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Original subtitles

...

- Toussaint ?

Toussaint ?

Toussaint, Toussaint ?

- Oui...

Tu me feras une promesse...

que tu vas tenir. T'as compris, Anto ?

- Oui. - Ils vont te mettre la pression.

Surtout...

tu me venges pas.

Jamais.

Jure-le. - Je te jure. Je te jure.

- Jure-le. - Je te le jure.

- Finie la vendetta.

Finie.

- Essaie de te relever.

Toussaint ? - Promets-moi de le dire à personne.

Surtout pas à papa.

- Je te promets.

- Ce sera notre secret...

entre toi...

et moi.

- Toussaint ?

Toussaint ?

Regarde-moi, parle-moi ! Toussaint ?

Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Toussaint ! Toussaint !

Réveille-toi, parle-moi ! Toussaint ?

Il t'a dit quoi ? - Laisse-moi !

- Toussaint !

Coups de feu.

...

- Anto !

Qu'est-ce qu'ils foutent ? - Je sais pas !

...

Hakim ?

...

Tu peux te lever ? Il tousse.

Ca va aller, tiens le coup.

Sirène.

Tirez pas ! - Baisse ton arme !

- Les mains en l'air ! - On est de la maison !

Générique.

...

- Ca va, mon fils ? - Ca va.

- C'est beau, hein ? - Hm.

- On y est, mes amours. - Ca y est !

- Ouais.

- C'est parti ! - C'est parti.

- Tu crois qu'il va nous emmener chasser ?

- T'es un peu trop petit.

- Tu y allais avec ton père, toi. - J'étais plus grand.

- Il va grandir. - C'est quoi, les messes basses ?

- C'est maman qui décide.

...

Pourquoi tu fais ça à chaque fois qu'on arrive ?

- Pour rendre hommage à ton oncle.

- Et ça te rend triste ?

- Parfois, ça peut, oui.

Mais quand t'es là, ça va.

- Ils sont trop beaux, tes chiens. Comment ils s'appellent ?

Le costaud, il s'appelle Machja, ça veut dire "maquis".

Il est toujours en vadrouille. Et l'autre, c'est Ribelli.

On sait dès que des gens approchent,

il aboie avant qu'ils arrivent.

- Et il mord pas ? - Seulement les Luciani !

- Ca va, t'es bien ?

Tu m'aides plus à Paris ! - Pardon ! Je fais quoi ?

- Elle a dit quoi, Mina ?

- C'est ça, le problème.

A Paris, on t'apprend pas à parler le corse.

- Tu commences ?

- Je commence quand je veux. - Les hommes, on se calme.

On est là pour fêter quelque chose.

- C'est bien parce que c'est toi.

- Mon amour, fallait pas. - C'est moi qui voulais.

Je suis fière de mon fils :

commissaire !

- Capitaine.

Déjà, c'est bien, capitaine.

Commissaire, un jour peut-être. Allez, Jo !

On fait péter ou pas ? - Allez.

- Je l'avais dit ou pas ?

Allez ! Papa ?

- Non. - Pourquoi ?

- Non ! - Allez !

- Allez, ma soeur ! - Moi, je veux bien.

- Non, non. - T'es trop petit, toi !

- Si c'est Vani qui me sert, OK. - Allez !

- Voilà !

Voilà.

- Tu sais ce que j'en pense ?

- Oh que oui, je sais ce que tu en penses !

- Vous allez être bien ici. J'ai tout redécoré, cet hiver.

- Oui, c'est magnifique.

- Laisse, je la déferai après.

- Depuis que Séverine est partie en ville, la maison est vide.

- Maman, ça va ! Elle a 30 ans. - Elle a un copain ?

- Le jour où elle nous dira quelque chose sur sa vie !

Les enfants ont fait ce qu'ils voulaient.

L'un policier, l'autre infirmière.

Tout... sauf un viticulteur !

- On y pense. - Et quand ?

- Un jour !

- Sauf qu'on n'est pas éternels. - Arrête de dire des bêtises.

- Si ça ne tenait qu'à moi, on serait déjà ici.

- Hé !

Je l'ai entendu !

Je l'ai entendu. - Moi aussi.

- Allez, c'est bon. - Aide ta femme. Vas-y !

- Merci de supporter les humeurs

de mon père. Elle rit.

- Le mien, il n'est pas mieux.

- De toute façon, les deux, ils changeront jamais.

- D'ailleurs, il nous a invités à déjeuner demain. Ce serait bien

que tu viennes pour une fois. - Oui mais... il y aura ton frère,

non ?

Tu sais que c'est pas bon pour le petit qu'il les voie.

- Santu les verra.

- Ton père a du sang sur les mains. - Tu vas trop loin.

- Tu sais dans quoi il est impliqué ?

- Quand tu m'as épousée,

tu savais qui était mon père. - Oui.

On est partis pour pas que le petit devienne comme eux.

- On a toujours fait ce que t'as voulu.

Donc demain, Santu verra

son grand-père et son oncle.

- Alors Santu,

t'as une amoureuse ? - Oui.

- Comment elle s'appelle ? - Julie.

- C'est joli.

Et l'école ?

- Oui. - Tu vas faire quoi plus tard ?

- Docteur, je pense.

- Bien. - Tu préfères pas avocat ?

Pour aider la famille !

Ca va !

Hé, tiens, regarde !

Tonton a un cadeau pour toi. - Merci.

- Comme j'étais pas invité

à ton anniversaire...

- Super ! Je vais jouer

au policier et au voleur. - Te trompe pas.

- Rends ça à tonton.

- Pourquoi ? - Discute pas.

Tu lui rends, je te dis. Ca va pas ou quoi ?

On veut pas d'armes, tu le sais.

- Ca va, c'est un jouet !

- Arrêtez

de vous disputer.

Vani, s'il te plaît.

Ton frère pensait pas mal.

Et puis toute une histoire pour un pistolet en plastique !

Tous les gosses en ont.

- Oui, faut voir où ça mène.

- L'avantage, c'est que ça change pas depuis que vous êtes gosses.

Il te pique, et toi, tu fonces.

- Ca va aller.

Donne ton sac.

Ecoute-moi bien.

Ca, c'est ton calibre.

Tu le caches bien, hein ?

Et regarde !

- C'est un vrai ? - Oui.

Qu'est-ce que tu crois ? - Je peux voir ?

- Quand tu seras grand, t'auras le tien.

- Ca... - Un vrai flingue, juste pour toi.

Ca te plairait ? - Hm.

- J'aimerais bien voir mon petit-fils plus souvent,

et toi aussi.

- Viens nous voir à Paris.

- Je peux pas quitter la Corse.

- C'est toi qui as choisi ta vie. T'as qu'à en changer.

- C'est compliqué de changer.

On n'en sort pas comme ça, tu le sais.

- Ca va mal finir, cette histoire.

- Ouais. On croirait entendre ta mère.

- Elle avait raison, maman,

et c'est ça qui l'a tuée. Elle s'est inquiétée pour vous 2.

- Facile de me mettre ça sur le dos.

Quand elle était malade, t'étais où ?

A Paris. - T'as honte de rien, en fait.

Tu me feras pas culpabiliser de m'occuper de ma famille.

- Chut !

- Allez, viens !

On y va. - On vient d'arriver.

- Tu discutes pas.

- Laisse-le pour le week-end.

- Oh, ça va, toi !

Santu !

- Hé, Santu ?

- Au revoir.

Attends, maman.

C'est à cause de moi que tu t'es mis dans un état comme ça ?

- Non, c'est des histoires de famille.

- Je sais que papa vient jamais, il les aime pas. Moi, je les aime.

- Je sais.

- Je crois que je suis allé trop fort, cette fois-ci, non ?

- Non, je suis pas d'accord.

Elle avait qu'à être là quand maman était malade.

- Arrête. Ca te fait plaisir quand je m'engueule avec elle, on dirait.

- Fallait pas qu'elle se marie avec un flic.

Ca lui va bien de donner des leçons.

Je dois y aller, je dois voir Charles.

- Allez.

- Je te double l'offre que je t'ai faite l'année dernière.

- Ca va changer quoi ? - Regarde l'état de ton domaine.

Tu n'as plus la force, t'as plus d'ouvriers pour t'aider.

20 hectares à 20 euros du mètre.

- Qu'est-ce qu'il veut ? Il fait quoi ?

- Deluca est devenu l'homme de paille de Charles.

Tu connais ton père, jamais il vendra, et pas aux Luciani.

- 4 millions pour des terres non constructibles ?

C'est pas au-dessus du marché ? - On s'en fout, du marché !

On l'emmerde ! 4 millions d'euros.

Ca en fait, des cadeaux pour ton petit-fils.

- Si je t'écoute, c'est parce que je respectais beaucoup ton père.

A toi de m'écouter : tu emmerdes le marché,

et moi, j'emmerde Luciani !

- Ca va pas lui plaire, Joseph. - Pour toi,

c'est M. Natali ! Menace-moi encore et je te fais bouffer ta montre

en or !

- Oh, le Parisien !

Tu es en vacances ?

T'es toujours flic, toi ? - Ouais.

Je suis même passé capitaine à la BRI.

- Félicitations.

- Si tu veux pas avoir mes hommes sur le dos et celui de Charles,

arrête de venir emmerder mon père. - J'ai peur.

- Tu devrais.

- 4 millions !

- Pourquoi tu proposes pas les terres à Anto ?

- Il s'en fout, des terres ! - Je t'assure que non.

- Et Vanina ne pense qu'à une chose, c'est revenir.

Essaie, tu verras bien.

...

Une porte claque.

- Santu ?

Viens manger, c'est prêt !

...

Vibreur.

- Allô ?

Ah, c'est toi.

Ecoute-moi bien, je vais pas te le répéter deux fois.

Les soirées du jeudi, c'est à ma paillotte.

Je m'en fous, que t'aies booké ton rappeur.

Tu crois que t'as le choix ?

Ajaccio, c'est à nous, alors t'annules ta soirée.

T'as compris ?

On frappe.

- Ton père est pas là ? - Il est encore sous bracelet.

Le juge lui a collé une affaire à la con, s'il bipe chez toi...

- Ca va, il fait bien.

Comment ça s'est passé avec le vieux Natali ?

- Rien à faire.

Il est têtu, celui-là !

- Toi, tu viens jusqu'ici pour m'annoncer ça ?

- On m'a dit de pas en parler

au téléphone. Je viens.

- Ce putain de Natali veut pas vendre.

Va donc voir tous les restaurateurs de la région.

Le premier qui met un des vins Natali à la carte...

Dis-leur que je le prendrai mal.

Tu m'as compris ?

- Oui, ça va me prendre une éternité.

- Et t'es encore là ?

Il soupire.

- Tiens, voilà mon fils !

- Ca va ? - Ouais.

- Comment ça va ? - Ca va, et toi ?

- Ca va.

- Je t'ai ramené l'attestation de conformité pour ton immeuble

sur la rocade.

- C'est bien.

Merci. - De rien.

- Tu penses que

ce sera suffisant pour faire plier le vieux ?

- Oui, on va l'étrangler

financièrement. - De qui vous parlez ?

- Joseph. - T'es encore sur ça, papa ?

- Toussaint Natali a assassiné ton frère et tu tends l'autre joue.

- Il l'a pas assassiné, ils se sont entretués.

C'était à cause de ton conflit avec Joseph.

- Montre-moi les plans des villas qu'on va construire

sur le terrain des Natali.

Dire qu'il a refusé de travailler avec moi.

Le seul fils

qu'il me reste, tu le crois, ça ?

On va faire les papiers d'adoption.

- Tu as vu Vanina au domaine ?

- Après toutes ces années, tu es encore sur elle ?

- Tu l'as vue ?

- Tu veux un conseil ?

Reste loin d'eux, ils ont l'oeil.

- Oh, papa !

Quoi ?

- Tu le sais, Anto, parler, c'est pas mon truc,

alors je vais être direct.

Tu reprends les terres familiales ou je m'en débarrasse.

- Ca veut dire quoi, "je m'en débarrasse" ?

Tu vas accepter l'offre de Deluca ?

- Je ferai comme je voudrai et ça ne te regardera pas.

Tu as jusqu'à la fin des vacances pour prendre ta décision.

- Papa ?

Tu m'as rabâché ça depuis toujours et tu veux vendre ?

Pourquoi ?

- Tu parles corse maintenant ?

Alors agis comme un Corse ! - Arrête avec ça, ces conneries-là !

Papa ?

Putain.

Combien de temps qu'on n'est pas venus ici ?

- Très longtemps. Trop !

Toi, t'as quelque chose à me dire, je te connais.

- Soit je reprends les terres de mon père, soit il les vend.

C'est son ultimatum d'hier.

- Tu vas faire quoi ?

- Ce que je vais faire ? Je vais refuser, évidemment.

- Je suis pas d'accord.

- Mon amour. Je viens d'être promu capitaine.

- Basta, tes excuses ! - Quoi ?

- Tu peux être capitaine partout.

- Tu veux que je demande ma mutation ?

- Oui ! Moi, je m'occuperai des vignes.

- Toi toute seule, vraiment ? - Tu m'en crois pas capable ?

Anto, j'ai tout sacrifié pour ta carrière.

Ma famille, la Corse, le job de mes rêves. Tout.

J'en ai marre de Paris.

- Et Santu ? Il va être rattrapé par nos histoires de famille.

- Elles sont loin, on est partis y a 10 ans.

Il va apprendre à s'y faire.

Quand on est partis, tu m'avais promis

qu'on reviendrait. - Hm.

- Il est temps de tenir

tes promesses.

- Remets le drap.

- Bon, papa !

C'est quoi, cet ultimatum ?

- T'as fait ton choix ? - Je pose les questions.

- T'as cru que j'étais en garde à vue ?

- Pourquoi maintenant ? - Pourquoi pas !

- Papa. Depuis que je suis flic, tu me parles à peine.

Tu critiques ce que je fais, et là, tu vas me donner les terres ?

- Toussaint aurait pris la relève sans discuter, lui.

- Arrête de parler de lui tout le temps, c'est insupportable.

Réponds, pourquoi maintenant ?

- OK, je vais te dire pourquoi maintenant.

Mais toi, tu me dis ce que t'a confié ton frère avant de mourir ?

Il tire à vide.

...

Une porte claque.

- Qu'est-ce que tu fous là ?

- Viens ici.

- T'es rentré comment ? - Viens ici, je te dis.

- Dégage de chez moi.

Si tu t'approches, je t'ouvre en deux.

- Tu veux m'ouvrir en deux ?

Hein ?

...

- Tu vois,

là, tu as 43 ans de travail. Ton héritage !

Mon chéri.

Moto.

...

- Il va où, papa ? - Se balader.

Il a besoin de prendre

les bonnes décisions.

...

- Anto.

J'aimerais qu'on enterre la hache de guerre.

- Arrête de travailler pour Charles déjà.

- Avec Charles, on se connaît depuis toujours.

Ca date de nos années de lutte. - Elle a bon dos, la lutte.

Toi et ton fils, vous avez une mauvaise influence sur Santu.

- On m'a dit pour le domaine. - Les nouvelles vont vite.

- Ca a toujours été le rêve de Vanina.

Je pourrais voir mon petit-fils plus souvent.

Si toi, tu veux pas me voir,

c'est pas grave, hein.

Le temps a passé.

Il y a moins de règlements de comptes.

L'atmosphère est moins lourde ici.

- Tout va bien, donc.

Tu roules en voiture blindée, mais tout va bien.

Déplace-toi en Twingo, après on en reparle.

- Anto.

...

- Oh, Dume !

- Oh !

- Contente de te voir. - Ca va ?

- Oui.

- Moi aussi. - Qu'est-ce que tu fais là ?

T'as le temps pour un café ?

- Euh... ouais. Ouais.

Je vais prendre un café. Merci.

Ca va ? - Ouais. Qu'est-ce que tu deviens ?

- Je suis toujours à la DDE.

- Ca te plaît ?

- La paperasse, quoi ! - Oui.

- C'est toujours mieux que d'être

dans les affaires de mon père. - Ca va avec lui ?

- Pff...

Ca va, c'est toujours compliqué.

Il n'a jamais fait dans la dentelle.

- Ouais.

Je sais. - Merci.

- Pourquoi t'as pas continué la viticulture ?

T'étais le meilleur de nous tous... et de loin !

Tu te serais éloigné des affaires de ton père.

- Je sais pas. C'est dur d'échapper à sa famille, je crois.

- Ca !

- Et entre les diplômes qu'on a et ce qu'on en fait.

- Moi, je parle mais...

j'en ai rien fait non plus.

- Mais non. - Si.

Ca va peut-être changer là.

- Ah bon, pourquoi ?

- Joseph veut nous donner ses terres.

- C'est super, ça !

Je suis content pour vous, tu sais ?

- C'est pas fait encore.

- Mais y a pas de raison.

Il faut que j'y aille. - Déjà ?

- Ouais, ouais.

- Laisse, c'est pour moi. - Non.

- T'as même pas fini.

- Tu rigoles ! Passe le bonjour à Anto.

- Ca marche.

- A bientôt ! - Ouais.

- Ciao ! - Salut.

...

Vibreur.

- Ouais, mon commandant ?

*-C'est votre coéquipier.

*Il vient de succomber à ses blessures. Je suis désolé.

- OK.

J'appelle sa femme. *-Très bien.

- Merci de m'avoir prévenu.

...

- Pourquoi on doit encore se cacher ?

- Si Charles l'apprend, il va croire que je roule pour les Natali

et c'est pas bon pour les affaires. Patience.

Je prends du galon chez les Luciani.

Son fils est un faible, mon père commence à fatiguer.

J'ai un boulevard devant moi. Je prendrai la place de Charles.

- Ca lui ira bien.

- Alors ? Comment ça se passe avec ton frère, le flic ?

- M'en parle pas.

Mon père lui a proposé le domaine. - Non ?

Je m'inquiéterai pas trop à ta place.

Ton frère, c'est un cave.

Je le vois pas quitter la BRI pour devenir paysan.

- Tu restes un peu ?

- Hm...

- Tu restes !

- Un petit peu.

Tintement.

- C'est quoi ? - Je ne sais pas, moi.

- Quoi ?

Je sais pas, moi.

Qu'est-ce qu'on pourrait bien fêter ?

Hm ?

Santé !

Mais peut-être il y a à fêter... qu'on reste.

- Ah !

C'est vrai ?

- Oui. Je me suis mis en indispo pour le travail.

- Merci. - On reprend le domaine ensemble.

- Santu, on reste !

On a réussi !

...

- Ca, c'est un porte-bonheur. Avec ça, il t'arrivera rien.

- Jamais ? - T'es à l'abri de tout.

...

Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Tu viens donner un coup de main ?

- On peut dire ça. Ta demande de crédit a été refusée, tu le sais ?

- Je sais pourquoi elle l'a été. - Pourquoi tu t'obstines ? L'offre

augmente : 20 % de plus, 24E du mètre carré.

- Un milliard, j'en voudrais pas.

- Tu vas couler, vous tiendrez pas jusqu'aux prochaines vendanges.

- Possible, mais on pourra se regarder dans la glace.

Ca te parle pas, ça. Sors-moi de là !

- 4,8 millions !

- Barre-toi de là ! - Réfléchis !

- Voilà, bonne journée ! - Merci.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- La demande de subvention est refusée.

- Ils feront tout pour qu'on lâche. Tout.

- Je sais.

- Papa ?

Pourquoi t'as rien dit ? - Je t'ai rien caché.

- Non, tu le savais que le domaine était dans cet état,

qu'on remonterait pas la pente. - C'est ton départ de Corse

qui cause ça. Si Toussaint était vivant, ce serait différent.

- Laisse-le là où il est !

- Il faut arrêter avec ça.

C'est la haine contre les Luciani qui l'a tué.

Il faut plus de morts ?

On la paye tous, cette vendetta. On est venus ici

pour vivre, pas pour mourir. Pour vivre.

- Je vais aux grives.

- Je peux venir avec toi, s'il te plaît ?

- Prends-le avec toi, il en meurt d'envie !

- Allez, viens !

Va chercher ton sac, je t'attends dehors.

- Les chiens viennent avec nous ? - Oui.

- On va trouver une solution. - Papa ! On va aux grives.

- Maintenant ?

- Hm.

- Tu vas avec eux ? - Dis oui, s'il te plaît !

- Ca te ferait plaisir ? - Hm.

- OK, j'arrive.

- Je pourrais avoir un fusil ? - Pas pour l'instant. Tu observes.

OK ? - D'accord.

- Et ce soir cannelloni au brocciu. - Merci, Mina !

- Allez ! - Tu nous ramènes du gibier, hein ?

- OK, maman !

- Tu vois, là ? Les sangliers passent par là.

C'est pas la saison. - Tu verras, tu les entendras

avec leurs marcassins.

Allez, grimpe !

- Allez, va !

- C'est quelqu'un de bien, Vanina, tu sais ?

Vous avez bien fait de revenir.

Coup de feu.

...

Hé, hé !

Santu ? Tu vois les montagnes là-bas ?

Au premier plan, c'est Monte Gozzi,

et derrière, le Monte d'Oru.

- Le monte d'Oru et le monte Gozzi.

- Monte Gozzi et monte d'Oru. - C'est ça.

- Je descends dans la plaine tirer une bécasse. Vous restez là ?

- Ca va ! - Toi, tu ouvres l'oeil, hein ?

Allez !

...

- Tu les as eues ! - Ouais.

Ca te fait envie, hein ? - Hm.

- C'est bien pour la famille qu'on soit enfin tous réunis.

Là.

...

- Ca te plaît, la chasse ? - Hm.

- Maintenant qu'on est là, on pourra venir souvent.

Joseph se dispute avec quelqu'un.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Santu,

tu ne bouges pas !

...

Papa !

...

*-Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur d'Anto Natali.

- Il répond pas, c'est pas normal.

- J'appelle papa.

*-Vous êtes sur le répondeur... - Messagerie.

- En même temps, dans le maquis, ça passe mal.

- Je vais le chercher.

Santu ?

Anto ?

Joseph ?

Anto ?

Santu ? - Papa !

Papa !

...

Une porte s'ouvre.

- Tu crois qu'il va se réveiller ? - Ses fonctions vitales

sont stabilisées,

et vu l'endroit où la balle s'est logée, c'est un miracle.

- Tu veux en venir où ?

- C'est impossible de savoir.

Ca peut être aujourd'hui, comme dans 5 ans,

ou peut-être jamais.

- Non.

Tu peux pas me dire ça. - Je sais.

- Non.

- Mon frère, il est fort. Il va s'en sortir, d'accord ?

Il faut lui parler.

- S'il te plaît, mon amour.

Tu m'entends ? On a besoin de toi.

Je sais que tu vas te réveiller. Je le sais, je le sais.

...

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