All language subtitles for Koh-Lanta - S02E02

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Original subtitles

Ça me fait mal parce que je me sens... Putain, qu'est-ce qu'on peut faire ?

Il y a des hauts et des bas, mais il faut tenir.

Je préfère franchement mourir de faim que manger un serpent.

A fortiori, les gens du pacte voteront toujours pour la même personne.

Exilés volontaires à 10 000 km de la France, ils sont aujourd'hui isolés au

bord de l'océan Pacifique au Costa Rica, à l'extrême pointe d'une péninsule

sauvage et vierge. Ils n'ont tous qu'un seul objectif, survivre aux autres et

gagner les 100 000 euros promis aux vainqueurs.

Ces 16 Robinson Crusoe sont répartis en deux clans. L'équipe Ventanas, les

Jaunes, l'équipe Tambor, les Rouges. Les Tambors ne sont plus que 7.

Jackie a été éliminée.

Il a quitté la tribu. Reste donc pour survivre chez les Rouges, Amel, 28 ans,

assistante sociale à Paris.

Pierre, 51 ans, chef d'entreprise dans le Var.

Nelly, 24 ans, barmaid dans une discothèque en Gironde.

Béatrice, 35 ans, commerciale dans le Var.

Xavier, 29 ans, kinésithérapeute dans le Rhône.

Maud, 25 ans, mannequin habitant Nantes en Loire-Atlantique.

Et enfin, Jimmy, 22 ans, vendeur forain dans le Vaucluse.

Les Ventanas, eux, sont encore au complet.

Adonis, 33 ans, responsable de club de vacances, il habite en Seine-et-Marne.

Caroline, 28 ans, assistante commerciale en Alsace.

Bernard, 47 ans, esthéticien à Lyon.

Isabelle, 36 ans, préparatrice en pharmacie à Nice.

François-Xavier, 25 ans, bijoutier créateur dans les Yvelines.

Nicolas, 29 ans, intérimaire dans l'agroalimentaire. Il vit dans les Deux

-Sèvres. Marianne, 34 ans, gendarme dans les Pyrénées-Atlantiques. Et puis

Céline, 22 ans, hôtesse d'accueil, originaire de Toulouse.

Le jour se lève sur le Costa Rica.

Pas une minute de répit pour les 16 volontaires.

Déjà, il faut partir à travers la jungle.

et victime d'un malaise. Je m'endormais comme si j'allais mourir. J'ai l

'impression de partir.

Les tambours tiennent physiquement le coup, mais ils ne sont guère unis, ce

qui rend leur progression hasardeuse.

Maintenant, on nous dit que c'est là. Tu dis que c'est par là. Moi, je dis que c

'est par là depuis le début et que j'ai fait autant de temps. Non, mais je veux

pas m'engueuler avec toi.

Les conditions de vie sont rudes.

Ils n'ont pour les premières 24 heures que leurs vêtements et un peu d'eau.

Du coup, le moral s'en ressent.

Je pensais que ça allait se passer différemment, que ça allait être un

petit peu plus cool, mais qu'on allait avoir un minimum de choses.

La livraison de leurs affaires personnelles suffit toutefois à leur

redonner le sourire.

Pourtant, ils n'ont toujours pas de feu et très peu de vie.

De plus, les deux tribus doivent s'affronter dans l'épreuve d'immunité

qui se déroule dans les méandres boueux d'une rivière tropicale.

Les rouges sont favoris, mais ce sont les jaunes qui remportent l'immunité.

Pour les tambours.

C'est la terrible épreuve du conseil.

Jackie, le maître d'hôtel des brouillards mais bavard, est le premier

éliminé de l'aventure.

Déjà, ils étaient du sud. Je suis du nord.

On n'est pas du même milieu non plus.

Il y a un ostéopathe, il y a une Miss France.

Tu me laisses les gourdes ? J'arrive, Nelly.

Après les instants intenses du conseil, la tribu diminuée doit se ressouder. La

survie reprend ses droits. Il faut s'organiser, profiter des moindres

minutes de relatif confort, comme ce filet d'eau courante suintant en haut d

'une cascade.

Pour certains, c'est l'hygiène qui passe avant toute chose.

Pour d'autres, il est plus urgent d'explorer la jungle. S'ils veulent

manger... Ils doivent se risquer sur ces rochers et ces pentes très difficiles d

'accès.

Soudain, c'est le drame.

Appelez le Toubib, prenez le Tokiwoki.

Xavier, probablement affaibli par la faim, perd l'équilibre. Sa chute est

brutale, il a perdu connaissance.

Prenez son pouls, est-ce qu'il respire ? Envoie un pare-héros, quelque chose pour

couvrir là, parce que il fait chaud.

En cas d'urgence, les deux équipes doivent utiliser la radio du kit de

survie pour alerter les secours.

Attends, on va te mettre de l'eau.

Bouleversée, Pierre ne sait plus comment s'en servir.

Voilà, allez, ne touchez pas, ça ne sert à rien.

Ne bouge pas, ne bouge pas, on est allé chercher le médecin, ne bouge pas.

Allô ? Allô ? T'as mal quelque part ou pas déjà pour nous dire

? Putain.

Oh merde.

Xavier n'est pas complètement inconscient.

Il reprend peu à peu ses esprits et parvient à échanger quelques mots avec

ses camarades.

Pierre a finalement réussi à donner l'alerte. Les secours se mobilisent

immédiatement. Le médecin étant perpétuel veille au camp de base de la

production, il peut intervenir en moins d'une heure.

Oui, c'est bon, t'as vu, glissé, on t'a vu glisser.

T'as mal derrière ? Bouge pas la tête, bouge pas la tête. Attends, il n'y a pas

une bouchière, il n'y a pas un truc qui me gêne ? Bouge pas la tête. Ne bouge

pas, ne bouge pas, il va arriver, ne bouge pas. Ne bouge pas.

Oh là là.

Non, non, non. Et tu reviens. Mais c'est pas grave.

Il est fatigué, tu es fatigué, c'est normal.

Ce matin, tu m'as dit que tu étais fatigué, c'est normal.

C'est normal, on est tous crevés.

Ça va ? Il arrive ? Il ne s'est écoulé que 35 minutes entre la chute de Xavier

et l'arrivée du docteur Tahon qui dirige l'équipe médicale de l'aventure.

Il a cogné quelque part. Il a cogné la tête quelque part. Là, à la tête, au

niveau de la charnière.

Au niveau de la nuque ? Oui, complètement au haut, juste sous le

rocher, à droite. Regarde mon dos.

Comment tu t'appelles ? Xavier. On est en quelle année ? 2002.

Pas mal au bassin, au thorax ? Non, j'ai mal, mais c'est bizarre.

C'est dans la tête, j'ai rien.

Xavier a glissé sur la pente très raide qui longe la cascade et sa tête a heurté

violemment une racine.

Par mesure de précaution, le docteur Tahon décide d'organiser son évacuation

sans délai.

Tu peux lui allonger les jambes.

Ça me fait mal de voir quelqu'un comme ça qui tombe et ça me fait mal quoi.

Ça me fait mal de...

Parce que je me sens, putain, qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'on peut

faire ? C'est un accident, il faut essayer de gérer son stress d'abord,

pour le rassurer lui.

Là, il se sentait trop faible.

Il a utilisé toute son énergie à crapahuter pour chercher de la

nourriture.

Non, je ne suis pas désolé.

Non mais il s'excuse, mais il arrête pas de s'excuser. Il fait tout. Il arrête

pas, il bouge, il bouge, il bouge. Et le souci, c'est que là, il a qu'une peur, c

'est de se dire, putain, ça y est, là, le jeu est fini pour moi.

Là, je vais aller à l'hôpital, je veux surtout pas aller à l'hôpital.

Ça va, ça va.

Il a hyper mal, mais non, ça va.

Ça, c'est désavoué. De toute façon, il s'excuse. Là, il va dire que c'est de sa

faute. Oui,

c'est la force de l'équipe.

Le fait de l'avoir allongé, on se sent tout à coup très faible.

Il faut maintenant transporter Xavier le long du chemin qui mène à la mer. Des

rochers et des troncs d'arbres abattus le rendent sinueux. Sous la direction du

docteur Taon, Pierre et Jimmy portent le blessé avec Emmanuel, le secouriste de

garde, un caméraman et un preneur de son présent au moment de l'accident.

L'état de santé de Xavier initialement était assez préoccupant et on avait à

faire face à un traumatisme crânien avec un traumatisme du rachis cervical qui

nous imposait de respecter l'axe tête-coutron afin de ne pas créer de

lésions médulaires lors de la manipulation de la victime. C'est pour

ça qu'il a été tout de suite mis dans un atlas coquille de manière à ne plus

pouvoir être mobilisé.

La progression est délicate. Il faut à tout prix éviter d'infliger de nouveaux

chocs à Xavier.

Cet accident purement fortuit est peut-être un signe que le destin adresse

à Xavier.

Prendre des risques, chercher ses limites, c'est pour Xavier un mode de

vie. Ses loisirs favoris en témoignent. Là où il faut un gros cœur et du sang

froid, on a des chances de trouver Xavier.

J'essaie d'être à la fois quelqu'un de réflexion et quelqu'un d'action.

J'ai besoin d'avoir un challenge, j'ai besoin d'avoir de l'adrénaline, j'ai

besoin d'avoir un engagement physique qui va vraiment dans la recherche

parfois du risque.

Je suis quelqu'un de résistant.

Si j'ai envie de quelque chose, si j'ai envie de gagner, je trouve en moi des

forces qui me permettent de tenir très très longtemps.

Pourtant, son métier de kinésithérapeute-ostéopathe lui rappelle

chaque jour combien il est important de compter sur un corps en bonne santé pour

bien vivre.

Et son corps, lui, il sait l'entretenir. Ses abdominaux à tambour font l

'admiration de tous.

Pendant ses cinq premiers jours, Xavier s'est imposé dans la tribu.

Prévenant et toujours souriant, il a su gagner la sympathie des quatre femmes de

Tambor sans pour autant susciter de méfiance chez les hommes.

Dès les premiers instants, il s'est mis au service de ses compagnons d'aventure,

actifs dans l'aménagement du camp comme dans l'allumage du feu.

Fédérateur. Voilà sans doute le mot qui définit le mieux Xavier.

Ses amis peinent à lui trouver des défauts. Il est plein d'énergie, plein d

'idées. Quelqu'un sur lequel on peut compter, donc fidèle. Très chaleureux.

Il est adorable.

Physiquement bien préparé, mentalement très fort, Xavier semble parti pour s

'imposer comme le leader naturel de cette tribu tambour. Ses qualités

physiques comme ses connaissances du milieu tropical sont des atouts

primordiaux pour l'aventure. Ça chute.

peut donc être lourde de conséquences.

Personne ne connaît à ce moment-là la gravité de ces blessures.

Les difficultés sont multiples.

A la fois, l'accès par la mer n'est pas toujours aisé. En fonction des marées et

des vagues qu'il y a, le jour où l'accident se produit, on peut être

amené à avoir des déchargements et des embarquements assez délicats.

Pas une minute à perdre. La marée est montante et d'importants rouleaux

commencent à se former.

Bientôt, il sera difficile de les franchir dans de bonnes conditions de

sécurité.

Les tambours sont sous le choc. Hier encore, ils étaient 8.

Aujourd'hui, après ce coup du sort, ils ne sont plus que 6.

Alors comment vont-ils réagir ? Seront-ils trouvés ?

La force mentale suffisante pour faire face aux défis de la survie, ils doivent

en tout cas vite se ressaisir, c'est indispensable.

Loin du drame qui se joue à Tambor, les Ventanas se consacrent surtout à l

'aménagement de leur campement. L'ambiance semble assez conviviale, même

si certains aventuriers ne font pas l'unanimité.

Caroline, je ne veux pas m'en cacher.

Depuis le premier jour, elle ne pensait pas que c'était si dur.

Elle a plein de choses qu'elle n'était pas prête, à mon avis, pour vraiment

vivre l'aventure à fond.

Elle ne s'était pas préparée, à mon avis, suffisamment dans sa tête et puis

aussi physiquement.

À mon avis, elle n'est pas faite pour être là.

J'en ai un petit peu marre de dormir sur des cailloux et des machins qui font mal

au dos.

Donc ça, ça va un petit peu briser la douleur.

Les bobos du dos.

Ça protégera un petit peu.

Je suis sûre que ça ne vaut pas le matin, mais bon, on fait ce qu'on peut

avec ce qu'on a.

Caroline n'est pas venue peut-être avec la même volonté d'aller jusqu'au bout de

cette épreuve.

Être là pour être là, oui, mais alors il faut en supporter tous les aléas, que ce

soit nourriture, qualité de sommeil, vêtements, et tout ce qu'on veut. J'ai

un petit peu tout le temps faim et c'est un petit peu obsessionnel.

Le fait de savoir qu'on est rationnés, elle a encore plus faim entre les fois.

Et bon, c'est vrai qu'elle aurait tendance à vouloir manger un peu plus.

Je ne sais pas, pour l'instant pas plus que les autres vraiment, mais à moindre

truc, elle saute dessus.

Je dis tant que j'ai faim, je râle.

La fille, elle me dit toujours, tais-toi.

Et puis moi, toujours en train de me plaindre.

La faim, au cinquième jour de l'aventure, habite

l'esprit de tous les survivants.

Alors certes, le feu permet de cuire un maigre repas, mais cela ne suffit pas.

Depuis qu'on a gagné le feu, tout le monde s'emballe, tout le monde veut

manger trois repas par jour.

On est quelques-uns à dire qu'il faudrait peut-être faire attention, mais

bon, on ne veut pas non plus éteindre l'enthousiasme de ceux qui ont besoin de

manger pour se sentir bien.

Moi personnellement j'aurais fait que deux repas parce que le matin on a le

petit déj, dans la matinée ils reprennent du coco, après c'est le

repas, après dans l'après-midi on reprend autre chose, puis après le soir

il y a repas.

Par la suite j'ai peur qu'on manque de quelque chose et que là ça devienne plus

dur. Ils n'ont pour l'instant que du riz à manger et donc leur rationnement

devient obligatoire. C'est notre ami Bernard qui a défini à peu près à sa

main.

50 grammes de riz, ce qu'on mangeait au départ cru, puisqu'on mange maintenant

là trois petites poignées à priori, puis ça fait le temps.

C'est la part du petit Jésus.

Le docteur

Tahon décide de faire transporter le blessé vers un hôpital équipé pour

réaliser des examens approfondis.

Chacun se mobilise.

Tout est mis en œuvre pour que Xavier reçoive les meilleurs soins.

Ces conditions sont particulières à la fois par l'isolement des campements et

le délai d'intervention rencontré par l'accès maritime.

Nous avons le temps d'évacuer le candidat en bateau.

L'ambulance nous attend.

On fait le transfert bateau-ambulance et ensuite on sera à l'aéroport, on décolle

en avion sanitaire.

On va le lever ici une première fois.

Nous avions aussi pris contact avec un avionneur pour mettre au point une

évacuation sanitaire avec un avion privé.

de manière à emmener les éventuelles victimes sur les hôpitaux qui se

trouvaient à quelques distances des îlots.

L'hôpital le plus adapté d'un point de vue sanitaire et une équivalence

française se trouvait à Saint-José, la capitale, ce qui est réalisé par la

route 4 heures de distance et 50 minutes à peine d'avion. Il avait besoin d

'examens complémentaires spécialisés, à savoir un scanner et une IRM, qui ont

été réalisés dès notre arrivée à Saint-José, puisque le neurochirurgien

était sur place et attendait pour pouvoir procéder aux examens.

Les tambours ont du mal à trouver le sommeil. L'image de Xavier inanimé, le

stress de son évacuation hantent la nuit et les songes des survivants.

L'absence de Xavier est pesante, mais pour les six survivants de Tambor, l

'aventure doit continuer.

Il faut survivre, survivre encore 34 jours.

Hier, d'avoir vu Xavier tomber d'en haut de la falaise, c'était un spectacle

impressionnant. L'avoir vu après inanimé par terre jusqu'à ce qu'il ait repris un

peu un semblant de conscience, c'était angoissant.

Et je pense que ce stress et cette tension...

Les tambours ne savent pas se rationner. Ils ont déjà épuisé leur stock de

farine. En plus, ils sont incapables d'exploiter les richesses de la nature

sauvage qui les entoure.

La jungle et la mer regorgent de denrées comestibles.

Encore faut-il savoir les dénicher.

Pour le moment, Les aventuriers doivent se contenter de ce qui passe à leur

portée.

Ce

petit

serpent n

'est pas vraiment dangereux, même s'il

faut éviter sa morsure.

C'est une espèce très commune dans ces contrées.

Sa chair est comestible à condition d'être convenablement bouillie.

Allez les filles, on fait une découpe.

Comme les anguilles.

Horreur les serpents.

J'ai une phobie des reptiles à leur en manger. Je préfère franchement mourir de

faim que manger un serpent.

Je préfère mourir de faim que manger un serpent.

Maintenant, il ne faut jamais dire jamais.

On va voir.

Tiens, il y a l'estomac là, c'est quoi ? C'est un verre ? Non, c'est le tuyau.

C'est quel tuyau ? C'est un tuyau de... Génial ! Oh là là, tenez ça ! Ah !

Ah ! Là, c'est la dernière victoire.

Ah non, mais je préfère crever de faim que moi.

Franchement, c'est psychologique, je ne peux pas.

C'est ma phobie. C'est comme si tu demandais à Nelly de manger un crapaud

alors qu'elle déteste ça.

Autant un crapaud, ça ne me gênerait pas autant ça.

Non,

c'est une grenouille.

C'est pour Nelly.

Regarde, ton crapaud.

Une petite grenouille.

Tu vois comme quoi la chaîne est bien faite.

Le serpent va manger mon crapaud et moi je vais manger le serpent.

Je ne suis pas contente de goûter au serpent. Je suis sûre que c'est super

bon en plus.

Et puis c'est vrai, ça va nous faire des protéines parce qu'on n'a toujours pas

réussi vraiment à pêcher à part des bulots ou des oursins.

Donc comme on ne peut pas vraiment pêcher de poissons, on verra bien. L

'avenir nous dira si on y arrivera un jour ou pas. Mais là, je suis contente

de goûter au serpent.

C'est comme les petits, comment ça s'appelle ? Après pour manger, il faudra

enlever la chair bouillie. Un serpent pour six, soit environ 15 centimètres

par personne.

Une maigre mais précieuse collation.

Insuffisante cependant pour redonner du tonus à cette équipe tambour en proie au

doute depuis le départ accidentel de Xavier.

Pourtant, il faut retrouver de l'énergie. Un nouveau défi se profile.

C'est l'heure du premier jeu de confort.

Alors, il y a du neuf ou pas ? Alors ?

à un tronc commun, mais serez-vous à la hauteur ? Je pense que c'est plutôt une

épreuve d'agilité ou un truc comme ça.

On va être tous ensemble comme une pyramide humaine.

A l'issue de cet affrontement, une seule des deux tribus, celle qui gagne,

reviendra à son campement avec une récompense améliorant sensiblement ses

conditions de vie.

Bonjour à tous.

Avant même de participer à ce jeu, je voudrais vous donner une information.

Hier, Xavier, membre de la tribu Tambor, a chuté dans son campement.

Il a été transféré à l'hôpital. Vous l'avez compris, les jaunes, les

ventanas, vous êtes huit.

Ils sont en face six.

Aussi, je vais procéder à un tirage au sort.

Dans le sac, il y a 6 graines noires et 2 graines blanches. Les aventuriers qui

tirent les blanches ne participent pas à l'épreuve.

Voilà, vous allez tendre votre main et vous allez ouvrir la main.

François-Xavier, Céline, vous ne participez pas à ce jeu.

Vous êtes donc 6 jaunes face à 6 rouges.

Vous avez face à vous 2 billes de bois.

qui ont été coupés dans des cocotiers.

Ce sont des billes qui pèsent un petit peu plus de 150 kg.

Il va vous falloir les faire rouler jusqu'au bout, 50 mètres environ.

Une fois que vous êtes arrivés, le plus dur commence pour tous.

Le but final, c'est de hisser au sommet de cette bille de bois un des membres de

vos équipes.

Dès le départ, les rouges sont démobilisés, ils ne sont pas dans le

rythme. Les jaunes bien organisés prennent l'avantage.

Les rouges perdent régulièrement du terrain, alors ils changent de tactique.

Ils envoient Hamel aux avant-postes pour creuser le trou qui permettra de relever

le tronc.

Les jaunes restent unis jusqu'à l'heure d'arrivée et se mettent aussitôt à

creuser les fondations.

Il s'en fout de peu, mais les jaunes sont les plus rapides.

Marianne se hisse au sommet du tronc de Cocotier. Elle offre la victoire au

Ventanas.

Bravo à vous.

Attention à la descente.

Les rouges, je vais même rejoindre.

C'est dommage.

Je vais maintenant vous demander de regagner votre campement. Bon retour sur

votre place.

Bon, je vois qu'il y a de l'ambiance dans votre équipe.

Venez me rejoindre.

Alors, la surprise, elle est là.

Je ne vous en dis pas plus.

A vous d'ouvrir ce coffre et de découvrir ce que vous avez gagné avec ce

premier jeu de confort.

Voilà donc, pour vous, je n'ai pas besoin de vous donner trop de conseils

pour savoir à quoi ça va servir.

Et je vous dis à très bientôt, bon retour dans votre campement et encore

une fois félicitations.

Il n'y a pas de soucis, ils étaient plus forts, ils ont poussé, ils ont eu la

niaque. On mange très mal, donc on est très faibles.

Ils ont une capacité de force beaucoup plus développée que la nôtre.

Tout le monde s'est donné, on a fait ce qu'on a pu, mais la force n'y est pas.

Je pense qu'on a moins de force que les jeunes, c'est sûr. Oui, vu le repas qu

'ils ont fait.

La première fois, ils avaient déjà gagné à bouffer.

Je crois qu'on a tous été un peu choqués par la chute de Xavier

Ligière. On l'a vraiment vécu en direct.

Honnêtement, à vivre, c'est quelque chose qui est assez impressionnant. J

'espère que ça va vraiment bien.

Mais j'espère qu'il n'a pas de séquelles. C'est surtout ça qui m

'inquiète. Ils ont eu le feu tranquillement.

Ils ont eu la bouffe avec parce qu'ils ont enfilé de la bouffe avec.

Ça fait deux jours qu'ils font du tourisme sur la plage.

Ça va bien effectivement chez les Ventanas. Ce gain d'un matériel de

plongée arrive au bon moment. La pêche est en effet une des clés de la survie

sur les côtes du Pacifique très poissonneuses.

Avec Isabelle et François-Xavier, deux excellents plongeurs, les ventanasses

espèrent améliorer leur ordinaire.

Du coup,

moins obsédés par la faim et le rationnement,

ils prennent un peu de recul par rapport à la survie.

Tous savent qu'il n'y aura qu'un seul survivant, qu'un seul d'entre eux

gagnera les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Et tous acceptent la règle

cruelle de l'élimination.

Mais déjà, des stratégies s'élaborent, des alliances se nouent.

Le mensonge et la dissimulation s'installent sur Ventanas.

Aujourd'hui, ce qu'il va falloir surtout penser à mettre en place, c'est un

carré, un carré de gens qui vont être quatre jusqu'au bout.

Et avec la ferme intention d'être dans le dernier carré.

On peut imaginer par exemple Marianne, Isabelle, Nicolas et moi.

Et puis on se tient de reining de conduite sur, on espère, deux personnes

minimum à éliminer du groupe, restant toujours quatre jusqu'au bout.

J'ai adhéré sans une once de remords.

On essaie d'aller le point possible. On joue tous le même but.

Bon, si on peut se le garantir avec donc une majorité relative, on se le

garantit.

A fortiori.

Les jours du pacte, vous vous trouvez toujours pour la même personne.

Stratégie, je ne suis pas pour.

Parce que je ne pense pas que ce soit honnête. Comme j'ai pu mettre en avant

au moins ce trait de mon caractère, je pense que je suis assez honnête.

Donc non, je ne pense à ni stratégie, ni quoi que ce soit.

Marianne qui est un petit peu dans ses rêves pour l'instant, parce qu'elle est

rentrée dans le jeu. Mais dans le jeu, le fait de... Je lui ai dit, le jeu, il

faut y aller quand même. Il faudra que tu le découvres.

Je t'explique certaines choses quand même, donc je pense que ça va se faire.

Et puis je suis à comprendre qu'elle a une chance de gagner.

Et pour ça, il faut avoir une stratégie dès le départ.

Donc j'ai essayé de lui mettre ça en place aujourd'hui.

Imaginez que je vous passe la barbe à la pincée.

Ces gestes-là sont des gestes quotidiens pour Bernard, esthéticien de profession.

Il ne se sépare jamais de sa pince à épiler. C'est tout doux, il a une peau

de bébé. Ses relations intimes avec les femmes étonnent. Mais pour Bernard, il n

'y a aucune ambiguïté. Il veut être l'ami, le confident.

J'aime la femme, donc quelque part, j'aime lui apporter quelque chose.

C'est vrai qu'il ne faut pas faire ça, c'est un métier sans passion.

Séducteur dans l'âme, il aime entretenir un contact presque charnel avec les

femmes.

Papa trop jeune, Bernard n'a pas su être présent aux côtés de sa fille.

Aujourd'hui grand-père, il veut oublier le passé et rattraper le temps perdu.

Mais il balaie aussi l'image trop classique du grand-père pour ne pas se

voir vieillir.

Bernard a sa stratégie. En observateur avisé de la société et surtout des

femmes, il jouera les psychologues pour analyser la personnalité de ses

adversaires et se positionner au mieux.

Bernard saura-t

-il

gérer ses rapports de force avec les hommes ?

Saura-t-il faire des femmes ses meilleurs alliés ou bien seront-elles

ses pires ennemis ? Vu l'état au départ des sourcils, ça ne peut être que mieux.

Voilà, belle enfant.

C'est vachement rigide déjà.

Les rouges, les tambours sont au bord du gouffre. Les défaites, la faim et

surtout l'accident de Xavier les ont rudement éprouvés.

Quelques restes du petit serpent.

un peu de riz finissent par constituer un semblant de repas.

Mais

c

'est un repas sans joie chez les Rouges. Ils sont toujours sans nouvelles de

Xavier et ils sont inquiets. Sans lui, ils n'ont plus vraiment de leader et ils

espèrent tous par conséquent le voir revenir rapidement.

Mais malheureusement, Xavier ne reviendra pas. Il souffre d'une entorse

cervicale. Son état est satisfaisant mais incompatible avec les conditions de

vie à Tambor.

Il doit observer une période de convalescence.

Comme souvent, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Pour Jackie, c

'est une aubaine. Le règlement de l'aventure lui donne une nouvelle chance

chez les Rouges. Ça fait plaisir de revenir ? Oui, c'est pour la bonne

cause.

Voilà le petit pet !

Alors si je suis venu exceptionnellement dans votre campement c'est effectivement

pour vous ramener

Jackie, d'abord des nouvelles de Xavier.

Tout va bien pour Xavier, il est en observation, il va rester encore

quelques heures en observation, puis il sera rapatrié sur la France, mais tout

va bien pour lui. Alors c'est vrai, Jackie revient avec vous, il avait été

éliminé au premier conseil, la règle stipule qu'en cas d'accident, qu'en cas

de départ d'un des aventuriers...

On réintègre le dernier éliminé. Ça vous fait plaisir quand même que j'y

revienne.

Est-ce que t'as le fonzi toi là ? T'as le fonzi ? Allez c'est reparti. Bah

viens installe-toi, bouffe t'as mangé ?

enfin une surprise et une bonne nouvelle pour les tambours il retrouve un

équipier Un peu encombrant, certes, mais très utile. Il ne ménage pas sa peine.

Un véritable atout. De quoi envisager à nouveau la victoire dans les épreuves.

J'ai dit que je ne vous en parlerais pas. Ça m'a manqué. C

'est vraiment un mec super. Il a énormément de choses à nous montrer, à

sortir de lui.

Il n'était tellement pas dans son élément qu'il n'a pas mis ça en avant.

Nous, ça nous manquait.

Je suis bien content.

Il faut qu'on arrive à se concentrer sur les épreuves d'immunité.

Les épreuves de confort, on va savoir se démerder. Mais il faut absolument gagner

les épreuves de... C'est l'immunité, il faut qu'on fasse de gros pires. Quelque

part, on l'a éliminé.

Donc on l'avait rejeté.

Alors savoir dans quelles conditions il va revenir et quel état d'esprit, c'est

autre chose encore.

Les Tambors l'admettent maintenant, Xavier ne reviendra jamais.

Cet aventurier modèle laisse un vide dans les cœurs, mais il faut tourner la

page. Toute la tribu décide de lui faire parvenir sur son lit d'hôpital. Un

message d'encouragement en réponse au message vidéo que Xavier a enregistré

juste avant de rentrer en France.

Salut les Tambors, vous le savez sûrement, je ne pourrais pas vous

rejoindre malheureusement.

Les médecins m'ont dit que je ne pouvais pas vous rejoindre, mais j'aurais bien

voulu. Je suis dans le rayon des rechappés à utilisation modérée

maintenant. Et donc, je ne pourrais pas venir faire toutes les épreuves. Je

voulais vous dire à chacun que j'étais super content d'avoir été avec vous.

C'était vraiment super.

Et puis à Jimmy, déborde d'énergie, continuez à avoir le feu sacré. Et puis

tu sais que maintenant, tu as un peu de moi dans ton fonzi, comme tu le dis si

bien.

Écoutez, de toute façon, moi, je vous souhaite... Je ne vous dis pas, mais je

crois que c'est le moment pour vous.

Allez, j'espère qu'on se reverra bientôt.

Au revoir.

C'était excellent.

Excellent.

Avec sa minerve.

C'est super sympa.

Les quelques coquillages de la veille et surtout la certitude d'avoir du poisson

à portée de main ont renforcé le moral de la tribu. Du coup, l'ambiance s'est

plutôt détendue.

Ça fait

deux jours que j'ai pas eu ma gaule du matin,

t'imagines, deux jours ! J'ai même plus que ça !

À poil, non, franchement, je ne fais pas déjà assez limite, ça m'embête.

Moi,

personnellement, ça ne me dérange plus à poil.

C'est tout. Maintenant, si eux, ils font ce qu'ils veulent avec leur image, moi,

personnellement, je ne le ferais pas. Parce qu'ils vont nus, ils vont nus.

Voilà, chacun le sent comme il veut. Mais bon, on n'impose rien aux autres,

quoi. Simplement.

Mais très vite... La loi de la survie s'impose à nouveau aux aventuriers.

Les tribus doivent s'affronter.

Ils le savent tous, l'équipe qui perdra cette épreuve d'immunité se rendra au

conseil et sera obligée d'éliminer l'un de ses membres.

Pour les Tambors, une inconnue, Jackie va-t-il réussir à remplacer Xavier ?

Salut

les

Ventanas, salut les Tambors, François et Xavier.

Je vais vous demander de me remettre ce totem, symbole de l'immunité.

Aujourd'hui, tout est remis en question. Ce totem reviendra à l'équipe qui

remportera l'épreuve que vous allez disputer d'ici quelques instants. C'est

une course parallèle.

Vous allez avoir pour chaque équipe une boîte comme celle-ci, qui est accrochée

à un cordage. Ce cordage est perdu dans un dédale de racines que l'on appelle la

mangrove. Il va vous falloir faire coulisser le plus vite possible cette

boîte sur la corde qui est d'une longueur d'une centaine de mètres.

La règle est extrêmement simple. L'équipe qui me remettra en premier sa

boîte remportera cette épreuve d'immunité.

Alors, vous le savez, vous êtes 8 vins de Tannas contre 7

tambours. Aussi, je vais procéder à un tirage au sort.

L'un des vins de Tannas ne participera pas.

La personne qui tirera la graine de couleur blanche ne jouera pas.

Bernard, vous êtes celui qui ne participerait pas à cette épreuve d

'immunité du cordage dans la mangrove. Je vais vous laisser quelques instants

pour mettre au point une stratégie.

Organisez votre équipe pour être le plus performant possible.

Il faut réfléchir.

Il faut réfléchir.

Il y en a qui font qu'ils débroussaillent le terrain.

Tu veux que je débroussaille le terrain ? Il y en a à gauche et il y en a à

droite.

J'imagine que vous avez mis au point votre tactique.

Mettez-vous en place maintenant.

Vous êtes prêts pour le départ ? 3, 2, 1...

Bravo les rouges !

Ça va faire du

bien au moral.

Les jaunes, rejoignez-moi.

Alors, les jaunes.

Vous connaissez la règle, elle est à la fois simple et draconienne.

Ce soir, je vous attends au conseil, l'un ou l'une d'entre vous quittera l

'aventure sans même repasser à son campement.

Bon retour.

Et regardez ce qui va lui faire plaisir, Xavier,

c'est ça.

Ce totem, parce que lors de l'épreuve des flambeaux, vous l'aviez vu passer

sous votre nez, ce totem. Eh bien, cette fois-ci, il est pour vous, ce totem. Et

il symbolise votre immunité provisoire. Elle est éphémère, mais elle fait

beaucoup, beaucoup de bien au moral.

Encore une fois, félicitations pour cette belle victoire ici dans la

Vendredi.

Voilà une victoire qui met du baume au cœur.

La spirale de l'échec est vaincue chez les Tambors.

L'équipe ressoudée retrouve le moral.

Jackie ne tient pas rigueur à ses compagnons de l'avoir éliminé une

première fois. Et il assure même l'animation au campement.

Tout le monde rit de bon cœur à ces blagues pourtant d'un goût contestable.

Dans le Nord, on dit, si une biloute elle pue, demain il pleut.

Mais alors, dans le genre de vanne, c'est super romantique.

Moi, ce genre de blague, c'est rigolo, mais ça va qu'un temps.

Je trouve ça assez profondément machiste.

Mais bon, il faut le prendre comme il est.

Je crois que dans les conditions dans lesquelles on vit, il faut prendre les

gens comme ils sont et il ne faut pas répondre parce que sinon, ce n'est pas

grave.

C'est vrai que sur le coup, on rigole, on pipi caca, mais au bout d'un

moment... Mon pauvre Jacqui, t'es irrécupérable !

Je me fais plus chier maintenant.

Avant, quand ça me plaisait pas, je disais ça me plaît pas. Maintenant, même

si ça me plaît pas, je dis ça me plaît.

C'est le caméléon.

Le faux cul pour gagner.

Putain, j'ai rien fait, je prends un coup sur la gueule. C'est une constante

chez les Tambors. La convivialité passe avant les nécessités de la survie. Dans

deux minutes, il va trouver.

Vous verrez, vous allez pleurer pour avoir une petite histoire à moi.

Pour les Ventanas, cette défaite est un coup de tonnerre dans un ciel bleu.

A la nuit tombée, ils vont se rendre au conseil et ils vont voter à bulletin

secret contre l'un d'entre eux.

Tout le monde est menacé.

On va continuer l'aventure avec un de moins.

On survivra, je pense.

On sait qui vraiment n'en peut plus.

Ce n'est pas un vote ce soir où on va avoir des remords.

Caro,

elle a craqué une fois, elle a craqué deux fois, elle a craqué trois fois.

Elle n'en peut plus.

C'est pas son truc.

Il y a d'autres personnes qui, a priori, les gênent beaucoup plus.

A Denis, a priori, il commence très sérieusement à taper dans le système de

pas mal de personnes.

Mais tu entends quand on fait la cuisine et qu'on ne met pas la poêle dans le bon

sens, il fait « ah non, non, dans l'autre sens », quand on le dit « non,

ce n'est pas la peine, ce n'est pas encore cuit », bon ok, alors à force,

moi je laisse courir, je l'évite.

Tu ne veux pas la courber dans l'autre sens, la poêle, pour éviter que quand le

riz va bouillonner, ça…

L'ado, c'est toujours son style meneur de camp de vacances.

Il faut qu'il dise à tout le monde comment on doit se placer, que tout le

monde écoute parce qu'il faut laisser parler l'organisateur du jeu, qu'on n

'est pas assez discipliné. Il fait une fois la morale et Caro, deux épreuves,

ça lui a suffi. La troisième, elle lui a dit ça suffit, tais-toi.

Il y a un morceau qui tourne tout autour de la main carrément.

Quand je remarque que quelqu'un essaie d'imposer un peu trop son autorité, c

'est là que je commence à me dire attention, je me sens un petit peu moins

à l'aise.

En l'occurrence, Adonis est un petit peu trop moralisateur, donc ça passe un peu

mal.

Isabelle, disons que c'est la surveillante générale du groupe.

En gros, c'est ça. C'est un peu comme un pion. On l'aime bien quand il est cool

avec nous, mais on ne l'aime pas quand il nous envoie des vannes. Voilà, c'est

ça.

Moi, à la limite, ça ne me dérange pas de perdre une prochaine fois pour

éliminer un autre.

Dans ma logique des choses, il y en a déjà trois que j'aimerais qu'ils

partent.

Caroline, FX et ado.

Oh, tu es beau.

Oh oui, tu es beau.

Putain, j'ai maigri.

Il faut partir maintenant. Pour les Ventanas, c'est le premier conseil. Tous

sont tendus, tous sont menacés.

Personne ne peut être sûr des alliances qu'il a nouées.

Celle des garçons est-elle solide ? Celle de Bernard, Nicolas, Marianne et

Isabelle résistera-t-elle à l'épreuve du vote secret ? Des antagonismes sévères

sont apparus, notamment entre Adonis et Isabelle.

Caroline, malgré son caractère imprévisible, peut compter sur pas mal

de soutien. Le vote est ouvert, rien n'est joué.

Les conditions de vie sont difficiles pour les 15 survivants. La faim, le

manque de sommeil affaiblissent les organismes. Chez les Tambors, c'est le

drame. Xavier est déséquilibré sur un sentier escarpé. Il tombe lourdement en

contrebas. L'équipe est frappée de stupeur. Les secours s'organisent très

vite et Xavier est évacué en un temps record.

Les Rouges sont brutalement réduits à 6 et ils perdent logiquement le jeu de

confort. Ce sont donc les Ventanas qui profitent d'un cadeau précieux.

du matériel de pêche très utile dans les eaux poissonneuses du Pacifique.

Les tambors, eux, se partagent un pauvre petit serpent lorsqu'ils voient arriver

Jackie en pleine forme.

Le règlement, en effet, prévoit qu'un départ accidentel entraîne la

réintégration automatique du dernier éliminé. Les tambors profitent de ce

renfort, ils retrouvent un moral conquérant et ils gagnent dans la foulée

l'épreuve d'immunité. Les rouges sont donc dispensés de conseils, les

ventanasses tombent de haut.

Ils sont abasourdis par leur défaite. Ce soir, ils progressent dans la jungle en

direction du conseil.

Je suis actuellement seul au conseil, mais d'une minute à l'autre, j'attends

les jaunes, les Ventanas, qui ont perdu l'épreuve d'immunité.

C'est une grande première pour eux, un moment crucial.

Dans quelques instants, ils vont décider l'éviction d'un des leurs.

Bonsoir à vous, les Ventanas.

Bonsoir. Déposez vos flambeaux.

Si vous êtes là ce soir, ici au Conseil, c'est tout simplement parce que vous

avez perdu la dernière épreuve d'immunité.

Je vous rappelle rapidement la règle.

Vous allez voter, tous autant que vous êtes, et l'un d'entre vous, à l'issue du

scrutin, devra quitter l'aventure immédiatement, sans même repasser par

son campement.

Avant de passer à ce vote, j'aimerais en savoir un petit peu plus sur votre vie

dans votre campement, savoir comment vous vous organisez.

Bernard, est-ce que vous avez l'impression, avec un tout petit peu de

recul, que vous auriez pu, en étant dans l'épreuve, peut-être inverser la

tendance et permettre à votre équipe de gagner ? Pas du tout, parce qu'ils ont

donné, comme d'habitude, le meilleur d'eux-mêmes. Et je pense que ça n'a rien

du tout changé au problème.

Il faut admettre qu'on a été battus ce matin, mais on aura notre revanche

bientôt. Caroline, c'est une aventure qui est difficile. On s'en rend compte

jour après jour.

Et vous ?

Vous ne mangez pas comme à la maison, en fait, ici.

Comment vous vivez ça ? Pas très bien. Je souffre pas mal.

Céline, depuis que je vous questionne, on se rend compte que vous avez une

équipe soudée depuis le début.

Mais là, vous allez vivre un moment forcément difficile puisque vous allez

être obligée de voter.

Vous allez être obligée de choisir l'un d'entre vous, l'élimination de l'un d

'entre vous.

Comment vous appréhendez ce moment-là, ce moment difficile ?

Je pense que pour tout le monde, c'est ce soir une difficulté supplémentaire

que d'éliminer l'un d'entre nous.

Et bon, on va assumer ce geste, mais c'est quelque chose que l'on souhaite

faire le moins possible.

À présent, nous allons pouvoir donc passer à ce vote.

Le premier à ouvrir ce scrutin, c'est vous, Adonis.

Caroline, à vous d'aller voter.

Adonis, parce qu'il veut tout diriger.

François-Xavier.

Céline, c'est à vous d'aller voter.

Bernard ? Caroline,

parce qu'elle n'a ni la force physique ni la force psychologique pour être dans

ce jeu.

Marianne ?

Isabelle,

vous êtes l'avant-dernière.

Et enfin, Nicolas.

Vous êtes encore 8. Dans quelques instants, vous ne serez plus que 7.

Je vais donc maintenant procéder au dépouillement.

Il y a 8 bulletins dans cette urne.

Caroline.

Caroline.

Adonis.

Caroline.

Caroline.

Nous en sommes à quatre bulletins.

Contre Caroline, un contrat de Nice.

Caroline.

Caroline.

Et enfin, Caroline.

Vous avez tous voté en votre âme et conscience.

Caroline, veuillez aller chercher votre flambeau et rejoignez-moi.

Le verdict est tombé.

La tribu des Ventanas a voté.

Leur décision est irrévocable.

Vous devez quitter l'aventure immédiatement.

La loi de l'aventure est dure, mais elle est connue de tous.

Il en fallait un ce soir. C'est Caroline.

Elle est la première femme à quitter l'aventure. Les membres de la tribu

Ventanas en ont décidé ainsi.

Je vote pour Caroline parce que je trouve que l'aventure est trop difficile

pour elle.

Je pense qu'il est temps pour elle qu'elle parte, puisqu'elle, comme elle l

'a dit elle-même, souffre beaucoup.

Et ce n'est plus son truc, donc il faut qu'elle arrête là.

Je vote Caroline car elle déprime et elle a besoin de retrouver la

civilisation. Parce qu'elle ne s'est pas assez bien préparée pour cette aventure.

J'ai sous-estimé l'aventure, je pense.

J'avais faim, j'avais tout le temps faim. Après les repas, avant les repas,

pendant les repas, je n'étais jamais rassasiée.

Je pense qu'ils ont compris que je souffrais. Ils avaient simplement envie

de me libérer, tout simplement.

Au départ, ils étaient 16.

Ce soir, il reste 14 survivants et les tribus sont à égalité. 7 en bord contre

7 ventanas.

A suivre dans le prochain épisode, 3 nouvelles journées de l'aventure. Les

rebondissements s'enchaînent, les défis se font de plus en plus durs.

Et la vie quotidienne est plus que jamais précaire. Le danger ode, la

suspicion s'installe, le mensonge devient un art de vivre.

Laquelle des deux équipes ira au conseil ? Vous le saurez en regardant le

troisième épisode de Koh-Lanta.

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