All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.Des.Mineurs.S06E03.FRENCH

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Original subtitles

Musique rock

Musique à suspense

- Maman, samedi, c'est le tournoi.

- Ouais, mon chéri. J'oublie pas. Allez, va te préparer.

Axelle !

Tu te dépêches un peu ?

Axelle, tu vas être en retard !

- Elle est dehors.

- Dehors ? Qu'est-ce qu'elle fabrique ?

- A ce soir ! - Bonne journée, mon coeur.

C'est pas l'heure de bronzer.

Cri d'effroi Axelle ! Axelle !

Axelle !

- T'as fini tard, hier soir.

- J'avais un exposé avec une meuf.

- Sympa, la meuf ?

- Ouais, cool.

Un peu conne. - C'est vrai que t'es brillante, toi !

Elle devait être un peu trop normale.

- C'était en psychosociologie ? Eloïse soupire.

Quoi ? Je m'intéresse.

On se croise plus beaucoup.

- Normal, tu pars tôt le matin.

Un portable vibre.

- Allô, vous êtes bien

sur le répondeur de Léo Mattéï.

Si vous vous appelez Olivia, laissez votre message.

-Léo, on a une ado dans le coma.

- Ah non ?

-Tu me rejoins à la Timone ?

- OK, j'arrive.

A ce soir, ma chérie. Jonathan, tu traînes pas.

- J'aurais aimé que mon daron s'intéresse autant à moi.

C'est pas le genre.

- Ca fait combien de temps que t'es là ? 1 mois ?

- Euh, ouais, je crois. - J'avais jamais remarqué.

Ils sont jolis, tes tatouages. - Arrête tes conneries.

- T'es très musclé. - Oh !

Bon, je file. Je te dépose à la fac ?

- Non, t'inquiète.

- T'es sûre ? - Ouais.

Un électrocardiogramme bipe.

- Excusez-moi.

Bonjour.

Vous vouliez me voir.

- Overdose ? - Cocaïne.

On reçoit de plus en plus de jeunes.

- Surtout à cette période ?

- Les examens. Grand lycée, grande pression...

- Egal : drogues pour tenir le coup.

- C'est plutôt contre la douleur.

Il l'a pas ratée, celui qui l'a tabassée.

- Les coups sont récents ? - D'hier, on dirait. Excusez-moi.

J'y retourne. - Merci.

- La police. - Quoi, la police ?

- Eh, jolie vue !

C'est un déca,

j'espère ?

- Attends... Vous allez faire quoi ?

- Le nécessaire. Et on a besoin de votre aide.

- Vous avez vu un changement

chez Axelle ?

- Non, aucun. - Notre fille est sans histoires.

Une bosseuse.

- Ca n'arrive pas

quand on est sans histoires.

- Pardon ?

- Les WC,

c'est dedans ?

- Au fond du couloir.

- Merci.

- Je fais mon travail.

Elle était comment hier soir ? - Je l'ai pas vue. Elle finit tard.

Musique pesante

- Je suis rentré tard. Ils dormaient tous.

Pourquoi ?

Vous avez quoi en tête ?

- J'enquête, Monsieur Vandeuvre.

On doit connaître le contexte

pour éviter une récidive.

- Vous êtes qui ?

- Vous débarquez

à chaque OD ?

- Dans certains cas. - Lesquels ?

- Je suis flic.

- Comme à la télé ?

- Ouais.

- Elle est où, votre carte ?

- Tu as vu ta soeur hier soir ?

- Votre fille porte

des traces de coups, on a besoin de savoir qui a fait ça.

- Vous m'accusez ?

Je la bats ? - Du calme !

Du calme. - Vous l'accusez de maltraitance...

- Ce qui me rend fou, c'est de pas avoir protégé ma fille.

- Et tu sais ce qui s'est passé ?

- Non.

Mais...

Y avait ça sur Snapchat. Alors je l'ai copié.

Cris de douleur

- Tu le connais, le garçon ? - Non.

Elle va pas mourir, hein ?

- Non, t'inquiète pas.

Tu sais, elle a juste besoin d'un peu de repos.

Ouais, Fred.

Tu peux faire une identification sur une vidéo ?

OK, merci.

Eh ! Je vais tout faire pour le retrouver.

Je te l'emprunte.

C'est qui, là ?

- C'est Lisa. Elles font du théâtre ensemble.

D'ailleurs, elles y étaient hier soir.

- C'était bien le moment

d'aller aux WC !

- Axelle s'est fait tabasser.

On apprend des choses en allant aux WC.

Allez, on y va. - Où ça ?

- Au théâtre. - Au théâtre ?

- Mon bonheur semblait être affermi ;

Athènes me montra

Mon superbe ennemi :

Je le vis...

(-Je rougis.)

- Lisa Malléval, sa meilleure amie. - OK.

- Un trouble s'éleva... - Ca va pas du tout.

J'ai besoin d'Axelle.

Lisa, dis-lui qu'elle nous met bien dans la panade.

Quand on s'engage, on va jusqu'au bout, on est là.

Excuse-moi, on reprend.

- Mes yeux...

- Mes yeux ne voyaient plus,

je ne pouvais parler ; Je sentis mon corps...

Et... Et transir et brûler.

Je l'ai eu au bac. Galère !

- On est pleine répétition.

- Commandant Mattéï. - Et Lambert.

- On voudrait parler à Lisa.

Excusez-nous.

Je rêvais de faire du théâtre.

J'ai pas eu de succès. - Je comprends pourquoi.

- Vous pouvez continuer.

- Toutes mes comédiennes ont disparu.

Hippolyte, Thésée. Acte 4, scène 3.

- On a des questions sur Axelle.

- Ca va ? Elle était pas en cours aujourd'hui.

- Elle est alitée.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Une overdose.

Mais elle va s'en tirer. - Mais elle se drogue pas.

- Et un garçon l'a frappée.

16-17 ans, je dirais.

- Son dealer ?

- Peut-être.

- Ah, tiens ?

- Je suis pas sa mère.

- T'es son amie.

- On s'est un peu éloignées.

- Elle a un copain ? - Non.

- T'es sûre ?

- Totalement.

- Chaud devant !

- Alors ? Ah !

Ca a donné quoi, le lycée ?

- Pas grand-chose. - Merci.

- Axelle est plutôt discrète, timide.

Pas d'embrouilles, apparemment.

Et certains disent qu'elle est influençable.

Un gars l'a même traitée

de "petit chien de Lisa".

C'est sa... - Meilleure copine.

- Je suis inutile ?

- Non, non, sauf en cuisine.

- Pourtant, je suis créatif.

Ah oui !

- Quand t'es venu, j'appréhendais un peu.

Que tu vives avec nous, et puis...

là, je suis rassuré.

- Ah ouais ?

- Ouais. Eloïse va mieux.

Depuis que tu es là, elle est plus libre.

Je la sens apaisée.

Demain, j'ai rendez-vous avec le psy.

C'est la séance bimensuelle. J'y vais le coeur léger.

- C'est grâce à vous.

Et uniquement vous.

Musique douce

- Bonjour.

- J'ai identifié l'agresseur. - OK.

- Il est con.

- Fallait y penser.

- Vous accouchez ? - Il a été tagué.

C'est le coupable. Me remerciez pas.

- Mais je le reconnais ! C'est Grégory Giraud.

Je l'ai pris en flag.

Son père devait le recadrer. Viens, Jonathan. On y va.

Musique intrigante

C'est au 11e.

Sonnette

Bonjour. - Bonjour.

- On n'est pas chez Denis Giraud ? - Si, si.

Je suis Véronique, sa compagne. Denis !

- Ouais ?

- Sympa, la vue.

- C'est pour quoi ? C'est pour Grégory ?

- J'en ai peur, oui.

- Il deale plus.

- Il est dans sa chambre ? - Ouais, au fond.

Olivia siffle. - Le boulot marche bien ?

- Pas mal. - Toujours dans la sécurité ?

- Toujours. - Encore un lève-tôt !

- Bonjour, Grégory.

Axelle Vandeuvre,

ça te parle ?

- Non, ça me dit rien.

- On va faire simple. Et là ? *Cri de douleur

- Quoi encore ?

- Elle avait de la came à te payer ?

- J'ai arrêté.

- Et tout ça ?

Le métier de gardien,

ça paie pas autant.

- C'est ma fille, Lisa.

C'est ses cadeaux. Elle est mannequin.

- Pourquoi t'as tabassé cette gamine ?

- Je t'ai prévenu :

tu risques le centre éducatif.

- Je l'ai fait pour Lisa !

- Et pourquoi ?

- On n'a pas que ça à faire.

Debout ! - Axelle a piqué le mec à Lisa.

Et Lisa m'a passé

un smartphone neuf en échange.

- Ah oui...

- Quand même ! Que des marques. Elle aime les belles choses.

- Allez, venez. Vous nous expliquez, Véronique ?

- Denis est mal payé.

Et moi, j'ai perdu mon boulot après mon accident.

On a commencé à avoir des dettes.

Et puis des grosses dettes. On risquait l'expulsion.

Et un jour, Lisa est rentrée.

Elle a déposé une enveloppe pour payer le loyer.

Alors, bah, je l'ai pris sans rien dire.

On sortait la tête de l'eau.

- Madame Giraud...

Avez-vous envisagé que votre fille se prostitue ?

La porte s'ouvre.

- Lisa !

Lisa !

Musique à suspense

- Pardon ! Bouge pas !

- Lisa ? Tu cours vite, toi, hein ?

- Lisa vous a bien fait courir.

- Pour le coup, elle est assez sportive.

Ca a été, avec la psy ?

- Ecoute, je suis assez content.

- Ouais ? - Ouais.

Bon, on va l'interroger ?

C'est la nouvelle mode ?

Ta copine te pique ton mec,

alors on la tabasse ?

Et lâche, en plus.

Aucun courage.

Tu demandes à ton demi-frère de le faire.

- Elle a déconné.

- C'est qui, ce mec pour qui elle s'est fait tabasser ?

C'est qui ?

- C'est pas intéressant, on va changer de sujet.

D'où vient le fric ?

-Ca vous regarde pas.

- Lisa...

Tu te prostitues ?

- Quoi ? Mais jamais de la vie !

Le téléphone sonne.

-Oui ? - Je peux vous voir ?

Lisa est sur un site

de sugar daddies.

- De l'escorting ?

- Non.

Ca met en relation des riches et des étudiantes.

- Tu m'en dis plus ?

- Elles leur tiennent compagnie

Et ils leur paient des trucs, comme leurs études.

Comme des escorts,

sans prestations sexuelles, officiellement.

- C'est légal ? - C'est pas illégal.

Et ils se vendent comme un site de rencontres.

- Mais Lisa, elle est mineure. Et ça, c'est pas légal.

Musique sombre

Tu nous expliques ?

- Vous expliquer quoi ? Je suis libre.

- Et ça ?

C'est ton sugar daddy ?

- On avait besoin d'argent.

J'avais vu des pubs.

Ca parlait juste de tenir compagnie.

Et je suis tombée sur Marc.

Je lui ai plu. On s'est rencontrés et ça l'a fait.

- Tu couchais, il payait.

-Je couchais pas.

Il m'emmenait au restaurant, au théâtre, en boîte...

C'était cool.

Et il me payait ce que je voulais :

des machines de sport pour ma mère,

pour sa rééducation.

- Pas mal de fringues, aussi.

- C'est pas facile au lycée Malraux. Ils sont pétés de thunes.

Je veux pas pourrir ici. Ce lycée, c'est ma chance.

- Et ton sugar daddy ?

- Marc était super cool, drôle, et tout.

Et puis... ça a dérapé.

Il m'a bandé les yeux

pour me faire une surprise.

Je lui faisais confiance.

Puis on a roulé...

Roulé... Puis on est arrivés sur un bateau.

Ca tanguait.

En enlevant le bandeau...

J'ai vu... un fouet... des menottes.

Des cordes. Un appareil photo. Comme un studio.

Il m'a... Il m'a fait des choses.

Il m'a fait peur. Il aurait pu me tuer.

- Lisa.

Il t'a violée ?

- Pourquoi tu l'as pas dénoncé ?

- Il m'a donné beaucoup d'argent.

- Mais tu peux encore porter plainte.

- C'est un malade. Il sait où j'habite, en plus.

- Faut pas le laisser dans la nature !

- Si tu changes d'avis,

on est là.

Tu peux compter sur nous. Tu le sais ?

- Et Axelle ? - Un soir, on était en boîte.

Et Marc nous a rejoints.

Il a pris de l'alcool. Y avait de la coke.

On a passé une super soirée.

Et après, elle m'a dit qu'ils étaient ensemble.

Qu'elle l'aimait.

- Alors ça t'a énervée et tu as voulu te venger ?

- Non, pas du tout. Je veux juste protéger Axelle.

Je lui ai raconté le plan chelou de Marc.

Mais elle voulait fuir avec lui, cette conne !

J'ai dit à Grégory de la tabasser.

- Et tu l'as mise hors d'état de fuir.

Tu connais son nom ?

- Salut, beau gosse.

- Euh...

J'ai, euh...

J'ai oublié ma...

- Pas la peine de t'excuser.

- C'est bon. J'ai retrouvé ma carte.

T'es pas à la fac ?

- Tu peux arrêter de me fliquer ?

- Non mais, d'après le planning, t'as cours.

Tu m'expliques ?

- C'est un secret.

- Je suis fiable.

- Bah, la fac...

j'y vais plus.

- Tu déconnes. Tu viens de commencer.

- Les profs sont nuls ! Je vois pas du tout l'intérêt.

- Mais y a un intérêt :

apprendre.

- T'y as été ?

- C'est pas une raison.

- N'en parle pas à papa.

- Ah, non, non, non. Tu peux pas me demander ça.

- T'es pas fiable ?

- Et tu fais quoi ?

- Je profite, avec le meilleur des alibis.

- Tu profites...

Bon, à tout'.

- Cheekynight.

-"Je suis bien conservé

"et prêt pour une relation."

Il est dément, lui. - On peut l'identifier ?

- J'ai ses conversations, mais ça nous dit rien.

Il payait en cash, il utilisait des cartes prépayées.

- Il prend beaucoup de précautions.

- Donc impossible de savoir qui c'est.

- A moins de remonter à la source.

- Elle est où, la société de gestion du site ?

- J'ai une adresse ici.

- On va voir le gérant.

- Oh !

Quelle tête ! Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien, c'est un truc que j'ai mangé. - Ah.

Si tu manges ce que tu cuisines...

Allez, vamos.

Musique à suspense

- Ouais...

Ouais...

Ouais.

Comme tu veux.

Bon, je vais devoir te laisser.

Ouais...

Tu voulais me dire quoi ?

Fais vite.

Dis-moi.

Allez, ça marche. Ciao. Désolé pour l'attente.

Je suis débordé.

La rançon du succès.

- Le plus beau site d'escrocs... Euh, d'escorts. Bravo.

- On ne fait pas d'escorting, inspecteur.

- Euh... commandant.

- Commandant, nous sommes un simple site de rencontres.

- Des rencontres pour de l'argent.

Désolée, mais ça fait sacrément site d'escorting.

- Ce que font les gens ne nous regarde pas.

Nous relions simplement

un besoin et une offre.

- Et la présence de mineures sur votre site ?

- Notre site est réservé aux majeures.

C'est clairement dit.

Aux parents de veiller.

- Je vais me le faire.

- Un de vos clients est un violeur.

Nous voudrions son identité.

- Ca va pas être possible.

Nos clients nous font confiance,

notamment pour leurs données.

Si vous vous inscriviez,

vous apprécieriez que je livre

votre identité ?

- Et pourquoi pas ? C'est un simple site de rencontres !

- Ce n'est pas une demande.

- Même si vous aviez un mandat, les données sont détenues

par Super Daddy.

Et la maison mère est en Albanie.

Je crains pour vous

que ça soit long,

voire vain.

- Je suis maladroit.

Ouais, allô ?

OK, on arrive.

Merci.

Bonjour, Axelle.

- Bonjour.

- On est contents

que ça aille.

- Nous avons

quelques questions.

- J'ai rien à vous dire.

- Enfin, Axelle...

T'es mineure et il doit avoir 30 ans de plus.

- Bah, justement. Il est plus intéressant.

Pas comme les lycéens.

Et il croit en moi. Il va m'aider à devenir actrice.

Il a des contacts. - Cet homme te manipule.

- Vous avez fumé !

- Euh, non.

Il a déjà fait beaucoup de mal à ton amie Lisa.

- Elle, elle me manipule. Je suis son faire-valoir.

Mais Marc m'a choisie. Elle est jalouse.

- Axelle, Marc est dangereux.

- Je l'aime. Vous entendez ?

- Chérie, ça va ?

- Laissez-nous.

- On essaie d'aider votre fille.

- Merci.

Musique sombre

Ca va, ma fille ?

Sirène de police

- Il est dangereux.

Lisa a des marques de strangulation. Elle est terrorisée.

Le bateau est introuvable. Il a dû utiliser un faux nom.

- Quant à Axelle, elle voulait fuir avec lui.

- Il est encore très présent sur le site.

Il doit chercher de nouvelles proies.

Commissaire, on rigole plus.

La seule manière de le coincer, c'est ce traquenard.

- Fred tchattera avec lui.

- OK, OK. Arrêtez-moi ce prédateur.

Voici Julia. Elle est stagiaire. Elle va servir d'appât.

- Bonjour. - Salut.

- Vous risquez rien. On est là.

- J'ai mis "théâtre" et "resto".

- C'est bien.

- Et on va t'appeler...

"JULIA_98".

On va voir si Cheekynight est là.

Y a plus qu'à attendre.

Il est connecté. On lui écrit ? - Vas-y.

-"Ton profil

"m'intrigue."

Non : "Ton profil mystérieux

"me plaît.

"On parle un peu ?"

Y a plus qu'à attendre.

J'ai 5 demandes d'ajout. - Ah là là...

- Dont une photo. - Voyons ça.

- C'est parti. - Oh, putain...

- Allez, passe. Réécris-lui.

-"Tu es timide."

C'est bon, il a lu les messages.

Il a répondu : "Tu veux me rencontrer ?"

"Donne-moi une adresse."

Musique à suspense

- OK.

On a 1 heure.

- Eloïse ?

Eloïse ?

Jonathan, départ dans 10 minutes. Eloïse ?

On va pas rester dîner ce soir.

Elo...

- Commandant.

- Ouais. - Elle est chez Valentin.

- C'est quoi, ça ? Oh ?

C'est quoi, ça ?

Tous ces trucs ?

Comment elle peut s'acheter tout ça, là ?

C'est quoi, l'idée ?

Et ça ? Qu'est-ce que c'est que ça ?

Putain ! Et ce fric, il vient d'où ?

C'est pas vrai !

Elle recommence à déconner ?

- Non, je pense pas.

Je dois vous dire un truc.

Elle sèche la fac. - Comment tu sais ça, toi ?

- Elle m'a fait promettre de me taire.

- Et t'as pas cru bon de m'en parler ?

Mais qu'est-ce qu'elle fait ?

- Elle dit qu'elle profite. - Mais de quoi ?

- Non mais je suis sûr qu'on se fait des idées.

- Ouais, Olivia. Elle est chez toi, Eloïse ?

OK. Elle peut rester dormir chez toi ?

J'aime pas l'idée qu'elle rentre seule la nuit.

Merci.

Elle aide Valentin en philo.

- OK. - Je lui parlerai demain.

Mais me fais plus un coup pareil. - Oui, commandant.

- 20 minutes de retard.

- Peut-être qu'il a senti le piège. - On va attendre.

On reste tranquilles. On bouge pas.

- Y a un problème avec Eloïse ?

Je me trompe ?

- Elle redéconne, je crois.

Elle va plus à la fac et elle a plein d'argent.

- Et tu crois que c'est quoi ?

- Tout est possible.

Pourtant, la psy

disait qu'elle allait mieux,

qu'elle avait confiance en moi.

Je vais lui parler.

Mais, avec le procès de l'autre enfoiré qui arrive,

c'est pas évident.

- Tu vas les trouver, les mots.

T'étais un super papa,

tu vas le redevenir.

- Euh...

Tu me complimentes, là ?

- Seulement quand tu le mérites.

Allez... - A la tienne.

Voilà quelqu'un.

Non, c'est une femme.

Effectivement, il a peut-être senti le piège.

Oh, putain ! Ca va pas ?

- Quoi ?

- Bon, police. Suivez-moi.

Madame, comment vous avez su que votre mari

avait rendez-vous ce soir ?

- J'ai reçu un appel d'une jeune femme.

Elle m'a tout dit.

- Et elle vous a dit quoi ?

- Que mon mari me trompait.

J'ai fouillé son téléphone. J'ai tout regardé.

Y compris

ce rendez-vous.

Et là,

je sais pas, j'ai perdu les pédales.

- Madame Letort...

votre mari a-t-il déjà été violent ?

- Mon mari ?

Ah non !

Jusqu'à aujourd'hui, c'était un mari idéal.

C'est dur à croire, mais je vous assure.

C'est... C'est un super papa.

Gentil, attentionné...

Il manque jamais les réunions des écoles.

Et jamais les matchs de foot.

Il est très présent.

Je comprends pas. - Vous avez une photo de lui ?

- Je crois.

- Merci.

- Mais là, je...

Je le connais plus.

- Votre présence est requise pour une perquisition.

Musique à suspense

On cherche partout. La cuisine, le haut, le bas...

- 2 à l'étage et 2 en bas.

- Bonjour.

- Bonjour. - Ca va ?

- Oui. - C'est du foot ?

- Non, de la voiture. - Ah cool ! Il est là, Papa ?

Hein ? Olivia siffle.

Ah, d'accord...

Oh, oh !

- On cherche en priorité :

ordinateur, téléphone.

- Monsieur Letort. Veuillez nous suivre.

Pour coups sur mineure.

- Vous vous trompez.

- Bien sûr, ouais !

- Je m'habille ?

- Ouais, ça vous changera.

- Il se passe quoi ? - Je te dirai.

Sonnerie

- Papa ! - Ouais, Jonathan ?

Merci.

- Alors ? - Il a pu remonter l'appel anonyme.

- Et ? - C'est Lisa Malléval qui l'a passé.

- Elle ignorait pas son identité ? - Elle nous a menti.

Marques de strangulation sur Lisa Malléval.

C'est comme ça que vous passez vos nerfs.

- Et ce serait moi ?

- J'osais pas le dire.

- Tout concorde.

- C'est Lisa qui vous a dit ça ?

Et vous la croyez.

C'est une sacrée comédienne.

Bah, c'est pas moi.

- Ah oui ? Et qui d'autre ?

- Un autre.

Elle avait plusieurs mecs comme moi.

Tout ça pour l'argent.

- Ca vous choque ?

C'est pourtant la base de votre relation, non ?

Vous payez pour qu'elle couche.

- Non, on n'a jamais couché.

- Vous êtes du genre amoureux platonique.

- OK.

Je lui ai donné de l'argent, pour aider.

-"Aider" ?

- Bah oui, pour ses études.

Je l'aimais bien.

C'est une battante.

Elle veut réussir, comme moi.

On se ressemble.

Elle m'a touché.

Et avec ma femme, c'est la routine.

Elle me regarde plus.

C'est con, mais j'ai besoin qu'on me regarde.

Et Lisa, j'ai cru que je lui plaisais.

Que c'était une vraie rencontre, sincère.

On sortait tous les 2. On allait au théâtre.

Je l'emmenais au resto.

Elle mangeait toujours

comme une affamée.

- Puis elle vous a fait chanter. Vous n'avez plus payé.

Et elle vous dénonce.

- C'était elle, alors !

- Oui. - Bien sûr que c'était Lisa.

C'est pas que de l'adultère, Monsieur Letort.

Vous avez abusé d'une mineure.

Vous réalisez ? - J'en savais rien.

- Mais c'est ça !

- Elle était censée avoir 22 ans. Pas être au lycée.

Attendez, elle les fait pas, ses 16 ans.

Je pouvais pas deviner.

- Et pareil pour Axelle ?

- C'est différent.

J'ai rien vu : j'étais amoureux.

- Rien que ça !

- Une vraie histoire d'amour.

- C'est ça...

Axelle est à l'hôpital pour overdose.

- Les ordinateurs sont clean.

Pas de fichier suspect.

- Je confirme. J'ai vérifié la corbeille.

- Merci, j'avais aussi vérifié.

- Aucune photo, pas de trace du bateau.

- Vous êtes sûrs ?

- OUAIS.

- On n'a rien.

Il a dû enregistrer son bateau sous un faux nom.

Et elles sont sexuellement majeures.

Je vais être obligé de le relâcher.

- Cet homme est dangereux.

Si on le relâche, il va recommencer.

- On s'est peut-être trompés.

Peut-être qu'il savait pas qu'elles étaient mineures.

Peut-être qu'il a pas fait de mal à Lisa.

- Ca fait beaucoup de peut-être.

Je retourne la voir.

Avec moi, elle se confiera peut-être plus facilement.

Musique à suspense

- J'ai pas menti.

- Tu connaissais l'identité de Marc. Tu l'as fait chanter.

C'est pas très cohérent. Tu disais avoir peur de lui.

Je crois connaître tes raisons.

Marc te quittait, l'argent allait s'évaporer...

et c'était à cause d'Axelle.

Je pense que tu voulais

qu'ils paient.

- Pas Axelle.

Et Marc, je l'ai quitté après qu'il m'a fait du mal.

Et, oui, j'ai voulu qu'il paye.

Mais si j'ai fait ça, c'est pour aider ma famille.

- Je te crois.

Comme je crois qu'il a été violent.

Mais tu voyais d'autres hommes.

Et l'un d'entre eux aurait pu te faire ces marques.

- On va le laisser

sortir ?

- Ouais.

On a dû le laisser partir.

- Il sait que j'ai parlé ?

- Bien sûr.

- Je suis en danger ?

- Se prostituer, c'est se mettre en danger !

Tu réfléchis ou pas ?

Pour le coincer, il faut retrouver le nom du bateau.

T'as pas une idée, là ?

Une piste, un indice ? Il adorait sortir.

Une boîte, un resto ?

Une pièce de théâtre ?

Il aime le théâtre.

- Je sais pas.

- Aide-nous.

-"Bérénice" !

Il adore "Bérénice". - OK.

Olivia, contacte la capitainerie et regarde

si y a un bateau qui s'appelle Bérénice.

Monsieur est un artiste, apparemment.

- Combien sont passées ici ?

Bordel !

Un portable vibre.

Oui, Fred ?

Quoi ?

Marc Letort a pris la fuite.

- Allez, go, go, go !

- Je voulais

qu'il laisse l'argent.

Et là, il est devenu violent.

Il m'a frappée.

J'ai perdu connaissance.

A mon réveil, il avait disparu.

Comment il a pu me faire ça ?

Elle sanglote.

J'ai tout fait pour lui.

J'ai quitté le père de Thomas, j'ai quitté mon job pour lui...

J'ai eu un fils avec lui !

- Il est où, Papa ?

- Va dans ta chambre. - Non !

Je veux Papa ! - S'il te plait.

Monte dans ta chambre, Nicolas !

- On doit parler avec Maman.

Dès que c'est terminé, elle va venir te...

Te voir, d'accord ? - Je perds mon calme.

- A tout de suite.

- Merci.

Marc est si patient avec Nicolas...

Il passait des heures à lui chanter des chansons.

Mes amies disaient que c'était le papa parfait.

Comment je vais faire pour lui dire ?

Comment dire à un enfant que son père est une ordure ?

- Un psychologue de la BPM vous aidera à trouver les mots.

- Madame Letort, Marc est une ordure mais...

c'est un bon père.

C'est cette image

que Nicolas doit garder.

Un papa aimant.

Qui lui chante sa petite chanson ou lui raconte une histoire.

Faites-vous et faites-lui confiance.

Il a besoin que vous lui disiez ce qu'il sait déjà.

Vous allez trouver les mots justes.

Si. Il a de la chance de vous avoir.

Vous êtes une bonne mère.

Musique douce

De l'eau ?

Tu me passes un verre ?

Merci. Tu l'aimes pas, ton beau-père.

- C'est un connard.

Il fait souffrir Maman.

J'espère ne plus le revoir.

- On doit le retrouver.

Il est dangereux.

Il a fait souffrir une fille de ton âge.

Et même loin, il peut recommencer.

Thomas, tout peut être utile.

- Il était au téléphone avec une meuf.

Il lui disait de se tenir prête à partir.

- Merci.

- Allez réconforter vos enfants. Olivia, on y va.

Musique à suspense

- Axelle ? C'est Maman. Je suis rentrée.

- Mme Vandeuvre ?

- On aimerait

parler à Axelle.

- C'est bien nécessaire ? Elle est très remuée.

Elle doit se reposer.

Commandant !

Musique intrigante

- Y a plus la valise.

- Il l'a enlevée ? - Non, elle s'est enfuie avec lui.

Fred, trace-moi le portable de la petite Vandeuvre.

- On va retrouver Axelle.

Musique de tension

- Qu'est-ce tu fous là ? - T'étais où, aujourd'hui ?

- J'étais à la fac. - Arrête, je sais que t'y vas plus.

- Ah, merci, Jonathan !

- D'où vient cet argent ?

- J'économise. - Tu te fous de ma gueule.

Je te donne 20 euros par jour pour déjeuner.

T'as gagné au loto ? Quelqu'un te donne de l'argent ?

- La confiance règne ! Tu crois que je me prostitue ?

- Excuse-moi de m'inquiéter !

D'où vient cet argent ? - C'est ma part du butin.

David l'avait caché.

- Il nous lâchera jamais ?

C'est de l'argent sale, d'accord ?

On va le rapporter au juge.

- Commandant, on a géolocalisé le portable d'Axelle.

Je vous envoie l'adresse.

Sirène de police

- Que se passe-t-il ?

- On a trouvé un corps. Il avait ses papiers : Marc Letort.

- Fais voir.

- Il a reçu des coups de couteau. Style lame de chasse.

- Merci. Bon courage.

- Le gardien a reconnu Axelle. Il l'a vue entrer et sortir.

- Ca tient pas. Passer par ici, c'est pas discret.

- Elle a pas voulu le tuer.

Il a voulu la forcer, elle s'est défendue.

Légitime défense.

Les empreintes nous diront bien si c'est elle.

- Ouais, Jonathan ?

Axelle vient d'être arrêtée à la frontière.

Elle voulait quitter Marseille en ferry.

Ils nous l'emmènent. Merci, Jonathan.

Olivia, on récupère les bandes de cette caméra,

là-bas ?

- Oh, la vache !

Axelle pleure.

- Ca va ?

Vous avez parlé avec Eloïse ?

On a retrouvé les empreintes d'Axelle.

Elle est ici.

- OK.

On va voir ce qu'elle a dans le bide.

- Commandant ? - Ouais ?

- J'ai pas tué Marc ! Je vous jure, c'est pas moi !

- Axelle, le gardien t'a vue sortir en panique.

- Mais c'est...

- Explique ça !

- C'est parce qu'il était mort. On devait partir ensemble.

Je vous jure. C'est pas moi.

- On a repéré tes empreintes !

- Je vous l'ai dit... Quand je suis rentrée...

il faisait tout noir.

J'ai trébuché.

Et j'ai vu...

Il était mort.

- Léo, viens.

Sanglots - Je vous jure.

C'est pas moi.

- Ouais ? - Regardez.

L'heure correspond

au décès de Marc.

- Arrête la vidéo.

Zoome.

- Je vais éclaircir l'image. - Encore, encore.

La casquette !

C'est celle que portait Anne Letort.

Musique de tension

Madame Letort,

vous étiez où, hier soir ?

- Ici, avec les enfants.

Pourquoi ?

Vous me soupçonnez ?

- Madame Letort... - J'ai aimé Marc. Je suis en colère.

J'ai la haine. Mais j'aurais pas risqué la prison.

Qui s'occuperait des enfants ?

Ils ont que moi.

- Nous avons une vidéo de vous sortant de l'hôtel.

- Avec votre casquette.

- Mais cette casquette, elle est très...

Elle est banale.

Enfin, c'est...

Ca peut être n'importe qui.

- Où est Thomas ?

- Ca va pas ?

- Je sais que mon papa est mort.

- Oui, il est mort.

- Et Pourquoi Maman me l'a pas dit ?

- Parce que... elle veut te protéger.

- Mais... je suis fort, moi.

- Ta maman t'aime très fort.

Et...

Et elle veut pas que t'aies mal.

Les adultes oublient toujours

que les enfants sont très forts.

- Moi aussi, je l'aime, ma maman.

- Alors oublie jamais de lui dire.

On va avoir besoin de toi.

Tu sais où est Thomas ?

- Il est parti.

- Et il t'a dit où ?

- Non, mais il avait le couteau de pêche de Papa.

Et il pleurait.

Il a parlé d'un bateau.

Pour s'enfuir.

Musique à suspense

- Thomas !

- Maman !

Maman ! - Thomas !

- Restez là !

Je vais lui parler. - Thomas !

- Restez là ! Thomas !

- Casse-toi ou je me plante.

- Non !

- Lâchez-moi !

- Pourquoi t'es allé voir Marc ?

- J'avais pas prévu ça.

- Reviens !

Arrête, arrête !

- Elle a besoin

de toi.

Ton petit frère a besoin de toi.

- Pour faire quoi ? Aller en taule ?

- Non !

S'il te plait !

- Lâche ça.

Musique sombre

Lâche ça.

Allez !

- Maman !

Je voulais pas le tuer, je suis désolé.

- Je sais que tu voulais pas.

- Thomas !

Musique douce

- J'aurais dû t'écouter. Je suis désolée.

- Mattéï,

j'ai votre convocation pour le tribunal.

Le procès de David aura lieu plus tôt que prévu.

- C'est pour quand ? *-Semaine prochaine.

On est avec vous, Léo.

- Faut qu'on parle. - J'ai rien à dire.

- Assieds-toi, s'il te plait.

Le procès est avancé à la semaine prochaine.

Faut qu'on soit soudés.

Plus de mensonges, d'accord ?

On doit faire front. Même équipe, même maillot.

Je te fais confiance.

Musique sombre

Sous-titrage : BLUE ELEMENTS

.

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