All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.Des.Mineurs.S08E02.FRENCH

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Original subtitles

Musique intrigante

Par là.

- Comment Emy est-elle venue chez vous,

le soir de la mort de Martin ? - Sa mère l'a accompagnée.

- C'est la 1re fois qu'elle venait ? - Non.

On a déjà dû faire 10 séances.

- Sa mère était à ces séances ?

- Non, on était seuls.

Elle l'a accompagnée, elle est partie et revenue.

- Qu'est-ce qui se passe, à ces séances ?

- Je la conditionne mentalement.

- C'est vrai, c'est bien moi qui ai accompagné Emy.

- Ces séances duraient combien de temps ?

-2 heures, à peu près.

- Vous êtes où,

pendant ces fameuses séances ?

- Derrière elle.

Je la mets en condition d'être performante.

- Il y a un contact physique,

pendant ces moments-là ?

- Ca devient insultant.

- Va falloir répondre.

Soit ici, maintenant, soit devant un juge.

Qu'est-ce que vous préférez ?

- Il y a eu quelque chose, entre vous ?

- Non.

Il y a jamais eu

aucun contact physique.

- C'est vrai.

Il s'est rien passé d'autre.

Jamais.

Musique de tension

- Entrez, installez-vous.

Emy, je sais

ce que c'est, pour toi, de devenir l'élève de Lescure.

Je sais les sacrifices que ça représente.

Mais fais confiance à ta mère.

Elle fait tout ça pour toi. Pas pour elle.

On est d'accord ? - Bien sûr.

- Si tu dénonces un comportement déplacé,

elle te soutiendra.

- Evidemment. - Ta maman

choisira toujours de te protéger plutôt que de te laisser

avec un pervers manipulateur.

Jamais elle ne t'en voudra

d'avoir parlé. Hein ?

- Bien sûr. - Jamais elle ne mettra

ta vie en danger pour une ambition.

- Il se passe rien avec Renaud.

- Pourquoi t'as pas dit

que t'étais avec lui ? - Il voulait pas.

- Pourquoi ?

Il voulait pas qu'on sache

pour vos séances ? - Peut-être.

- Il faut que je te parle de quelque chose.

Renaud Lescure a eu une relation

par le passé avec une élève.

Et au final... rien.

Ni médaille, ni carrière, ni famille.

Elle est restée toute seule.

- Elle lui est si soumise qu'elle a remis

ses fils entre ses griffes.

- Tu sais qui c'est ?

- Non.

- On parle de la maman de...

Martin et Antoine.

Sabrina. - Quoi, c'est vrai ?

- T'étais pas au courant ?

Martin t'a rien dit ? Il le savait.

Il t'a pas mise en garde ? - S'il y avait un problème,

elle vous l'aurait dit.

- Emy ? - Bon, ça suffit.

Elle vous a tout dit.

- Martin m'a rien dit.

Je sais qu'il adorait Renaud, c'est tout.

- On va organiser une confrontation entre toi et Lescure.

Tu te sens prête à l'affronter ?

- C'est pas facile, mais faut pas craquer.

Pas après les sacrifices qu'on a faits.

Emy, tu dois être forte, là.

- Oui.

- Dans la vie, il faut savoir ce qu'on veut.

Avec Renaud, tu vas atteindre ton but.

Il sait comment faire de toi une championne.

Faut lui faire confiance.

- Je sais.

- Un jour...

ça sera toi, sur la plus haute marche du podium.

Tout ce qui s'est passé avant n'importera plus.

- Tu comprends pas, c'est Martin, là.

J'ai menti parce qu'il voulait parler à Renaud

et après ma séance... - Ca nous regarde pas,

Emy.

Ce qui compte, c'est toi. Ton avenir et tes rêves.

Ta ceinture.

- Je vous ai pris comme pour moi.

- Merci.

- Emy Scotta a confirmé votre alibi.

- Pourquoi je suis là, alors ?

- On a besoin de preuves. Sa parole ne suffit pas.

Bon appétit.

- Qu'est-ce que vous cherchez ? Vous croyez quoi ?

- Je cherche à empêcher que des mecs comme vous

ruinent la vie de gosses.

- Vous avez rien compris.

Je leur offre une 2nde vie, un destin.

- Et après, elles vous voient comme un dieu ?

- Peut-être. Si vous voulez. - Comme un dieu, vous avez

le pouvoir de vie ou de mort.

- Non.

Ce sont eux qui décident.

Vous savez pas ce que ça fait

d'emmener quelqu'un au bout de ses rêves.

La relation fusionnelle que ça crée.

C'est un sentiment unique. Incroyable.

- Pour vous, peut-être.

Quitte à ruiner la vie des autres.

Comme celle de Sabrina Rocca.

- Demandez-lui si elle a pas éprouvé quelque chose

de fort. - J'en doute pas.

Mais ça a un nom, ça.

L'emprise.

- Hé !

Salut.

Euh, je voulais te remercier. - Laissez-moi.

- Faut pas avoir peur.

- Laisse-moi.

- Je te demande pardon.

J'étais en crise de manque.

J'étais pas normal.

Je savais pas où aller.

- Moi non plus. J'ai été virée.

- A cause de moi ?

- Casse-toi. - Attends...

T'as rien fait de grave. T'as rien volé.

T'as juste aidé quelqu'un.

- Je sais.

- T'y tiens, à ce boulot ? - Bah oui.

- Alors, retourne voir Fabre.

Dis que t'avais pas le choix.

Que t'as fait ce que tu devais faire.

C'est la seule attitude à avoir avec un toxico.

Si tu lui montres que t'es sincère

et que t'y crois, elle va te reprendre.

- Sophie !

Allez, on y va !

- Mme Rocca ? Vous avez entretenu une relation

avec M. Lescure pendant combien de temps ?

- 5 ans.

- Même après votre mariage ?

Vous êtes en contact

avec votre ex-mari ? - Non.

C'est de ma faute.

Tout est de ma faute.

J'étais consentante.

- Moi aussi, à 16 ans,

j'ai aimé un homme plus âgé.

Il avait 40 ans.

Il me fascinait.

Elle soupire.

Il m'impressionnait, même.

J'aurais fait n'importe quoi pour l'avoir.

Puis j'étais jeune.

J'avais personne pour me protéger.

Mais j'ai eu de la chance.

Il aurait pu profiter de moi, de ma jeunesse.

De ma naïveté.

Mais il m'a expliqué qu'avoir une relation avec lui,

ce serait pas sain.

Qu'il n'allait pas profiter de ma fragilité.

- Lescure aurait dû faire comme ça.

- Vous dites que vous étiez consentante,

mais cette expérience...

a-t-elle été positive pour vous ?

- Je l'aime toujours.

Vous pouvez pas savoir ce que ça a été pour moi.

- Pour vous, Sabrina.

Mais pour vos enfants ?

- Tout ce que j'ai fait depuis, je l'ai fait pour les protéger.

- Les protéger de quoi ?

- De mes erreurs.

Allez, on se regroupe.

- C'est n'importe quoi.

Il n'a aucune culpabilité.

- Et Sabrina le défend encore.

- Il y a quelque chose derrière ça.

- Genre ? - Un secret.

Quelque chose de plus profond

qui dépasse la relation abusive.

Notification

Pour elle,

c'est inconcevable qu'il ait tué Martin.

- Vous avez l'air d'y croire.

C'était le suspect principal. - On peut avoir

2 idées contradictoires et utiliser le même cerveau.

- C'est un peu contradictoire.

- Tu sais... - Excusez-moi.

Faut que je passe un coup de fil.

- Pour vous, commandant. - Merci.

- Elle est un peu bizarre. - Ouais.

Olivia t'a dit quelque chose ?

- Non.

- Oui, bien sûr. C'est possible.

Oui. A demain, docteur. A demain.

- Olivia ?

La confrontation avec Emy a lieu demain à 14h.

- OK.

- Je te demanderai de l'observer.

Pour savoir s'il y a pas de souci. - Oui.

Sanglot

- Si t'avais un problème, tu me le dirais ?

- Bien sûr.

- On se cache rien ? - Oui.

- On se connaît bien.

Musique de suspense

- Eloïse, tu fais quoi ?

Je pensais avoir été claire. - Je me suis pas expliquée.

- Il y a rien à expliquer.

T'as donné de la méthadone sans m'en parler.

- Il était... - Tu m'as menti.

- Il craquait. J'étais seule. Il fallait agir vite.

- Là n'est pas le problème. - Si, il est là.

J'ai agi en mon âme et conscience.

J'aurais juste dû vous le dire plus tôt.

Pour le reste, j'ai été professionnelle.

Si je devais le refaire,

je le referais.

Les patients ont pas choisi d'être dépendants.

- Oui, un drogué en manque doit être soigné.

Mais c'est quelqu'un

qui n'est plus lui-même.

Capable de faire n'importe quoi.

- C'est pour ça que j'ai aidé Cédric Revault.

- Je sais que tu as agi par compassion.

Mais méfie-toi de ce genre de sentiments.

Sinon, tu mélanges tout. Je te dis ça

pour toi, pour ton avenir.

- On est là pour aider. Mais on doit aussi

se protéger. Il faut garder une distance.

- Je vais le faire.

S'il vous plaît, je promets que je vous décevrai pas.

- Eloïse, je ne tolérerai plus aucune erreur.

- Merci.

- Je dois en parler à ton père. C'est important

qu'il soit au courant.

- OK.

A lundi.

- A lundi.

- Allez, viens doucement. Attention.

Tu descends vite, hé !

Attention, hop là ! Dans mes bras.

Tu veux aller jouer où,

maintenant ? - Au crabe.

- Allez, au crabe. C'est parti !

Houla, debout ?

Attention. Tombe pas.

Super. Rire

Tu montes

comme un grand ?

Coucou, maman !

Yes ! Tu restes en haut, comme ça ?

Je vais parler

avec ta maman.

Rire

Donc je vous disais...

J'aimerais faire des études pour être psychologue.

- C'est super, Eloïse.

Je suis impressionnée par ta façon de construire

ton avenir. - J'essaie de faire bien.

Attention, Ethan !

Attention ! - Il a peur de rien.

Rire

- On lui dira un jour qui je suis

pour lui ? - Oui.

Je te l'ai promis.

C'est important de connaître sa propre histoire.

Et les secrets remontent toujours à la surface.

- Mon père m'a dit ça. - Il est encore tôt.

Mais un jour, on lui dira.

- D'accord.

Elle rit.

C'est bien, ça !

Rire

Bon. Je vais y aller. - Nous aussi.

- Ethan ! Je dois m'en aller.

Tu me fais un gros bisou ?

- Yeah ! - Je te récupère, t'inquiète pas.

Youhou !

Trop mignon. Tu me fais un dernier bisou ?

Ca y est.

Allez, zou ! Bisous.

Bisous ! Bisous, Ethan !

Salut, Ethan !

Elle rit.

- Hello !

Je t'ai fait peur ? - Tu me suis ou...

- Je t'ai vue pas loin du centre.

Comment ça s'est passé, avec la toubib ?

- Bien. Merci.

Elle a décidé de me reprendre.

- C'est super, ça.

On se reverra. Je viens toutes les semaines.

- Oui.

- Dis-moi, tu veux pas qu'on aille

boire un verre ?

Il y a un bar, pas loin.

J'ai eu une bonne nouvelle. J'aimerais fêter ça.

- Euh...

Pourquoi pas.

- Cool.

- Et c'est quoi, la bonne nouvelle ?

- J'ai un boulot.

Et je commence la semaine prochaine. - Cool, tu fais quoi ?

- Plombier.

- Ah... Cool.

- Tu t'attendais à quoi ?

C'est pas glamour, plombier, je sais,

mais bon, ça paie les factures.

- Eh ouais... Super Mario. - Ouais.

Rire

Tu crois à une 2e chance,

dans la vie ?

- Si tu savais...

Je suis une 2e chance.

Musique douce

- Asseyez-vous.

- Emy...

T'as quelque chose à me reprocher ?

Je sais que je suis dur,

parfois, mais...

tu seras une championne.

- Comme avec Sabrina.

La mère de Martin et d'Antoine.

- Sabrina, ça a rien à voir.

- Au contraire.

Emy, écoute, c'est très important.

Vous l'avez isolée, coupée de sa famille.

Physiquement, psychologiquement.

Vous l'avez enfermée

dans une bulle jusqu'à ce que vous décidiez

que c'était fini entre vous. - J'étais en quête d'absolu.

Je connaissais pas mes limites. Ca s'est jamais reproduit.

J'ai jamais plus touché aucun de mes élèves.

- Il m'a jamais touchée.

- On va le libérer et ça va recommencer ?

- Martin, l'autre soir, était super vénère.

- Contre moi ?

- Il voulait vous parler.

Vous dire que vous le défendiez pas et...

que vous étiez un salaud de l'avoir abandonné.

- Martin est pas venu me voir, ce soir-là.

Vous n'avez rien contre moi. Je peux y aller ?

- Si elle était abusée par Lescure, elle aurait craqué ?

- Je pense que oui.

Elle a dit ce qu'elle avait sur le coeur.

Fallait qu'on sache.

- Ce qu'on savait déjà.

Que Lescure allait lâcher Martin.

- Ca dépend.

Ca dépend ce qu'il entend par "abandonner".

- Votre commande est prête. - Merci.

- C'est gentil.

Merci.

- C'est pas ta fille ?

Elle a un mec ?

Eloïse !

- Oh, putain, attends.

- Comment ça va, cocotte ?

- Ca va et toi ?

- J'ai connu des jours meilleurs,

mais ça va aller.

Ton père m'a dit que tu travaillais. - Ouais, pas loin.

Dans le dispensaire du Dr Fabre.

J'y ai rencontré Cédric. - Enchanté.

- Enchantée.

- Vous êtes infirmier ? Psy ?

- Non, pas du tout, je suis plombier.

- Plombier ?

- Ouais. - Le dispensaire

a des fuites ?

- Bon, on va y aller.

Je vois que vous êtes en plein boulot.

On va pas vous déranger.

A ce soir, papa.

Salut, Olivia. - Salut.

Eh bah, bravo.

Tu l'as mis à l'aise.

- J'étais pas prévenu.

J'ai dû laisser mon sens de l'humour au vestiaire.

- Arrête.

Je sais quand tu racontes des cracks.

On n'est pas ici par hasard. - Hm...

C'est vrai.

J'ai mis un mouchard

sur son portable. - Quoi ?

- Pour savoir si ça allait.

Ca l'empêche pas

d'être heureuse et ça me rassure.

- Certains reconnaissent pas leur enfant, toi, tu lâches pas.

Au risque de te choquer,

je me demande si c'est bien que ta fille vive avec toi.

- Olivia...

tu m'emmerdes.

- Emy, ta maman m'a dit

que les policiers t'ont confrontée à Lescure.

Martin venait souvent me parler.

Il avait besoin de se confier.

De trouver l'écoute qu'il avait pas avec Renaud.

- Je sais.

- Il avait beaucoup de problèmes.

Entre un père qu'il a jamais eu, ses performances en baisse,

son frère

qui le dépassait,

mais jamais il m'a dit du mal de Renaud, tu comprends ?

J'ai besoin de savoir

ce qui s'est passé entre eux.

Pour prendre

les décisions qui s'imposent.

Vous étiez proches, Martin et toi.

S'il avait eu un souci avec Lescure, il te l'aurait dit ?

- Oui, évidemment.

- Ou à son frère ?

- Sans doute, oui.

- Dis à Antoine de venir me voir. C'est important.

J'ai besoin de savoir.

- OK.

Musique envoûtante

- On se parle plus ? Soupir

- Je vais pas tout te raconter. C'est un boulot, c'est rien.

- Dans un centre pour toxicos.

Dans un quartier difficile. Mets-toi à ma place.

- Je sais pourquoi t'es inquiet, mais c'est pas normal.

- C'est ce qu'on a vécu qui est pas normal.

Un matin, je te laisse à l'école.

Je te dis au revoir, tu m'embrasses...

Je revois ta robe. Ton noeud dans les cheveux.

Tu me dis "bonne journée, papa".

Je te retrouve 8 ans plus tard.

- C'est du passé, maintenant, papa.

Je veux vivre une vie normale.

Comment je fais si t'es toujours sur mon dos ?

Je peux pas.

Des pas approchent.

- Ca va pas, chéri ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Renaud va être viré du club.

- Quoi ?

- Monnier lui a dit

que les soupçons sur lui nuisent trop au club.

- Monnier pense Renaud responsable de la mort de Martin ?

- Il l'a dit à Emy.

Elle est pas bien. Elle pense que c'est de sa faute.

(-Antoine.)

(Ecoute-moi.)

Antoine...

Tu sais que Renaud aurait jamais fait de mal à Martin.

- Oui, bien sûr.

- Mais si tu leur dis ça...

Ils le relâcheront plus.

Il passera sa vie en prison pour un crime qu'il a pas commis.

- Faut qu'on l'aide, maman.

Je vais témoigner en sa faveur.

Musique de suspense

- Ouais, allô, Sabrina.

C'est Renaud. *-Merci de m'avoir rappelée.

Musique douce

- J'ai jamais voulu faire de mal à Martin.

- Je le sais.

Je suis là pour toi.

Avec Antoine, on te laisse pas tomber.

Musique douce

- Bonjour, Mme Rocca.

Bonjour, Antoine. Je vous emmène voir M. Mattéï.

- Vas-y, Antoine,

entre.

Va t'asseoir.

Bon, je t'écoute.

Dis-moi ce que t'as sur le coeur.

- L'autre soir, après l'entraînement, dans les vestiaires,

Martin était dans tous ses états. - Pourquoi ?

-Parce que Lescure

lui a dit qu'il le reprendrait pas.

- Il lui a dit quoi, exactement ?

- Qu'il était déçu par lui, qu'il voulait des vrais hommes.

Martin m'en voulait

que Renaud le lâche. *-Pourquoi toi ?

- Il disait que j'aurais jamais fait

de natation sans lui et que je le laissais tomber.

C'est moi qui suis responsable de sa mort.

J'en pouvais plus de sa jalousie.

Je lui ai dit de prouver qu'il était à la hauteur.

- Comment ça ?

- Martin m'a dit...

qu'il allait prouver que c'était un homme.

- Comment il l'a prouvé ?

- Il m'a demandé de l'emmener

en mer.

J'ai piqué les clés d'un bateau

dans le bureau de Monnier.

Martin a plongé et a commencé à nager.

Sanglots

Antoine renifle.

A un moment, je l'ai plus vu.

J'ai paniqué, je l'ai cherché.

J'ai pris peur et je suis parti.

J'ai remis le bateau en place,

en espérant qu'il soit rentré à la nage.

C'est un accident.

Je voulais pas ça.

Je l'adorais, je voulais pas sa mort.

J'ai jamais voulu sa mort.

- Je reviens.

Porte

- Qu'est-ce que risque Antoine ?

- A son âge, quasiment rien.

Si c'est un accident,

il sera mis en examen pour homicide involontaire.

Il aimait son frère et voulait l'aider.

A part la culpabilité, il s'en tirera bien.

- Si c'est un accident. Sauf que...

regardez.

- La mort de Martin

est un meurtre.

Il a été frappé à de multiples reprises

jusqu'à ce qu'il se noie.

- Un meurtre pour lequel la condamnation

sera minimum d'une période de 20 ans de prison,

que le coupable soit mineur ou pas.

- Antoine a pas pu faire ça.

- Les preuves matérielles sont là.

Soit il a tué son frère,

soit il couvre quelqu'un.

Pourquoi ?

- Je sais pourquoi.

Viens, Antoine.

- Où ? - On va faire une reconstitution.

Tu vas me montrer l'endroit où tu as déposé ton frère.

Musique de tension

Tu te sens bien, là ? Ca va ?

- Qu'est-ce qu'on fait là ? Pourquoi vous m'avez emmené ici ?

- Tu vas voir.

Je vais te montrer ce que Martin a vécu.

Cri

- Malade !

Vous faites quoi ?

Il tousse.

Laissez-moi monter !

- Dis-moi ce qui s'est passé.

- Laissez-moi monter !

- Tu comprends

ce qu'il a vécu ? - C'était un accident !

- Non, c'est un meurtre.

- A l'aide !

- Ou c'est pas toi

qui l'a commis. - Je me gèle !

Laisse-moi monter !

Allez ! Donne ! Donne !

Allez !

- T'es devenu dingue ?

- Les coups ont été portés

avant sa mort.

- Il a été frappé

jusqu'à ce qu'il se noie.

Musique intrigante

Il halète.

- Pourquoi tu couvres Lescure ?

- Parce que c'est son père.

C'est le mien aussi.

- C'est ça que t'avais sur le coeur.

- Lescure, c'est notre père.

Musique douce

- Putain, Lescure est son père ?

- Allons chez la mère d'Antoine.

- Il est trempé, le môme. Tu lui as fait quoi ?

Tu l'as pas jeté à l'eau ? - Je sais ce que tu vas dire.

Mais il nous baladait, ce gosse.

- Enfin, tu perds la tête ?

- Pas le choix. On avait besoin de réponses.

Plein de gosses sont terrorisés, dans ce centre.

Crois-moi, je sais ce que je fais. OK ?

Il a été en danger à aucun moment.

Tu peux me faire confiance ? - OK.

Mais me refais jamais ça.

- Bien sûr, tu me connais. - Justement, je te connais.

- En tout cas, j'ai bien pris l'air. Ca m'aère les poumons.

Musique planante

- Je savais que ça durerait pas.

Qu'il allait me quitter.

Moi, je voulais garder un lien avec lui pour la vie.

- Vous étiez mariée.

Lescure était votre amant. Vous avez eu 2 enfants.

Quand Lescure a décidé de mettre un terme à votre relation,

vous lui avez révélé que vos fils étaient les siens.

- Hm.

- Pour qu'il reste avec vous ?

- Oui.

Sauf que quand je lui ai annoncé, il m'a dit

que jamais il serait un père pour eux.

Il devait être en colère

que je lui aie menti.

Il a seulement accepté de les prendre comme élèves.

J'ai rien pu lui demander d'autre.

Je sais pas, il avait...

Il avait comme érigé un mur dans sa tête

entre eux et lui.

- Vous, les enfants, vous le saviez depuis quand ?

- Depuis tout petits.

Ils devaient pas en parler. C'était un secret.

Ils ont appris à vivre avec.

- Martin pouvait juste lui écrire des lettres...

qu'il a jamais envoyées ?

- Renaud les a jamais lues.

Et moi non plus.

"Your Freedom Is The End Of Me" (Melanie De Biasio)

- Dans la vie, il faut savoir ce qu'on veut.

Avec Renaud, tu vas atteindre ton but.

- Tu seras une championne.

- Je me demande comment Lescure

peut être aussi insensible.

Quelle blessure d'enfance...

- T'avais compris que c'était son fils ?

- Oui. Quand Martin lui a reproché de l'avoir lâché.

- Et tu crois que Lescure l'a tué ?

- En tant que père,

je saisis pas comment il a pu rejeter ses fils.

C'est inimaginable, pour moi.

De là à l'avoir tué, non.

- Alors, qui ? - La dernière personne

à qui Martin s'est confié.

Je vais aller refaire un plongeon

au centre nautique, moi.

A plus.

- Léo. - Ouais ?

- J'ai quelque chose à te confier.

Pourquoi j'étais pas là, ces derniers jours.

- Vas-y, je t'écoute.

- Voilà...

Il y a quelques semaines, sous la douche,

j'ai senti une boule sur le sein gauche.

J'ai mis du temps, mais j'ai passé une mammographie.

Il se peut que ce soit un cancer.

J'ai passé une biopsie.

J'attends les résultats.

- Tu les auras quand ?

- Dans 24 heures.

Restons discrets, en attendant.

- Evidemment.

J'espère que...

que ça va aller. Il y a pas de raison.

Je sais pas quoi te dire, mais... - On n'en sait rien.

Puis si c'est un cancer...

c'est juste un cancer.

Pas un mot à l'équipe.

Surtout pas à Cabelle, hein ?

Je veux pas qu'on inquiète notre fils.

- Evidemment.

- Allez, on va pas se laisser abattre.

Comme disent les Kennedy.

- Ouais, on est plus forts que ça. - Hm.

Vibreur

- Ouais ? Oui, Jonathan ?

Non, merde...

Elle est où, là ?

OK, on arrive.

Emy vient de faire une tentative

de suicide.

Olivia.

Je suis là.

Olivia frappe.

- Bonjour.

Bonjour, Emy.

- Bonjour. - Bonjour.

- Vous pouvez venir

avec moi, Mme Scotta ?

- S'il vous plaît, madame.

- Ca va aller, ma chérie.

(Je t'aime.)

- Suivez-moi.

- Alors, Emy ?

- Je suis nulle, je suis moche.

Je mérite pas de vivre.

- Au contraire. Tu rigoles ?

T'es pleine de vie. T'es juste sous pression.

T'as besoin de te libérer.

- Pour Martin, c'est de ma faute.

C'est lui qui subissait des agressions sexuelles.

Mais il avait si peur qu'on sache qu'il était gay

qu'il m'a fait jurer de me taire.

- Tu sais qui lui faisait subir ça ?

- Il m'a juste dit qu'il allait tout jeter à la gueule de Lescure.

C'est tout ce qu'il m'a dit.

- Et toi...

Lescure, alors ?

- Ma mère me poussait vers lui.

Elle me disait de faire ce qu'il voulait.

Elle m'a dit que ça marchait comme ça, ici.

Mais Lescure, il voulait rien.

Il m'a jamais touchée.

Il a jamais essayé, sauf qu'il s'est fait virer

du club et... ma mère me le pardonnera pas.

- C'est pas ton rêve, c'est celui de ta mère.

Il faut que tu t'écoutes, pas elle.

C'est ta vie, pas la sienne.

- Je m'en fous d'être une championne.

Je veux juste être heureuse.

- T'as raison.

Musique douce

Vous étiez prête à pousser Emy jusqu'où pour vos rêves ?

- Vous n'avez pas à me juger.

Il faut savoir faire des sacrifices.

- Le prochain sacrifice, c'était Emy ?

- Vous pouvez pas comprendre. Chaque chose a un prix.

- Votre fille l'a compris.

C'est le message qu'elle a voulu vous faire passer.

Ecoutez-la

pendant qu'il est encore temps.

Sinon, le prix de vos rêves risque de vous coûter

très cher, Mme Scotta.

Vous avez beaucoup de chance.

Profitez-en.

- Elle a poussé Emy dans les bras de Lescure ?

Et il en a profité ? - Non.

C'est Martin qui était abusé.

- Par son propre père ?

- J'ai fait ce que j'ai pu pour Martin.

Je l'ai écouté, tenté de l'aider.

- Vous avez jamais pensé porter plainte ?

- Il y avait aucune preuve contre Lescure.

Martin pouvait mentir. - Emy m'a dit que Martin se faisait

abuser sexuellement.

Le jour de sa mort,

il est sans doute venu

confronter Lescure.

- Ouais.

Et Lescure l'aurait mal pris.

C'est pour ça qu'il l'aurait emmené en mer.

Pour le tuer d'une terrible façon.

- Il y serait allé comment ?

- Il a pu piquer les clés d'un bateau.

Elles sont dans mon bureau.

Et le bureau de Lescure

est juste à côté.

- Vous saviez que Lescure était son père ?

- Son père ?

Musique intrigante

- Fin d'entraînement, M. Lescure.

Il est temps qu'on parle

de vos fils, non ?

- Quand Sabrina m'a dit que j'étais le père...

je l'ai haïe.

Je l'ai haïe

pour m'avoir fait pas un, mais deux enfants dans le dos.

J'ai pas voulu les reconnaître.

Je me suis convaincu qu'ils étaient rien.

- Pourquoi vous vous êtes interdit d'être père ?

Pourquoi vous être fermé à l'amour pour vos fils ?

- Il y a pas d'amour.

Ceux qui disent t'aimer profitent de toi.

- Ca s'est passé quand,

pour vous ?

Qui a profité

de vous en prétendant vous aimer ?

Votre père ?

- Non.

Il m'a ignoré quand j'ai demandé son aide.

- Assieds-toi, Antoine.

Faut que je te dise quelque chose.

- C'était mon 1er coach. Il était sympa, drôle.

J'avais 13 ans.

Il était vieux.

Il était comme un père, pour moi.

J'étais la proie idéale.

- J'aimais beaucoup ton frère.

Ces humiliations que Renaud

lui faisait subir...

il venait me les raconter.

Toutes ses souffrances, j'étais le...

le seul capable de les entendre

et l'aider à les surmonter.

- Je voulais devenir un crack.

Puis tout s'est arrêté.

Ma croissance, mes espoirs.

Tous mes espoirs.

Je risquais pas de devenir un père pour eux.

Ni pour personne.

- Pour Martin, j'étais mieux qu'un père, tu sais.

Je pourrais l'être pour toi aussi.

Pour aider ta carrière.

Comme Renaud sera plus là.

Tu comprends ?

- Tenez.

Elles sont à vous.

Les lettres que Martin vous écrivait.

- Je pourrais prendre soin de toi.

- Je me déteste. Je souffre. Je me fais du mal.

Rien ne remplace ton absence.

Je ne serai jamais à la hauteur. Je ne vaux rien.

-"Si tu pouvais entendre ma souffrance...

"Mais tu n'entends rien.

"Je ne ressens plus rien.

"Même quand il me fait du mal,

"dans le bureau à côté du tien."

-"Quand il me fait du mal,

"dans le bureau à côté du tien."

- Il a pu piquer les clés.

Le bureau de Lescure est juste à côté.

- Attends-moi !

Aide-moi ! Fais-moi monter !

Je t'ai fait quoi ?

Arrête ! Aide-moi !

Musique de tension

- Lâche ! - C'est toi !

T'as tué Martin ! - Antoine !

- Je l'aimais. - Tu l'aimais ?

- Oui. Sa solitude, sa fragilité...

- Tu l'as tué.

Je vais te tuer !

- Il mérite pas ça. Fais pas ça !

Il le mérite pas !

- Tu l'as tué ! Tu savais

que Renaud était notre père ?

- S'il avait été là, Martin serait pas venu.

Il m'a dit qu'il allait me dénoncer,

dire que je l'avais violé !

- Salopard ! Je vais te buter !

- Vous avez abusé de lui.

Vous l'avez torturé psychologiquement.

- Vous savez pas dans quel état je l'ai trouvé.

Il était mal dans sa peau.

Mal dans sa vie, mal-aimé, rejeté.

Il avait besoin d'amour.

- C'était pas de l'amour. Vous avez abusé de lui.

Il a craqué, il a dit qu'il allait tout dire.

Vous l'avez emmené en mer pour le tuer.

- Vous pouvez pas comprendre.

- On peut pas comprendre.

On peut juste avoir honte.

Pour vous.

Musique émouvante

- Olivia Lambert. J'appelle pour mes résultats.

Oui ?

OK. OK.

Merci, docteur.

- Alors ?

Musique émouvante

Sous-titrage : Nice Fellow

.

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