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Musique intrigante
---
-Inès ? *-Oui ?
-Adrien a disparu avec la mère d'Ana.
Elle a embarqué la bagnole. Faut la localiser.
Attention, elle peut être imprévisible, OK ?
*-Ouais, avec ses médicaments.
-A plus.
---
-Fais gaffe !
Arrête-toi !
Fais gaffe ! Attention ! Klaxons
Crissement des pneus
Musique rock
Musique intrigante Conversations indistinctes
---
-Le témoin est où ? -C'est ce monsieur.
-Bonjour. Vous étiez sur place ?
-J'étais là en terrasse. -Ouais.
-Ca a fait un boucan énorme.
Une femme est partie par là avec un gamin.
-Vous lui avez parlé ?
-Je l'ai appelée, elle s'est taillée.
-Le gosse allait comment ?
-Je sais pas, j'étais trop loin.
J'ai appelé le 17.
-Vous avez bien fait, merci.
Oui, Inès ? *-Alors ?
-Elle s'est barrée avec Adrien. *-Ils sont sains et saufs ?
-Apparemment. J'espère. *-OK.
-Envoyez du renfort, faut boucler le secteur.
*-On s'en occupe.
-Je vais à l'école d'Ana. Je vais la chercher.
Elle sait peut-être où est sa mère.
*-On se retrouve après.
-OK, à plus.
Musique rock
---
Brouhaha des enfants
Ca va, les enfants ?
-Bonjour.
-Romane, t'as fini cette rédaction ?
-Oui, monsieur. -15 sur 20 ?
-16. -16 ?
Ana, faut que je te parle.
Je t'ai menti.
Je suis pas maître d'école,
mais policier.
Je cherche qui a poussé Mlle Laurens.
-C'est pour ça que vous avez pris sa place ?
-Ouais, c'est pour ça.
Elle recevait des messages de menace sur son téléphone.
-Vous croyez que c'est ma maman ?
-Je sais pas.
J'ai voulu lui parler et elle a disparu avec Adrien.
-Ils ont été enlevés par les méchants ?
-Non, Ana.
Y a pas de méchants.
C'est elle qui l'a enlevé.
-Mais elle aime bien Adrien. Elle est gentille avec.
Elle lui ferait jamais de mal.
-Elle l'a enlevé et je crois que tu le sais.
Tu sais aussi qu'y a pas de méchants.
Je t'ai observée, t'es intelligente.
T'es même très intelligente.
Je crois que tu fais comme si c'était vrai.
Tu veux pas contredire ta maman
car tu te tu dis que ça servirait à rien.
Car tu l'aimes, ta maman.
Tu sais que les méchants sont dans sa tête.
Je veux éviter qu'elle fasse une bêtise.
Pour ça,
j'ai besoin de toi,
car si quelqu'un la connaît très bien, c'est toi.
Et tu peux me dire où elle est.
-Non.
Vous voulez juste l'arrêter comme les méchants.
-Tu viens avec moi ?
-Faire quoi ?
-Tu vas m'aider à combattre les méchants ?
Allez, viens.
Brouhaha des enfants
---
Soupir
Grincement d'une porte
-Des nouvelles d'Adrien ?
-Non, toujours rien.
-C'est à cause de vous.
-Tamara, attends !
-Je te promets qu'elle fera aucun mal à ton frère.
-Comment tu peux être si sûr de toi ?
-Essaye d'être un peu optimiste !
-Tu trouves
qu'on est au top ?
Vous foutez la merde. Regardez comment vous vivez.
Tu dors dans le canapé !
On est au milieu, vous en avez rien à foutre.
Adrien est parti à cause de vous.
-Non, dis pas ça. -Bah si.
Je vous déteste.
-Tamara, s'il te plaît !
Claquement d'une porte
Ca devient compliqué avec elle.
-La faute à qui ?
-Facile de tout me foutre sur le dos.
-C'est toi qui m'as quittée !
T'assumes tellement pas que t'es pas parti !
-J'ai pas encore trouvé d'appart.
T'inquiète, je vais partir.
-Tu te rends pas compte
de la souffrance que tu nous fais vivre.
Ce qui arrive, c'est à cause de toi.
Notes de violon
---
-L'amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser
Et c'est bien en vain Qu'on l'appelle
-Y a pas un homme qu'a demandé à me voir ?
-Un homme ?
Tu me fais des mystères. Dis-m'en un peu plus.
-Il est grand, il a un casque de moto
à la main. -Un livreur ?
-Ah, Roger... -Je plaisante.
Ca me dit rien du tout.
Franchement, non. Je sais pas.
Dis-moi, il a un prénom,
ce grand homme avec le casque de moto ?
-Léo.
J'ai cru qu'il s'était passé un truc entre nous.
Je pense que je me suis trompée.
-Ca va, laisse-lui un peu de temps.
Je voudrais que tu saches une chose.
C'est que un homme,
ça va 1 000 fois moins vite qu'une femme.
Sois patiente. Il va revenir, le beau Léo.
-Si tu ne m'aimes pas
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Conversations indistinctes
-Alors ?
Ca t'a plu, ce petit tour en moto ?
-Ca pollue. Je préfère le vélo.
-Ah ouais.
La moto pollue moins que la voiture.
Et c'est moins fatigant que le vélo, surtout à 2.
Roucoulements d'un pigeon
-C'est ma faute.
C'est ma faute si Mlle Laurens est morte.
-Eh, pourquoi tu dis ça ?
-Je lui ai parlé des problèmes de ma maman.
A Adrien, aussi.
Mais il m'a juré de rien dire.
-De quels problèmes tu parles ?
-Bah...
Des méchants.
Elle les voit partout.
Elle a peur
que je me fasse kidnapper.
-Depuis quand elle a peur ?
-Depuis que...
les méchants lui ont volé ses affaires et l'ont battue.
-Qu'est-ce que tu me racontes, toi ?
-La nuit, quand elle rentrait du travail.
-Tu peux m'en dire plus ?
-Un jour, elle a dit que la maîtresse voulait m'enlever.
Maman était très énervée contre elle.
-Ca, je comprends.
Comment elle savait qu'elle voulait t'enlever ?
-Elle a dit que Mlle Laurens l'avait écrit.
Je me demande tout le temps.
C'est elle qui l'a tuée ?
-Eh, pense pas à ça, toi.
Je m'en occupe.
Tu me fais confiance ?
-Le médecin
du travail m'a contactée suite à l'avis de recherche.
-Ca s'est passé quand ?
-C'était y a 6 mois.
-Ana m'en a parlé, elle s'est faite
agressée.
-Elle a déposé plainte ?
-Rien, elle est arrivée dans cet état
à son travail à l'hôpital.
-Pas de main courante ? -Rien.
-Cette agression l'a traumatisée.
Depuis, elle est devenue parano
et Ana dit qu'elle voit
des méchants partout. -Et une parano
qui fuit avec un enfant, ça craint.
Ca peut avoir des réactions dangereuses.
-On les a repérés sur une caméra près d'Endoume.
-Oh.
Regardez ça.
Vous voyez quand il traverse ?
C'est bizarre, non ?
-Ouais, c'est Adrien
qui la dirige, il lui tire la main.
-Le gamin sait où il va et avec un peu de chance,
peut-être que sa soeur aussi.
On va chez les parents d'Adrien interroger Tamara.
-Et pour Ana ? -Elle est à côté.
Checkez si tout va bien. -D'accord.
-Merci, Marion.
Une femme chantonne.
---
-Ouh, là...
T'es prête à me quitter pour un clapier impersonnel ?
-Bah...
On restera pas ici éternellement.
Scrule va rentrer de voyage, tu vas repartir en Italie
et papa va rentrer chez lui après les travaux.
J'anticipe. Chacun va reprendre sa vie.
-Encore faut-il que ton père en ait une de vie.
Je le laisserai pas partir tant qu'il aura pas compris ça.
Son côté moine-soldat...
Ca m'inquiète
un peu. Elle s'esclaffe.
A force, il va devenir chiant.
-Je te laisserai lui dire.
-Dis donc, tu m'aiderais...
à m'inscrire sur un site de rencontres ?
-T'es sérieuse ?
-Bah oui !
A force de gamberger
sur la vie sentimentale désastreuse de ton père,
faut qu'on s'occupe de moi.
-Tu vas repartir en Italie. -Et alors ?
-Imagine tu trouves quelqu'un.
-C'est pas à toi que je vais apprendre que les hommes,
c'est pas pour la vie, toujours. -D'accord, mais bon...
-Tu crois qu'ils pensent mariage dès le 1er rencard ?
Allez, montre-moi.
-On va te trouver
une appli pour seniors. -Hors de question
que je drague dans les EPHADS.
Tu vas pas me quitter ?
Hein ?
-Non, non.
-Des nouvelles ? -On a vu votre fils
sur les caméras de surveillance,
mais on arrive pas à le localiser.
-Qu'est-ce que vous foutez ?
Vous êtes incapable
de retrouver un gamin de 11 ans ?
Vous le traitez de cri...
-C'est pour ça qu'on veut voir Tamara.
-Elle est à l'extérieur. -Elle va pas bien.
A mon avis, vous en tirerez rien.
-Je peux la voir ?
-Oui, bien sûr. -Merci beaucoup.
-Je peux ?
-Oui, je vous en prie. -Merci.
Claquement de porte
-Désolé, c'est horrible, cette attente.
-Je comprends tout à fait, y a pas de souci.
On fait notre maximum.
Vous lisez ce livre ?
-Ouais.
Ouais, c'est...
Ouais.
Ca peut nous servir, enfin...
Je m'en sers pour mon boulot.
-Ouais. OK.
Je peux vous demander un verre d'eau ?
-Oui, bien sûr. -Merci.
-Je vous ramène ça.
Musique intrigante
---
Tenez.
Désolé, j'ai que de l'eau du robinet.
-Pas de souci, merci.
-Ton frère a décidé de cacher la mère de sa copine.
T'as peut-être une idée d'où il est allé.
-Pourquoi moi ?
-Parce que t'es sa soeur et tu t'entends bien avec lui.
-On est obligés de se soutenir. Les parents sont dans leurs trucs.
-Il est passionné d'astronomie, c'est ça ?
Je l'ai entendu en parler avec Ana.
-Il adore les étoiles, ça le fait rêver.
Il adore aller à Notre-Dame de la Garde
pour les observer.
-A la Bonne Mère ? -Mmh.
-Merci, Tamara.
Musique troublante
---
Adrien ! Susana !
Susana ? Ca va aller ?
Vous m'entendez ? Est-ce que vous m'entendez ?
-Ca va, toi ? -Ca va.
Mais la maman d'Ana...
elle a pris beaucoup de médicaments.
-Vous m'entendez ?
C'est Mattéï.
Envoyez les urgences
au pied de Notre-Dame de la Garde.
Ca va aller. -Mmh...
-Restez avec nous. Ca va aller.
Ca va, mon poussin ?
Merci, c'est bon. -Très bien.
-Où ils l'emmènent ?
-A l'hôpital. Ambulance
Elle a besoin de se reposer. T'inquiète pas, ça va aller.
La maman d'Ana a des problèmes psychologiques
et de temps en temps,
elle a des réactions bizarres.
-C'est pas elle qu'a tué la maîtresse.
-Tu l'as vue la maman d'Ana au Fort ?
-Mais c'est pas elle ! Elle a rien fait.
-J'ai compris. -Elle a pas poussé Mlle Laurens.
-OK ! OK...
Mais si c'est pas elle...
c'est qui ?
Si tu dis ça, c'est que tu l'as vu.
-Je sais pas. -Adrien...
C'est quelqu'un que tu connais ?
Quelqu'un avec un sweat en jean à capuche ?
-Je me souviens plus.
-OK.
-Je veux rentrer chez moi.
-C'est pas grave, t'inquiète.
Je vais te ramener. D'accord ?
Allez, viens.
C'est ici que tu viens regarder les étoiles ?
-Oui.
Tu sais reconnaître la Grande Ourse ?
-Bah oui, évidemment.
Je connais toutes les constellations.
-C'est l'espèce de casserole...
Chant lyrique
---
-Monsieur, bonsoir. -Bonsoir.
--- -Vous cherchez quelqu'un ?
-Non, merci beaucoup.
-Bienvenue,
monsieur. -Bonsoir, monsieur.
-On vous sert à boire ?
-Oui, c'est gentil. Une bière ?
-Désolé, ici, y a pas de bière.
-Ah.
Vous avez quoi ? -Que du whisky.
-D'accord. -De tous pays.
Marocain, algérien, pied noir...
Du whisky japonais. -Je veux bien un whisky japonais.
-Un whisky japonais. -Merci.
---
A quelle heure Anaïs se produit ?
-Malheureusement, ce soir, elle chantera pas.
Elle vient pas.
-Ah.
---
-Revenez demain, elle sera là si Dieu veut.
-Euh... Combien pour le whisky ?
-Rien, la maison vous invite.
Ca me fait plaisir. -Ca me gêne.
-Ca me fait plaisir.
-Si vous la voyez,
dites-lui que j'ai trouvé ça.
-Avec plaisir. -Merci.
-Je vous dois rien ? -Non, rien.
Merci beaucoup,
Léo.
Musique au violon
-Merci, monsieur.
-Il est un peu comme toi mais en plus mat.
-Merci beaucoup.
Je fais le tour, OK ?
Elle rit.
Jusqu'au poste ? C'est ringard !
-A tout à l'heure.
-Bisou. -Bonne journée.
-A ce soir. -Inès ?
-Ca va ? -Ca va ?
-Ouais.
-Tu lui as dit pour le bébé ?
-J'ai essayé hier soir et j'y suis pas arrivée.
-Il veut pas être papa ?
-Ca, je sais pas.
Mais ma confiance avec les mecs, elle est limitée.
-Tu veux pas le... Le tester un peu ?
-Le tester ? -Ouais.
-Pour savoir s'il veut être papa ? -Ouais, c'est con.
-Oui. Clairement. -Laisse tomber. Vraiment.
Ca va ?
-Bonjour, Inès.
Je serai à la préfecture toute la matinée.
-D'accord.
Chelou, il t'a pas dit bonjour.
Y a un malaise ? -Non.
Pas du tout.
-OK.
T'as fait les vérifs ? -Je m'en occupe.
-Vous pourrez les transmettre ? -Salut.
-Merci. A toute.
-Vous allez bien, Inès ?
-Ca va et vous ?
-Ouais, ça va. Je suis pas réveillé.
Susana, vous avez des nouvelles ?
-C'est rassurant, elle est en coma artificiel
mais elle va s'en sortir.
-Bonne nouvelle.
-Ouais.
-Vous êtes tous là !
Ca tombe bien.
-Vous êtes là aussi, vous. -Oui.
J'ai fini d'analyser les mouvements des téléphones
avec les vidéosurveillances, ça avance grave.
-Grave. -Mmh.
-Vous êtes qui ?
-C'est Randall. -Randall ?
-Ouais.
-Euh... Randall. -Randall.
Spécialiste tech et intelligence artificielle.
-Ah, OK. Ah...
Commandant Mattéï, sans artifice.
-Très bien, mais en 2025, faut peut-être
se mettre à la page.
-Avec plaisir.
-Vous avez oublié votre café.
-Merci. Je suis pas bien réveillé.
Merci, Ingrid ! -Je vais vous éclairer.
-Que la lumière soit, Randall !
-Si Adrien a quitté le groupe, c'est qu'il a vu la dame au sweat.
Regardez les 2 points.
Là, il la spot.
Hello, ma belle ! Et là...
Il siffle.
Il la suit.
-Je me réveille progressivement.
Sybille
est morte ici. -Oui.
-Alice, la mère d'Adrien,
est de l'autre côté, à au moins 20 mètres
de la scène de crime au moment du meurtre.
-Exactement, là, elle bouge pas du tout
jusqu'à ce que le parent
qui a découvert Adrien envoie un texto
à 11h18 et 13 secondes.
-Ca, c'est précis.
-Toujours précis avec l'intelligence artificielle.
Surtout, notre IA analyse les scénarios possibles
avec les positions, les images disponibles.
-Ouais, dommage, y a pas de caméra vers la scène de crime.
C'est pour ça qu'on a l'IA.
Là où c'est précis,
c'est que la seule possibilité est que
la femme au sweat était avec l'institutrice
avant le meurtre.
-La femme au sweat, à priori, c'est Susana.
Si le labo retrouve des fibres du pull de Sybille
sur le sweat, ça prouvera qu'il y a eu un fight
entre les 2.
-C'est pas mal, l'IA.
-Ah non... Vous savez... On laisse les portes ouvertes.
Merci, Randall. -Avec plaisir.
-Vous avez connu Joss Randall ?
-Joss... De nom.
-C'est qui ? -Je demande à l'IA.
-Vous allez dire que je délire, mais je vois pas Susana
harceler l'instit de sa fille, ça colle pas.
-Qu'est-ce qui colle pas ?
-Ca va pas avec sa personnalité.
Oui, elle est parano, elle est flippée,
mais elle est pas perverse.
-Les paranoïaques, parfois, ça peut être très dangereux.
-Certes, mais elle est traumatisée.
C'est pas une allumée du casque.
-Elle est border, borderline,
même. -Mmh.
Le portable à carte est où ?
Ils l'ont pas trouvé pendant la perquise ?
-Elle peut l'avoir balancé dans la flotte.
-Non, ça devient chiant.
Chaque fois que je dis un truc, vous dites non tout le temps.
-C'est pas le sujet. -Bah...
-Je veux pas que la gamine aille en foyer.
-Moi aussi,
merci, ouais.
Je me demande juste comment elle a eu la fiche de sa fille.
Elle a braqué la classe de l'instit ?
Attends.
-Ca va, Nassim ?
-Marion, t'as fait les vérifs ?
-Ouais, ça matche.
-Ca matche ?
Qu'est-ce qui matche ?
-Là, c'est une page d'un livre que lisait Romain Fournier.
-Et regardez, avec les fiches.
L'écriture vous dit quelque chose ?
Y a rien qui vous choque ? -C'est l'écriture
de Sybille Laurens. -Oui.
Sur une page d'un livre du père d'Adrien.
Au début, j'ai hésité
et j'ai fait vérifier par un graphologue.
-C'est bien son écriture.
-Prêter
un bouquin, c'est intime.
-Ca prouve rien.
Juste que Sybille et Romain avaient une relation plus étroite
qu'il nous l'a dit.
-OK, mais étroite jusqu'à quel point ?
-Jusqu'à un grand point d'interrogation.
On peut se parler en privé, M. Fournier ?
-Euh...
Oui. -Ce livre.
Vous l'avez acheté où ?
-J'ai compris.
Alice, faut que je te dise quelque chose.
J'avais une relation avec Sybille.
Une relation amoureuse.
(-Avec la maîtresse de notre fils ?)
-Oui.
Elle m'a appelé pour me parler d'Adrien
et on s'est rencontrés.
Je sais pas,
j'ai été touché par elle,
par son implication avec les enfants.
Ensuite, on s'est revus.
Petit à petit, on a basculé vers autre chose.
Je suis désolé.
(-OK.)
Et...
C'était quand ? -Au moins de janvier.
On était déjà plus ensemble.
On se parlera de tout ça tout à l'heure.
En privé.
-J'ai plus rien à te dire.
Pardon.
-Pourquoi
vous avez rien dit ?
-Après la mort de Sybille, j'étais complètement
sous le choc.
J'étais perdu. Je savais pas où j'en étais.
J'étais complètement bloqué.
-Votre relation a commencé au moins de janvier ?
-Pile au moment
où Adrien a eu des problèmes avec sa maîtresse.
-Qui en fait était la vôtre.
-Ouais.
-Adrien était au courant de votre relation ?
-Non, pas Adrien.
-Pas Adrien. Qui alors ?
Votre fille, peut-être ?
-Oui, ma fille. Enfin je crois.
Je crois qu'elle nous a surpris à une terrasse de café.
Conversation indistincte
(-Oh, putain...)
Vous forcez, on a pas école, on peut rester là !
-Ce sweat vous dit quelque chose ?
-Ouais, il est à moi, c'est quoi
le problème ? -Vous voulez pas nous lâcher ?
-On l'a trouvé sur une scène de meurtre.
-Quoi ? Mais non !
-On a rien
de très probant.
Quelques traces d'hypochlorite de sodium.
-Hypochlorite de sodium.
Vous étiez là toutes les 2 vendredi matin ?
Faux témoignage,
ça peut vous coûter cher.
En espérant qu'y ait pas plus grave.
-Reste là. Reste là, toi.
-C'est à qui ça ?
-Euh, c'est pas à moi.
-C'est avec ça
que tu harcelais Sybille Laurens ?
-C'était de sa faute.
Je les ai vus au café avec mon père
en train de s'embrasser, ça m'a foutu la rage.
J'y suis retournée et je les ai revus ensemble.
Je l'ai même suivie chez elle.
-Cette fiche, là, ça te dit quelque chose ?
-Tu l'as prise dans sa classe ?
T'en as fait quoi après ?
-Je l'ai donnée à la mère d'Ana.
-Tu voulais prouver quoi ?
Oh, Tamara, tu me regardes !
Tu voulais prouver quoi ?
-Que c'était une pourriture.
Qu'elle allait lui enlever sa fille.
Je voulais me venger car elle couchait avec mon père.
J'étais trop vénère.
-Après, tu vas au Fort de Bouc pendant la sortie scolaire.
OK ? C'est ça ?
-Pour se taper la honte devant ma mère
et se faire pourrir devant les autres darons.
-Après, il se passe quoi ?
-Rien, je...
Je savais plus.
J'allais repartir et j'ai entendu
pour l'accident, ça m'a fait
flipper, j'ai jeté le sweat
et je me suis enfuie.
-Sauf que toi,
Tamara,
tu sais que c'est pas un accident.
-Quoi ? Vous êtes malades ?
J'ai jamais voulu la tuer. Je l'ai pas tuée !
-Oui, d'accord.
OK. On pourra la voir quand ?
Oui, merci.
-Qu'est-ce qui y a ?
-Tamara est en garde à vue.
-Quoi ? -Ils pensent que c'est elle...
-Mais c'est pas elle qui l'a tuée.
C'est ta faute !
-Alice... -C'est à cause de toi !
T'as baisé cette salope ! -Alice !
-T'as brisé notre famille ! Sors !
Putain...
Sanglots
-Adrien protégeait sa soeur.
-C'est ça qu'il cachait ? -Mmh.
-Inès ? Commandant ? -Ouais ?
-On a les résultats. -OK, ça dit quoi ?
-Aucune fibre sur le sweat de Tamara qui vient
de la victime.
-L'assassin de Sybille portait pas
ce sweat.
-Non, le labo est formel.
Randall vous attend au bureau.
-Merci, Marion.
-Tamara a dit la vérité.
Elle était sur place, mais a pas agressé l'institutrice.
-Randall et son IA étaient sûrs.
-Ils se sont plantés tous les 2.
-Je propose un truc.
On voit avec Randall s'il a pas une piste.
-On laisse une 2e chance à Randall.
Il souffle. *Bips
Vous avez l'air
en totale déprime.
Je capte pas.
C'était la seule hypothèse plausible.
-Mais ça marche pas. -Bah non,
ça marche pas. -Si Tamara
s'était battue avec l'institutrice,
on aurait retrouvé des traces sur son sweat.
-Mmh. -Quelque chose. Des fibres.
-Alice Fournier était où au moment du meurtre ?
-Elle est là.
Mais à 20 mètres, donc pas possible.
-Non, c'est pas possible.
-C'est son portable, qui était
à 20 mètres.
Elle l'avait sur elle ?
Si c'est pas le cas, on sait pas où elle était.
-Excusez-moi, mais ça me viendrait pas à l'idée
de laisser trainer mon téléphone. -Ouais.
-Vous êtes Randall 2025.
Sans votre "phone tel",
vous êtes mort. -On est plusieurs dans ce cas.
-C'est la seule explication.
Personne d'autre aurait pu aller voir Sybille.
Le sac.
-Elle le laisse
à une maman d'élève ?
-Le téléphone était dedans.
-Ca a faussé l'analyse de l'IA.
-Son téléphone est resté dans le sac
pendant qu'elle allait vers l'institutrice
pour la tuer. -Ah.
-Ca marche.
-OK.
L'intelligence artificielle dépassera jamais celle
de Léo Mattéï. -Arrêtez.
-Elle laisse sa fille s'accuser ? C'est qui cette meuf ?
Folle.
-On va lui laisser une chance d'avouer
et de sauver sa fille.
On lui donne rendez-vous sur les lieux du crime
avec son mari.
-Mmh.
-Ca vous dit de jouer à Monte-Cristo ?
-3 morts en une semaine. 3 marins sans histoires.
-Edmond Dantès.
Propos indistincts Musique rythmée
-Vous me faites peur.
-Vous étiez avec la classe quand Adrien a disparu.
-Oui.
Adrien est pas avec vous ? Je le cherche.
Vous savez pas où il est ?
-Je l'ai vu partir vers la prison.
-T'es sûr ? -Oui.
-Mon sac. Je vais voir si je le trouve.
-Ouais.
Bon, regroupez-vous. Je vais voir.
S'il réapparaît, envoyez un message dans le groupe.
J'arrive. -Les enfants,
vous bougez pas.
Restez avec eux, j'y vais.
-Et Tamara a eu un excès
de colère contre celle qui brisait sa famille
et lui volait son père.
-Coincée dans un divorce qu'elle comprenait pas.
-C'était de sa faute si son père quittait sa mère.
Quand elle l'a vue,
elle a craqué.
Ca doit être terrible d'entendre ça.
Surtout pour vous, Mme Fournier.
-Pourquoi pour moi ?
-Parce que vous étiez là.
Si près d'elle.
Vous me suivez ?
-Euh...
Donc vous étiez exactement là ?
-Oui.
-Là où on est tous ?
Oui, je cherchais Adrien.
-Ici.
Je pense plutôt que vous étiez là.
Que vous avez vu
votre fille arriver et pousser Sybille dans le vide.
-Adrien !
-Adrien !
Adrien !
-Mme Fournier...
Vous l'avez vue ?
Votre fille, Tamara...
pousser Sybille Laurens dans le vide.
-C'est pas Tamara.
C'est pas ma fille.
C'est moi qui ai tué Sybille.
(-Quoi ?)
-Je voulais la connaître.
Je voulais savoir qui était la femme
qui avait volé mon mari. (-C'est pas possible.)
-Adrien !
-Je cherchais Adrien et je l'ai vue.
Elle était là, seule.
-J'espère qu'il lui est rien arrivé.
-Faites pas semblant de vous intéresser à mon fils.
-Au contraire. Il est gentil. Je l'aime beaucoup.
-C'est pas lui que vous aimez, c'est Romain.
Une institutrice couche pas avec les parents.
-On peut en parler plus tard ? Cherchons Adrien.
-Je vous laisserais pas voler ma famille.
-Mais...
Lâchez-moi, espèce de malade !
Cri
Musique troublante
---
Il soupire.
---
-Je te demande pas beaucoup. J'ai réfléchi.
J'organise une soirée, tu dragues un peu Tony
et je vois sa réaction.
-Si vous parlez pas, c'est mal barré.
-Je te demande un service de copine.
-C'est pas la question. Ca se fait pas.
-Alors, l'intelligence artificielle ?
C'est stimulant ?
-Bah ouais, moi je kiffe.
-Ouais.
Et toi ?
Pardon. Et vous ?
-Bah, je trouve que c'est... Oui, c'est intéressant.
-Hésitez pas à l'utiliser. -Mmh.
-Bonne soirée. -Merci.
-Félicitations pour l'enquête.
Elle fait claquer sa lange. -T'es pressée ?
-Bah non.
-C'est chelou entre vous 2.
-Pas du tout.
-Bah... -Allez, viens.
-Salut.
A demain.
-Bonne soirée. -Bonne soirée.
(-Salut, Tony.)
Inès a des choses
à te dire mais elle ose pas, si tu peux la rassurer.
-OK. -Bonne soirée.
-Merci. -Salut !
-Bisous.
Ah... Ca va ?
-Toi, comment tu vas ?
-Euh...
Je sais pas trop.
-Tu me fais pas confiance ?
-Pas assez, je crois.
-Explique-moi, là.
-On en a déjà parlé.
C'est par rapport à ce que j'ai vécu
avec les autres mecs.
L'emprise, la manipulation. J'ai du mal à faire confiance.
-Inès,
je suis pas comme ça, tu le sais.
-Oui, je sais.
-Je peux faire quoi pour te rassurer ?
-En vrai, rien, t'es parfait.
Le problème, c'est pas toi, c'est moi.
-Arrête, Inès.
Arrête.
Fais-nous confiance.
Y a pas un jour où je me dis pas qu'on est trop bien.
Je suis avec la fille la plus géniale.
-Trop mignon. -On est bien ensemble.
Y a rien d'autre ?
-Euh...
Non. -T'es sûre ?
-Ouais.
-OK.
Il démarre le véhicule.
-Vous allez avoir une vie normale avec votre fille.
Va falloir vous soigner. Avec le bon traitement, cette fois.
-Je vous le promets.
-Mmh. -Merci.
-Avec plaisir.
-Ana !
Grincement des volets
-Il est mauvais, ce whisky japonais.
Raclement de gorge
-T'as eu des matchs ?
M'en parle pas, je suis au 48e dessous.
En PLS, comme tu dis. Elle rit.
Soupir
Que des vieux. Elle rit.
Regarde celui-là.
-Trop sérieux pour toi.
-C'est le plus présentable.
-Mmh.
-Y en a des pas mal.
-T'es sûre que c'est ta catégorie ?
T'as changé ta photo de profil ?
-Oui, c'est moi à 50 ans pour mon anniversaire à Capri.
-Oui, je vois bien, mais...
-Ils sont menteurs, ils disent qu'ils ont 35 ans.
Je vois qu'ils ont 40 ans. -Mmh.
Elle rit.
Mais dis donc...
C'est le fiancé d'Inès !
-Oui, t'as raison.
-Elle est enceinte et il est sur un site
de rencontres !
On toque. Oh !
-Cache vite. -Ah... Bon !
Je sais pas ce que vous faites ce soir,
mais je sors voir Anaïs chanter.
-Mmh. -Anaïs chanter ?
-Oui. -Où ça ?
-J'ai fait mon investigation.
Anaïs chante dans un cabaret,
Le Cabaret Bleu, à Marseille.
-Mmh. -Cachez votre joie.
Je pensais vous avoir en stéréo sur le sujet.
-Non, c'est bien que t'ailles la voir.
-C'est bien. -Mmh.
-Je sais pas.
Je suis un peu perdu.
Je sais pas ce qu'elle veut.
-Moi je sais.
Tu vas pas y aller habillé comme ça ?
-Ca va pas ?
-En jogging au cabaret ? -Bah...
-Mets une chemise ! Elle rit.
-A 60 ans, j'entends ma mère me dire de changer de tenue.
Vrombissement du moteur
Bonsoir, Roger.
-Oh, le grand Léo ! -Oui.
-Je savais que vous reviendriez. Sûr et certain.
-C'est ce soir qu'Anaïs se produit ?
-Ah, bien sûr.
Ce soir, elle va chanter.
Si elle pouvait chanter tous les soirs,
ce serait merveilleux.
-Vous la connaissez bien ?
-Bien sûr, je la connais depuis quelques années.
Vous savez, ici,
c'est une vraie star. -Mmh.
-C'est une...
Comment dire ? Une étoile du Cabaret Bleu.
-Une étoile filante, non ?
-Vous savez, Anaïs,
c'est un mystère.
Elle est difficile à percer.
-Vous auriez un conseil à me donner ?
-Ecoutez, mon grand, suivez ce conseil.
Si vous arrivez à lire dans son coeur,
elle restera.
Musique entraînante
-C'est à toi dans 5 minutes. -OK, j'arrive.
---
Musique douce au piano
---
Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi c'est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu me tiens dans tes bras
Je ferais le tour du monde
Ca ne tournerait pas plus qu'ça
La terre
N'est pas assez ronde
Pour m'étourdir autant qu'toi
Qu'est-ce qu'on est bien Tous les 2
Quand on est ensemble nous 2
Quelle vie on a tous les 2
Quand on s'aime comme nous 2 On pourrait changer d'planète
Tant qu'j'ai mon coeur près
Du tien
J'entends les flonflons de la fête
Et la terre n'y est pour rien
Ah oui, parlons-en de la terre
Pour qui elle se prend, la terre
Ma parole y a qu'elle sur Terre
Y a qu'elle Pour faire tant de mystères
Mais pour nous Y a pas de problèmes
Car c'est pour la vie qu'on s'aime
Et s'il y avait pas d'vie même
Nous on s'aimerait quand
Même
Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi c'est toi
Je suis toujours
A la fête
Quand tu me tiens dans tes bras
Je ferais le tour du monde
Ca ne tournerait
Pas plus qu'ça
La Terre n'est pas assez ronde
Pour m'étourdir autant qu'toi
Musique entraînante au piano
---
Sous-titrage : TransPerfect Media France
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