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Musique intrigante
---
-Elle serait morte d'une insuffisance respiratoire
due à une surdose de sédatifs retrouvés à côté de son lit.
-Le décès, quelle heure ?
-Pas plus d'une heure.
Avec l'absorption,
ça fait une injection vers 8h.
-Et la marque
sur sa pommette ? -Ca date de juste avant
la mort.
Un impact avec un objet métallique pointu.
Comme une poignée de porte ou le coin d'une table.
-Avec les somnifères, elle a perdu l'équilibre
et s'est cognée ? -C'est possible, mais...
Y a autre chose. On a tenté de l'étrangler.
Avec un cordon en tissu, assez fin.
-Ca explique le foulard. Bien vu, Inès.
-Ca remonte à une dizaine de jours.
-OK, merci.
Quelqu'un a voulu la tuer et elle nous a
rien dit.
-On met Marion sur le coup.
Elle check les caméras de surveillance
datant de 8 à 12 jours.
-Je m'en occupe. On dit quoi aux vacanciers ?
-Alors là, on dit rien. -Pourquoi ?
-Autrement, c'est le bordel.
-C'est pas faux.
-Le gros bordel.
Musique rock
-Elle se suicide alors que le gamin était hors de danger ?
Ca a pas de sens.
-Alors que c'est elle qu'a découvert Adam
dans le local piscine.
Vous avez remarqué ? Le clavier est propre.
-Alors que l'écran est sale.
-Quelqu'un aurait
nettoyé les touches pour effacer les empreintes.
-Et écrit la lettre de suicide
à sa place ? -Elle s'est pas suicidée,
mais on l'aurait obligée à prendre des somnifères.
-La trace sur sa pommette serait un coup.
-Je pense qu'il est urgent de retrouver Félix.
Bips -C'EST VOUS ?
AH, NON, C'EST MOI.
-La proc m'attend.
-Les gens s'inquiètent de l'absence d'Ophélie.
-J'y vais. -A toute.
-A toute !
-Ah !
Excusez-moi. Où est la maître-nageuse ?
-J'allais vous en parler.
Ophélie sera pas là aujourd'hui !
Si vos enfants se baignent, gardez un oeil dessus.
-Elle a été empoisonnée ?
-Non.
-C'est pas un suicide. -Vous avez un suspect ?
-Félix Dupuis.
Il est en fuite et a menacé Adam
de le tuer s'il disait que c'était le fils de Cyril Dupuis.
-Adam est le fils de Cyril Dupuis ?
-C'est ce qu'il croit.
-Quel rapport avec la maître-nageuse ?
-C'est la seule à qui ils se sont confiés.
-OK, je mobilise la police
pour retrouver Félix Dupuis.
-Je vais interroger ses parents. -Mmh.
Les vacanciers sont à bout.
Je peux pas prolonger le lockdown.
-Vous vous foutez de nous. -Oui !
-Vous croyez qu'on a pas vu le camion de police ?
-Faut nous laisser bosser. L'hôtel va bientôt rouvrir.
-Quand ? Marre d'être enfermés ! Qu'est-ce qui se passe ?
-Il rouvre demain soir.
Si vous avez pas résolu l'affaire, je fais intervenir la Crim.
-Si tout le monde se barre, c'est mort.
Le suspect sera en fuite
et impossible de mettre la main dessus.
-Alors faites au mieux. Et vite.
-C'est ce que je me disais. Fais au mieux et vite.
Soupirs
-J'en peux plus, là.
-Personne, en fait. -On est tous pareils.
On veut tous rentrer.
Laissons-les faire et on sera vite à la maison.
On va se relayer pour surveiller la piscine.
Je commence. Qui prend le relai ?
Vous 2 ? Super. -Arrête un peu.
-Se relayer. D'accord.
-On verra après. -Merci beaucoup.
On toque à une porte.
-Vous avez retrouvé Félix ?
-Pas encore. On va avoir besoin de vous.
-On a pu s'en prendre à lui ?
-Madame, s'il est en fuite,
c'est qu'il a quelque chose à cacher.
-Je vais fouiller sa chambre. -Merci.
-Ce qui est arrivé à Adam ? C'est impossible.
-Pour le savoir, faudrait le retrouver.
Une idée d'où il peut se cacher ?
-Non.
Non, je vois pas.
-Moi...
J'ai entendu quelque chose.
-Qu'est-ce que t'as entendu ?
-Il a parlé d'une usine.
-D'une usine ?
Tu peux m'en dire plus ?
-Il a dit qu'il irait quand tout le monde dormirait.
-C'était avant qu'on confisque les téléphones ?
-Oui, mais je sais pas à qui il parlait.
-Commandant ?
-Oui, lieutenant ?
-J'ai trouvé ça dans ses affaires.
Je pense que c'est à Adam.
-Je sais pas ce que ça faisait là.
-C'est moi.
-C'est toi, Louise ? C'est...
C'est toi qui l'as caché ?
Tu peux m'expliquer ?
-C'est moi qui l'ai caché car Adam, c'est mon amoureux.
Je m'inquiétais pour lui.
-Tu peux nous dire où tu l'as trouvé ?
-Sur la plage.
Le jour où il était malade.
-Une dernière question et je t'embête plus.
C'est toi qu'est allée dans la chambre d'Adam
quand il était inconscient ?
-J'avais trop peur pour lui, alors...
Quand il faisait nuit, je suis sortie pour aller le voir.
Et après,
son père est arrivé.
Je me suis enfuie.
-OK, merci, Louise. -Et pour mon frère ?
-Là, malheureusement, on sait pas encore.
Mais t'inquiète pas, on va tout faire pour.
Si vous avez des nouvelles, on est à votre disposition.
-Bien sûr. -Y a urgence.
Oui, Marion, la gamine a parlé d'une usine.
L'indice est mince, mais je compte sur vous
pour vous mettre sur le coup.
Ouais. Je sais. Merci, Marion.
-C'est le t-shirt d'Adam. Y a une tache qui sent l'alcool.
Ca fout la gerbe.
-Ouais, vous avez raison.
Ca sent l'anis. Peut-être du pastis.
-C'est peut-être avec ça qu'il a été empoisonné.
-Je vais parler au gamin.
Je sais pas comment tu fais. Je supporte pas les piqûres.
Je détale comme un lapin.
Ca me fait peur, ça.
-Quand c'est mon papa, ça fait pas mal.
-Dis-moi, c'est bien à toi, ce t-shirt ?
Y a une tâche qui sent l'alcool.
T'en as bu, non ?
Tu peux nous parler. Y a pas de problème.
-On sait, ça a été dur,
cette année.
Et parfois, quand on souffre,
on fait des choses qu'on a pas le droit de faire
et qui nous font pas du bien.
Il soupire.
(On t'en voudra pas.)
-J'ai trouvé un verre avec de l'alcool.
Ca faisait mal à la gorge.
Mais j'avais envie d'avoir mal.
Alors...
J'ai tout bu.
-Mais Adam, de l'alcool !
Tu te rends compte ? -M. Hansen, s'il vous plaît.
-Calme-toi, c'est pas sa faute.
-Y a quelque chose que je comprends pas.
Tu as dit que
tu avais envie d'avoir mal, c'est ce que j'ai entendu.
-J'acceptais plus la rumeur.
Me dire que Cyril serait mon père,
que Louise serait ma soeur.
-Tu l'as trouvé où,
ce verre ?
-Au terrain de pétanque.
-Tu te rappelles vers quelle heure ?
-Vers midi.
-Tu sais à qui il appartenait ?
-Je sais plus. Y avait du monde.
-C'est pas grave.
-C'est nous, on aurait dû t'en parler.
-Eloïse ?
-Ouais ?
-T'as récupéré tous les emballages bleus
pour voir si ça matche avec celui que t'as retrouvé ?
-Je suis dedans.
-Je cherche partout Inès. Tu l'as pas vue ?
-Un de plus !
-Oh !
Tiens.
Tiens.
-On a fini avec cette benne. Maintenant, celle-ci.
-Ah non.
Non, je t'aide pas. Je t'ai dit une poubelle.
D'accord ? C'est pas possible. J'ai la gerbe.
-Tu peux en faire une de plus ?
-Euh, Mattéï ? -Mmh ?
-C'est le moment de dire à Eloïse
que je suis indispensable pour l'enquête.
Que vous avez besoin de moi.
-Pas du tout ! Je peux me débrouiller.
Aucun souci !
Finissez tranquilles. Je me débrouille.
-Vous croyez que je vois pas le complot familial ?
-Juste pour être sérieux, j'ai parlé avec Adam.
C'est le pastis qui contenait la ricine.
Le gamin l'a volé, l'a bu. Le poison lui était pas destiné.
Vibreur
Ah. Ouais, Marion ?
*-On a plusieurs pistes
pour l'usine.
-La police du coin les vérifie.
-J'ai visionné les vidéosurveillances.
*Félix Dupuis passe du temps à essayer de parler à Ophélie.
A attirer son attention.
-Il a l'air amoureux d'elle.
*-Et elle, elle est amoureuse de lui ?
-Elle le rejette.
C'est pas tout, je vous ai envoyé
*un extrait vidéo d'il y a 10 jours,
le soir d'un match de foot diffusé à l'hôtel.
On voit qu'elle a été suivie.
L'angle de la caméra
nous permet pas de voir ce qui s'est passé.
Vu son comportement, on imagine qu'elle a été agressée.
-Elle a subi un viol ? *-Oui, le légiste a confirmé.
-Aucune image pour identifier mieux l'agresseur ?
-Non, malheureusement, on a rien.
-Niveau corpulence,
ça ressemble à Félix Dupuis.
-OK, merci, commissaire.
*-De rien.
-Il aurait pas supporté qu'elle le rejette
et l'aurait violée.
-Si c'est le cas, il a flippé qu'elle le reconnaisse.
Il l'a empoisonnée et le verre
lui était destiné à elle.
-Quand il a vu que ça marchait pas, il l'a bourrée de somnifères
et a maquillé ça en suicide.
-Franchement, ça se tient.
-Ouais.
J'ai reçu un SMS de la proc.
La police a retrouvé l'usine.
-OK, je fonce.
On se retrouve là-bas.
-J'arrive.
Ca va aller ? -Mmh.
-Ca secoue, tout ça.
-Ouais.
Musique intrigante
---
-Vous comprenez pas. J'ai frappé à la porte d'Ophélie.
Ca répond pas, il se passe un truc.
Les flics nous mentent !
-Ils font leur boulot. Retournez à la piscine.
-Lâche-moi avec ta piscine !
Me touche pas ! -Vous voyez pas
que vous attisez la peur, c'est ça que vous voulez ?
-Encore vous ? Vous en faites pas un peu trop ?
-Ca va.
-Sois vous vous calmez, soit on vous boucle.
-Vous me touchez pas.
-Il est lourd. -Ca va ?
-Ouais.
Elle est morte ?
Les gens sont à cran. C'est de plus en plus chaud.
Faut vraiment leur parler.
-Vous avez raison, mais c'est pas encore possible.
Allez vous occuper de votre fils, il en a besoin.
-Papa ?
Papa ?
Papa, allez !
-Pardon ?
-On joue ?
-Ouais, excuse-moi.
C'est pas les vacances dont je rêvais pour toi.
Je suis désolé.
Je vais devoir bientôt te ramener à ta mère.
-Tant que je te bas aux cartes...
-Pardon ? J'ai pas bien entendu.
OK, on va voir ça. Alors...
Allez, bataille !
-UN, DEUX, TROIS !
-J'ai gagné. -Euh, non.
T'as une dame et moi...
J'ai un as.
-C'est de la triche ! -Pas du tout.
-Bien sûr que si !
-Allez. Un, deux, trois.
-Là, j'ai gagné. -Ouais, mais si
tu te concentres bien, hop, j'ai encore un as.
-Pff, allez, c'est bon.
-Arrête. -Tu triches !
-Pas du tout ! -Tu changes les cartes !
-J'ai rien changé.
Regarde, c'est toi, tu vois pas bien.
On fait un test de vision.
Je prends cette bague. Je la prends.
Un, deux... Il souffle.
T'as compris ?
-Je comprends rien à tes trucs.
-Ouais, Marion ?
*-Oui, j'ai fouillé à distance le téléphone de Félix.
1re nouvelle, il harcelait Ophélie.
Mais elle l'avait bloqué,
donc on a rien trouvé sur son téléphone.
-Ca confirme qu'il est pas clair.
*-J'ai aussi découvert
qu'il a fait un test MyAncestors.
-Comme ceux dont parlaient Adam et Gary ?
-Mmh.
-J'ai demandé à récupérer l'ADN de Félix Dupuis
auprès de MyAncestors pour les croiser avec les fichiers.
-Il serait lié à une autre affaire ?
*-On sait jamais. On a regardé les images du viol.
Le mode opératoire a l'air bien rodé.
*-OK. Tenez-nous au courant.
-Ca sera fait. *-Merci.
-Oh.
Pardon !
-Bonjour.
-C'est ça, l'usine ?
-Oui, une ancienne usine de meubles.
Elle est utilisée pour des rave.
-C'est pas Félix, au fond ?
Félix ?
C'est lui !
Félix ? Félix !
Félix !
-Je prends la voiture !
-Non, ma moto !
-Je reviens ! Je reviens !
-Calmez-vous ! -Non, putain !
Musique rythmée
---
Sirènes
---
*-On barre la route principale. Il peut pas s'enfuir.
--- ---
Crissement des pneus
-Lâche-moi !
(Putain.)
Lâche-moi ! -Les menottes.
Putain !
-Vous allez me mettre en taule car j'ai fait la fête ?
-Récupérer sa moto et s'enfuir quand on voit les flics,
c'est une attitude innocente ? -J'ai paniqué.
-Tu nous prends
pour des cons, toi. -Ouais, toi,
tu nous prends pour des cons.
On sait ce que t'as fait à Ophélie.
-Pourquoi vous me parlez d'Ophélie ?
-Elle voulait pas de toi, t'as pas supporté.
-Quoi ? Elle vous a dit ça ?
-On a ton portable. Tu la harcelais.
-Pas du tout !
Elle me dit qu'elle est partante puis elle me dit non.
Je veux juste comprendre. -Y a quoi à comprendre ?
Quand une meuf te dit non, ça veut dire non !
-On a couché ensemble une fois et elle m'a jeté !
OK ?
Si elle a cru que je la harcelais, désolé.
Je voulais pas l'emmerder.
-T'étais où ce matin à 8h ?
-Là où vous m'avez trouvé, à la rave.
-T'es parti de l'hôtel à quelle heure ?
-Je sais pas, vers 3h.
-Quelqu'un t'a vu ?
-Non, c'est le principe de faire le mur.
Des potes ont fait des stories toute la nuit.
C'est sûr que je dois être dessus.
-Je vais vérifier.
C'est quoi ton compte ?
Léger rire
Fais pas le malin ! C'est quoi ton compte ?
-"FélixDPS".
-Voilà.
-Pourquoi toutes ces questions ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Répondez-moi.
Bah répondez-moi !
Pourquoi j'ai les menottes ? Je flippe.
Il s'est passé quoi ?
-On a retrouvé Ophélie.
Elle est morte.
On pense qu'elle a été assassinée.
-Et quoi ?
Vous pensez que c'est moi ?
-Félix a pas menti, il était à la rave.
Il est sur les stories toutes les 10 minutes.
De 3h30 à là, y a une heure.
-Ophélie
a été tuée à 8h, ça peut pas être lui.
-On le ramène à l'hôtel ? -Ouais.
-OK.
On toque à la vitre. -On te ramène à l'hôtel.
-OK.
-Un viol ? C'est horrible.
-Et elle avait décidé de le cacher.
-Malheureusement,
la honte est du côté des victimes qui osent pas parler, ça m'écoeure.
J'espère qu'on va retrouver cet enfoiré.
-Ca sert, ce que je fais ?
C'est pas avec des emballages qu'on va retrouver le violeur.
-Tu rigoles, mais l'empoisonnement du gamin
peut être lié au violeur en série.
-Vous avez raison,
faut continuer à creuser. -Tiens.
C'est le morceau de plastique
déterré ensemble, tu peux chercher une correspondance
dans les emballages des poubelles ?
-Je vais essayer.
-Trop bien, merci. -Je me mets là-bas.
-Bon courage.
-Merci.
Vibreur
-Commissaire, je vous écoute.
-On a les résultats du croisement entre l'ADN
*de Félix Dupuis et le fichier
des empreintes, y a un match.
-Je vous mets sur haut-parleur, Inès
vous écoute.
-On a le même ADN sur une série de viols non résolus.
*Au même modus operandi. Cagoule et lacet.
-Donc Félix Dupuis est un violeur en série ?
*Il a un alibi pour le meurtre.
-Non, le match est à 50%.
-Mais...
Donc c'est son père ?
C'est Cyril Dupuis, le violeur en série ?
-M. Dupuis ?
-Encore vous ?
Félix vous a tout dit. -On est pas là
pour Félix, on doit vous parler.
-Pourquoi ?
-Pour l'enquête.
-Pourquoi vous vous acharnez contre nous ?
-Que voulez-vous ?
-Ce serait mieux si on se parlait seuls.
-J'ai rien à cacher à ma famille.
-Faites pas d'histoires, on y va, c'est bon.
-Je bougerai pas d'ici tant que vous m'aurez pas dit.
-Bon, comme vous voulez.
Je vous laisse la primeur de l'annonce.
-Je vous en prie. Privilège du grade, allez-y.
-OK...
Vous êtes en état d'arrestation
pour viols en série et le meurtre d'Ophélie.
-C'est quoi ces conneries ? Vous êtes malades ?
-Y a pas plus respectueux que mon mari.
Laissez-nous tranquilles ! -J'avais dit que ce serait
désagréable en public.
Vous nous suivez ?
-T'inquiète pas. -Allez.
-Merci.
-Vous avez pas le droit ! -Félix, c'est bon.
-Papa !
-Vous êtes fous.
Je suis ni un violeur ni un empoisonneur.
-Vous n'avez pas d'alibi
pour le soir du viol ?
-J'étais seul dans ma chambre tout le match.
J'ai horreur du foot.
-La nuit dernière, vous étiez où ?
-Dans mon lit avec ma femme !
Demandez-lui. -Vous avez pu partir
sans la réveiller.
-Il doit avoir l'habitude. C'est pas la 1re fois.
-On a répertorié 8 viols
avec le même mode opératoire.
-Y a eu combien de femmes en tout ?
Combien ont été trop traumatisées pour porter plainte ?
-Je sais pas. Je...
Je comprends pas de quoi vous parlez.
Vibreur
Elle soupire.
-C'est Eloïse.
Y a une urgence.
-Tatiana, Juan ?
-On s'en charge.
-Bah voilà ! Elle a été empoisonnée !
C'était sûr !
-C'est une crise de panique.
-Bien sûr. -Elle a besoin d'air, dégagez.
-Cassez-vous ! -C'est de votre faute !
-On va vous mettre dans un endroit plus tranquille.
Doucement.
-Vous en avez pas marre de mentir ?
On sait qu'Ophélie est morte !
Hein ? -En plus,
y a un violeur en série dans l'hôtel.
On nous l'a pas dit !
-Evacuez l'espace, s'il vous plaît, allez !
-Respire.
Respire... -Descendez !
-Venez. -On va tous au portail.
Ils peuvent pas nous retenir. -Allez-y,
mes collègues vous attendent avec des menottes.
On vous coffrera pour entrave à l'enquête.
Ca dégage ! -Ouais, bien sûr.
-Y a rien à voir !
-C'est vrai ce qu'on raconte sur Cyril ?
C'est un... Un violeur en série ?
-Désolé, je peux rien vous dire.
-Il est là ?
Il est à côté ?
-Ouais, on est en train de l'interroger.
Halètement
-Je... Je...
Je peux pas rester. On peut... On peut y aller ?
Je peux... Je peux pas... -On y va.
-S'te plaît. -Viens.
Halètements
Conversation indistincte
-Inès ?
-Je reviens. Merci.
-Allez parler à Rebecca Hansen.
-Pourquoi ? -Je pense que c'est une victime
de Cyril Dupuis.
-Sérieux ?
-Vous avez pas remarqué son angoisse ?
Je pense qu'elle est traumatisée.
-Ouais, c'est horrible.
J'y vais direct. -C'est gentil.
Merci.
Notes de piano
---
---
--- Elle chantonne.
--- ---
-Votre réaction, tout à l'heure...
C'est par rapport à Cyril Dupuis ?
Il s'en est pris à vous ?
-Je sais pas.
Je sais pas si c'était lui.
-Je vais rentrer dans des détails
qui peuvent être durs,
donc si ça l'est trop, vous me le dites.
Il portait une cagoule ?
Est-ce qu'il s'est servi d'un lacet ?
-Il m'a...
Il m'a... étranglée.
-C'était quand ?
-C'était, euh...
y a 11 ans.
Chez nous, à Lyon.
C'est Lars qui m'a retrouvée.
-Vous avez pu lui raconter ?
-A l'époque, je lui ai dit que...
Que je m'étais débattue.
Et...
Et qu'il s'était enfui.
(Mais...)
J'ai menti.
La vérité, c'est que...
J'ai pas pu bouger.
Je... Je suis restée...
pétrifiée.
-C'est pas de votre faute.
Ca s'appelle l'état de sidération.
Ca arrive à certaines victimes. Elles restent paralysées.
-Aujourd'hui, je sais
que ma réaction était normale.
Mais à l'époque, on en parlait rarement.
J'ai eu tellement honte.
Je voulais pas porter plainte.
J'avais peur que...
Qu'on me reproche d'avoir rien fait.
Halètements
---
Quand j'ai su que j'étais enceinte, quelques semaines plus tard...
je voulais pas le garder.
Je...
-Je comprends. D'accord ?
-Mais Lars
a compris que j'étais enceinte.
Il était tellement content.
Je pouvais pas lui...
Lui expliquer pourquoi... Pourquoi je voulais...
Je voulais pas le garder.
-Vous avez pas voulu faire de test de paternité ?
-Non.
J'ai...
J'ai préféré me dire que c'était le sien.
Et ne plus jamais y penser.
-Mmh.
Donc vous avez pas voulu qu'Adam fasse le test
pour connaître ses origines ?
-Ouais.
C'est à ce moment-là que...
j'ai tout raconté à Lars sur mon agression.
-OK.
Mme Hansen, merci.
Merci de vous être confiée.
Halètements
-Mais...
Maintenant, me dire...
que c'est peut-être Cyril qui m'a...
Qui m'a... -Asseyez-vous.
Asseyez-vous. Halètements
C'est probablement là.
-Arrêtez avec ma femme. C'est le médecin qui parle !
Elle craque complètement.
-On est là pour vous aider. -Je sais.
Mais elle s'est mis dans la tête que c'est Cyril son agresseur.
Elle se trompe. Ca peut pas être Cyril.
-A ce stade, c'est notre principal suspect.
-Je crois pas que ce soit lui. Ils se connaissent depuis 20 ans.
Rebecca, c'est son monde qui s'écroule.
-L'agresseur est souvent un proche, quelqu'un qu'on soupçonne pas.
-Ouais...
-Pour l'heure, rien n'est sûr. On vous tiendra informés.
On vous raccompagne ?
-Pas la peine.
-J'aurais jamais fait un truc si ignoble à Rebecca.
Ni à qui que ce soit.
Je sais pas ce que c'est, ces tests MyAncestors,
mais y a forcément une erreur.
-On va faire un test ADN, on sera fixés.
Ouvrez la bouche.
En attendant les résultats demain matin,
vous restez la nuit avec nous.
Musique énigmatique
-Bon, vous nous le gardez au chaud.
Si vous avez besoin cette nuit, on est dans les parages.
-OK. -Ca marche.
-Bon courage. -Merci.
-Merci. -A demain.
-A demain.
---
-Déjà là ?
-Bonjour, commissaire.
-Bonjour.
Des nouvelles de Mattéï ?
-Non, toujours pas. -Prévenez-moi
quand vous en aurez.
-Commissaire ?
-Oui, Marion ?
-Euh...
Il se passe un truc entre nous ?
-Peut-être.
-Vous le savez, j'adore mon boulot. Je voudrais pas...
être déconcentrée et...
Vous comprenez ?
-Je comprends, oui.
Faut qu'on reste professionnels.
-Bon.
Ah ! Ca fait du bien d'en parler. Parce que...
Parce que j'ai...
Sortir avec un collègue, j'ai déjà donné.
Encore moins un supérieur.
-Vous en faites pas pour ça.
-On fait fausse route avec Cyril Dupuis ?
-Ca vous a pas interpellée,
l'intervention de Lars, hier soir ?
-Il est convaincu
que Cyril Dupuis est innocent.
Comment il peut le savoir ?
-Il connaît l'identité du violeur.
-Pourquoi il le dénonce pas ?
-Bonne question. J'y ai pas encore répondu.
Merci, c'est gentil. -Merci.
On va dire que Cyril est innocent.
Pourquoi son ADN matche
avec l'ADN Du violeur ?
-Peut-être que la salive envoyée à MyAncestors
était pas celle de Félix.
-Pourquoi envoyer la salive de quelqu'un d'autre ?
Et surtout... La salive de qui ?
-Excellente question.
On va voir où en est Eloïse dans ses recherches d'emballages.
Musique troublante
---
-Putain, j'ai trouvé !
Seringue ! Ca fait "seringue" !
C'est avec ça qu'il a mis le poison dans le verre.
Une seringue.
-Excellent, ça ! Bravo, ma fille ! Je suis fier de toi.
Inès, c'est ma fille ou pas ?
-Ouais, la meuf est flic.
-Cool. -Laissez-moi passer !
-Oh...
C'est bon ! -Il est où mon père ?
Je peux lui parler ? -Tu tombes bien,
faut qu'on te parle.
Pourquoi tu as fait ce test MyAncestors ?
-Quoi ? -Mmh.
-My... My Ancest... Ah oui !
C'est Gary, quand il est venu dormir chez nous
pour l'anniversaire de Louise.
Il voulait voir si c'était un Viking, je sais pas quoi.
-Dans l'enveloppe, vous avez mis la salive de Gary
mais pas la tienne ?
-Oui, j'envoie pas ma salive.
Et faut être majeur. On a dû mettre mon nom.
-Si la salive envoyée à MyAncestors
est celle de Gary Marquiso et que ça matche à 50%
avec l'ADN du violeur, c'est son père, Ludovic Marquiso.
-C'est un champion de... -Oh !
-Adam, arrête !
Arrête.
Grognements
-Ca va pas ?
-Arrête ! -Lars, lâchez-le !
Lâchez !
Lâchez-le !
-Ecartez-vous !
-Quoi ? -Ecartez-vous !
-Vous savez pas ce qu'il a fait.
-Il doit payer ! Vous savez pas. -Si, on sait.
Il va aller en taule. -T'es taré !
C'est rien... Tout va bien.
Tout va bien.
-Désolé.
-C'est fini. -Tout va bien.
-Allez. -Je les ai entendus en parler.
Je voulais venger maman. -Lars m'a raconté.
C'est toi qui m'as agressée ! -Rebecca !
C'est bon. -Papa !
-Viens, mon grand. T'inquiète pas.
On t'amène chez Soizic et Cyril
le temps qu'on parle à ton papa.
Ecoute-moi. Je te raconterai tout après.
Essaye de te calmer.
D'accord ?
Allez, viens.
Lars, faut qu'on se parle.
-Je reviens.
(-C'est fini... C'est fini.)
-C'est moi, la victime !
On m'a tapé avec une batte de baseball !
Ils m'ont étranglé ! Vous avez tout vu !
-Vous faisiez quoi le soir du match ?
-Quel match ? J'en sais rien !
-Si, vous savez !
Vous violiez Ophélie.
Vous l'avez tuée pour pas qu'elle parle.
-Vous êtes encore plus folle que les autres.
Et alors ? -La marque sur sa pommette.
Vous l'avez faite avec votre chevalière.
-Je suis pas le seul à en porter une.
-On l'embarque, alors.
S'il vous plaît.
-J'y tiens. -Nous aussi, oui.
Ouvrez la bouche.
-Quoi ?
-Ouvrez la bouche. C'est pas une question.
-Vous trouverez pas mon ADN sur la corps d'Ophélie.
-C'est pas ce qu'on cherche.
On cherche une correspondance avec des viols non élucidés.
Dont celui
de Rebecca Hansen.
Ca vous parle ?
Vous avez pas toujours été efficace pour effacer vos traces.
Juan.
Musique intrigante
---
-Grâce à ça, j'ai su que c'était vous.
Vous avez utilisé les mêmes avec votre fils.
Avec cette seringue, vous avez mis de la ricine
dans le pastis de Ludovic.
Le problème...
C'est pas lui qui l'a bu mais votre fils, Adam.
-Eh...
J'ai failli tuer mon fils.
-Mais vous saviez comment le soigner.
Y a un truc qui m'échappe. Comment vous avez su...
que Ludovic...
était le violeur de votre femme ?
-Il est venu me voir pour une lombalgie.
Et quand je l'ai manipulé, j'ai vu qu'il...
Qu'il avait une cicatrice en forme d'étoile sur la hanche.
-Votre femme vous en avait parlé ?
-Oui, c'est la seule chose qu'elle a pu voir de son agresseur.
-C'est à partir de ce moment que vous avez décidé de le tuer.
-11 ans.
Vous vous rendez compte ?
11 ans.
Qu'il vient ici tous les étés.
Qu'il passe ses journées avec nous.
Qu'il joue avec Adam.
11 ans...
que Rebecca souffre tous les jours.
Ca voulait dire qu'il était peut-être le père biologique
d'Adam.
Quand j'ai vu Ophélie revenir avec le plan de ricin
qu'elle venait d'acheter,
j'ai pensé à la ricine, ça m'a obsédé.
J'ai attendu qu'elle sorte et...
Je l'ai volé.
-Vous auriez pu prévenir la police.
-Il serait jamais rien arrivé à Adam.
-Ni à Ophélie.
-Ni à Ophélie.
-Vous allez devoir répondre de vos actes.
Je vous laisse la soirée avec votre famille.
Adam a besoin de vous.
-Pour Adam, je suis pas sûr de vouloir savoir.
Qu'importe le résultat de ce test ADN,
il sera toujours mon fils.
-Alors ? -Lars Hansen a avoué.
Quand il a compris
que Ludovic était l'agresseur de Rebecca,
il a tenté de le tuer avec de la ricine.
La suite, on la connaît.
-Ludovic Marquiso nie tout en bloc.
Je lui ai fait passer des tests ADN.
La proc demande les résultats en urgence.
-Mmh.
-Tu m'as demandé de faire à manger. -Cool.
-J'ai pas faim mais je vais me forcer.
-J'en ai fait un spécial pour toi. Très léger.
-Ah, merci.
Il est à quoi ?
-Vous trompez pas,
surtout.
Ca, c'est pour toi. Ca, c'est pour l'autre ordure.
-L'ordure, c'est le bon mot.
-Commandant ?
-Qu'est-ce que c'est ?
(-Je récupère ça. Merci.)
-Commandant !
-Oh, putain...
Inès, appelez Lars !
Prenez ça.
-On a pas compris. C'est allé vite.
Il s'est ouvert les veines. -Appelez les pompiers !
Faut stopper l'hémorragie.
-Ah non... -Non !
Non, allez ! -Magnez-vous !
Faites-le pour votre femme. Il doit être condamné.
-Laissez-moi faire.
Musique troublante
---
-Ah...
Mmh... Mon chat...
-Je peux aller jouer ?
-Encore un bisou et tu peux y aller.
Mmh...
Vas-y.
-J'ai fait le test que vous m'avez donné.
C'est positif, je suis enceinte.
-J'en étais sûre !
Quand j'attendais Léo, comme toi, je supportais aucune odeur.
Je mangeais des trucs bizarres.
Tu dois être heureuse.
-C'est pas ce que j'appelle une bonne nouvelle.
-Pourquoi ?
-Parce que... -J'ai entendu parler
d'une bonne nouvelle.
Hein ? -Euh...
De mon coté, rien.
-La bonne nouvelle,
c'est que Anaïs va enfin
nous faire son show.
-Ah oui. -Je sens que ça va te plaire.
-J'en doute pas, maman.
On trinque ? -Oui, aux vacances.
Une femme chante.
-Bravo, Marion.
-Merci, commissaire.
-Le boulot, c'était super. -Merci.
-Passez une bonne soirée.
Elle chante.
Musique entraînante
Non... -Quoi ?
(-Désolé.)
-Vous en avez envie, j'en ai envie. Faites pas semblant.
-C'est pas ça. -Si on le fait pas là,
on s'en débarrassera jamais.
Vous voulez mon consentement par écrit ?
Daté et signé ?
C'est possible, maintenant.
Mmh ?
-Mon truc en plumes Plumes des oiseaux
Des animaux
Mon truc en plumes
C'est très malin Rien dans les mains
Tous dans l'coup de reins
Elle chante.
Musique entraînante
Mon truc en plumes Rien qu'en passant
Ca fouette
Le sang
Mon truc en plumes
Ca vous caresse avec ivresse
Tout en finesse
Moi, je vis de ma plume
Et je plume le bitume
Et c'est au
Clair de la lune
Que j'allume les Pierrots
Elle chante.
Musique entraînante
Mon truc en plumes Viens mon brigand
Dormir dedans
Elle chante.
Musique entraînante
---
Musique douce
---
Sous-titrage : TRANSPERFECT MEDIA
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