jouer. - J'arrive.

Asseyez-vous, madame.

Il �tait couch� sur la route.

Peut-�tre � 10 m de la voiture, tous feux �teints.

C'�tait juste � la sortie du virage.

Quand j'ai frein�, j'�tais d�j� sur lui.

En tout cas, il n'a pas d� souffrir.

- Ce ne sont pas ceux qui s'en vont qui souffrent le plus.

Ce sont ceux qui restent.

En larmes : Excusez-moi.

- Vous voulez un verre d'alcool ?

- Je veux bien quelque chose de pas trop fort.

Merci.

Hm !

Mon Dieu, que c'est fort. �a ne fait rien, merci.

Si vous saviez la journ�e que j'ai pass�e�

J'ai assist� � la lev�e du corps � l'h�pital de Clermont.

En dehors d'un policier qui ne m'a m�me pas salu�e, j'�tais seule.

Une impression atroce.

Vous �tes mari�, M. Chape ?

Non, pas pr�cis�ment.

- Alors, vous ne pouvez pas comprendre.

Antoine et moi nous aimions comme au premier jour.

Plus, peut-�tre.

Il roulait toute une partie de l'ann�e. Il �tait repr�sentant en outillage.

Je restais parfois des semaines sans le voir.

Je trouvais �a naturel, vu son travail.

Quand je pense que maintenant�

Puis-je �tre franche ?

Je vous en prie.

- J'ai les questions d'argent en horreur.

Mais mon mari transportait une tr�s grosse somme d'argent liquide

dans une serviette de cuir.

Je vous r�p�te que j'ai les questions d'argent en horreur.

N'auriez-vous pas, par hasard, aper�u cette serviette ?

- J'ai pas fouill� la voiture. Qu'ont dit les gendarmes ?

- Qu'ils n'ont rien trouv�. Je n'ai aucune raison de douter d'eux.

Et de moi ?

De vous ?

De vous non plus.

Je ne pense pas.

Je sais que ces conversations peuvent �tre p�nibles.

Mais entre nous, M. Chape,

n'avez-vous jamais r�v� d'une tr�s grosse somme d'argent ?

Disons des millions � port�e de la main.

Par exemple, sur une banquette de voiture sur une route d�serte.

Que feriez-vous ?

Pardon, je ne sais plus ce que je dis.

Je suis comme folle depuis la mort d'Antoine.

La disparition de cette somme me met dans un embarras cruel.

Je serai pour quelques jours � l'H�tel du Midi,

si vous apprenez quelque chose.

J'apprendrais quoi ? Hein ?

- Vous pourrez toujours me t�l�phoner.

Bonsoir, madame.

Pardon de vous avoir importun�.

- Pardon de ne pas vous accompagner.

Elle claque la porte.

- C'est un fortiche. Croyez - moi, j'ai de l'exp�rience.

Pour r�cup�rer le pognon, il faudra le d�rouiller�

Et longtemps.

- On le d�rouillera le temps qu'il faudra.

Pas avant mon ordre.

- Tu es d'un p�rim�, avec tes m�thodes bourgeoises.

Moi, je t'aimais mieux en brune.

Scoppo aussi.

Seulement, moi�

J'aime le changement.

Hm ?

- Il va �tre 16 h. Il devrait �tre l�.

Vous n'�tes pas dingue, non ?

Le gars du car descend.

- Tu as vu �a ? - Qu'est-ce qui t'est arriv� ?

- Ils ont failli me mettre en l'air, ces gars - l�.

- Besoin d'un coup de main ? - Non, �a va aller.

Bon, au revoir.

Eh ben, dis donc !

Klaxon

- La solitude pourrait donner des id�es d'ind�pendance � Mme Scoppo.

Alors, tu vas lui tenir compagnie. C'est pas fait pour te d�plaire, non ?

Il faut que tout soit termin� avant 24 h.

Alors ?

Alors, rat�.

Rat� � cause de� - "� cause de" ?

�a va rater encore longtemps "� cause de" ?

O� sont les autres ?

Au boulot. Je me suis engueul�

avec Schwob et j'ai fait le mec vex�. Parce que j'ai de la t�te.

Pour �a, oui, tu as de la t�te.

Ce qui te manque, c'est de l'estomac. Et je suis polie.

Le camionneur aurait d�j� d� parler

et �tre sous terre. J'invente rien. Tu m'as dit :

"S'il parle pas, je lui fais la grosse t�te. Et pareil pour Schwob."

T'en promettais, des choses !

Seulement, voil�� Entre promettre et tenir�

Oh, j'en ai marre, marre, marre !

Musique intrigante

Oh, l'ancien !

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Je viens d'�tre cambriol�.

On va passer par-derri�re.

Ils ont d� passer par ici, ils ont foutu la porte en l'air.

Non, mais regarde-moi ce chantier !

Tu parles d'un g�chis !

Viens voir par ici.

T'aurais pas aper�u

une bagnole grise r�der dans le coin ? Une vedette.

- Je suis l� que depuis une demi - heure.

Et la patronne est au lavoir depuis midi. On t'a pris quoi ?

- Ils cherchaient quelque chose. Voil� mon pognon.

- Pr�venons les gendarmes. - Je veux r�gler �a moi-m�me.

Si je pouvais en alpaguer un� Je vois d'o� vient le vent.

- Il faut ranger. Alice rapplique demain.

Elle va pas d�barquer l�-dedans ?

C'est vrai, il y a Alice.

Je vais aller la voir. Je rentrerai dans la nuit.

Dis � Maria de s'occuper du rangement.

- Si on �coutait madame, on cravaterait le mec en plein jour.

On lui cuirait la plante des pieds devant 100 personnes.

C'est bien �a ?

- Entre lui tomber dessus et l'alpaguer, il y a une marge.

Avec ta combine, on peut rester l� 20 ans.

Ach�te du terrain.

�a prendra de la valeur.

Sans vouloir la soutenir,

avoue qu'on progresse pas derche, hein ?

Voil� une semaine qu'on tient la planque, et pas dans le confort.

Il vous faut du confort ?

50 briques, je les attendrais � 4 pattes.

Dans le charbon,

dans le cambouis, dans la merde.

La g�n�ration qui m'a form� avait le respect de l'osier.

Je suis aussi press� que vous.

Et le camionneur, j'aime mieux pas �tre dans sa peau.

- Je suis pas f�ch�e de te l'entendre dire.

Quand je pense � la fa�on dont ce salaud a liquid� Antoine�

Il est vrai qu'Antoine,

il a l'air d�j� pas mal oubli�.

- Non, rassure - toi. Des ordures comme lui, �a s'oublie pas.

- Je rappelle qu'un mort, c'est un mort.

Avant d'apprendre sa mort,

on voulait lui faire la peau.

Le camionneur nous a lev� notre gibier.

L'ennui, c'est qu'il a lev� aussi notre pognon.

Les comptes qu'il nous doit, c'est seulement pour le pognon.

Tout le monde au page. Demain, on ouvre toute la journ�e.

Ciao.

- T'es belle, en deuil. Comme quoi le malheur des uns�

Je vais t'aider.

Elle ricane.

On entre.

Ah, c'est toi.

Quelle surprise ! Je t'attendais demain matin.

Tu vas voir dans quoi je vis.

- Dis donc� - Viens vite.

Tu as mang� ? - Non.

J'ai du jambon et des �ufs.

On d�ne ici ou on part tout de suite ?

- C'est-�-dire que tu ne pars plus. Enfin, pas ce soir.

- Bravo. On part, on ne part plus. Vive l'impr�vu.

Je prends �a tr�s sportivement.

Oui, mais�

J'aimerais mieux que tu prennes �a moins sportivement,

parce que c'est la v�rit�.

- La v�rit� ? - Oui.

Si tu voulais rester seul,

il fallait pas me laisser imaginer des choses idiotes.

- J'ai pas eu le temps d'imaginer les choses. Elles sont arriv�es.

J'ai pas voulu t'inqui�ter, mais les gars qui me tournent autour

me rendent des visites !

J'ai trouv� la baraque sens dessus dessous.

Les tiroirs d�fonc�s, la vaisselle cass�e�

- Ils t'ont cambriol� ? - M�me pas. C'est �a qui me turlupine.

Bah, �a alors !

- S'ils ne veulent pas mon pognon, ils veulent quoi ?

Ils m'empoisonnent la vie,

sois-en s�re.

- Au lieu de chercher midi � 14 h, pr�viens la police.

- J'en sors. Rappelle - toi l'histoire de mon camion.

Ils diront encore que je suis un plaisantin.

S'ils veulent pas mon pognon, ils finiront par me dire quoi.

T'as tort de jouer � ce petit jeu.

Je veux pas qu'il t'arrive quelque chose.

J'en ai autant pour toi.

J'aimerais bien que tu t'installes chez Serin.

- Chez Serin ? C'est pas un h�tel. - Si. C'est connu !

- Par les routiers. J'en suis pas un.

Le matin, je me douche.

Et je pr�f�re un th� au lait � une omelette au lard.

T'y resteras que 2 ou 3 jours.

Apr�s, j'irai chercher ton barda, avec la commode � maman.

T'es d'accord ? - Il faut bien.

- Voil� Jojo. Il doit �tre charg� � plein.

Klaxon

Attends-moi une seconde.

Bah, alors ?

- J'ai l'impression que mes gars sont � l'int�rieur. �a va barder.

- �a va. - Merci, monsieur.

Alors, mes braves gens�

Quoi ? �a vous �tonne ?

Depuis le temps que vous me tournez autour, me voil�.

Vous voulez me parler ?

Je suis votre homme.

Magnez-vous un peu.

Nous, on travaille. Qu'est-ce que vous voulez ?

Assis.

Tranquille, tranquille.

Qu'est-ce que vous cherchez ?

Ce qu'on cherche ?

Oui.

-50 briques. - Hein ?

50 millions.

Les 50 millions du d�funt.

Ah ! Madame fait partie du lot.

Alors, on en �tait aux 50 briques, comme vous dites.

Vous tenez aux explications ?

Vous esp�rez tout de m�me pas

nous bluffer ?

Le mari de madame a quitt� Paris le lundi 11 avec 50 millions.

Le mardi 12, on l'a retrouv� sur la route.

Mais on n'a pas retrouv� les 50 briques.

Traduction ?

"Envoyez la soudure."

- Ah. J'ai jamais vu vos 50 briques et je tiens pas � les voir.

�coutez-moi bien.

Vous allez vous tirer, puis vous descendrez � Pigalle.

Les poulets et les harengs, j'en ai jusque-l�.

Les perquisitions, le stock-car et vos tronches, j'en ai marre.

Si on vous revoit par ici, ce sera dans le foss�.

- La route est � tout le monde. - Bah, prenez-la.

Et tr�s vite ! En vitesse, allez, hop !

Tout de suite.

Allez, allez !

C'est comme �a.

I faut qu'on te porte ?

Je le prends par les pieds ?

Pas ici, patate.

Allez !

Bah, mince alors !

Jojo, je te retrouve chez Serin.

D'acc.

- Attends � l'h�tel. On va faire un tour entre hommes.

Klaxon

Tu cherches �a ?

On porte les bagages, ici, comme chez Cook.

T'as doubl� tout le monde, hein ?

J'aurais pari� que c'�tait un travail d'homme. Tuer Scoppo.�.

Tu auras de la peine � faire croire � un crime passionnel.

- Ils devaient pas �tre flambants. - Ils ont eu les foies.

C'est que c'est m�chant.

- T'as perdu une cliente. J'allais l'installer l�.

Enfin, je crois qu'on est d�barrass�s.

� la bonne n�tre.

T�l�phone

� la v�tre.

- Qu'est-ce que tu prends, toi ? - C�te de porc.

- Allo ? Oui, c'est moi. Qu'est - ce que tu veux ?

C'est pour Chape ? Oui, oui.

Pas besoin de commission, il est l�.

Je te le passe, attends.

C'est l'ancien.

Oui. Qu'est-ce qui t'arrive ?

Tes gars sont l�.

Ils tournent autour de chez toi. Ils viennent de revenir. Je fais quoi ?

- Toi, tu fais rien. Rien du tout. Tu m'attends. Oui.

Les gars sont revenus.

- Ils sont gonfl�s. - On y va ?

- Oui, ensemble. - C'est moi que �a regarde.

Seulement, il faut que je les approche.

Voil� le plan : on va barrer les routes et les pi�ger avant la nationale.

Toi, Jojo, tu vas prendre la route des Cr�tes.

Toi, Lulu, tu vas passer par le col de la Ventouse.

�mile, tu prends la route de Murol.

- Je passerai par le bois. J'appelle le gros Robert.

- Jean, et moi ? - Tu viens avec moi.

Toi, tu nous attends ici tranquillement. Au revoir.

Musique d'aventure

- Qui, oui. J'ai d�j� le gros Robert.

Alors, F�lix, on compte sur toi. Mais fais vite.

- Allo ? Passez - moi la gendarmerie, s'il vous pla�t.

Paulo�

C'est pas la peine de se faire remarquer. Monte.

O� vas-tu ?

T'occupe pas !

Bah, r�ponds !

- Passe par la plaine. - D'accord.

- Ils vont vers Besse. Ils ont Lulu au cul.

- Reste tranquille. On va les couper par la route d'Aydat.

- Il aurait pu ranger son bahut mieux que �a.

- Ils sont tous en panne ! - Non, c'est louche.

Fais marche arri�re.

Musique intrigante

- Vous pouvez m'emmener � la gendarmerie ?

Klaxon

- Voil� l'autre salope qui se rapproche.

- On va tous clamser ! Vous m'entendez ?

- Toi, oui, si tu fermes pas ta gueule !

D�passe-le ! - Tu veux prendre le volant ?

Klaxon

Crissement de pneus

- Il faut passer. C'est notre derni�re chance.

- Je vais te donner un peu de gn�le.

Crissement de pneus

Coups de feu

Sir�ne des gendarmes

Vrombissement d'un deux-roues

Bah, �a pique un peu, quoi.

Bon, allez-y.

Et toi, �a va ?

Qui est Chape ?

C'est moi.

- Commissaire Boquet, de Paris. - Et alors ?

- Vous avez �cras� un mort. La femme a fait le coup.

J'embarque tout le monde. Vous serez convoqu�s demain.

D'accord.

On va passer � l'h�pital. On se retrouve chez Serin.

Oui, d'accord.

- Dire que c'�tait pour �a, nos nuits blanches !

- Maintenant, on va �tre tranquilles, va.

Un r�veil sonne.

Musique douce

- T'as encore 5 minutes. Je m'occupe du caf�.

Sous-titrage ST' 501

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