All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.Des.Mineurs.S06E01.FRENCH

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Original subtitles

- Allez, on garde le rythme.

Montrez-nous ce que vous avez appris.

OK ? Mais faites attention.

Restez bien concentrés.

- OUI, CHEF !

- Et si besoin,

n'hésitez pas.

- OUI, CHEF ! - Bien.

Fais attention, là. - Oui, chef !

- T'as assaisonné ? - Oui, chef !

- Bien.

Musique de tension

- Tu sais où est Aurore ? C'est chelou.

- Vas-y, tant pis pour elle.

- Il vous reste 1 heure. Attention, le plan de travail.

Propreté. - OUI, CHEF !

- On peut aller dans la chambre froide ?

- Bien sûr, les chambres sont à votre disposition.

Elle crie d'effroi.

- Eloïse, on va être en retard, là.

Sonnerie

Ouais, Olivia ?

Quel âge, tu dis ? T'es où ?

OK, je te rejoins à l'hôpital.

Eloïse, faut y aller !

On frappe à la porte. Ouais ?

- Bonjour, commandant. - Jonathan ?

- Vous m'avez manqué. Donc j'ai demandé ma mutation.

- Quoi ?

- Je viens travailler avec vous.

- Tu viens bosser avec moi ?

- C'est qui ?

- Jonathan, un collègue de Paris. Et Eloïse...

- Votre fille. - Oui.

- J'ai entendu parler de toi. - Pas moi.

- Tu viens bosser ici ? - Ouais.

Mais vous pouvez m'héberger quelque temps ?

- J'y vais.

- Tu vas où ? - Bah, chez la psy.

- On t'accompagne. - C'est à 200 m.

- On t'accompagne. - OK.

- On y va.

- Elle est comment ? - La commandante ?

- Elle va te plaire. - Style Beyoncé, longues jambes ?

- Exactement. Tiens, la voilà.

- Vous confondez avec Mylène Farmer.

- Olivia, voici... - Lieutenant Nassib, bienvenue.

Je t'ai gardé la surprise.

- Ah, j'ai compris. Enfoiré !

C'est quoi, le topo ?

- Aurore Perrier, 15 ans, 1re année en CAP de cuisine.

Elle était en alternance à La Belle Epoque.

On l'a retrouvée inconsciente dans une chambre froide.

Elle est dans le coma. Elle est stable.

Mais elle a passé 3 heures à -10 degrés.

C'est critique. - 3 heures à -10 !

- Un accident ? - Peu probable.

Les chambres froides peuvent s'ouvrir de l'intérieur.

- Et elle a pas essayé d'ouvrir ? - Elle a pas pu.

Aurore a été droguée.

- Une tentative de meurtre ?

Récupère le dossier médical. - Ouais.

Musique inquiétante

Quelqu'un approche.

- Commandant Mattéï.

- Commandant Lambert. Nous menons l'enquête.

- On a essayé de la tuer. Voilà.

- On comprend votre peine.

- Vous en savez quoi ?

On a déjà essayé de tuer votre gamin ?

Ne jouez pas au flic compatissant.

- Je comprends plus que vous ne le pensez.

Croyez-moi, je sais ce que c'est.

On va chercher le coupable. Mais on doit vous interroger.

Musique douce

- Savez-vous qui pourrait en vouloir à Aurore ?

- Elle s'entend avec tout le monde. Elle est adorable.

- Rien d'inhabituel,

ces derniers temps ?

- Elle était un peu distante, mais bon...

Elle avait ses examens.

- La cuisine est sa passion.

Elle rêve de devenir une chef.

Pour que sa mère soit fière.

- C'est ma belle-fille. - Sa mère est morte d'un cancer.

Quand elle avait 5 ans.

Et regardez dans quel état elle est.

- Des amis ?

Un petit ami qui pourrait nous aider ?

- Y a Gaspard. - Gaspard Duroi.

Son amoureux depuis le collège. - Merci.

- On va s'en occuper.

Musique pesante

- Regarde, regarde. Aïe !

Commandant, le dossier médical.

- Allez voir Gaspard sans moi. Je dois récupérer Eloïse.

- OK, à tout'. Il peut pas refuser de t'héberger.

Bonjour, bonjour.

Gaspard Duroi ? - A quel sujet ?

- Ta petite amie Aurore. - Ex-copine.

Je suis passé à autre chose.

- On a essayé de la tuer.

- C'est pas vrai ! Qui a fait ça ?

- C'était quand, la rupture ?

- Y a 1 mois.

- Pourquoi ?

- Elle voulait plus...

- Quoi ?

- Elle voulait plus coucher.

- Et tu sais pourquoi ? - Pas du tout.

Ca doit être lié à sa nouvelle école.

- Tu penses qu'elle avait quelqu'un ?

- Peut-être. Elle disait plus rien.

Même à sa belle-mère.

Elle pensait qu'à ses cours. - T'étais où, ce matin ?

- Dites rien à ma mère. On était chez le tatoueur.

- OK.

Fais-toi rembourser.

- Bonjour.

Des nouvelles

de l'hôpital ?

- Elle est encore en réanimation. - Et son ex ?

- Son alibi tient debout.

Aurore ne couchait plus

avec lui.

- D'après lui,

elle s'est isolée.

- Et côté lycée ?

- Y a une caméra mais vu le passage qu'il y a,

il nous faudrait un miracle.

- Aucune piste.

- Quelque chose a dû arriver au lycée pour qu'elle s'isole.

- Comme quoi ? Harcèlement ?

- Ca y ressemble.

- Mais d'habitude,

les résultats baissent.

Là, c'est l'inverse.

Ca augmente.

- Ca a peut-être fait des jaloux.

Musique de tension

- C'est nul. - De faire du sport ?

- Courir après rien. - Tu sais ce qu'on dit.

"L'important, c'est le chemin parcouru."

Avant de te retrouver, j'ai beaucoup couru.

Je t'imaginais au bout du chemin.

Ca m'a peut-être donné la force de te retrouver.

- Ca suffit, là, je pense.

- Le 1e arrivé choisit le resto, OK ?

OK ? Allez, OK !

Musique pesante

Léo crie victoire.

Eloïse ?

Eloïse ?

Eloïse ?

Eloïse !

- Oh !

T'as eu peur qu'une méduse me kidnappe ?

- Ca me rend dingue. - Arrête. Laisse-lui du temps.

- Bonjour.

Commandant Mattéï.

- Police.

- La cuisine, c'est compétitif. Les premiers sont des durs.

Je me trompe ?

- C'est un CAP. On ne forme pas des criminels.

- Madame Mariani, Aurore est en alternance chez vous.

En stage,

vous veillez

au grain, non ?

- Oui.

Je veille au respect.

En cuisine, l'attitude compte.

- Vous avez remarqué quelque chose d'inhabituel ?

D'après ses parents,

elle s'isolait.

- Quand on entre en cuisine,

une seule chose compte :

satisfaire le client.

- Vous faites quoi, là ? Aurore est pas morte !

- Je pense qu'ils tiennent à elle.

- Ils la connaissent même pas !

Vous êtes qui ?

Vous êtes pas prof.

- Journaliste. J'ai des questions.

- Pires que les flics.

- Super.

Tu vas me dire ce que tu sais. Tu t'appelles ?

- Myriam Elsadi.

- On va faire un tour pour parler de ta copine ?

C'est nécessaire. Allez.

- Elle est en 1re année.

Et moi, en 2e. On est en stage dans le même resto.

Je l'ai aidée à trouver ses marques.

- Elle doit avoir confiance en toi.

Quelque chose n'allait pas ?

Myriam,

je sais que ce qui est arrivé te met en colère.

On va tout faire pour comprendre ce qui est arrivé.

T'as une idée de qui lui en voulait ?

- Hugo Delage.

Aurore a été prise à sa place en stage avec la chef Mariani.

Il arrête pas de l'emmerder.

C'est un fils de bourge.

- Je peux le trouver où ?

- Là. Au milieu.

Discussion indistincte

- Celui qui a les mains dans les poches ?

Merci.

- J'ai poivré un dessert qu'elle a fait.

On va pas en faire un plat.

- Y a une gamine dans le coma et tu fais des jeux de mots ?

- Vous me faites marrer. Tu sais c'est qui, mon père ?

-"Vous savez qui c'est ?"

- Vous savez qui...

- C'est le préfet Delage.

Et alors ? - J'ai rien fait. J'étais au Ruby.

C'est le restaurant

où je suis en stage, vérifiez les vidéos !

- Tu vas nous apprendre notre job.

- On a les vidéos.

- Pas cette caméra.

Regardez.

Musique intrigante

On vous en a pas parlé, de ça. Hein ?

On vous en a pas parlé, de ça. Hein ?

- Vous nous expliquez, là ?

- C'est pour éviter

les vols.

- Toutes les écoles

doivent informer

les élèves filmés.

Et aucun panneau

ne signale la caméra !

- On est sympa,

on va oublier ça.

Montrez-nous la vidéo de ce matin.

- Les élèves ont accès à la cuisine pour réviser.

- C'est la chef Mariani.

Aurore fait son stage dans son restaurant.

- Bonne chance.

- Elle l'encourage. C'est plutôt sympa.

- Je compte sur toi.

- Elle a pas l'air en forme.

C'est quoi ?

C'est des cachets.

- C'est pas vrai !

- Elle prend tout, non ?

Musique pesante

- Elle a voulu se suicider.

Quoi ? L'enquête est close ?

- C'est une tentative de suicide.

- Si une ado veut se tuer, en s'enfermant

dans une chambre froide,

il y a un problème et je voudrais savoir lequel.

- Léo a raison.

Il faut découvrir ce qui s'est passé.

On doit protéger les enfants.

Avec Aurore, on a tous échoué.

- Vous avez une piste ?

- Un gamin la provoque. - Harcèlement moral ?

- Ouais, mais pas que. Elle s'est éloignée de sa famille.

Et elle couche plus avec son copain.

- Harcèlement sexuel ? - C'est possible.

Un portable vibre.

- Commissaire Cabelle à l'appareil.

Merci de m'avoir prévenu.

- Alain ? Il se passe quoi, là ?

- Aurore vient de mourir.

- Putain, fait chier !

- Alors, commissaire ?

Vous voulez fermer l'enquête ?

Ou faire votre boulot et rendre justice à Aurore ?

- OK, OK.

Perquisition demain chez les parents.

Mattéï !

C'est moi, le commissaire.

- C'est Eloïse ? - Euh, non.

- Ca va comment, avec elle ?

- J'ai du mal. Je me débrouille, avec les gosses.

Mais là, avec la mienne...

- C'est plus facile avec les enfants des autres.

- Tout ce que je lui propose, ça l'emmerde.

- C'est normal, c'est une ado. Valentin est pareil.

- Enfin, excuse-moi. Sauf que là, c'est pas pareil.

- T'as raison. C'est pas pareil.

- Barbecue chez moi, ce week-end.

Ca nous fera du bien de nous retrouver.

Et c'est un ordre.

- Il est toujours comme ça ? - Oui.

- En même temps, ça lui permettra de rencontrer Valentin.

Elle voit trop d'adultes. Et ça lui pèse peut-être.

- Léo, j'ai pas dit à Valentin ce qu'elle a vécu.

OK ?

- Je comprends.

- C'est mieux.

- Je suis un vrai cordon bleu !

- Ca, c'est vrai que t'es le meilleur livreur.

C'est chinois ?

- Oui.

- Tu pourrais

lui montrer la ville.

- Carrément.

- Le Mucem, la Joliette,

le Panier, la Bonne Mère...

Ce serait sympa, non ? - C'est pour me surveiller ?

J'en ai marre

d'être babysittée.

- Moi, je débarrasse.

- Mon idée d'aller à la fac,

ça sera pour bientôt ?

- Ecoute...

C'est peut-être pas une bonne idée.

- Remets-toi en question.

Tu cherches quoi, là ? A m'enfermer, comme David ?

(-Putain...)

Musique sombre

- Je vais aider Jonathan.

- Il est toujours aussi relou ?

- En étant relou avec moi, il m'a sauvé.

C'est qu'il tient à toi.

Eloïse, ça fait 8 ans qu'il te cherchait.

Il y pensait tous les jours.

D'où son entrée à la brigade des mineurs.

- Mais j'aimerais qu'il me laisse apprendre à vivre.

- Et tu devrais apprendre à le connaître.

C'est ton père.

Bonne nuit, commandant.

- Bonne nuit.

- David ! David !

David ! David !

- Vas-y, tire !

- Eloïse !

On pose nos armes.

- Il va me tuer.

- L'écoute pas. Regarde ton papa.

- TIRE !

- Tire, bordel ! - Mais arrête !

Coup de feu - Eloïse !

- David !

David !

David !

- Eloïse ? Eloïse !

Eloïse ? Là, là, là !

Là, là, là !

C'est rien.

Rendors-toi. C'est un cauchemar.

C'est un cauchemar.

(Ca va aller.)

(-Ma vie est un cauchemar.)

Musique de tension

- Mon idée d'aller à la fac, c'était pour un futur proche ?

- C'est peut-être pas une bonne idée. - Remets-toi en question.

Tu cherches quoi, là ? A m'enfermer, comme David ?

Le moteur de la moto s'arrête.

- Bonjour.

- Vous étiez

très proches, avec Aurore, mais moins ces derniers temps ?

- Oui.

On la croyait concentrée sur son examen.

On la pensait bien, dans cette école.

Et on n'a rien vu venir.

Cri de désespoir

Cette cabane,

Franck en a fait un atelier pour Aurore...

pour cuisiner tranquille.

- Si j'avais été là, j'aurais vu qu'elle était mal.

C'est de ma faute. J'ai pas su la protéger.

- Pas du tout.

Les enfants,

ils parlent peu de leurs problèmes.

Pour éviter d'inquiéter.

- Et celui qui a fait du mal à votre gosse ?

Il a payé ?

- Pas suffisamment.

Mais bientôt, il va payer le prix fort.

- Pourquoi Aurore a fait ça ?

Elle était heureuse, dans ce lycée hôtelier.

Elle a crié de joie quand la chef Mariani l'a prise.

Elle n'a rien vu venir, elle non plus.

Je lui faisais confiance.

Elle semblait veiller sur ma fille.

Je suis pas de ce métier. Peut-être qu'elle l'a trop poussée.

- On néglige aucune piste.

- Elle était la joie de vivre.

Vous savez...

Il a dû se passer quelque chose de vraiment grave.

Franck Perrier renifle.

Il gémit.

- Mattéï.

S'il te plaît.

- On va tout faire pour comprendre.

- Aurore prenait des anxiolytiques

avec les ordonnances de sa belle-mère.

- D'accord.

- Voici toutes ses recettes.

Ca semblait la stresser.

- OK. Rien d'autre ? - Non.

- C'est quoi, la recette que tu fais le mieux ?

- La sole à la dieppoise. Avec de la vraie crème fraîche.

- Regarde.

Ou bien autre chose la stressait.

-"Ferme-la, sinon c'est fini pour toi."

- On va voir si y a des empreintes.

Musique de tension

- Toute l'équipe adorait Aurore.

Quel gâchis !

- Vous êtes la dernière à l'avoir vue en vie.

Il y a une caméra dans la cuisine du lycée.

On vous a vue avec elle.

- Je l'encourageais.

Je la soutenais pour l'examen.

J'étais juge,

mais bon !

- Vous sembliez proches.

- J'aurais dû

voir son mal-être ?

- On essaie de comprendre.

- 2 étoiles,

1 mois d'attente

pour manger ici.

Vous devez être exigeante.

C'est peut-être ça

qui l'a fait craquer.

- Aurore avait un don.

Elle aimait cuisiner.

Je m'en veux, de rien avoir vu venir.

- C'est un couteau, ça ?

Il est pas

à droite ?

Musique pesante

- Il y avait un couteau à gauche.

Plus jamais. - J'y veillerai, chef.

- C'est compris ? - Oui, chef.

- Alors, du nouveau ?

- Des viols.

- Sur un blog,

Aurore dit avoir été violée, mais sans donner de nom.

- Le 1er message date de quand ?

- 3 mois.

- D'où son changement radical, surtout avec son copain.

- Et le dernier ?

- Dernier message... Posté 2 heures avant le suicide.

"C'est encore arrivé. Je dois arrêter tout ça."

- Jonathan,

apporte ses habits.

Y a peut-être de l'ADN.

- Et la lettre de menace ?

Des empreintes ? - Elles sont pas fichées.

- On n'aura jamais toutes les empreintes.

- Alors, Aurore est arrivée plus tôt pour réviser.

Elle a pu croiser Hugo Delage.

Il a peut-être menti sur son alibi.

- Il était vraiment en stage au Ruby.

Par contre,

il y a le chef de travaux.

Il vient de Brest.

Une élève l'avait accusé de viol.

Puis elle a retiré

sa plainte et ça a été classé.

C'est là qu'il a déménagé ici.

- Il a fui le scandale,

mais peut-être pas ses démons.

- Sans déconner !

J'ai pas mis des caméras pour mater !

C'est pour identifier les voleurs.

Quel est le rapport avec Aurore ?

- Aurore a été violée.

Musique de tension

Elle s'est tuée pour ça.

- Mais quel est le lien avec moi ? Vous ne croyez pas...

- Nous, on croit rien.

- J'ai compris.

C'est lié à mes soucis à Brest.

- C'est votre euphémisme pour une agression sexuelle ?

- J'ai été blanchi. - La plainte a juste été retirée.

- Attendez...

J'ai eu une liaison avec une prof mariée.

Pour se venger, sa fille m'a accusé de viol.

Elle a retiré sa plainte.

Je suis marié, maintenant.

- Il va nous falloir un échantillon d'ADN.

Ca vous va ?

- Vous vous trompez.

Si je l'avais violée,

elle m'aurait fui, non ?

Elle n'aurait pas demandé

une chambre à l'internat.

- Alors, le cuistot, vous l'avez cuisiné ?

- Ouais, mais on repart vers la famille.

- Je vois. Vous avez une minute, là ?

- T'as une sale tête.

- Je sais pas par où commencer. - Vas-y, balance.

- Je suis allé sur le blog des victimes de viol.

Et Eloïse a écrit un article dessus.

C'est bien son adresse IP.

Elle parle de David.

Pas directement, mais elle parle de lui.

- J'ai pas le droit de lire ça.

Musique douce

- Oui ! Yes !

Allez, oui ! Oui !

Yes ! C'est comme ça qu'on joue !

Jonathan pousse des cris de victoire étouffés.

Oh, commandant !

Vous avez loupé le but de l'année.

Commentaires sportifs

- T'es pour Marseille, toi ?

- Vous voulez une bière ?

- Je veux bien.

- Franchement, ce match-là...

c'est le plus beau que j'aie vu.

"Champions League". C'est ça, ouais !

- Tu peux m'ouvrir le blog ?

- Tout de suite ?

Voilà.

Euh, je vais finir de regarder le match au bar à côté.

- OK.

- A tout', commandant.

Musique douce

- Tu viens ? On va être en retard. - Ouais.

Mais faut que je te parle.

C'est quoi, ça, là ? Tu m'expliques ?

- Je suis obligée ?

- Bah oui.

- C'est la psy. Elle m'a dit d'écrire.

- Je suis d'accord avec elle.

- Mais sur ce blog,

elles font que se plaindre.

Elles kiffent.

- Il faut pas nier un traumatisme.

- Je nie pas. J'en ai marre.

Olivia m'infantilise, Jonathan m'épie.

Et toi, tu me mets dans une bulle.

T'es pire que David.

Non, excuse-moi.

- Tu sais...

On est tous les 2 victimes de ce...

De cette situation.

Il faut l'admettre pour guérir.

- Je veux juste être normale.

- Pas moi.

Je veux que tu sois heureuse.

- Merci.

Ah, sympa, ton T-shirt.

- Vraiment ?

- Oui.

- Offert par Jonathan. J'étais pas sûr, mais...

- Je trouvais que...

- Bon choix.

- Ouais.

- Que des bières et des saucisses ? Elle voulait des légumes.

- Justement, on a pris des olives.

- Tu déconnes. - C'est des légumes.

- Ouais. - Non ?

- Il est quoi, pour toi ?

- Je te l'ai déjà dit : quelque part, il m'a sauvé la vie.

C'est comme un père pour moi.

Une sorte de figure paternelle,

comme diraient les psys du bistrot.

Mais ça reste ton père.

- Donc, en fait, t'es un peu...

mon grand-frère.

- J'ai toujours rêvé d'avoir une soeur.

- Moi, un poney, plutôt !

Mais bon, va pour le grand frère !

- Ah ouais ? Je ressemble à un poney pour toi ?

- Vous avez la main !

- Les merguez. - Merci !

- Comment ça va ?

- Quoi ?

- Rien.

- C'est un cadeau de Jonathan.

- Ah, OK.

- C'est trop ?

- La couleur.

- Quoi ?

- Ca fait gilet de sécurité. - Vous vous foutez de moi ?

- Non !

- C'est toi, Eloïse ?

- A ton avis ?

- Alors, son père ?

- On n'a pas de preuves.

- Oui, c'est moi.

- Ma mère m'a dit.

- Quoi d'autre ?

- Vous venez d'arriver. Donc tu connais personne.

- Vu ta tête, toi non plus.

- Mais quelle conne !

- Non, pardon !

Désolée.

Je voulais pas dire ça.

- On recommence ?

Eloïse. Il paraît que t'es sympa.

- Valentin.

- Eh, le courant passe.

- Elle a besoin d'amis.

Comme une fille de son âge, quoi.

Elle veut être normale.

- Les jeunes, aujourd'hui !

Pardon.

- Non, vous excusez pas. Faut pas.

A trop la ménager, ça va l'isoler.

- Apparemment,

ça roule.

Ca va, vous 2 ?

Musique intrigante

- Fais pas gaffe à ma mère, c'est plus fort qu'elle.

- Pareil pour mon père.

T'as quelqu'un ?

- Vous avez du nouveau ?

- L'enquête avance. Nous avons quelques questions.

Asseyez-vous.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Y a pas de bonne façon de vous le dire.

Votre fille a été violée à répétition.

Et on pense que c'est la raison de son suicide.

- Elle voulait entrer à l'internat.

- Quoi ?

- Elle ne voulait plus habiter ici. On se demande si...

- On se demande si quoi ?

On se demande si quoi ? Hein ?

Vous insinuez quoi ?

Que c'est moi qui ai violé ma fille ?

- On est obligés de vous interroger, alors calmez-vous.

- Comment voulez-vous ? Ma fille est morte.

Et vous m'accusez, moi !

Sonnerie

- Oui, Jonathan ?

OK. Merci.

Mattéï.

- Ouais.

- Le labo a trouvé un autre ADN sur les habits.

- Et alors ?

- C'est l'ADN d'une femme.

- Ca doit être une erreur.

- Et pourquoi ça ne serait pas une femme ?

- Il nous manque le... On n'a pas la même force.

- C'est dur.

- Ca fait bizarre.

Surtout une pédophile.

- On a l'image de la mère. Du coup, c'est tabou.

- Mais ça existe quand même.

On a eu le cas à Paris, tu te rappelles ?

Une nounou qui abusait

d'un petit garçon.

Ses parents voulaient pas y croire.

Alors ils ont planqué des caméras.

Ils se sont rendus à l'évidence. - C'est écoeurant.

Elle a pris cher ?

- Pour les enfants, c'est double peine.

En plus, on les croit pas.

- On leur refuse leur statut de victimes.

- D'où son silence sur l'identité

de la violeuse, en fait.

- Et son suicide.

- Ca doit être une proche.

- Caroline Perrier ! Aurore voulait entrer à l'internat.

Peut-être pour fuir sa belle-mère.

- Elles se sont éloignées.

Peut-être que la belle-mère

perdait son emprise

et n'a pas aimé.

- Allez, au boulot !

On reprend.

- Tu viens, Fred ?

- Vous m'accusez de l'avoir violée ? - On veut comprendre.

Vous étiez très proches.

- Je l'ai jamais touchée.

Faites ce que vous voulez. Prenez mon ADN.

Mais vous arrêtez !

- Ouvrez la bouche, je vous prie.

Merci.

- Aurore avait demandé une chambre

à l'internat du lycée.

- C'est moi qui l'ai demandée. Je voulais un bébé.

- Quel rapport ?

- Franck,

sa fille lui suffit.

Du coup, moi, j'arrivais plus à supporter Aurore.

Fallait l'éloigner.

La voir, ça me...

- Rappelait que vous ne pouviez pas

avoir un enfant à vous.

-Je l'ai aimée comme ma fille.

Mais c'était pas ma fille. Du coup, je suis devenue chiante.

Stricte. J'étais injuste avec elle.

C'était injuste.

L'internat,

ça m'a paru mieux.

- Donc vous pensiez la protéger.

- Votre mari l'ignore ?

- Il me pardonnera jamais.

- Vous l'avez vue

le jour de son suicide ?

- Elle est passée à l'agence, mais j'étais en visite.

Vous pouvez vérifier auprès de mon collègue.

- On va le faire.

- En fait, je lui tournais le dos.

Tout ça à cause de mon désir d'enfant.

J'ai pas été là pour elle.

Un homme s'énerve.

- Elle a fait quoi ?

- Calmez-vous.

- Vous devriez lui parler.

Il a besoin de savoir.

- Dites-lui la vérité.

Vous savez,

vous pourrez pas garder ça.

- Caro faisait visiter un catamaran.

Il est toujours à la vente. - Non merci.

Aurore a dit quelque chose ? - Non. Mais elle avait pleuré.

Elle a esquivé mes questions. Et elle est partie.

Là, une fille est arrivée.

Je les ai vues dehors.

- Une copine ? - En tout cas, elles s'engueulaient.

- Et à quel sujet ? - J'ai pas entendu.

Je suis sorti pour voir si Aurore avait besoin d'aide.

Puis elles se sont séparées.

- La fille ressemblait à quoi ? - Plutôt jolie.

Blonde. Des cheveux longs, fins. Petite.

- Myriam Elsadi.

- Myriam ? Elle est pas là. Elle est au lycée.

- Pourtant, c'est sa semaine de stage, non ?

- M'en parlez pas !

Elle m'a dit qu'il y avait

eu une erreur de planning.

Elle a un examen. Je suis en sous-effectif.

- Elle était proche d'Aurore ?

- C'est-à-dire ? - L'agresseur est une femme.

Et elles se sont disputées avant son suicide.

- Vous soupçonnez Myriam ?

- On cherche la raison de leur dispute.

Elles sont liées ?

- Je sais pas, mais l'amitié, parfois ça tourne mal.

Pardon, on est dans le jus.

- Je comprends.

- La sauce !

Elle a aucune tenue !

- C'est quoi, cette carte ?

- Ma chambre d'hôtel.

- Aurore y est déjà allée ? - Oui.

- Et Myriam aussi ? - Tout le monde.

- Je peux ?

- Allez !

Nicolas, la pâte,

c'est pour aujourd'hui ?

Samantha, le risotto !

- La chambre est exclusivement réservée aux employés.

L'équipe de la chef Mariani peut venir y faire une sieste.

- Même la chef ? - Parfois.

- Merci.

- Y a pas du monde tous les jours.

- Et elles, elles sont souvent venues ?

- Ouais, bien sûr. - Ensemble ?

- Ensemble ?

Il rit.

Y a 2 lits, mais chacun fait ce qu'il veut.

- C'était quand, la dernière fois ? - Lundi matin.

- Ouais, Olivia ?

Juste avant son suicide, Aurore était avec Myriam.

Il doit y avoir une secrétaire. - J'espère.

- Non, Myriam Elsadi,

elle est pas là, elle est en stage.

- Elle a dit qu'elle avait un examen. - Bah, elle a menti.

- Fred, géolocalise-moi

le portable de Myriam Elsadi.

- On pourrait ouvrir

le casier de Myriam ?

- Voilà son casier. - Merci, Madame.

- Léo. - Ouais ?

- Oh, putain !

- Le mot de menace vient de ce carnet.

Aurore pensait trouver en Myriam une alliée.

Quelqu'un qui partage sa passion.

- Quelle était leur relation ? Ah, j'ai reçu l'adresse.

- Moi aussi. On s'y rejoint ? - Ouais.

Musique sombre

- Myriam !

Myriam !

Myriam !

- Myriam !

- Allez, viens là !

Il va falloir nous suivre.

Allez !

Ce mot...

provient de ton carnet, et c'est ton écriture.

- T'étais à l'hôtel, avec Aurore,

ce jour-là.

Et t'as eu peur qu'elle te dénonce.

- Seulement,

sa belle-mère n'était pas à l'agence.

Alors t'as décidé de suivre Aurore.

Et de lui mettre la pression.

- Elle est entrée

dans le congél'.

Mais c'est toi qui l'as tuée.

- Jamais j'aurais fait ça, vu ce que j'ai subi !

- Tu nous expliques ?

- On m'a violée.

- Ca marche pas, là.

Pourquoi tu voulais

la faire taire ?

- M'obligez pas. Si je parle, ma vie est foutue.

Elle va détruire ma carrière.

-"Elle" ?

Tu parles de Solange Mariani ?

C'est elle ?

- Je dirai plus rien.

- Dans son restaurant,

j'ai pris une cuillère

qu'elle a touchée.

C'est pas recevable,

mais son ADN matche

avec celui sur les habits d'Aurore.

- Du coup,

son "Je compte sur toi",

c'était une menace.

- C'est pour ça qu'elle s'est droguée

et suicidée.

Elle était acculée.

- Solange a perdu son père à 5 ans.

Elle a été élevée seule par une mère instable

et elle a été placée.

- La DDASS soupçonnait des viols par la mère.

Sans preuves.

Mais la négligence est avérée. - Cas classique.

Ca colle parfaitement avec le profil qu'on recherche.

- Elle a enchaîné les conneries jusqu'à son CAP.

Là, c'est la révélation.

- Solange ne prend que des apprenties filles.

- Cette femme est une prédatrice sexuelle.

Musique de tension

Solange Mariani.

Vous êtes en état d'arrestation pour viols.

- Tu me remplaces.

- Oui, chef.

- Vous faites une énorme erreur.

- Ca a commencé dès ma 1re semaine au restaurant.

Je la trouvais tactile mais... y avait rien de grave.

- Des gestes anodins, mais qui prennent un autre sens

quand on connaît ses intentions.

- Elle m'a demandé de rester.

Elle trouvait que la cuisine, c'était sensuel.

- On a votre ADN

sur les habits d'Aurore.

- Je lui ai dit non.

Que moi, j'aimais les garçons.

Mais elle m'a dit que c'était de la transmission.

- Aurore et moi,

on avait une relation, on s'aimait.

- Vous me faites le coup de : "On s'aimait" ?

- Tu en as parlé ?

T'as porté plainte ?

- Je suis allée au commissariat.

On m'a dit d'assumer mon homosexualité

plutôt que d'accuser quelqu'un.

Et qu'on ne rigolait pas avec des fausses accusations.

- Et Myriam ?

- Un profil, c'est pas une preuve.

- Et l'ADN ne prouve que le rapport.

C'est sa parole contre la nôtre.

- Il nous faut une plainte.

- Sauf que Myriam est sous l'emprise de Solange.

Elle a peur.

Et elle culpabilise pour Aurore. - Utilisons ça.

Sans Myriam... Mariani sera jamais condamnée.

- Après ça,

Solange m'a coincée, elle m'a dit de me taire,

sinon elle étoufferait ma carrière dans l'oeuf.

- C'était ta parole contre celle de quelqu'un de renom.

- A partir de là...

On s'est retrouvées à l'hôtel.

J'ai pris sur moi, jusqu'à ce qu'Aurore arrive.

J'ai vu Solange qui lui tournait autour.

Musique sombre

J'ai compris qu'elle avait changé de cible.

J'étais soulagée.

- C'est toi, la victime. Faut pas tout confondre.

Mariani a tellement bien tissé sa toile que tu t'y perds.

Mais tu dois nous aider à la mettre en prison.

- Je porterai pas plainte. Ca servira à rien.

- Les gens comme vous,

à chaque fois, c'est pareil.

"On s'aimait."

Aurore était mineure !

"C'est encore arrivé.

"Je dois arrêter ça."

Aurore souffrait tellement qu'elle s'est suicidée.

Me dites pas qu'elle était consentante.

- Aurore était à bout.

Elle a passé la nuit avec Solange dimanche.

Lundi matin, quand Solange est partie,

Aurore m'a appelée.

Elle voulait tout balancer. Ca aurait servi à rien.

Solange aurait nié ou l'aurait

blacklistée.

Je lui ai dit de tenir

jusqu'à ce qu'une nouvelle la remplace.

- Et si elle parlait, tu devais

témoigner toi aussi.

Et tu voulais juste tirer un trait sur le passé.

- Elle m'a pas écoutée.

Alors je l'ai suivie pour insister.

Si j'avais été courageuse...

si je l'avais soutenue...

Aurore serait pas morte.

- Mariani s'en sort.

Elle va recommencer. Et Aurore sera morte pour rien.

Elle soutient que c'était

consenti.

- Consenti ?

- Pour avancer, il faut rendre justice à Aurore.

C'est que Solange Mariani paie,

pour tout ce qu'elle vous a fait.

On peut pas la laisser gagner.

Musique douce

Faut que tu le fasses.

Pour Aurore.

Pour toi.

- Pour Aurore.

- Vous avez usé de votre autorité pour les asservir.

Vous deviez les aider à s'épanouir.

A apprendre et vivre de leur passion.

Vous n'êtes pas une femme amoureuse, Mme Mariani.

Vous êtes une prédatrice.

Et vous irez en prison pour vos crimes.

Musique douce

Ca y est, elle dort.

Elle cauchemarde.

- Ouais, mais...

Avant le procès, Eloïse ne pourra pas avancer.

- Il mérite même pas un procès, ce mec.

- Comment ça ? - Non, non, rien.

L'idée de recroiser son regard...

Et ça va la replonger dans tout ça.

- Mais elle en a besoin pour pouvoir dépasser ça.

Et vous aussi.

- J'oublierai jamais.

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