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Brouhaha festif
Musique de fête foraine
Tir de carabine
- Oh !
Cris de joie
- T'es la meilleure !
- C'est pour qui,
le gros nounours, Romain ?
- Pour moi !
- Ca faisait un moment que tu le voulais !
- Ouais, le gros nounours !
- Le méga maxi nounours ! Tiens, tu peux lui faire
un gros câlin. - Je suis trop content !
- Merci, Max. C'est gentil.
- C'est normal,
il est fan de la fête foraine.
- Il est trop beau ! - Oui ! Allez, photo !
(-Merci.)
- Vous êtes prêts ? - Oui !
- 3, 2, 1... Cheese !
Bon, c'est quoi, le prochain manège ?
- Comme si on savait pas déjà.
- LE TRAIN FANTOME !
- Allez, on y va !
- Hé, tu m'attends !
Tu vas le faire aussi, Adam ?
- Euh... non. Elle rit.
Rires démoniaques
- Tu veux pas. - Salut, bonhomme !
- Bonjour. - Merci.
T'es tout seul ? - Non,
je prends mon nounours.
- Comme ça, tu seras pas seul.
- Let's go.
- Allez.
- Une barbe à papa géante, hein. - Ouais...
Salut !
- Allez, viens.
J'ai envie de faire pipi. Tu ne bouges pas, j'arrive.
Promis, hein ?
Musique pesante
Quelqu'un prend des photos.
- Et voilà, 2 barbes à papa géantes.
- Merci. - Il y a pas de quoi, madame.
- Romain,
il était bien dans ce wagon. Romain !
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Vous avez pas vu un garçon ? - Non.
- Romain ! - Madame, vous pouvez pas y aller !
Madame ! - Romain !
- Tu l'as vu, toi, mon coeur ?
- Non. - T'es sûr ?
Alors ? - Il est pas là.
Romain ! - Vous avez vu...
- Excusez-moi, vous avez pas vu
un petit garçon ? Non ?
Mon fils a disparu.
Mon fils a disparu !
Romain !
Romain !
Monsieur, vous avez pas vu un petit garçon ?
Un portable sonne et vibre.
Musique dynamique
- Putain, c'est chiant, ce truc.
Il souffle.
- Ah, ça fait du bien.
Ah, le pied, là !
- Euh... Rasoir, rasoir, rasoir...
Le chien aboie.
- Un dimanche matin comme ça à courir sur la plage,
quel bonheur !
- Oui, mais c'était...
normalement dans 10 minutes.
Vous êtes parti y a pas longtemps, quoi.
- Vous rigolez ou quoi ?
19 minutes 19 secondes ! Il y en a qui pratiquent le jeûne
intermittent. Moi, c'est le sport
intensif intermittent.
Son portable sonne et vibre. - Très intermittent, du coup.
Qu'est-ce qu'on fait, nous, aujourd'hui ?
- Pour moi, oeuf à la coque ce matin,
et cet après-midi, match de rugby du Stade Toulousain, télé.
- Ah... Si vous avez des rugbymen à me présenter...
- Non, je suis sûre que c'est des spams.
- Vous me préparez de l'eau
pour mes oeufs ? - OK.
- Ah non...
Inès, ça, ça va pas être possible.
- Ca va, c'est pas votre brosse à dents.
Le portable de Mattéï sonne et vibre.
- Ah merde, le commissaire.
Un dimanche ?
Oui, commissaire ? *-Je sais qu'on est dimanche,
mais on a une disparition inquiétante.
Un enfant de 8 ans.
- Ca se passe où ? *-Fête foraine de Marseille.
La PJ a besoin de nous.
Aucun témoin ne l'a vu partir avec un adulte.
Le préfet a lancé l'alerte enlèvement.
- On se rend sur place.
Je vous emmène à la fête foraine.
Musique intrigante
Salma halète.
- Attendez, commandant !
Mattéï rit.
Faut que je me mette au sport.
- C'est bien ! On va pouvoir courir ensemble !
- Commandant. - Je vous écoute.
- La mère l'a laissé quelques instants.
- Vous avez relevé l'identité des passagers du train fantôme ?
- Oui, mais le temps qu'on arrive, certains ont dû partir.
- Les issues du parc se ferment pas en cas d'urgence ?
- Le système est HS, comme les caméras de sécurité.
- Super. Donc on a pas d'images,
et beaucoup de monde a dû filer.
- Il y a bien des parents qui ont pris leurs enfants en photo.
Essayez de récupérer ça. - Bien.
- Relevez les immatriculations.
Et près du parking ?
- Il y a une caméra, mais vandalisée.
- La mère, elle est où ? - Là-bas.
- Celle qui pleure ? - Non, l'autre,
Sonia Meyer. Celle qui pleure, c'est Karine Bianchi, et son fils,
Adam, un copain du disparu. - Et le barbu à côté ?
- C'est Max di Giusto, le parrain de la fête foraine.
Accent italien - Max di Giusto ?
C'est bien, pour un parrain.
Musique grave
Commandant Mattéï,
brigade des mineurs.
- Lieutenant Salma. Racontez-nous ce qui s'est passé.
- Mon fils était
dans le train fantôme, et une fois le tour terminé,
j'ai voulu aller le chercher, mais il y avait plus
que le nounours qu'on avait gagné au stand de tir.
- Vous avez remarqué
quelque chose suspect ? - Non.
- Quelqu'un, peut-être ? - Non.
- Et vous, madame ?
- Non. Je suis partie aux toilettes 2 secondes, j'ai rien vu.
Je me sens trop conne.
- Et toi, c'est Adam, c'est ça ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Romain voulait que je l'accompagne.
Mais le train fantôme, ça fait trop peur.
- Hé, tu sais quoi ? Ca me fait peur aussi.
- C'est notre faute,
on aurait dû le surveiller. - Ne culpabilisez pas.
On va tout faire pour retrouver votre fils.
Romain avait un portable ? - Non.
- Un vêtement particulier ou un signe distinctif ?
- Non, non... Son sac à dos.
Un sac à dos de toutes les couleurs.
C'est lui qui l'a peint. Regardez
- Vous êtes déjà venue ici avec votre fils auparavant ?
- Quasi tous les dimanches. Tout le monde le connaît.
- Le papa a été prévenu ?
- Mon mari est mort il y a 2 ans. Je l'élève seule.
Je vous en supplie,
retrouvez-le.
- On va tout faire pour. On est là pour ça.
- M. di Giusto, on va parler de votre système
de sécurité. Avant ça, montrez-moi le manège.
- Allons-y. - Merci.
- Anton, il est où ? - Je sais pas.
- Anton, c'est le gars
qui tient le manège ?
- Oui, c'est mon cousin. Je suis aux montagnes russes,
mais il m'a demandé de m'occuper du train fantôme.
Il avait une course à faire. - Il ressemble à quoi ?
- Brun, musclé, 20 ans, avec une casquette.
- C'est quoi, son nom ? - Di Giusto.
C'est mon neveu. Vous pensez quand même pas...
C'est un gamin. - Nous, on pense rien,
On recherche un gosse qui a été perdu.
Quelqu'un a pu entrer par un autre accès, ici ?
- La sortie de secours s'ouvre
que de l'intérieur.
- Je lance la recherche.
- Attendez, je me souviens.
Il m'a dit avoir vu un type louche.
- C'est tout ?
- Oui.
Musique intrigante
- On fait un tour ? - Il me tarde de faire un tour
avec vous là-dedans. - Il me tarde pas, moi.
Musique sombre
On cherche quoi ? Une trappe ? Un accès ?
- Oui. C'est marrant, ça...
Alarme Elle hurle.
Diverses alarmes retentissent.
Il y a rien du tout.
- Je vois rien.
Grognements
Il tape contre la paroi.
Attendez...
Y a pas d'accès, je vois rien.
Cris d'épouvante
La porte grince.
- Tiens, regardez.
Musique intrigante
- Et alors ?
- Alors... Euh... La fête est à côté
d'un terrain vague qui fait parking.
On a déterminé les issues et rues adjacentes.
- On a son état civil ?
- Oui. Son père était allemand, mort il y a 2 ans.
Ses grands-parents sont domiciliés à Francfort.
Renseignez-vous sur eux.
Un enlèvement, c'est souvent lié à la famille.
On verrouille. - OK.
- Ah, mystère du train fantôme résolu.
Regardez. Ils ont dû passer par là.
- On remarque à peine que le grillage a été découpé.
- Celui qui a fait ça connaissait très bien l'endroit.
C'est minutieusement repéré.
Et le kidnappeur devait être très patient.
Il a dû galérer pour découper le grillage.
- Je suis sûre qu'il l'a fait avant,
preuve de la préméditation. Il prend des photos.
- Reste à savoir si le kidnappeur a choisi sa cible au hasard.
- Si Romain était personnellement visé.
Il faut leur en parler sans tarder.
- Mme Meyer ?
On a peut-être affaire
à un enlèvement ciblé.
- Quoi ?
- Vous voyez quelqu'un, en ce moment ?
- Non, je vis seule.
Enfin, dans un foyer. - La maison de l'espoir.
On est devenues amies là-bas.
- C'est provisoire. J'ai trouvé un logement.
- Votre mari a de la famille ?
- Il y a mes beaux-parents.
- Ils sont de la région ? - Ils sont allemands.
- J'appelle la BPM et je checke le parking.
- Bien sûr, merci.
Et toi, mon grand,
tu peux me parler de Romain ?
- C'est mon meilleur ami. On va à l'école ensemble.
- C'est cool, ça. - Je les amène et je viens
les chercher quand Sonia est au boulot.
Musique intrigante
- Je vais lui parler.
Tiens, viens voir.
T'as rien remarqué
de bizarre ?
Quelqu'un qui vous aurait suivis,
ou même, si Romain avait peur de quelqu'un ?
Et Romain,
il aurait pas dit un secret à son meilleur ami, par hasard ?
Un secret qu'on pourrait pas répéter,
puisqu'un secret, ça se répète pas.
Tu sais, à moi,
tu peux me le dire.
Je suis de la police, tu risques rien.
- Non, juste que son papa lui manquait.
Il était triste quand on en parlait.
- Ca, c'est normal.
- Hé, salut, Anton ! Cool, ta trott !
- Anton !
Anton, police !
Musique de tension
Anton !
- Arrête-toi !
- Anton ! - Arrête-toi !
- Arrêtez-vous, stop. - Arrête-toi ! Police.
- Fin du game, mon gars.
Doucement. - N'y pense même pas.
Calme-toi.
- Je vous jure, j'ai rien fait de mal.
- Alors pourquoi t'as détalé comme un lapin ?
- On chourave des scoots avec mes potes.
Je pensais que vous étiez là
pour ça. - On était pas là pour ça,
mais on aurait pu, ouais.
- T'es parti pile quand Romain a disparu.
- J'invente rien.
Vérifiez, on était au centre commercial des Terrasses.
- Compte sur nous. - Je savais pas pour le gosse.
J'ai dit à ma couz qu'un mec chelou
rôdait près des manèges.
- Pourquoi chelou ? - Il a pas de gosses.
Et il prend pas des tofs avec un portable,
mais avec un gros appareil photo.
- On va parler de tout ça à la brigade.
- L'embarquez pas comme un criminel.
Mon neveu, il déconne, mais c'est un bon gars.
- Ca, j'en sais rien.
On va vérifier son alibi et prendre son témoignage.
- Allez, on y va.
Sirène de police
- Commandant, on a vérifié
l'alibi d'Anton, et là, il fait le portrait-robot
du mec à l'appareil photo avec Marion.
- OK. Toi, tu checkes l'histoire avec Anton
et tu me tires tout ça au clair. - OK, on verrouille.
- On verrouille ? - C'est la nouvelle expression
du commissaire. Vous l'avez pas entendu ?
- Non. A ce propos, ça a pas l'air verrouillé,
ton histoire avec Marion. - Comment ça ?
- Dis-moi, elle mélange toujours
le blanc et les couleurs à 90 degrés ?
- Ah, ça ? - Ouais, ça.
Il soupire.
(-Je sais plus quoi faire.) - Tu veux un petit conseil ?
Même s'il faut laver son linge sale en famille, c'est normal.
Tu fais comme moi. Tu fais tes lessives tout seul.
Ils répètent l'un après l'autre "Tu fais tes lessives tout seul".
- Son menton, il est, genre, plus...
Large. En fait, il a une sale gueule.
Ouais, plutôt. - T'as rien d'autre ?
- Genre, pas comme moi.
- Tu te doutes de rien, toi.
- Ouais merci, je te rappelle.
- Pas mal, ça. Il avait une barbe
de 3 jours, aussi. Sinon, vous faites quoi, ce soir ?
- Ca va, je te dérange pas ? Tu veux pas un café, aussi ?
- Vous êtes ensemble ?
Je suis désolé. Avec le tee-shirt,
je pensais que... Pardon.
- On était jeunes, je l'aimais tellement.
Un vrai coup de foudre.
Paul tenait un garage
de vieilles voitures américaines des années 60,
c'était sa passion.
On avait tout misé sur son business, on avait hypothéqué notre maison.
- Vous partagiez tout.
- Oui, je faisais la compta et le juridique.
Une expérience de dingue...
Jusqu'à sa maladie, une leucémie foudroyante.
En 6 mois, c'était fini. - C'est violent.
Pourquoi le foyer ?
Vous avez pas de famille ? - Je viens de l'Assistance publique.
Les familles d'accueil, les refuges pour ados, je connais,
mais on allait s'en sortir,
j'avais trouvé un boulot et un appartement.
- Vos beaux-parents, vous êtes proche ?
Ils ont fait la démarche de louer une villa à Cassis
pour être proches de vous et vous soutenir.
- On y est restés quelque temps, avec Romain, mais on a dû partir.
Pourquoi ces questions ?
Pourquoi on cherche pas Romain ?
- Pour tenter de le retrouver,
on a besoin de toutes les pièces du puzzle.
Je me permets
d'insister sur vos beaux-parents.
Pourquoi vous êtes partis de chez eux ?
- On peut tout comprendre. D'accord ?
On vous jugera pas.
Sonia soupire.
- Ils s'enfonçaient dans le deuil. Elle parlait toujours de Paul,
il y avait des photos partout. Je voulais pas ça pour mon fils.
- Il n'y a pas que ça. - Ils prenaient trop de place
autour de Romain, j'avais peur qu'ils me le prennent.
- Vous vous êtes enfuie ? - Oui.
- Ils ont fait une demande de garde officielle.
Ils ont même porté plainte contre vous, Sonia.
- Oui.
Je l'ai su il y a quelques semaines.
- Oui, c'est vrai, quoi. - Sonia ?
Musique sombre
- Emeline ! - C'est qui ?
- Alma, ma belle-soeur.
Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je te le demande. - Qu'est-ce que tu veux ?
- Ca s'envenime
avec mes parents. Ils vont faire une demande
pour avoir Romain. - Je veux pouvoir
l'élever en paix. - Pense à Emeline.
Ils s'adorent. - Elle a dit non, d'accord ?
- Romain, viens là. - Vous la laissez tranquille.
Elle est pas seule, Sonia.
Allez, partez ! Cassez-vous, on a dit !
Elle a pas besoin de vous.
- Après avoir perdu mon mari,
j'aurais jamais supporté qu'ils me prennent Romain.
- Je comprends. On va s'en occuper.
D'accord ?
Un policier va vous ramener au foyer.
- C'est tout ? Et mon fils ?
- Je sais que c'est difficile, mais on vous tient au courant.
Musique douce
- Voilà son portrait-robot.
On va le croiser avec les vidéos que les parents présents
ont faites. - Les grands-parents
ont résilié tous leurs abonnements. - Ca craint.
Si le gosse file avec eux en Allemagne,
ça va être dur de le retrouver.
- Une équipe a appelé : ils ont retrouvé le sac à dos de Romain.
- Où ? - Quartier Bonneveine.
Il y a un témoin. - Jonathan, mets les grands-parents
sur écoute. - Je m'en occupe.
Musique dynamique
- Bonjour. - Lieutenant, commandant.
Notre témoin. - Merci.
- Bonjour, monsieur.
- Il y a 30 minutes, j'ai vu quelqu'un
flanquer ce sac à dos pour enfants dans une poubelle.
J'ai trouvé ça bizarre, donc je suis venu voir.
- Il y avait un enfant ? - Non.
J'avais l'alerte enlèvement
sur mon portable, donc j'ai compris et j'ai appelé.
- Bien. Vous pourriez le reconnaître ?
Est-ce qu'il ressemble à ça ? - Ah non, pas du tout.
C'était une femme.
- Elle ressemblait à quoi ? - Difficile à dire.
Elle avait un manteau, une casquette.
Après, je vous dis, j'étais loin.
- Merci. Excusez-moi.
- Merci beaucoup.
- Oui, allô ? *-C'est Karine,
la copine de Sonia qui m'a donné votre carte.
Sonia s'est enfuie avec ma voiture. - Vous êtes qui, là ?
-Je suis la directrice du foyer La maison de l'espoir.
- Merci de nous avoir prévenus.
On s'en occupe. Merci à vous.
C'est la directrice du foyer de Sonia.
Elle lui a piqué sa bagnole et elle s'est tirée avec.
- Je crois savoir où elle est.
Musique de tension Enclenchement du frein à main
- Il est où ?
- Sonia ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Où est Romain ? - Tu vas d'abord te calmer.
- Je sais que c'était vous. - Ca fait un an qu'on l'a pas vu,
notre petit-fils, à cause de toi, et tu débarques comme ça ?
Pourquoi il est pas avec toi ? Sonia ?
- Romain ! Romain !
Musique dynamique
Musique douce
- Messieurs dames, bonjour. Votre belle-fille est ici ?
- Oui, par ici. - Sonia ?
- J'étais sûre qu'il était là.
- On va tout faire pour le retrouver.
- T'es contente ?
Avec nous, ce serait pas arrivé. - Laissez-nous tous les deux.
- Vous vous rendez pas compte ? On parle de mon petit-fils.
- Je me rends parfaitement compte.
- C'est inadmissible.
- Qu'est-ce qui est inadmissible ? De ne pas respecter
la douleur d'une mère ? Vous pouvez nous laisser, M. Meyer ?
Ne m'obligez pas à répéter.
- Je rêve.
Musique émouvante
- Sonia, s'il vous plaît...
C'est dur, mais vous devez nous faire confiance.
- Je peux pas rester sans rien faire.
J'ai l'impression que c'est une torture.
Je vais crever, là. - Non.
Je suis là. Personne ne va crever.
- Mme Meyer, vous étiez où, ce matin, entre 10h et 12h ?
- On était là, tous ensemble,
on finissait de préparer les cartons.
Il y a même l'entreprise de déménagement qui est venue
chercher le gros des meubles.
Vous pouvez leur demander. Tu as leur carte ?
- Merci.
- Vous savez, on tient à récupérer la garde de Romain,
mais c'est uniquement parce qu'on pense que c'est
mieux pour lui. On n'est pas des monstres.
- C'est tout ce qu'il nous reste de Paul.
- Depuis que tata Sonia est partie,
je ne vois plus mon cousin. - Ils étaient
comme un frère et une soeur. Je vais vous montrer des photos.
Mais regardez.
- C'est moi qui ai pris cette photo.
C'est la dernière que j'ai faite, avant que Sonia et Romain partent.
- Eux, c'est Lilo et Lila. On a appelé comme ça
nos lapins. On les échange à nos anniversaires.
- C'est super mignon, ça.
C'est comme si vous vous partagiez la garde.
- Oui. - C'est cool.
Je peux prendre en photo ? Merci.
Sonia, si vous voulez rentrer au foyer, vous pouvez.
Ce serait mieux pour vous.
- Sonia ?
On n'a rien contre toi. On veut juste revoir Romain.
- Sonia nous a dit que vous l'attendiez
à la sortie du foyer. Comment vous l'avez retrouvée ?
- On m'a appelée. - Qui ça ?
- J'en ai aucune idée. C'était une voix de femme ?
- OK. - Une femme.
Sonnerie de téléphone
Excusez-moi.
Oui, allô ? *-Oui, allô, commandant.
On a une vidéo de caméra de surveillance :
il y a 2 heures, une femme seule avec le sac à dos de Romain.
Je vous l'ai envoyée.
- Ils sont durs avec Sonia.
- Ca, je confirme.
Jonathan m'a envoyé une vidéo. C'est flou,
mais ça correspond pas à la silhouette de Mme Meyer.
- Ni leur fille.
- Il va falloir enquêter du côté du foyer de Sonia.
Ca peut partir de là-bas. - D'autant plus que c'est une femme
qui a prévenu Alma. - Vous avez raison.
C'est quoi, cette sonnerie ? - Il y a une sonnerie
mais pas de notif. Je sais pas d'où ça vient.
- C'est bizarre. - Non, c'est chiant.
- C'est bizarre. - C'est chiant.
Musique intrigante
- Mignon, ce petit chalet.
- Ouh là là, qu'est-ce qui t'a pris ?
Pourquoi tu as pris ma voiture ? Tu m'as fait une de ces frayeurs...
- Je suis désolée, j'ai pas réfléchi.
- l'important, c'est qu'on retrouve ton fils.
- Sonia, on est au courant.
Ca me rend dingue, ce qui s'est passé.
- On va faire quoi ? On te lâche pas.
- Je vous laisse.
- Bonjour, madame. - Bonjour, je suis Agnès Moreau,
la directrice du foyer. C'est moi qui vous ai appelé.
- Commandant Mattéï. - Lieutenant Salma.
- On vous suit ? - Venez, oui.
Ici, c'est leur repaire.
Se regarder dans un miroir, se trouver jolie,
c'est indispensable pour reprendre confiance en soi.
- Elles ont l'air amies.
- Carmen, Myriam et Karine sont les inséparables de Sonia.
Elle les aide beaucoup. - C'est-à-dire ?
- Elle a trouvé un job
dans un cabinet d'avocats. Elle les aide
avec leur surendettement, la violence avec leur ex.
- Il semble qu'il y ait une femme impliquée dans l'enlèvement
du petit Romain.
- Vous pensez que ça pourrait être une de nos pensionnaires ?
- On n'exclut personne. - Vous perdez votre temps.
Ici, c'est la solidarité qui règne.
- Vous reconnaissez quelqu'un,
quelqu'un du personnel
ou des pensionnaires ?
Je vais vérifier les emplois du temps.
- Je compte sur votre délicatesse.
Ce sont des femmes fragiles. - Promis.
- Le lieutenant Salma est
une femme délicate.
Vous pouvez me montrer la chambre de Sonia ?
- Oui, bien sûr.
Nous faisons tout pour que ces femmes
qui ont traversé l'enfer puissent se reconstruire,
qu'elles reprennent goût à la vie.
C'est pour ça qu'on appelle ce lieu La maison de l'espoir.
Par ici, c'est l'atelier dessin
tenu par Blanche.
Les enfants l'adorent.
- C'est une pensionnaire ?
- Ca l'était, mais c'est une volontaire bénévole.
Vous voyez qu'on peut s'en sortir.
- Tu coupes ?
- Bonjour, Blanche.
Je te présente le commandant Mattéï.
- Enchantée. - Bonjour, les enfants.
- Qu'est-ce qu'on dit ? - BONJOUR.
- Voilà. Bienvenue.
- Merci.
C'est très joli et coloré.
- Oui.
- Ca va, Adam ?
Musique douce
Oh, mais c'est très beau, ce que tu fais.
Au moins, il y a de la couleur.
C'est toi, là ? - Non.
- C'est qui ? - C'est Romain.
...*
- Ne t'inquiète pas, on va le retrouver.
On va tout faire pour le retrouver.
- On a récupéré
les vidéos de la fête foraine.
Cris joyeux
- Regardez l'homme là-bas, en arrière.
- Là, maintenant.
- Montrez-moi le portrait-robot
qu'a fait l'ado. Merci.
C'est lui. Le forain ne s'est pas trompé.
- Il prend les deux enfants
en photo. - Alors, qui est la femme qui a
balancé le sac à dos ?
- Je sais pas, peut-être qu'il a eu une complice.
Musique intrigante
- J'ai les emplois du temps des pensionnaires.
Je vais les envoyer pour vérification.
- Petit, j'avais cette coupe de cheveux.
Ma mère aimait Mireille Mathieu.
- On a vérifié l'emploi du temps de la belle-famille :
les déménageurs ont confirmé.
Son fils a fait ça ? Il est doué.
- Il adore dessiner.
- C'est son papa ?
- Oui.
- C'est un des lapins qu'il échangeait avec sa cousine
quand il était petit,
pour son anniversaire ? - Ca vient de son père.
- Vous avez remarqué
quelqu'un de proche qui avait changé de comportement, autour de lui ?
- Où ? Ici ? - Oui, entre autres, ou...
au travail ou dans votre entourage.
- Une femme. Musique intrigante
- Non, je vois pas.
- Si tu as vu quelque chose, Sonia,
il faut leur dire.
- Excusez-moi.
Oui, Jonathan ? *-On a repéré le mec
sur les photos dont parle Anton, au stand de tir de la fête.
On tient peut-être un truc.
- Ca tombe bien, j'avais envie d'une barbe à papa.
A plus.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Vous avez du nouveau ?
- Peut-être, ouais. On vous tient au courant.
Musique émouvante
- Ca va aller, ça va aller.
Tu peux leur faire confiance. Ils vont le retrouver.
- Voilà, c'est gagné. - Yes, merci.
Tiens, mon copain.
Commandant.
- Ca vous parle ? - Oui, il avait
un appareil photo.
Sa carabine s'est enrayée, ça l'a énervé.
Il se défoulait, j'aime pas ça.
- Vous avez gardé la carabine ?
- Oui, je l'ai mise de côté.
- Je peux la voir ?
- Elle est pas loin, je vais vous la chercher.
- Merci.
Musique suave
- Ah ouais, quand même.
Vous avez droit à un lot. Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
- Ca, là.
Ca, c'est bien, ça.
Musique pesante
- Qui veut une tartine ?
- Je t'ai fait une mousse au chocolat, tu l'adores.
- C'est mon fils qui l'adore.
C'est pas possible ce qui m'arrive. Un téléphone vibre.
- T'as quel âge ? - 13 ans.
Sonia soupire.
- Je peux pas.
- Sonia ! Sonia, tu vas où ?
- Je peux pas rester là sans rien faire, je...
Je sais pas, il faut agir, il faut retourner tout Marseille
mais je peux pas, désolée ! - Eh, eh !
Calme-toi ! Calme-toi, ma Sonia !
Je suis certaine que la police va retrouver ton fils.
Calme-toi, OK ?
Calme-toi. - Eh, eh.
Soupir
- La pauvre. C'est horrible, ce qu'elle vit.
Tu trouves pas qu'elle est bizarre, Karine ?
- Ben, après ce qui vient de se passer,
c'est normal, tu crois pas ?
Elle était quand même avec Sonia.
- Non, je te parle pas de ça.
Ca fait un moment que je la trouve stressée.
Elle est pas venue se confier à toi ?
- Ouais, elle m'en a parlé.
Depuis qu'elle sait que Sonia va quitter le foyer,
elle a peur qu'après, elle l'oublie.
- Elle risque pas, c'est sa meilleure amie.
- De temps en temps, ça arrive. Tu sais,
une fois qu'on a une vie normale,
parfois, on a envie de passer à autre chose.
Quelque chose fait des bulles.
- Vous savez quoi ? Je vais l'appeler Daguerre.
- Je vous laisse lui dire. - A qui ? Au poisson ?
- Non, au commissaire. Il va adorer.
- Ah ouais, vous avez raison.
Non, je vais l'appeler Maurice.
C'est bien, non ? - Pas mal.
- J'aimerais bien être une carabine.
T'es douée. - J'ai fait mon stage
à la police scientifique. - Pas aux Beaux-arts ?
- On a des empreintes.
On va voir s'il y en a une qui matche.
Vous pouvez nous faire ça ?
Merci. Notification de téléphone
- Putain, ça commence à me fatiguer, ce truc !
- Ca matche... de quoi ?
C'est quoi, ce délire ?
C'est ça qui sonne ? - Y a pas de honte
à être sur LookingForLove. Il paraît qu'elle est super,
cette appli. - Comment tu sais ça, toi ?
- Euh, un pote m'a dit ça. Marcel.
- Et il va bien, au fait ?
- Eh oh, stop. Qui a installé ça sur mon téléphone ?
Je me suis jamais inscrite
sur un site comme ça. - Et pourtant,
c'est ton téléphone.
- Gna-gna-gna...
- Y a pas de honte
à chercher le grand amour. On le cherche tous !
- Le grand amour... Vous êtes malade !
Non, sur ce genre de site,
y a que des psychopathes
ou des mecs mariés. - Pas que !
Y a des mecs très, très bien.
Enfin, c'est ce qu'on m'a dit.
- Ah ouais ? Vous y êtes, vous ?
- C'est sûr !
- Attends, moi ? Mais jamais de la vie !
Ca va pas, non !
Mais vous savez quoi,
Inès ? Je serais le plus heureux des hommes
si vous arriviez à trouver l'amour.
- C'est beau, ça.
- Ah oui, non mais j'ai capté.
Si vous voulez pas que je reste ici, faut me le dire.
- Mais pas du tout ! Eh, mais vous faites
des raccourcis, lieutenant !
Elle est susceptible, en ce moment !
- Oh, bordel...
-"Bordel",
c'est pas votre vocabulaire. - Regardez,
commandant...
- L'empreinte sur la carabine,
c'est celle d'un certain Richard Garcia,
fiché "agresseur sexuel".
- J'ai du nouveau. Garcia
a été libéré de prison en janvier,
après y avoir passé 6 mois pour exhibition
devant plusieurs écoles, dont celle du quartier du Cabot.
- C'est l'école d'Adam et de Romain ?
On va le serrer ! - Attendez.
Il nous faut des preuves.
Prendre des enfants en photo, ça suffit pas.
- C'est un pédophile notoire. Il était à fête foraine !
Vous voulez quoi de plus ? - De quoi l'interroger
comme suspect, pas témoin. Une fois en garde à vue,
vous aurez un levier pour le faire parler ?
- Et ses comptes en ligne ? - J'ai remonté
son historique. Il se connecte à Facebook pour jouer
à des jeux. - Il fait quoi ?
- Il parle en commentaires avec des jeunes.
- Oh ! Ben écoute, on va jouer avec lui.
Tu crées un profil environ du même âge
que Romain, s'il te plaît.
Ces types-là changent
rarement de cibles. Ils vont souvent
sur ce genre de site.
On va le pousser à la faute. - OK.
Il vient de se connecter
sous son pseudo : Arceus.
- Mets des commentaires aussi.
"T'es vachement fort",
"tu peux me donner tes coups ?
"J'arrive pas
"à passer le palier 2."
- Il est en train de répondre.
-"Pour le palier 2, c'est normal
"si t'as pas trouvé la porte dans le tableau 13."
Musique à suspense
- Je dis quoi ?
- Tu dis que tu joues en cachette de tes parents,
que t'as pas le droit.
- Dis que t'as 10 ans mais que tu fais croire
que t'en as 13, que tu veux pas passer pour un gosse.
Un "bébé", c'est parfait.
"A 10 ans, on est plus un bébé. Si c'est compliqué
"avec tes parents, tu peux toujours
"venir jouer chez moi." Putain...
L'enfoiré.
- Demande-lui quel âge il a, lui.
Inès lit le message.
-..."et mes parents sont OK."
- Tu réponds rien, tu laisses mariner.
- OK, il répond.
-"Elle est où ton école ? Si tu veux
"je t'attends à la sortie."
Il vous faut encore des preuves ? On y va, non ?
- J'appelle le procureur. - OK.
- OK, il vient de se déconnecter.
- Eh, le chien. - J'ai eu le procureur.
Arrestation de Garcia demain, à 6h.
Heure légale. - Pardon ?
Un gamin vient d'être enlevé
et nous, on doit attendre l'heure légale ?
Et s'il a le gosse ?
- Je sais... Mais c'est la loi.
Et s'il a pas l'enfant ? - Je comprends pas
de quel côté vous êtes. - Du même que vous,
lieutenant Salma.
Je protège l'enquête. - On fait quoi
en attendant ? Hein ? On enfile des perles ?
- Si on tape, faut taper juste, comme à la boxe.
- Vous protégez l'enquête, et nous,
les gosses. - Et moi, vous croyez quoi ?
Je suis ici, non ?
- Vous nous l'avez énervé, là.
Vous savez que c'est pas la bonne méthode avec lui.
Musique dramatique
- Ah ouais, c'est chaud.
- T'as toujours ton pote aux stups ?
- Qui ? - Le spécialiste de la fileuse
des trafiquants.
- Marco ? - Ouais.
- Je l'appelle tout de suite.
- Qu'est-ce qu'on fout là
si on peut pas intervenir avant 6h ?
On va y passer la nuit...
- Calmez-vous. Mais regardez !
Retournez-vous, respirez ! - Ouais, c'est très beau.
- Montrez-moi la tête
de ceux à qui vous plaisez.
- Attendez...
C'est vous qui m'avez inscrite ?
- Arrêtez de penser à ça. J'y suis pour rien.
En plus, si ça vous plaît pas, en 2 secondes,
vous pouvez virer l'appli.
- Pour un mec old school, vous êtes très renseigné
sur la manière dont on se désinscrit.
Donc je sais que c'est vous. - Old school ?
- Ouais. - Comment j'aurais
pris votre portable, vous dormez dessus !
- Même quand je dors, vous me regardez ?
C'est flippant ! Ca me fait flipper.
Ca change pas notre problème.
- Le problème, c'est qu'on est là, comme des cons, à attendre !
Ca me gave, ça ! Et en même temps...
j'ai jamais parlé d'heure légale.
- Comment ça ?
- Jonathan, il a des potes aux stups. Ils ont des micros super puissants
pour écouter ce que se disent les dealers.
- Et Daguerre est évidemment au courant
qu'on va les placer chez Garcia ?
- Ah ! Evidemment !
Inès rit.
Musique haletante
- C'est toujours un peu long, les planques.
- Ca fait partie du boulot.
On tape à la vitre. - Oh, putain ! Qu'il est con !
- J'ai récupéré les micros.
Ils sont plus performants s'ils sont placés sous le toit.
- OK, et donc ? - Eh ben, donc...
Jonathan, il va monter sur le toit.
- Ouais. - Fais attention.
J'ai besoin de toi. - Ouais, t'inquiète.
- Les oreillettes. Comme ça, on est tous connectés.
- Merci. - A tout à l'heure.
- Ils sont mignons, tous les 2, là ! Regardez-moi ça !
Inès rit.
- Prends pas de risques inutiles. Vérifie tes accroches.
- Ouais. - Tu veux pas que j'y aille ?
- Tu rigoles ? J'aurais encore plus la trouille
si c'est toi qui y allais. J'y vais.
Musique à suspense
- OK, c'est bon, il est sur le toit. *-Ecoute Marion,
t'y vas mollo. Tu prends aucun risque.
Bien reçu ?
- Oh, putain !
- Ca va ? *-J'ai failli
me casser la gueule... *-Il sort !
- Suivez-moi !
-Cache-toi ! - Oh merde !
Musique intrigante
- Venez ici. Dépêchez-vous !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Engueulez-moi. - Quoi ?
- Engueulez-moi ! - Euh...
- Allez !
- T'as cru que j'avais pas vu ton manège ?
- Quel manège ? - Avec la serveuse !
T'as pas arrêté de la regarder !
- Mais de quoi tu parles ? J'en ai rien à faire !
Juste un truc : il faut que tu arrêtes de boire du rosé,
ça te monte au ciboulot, pupuce !
- Pupuce ? Déjà, tu ne me pupuces pas,
tu arrêtes de me pupucer, et je sais pas pourquoi
tu restes avec moi. Tu préfères les brunes.
- Arrête ! Tu deviens castratrice !
Castratrice ! - Tu me prends vraiment
pour une truffe ! Une truffe premium !
- Oh ! Vous allez la fermer, oui ?
Allez faire ça ailleurs ! - La rue est à tout le monde.
Si j'ai envie de m'exprimer, je m'exprime avec ma femme, OK ?
- Partez ou je descends !
- Avec un grand plaisir. Comme ça, on va échanger ensemble.
- J'ai d'autres choses à faire ! - C'est ça, ouais !
-J'ai installé les micros. J'ai cru
qu'il m'avait repéré. C'est pas passé loin.
- Merci, Jonathan.
Musique sombre
Musique intrigante
-Pourquoi tu rappelles jamais ? Je t'ai laissé des messages.
Quand j'ai pas de tes nouvelles, je fais que des conneries.
Non, attends, tu vas pas encore me planter ?
Et alors, qu'est-ce que t'en as à foutre ?
Ouais, j'ai vu l'alerte à la télé. Romain, c'est ça ?
C'est vrai qu'il est mignon.
OK, vas-y, mais tu me rappelles, hein ?
- Il a parlé de Romain, là ? - Ouais.
C'est bon, on a de quoi. - On y va.
- Fuck l'heure légale ! - Ouais, c'est parti. Go !
Je vous laisse débuter les festivités.
- Avec plaisir !
Inès sonne. Musique à suspense
- Ah non, mais encore vous ! - Bonsoir.
On vient de crever, je me demandais
si vous aviez un cric. - Vous commencez à me faire chier !
- Mais on parle pas comme ça aux dames !
Elle vous a dit qu'on a crevé et en plus, elle est crevée.
Police. - Oh, putain !
- Non, pas putain, police.
- Votre intrusion chez moi n'est pas légale, il n'est pas 6h.
- Pourquoi t'étais à la fête foraine ce matin ?
- J'adore ça, les barbes à papa,
les enfants qui gueulent ! C'est un crime ?
- Romain Meyer, son alerte enlèvement,
ça te dit quelque chose ? - Vaguement, comme tout le monde.
- Il est où ? - Je vous conseille de répondre.
Elle n'a aucune patience, surtout avec les hommes.
- Il est où ? - Je vous l'avais dit.
- Je sais pas !
- Marion, on l'embarque ! - Allez, on y va.
Musique intense
- Putain, il a du matos ! Mais il a pas d'ordi.
- On va bien trouver.
- Avec quoi il joue en ligne, du coup ?
Par contre, je vois une pince.
Peut-être la pince qui a découpé le grillage.
- Je l'envoie au labo.
- Appelle la scientifique.
Si Romain est passé par là, de toute manière,
on va trouver des traces ADN.
- C'est fait. Ils arrivent. - Pardon ?
- C'est fait. Ils arrivent.
- T'es vachement rapide en ce moment !
C'est l'amour qui te donne des ailes ?
Inès rit.
Musique inquiétante
C'est intéressant, ça.
Oh ! - C'est une poignée ?
- Ah ! - C'est la porte de MacGyver.
- Vous m'attendez là, au cas où ? - OUAIS.
- Putain !
Ces gosses ont rien demandé. - Y a des photos de Romain et d'Adam.
Romain était pas la cible.
- Garcia traque que des proies. Il a dû profiter
que Romain soit isolé dans le train fantôme.
- Attendez ! J'ai un dossier avec des fichiers plus anciens.
Musique à suspense
- Je checke.
- Mais putain !
Regarde avec qui il est. - Merde !
Musique de tension
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