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C'est vrai qu'il y a eu un feu qui a été allumé avec un briquet dans l'équipe
rouge. Putain, qu'est-ce qu'elle peut être conne quand elle s'y met celle-là
alors. On fonce à toutes les deux.
Au départ, ils étaient 16, 8 hommes et 8 femmes, naufragés volontaires à 10 000
km de la France, à l'extrême ouest du Costa Rica, sur la côte pacifique.
Tous n'ont qu'un seul objectif, tenir le plus longtemps possible pour être le
dernier survivant de cette épopée et empocher les 100 000 euros promis aux
vainqueurs.
Depuis 7 jours, les deux tribus se défient, les rouges, les tambors, face
aux jaunes, les ventanasses. Pour l'instant...
Égalité parfaite entre les deux équipes qui ont toutes les deux affronté une
fois le conseil et par conséquent perdu un aventurier.
Au bivouac rouge, on trouve donc Pierre, 51 ans, chef d'entreprise dans le Var.
Maud, 25 ans, mannequin habitant Nantes en Loire-Atlantique.
Amel, 28 ans, assistante sociale à Paris.
Béatrice, 35 ans, commerciale dans le Var.
Jimmy, 22 ans, vendeur forain dans le Vaucluse.
Nelly, 24 ans, barmaid dans une discothèque en Gironde. Et enfin donc,
Jackie, 29 ans, maître d'hôtel dans le Nord.
Les Ventanas aussi ne sont plus que 7 depuis l'élimination de Caroline.
Reste donc pour survivre Bernard, 47 ans, esthéticien à Lyon.
Isabelle, 36 ans, préparatrice en pharmacie à Nice.
Nicolas, 29 ans, intérimaire dans l'agroalimentaire. Il vit dans les Deux
-Sèvres.
34 ans, gendarme dans les Pyrénées-Atlantiques.
Adonis, 33 ans, responsable de club de vacances. Il habite en Seine-et-Marne.
François-Xavier, 28 ans, bijoutier créateur dans les Yvelines.
Et enfin, Céline, 22 ans, hôtesse d'accueil. Elle vient de Toulouse.
Et ce n'est qu'un début, les éliminations vont se poursuivre
inexorablement. La prochaine aura lieu après trois nouvelles journées de
survie. Lors de ce troisième conseil, l'un des 14 survivants devra quitter l
'aventure.
Dans le camion qui les amène au point de départ de cette épopée, les 16
aventuriers ne savent pas encore ce qui les attend.
Plusieurs heures d'efforts intenses à travers la jungle hostile et déjà
beaucoup d'entre eux donnent des signes d'épuisement.
Mais la survie ne fait que commencer. Il faut construire un abri, trouver à
manger. Faire du feu ? Les deux tribus déjà bien éprouvées doivent aussi et
surtout s'affronter. C'est l'épreuve des flambeaux remportée par les jaunes.
La sanction est instantanée pour les perdants, les rouges. Ils doivent se
rendre au conseil et là, c'est Jackie, un peu trop autoritaire, qui doit
partir. Moi je suis parti pour faire la guerre et eux ils sont partis pour s
'amuser en fait.
Le sort s'acharne sur les tambours. Dès le lendemain, ils doivent faire face à
une nouvelle et terrible épreuve.
Xavier est victime d'un malaise et fait une lourde chute. Il est évacué.
L'équipe est sous le choc. Xavier était un équipier consensuel qui avait su
gagner l'estime de tous.
Du coup, le moral en berne, démotivé, les tambours perdent le premier jeu de
confort de l'aventure. Ce sont donc les jaunes qui remportent le matériel de
pêche sous-marine.
Mais le règlement vient au secours des Tambors. En effet, celui-ci prévoit qu
'en cas de départ sur blessure, le dernier éliminé de l'aventure prend sa
place au campement. C'est une aubaine pour Jackie qui revient à Tambors,
décidée à défendre sa nouvelle chance jusqu'au bout. Avant quand ça ne me
plaisait pas, je disais ça ne me plaît pas. Maintenant, même si ça ne me plaît
pas, je dis ça me plaît. C'est le caméléon.
Regaillard dit, les Tambors gagnent l'épreuve d'immunité et retrouvent le
moral. Les Ventanas doutent. Ils doivent affronter le conseil. C'est Caroline qui
fait les frais du vote unanime de la tribu.
Les tambours sont tranquilles pour quelques heures. Sous l'impulsion de
Jackie, ils tentent de prendre un nouveau départ.
Priorité des priorités, trouver à manger.
Le feu est un élément indispensable de la survie dans la jungle.
Les Ventanas l'ont obtenu grâce à leur victoire dans l'épreuve des flambeaux.
Les tambours, en revanche, ont dû attendre.
Après quatre journées d'essais infructueux, ils ont enfin réussi à
allumer un feu.
Mais ce feu, justement, parlons-en. Il a été allumé de nuit, rapidement et
surtout en l'absence d'une caméra. Tout cela n'est pas très clair. La méthode
utilisée, en frottant deux morceaux de bois l'un contre l'autre, demande une
grande habileté. Et les tambours sont incapables de refaire du feu devant
nous. C'est pas celle-là. C'est pas celle-là.
Voilà pourquoi nous doutons de leur honnêteté.
Pourtant, ils semblent sûrs d'eux.
Tous, au moins au début, parlent d'une seule voix. Au départ, on s'est mis avec
Xavier.
On a commencé à frotter.
Moi, j'étais pas lent.
Béa est arrivée, elle a mis son coup de patte, elle a frotté, elle a frotté.
Moi, c'est mon frère qui m'a appris à faire.
Et puis à un moment, on a vu vraiment la fumée. Moi, j'ai vite pris des
brindilles.
On l'a calé sous le bout de bois, mais rapidement.
Alors, il y avait de la ouate, on essayait de mettre un peu de tout.
Et puis, quand ils ont dit ça fume, enfin, ils ont senti, etc. Je me suis
dit, il faut qu'on trouve un truc qui puisse faire.
Et bon, c'est vrai qu'avec les éléments qu'on a autour de nous, c'était pas
évident. Et donc, moi, j'ai des mots fléchés parce que j'ai un objet
personnel. Ce sont des mots fléchés, j'ai sacrifié. De fumer en fumée, à un
moment donné, ça fait la flamme.
Il y a Béatrice qui a crié.
Au début, moi, je savais pas trop si elle hurlait pour un accident, si elle
hurlait. J'arrive sur elle, elle me dit, viens vite, viens vite. Du coup, on est
rentrés, puis on a vu qu'il y avait du feu, du coup. On a été chercher du bois
et tout ça, puis voilà, quoi.
Le doute n'est plus permis. Des indices sérieux, transformés peu après en
preuves irréfutables, accablent les tambours.
Ils ont triché, ils ont utilisé un briquet donné par des pêcheurs locaux.
Ce sont ces mêmes pêcheurs qui nous le confirment.
Le lendemain de son élimination...
Jackie reconnaît les faits. C'est vrai qu'il y a eu un feu qui a été allumé
avec un briquet dans l'équipe rouge.
Donc leur soupçon était fondé.
J'ai fait partie de l'équipe, donc je fais partie du lot.
Et je suis solidaire des gars dans le sens où on a fait une connerie et puis
bon, il faut l'assumer.
Cette pricherie avérée déséquilibre le duel que se livrent les deux tribus.
Elle doit être sanctionnée, même si cela n'influence pas directement l'issue des
épreuves.
Bonjour à tous.
J'ai la preuve formelle que vous avez triché pour faire du feu et donc que
vous avez transgressé les règles de votre aventure.
Aussi, je vais vous demander d'éteindre votre feu et d'essayer d'en refaire
dans les conditions de la survie.
C'est évident.
Moi, je ne l'éteins pas.
En réalité, le maître du feu, c'était Xavier.
Et que nous, on est incapables de faire du feu.
Vous devez maintenant éteindre votre feu.
Parce que le feu est complètement éteint.
Vous avez maintenant tout le temps d'essayer de refaire du feu dans les
conditions de la survie.
Les conditions que vous avez acceptées au départ.
Je vous souhaite une bonne journée.
Merci.
Ça serait bien d'avoir le bois qu'il faut aussi pour faire du feu au lieu de
nous laisser comme ça.
Bah écoutez, on va se réjouir de notre dernier plat chaud. Bah ouais, on va se
laisser aller là. On va pas tomber sur notre somme.
Du feu, on a réussi à en faire une fois, on en fera une deuxième fois.
On va pas se laisser abattre.
Allez, venez goûter les patates.
Au moins, on aura une occasion de goûter nos pâtes.
Bon, notre dernier clashot. Ça sert, ça ? C'est une bonne gueule, en plus.
Nous avons la preuve formelle.
La preuve, moi, j'aimerais bien la voir. Moi aussi, j'ai pas vu encore.
J'aimerais bien la voir. La preuve formelle qu'on ne vous montre pas.
Parce qu'elle est formelle.
En plus, s'ils avaient une preuve formelle, ils auraient trouvé un
briquet, mais nous, on peut même pas leur en donner, donc on a même pas de
preuve à leur donner.
Ils ont pas de preuve.
Une preuve formelle, c'est où ? Une image ?
Mais une image réelle.
Deux mecs qui peuvent briquer ou un truc comme ça.
Ou quelqu'un qui a raconté.
Mais moi, là, je veux savoir.
Qui sont encore là ? Qui a raconté ? C'est tout.
Pierrot, ils sont encore là ? T'as pas l'air de m'avoir. Moi, je suis pas au
courant du truc.
Mais ils sont là, t'as qu'à leur dire. Bah oui.
T'as pas à moi.
Une preuve formelle, je ne vois pas comment on peut avoir une preuve
formelle d'un truc où moi je suis ici en permanence et je ne sais pas comment ça
s'est passé.
Alors je ne vois pas comment eux, là-bas, ils peuvent avoir une preuve
formelle. C'est peut-être Xavier qui a dit, voilà, j'avais un briquet, j'ai
allumé avec le briquet et j'ai balancé le briquet, je ne sais pas ce qu'il en a
fait.
Il n'y a que deux personnes qui ont été extérieures au campement.
C'est Xavier, mais...
Ça m'étonnerait que Xavier puisse dire quoi que ce soit.
Pour moi, c'est un mec bien. C'est un mec correct.
Et ça m'étonnerait qu'il ait capté ou raconté en tout cas pour ce soir.
Xavier et Jacques.
Voilà.
Je ne veux pas m'emporter sur des soupçons, mais...
Les tambours admettent leur tricherie à demi-mot.
Ils ne se donnent même pas la peine d'essayer de refaire du feu comme on
leur a demandé.
Du côté des Ventanas, le réveil au lendemain du conseil est difficile.
L'élimination de Caroline laisse un vide.
Caroline est partie.
Je suis un petit peu triste qu'elle soit partie personnellement.
J'aime bien Caroline.
Mais bon, c'est comme ça. On continue.
J'ai perdu un peu ma compagne de déconne.
Les garçons sont là de toute façon.
C'était la seule fille avec qui je pouvais... Parce que Marianne, c'est une
dame.
Céline, elle n'a pas la même forme d'humour.
Isabelle, elle est un peu vieille fille.
Donc voilà.
Ce matin, il y a un relâchement qui est profitable.
Il faut savoir se relâcher de temps en temps.
On n'entend pas tous les 30 secondes quelqu'un qui se plaint, qui n'est pas
bien.
qui n'a pas son petit confort habituel.
Donc ça nous met une pression. Là, on est détendu. Là, on est entre adultes.
Pas beaucoup de regrets chez les Ventanas.
La priorité est à la survie. Et c'est dans l'océan, à la fois attirant et
redoutable, qu'il faut chercher.
On se fait toujours du souci. Plonger seul, ce n'est jamais bon.
C'est comme partir en montagne tout seul. Ce n'est pas conseillé.
La mer, c'est pareil. C'est un élément qui peut nous réserver des surprises.
Et donc, il vaut mieux être deux.
C'est Byzance.
C'est Byzance. Bien, on va encore avoir des coups de gueule.
Mais toujours pas de poisson.
Ce sera le problème.
Très vite, l'aventure reprend ses droits. De nouvelles épreuves se
profilent à l'horizon.
Aujourd'hui au programme, un jeu de confort.
L'occasion pour les deux tribus de gagner un cadeau qui contribuera à
améliorer la vie au campement.
Que ferait-on pas avec des noix de coco pour améliorer son petit confort ? Une
petite épreuve de confort.
On va se préparer ? Il faut se préparer maintenant.
Peut-être que ce sera un jeu d'équilibre avec des noix de coco. C'est bon, tout
le monde est prêt ? Allez, c'est parti !
Salut les Ventanas, salut les Tambors, vous avez devant vous 90 noix de coco.
Le but du jeu, très simple, il faut prendre ces 90 noix de coco, les
transporter le plus vite possible au-delà de la ligne d'arrivée dans un
réceptacle prévu pour les recevoir.
Et très simple, l'équipe qui placera ces 90 noix de coco avant l'autre aura
remporté ce jeu de confort.
Et croyez-moi, j'ai à vous proposer un très très beau cadeau. Je vous laisse.
Quelques instants pour organiser vos équipes, pour mettre au point une
stratégie pour être le plus efficace possible.
Et puis dans quelques instants, on donne le départ.
Je vous indique si il y en a une qui est passée quand on a lancé. Donc on prend
tout et on balance, on balance, on balance.
Les deux ici, il y en a un qui se met ici et l'autre qui se met juste avant l
'obstacle. Moi je me mets au début si vous voulez.
Voilà, au début.
Tous en place !
La meilleure stratégie est de lancer les noix de coco de l'autre côté de l
'obstacle pour les reprendre ensuite.
Et ce sont les jaunes qui y pensent les premiers.
Avec du retard, les rouges adoptent la même tactic.
Mais les jaunes sont tout simplement en meilleure forme et ils prennent une
légère avance.
Les jaunes, les vintanas, vous semblez bien motivés par ces jeux de confort.
Deuxième jeu de confort de l'aventure et deuxième victoire.
avec la clé, je vous ai promis une belle récompense. Donc vous allez venir avec
moi.
Voilà cette récompense.
Trois tapis de sol, trois hamacs.
Et puis quand il y en a un tapis de sol et un hamac, il faut forcément quelque
chose pour bien caler la tête.
Donc vous aurez trois oreillers.
Encore une fois, félicitations à vous, bon retour à votre campement et que la
nuit soit bonne.
Les Tambors, vous allez vous retourner à votre campement sans le cadeau, en
continuant à dormir à la dure.
Bon retour ! Deuxième jeu de confort et deuxième
défaite d'affilée pour les Tambors.
Cet échec a au moins le mérite de les faire réagir. L'affaire du feu est
encore dans tous les esprits.
Ce n'est pas facile de garder un secret aussi pesant que ce mensonge. Bon alors,
on a tous fait le feu avec un briquet.
Et on a été sanctionnés aujourd'hui avec Denis.
Donc on assume complètement.
Et voilà quoi. Parce qu'on avait faim.
Voilà. Parce qu'on tombait vraiment en hippo. Et c'est vrai qu'on nous a dit de
nous débrouiller avec tous les moyens du bord.
Et que nous, on a sincèrement...
On a galéré énormément et il y a eu un moyen.
Pendant trois jours, on a quand même bien galéré. On a fait ça dès le premier
jour. Il y a eu un moyen du bord et on s'en est servi.
Mais on est tous complices parce qu'on en a tous bénéficié du feu quand même.
Donc il était hors de question de nous dénoncer. Le principal, ce n'est pas de
savoir qui a été chercher le briquet, c'est qu'on était tous d'accord.
Il n'y a pas un tel ou un tel.
Moi, si j'avais eu le briquet en face de moi, je l'aurais pris.
On est arrivé à un jour où on était livide, on n'en pouvait plus. Et
sincèrement, on avait très peur. Donc on s'est dit que ce moyen-là, c'était aussi
un moyen de manger.
Donc on n'a pas refusé quand la personne nous a proposé. Et au contraire, on en a
tous bénéficié.
On a triché, on a pris un briquet.
OK, on l'a reconnu. Parce que c'était quelque chose de collectif.
Maintenant, moi, je n'ai jamais eu aucun doute, ni sur Xavier.
Ni sur Jackie.
Moi, j'ai aucun doute sur eux. Ce sont pour moi des hommes de parole et d
'honneur. Et moi, c'est quelque chose que je respecte.
Une parole est une parole.
Voilà. Il s'est passé ce qui s'est passé.
On a tous été d'accord pour en profiter.
Donc il n'y a pas de raison que l'un dénonce l'autre alors que cette personne
en a bénéficié aussi.
Donc moi je partais de ce principe-là.
Je ne voulais pas mettre en avant une personne, accuser une personne alors que
moi-même j'étais d'accord.
Donc moi, si je ne parlais pas, c'était par rapport à ça.
Alors que les hommes étaient plus... Oui, moi j'ai donné ma parole.
Enfin c'était plus une question de fierté, une question de... Ça a dépassé
un peu ce que j'imaginais. Mais bon, ça s'est un peu apaisé.
Ça va mieux sur le campement en bord.
L'aveu collectif les a soulagés. Bien sûr, ils dorment le ventre vide, mais la
tribu reste soudée et c'est là l'essentiel.
Moins de soucis chez les jaunes qui goûtent pour la première fois depuis
huit jours au plaisir d'une nuit confortable. Et ce confort joue aussi
sur la libido des aventuriers.
Ça fonctionne les mecs, ça fonctionne ! Pour la première fois depuis 9 jours
hier soir, j'ai eu une érection en dormant.
J'ai cru que ça n'arriverait jamais, je suis trop content.
Le fait d'avoir eu des matelas, des oreillers, ça booste un petit peu le
moral de l'équipe.
Le moral était bon avant ça, mais là ça ne peut que l'améliorer.
Les Ventanas sont bien organisés depuis le début de cette aventure.
Ils en récoltent les fruits aujourd'hui.
Cela leur laisse du temps pour élaborer des stratégies à plus ou moins long
terme, ce qui n'est pas forcément du goût de tous.
J'aime bien discuter avec les autres, savoir ce qu'ils pensent un petit peu,
mais les alliances, tout ça, ça ne m'a pas.
Il y a déjà, je pense,
une petite stratégie qui est mise en place.
On va voir si elle tient.
Bon, c'est celle que j'avais un peu prévue au départ.
On va essayer de faire un carré entre...
Isabelle, Marianne, Nicolas et moi.
Essayer de l'emmener au plus haut.
Et puis après, j'espère bien qu'une des deux filles va gagner.
On essaie de calculer par rapport au tambour, au rouge, en se disant, bon, là
-bas, il y a quatre filles, trois garçons. Là, nous, on est quatre
garçons, trois filles.
Je vous avoue que la question de se dire si on pouvait arriver à être quatre
garçons contre quatre filles, est-ce qu'on n'aurait pas un avantage ?
Mais tout ça, après, c'est de la supposition.
Parce que nos filles, telles qu'on les a là, pour le moment, on n'a pas du tout
envie de s'en séparer.
Peut-être que si, à un moment donné, on prend une dérouillée à la prochaine
épreuve et qu'on se dit qu'il faut qu'on fasse attention, peut-être que là, ces
effleurements de stratégie vont se préciser.
Allez, on y va.
Amen.
Pas de stratégie compliquée pour Céline.
Elle vit l'aventure sans retenue. Elle se consacre entièrement au bien-être de
la tribu.
Et n'hésite pas à prendre des risques. Pour cueillir des noix de coco, elle
grimpe à plus de 15 mètres de hauteur au risque de faire une lourde chute.
A 22 ans, Céline est une jeune femme bien dans son temps.
Sportive, dynamique et spontanée, l'avenir ne lui fait pas peur. Bien au
contraire, elle croque la vie à pleines dents.
Très énervique, peut-être trop d'ailleurs parce que je veux faire plein
de choses.
Moi, il faut que les choses se passent et si elles ne se passent pas, je vais
faire en sorte qu'elles se passent. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut prendre
les choses en main, ça c'est clair.
Travailler en s'amusant ou s'amuser en travaillant, Céline prend chaque jour la
vie du bon côté.
Les conventions et les traditions l'ennuient. Pas question pour elle de
perdre son temps. Elle ne supporte pas l'ennui.
Et elle me surprend à chaque fois. À chaque fois, même elle me fatigue.
Désinvolte mais généreuse, à son arrivée à Paris, Céline a rapidement rejoint les
Restos du Coeur. L'objectif n'est pas de soulager sa conscience, mais plutôt de
prendre le temps de créer un vrai contact avec les gens.
Idéaliste et passionnée, Céline cherche aussi à retrouver une certaine chaleur
humaine.
Soulagée, heureuse, j'ai l'impression que je me sens utile, je me sens
valorisée en fait par ce que je fais.
Originaire de Toulouse, Céline a du mal aujourd'hui à trouver sa place à Paris.
Elle ne supporte pas l'anonymat des grandes villes.
Loin de ses parents partis en Polynésie française, Céline cherche à recréer un
cocon familial.
Ouais, de temps en temps, c'est clair, je peux me sentir seule.
À ce moment-là, je vais aller vers les autres justement pour ne plus rester
seule et pour me confier.
Pour Céline, c'est l'aventure humaine qui compte avant tout.
Honnête, mais peut-être un peu trop naïve, supportera-t-elle la vie dans une
tribu où les stratèges sont majoritaires ? Je me sens bien ici, il fait beau, il
fait chaud.
Bon d'accord, c'est un peu dur des fois, mais c'est le jeu. Ce qui m'excite ici,
c'est la trépidation du jeu, c'est le fait qu'on ne sache pas ce qui va nous
arriver tous les jours. On va être confronté à peut-être quelqu'un qui va
nous faire la gueule un jour, puis de notre jour, ça va mieux se passer.
C'est vrai, c'est vraiment survivre aux autres. C'est là où on le sent. Quand
les conseils approchent, on sent que c'est ça. On sent que c'est vraiment
survivre aux autres.
Les Rouges ont trouvé des bulbes de tiquistes. C'est une racine typique des
pays tropicaux, parfaitement comestibles.
Il faut les cuire.
Problème, les tambours n'ont plus de feu depuis 24 heures. Mais comme ils ont
choisi d'avouer et donc d'assumer leur tricherie, nous décidons de leur donner
un coup de pouce.
Un vieux ver de loup qui doit faciliter l'allumage du feu.
Ça fait peur.
J'ai vraiment brûlé.
T'as attention.
Tape le soleil. Bon matin.
Pour toi, j'ai dû mettre un quart d'heure.
Moi, je vais mettre mon maillet de bain.
Je vais aller chercher les... Tu pourras amener les gants de cuisine, les deux
trucs en merci.
C'est bien, ça boue.
Enfin des repas chauds, c'est presque un luxe pour les rouges. Une nécessité
aussi dans la perspective des prochains défis.
Super, je vous dis le mot super.
Cet après-midi, rendez-vous pour l'épreuve d'immunité.
Le moral est meilleur à Tambor, mais quelques racines cuites donneront-elles
à l'équipe la force pour affronter des ventanasses motivées et reposées ? C'est
l'enjeu terrible de la prochaine épreuve d'immunité.
Salut les Ventanas ! Salut les Tambors ! Aujourd'hui,
je vous propose une épreuve en tout point exceptionnelle.
Croyez-moi, vous en garderez un souvenir impéressable tout au long de votre vie.
Nicolas, Maud, je vais vous demander d'ôter le couvercle qui se trouve au
-dessus de votre billot.
Vous découvrez dans vos assiettes une belle spécialité du Costa Rica. Le nom
savant, c'est l'arvas escarabaïdé.
Une consigne et une seule. Il vous faut, avant d'ingurgiter ce verre, couper la
tête. Tout le reste est comestible.
Nicolas, mode.
Maud vient d'ingurgiter son verre.
Nicolas avec un peu plus de temps. Pierre, François-Xavier, à vous de
découvrir le verre que vous allez devoir manger.
Nelly pour les rouges, Marianne pour les jaunes.
Marianne, à vous de jouer.
Bernard,
Jimmy.
On coupe la tête toujours ? Pour
les tambours,
Béatrice. Pour les ventanas, Céline.
La tête, c'est le petit bout noir.
En
jaune,
Adonis.
En rouge, Jackie.
Chez les rouges, Amel.
Chez les jaunes, Isabelle.
Alors ça, c'était une mise en
bouche. L'aventure évolue. Je vais demander à vous, les Ventanas, de
désigner chez les rouges la seule personne qui disputera.
la finale de cette épreuve d'immunité.
Vous, les rouges, vous allez faire de même, c'est-à-dire que vous allez
désigner le finaliste de la tribu Ventanas.
Vous avez quelques instants pour vous concerter.
Nicolas, qui avez-vous choisi ? Notre championne, ce sera la tambour qui fait
la grimace.
Béatrice. Maud ? Nous avons désigné Céline.
Céline, pour les ventanas.
Béatrice, pour les tambours.
L'heure du duel est arrivée.
Celle de vous deux, qui ingurgitera le plus rapidement ce que vous allez
découvrir d'ici quelques instants, remportera l'épreuve et gagnera donc l
'immunité. Soulevez.
Les couvercles de vos billots.
Le nom savant de ce verre typique du Costa Rica, c'est le céramicide. Et
comme pour tout à l'heure, il n'y a qu'une seule chose dans ce verre qui n
'est pas comestible, c'est la tête noire que vous devez donc arracher au
préalable avant de le manger.
Attention !
3, 2, 1, top !
Allez Béatrice, allez, allez, allez !
Béatrice, pour les rouges !
Les jaunes, les ventanas, vous perdez cette épreuve d'immunité et je vous
convoquerai demain soir au conseil. Vous pouvez maintenant regagner votre
campement. Bon retour.
Béatrice, je crois que vous méritez vraiment de récupérer ce totem, symbole
de l'immunité.
C'est grâce à vous que les rouges, les tambours... remporte cette épreuve d
'immunité. Vous allez pouvoir repartir tranquillement dans votre campement sans
redouter ce fameux conseil.
Tenez. Merci beaucoup.
Victoire inespérée pour les Tambors. La faim qui les tenaille les a transcendés
dans cette épreuve de dégustation. Mais une fois encore, le sort s'acharne sur
cette tribu malchanceuse. L'héroïne du jour, Béatrice, qui a fait gagner l
'immunité aux Tambors, se tord la cheville sur un tronc d'arbre.
Elle doit être emmenée à l'infirmerie.
Voilà à nouveau les tambours en infériorité numérique. L'une des plus
solides survivantes de la tribu est en sursis.
Portrait d'une aventurière aussi élégante que motivée.
Grâce à ses qualités de femme battante, Béatrice court de rendez-vous en rendez
-vous et s'épanouit dans l'action.
Chef de vente dans les assurances, Béatrice aime convaincre.
Toujours convaincre. Oui, mener, diriger.
C'est vrai que j'aime bien commander, mais tout en fluidité aussi.
Autre corde à son arc pour séduire son monde, la franchise.
On peut me reprocher ma droiture, c'est-à-dire que je suis très directe.
Sous ses aspects un peu stricts, c'est une femme à la fois enjouée, rigolote et
émouvante. Ah oui, c'est hyper sensible.
Cette sensibilité est liée à un problème douloureux, une faille venue de l
'enfance. L'adoption. Quand on est adopté, on a toujours ce regard un petit
peu en arrière, on vit sur son passé. On est toujours à la quête, à la recherche
de son passé, d'une image. Au moins de donner en fait une image au visage qu'on
s'imaginait dans sa tête.
Elle le dit volontiers, elle a vécu une enfance heureuse auprès de ses parents
adoptifs. Et c'est du bonheur à son tour qu'elle transmet à son fils Léo, 4 ans.
Son exutoire, le sport.
Encore et toujours le frisson, le besoin de se dépasser.
C'est un peu le dépassement de soi et ça fait des grésillements à l'intérieur.
Béatrice puise son énergie en allant de l'avant sans s'économiser, sans
calculer.
Le style de fille, assise dans son canapé, à regarder des heures la télé, c
'est pas le style. Ce qui va me donner la force, je crois que je vais essayer
déjà de l'épuiser au fond de moi-même.
Donc ça va être moi, et puis ça sera le regard de mon fils que j'ai dans la
tête.
Courageuse et déterminée, Béatrice sait certain, sera quoi qu'il arrive, l
'héroïne de son petit garçon.
Les ventanasses ne connaissent pas les mêmes soucis, pourtant... Ils ne sont
pas plus sereins. Ils ont perdu l'immunité et ils savent que demain,
lors du conseil, ils voteront l'élimination de l'un d'entre eux. De
plus, une bien mauvaise surprise les attend au bivouac.
C'est l'horreur.
Hallucinant. Infester toutes nos paillasses, infester de fourmis.
L'invasion. Le pire, c'est l'arbre là.
L'arbre, ça grouille d'une force.
Laisse-moi les allumer.
Il y en a des millions, des millions, des millions, des millions.
On est forcé de se replier parce que là, ce soir, on n'a même pas le temps de
faire à bouffer.
Donc là, on va coucher sur la plage parce que là, c'est vraiment une
invasion pas possible.
En plus de ça, la morde, elle pique vraiment, ça fait vachement hyper mal.
Là, je me suis fait piquer, c'est le petit doigt de pied qui commence à
gonfler.
Et les moustiquaires sont pleines de fourmis, il y en a plein dans les camps.
Il y en a plein autour des réserves d'eau.
On essaye de les enfumer, mais à mon avis, ce n'est pas gagné pour cette
nuit.
Ils ne soufflent pas du bon côté.
Il y a le vent.
Quelle pique celle-là ! C'est une mauvaise.
Ça ne tient pas.
On va vous gâter.
On va le mettre à la mer.
C'est un coup dur pour les ventanasses qui doivent partager leur camp avec des
milliers de fourmis, sans doute attirées par la nourriture laissée sur place.
Tous se couchent sans vraiment savoir avec qui ils vont devoir cohabiter.
Après la mauvaise surprise de la perte de l'immunité plus les fourmis, on n'a
pas passé vraiment une bonne nuit. De toute façon, on dort très peu.
J'ai l'impression que plus on est fatigué, moins on dort en fin de compte.
Donc par rapport à Thierry, ce matin on a un peu la tête dans le cul, il faut
dire ce qu'il y a. On a un peu cassé et il a fait très chaud hier.
Après on va éliminer.
Un simple morceau de savon peut engendrer des polémiques.
L'équipe est scindée en deux, c'est sûr, dans chaque clan.
On ne se fera pas de cadeaux. En contrepartie, je ne vais pas bousiller
le reste de savon qui reste.
Mais on part sur un nouveau drame quand il n'y en aura plus du tout.
Ah ouais, quand il n'y aura plus le savon spécial peau sensible pour ados.
Catastrophe, mon Dieu.
C'est vrai, moi je me gratte les ongles avec un morceau de bois. Voilà, je veux
dire, nous on n'a pas les ongles coupés.
les doigts dégueulasses, alors qu'ils sont toujours en train de faire des
chichis. On se demande qui c'est, finalement, les chochottes, ici.
C'est vrai que maintenant, c'est rigolo de voir un ado qui fait quand même plus
de 100 kilos être préoccupé par un morceau de savon, sa lessive quotidienne
et tout ça. C'est vrai que c'est marrant.
Ouais, franchement... Au début.
On a quand même du pot d'avoir du savon, mais t'as vu à quelle vitesse il a
descendu l'autre là ? Mais t'as vu le savon, on en avait un plein, il n'y en a
plus là.
Je suis sûr que les gonzesses, elles lavent leur putain de linge avec.
Oui, certainement.
Ça, c'est le mien, c'est celui que j'ai récupéré. Parce que l'autre, il n'y en a
plus. Il était gros. Oui, parce qu'on a notre amie qui s'amuse à gueuler quand
nous, on va se laver avec le savon et qui nous fait des remarques. Il reste du
savon quand on revient. Qui ça ? Isabelle.
Mais elle, par contre, elle va laver ses fringues tous les deux jours avec le
savon. Non !
Putain, qu'est-ce qu'elle peut être conne quand elle s'y met, celle-là,
alors. On pense à toutes les deux. On a un savon commun qu'on a dépensé un petit
peu sans faire attention.
Il servait à nettoyer les vêtements, il servait à se nettoyer le corps.
Et puis, il est fini. Donc moi, j'ai eu la possibilité de récupérer mon savon
dermatologique.
que j'ai coupé, j'en ai gardé une partie pour moi et j'ai donné le reste à l
'équipe. Tout pour ma gueule. Elle vit son aventure. Tout pour ma gueule.
De toute façon, c'est pas pour rien qu'elles sont parquées toutes les deux,
qui se ressemblent, ça semble.
C'est pas pour rien qu'elles sont parquées toutes les deux de l'autre
côté, qui se ressemblent, ça semble.
Point final. Putain, j'ai mal partout.
Encore et toujours des tensions chez les Ventanas.
Chez les Rouges, malgré la victoire, c'est l'incertitude qui règne.
Béatrice n'est toujours pas revenue.
Et personne n'a de ces nouvelles.
Plus que jamais, les tambours sont inquiets.
Un triste souvenir ressurgit.
Ils sont tous encore traumatisés par le départ accidentel de Xavier au début de
l'aventure. À ce moment-là, on va avoir la surprise.
Soit une bonne surprise, soit la mauvaise.
Mais de toute façon, on va nous la lancer demain au jour. Ça n'avait pas
été si grave que ça. Je ne sais pas, si le médecin avait accepté qu'elle
revienne, elle serait venue aujourd'hui.
Moi, je le sens mal, franchement. Peut-être qu'elle a besoin de reposer
son pied en deux jours.
Putain ! Ça ne l'empêchait pas de le reposer aussi.
Mais ce n'est pas possible.
Jamais on n'en a eu autant. Non, mais je trouve qu'il fait vachement lourd.
Oui. Ah, ça veut dire qu'il va pleuvoir ? Je ne sais pas. Mais c'est signe d
'orage. Oui, mais avec la vasque d'eau, on attire le mystique. On va aller à la
plage, on va être aussi bien, parce qu'il y a du vent à la plage.
Oui. Mais moi, je trouve ça bizarre quand même, parce que même pour reposer
son pied aujourd'hui, c'était journée de repos ici, elle n'avait rien à faire.
Oui. On se serait occupé d'elle.
Elle ne dit pas des trucs comme ça.
Non, mais j'ai pas envie d'être pessimiste, mais ça me fout les boucles.
C'est tellement à cheval sur la santé des candidats que... C'est normal aussi.
C'est normal, attends, si elle doit souffrir d'une cheville toute une vie
parce qu'elle s'est fait une petite entorse et puis... Et qu'elle a forcé
comme elle va sans vouloir. Tu t'es fait piquer, là. Ouais, ouais, ça me fait...
Ah, les grosses.
J'ai vu quelqu'un en rouge dedans. Ouais, elle est là, elle nous fait
plaisir. Ouais, elle est là.
On n'a pas remis la partie.
Les deux ? Elle ne peut pas marcher.
Elle a dû prendre une douche et tout, la vénère.
Attends, on va voir s'il y a le plus. C'est super beau.
Et tout.
Ah là !
Et voilà notre héroïne et héroïne. Soulagement chez les Tambors. Tout le
monde craignait le départ définitif de Béatrice.
Nelly surtout, qui voit revenir plus qu'une alliée dans l'aventure, une
véritable amie. Et Nelly ?
a vraiment besoin de soutien.
Béatrice est finalement de retour parmi les siens. C'est une bonne nouvelle pour
tous. Elle est prête à se battre à fond malgré son entorse.
Elle peut rester dans l'aventure, mais doit impérativement ménager sa cheville.
Le conseil approche pour les Ventanas.
Tous se sentent menacés.
Un seul prénom sortira de l'urne à l'issue du vote.
Là, on est un peu cassé ce matin, il faut laisser clair.
Parce qu'on ne pensait pas avoir du retard en termes d'immunité.
On pensait faire la course devant un petit peu, et là ça nous stresse un
petit peu.
Sachant qu'il y a quand même maintenant des stratégies qui se mettent clairement
en place.
FX voudrait dégager Isabelle, puis attaquer Marianne après.
Ce soir ce sera certainement Isabelle qui va partir.
Donc voilà, ce sera comme ça. C'est ce qui est décidé, c'est ce qui est le
meilleur pour le groupe, et c'est ce qui doit de toute façon arriver, puisque c
'est la règle du jeu.
C'est vrai que FX c'est pas mon...
Mon préféré ? Lui, je pense que ça doit être de même, parce qu'à mon avis, je le
trouve très misogyne.
Et à mon avis, je dois peut-être lui faire peur, je ne sais pas.
Donc en fait, il préférerait lui m'éliminer. Et moi, son esprit, sa façon
de faire, ça ne me convient pas du tout. Je trouve qu'il est un peu trop égoïste.
Il ne s'est pas du tout intéressé, notamment à moi.
Il n'en a rien à faire, je vois bien.
Et à mon avis, je le gêne beaucoup.
Isabelle est sur la scellette, on va dire.
Pourquoi c'est un peu compliqué ? Je pense que c'est indifférent de
comportement, indifférent de... C'est pas personnel, vraiment. Moi, j'ai rien
contre elle.
Mais je sais qu'au sein du groupe, elle passe pas très bien. Voilà. C'est ce que
j'ai remarqué, en tout cas.
Dès le début, je me suis dit, si je n'arrive pas à faire un choix vis-à-vis
de la personne pour laquelle j'allais voter lors d'un conseil, je l'aurais
fait au vu de la dernière épreuve perdue.
Donc je vais m'en tenir à ça. Pour le moment, ce sera beaucoup plus facile. Je
n'ai aucune inimitié avec quiconque.
Et là, je vais voter pour la jeune Céline.
La nuit tombe. L'inquiétude gagne les ventanasses au moment où ils partent
vers le Conseil.
Les alliances sont encore fragiles.
Elles ont du mal à se dessiner.
Les femmes feront-elles front pour se liguer contre les hommes ? Les stratèges
ne risquent-ils pas d'être pris à leur propre piège ? Difficile de répondre à
ces questions.
Les caractères forts sont nombreux, aucun leader ne s'impose, le vote promet
d'être serré, le mystère est entier.
Le feu est un élément capital de la survie dans cette aventure. Les deux
équipes en disposent, les jaunes l'ont gagné, les rouges eux ont triché pour l
'obtenir, ils ont utilisé un briquet que leur a donné un pêcheur local.
La sanction tombe, leur feu est éteint.
Démoralisés et vexés d'avoir été démasqués, ils perdent le jeu de confort
qui suit.
Dommage, car il y avait des oreillers, des hamacs et des tapis de sol à gagner.
Ils reviennent au Ventanas, un cadeau appréciable.
Leurs nuits sont tout à coup plus confortables.
Dans l'épreuve d'immunité, inversion de tendance. Les Ventanas favoris se font
surprendre par des tambours surmotivés et notamment Béatrice qui avale en moins
de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Un énorme vert blanc repoussant. Elle gagne l'immunité pour sa tribu, mais
elle est très mal récompensée. Sur le chemin du retour vers le campement, elle
se tord la cheville.
La gravité de sa blessure exige une évacuation.
Les Tambors sont sous le choc. Le sort semble s'acharner contre eux.
Les Ventanas vivent aussi des moments difficiles. Outre la défaite, ils
doivent faire face à une invasion de fourmis vénimeuses.
Bonne nouvelle pour les Tambors.
Béatrice est autorisée à regagner sa tribu.
Avec un bandage solide à la cheville, chez les jaunes, l'heure est grave, ils
doivent se rendre au conseil.
Ce soir, c'est à nouveau Ventanas qui se présente au conseil. Dans ce marécage
inhospitalier, une épreuve terrible les attend.
La tribu doute, elle se croyait pourtant invincible et puis tout a basculé.
L'un d'entre eux va devoir payer le prix de la défaite. A l'issue de ce
conseil... Ils ne seront plus que six.
Bonsoir Ventanas.
Installez-vous, prenez place.
Ce conseil, vous le connaissez désormais, la règle est à la fois simple
et draconienne.
Vous allez tous devoir voter à bulletin secret.
Et à l'issue de ce vote, l'un ou l'une d'entre vous devra quitter à son tour
cette aventure immédiatement, sans même repasser par son campement.
Marianne ?
Vous avez décidé d'évincer la dernière fois Caroline.
Vous êtes donc en infériorité numérique, les femmes.
Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez envie d'avoir une forme de solidarité féminine
? J'espère que ces messieurs ne vont pas encore évincer l'une d'entre nous, en ce
qui concerne une autre jeune femme ce soir.
Et en ce qui me concerne personnellement, qu'équité entre les
deux ne me dérange pas, mais l'inverse non plus.
Adonis, on se rend compte que vous avez une force physique incroyable.
Est-ce que vous pensez que votre force physique vous permet de conserver une
place de choix dans cette équipe malgré ce caractère parfois un peu difficile ?
Je me permets d'avoir du caractère parce que j'ai une force physique.
Malheureusement, je pense que c'est un tempérament qui est le mien et c'est
comme ça que je le vis.
Céline, on a tous encore en tête, en mémoire, cette finale de l'épreuve d
'immunité. Ça ne s'est joué à pas grand-chose.
Dans quel état d'esprit êtes-vous ? Est-ce que vous pensez que cette défaite
peut avoir des conséquences pour vous à l'issue de ce conseil ? J'ai fait perdre
mon équipe, donc je me sens un petit peu responsable de ça.
J'en assume les conséquences et éventuellement peut-être un rejet ce
soir, mais on verra bien. En attendant, je vais prendre des cours de gobage de
verre, je pense que ça c'est très clair.
Mais bon, on verra bien.
Le moment terrible du vote est arrivé.
Vous êtes maintenant encore 7.
Dans quelques instants, vous ne serez plus que 6.
Aldonis, c'est à vous d'aller voter.
Je vote Isabelle parce que je trouve...
que les autres filles sont plus fortes et qu'elles nous seront certainement
plus utiles pour les épreuves à venir.
Nicolas, c'est à vous d'aller voter.
Céline ?
François-Xavier.
C'est la personne avec laquelle j'ai le moins d'affinité dans tout le groupe,
donc je l'élimine pour ça.
Isabelle, c'est votre tour à présent.
Marianne ?
Je
vote pour Céline. Pas de gaieté de cœur, mais à cause du dernier jeu.
Bernard, vous êtes le dernier à aller déposer votre bulletin dans l'urne.
Alors Céline, uniquement pour le jeu, sinon t'es une super nana. Je t'aime.
Le vote est à présent clos.
Je vais maintenant procéder au dépouillement.
Isabelle.
3 votes contre Isabelle.
Trois votes contre Céline.
Céline.
Quatre votes contre Céline. Trois votes contre Isabelle. Veuillez récupérer
votre flambeau et venez me rejoindre.
Céline, la tribu a voté, le verdict est tombé, vous devez quitter l'aventure
immédiatement.
Céline, avant de partir, est-ce que vous avez quelque chose à dire aux
aventuriers qui ont partagé votre vie pendant ces quelques jours ? Je leur
dirai juste bonne chance, pour la suite, sans regret.
C'est la règle, elle est immuable. Un survivant est contraint de quitter l
'aventure. Céline est victime du vote de ses compagnons. Sa spontanéité, sa bonne
humeur et sa naïveté lui ont été fatales.
Je vote Isabelle car je pense qu'elle a du mal à s'intégrer au groupe.
Bon, j'ai rien contre la gamine, simplement. Je préfère garder tous les
hommes avec moi pour les épreuves physiques à suivre contre les tambours.
Je ne lui reproche rien, seulement d'être un petit peu moins actif que les
autres au sein du groupe.
Hier, je me sentais assez...
J'avais pris sur moi ce qui m'est arrivé de perdre.
Donc j'ai dit à tout le monde, écoutez, je comprendrai, vous m'éliminez à cause
de ça. Mais tout le monde m'a dit, mais non, enfin, on ne va pas t'éliminer pour
ça. Quand on a quelque chose à dire, je préfère qu'on me le dise en face plutôt
que de la prendre comme ça.
Ce soir, ils ne sont plus que 13.
La semaine prochaine, nous assisterons à trois nouvelles journées avec les
tambours et les ventanasses.
La survie, les défis dans les jeux et les épreuves vont nous offrir leur lot
de surprises et de rebondissements.
Les deux tribus se livrent un beau duel.
A l'intérieur de chaque équipe, certains tiraillements sont déjà perceptibles. Tu
n'étais pas là en train de faire le mariole ? Tu es d'accord ? Tu les as vus
les deux ? Jackie, François-Xavier, Adonis, Isabelle ou encore Pierre
parviendront-ils à garder leur calme ? Amel, Nelly, Marianne ou Nicolas
pourront-ils longtemps rester sur la réserve ou seront-ils obligés de se
découvrir ? Il y a des gens qui sont vénus. Moi, je n'ai pas envie de passer
pour une histoire.
Ce qui est certain.
c'est qu'ils ne pourront pas tous éviter le Conseil.
L'un d'entre eux devra partir, lequel, vous le saurez en suivant le prochain
épisode de Koh-Lanta.
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