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...
Reprise de "Le temps de l'amour" de Françoise Hardy
...
Je me jette. - Houla !
...
- T'as eu peur ?
...
J'ai un truc pour toi.
...
Regarde.
Te marre pas.
C'est...
pour toi.
...
Tiens.
Rires
A nous.
(- Je t'aime.)
*Bourdonnement - Putain.
...
Hélène, ça fait 3 h qu'Arthur devrait être chez moi.
Tu veux me rendre dingue ? Tu m'entends ?
- Papa est là ?
(- Reste là.)
- Tu fais quoi, avec Arthur ?
(- Non, réponds pas. Réponds pas.)
- Hélène !
- Pourquoi tu lui ouvres pas ?
(- Va dans ta chambre, s'il te plaît.)
(Dans ta chambre.)
- Putain, Hélène, je suis inquiet !
C'est chaque fois pareil.
Quand j'ai la garde, tu me fais chier.
Hélène !
Je vais sonner.
Je vais t'appeler jusqu'à ce que tu m'ouvres.
Ouvre-moi, bordel. Ouvre-moi, ouvre-moi !
Qu'est-ce que je fais ?
Fait chier.
- Il est parti ?
- T'as pas fini ton gâteau ?
- Bah oui.
Sonnette
...
- Hélène, ouvre ou je casse la porte. On frappe.
(- OK. Arthur, tu vas t'enfermer dans ta chambre.)
- Tu m'entends ? (- Tu te caches.)
(Tu lui ouvres pas. Il est devenu fou.)
Choc
Me touche pas.
Me touche pas. - T'es folle ?
J'ai jamais levé la main sur toi.
Il est où, Arthur ?
Arthur !
Arthur, je t'attends !
Prépare tes affaires,
on y va !
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu veux me planter ? C'est ça ?
Tu veux que notre fils
soit orphelin ?
Ca va pas ?
Je vais plus
te le laisser. T'as pété un câble, là.
Tu le verras plus. - S'il te plaît.
Tu peux pas me l'enlever. - J'ai peur
tout le temps quand il est là ! Regarde-toi !
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu me laisses plus le choix !
Arthur !
On y va !
- Arthur, reste dans ta chambre.
- Arthur ?
Putain !
- C'est la 2e fois que ça m'arrive. - Ah ouais ? Délire.
- Il y a un gamin.
Hé, gamin, t'es perdu ?
- Où tu vas ?
Cri et crissement
Attention !
Vibreur
...
- Qu'est-ce que tu fais là ?
...
Qu'est-ce que tu fais là ? ...
Qu'est-ce qu'il y a ? ...
Hein ? ...
...
Mattéï.
Quoi ?
Où ça ?
Bon, OK, j'arrive.
Merci, le chien.
Oui, t'es un bon chien.
- Faut bien te couvrir.
- Son vélo était accroché.
- Ton papa attend à la BPM. Au bureau.
D'accord ? Ils vont te ramener. - D'accord.
- A tout à l'heure, Arthur. - A tout à l'heure.
- A tout à l'heure.
- Vous êtes tombée du lit, lieutenant ?
Rire - C'est ça.
Non, j'ai le sommeil léger, j'habite à côté.
Ca, ça vous réveillera.
- Ca fait plaisir, j'ai pas bu de café.
Comment ça marche ? - Pardon, c'est là.
Hop là. - C'est gentil, ça.
- Vous allez voir. Remontant parfait.
- Ah oui ? - Oui.
- Oh... - Gingembre, jus de citron.
Votre corps va vous dire merci.
- Il me remercie déjà.
- Des bénévoles ont trouvé le petit sur la plage.
Il était recroquevillé près de la digue.
- Un médecin l'a examiné ? - On l'emmène, là.
- Aucune disparition signalée ?
- Si, il y a une heure. Son père. Pascal Duclos.
Il attend à la BPM.
- Et la mère ?
- J'ai essayé de la joindre, mais rien. C'est bizarre.
(- Tiens.)
- Je veux bien un chocolat,
Marion, s'il vous plaît. - Oui, commandant.
- Bonjour, Arthur.
- Salut, Arthur.
- Moi, je m'appelle Léo.
Léo Mattéï.
Et ça, c'est Donna.
Elles sont pas bonnes, les tartines ?
- Je peux pas les manger.
- C'est les meilleures tartines du monde.
- Je suis peut-être allergique.
- Je suis allergique
à plein de trucs.
Tu serais allergique à quoi ?
- Je sais pas. C'est mon papa qui sait.
- Ca tombe bien, il va arriver.
- Et maman, elle est où ?
Elle va venir ?
- T'inquiète pas, maman,
on lui a laissé un message.
- Qu'est-ce qui s'est passé chez ta maman ?
Pourquoi tu t'es enfui ?
- J'aime pas quand papa et maman
se crient dessus. - Ils se crient dessus ?
Tu sais pourquoi ?
- Je sais pas.
C'est des affaires de grands. - Des affaires
de petits aussi, désolé.
T'en penses quoi ?
C'est important, ce que tu en penses.
- Quand ça arrive, des fois, j'ai envie de disparaître.
- Disparaître, carrément ?
- Commandant ? - Ouais ?
- M. Duclos.
- Arthur ?
Ca va, mon fils ?
Bonjour. Il s'est sauvé de chez sa mère.
- Bonjour. Commandant Mattéï.
Votre fils va bien. - Merci. J'ai eu peur.
Mon ex-femme...
Je vais porter plainte
contre elle.
- Pour quelle raison ?
- Non-présentation d'enfant et mise en danger.
Je peux le récupérer ? - Bien sûr.
J'ai une question, d'abord.
- Laissez-moi aller
l'embrasser, merde.
Je l'ai cherché toute la nuit. - J'ai une question, d'abord.
Vous me suivez ? - Bien.
- Votre ex-femme a refusé de vous ouvrir.
Comment vous êtes entré ?
- Quand je dois avoir la garde d'Arthur, c'est un enfer.
J'étais si angoissé
qu'elle ait pu lui faire du mal que...
j'ai enfoncé sa porte.
- Ca constitue une violation de domicile.
- Je m'en suis voulu, j'ai paniqué.
- Ca peut expliquer la fuite d'Arthur. Par peur.
- C'est moi qui ai peur.
Pour lui. - Peur de quoi ?
- D'Hélène. Mon ex.
Elle est fragile.
Voilà...
ça m'angoisse.
Chaque fois qu'Arthur est chez elle, j'ai peur.
- Elle a la garde du petit ?
- Au début de la séparation, elle l'avait.
Mais le juge m'a accordé
la garde alternée depuis 6 mois.
Je peux pas le laisser seul avec elle.
- Vous pensez qu'elle met sa vie en danger ?
- Evidemment, oui.
Ca me déchire de dire ça, mais...
elle a changé, c'est plus la même.
Elle s'occupe pas de lui.
Elle est où, d'ailleurs ?
- On lui a laissé un message, M. Duclos.
- D'accord. Et elle est pas venue.
Il se passera quoi, quand elle se tuera devant lui ?
- Pourquoi en arriver là ?
- Je sais pas.
Demandez à ses médecins.
- Et vous ?
Vous l'avez déjà menacée ?
- Jamais, non. - Y a-t-il eu
des violences, entre vous ?
- Non, elle menace de se tuer si elle perd
la garde d'Arthur.
Vous avez fini, avec vos questions ?
Je peux récupérer mon fils ?
(- Ah...)
- Arthur.
Tu m'as fait peur.
Allez, viens.
- Elle est où, maman ?
- Je sais pas. Mais moi, je suis là.
Je t'aime.
- Moi aussi, papa.
- Allez.
- On va vous raccompagner. Faouzi.
Parents divorcés en conflit, enfant qui fugue : danger.
Ce gamin prend tout sur lui.
Ca risque de laisser des traces. On en sait plus, sur la mère ?
- Elle est en arrêt maladie pour un syndrome dépressif.
Elle a une fille qui vit avec son père,
un autre. - Et lui ?
- Pascal Duclos a une nouvelle compagne,
qui a une fille de l'âge d'Arthur.
Sa boîte cartonne. - Le mec parfait.
- Putain, c'est ouvert. Mme Duclos ? Sonnette
Mme Duclos, c'est la police.
Il y a quelqu'un ?
Oh, putain...
Vous m'entendez ? Inès !
- C'est Hélène ?
Hélène Marty ? Elle est vivante ?
- Elle respire. Appelez les secours.
(- OK.)
Lt Salma. La cité des bleuets.
Appartement 32.
Intoxication médicamenteuse.
- J'espère qu'on peut encore lui laver l'estomac.
Vous la connaissez ?
- Ouais.
- Vous inquiétez pas.
Tout est sous contrôle. Ca va aller.
- Vous étiez proches ?
- Très.
On s'est vraiment marrées.
- Ca va aller.
Je sais pas combien elle en a avalé,
mais les boîtes étaient presque vides.
- Le paracétamol, toxique...
- C'est marqué sur la boîte.
Et qui lit les notices, de nos jours ?
C'est encore un autre problème.
En surdose, le foie lâche en 1er et les autres organes suivent.
Associé avec de l'alcool, ça fait pas bon ménage.
- Ca ressemble à une tentative de suicide.
Comment elle a pu en arriver là ?
C'était un clown.
C'était un soleil.
- Bonjour.
Commandant Mattéï. - Bonjour. Lt Salma.
- Bonjour.
Merci de nous avoir prévenus.
Je suis son ex-mari, le papa de Pauline.
Comment elle va ? - Elle a été placée
dans un coma artificiel.
C'était de justesse.
Elle devrait
s'en sortir.
- Je comprends pas.
Pourquoi t'as recommencé ?
- Allez, ma chérie, ça va aller.
- C'est trop dur. (- Ca va aller.)
- Elle pense pas à nous.
Elle pense pas à Arthur.
- Quand on arrive
à faire ça, c'est que le désespoir l'emporte sur tout.
Ne culpabilisez pas.
- Si elle part, on va porter sa mort toute notre vie.
- Elle est hors de danger.
- Qu'est-ce qu'ils en savent ?
- Excusez-la, commandant. - Non, non.
je la comprends.
On peut se parler ?
- Pauline ?
- J'en peux plus.
- Je la connaissais bien,
ta maman.
On a grandi dans la même cité.
Je peux même te dire
que ta mère... c'est ma 1re clope.
On s'est trop marrées.
Elle était...
géniale, pleine de vie.
- C'est de ma faute.
- C'est dur pour elle. C'est la 2e fois en à peine 1 an.
- Et sa 1re tentative ?
- Pauline l'a trouvée dans sa voiture.
Elle m'a appelé.
Hélène avait avalé une boîte d'anxiolytiques.
Vous imaginez le choc ?
- Pascal Duclos, vous l'aviez croisé,
à ce moment-là ? - J'aurais préféré l'éviter.
C'est la 1re fois que je le voyais.
J'ai eu l'impression que...
ça lui faisait plaisir.
- Votre ex-femme a toujours eu des tendances dépressives ?
- Non, au contraire.
J'étais obligé de la suivre.
- Les 1res années, c'était génial.
Pascal nous emmenait partout.
Quand Arthur est né, il était fou de joie.
- Qu'est-ce qui a changé ?
Tu peux me raconter, je vais rien répéter.
- Quand j'ai eu 12 ou 13 ans,
il s'est mis à tout critiquer.
Mes notes, mes jupes trop courtes, mes potes...
C'était pas mon père, en fait.
J'ai dit stop.
Maman m'a défendue. Lui, il s'en foutait.
- Justement, entre ta mère et Pascal, ça se passait comment ?
- Je sais pas.
J'avais plus trop l'occasion de les voir ensemble.
- Arthur, t'arrives à le voir ?
- Arthur...
Jamais.
- Pascal a déjà été violent physiquement avec lui ?
- Avec Arthur, sûrement pas.
Il le couve, il y en a que pour lui.
- Et avec toi ou ta mère ?
- Avec maman, je sais pas.
Je pense pas.
Elle m'en a jamais parlé.
- Je vais te laisser tranquille. OK ?
On va l'aider, ta maman.
A bientôt.
- Jonathan, fais-moi remonter
son dossier médical.
Elle a déjà été hospitalisée il y a 1 an.
Je veux connaître les circonstances. A plus.
- Il y a 1 an, ils se séparaient.
- C'est peut-être ça qu'elle a pas supporté.
Comment va Pauline ? - Mal.
Elle s'en veut d'être partie de chez son père
et Duclos lui coupe tout contact avec Arthur.
La tentative de suicide,
ça va pas aider Hélène à obtenir la garde du petit.
- Ca tombe bien pour lui.
Il a un boulevard pour récupérer son fils.
- Ouais.
On se retrouve chez Duclos ? - Yes.
- Ah ouais...
- Vous voyez, je suis d'accord. Ah ouais...
- J'espère qu'il loue pour les vacances.
- J'ai rien prévu pour l'été prochain.
- C'était pas une invitation.
Moi, les poils de Donna, je peux pas.
- Mais Donna sans ses poils, ça va pas être possible.
M. Duclos ?
- Oui ?
Entrez. - Merci.
- Qu'est-ce qui se passe ?
C'est Hélène ?
- Elle a tenté de se suicider.
- Elle a ingéré une boîte
de médicaments.
(- Putain.)
Je savais qu'elle recommencerait.
- Vous êtes chasseur ?
- L'armoire est fermée à clé,
je suis responsable.
- On vous dérange
en plein courrier ? - Non.
- Votre compagne est là ? - Elle va arriver
avec les enfants.
Nadia enseigne à l'école d'Arthur
et Leila, sa fille.
Pourquoi vous êtes là ? On est accusés de quelque chose ?
- Moi aussi, je consacre ma vie aux enfants.
On se demande comment des parents responsables
pouvaient s'engueuler devant un gosse
comme le vôtre.
On n'a pas envie
que ça recommence, vous comprenez.
- Je comprends.
C'est pas de ma faute si Hélène a perdu les pédales.
- Je sais pas.
En revanche, vous avez défoncé sa porte
et votre fils s'est enfui, on est d'accord ?
On peut voir sa chambre ?
- C'est par là.
...
- Oh... Vous me donnerez la recette.
- Pardon ?
- Vous me direz comment vous faites pour que votre fils range si bien.
- J'essaie de lui apprendre à être organisé.
C'est pas un crime, si ? - Non, non.
- Laissez-moi lui dire ce qui est arrivé à sa mère.
- Oui, pas de problème. C'est votre droit.
Mais on devra le revoir bientôt. - C'est nécessaire ?
Vous l'avez déjà entendu.
- Ouais, mais à l'époque,
on ignorait qu'Hélène avait tenté de se suicider,
le soir où il s'est enfui.
- C'est pas moi qui lui fais du mal. C'est sa mère.
Sa tentative de suicide le prouve.
- Ouais.
Si c'est une tentative de suicide.
- Ca veut dire quoi ? - C'est peut-être un accident.
- Avaler une boîte de paracétamol, c'est un suicide.
- Qui vous a dit ce qu'elle a pris ?
- Vous. - Non, j'ai pas dit ça.
J'ai parlé de médicaments.
Pas de paracétamol.
- J'ai vécu des années avec Hélène
et elle a toujours eu des tonnes de paracétamol.
- C'est mortel, à haute dose,
vous savez ? - Evidemment.
Elle devait le savoir.
- On va l'entendre. Dès qu'elle ira mieux.
Mais quoi qu'il arrive,
on agira dans l'intérêt de votre fils.
- Parfois, l'intérêt d'un enfant, c'est de rester
avec sa mère.
- S'il lui arrive quoi que ce soit,
je vous en tiendrai pour responsables.
- Bien sûr.
Je compte sur vous, M. Duclos.
- Il a bien préparé son discours.
- Il a un côté tête à claques
qui est pas fait pour me déplaire.
Il a l'air nickel.
- Je me méfie des mecs parfaits.
Avec leurs phrases parfaites...
Son sol, on pourrait manger dessus.
- On va pas le coffrer sous prétexte qu'il aime faire le ménage.
- Vous voyez ce que je veux dire. - Ouais.
N'empêche qu'une tentative de suicide, ça reste grave,
surtout quand on a un enfant.
Et de ce côté-là, on peut rien lui reprocher.
Mais on reste focus.
La sécurité d'Arthur doit être notre priorité.
- Est-ce qu'il est en sécurité, avec son père ?
- N'aurions-nous pas le même instinct ?
- Le commissaire va demander des preuves.
- On va en trouver.
- Le médecin d'Hélène a confirmé son état dépressif.
D'où le congé maladie.
Son dossier médical.
- En être là après 9 ans
de mariage... ça donne envie...
- Côté boulot, ça donne quoi ? - Rien de reluisant.
Elle était vendeuse, mais jamais plus de 3 mois
dans la même boutique.
Licenciée à chaque fois.
Retards, erreurs de comptabilité,
ne se présente pas à son poste...
- On la sort du coma quand ?
- Demain. - J'ai quelque chose.
Hélène a déposé une plainte il y a 5 ans.
- Pour quoi ? - Viol conjugal.
- Ca va, lieutenant ?
- On va laisser Duclos nous balader ?
Hélène est en danger, faut l'aider.
Et Arthur. - Je sais.
Musique douce
...
- Les enfants, vous m'aidez ? - D'accord.
Porte
- Ca va ?
- Arthur, je dois te parler.
(- Viens.)
- Il y a eu un problème avec maman, hier soir.
Elle a tenté de se tuer.
- Je veux la voir.
- Tu peux pas. C'est grave, ce qu'elle a fait.
Je veux pas que tu la voies.
C'est pour te protéger.
- Quand je suis avec elle, elle va bien. Je la protège.
- Pas du tout.
Elle te fait du chantage affectif.
- Ca veut dire quoi ?
- Elle veut t'utiliser pour me faire du mal.
- Pourquoi ?
- Je sais pas.
C'est comme si elle avait un monstre en elle.
Je suis désolé, mon fils.
Arthur sanglote.
...
- Je veux pas que maman meure. Je veux pas.
- Mais non, non.
- C'est de ma faute. Maman peut pas vivre sans moi.
- Allez, viens.
- Je suis nulle en maths. - Je peux t'aider.
- Pourquoi il veut pas que tu la voies ?
- Tu pourras me le prêter ?
Pour que j'écrive à ma mère ?
- Pourquoi t'as pas de téléphone ? Tous mes copains, ils en ont un.
(- Merci.)
- Arthur ?
Pourquoi t'es là ?
Je préfère que tu travailles dans le salon.
On travaille ensemble. Allez, bouge.
Allez.
- Arthur.
- Vas-y, prends-la.
Hein ?
- Elle porte plainte
pour viol conjugal, mais reste avec lui ?
- Vous croyez pas à sa plainte ?
- Je n'ai pas dit ça.
- Cette plainte pour viol,
ça a donné quoi ? - Classée sans suite.
- Non,
ça veut rien dire.
Tellement de plaintes
classées sans suite finissent par des meurtres.
Ce mec nous balade.
Si on n'agit pas, Hélène et son fils trinquent.
- Jonathan, Marion,
on a le nom du collègue
qui l'a classée ?
- On va le trouver.
- On lui demande des détails.
Si le commissaire est d'accord.
- Parfait.
- On perd pas de temps.
- Dites-moi, Mattéï... - Oui ?
- Qu'est-ce qu'a Inès ?
- Disons que cette affaire la touche personnellement.
Elle a grandi avec Hélène Duclos.
- On l'écarte de l'enquête.
Elle est juge et partie. - Non, j'ai besoin d'elle.
On n'a aucun détail.
Il y a un gosse en danger.
Chaque détail compte. Et Inès peut être
très utile.
- Très bien.
Restez focus sur l'enfant.
- Evidemment.
- Eh bah voilà...
Soupir
Putain, c'est pas le moment...
Allez...
- C'est pas votre jour. - Ca arrive, un pneu crevé.
- Un pneu, oui, mais deux, c'est plus rare.
- Merde... - Quelqu'un vous veut du bien.
- J'ai qu'une roue de secours.
- J'ai un 2e casque dans mon casier.
Je vais le chercher.
- OK.
- J'étais dans le coin.
Alors, je passe dire bonjour. - Bonjour.
Ca, c'est fait.
Bon, on va pas
boire le thé ici ? Je vous ramène ?
- Merde...
Double crevaison ?
La poisse, hein ?
- C'est marrant.
La foudre qui tombe 2 fois
au même endroit... - Viens, je t'emmène.
- Non, j'allais le faire.
- De quoi vous vous mêlez ?
- De ce qui me regarde. Ici, c'est ma brigade.
- Ca, c'est sa vie privée. Inès ?
Tu viens ? - Vous faites partie
de sa vie privée ?
C'est marrant...
Elle a pas l'air complètement d'accord.
- Casse-toi, Mattéï.
- Oh...
Faut faire gaffe, aux Stups.
Taper dans les scellés, ça crame le cerveau.
Je dis ça, je dis rien.
Ca va aller ? - Je vais prendre un taxi, merci.
- Vous êtes sûre ? - J'ai besoin d'être seule.
- Qui veut du champagne ?
- Moi ! - Non ! Pas vous.
- Allez, viens.
- A toi, mon amour. - Merci.
- Dépêche. - A nous.
- Larguez les amarres ! - Tout droit.
- Un bateau à tribord !
- Touche pas aux boutons. - D'accord.
Faut l'attaquer !
- Un autre bateau arrive.
Elle souffle.
- C'est sublime.
- On est bien.
Tout ça pour toi.
- Ils disent quoi ? - Je sais pas.
- J'entends rien, de là.
- Sans toi, je sais pas ce que je ferais.
Avec ce que mon ex me fait vivre...
Mais je t'ai rencontrée.
C'est ma chance.
Il me fait de la peine.
Avec une mère aussi instable.
J'ai mal pour lui.
- Elle a toujours été comme ça ?
- Non, au début...
Au début, c'était génial.
Après, un cauchemar.
Elle m'a fait vivre des trucs... Je sais pas comment j'ai tenu.
- Pourquoi t'es resté
aussi longtemps ? - Pour Arthur.
Mais c'était une illusion.
Ca te gêne pas que je te parle d'elle ?
- Non, non.
Musique mélancolique
...
- Espèce d'enfoiré...
Je sais que t'as crevé mes pneus. Maintenant, arrête.
Arrête de m'appeler, de vouloir t'immiscer dans ma vie,
de me suivre et de vouloir me pourrir la vie !
*-Inès, arrêtez, stop.
C'est Mattéï.
Je voulais vous dire,
pour le petit problème,
Jonathan a fait changer les pneus.
Il vous ramène la voiture ce soir. - Merci.
- Pour l'autre problème, Jonathan y peut rien.
Mais en revanche,
si vous vous sentez pas en sécurité,
il y a de la place à la maison.
Je dis ça, je dis rien. *-C'est gentil, mais...
je suis grande.
Je gère. Bonne soirée, commandant.
- Bonne soirée, Inès.
(- La conne...)
- Grande, grande...
- Ca va ? - Oui.
J'ai un petit truc pour toi.
- Ah bon ?
- Tiens, donne-moi ton poignet.
- Exactement pareil. - Mais c'est pas l'original.
- C'est un peu pareil. - C'est pas pareil.
- Je peux avoir l'addition, s'il vous plaît ? Merci.
- C'est moi qui paye.
- Bon, si t'insistes.
- On fait une photo, sur le port ?
- Ouais, carrément.
- C'est trop joli, t'as bien choisi l'endroit.
- Content que ça te plaise.
Viens, on se met là.
Voilà.
Là, c'est parfait.
Musique douce
...
- J'ai oublié de demander la permission.
- Le consentement... Je peux pas.
- Hélène ?
Inès.
Inès Salma, tu te souviens ?
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis lieutenant.
- T'as pas changé.
- Un peu, quand même.
Je te présente le commandant Mattéï. De la brigade des mineurs.
- Bonjour, Hélène. - Bonjour.
On m'a dit
que vous avez retrouvé Arthur.
Il est où ? - Il va bien.
Il est avec son papa.
C'est sa semaine de garde.
- Toi, ça va ?
- Oui, oui, ça...
Ca va mieux.
Après le départ de Pascal,
j'ai eu une migraine
et j'ai dû prendre trop de médicaments.
- Et pas mal d'alcool.
C'est pas banal,
comme remède contre la migraine.
- Vous êtes sûrs qu'Arthur va bien ? - Oui.
- Je peux le voir ?
- Non, il y a un problème.
Une enquête a été ouverte
suite à la fuite d'Arthur.
Pascal a porté plainte.
Il veut récupérer la garde.
- Oh, putain...
C'est pas possible, il peut pas me faire ça...
- C'est à cause de ta tentative
de suicide. - C'était pas ça.
C'était un accident.
Je peux pas rester là.
Faut que j'aille
le chercher. - Asseyez-vous.
Soupir
Voilà.
- Hélène.
La 1re fois, c'était aussi un accident ?
On est au courant. Je vous rassure,
on n'est pas là pour juger, mais pour comprendre.
- On était en pleine séparation.
Et j'ai craqué. Ca arrive à tout le monde.
Mais je me suis reprise, depuis.
Vous pouvez pas m'enlever Arthur.
Je veux pas qu'il reste avec lui.
- Pourquoi tu veux pas qu'il reste avec lui ?
- Il m'en veut de l'avoir quitté.
Et il lui monte la tête contre moi en permanence.
- Il y a autre chose.
- Non. - J'ai parlé à Pauline.
Je connais vos relations.
Il a frappé Arthur ?
Et toi ?
Jamais ? - Mais non, jamais.
- On a retrouvé cette plainte.
"Dépôt de plainte
"pour viol conjugal".
Ca vous parle ?
- C'était une erreur. J'aurais pas dû.
J'ai menti.
- Selon le collègue,
elle a été prise au sérieux.
- Des traces physiques ?
- Ca peut être psychologique.
Ca reste un viol.
- Ils lui ont proposé de rester
en foyer, mais elle est repartie.
- Pour son fils.
- Duclos, ils l'ont entendu ?
- Il a admis avoir été insistant,
mais qu'il n'avait exercé aucune violence.
Donc ça a été classé.
- Elle a pu mentir.
- Attendez, on préfère croire qui ?
La victime ?
Ou le pervers narcissique ?
- Vous n'avez rien contre lui.
Pour prouver que son fils est en danger.
- Commissaire, si on retire son enfant à Hélène,
elle se ratera pas.
- Vous y mettez pas.
En regardant les faits froidement,
je vois qu'Hélène Duclos
met son enfant en danger.
La sécurité de l'enfant...
c'est notre priorité.
- Ca, ça m'étonnerait.
- Lieutenant Salma...
Fin de discussion.
Porte
- Hé, la tornade, vous cherchez à vous faire virer ?
Je vous l'ai déjà dit,
j'ai besoin de vous.
- Ca me rend folle...
que ce taré ait du poids avec Hélène. Je peux pas.
- On va s'occuper d'Hélène.
Après, on s'occupera de lui.
"Dans le mille" (Lola Dubini)
- J'ai dit d'accord
Quand moi, je n'en pensais rien
J'ai cru trop fort les gens qui se pensaient bien
Mais mieux vaut partir
Pour guérir
Quand tout devient trop lourd
Souffler en marge pour revenir
Dessiner ses contours
Mais on m'a touchée puis coulée dans le mille
J'ai tout coupé, détaché
- Ca te plaît, le programme, Donna ?
- J'ai rien évité
J'ai plongé dans le vide
Pour pas tout gâcher
J'ai coupé plus possible
- On a tout fait changer. La porte, la serrure.
Voilà vos nouvelles clés.
- T'as quelqu'un pour t'aider ?
De la famille dans la région ?
- Non, mes parents sont à la retraite et...
ils sont repartis en Bretagne et ma soeur vit à Paris.
- Ce bouquet est nouveau, non ?
- Il y a pas de mot.
Musique intrigante
...
Vous faites quoi ?
- Le grand vide.
Repartir du bon pied, ça commence par nettoyer le passé.
- OK.
Ta fille va venir te voir.
Elle s'en veut d'être partie. Tiens.
- C'est quoi, ça ?
Qui vous a écrit ça ?
"Une pour toi, une pour lui."
- Je sais pas.
Vous avez trouvé ça où ?
- A la cuisine, sur le buffet.
- J'ai jamais vu ça. - C'est une menace.
C'est ton ex-mari ?
- C'est son écriture.
Avec l'encre de son stylo-plume. On l'a vu écrire.
- On fait tout pour t'aider. Mais tu dois réagir.
Hélène. - Non.
Vous pouvez pas m'aider.
- On attend quoi pour foutre ce taré en garde à vue ?
- On n'attend pas.
On prévient Daguerre.
- Allez, on est en retard.
- J'ai oublié mon sac !
- Comme d'habitude. - Merci, papa.
- M. Duclos ?
Perquisition, vous nous laissez rentrer ?
- Bonjour, madame. - Bonjour.
- On me reproche quoi ? - Menace de mort.
- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est rien.
Allez, va à l'école.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Une perquisition.
- Pourquoi ? - Je peux rien dire.
- On y va, les gars.
- Il est 8h17, vous êtes placé en garde à vue.
Tu nous suis ?
- Allez, viens.
- Vous êtes
ambiance champêtre ?
- C'est du 7x64. J'utilise pas ce calibre.
- Les 2 écritures, c'est au stylo-plume.
Vous en utilisez un ? - Oui.
Mais j'ai pas écrit ça.
- Ca ressemble à votre écriture.
- Je propose qu'on vérifie tout de suite.
Vous allez écrire sur un morceau de papier.
"Une pour toi, une pour lui."
"Une pour toi et une pour lui."
Musique pesante
...
Vous voulez appeler un avocat ?
- Pourquoi ?
J'ai rien fait et vous le savez.
Vous pouvez faire des analyses, j'ai rien à vous dire.
- Il comptait tuer un éléphant ?
J'envoie les armes au labo.
- Ce sera pas nécessaire.
- Les lettres, je les fais parvenir à un graphologue ?
- Pas nécessaire non plus.
- Pourquoi ?
- T'inquiète. On attaque quoi ?
- Les recherches Internet de M. Duclos ces 6 derniers mois.
- On doit trouver quoi ? - Paracétamol.
- La directrice de l'école d'Arthur m'a appelée.
Il est parti avec sa mère.
- Au fait, regarde ce que j'ai fait pour toi.
- C'est un dessin ? - Hm.
- Il est super beau. Merci. - De rien.
- Tiens, je t'ai pris un... T'as faim ?
- Oh ouais !
- Allez, on se dépêche. - Un cookie !
- Elle est pas chez elle. J'ai envoyé une équipe.
Sa voiture est plus là.
- Elle répond pas à son portable.
On essaie de la localiser.
- On lance l'alerte enlèvement ?
- Non.
J'ai une meilleure idée.
Tenez, votre portable.
Soupir
- Vous croyez qu'elle va me répondre ?
Non. Rien.
- Je reviens.
- Commandant ! - Ouais ?
- J'ai pensé à quelque chose.
- Je vous écoute.
- Elle est peut-être à la gare.
Pour partir avec Arthur. Elle m'a déjà fait le coup.
Musique de suspense
...
- On va où, maman ? - Euh... On va prendre le train.
On va plus jamais se quitter.
- Il va dire quoi, papa ?
- Tu te souviens...
Sur un chemin de fer
- QUI NOUS A EMMENES
TOUT AUTOUR DE LA TERRE
DANS UN WAGON DORE
- Ca y est, on n'a plus peur.
- LA LUNE ET LES ETOILES
Sirènes
...
Musique de suspense
...
- Hélène ?
...
Hélène !
Bougez pas !
Hélène, doucement.
Faites pas ça.
- Maman, arrête ! Reviens ! Klaxon
- Non !
- Maman...
- C'est pas grave.
- Alors, commandant ?
*-On les a retrouvés. Ils sont sains et saufs.
Je les ramène à la brigade.
*-Duclos va jubiler.
- Il va falloir le libérer.
- On cherche plus à le faire avouer ? *-Qu'est-ce que vous voulez ?
Protéger Arthur ou le remettre
aux services sociaux ? Sa mère risque
de se retrouver en garde à vue.
- Les menaces, on en fait quoi ?
*-Oh, doucement, là, doucement.
Un problème après l'autre.
- C'est dégueulasse. *-Oui, c'est dégueulasse.
Vous me faites plus confiance ?
Musique douce
...
Dans mon casier.
- Qu'est-ce qui t'a pris ?
- Non, me l'enlève pas, s'il te plaît.
- C'est fini, pour toi.
T'as tout gâché, comme d'habitude. Je te comprends pas.
Pourquoi tu fais ça ? - On y va, Hélène.
- Non. - Maman !
Maman ! Maman !
Je veux protéger maman.
- Je sais. - Je veux protéger maman !
- Ca va aller. - Hélène.
- Hélène, lâche-le, s'il te plaît.
Lâche-le. - Arthur, stop. Arrête.
- S'il te plaît.
- Viens. - Lâche-le.
- Non ! - Te laisse pas faire.
Ca va aller, mon chéri. - Maman !
- Vous allez pouvoir... - Maman !
- Vous allez pouvoir rentrer chez vous avec votre fils.
On a levé la garde à vue.
Soupir - Merci.
- Avant, Arthur a quelque chose à dire. Arthur ?
Tu vas regarder papa dans les yeux et lui dire ce que tu m'as dit.
- D'accord.
J'ai appelé maman pour qu'elle vienne me chercher.
- Pourquoi t'as fait ça ?
T'as pas le droit de la voir.
C'est pas grave.
Allez, viens, on va rentrer.
Merci.
Viens, mon fils. Merci.
- Et en plus, il dit merci.
Soupir
- On dirait que le vernis craque.
- C'était le but.
Vous ferez une expertise du portable d'Hélène ?
- Très bien.
- Vous aviez raison, commandant.
Pascal Duclos a fait des recherches il y a 1 mois.
En tapant "paracétamol" et "suicide".
- Juste un mois avant la tentative de suicide d'Hélène.
Musique sombre
...
Sonnerie (- Putain...)
...
Notification
Musique pesante
...
Aboiements
Musique pesante
...
- Arthur.
Arthur, c'est papa.
Réveille-toi. Allez, viens.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Allez, assieds-toi.
- Il fait nuit, il est quelle heure ?
(- Il est tard.)
On frappe.
- Oh... - Bonsoir.
- Bonsoir.
- Euh... Alors, je suis grande.
- Mais il y avait une grosse fuite chez vous.
- C'est ça. J'ai appelé tous les plombiers de Marseille.
- Ils étaient pas disponibles. - Pas dispos.
Pas du tout.
C'est très sympa, chez vous. - C'est gentil.
Vous avez faim ? - Ouais, je dis pas non.
- Ca me fait plaisir de vous voir. - Moi aussi.
- J'ai fait des hot-dogs.
Rire Vous me faites rire.
- C'est marrant parce que...
Un hot-dog sans saucisse, c'est un sandwich au pain.
Il y a pas de... Rire
- C'est différent.
- Vous pouvez vous laisser surprendre par la cuisine végane.
La prochaine fois, c'est moi aux manettes.
- Si c'est comme la pétanque,
je suis pas au bout de mes surprises.
-"Une pour toi et une pour lui."
...
- Hé, mon grand.
(Mon grand, hé.)
Réveille-toi, là.
Regarde-moi.
Tu vas me montrer
que tu sais revenir tout seul à la maison.
C'est un jeu.
Je le faisais, petit.
Allez.
Descends, là. Tu descends.
Musique de suspense
...
Allez, viens.
C'est parti.
...
(Allez.)
Maintenant, tu vas me montrer...
que t'es un grand, d'accord ?
Jamais peur.
T'as compris ?
Tiens.
Allez, fils. Vas-y.
Allez, vas-y !
C'est bien.
Allez !
Bien.
Moteur
- Papa ?
Papa ?
Musique angoissante
...
Craquement
Sous-titrage : Nice Fellow
.
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