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On est inquiets quand même.
On est inquiets parce que ça fait quand même 2-3 jours qu'on n'a pas dormi et qu
'on est fatigués et on voudrait voir l'aboutissement, l'arrivée.
Il y a 24 ans, on était en France. Là, on se retrouve au milieu de l'océan
Pacifique, dans des conditions extrêmes. Un petit stress.
Bonsoir à tous, ce sont les 18 naufragés de Koh Lanta. Ils ont de 19 à 62 ans et
c'est l'aventure de leur vie qui commence.
Ils ont eu le courage de quitter leur famille pour se mesurer aux éléments et
surtout aux autres.
Parce que toi tu fais des coups de trafalgar à droite à gauche. À qui j'ai
fait des coups de trafalgar ? Moi on m'insulte une fois, on m'insultera pas
deux fois.
Je me sens trahi. Je n'ai confiance totalement en personne.
J'ai toutes les cartes en main.
La peur et la souffrance, mais aussi les joies et les amitiés vont transformer
ces 18 Français.
Après, plus rien ne sera jamais pareil.
J'ai jamais vu ça de ma vie, moi dans notre petite campagne.
C'est splendide, on est sur notre planète.
C'est ici en Micronésie, dans l'archipel de Palau, au beau milieu du Pacifique,
que ces aventuriers vont se découvrir et composer avec ce paradis qui parfois se
transformera en enfer.
Je ne pensais pas qu'on en était aussi dur. Là, je suis vraiment un bout de
souffle. C'est avec nous, Marine.
Qui saura tirer son épingle du jeu ? Qui saura se faire apprécier de tous ?
Certains vont se révéler de parfaits Robinson.
Tous devront s'adapter à cette nature luxuriante mais hostile.
À ces Olympides et poissonneuses, ce temple de la vie sous-marine, où le
danger n'est jamais loin.
Dans ce bleu turquoise, tout témoigne de la vigueur de la nature et du souvenir
des hommes.
Ces îlots d'un vert émeraude, autrefois habités, défient les vagues et les
envahisseurs depuis la nuit des temps.
Cet archipel sauvage, ce labyrinthe d'îles, promet bien des mystères et bien
des richesses à ces naufragés volontaires.
Tous veulent être l'ultime survivant et remporter les 100 000 euros de
récompenses. Au départ, ils sont 18.
Dans 40 jours, il n'en restera qu'un.
Il fait encore nuit à bord du bateau des gardes-côtes de Palau. Il a pris à son
bord ses 18 Français pour les emmener vers une destination inconnue.
Après 24 heures de voyage, ils sont fatigués, inquiets, mais conscients de
voguer vers leur destin. Regarde le jour, il arrive là-bas. Oui, le jour se
lève.
On est inquiets quand même.
Il y a 24 ans on était en France, là on se retrouve dans des conditions
extrêmes, donc un petit stress.
On appréhende, moi du moins j'appréhende un petit peu, je me dis où est-ce qu'on
va arriver.
De toute façon la vie c'est un combat.
La lutte ne fait pas peur à cette battante de 35 ans, ancienne reine de
beauté. Travailleuse, Isabelle a monté sa boutique en région parisienne, tout
lui réussit mais elle veut innover.
C'est un challenge avant tout, une aventure, envie de sortir de...
De cette routine qui m'envahit un petit peu et je veux me prouver que je suis
forte.
Sa vraie victoire, ce sont ses enfants dont elle veut faire la fierté.
J'ai envie vraiment de leur prouver que je suis la maman idéale.
Le Pacifique ne l'est pas tant que ça et le navire tangue.
Ça va être dur pour elle, puisque vomir dès le départ, en plus elle vomit 3-4
fois, ça va pas être facile.
Cahoutère n'est pas bien, cette jeune Parisienne n'a pas le pied marin, mais
un tempérament de feu.
C'est sur les terrains de football qu'elle est le plus à l'aise.
Véritable garçon manqué, cette jeune femme de 26 ans aime donner du fil à
retordre à ses adversaires, surtout quand ce sont des hommes.
Les filles trophies, ça mérite de bavre dans la gueule, honnêtement, parce que c
'est...
Moi, salut, moi, je m'appelle.
C'est des trucs qu'on attend, je supporte pas chez quelqu'un. Cette forte
tête sait aussi se faire douce et son humour est souvent dévastateur.
J'ai un côté blanc, un côté noir. C'est vrai que j'ai un caractère de merde.
Mais en ce moment, Cahoutère a perdu de sa belle assurance.
C'est de regarder devant toi.
Tu vois, quand tu es trop lent.
Heureusement, Freddy s'improvise chevalier servant.
C'est une jolie fille, donc autant mouer des relations amicales dès le début de l
'aventure.
C'est certain, cet étudiant en informatique est une épaule solide. Il
prévoit tout, maîtrise tout, ce qui le rend sûr de lui.
Mes études d'ingénieur m'ont permis d'être rigoureux, consciencieux et
organisé. Et ça, je pense que c'est un atout indéniable sur Koh-Lanta.
On est parti, VTT ! Une tête bien remplie et un corps aguerri.
Ce nordiste n'est pas venu pour rien sur Koh Lanta. Mon objectif sur Koh Lanta, c
'est gagner.
Ça fait deux mois que je fais 4,5 km de piscine par semaine, 55 km de VTT par
semaine. J'essaye de faire du feu. J'y vais pour gagner.
Je vais gagner. Le meilleur, ce sera moi cette année.
Ça va aller.
Allez, on est bien arrivé.
Les naufragés en devenir aperçoivent enfin un bout de terre, un îlot perdu,
battu par les vents et les flots, un refuge agrippé à la barrière de corail.
Les aventuriers vont devoir s'y rendre et parvenir à s'en échapper.
Avant d
'atteindre l'îlot, il va falloir nager, ébraver les vagues ainsi que le courant.
C'est une passe entre le Grand Bleu et le Lagon. La force de la marée y est
accentuée. La distance à parcourir et celle qu'on voit, ça va être extrêmement
difficile. Si le courant est dans notre défaveur, on n'arrivera jamais à
rejoindre l'île. Donc il y a de quoi avoir peur. C'est sûr et certain, il
faut quand même être un bon petit nageur.
Il va falloir le faire.
On va s'arracher et c'est tout.
Des efforts, sa Marine sait faire.
Cette jeune fille est une force de la nature et un brin têtu.
Elle est peintre en bâtiment à Annecy.
Tout le monde me dit mais tu vas te tuer au travail.
Zen, calme-toi, travaille doucement.
Malheureusement, je ne peux pas.
Si je ne suis pas au taquet à 200%, je m'ennuie et ça ne va pas.
À 19 ans, Marine a déjà été pompier de Paris et compagnon du devoir.
Sportive accomplie, elle ne lève jamais le pied.
J'ai l'esprit de compétition et la rage de vaincre.
Rien ne l'arrête. Derrière ce petit gabarit se cache une guerrière sans
concession. Pas longtemps, je ne suis pas là pour me faire des amis. Mon but,
c'est de les éliminer un par un.
Mon but, c'est de gagner et je serai une guerrière sur l'île.
Le bateau a jeté l'ancre et l'instruction est claire, il faut sauter
à l'eau et tenter de rejoindre à la nage cette île au perdu. Je ne sais pas où on
va, où on va aller, mais allez c'est parti.
Bien lasser ses chaussures pour ne pas les perdre, là ce serait pas mal.
Bien fermer son sac.
C'est comme ça, allons-y, j'entends nous.
Allez on y va.
Allez les filles.
Les eaux sont encore sombres à cette heure matinale, mais déjà chaudes. Près
de 30 degrés dans cette partie du Pacifique, et comme partout à proximité
des passes coralliennes, croisent une multitude de requins de récif.
Les néo-aventuriers y pensent peut-être. En tout cas, personne ne perd de temps
et chacun nage de toutes ses forces sans quitter les yeux l'îlot salvateur.
Myriam est la première à poser pied sur l'îlot. Elle a vaincu le courant et les
vagues. Bel exploit pour cette Parisienne de 56 ans. D'abord, je veux
de la présence. Là, le regard, il est dans le public.
J'y vais. La passion de cette formatrice financière, c'est la danse. Elle peut en
faire pendant des heures. Et il faut bien ça pour calmer cette hyperactive.
Je suis tombée dans une bassine d'énergie quand j'étais petite, un peu
comme Obélix.
Quand j'étais petite, on m'appelait Mimi Caoutchouc. Vous voyez, maintenant je
suis un peu plus vieille.
Mais c'est toujours pareil.
C'est sûr, les années n'ont pas de prise sur la dynamique Myriam. Elle est restée
une adolescente fantasque, quitte à fatiguer son monde.
Je suis très extravertie et je fais partager tout, mes bonheurs, mes
malheurs. Je suis toujours un petit peu dans l'excès, donc j'espère que ça va
bien se passer.
Mais c'est à moi aussi de faire des efforts.
Les 18 aventuriers arrivent peu à peu et Raphaël, telle une sirène, sort de l
'onde.
Là, c'est sûr, cette ancienne Miss Languedoc est loin des podiums et des
défilés.
Ça m'a permis justement de mettre le doigt sur des rêves de petite fille qui
se sont réalisés au travers des robes et de toute la féerie que ça entraîne. Et
aujourd'hui, c'est encore un rêve d'enfant qui se réalise. Mener la vie de
Robinson, la belle à les pieds sur terre et une tête bien faite.
Responsable d'achat dans l'informatique, elle veut montrer sa vraie valeur.
Les gens vous mettent dans une case et en fait, ils ne vous en sortent jamais.
Je ne suis pas bonne qu'à faire des défilés. Je peux faire autre chose, je
peux aller au bout de moi-même, je peux me dépasser. C'est surtout ça que j'ai
envie de montrer.
Marine, puis Claire, arrivent épuisées sur la rive. Claire est à bout de
souffle, pourtant d'habitude, elle pète le feu.
Cette jurassienne flamboyante est la responsable volcanique d'un magasin de
décoration.
C'est assez sportif, oui, on court toute la journée.
Je suis habituée à porter, à courir, donc je ne suis pas une petite nature.
Cheffe d'équipe, dynamique, elle pourra tenir le choc.
Je suis un petit gabarit, mais je suis capable de faire plier les plus
costauds. C'est pas facile quand même, c'était loin !
Tout le monde a réussi à rejoindre Lilo, même Kouter, pourtant bien malade. Elle
a fait preuve de courage et a bénéficié du soutien de Freddy.
Freddy, il a été génial avec moi sur le bateau. Du début à la fin, il était avec
moi. C'est vraiment quelqu'un de bien. Ça m'a fait vachement de bien. On a l
'impression d'arriver dans un paysage qui n'a jamais été encore exploré.
Bonne perte ! Ouais, ça doit être sincère.
Les naufragés sont soulagés d'être arrivés sains et saufs sur l'îlot, mais
ils savent qu'ils ne peuvent y rester.
L'heure tourne et la marée remonte. Il faut s'en évader avant que les eaux ne
le recouvrent. Par bonheur, une pirogue est échouée, mais elle ne peut voguer,
elle est à moitié remplie d'eau. Les rescapés ont l'idée de s'en servir pour
construire un radeau.
On met tout au milieu et après on trie.
On démonte tout.
Regarde comment elle a récupéré la pêche, ma petite puce.
Du punch, Kader en est rempli. Il a de quoi motiver les troupes. Il en est sûr,
cette aventure est faite pour lui.
Comment le temps s'est fait pour moi, ça continue dans l'esprit que j'ai, la
compétition, l'entraînement, le sport.
Aller au fond de soi-même, j'adore ça. L'effort, j'adore.
Ce responsable de sécurité dans une discothèque de Cholet, c'est diriger une
équipe et gérer les tensions.
Leader, oui, pourquoi pas ? Je sais pas, en tout cas, je refuserais pas la place.
De toute façon, je me dis qu'en équipe, il faut un leader. Donc je vais faire en
sorte, oui, puis je pense qu'on m'écoutera.
Je pense qu'on m'écoutera.
Tu fais plus que faire le radeau, maintenant.
Un truc qui tienne vraiment bien la vitesse, on s'en fout.
On va essayer de refaire un catamaran.
Niveau aérodynamisme, ce sera le meilleur parce qu'on sera rectiligne.
Aérodynamisme, la vitesse, on s'en fout. On va aller tout droit puisqu'il sera
dans le sens de la flottaison.
Et on a largement de place pour mettre 18 personnes sur deux longs flotteurs
comme ça.
Les bambous, les grands comme ça, dessous.
Et les autres, en travers, comme ça, 1m3.
Non, non, non, non. On a 20 fois assez. C'est impossible.
On va galérer, on va s'essouffler à le pousser. Et ça ne va rien donner.
Moi, je propose deux flotteurs.
Au-dessus des grands pouces. Allez, on fait ça, on y va ? Allez, c'est bon, on
fait ça. Allez, hop ! Freddy, l'ingénieur, prend le chantier en main.
Il impose ses plans.
Ce qu'il veut, c'est l'efficacité. De toute façon, il n'y a aucune solution à
retenir aujourd'hui, c'est facile.
Il construisait le deuxième cloteur, là. C'est exactement le même que celui-là.
On voit qu'il y en a un, il aime faire le leader, quoi.
On va essayer cette technique.
Je ne suis peut-être pas trop d'accord.
Je ne sais pas, je n'ai pas fait pareil.
Je suis un petit peu sceptique, là, mais on verra.
Patrick n'est pas d'accord, mais il prend sur lui.
Bonne patte, cet ouvrier tâturier des mondes Rohan prend la vie du bon côté.
Ce qu'il aime, c'est s'amuser.
Je suis champion en run-up de quad cross en 2004 et en 2007.
C'est des fous.
J'ai pas mal d'énergie, donc ça fait du bien.
Bon vivant, ce papa de 38 ans est un joueur invétéré.
J'ai un gamin, je suis un grand gamin, on va dire.
J'aime bien décoder, même si, voilà.
Faire flotter un enjeu pareil, c'est pour moi.
Si j'y arrive, bonnesse quand même le mec.
Ça fait du volume.
Et je trouve qu'il n'y a pas vraiment de place en plus.
J'attends de mettre à l'eau quand même le machin.
Bon, ça a été difficile, mais on a réussi à faire consensus.
Et je pense que c'est la meilleure solution, vraiment.
Si ça ne flotte pas, on est mal.
L'idée n'est pas mauvaise.
On verra, mais bon, c'est plus le vent qui nous inquiète. Il faudrait que le
vent se calme un peu pour qu'on puisse traverser jusqu'à là-bas, parce qu'il ne
faudrait pas atterrir en Australie là-bas.
Le vent, ce n'est pas le seul souci. En fait, il était annonciateur de pluie. Et
la pluie dans cet archipel du Pacifique, ce n'est pas une petite bruine.
C'est sous un déluge que les 18 aventuriers de Koh Lanta se remettent à
l'eau.
Mouillés pour mouillés, ils quittent ce banc de sable, cet îlot perdu au milieu
des flots. Cap vers la Grande Terre, là où leur destin va se jouer.
Les efforts ont payé, les 18 naufragés débarquent sur la terre ferme, l
'aventure va s'accélérer.
Bonjour à tous.
Alors vous croyez tous arriver ici au paradis et finalement vous êtes
rapidement rendu compte que cet archipel de Palau, perdu quelque part au milieu
du Pacifique, ressemblait beaucoup plus à l'enfer. Vous connaissez tous Koh
Lanta, mais croyez-moi, vous n'êtes pas du tout à l'abri de surprises que vous
ne soupçonnez même pas aujourd'hui.
Première épreuve, tout de suite, face à moi. Vous êtes 18, dans quelques
instants vous ne serez plus que 16.
L'homme et la femme les moins performants sur ce premier jeu
quitteront sur le champ Koh Lanta.
Alors pour ce premier défi, vous allez être répartis en trois groupes de six et
pour respecter une parfaite équité, je vais procéder au tirage au sort pour
former ces trois groupes. Honneur aux dames.
A l'intérieur de ce sac en toile de jute, des pierres blanches, des pierres
vertes et des pierres noires. Vous en prenez une.
Isabelle.
Même opération pour vous, messieurs. Vous êtes neuf.
Trois cailloux verts, trois cailloux blancs, trois cailloux noirs.
Et enfin, la dernière pierre pour vous, Pascal.
Je vais vous demander de tendre le bras, de retourner la main et d'ouvrir.
Blanc, vert ou noir, très vite, je vais vous demander de vous mettre par groupe
de six dans cette épreuve. Vous allez d'abord être solidement attachés les uns
aux autres. Par groupe, à mi-parcours, vous récupérez chacun un bâton comme
celui-ci.
Vous passerez à côté d'un couteau qui vous permettra de couper les liens. À ce
moment-là, l'épreuve devient individuelle. C'est une course de
vitesse du début à la fin.
L'homme et la femme les moins rapides seront éliminés sur le chemin.
Et si j'ai un conseil, un seul à vous donner, ne lâchez jamais rien.
Après tout ce trajet en avion, la fatigue, ça met un coup de stress parce
qu'on arrive à ce stade de la compétition, mais de démarrer tout et
tout, on n'a pas forcément envie de partir.
Ce jeune ambulancier de 24 ans est venu jusqu'ici vivre la grande aventure de sa
vie. Mon rêve de participer à ce jeu, j'ai une chance, je l'ai entre les
mains, il faut que j'aille jusqu'au bout maintenant.
Avec sa gouaille, ce Marseillais pur jus redonne le sourire à quiconque. Mais
lui, ce qui motive, c'est le gain.
Je ne cache pas, il y a 100 000 euros à la clé là.
100 000 euros, c'est à peu près 6 ans de travail.
100 000 euros.
100 000 euros.
Anthony le sait, son seul souci, c'est que son confort lui manquera. Et qu'en
plus, il n'est pas très sportif.
Le mental, je l'ai. Le mental, il prime sur les muscles. Tu me demandais de
courir, je vais, je cours, je cours, je te sorte ce que tu veux et tout.
100 000 euros, tu peux me voir comment je vais cavaler.
Attention, je vous le rappelle, malheur aux vaincus, aux deux derniers. Mais j
'ai une autre information importante à vous donner. Les deux premiers
profiteront d'un avantage certain dans la survie. Attention, 3, 2, 1,
go ! Les aventuriers sont fagotés par 6. Il faut se coordonner, tâche difficile
quand on se connaît à peine.
Le sol est semé d'embûches, des racines, des pierres. Il faut bien lever les
pieds.
Les naufragés doivent maintenant détacher leurs bâtons de vie qui sont
emmaillotés sur des pilotes.
Le
groupe
de Patrick a récupéré ses six bâtons.
Celui de Marine aussi.
Ils foncent vers les lames qui les libéreront. La course va devenir
individuelle. Isabelle part en trombe.
Le groupe de Freddy va à son tour se libérer. Ces six-là vont devoir refaire
leur retard.
Devant, on se presse.
Les retardataires remontent rapidement, mais en tête, Cahoutère et Louis-Laurent
se démènent.
Pourtant, ils sont talonnés de près.
Les aventuriers se donnent d'accords perdus, l'enjeu est si grand.
Le véloce Louis Laurent est en vue de la qualification.
Côté noir pour les hommes, vous remportez cette première épreuve, bravo.
Attention pour la première femme, à la bagarre Cahoutère et Marine, la victoire
pour Cahoutère, Marine deuxième.
Deuxième chez les hommes, Julien, sans chaussures. Patrick, troisième, vous
êtes assuré de poursuivre l'aventure. Tous, quatrième chez les hommes,
qualifié pour la suite, Pascal.
Derrière, l'angoisse grandit. Les derniers à entendre les noms des
qualifiés s'égraînaient. Plus que quelques places disponibles.
Quatrième homme, Rémi, cadet, qualifié.
Alexandre, dernier qualifié chez les hommes.
Putain de merde ! Il reste deux places pour trois filles, et l'une de ces
deux places sera pour Claire.
Bravo Claire.
Fabienne, il reste une place qualificative, bravo !
Une de quatre ans,
je suis en merde.
Une de quatre ans même pas foutu de sauter une barrière là.
Jamais j'étais motivé comme ça de ma vie. Jamais.
30 heures d'avion, 10 minutes.
Voilà.
Voilà ce que je fais.
Je suis pas sportif, je suis pas tout ça moi.
Mais je me dis, j'avais l'ambition que j'avais, j'avais le mental et tout. J
'avais le mental.
Le mental, je l'avais, croyez-moi.
À des coups, je saute comme ça.
Putain, je reviens pas.
Je suis pas attiré.
C'est un moment dur. Je compatis un peu parce que je me dis...
Ça peut nous arriver à n'importe quel moment.
Anthony est mortifié. À peine arrivé, il doit repartir.
Une aventurière a elle aussi perdu ce jeu. Et pour des raisons qui lui
appartiennent, vous ne verrez pas son image, elle quitte définitivement Koh
-Lanta.
Je ne sais pas, entorse ou foulure, je ne sais pas. Je pense qu'elle a une
petite foulure, mais... Myriam, elle, est qualifiée et pourtant elle grimace.
La pauvre s'est blessée à la cheville.
Je ne sais pas si c'est une entorse ou une foulure.
Et donc j'ai couru dessus quand même. Mais j'espère que ça ne va pas m
'handicaper pour la suite.
Bon, je voulais vous féliciter parce que ce n'est pas évident, quasiment en
descendant de l'avion, d'être capable d'être à 100% comme vous l'avez été
depuis le début.
Alors je regarde les deux gagnants, Kauter et Louis-Laurent.
Vous allez partir découvrir une île, ses habitants, mais comme un bonheur n
'arrive jamais seul, vous n'allez pas partir à deux, mais à quatre.
Cahoutère, je vais vous demander de choisir parmi tous les autres, un homme.
J'ai pas besoin de réfléchir, ça va être celui qui s'est occupé le moins.
Louis-Laurent, il manque une personne, une femme, Louis-Laurent, pour vous
accompagner. Je ne vais pas partir du principe que si j'ai pu remporter cet
épreuve, c'est grâce à une équipe. Donc déjà, ce sera une des deux filles de l
'équipe. J'avantage celui qui arrivait le premier, donc je vais prendre Marine
tout simplement.
Louis-Laurent, Freddy, Marine, Kauter, vous allez donc partir sur une pirogue à
destination du Nil où on vous attend là-bas pour vous inculquer quelques
bases indispensables de la survie.
Myriam ?
Compte tenu de l'état de votre cheville, vous allez voir le médecin qui va peut
-être immobiliser votre cheville quelques instants. Et j'espère que ça va
tenir pour que vous puissiez continuer cette aventure. Ça tiendra.
Pour tous les autres, il va falloir reprendre votre radeau de fortune,
poursuivre votre périple. Je vous l'ai dit, Koh-Lanta ne fait que débuter.
Allez-y !
L'aventure continue.
Les naufragés de Koh Lanta ont repris leur radeau. Et enfin, après un voyage
et un démarrage harassant, alors que le jour décroît, ils découvrent leur île.
Oh, comme c'est beau ! C'est beau, c'est beau là-bas.
Abrité des fureurs de l'océan par des rochers de calcaire, une plage de sable
blanc les attend.
Leur plage, où ils vont s'installer tous ensemble.
Un peu perturbés de ne pas avoir été départagés en deux équipes.
Enfin, on arrive sur l'île.
Ouais.
Toujours, on est 16, très bizarre. Je me pose des questions, je ne comprends pas
trop. Ça ne s'est jamais passé comme ça. C'est un peu perturbant.
C'est des équipes qui s'affrontent.
Et là, depuis qu'on est arrivés, on est ensemble.
Donc on se demande vraiment ce qui va nous arriver, savoir s'il va y avoir des
équipes de formés ou pas. On y va ! On est perdus. On ne comprend pas pourquoi
on est tous ensemble.
Normalement, on devrait déjà être séparés. On ne sait pas ce qui va se
passer pour l'instant. On ne sait pas si demain, ça va se départager, si on va
être... Je ne sais pas.
Allez, on pose.
Allez, on pose. Alors, c'est posé.
Je suis mort de faire sécher les vêtements. Parce que là, depuis ce
matin, on est trempé.
Trempé, trempé, trempé. Nous, les sacs, les pieds, les oreilles et tout.
Moi, je vous dis un conseil, il faut faire sécher les fringues tout de suite.
Tout le monde met ses fringues, on est tranquille. Pour Kader, la priorité, c
'est de faire sécher les vêtements avant la nuit.
Dormir mouillé, c'est prendre le risque de tomber malade à peine arrivé.
J'ai peur d'avoir froid ce soir.
Il y a beaucoup de vent, puis on est trempé. Si on n'est pas en sec, on est
foutu. Ah, la cabane aussi, t'as raison.
Il y a la cabane aussi.
Ah oui, je me disais la cabane, moi.
Pour un premier jour, c'est une journée très épouvante.
Je ne m'attendais pas à ce que Koh Lanta démarre aussi fort.
À 52 ans, ce carrossier marseillais est un homme de volonté, un gros
travailleur. Ça, c'est l'endroit où je passe au moins 10 heures par jour.
Je ne peux pas rester tranquille. Il faut que je bouge, il faut que je bouge,
il faut que je crie.
Quand il n'y a rien à faire, il faut que je vende, en fait.
Même à la maison, il s'active sans cesse.
Rodolphe est un manuel.
Je n'ai pas un grand niveau d'études, je n'ai pas d'argent de départ, donc c'est
tout à la sueur.
Derrière ce fort caractère se cache un pater familias au grand cœur. J
'essaierai de faire le maximum pour moi et rien que pour ne pas décevoir les
autres qui sont là et qui n'attendent que ça.
Pour l'instant, l'après-midi est déjà bien entamé et il ne faut pas traîner.
Premier objectif, trouver de l'eau potable.
Là, là, c'est une fleur.
En fait, on est en train de chercher le point d'eau.
Donc, on va dire que c'est vraiment nécessaire à la survie sur le camp.
Donc, je pense que c'est la priorité absolue.
En même temps, regardez si vous trouvez à manger.
Les naufragés sont pleins de bonne volonté, mais demeurent bredouilles. La
lumière baisse vite, surtout en forêt. Du coup, l'inquiétude grandit.
La forêt n'est pas si accueillante quand la nuit tombe. Les aventuriers n'ont pas
trouvé l'eau. Il va falloir économiser celle restant dans les gourdes.
Pas de soucis d'approvisionnement pour Louis-Laurent, Freddy, Cahoutère et
Marine, car Naro et Antonio, deux Palawan rompus au secret des îles, vont
veiller à leur confort.
Ils
apprennent
à capturer des crabes qu'on va manger ce soir.
C'est un hermite, un petit hermite, et puis il y a le hermite de coco.
C'est délicieux, c'est bon à manger.
On va essayer de vous montrer comment trouver ce hermite que nous parlons.
Allons-y.
Est-ce que tu es bien mon ami ? Oui. Tu l'as besoin ? Es-tu sûr ? Oui, je ne m
'en fiche pas.
Je suis brave.
Louis Laurent est avide d'apprendre et pourtant, il souffre. Ce sportif s'est
blessé lors du jeu, il s'est tordu la cheville et cette dernière est très
douloureuse. En fait, Louis Laurent s'est fait une belle entorse. Ça fait
mal, mais cet ancien voleilleur de bon niveau a l'habitude des bobos.
C'est vrai que j'ai arrêté le sport il y a 5 ans, 5-6 ans, et que je me demande
de quoi je suis encore capable en fait.
À 28 ans, Ce grand gaillard qui dirige une petite société de frette a de la
volonté. S'il y a une chose sur laquelle je suis sûr, c'est que je n'abandonnerai
pas.
Tant que je serai capable de poser les deux pieds par un terme, je continuerai.
Maintenant,
on va chercher Taro. Ce n'est pas Taro ?
Effectivement, le taro est un tubercule nourrissant, mais insuffisamment cuit,
il peut se révéler toxique.
C'est une chance inouïe qu'on a de profiter de leur expérience.
Pour moi qui suis plutôt citadin, j'ai plutôt intérêt à faire très attention à
ce qu'ils nous montrent si je ne veux pas mourir de faim. Je ne comprends pas
trop l'anglais, donc j'ai un peu de mal.
Sinon, c'est super sympa. Les autres vont être contents quand on va leur
montrer ça. C'est sûr que ces enseignements leur seraient profitables,
car les naufragés ont fait chou blanc.
Vous avez trouvé l'eau ? Non.
Ni vituailles, ni eau. A défaut de se remplir le ventre, les aventuriers
décident de construire un abri pour la nuit.
restent à se mettre d'accord sur l'emplacement.
Pour choisir le lieu de la cabane, on va essayer de s'abriter du vent.
Et je ne sais pas s'il y a une marée ici, donc on ne va pas le faire trop au
bord de l'eau. On va essayer de le faire du tout à l'intérieur. Là, il y a plein
de bêtes. Après, on a les insectes, les fourmis, tout ça qui vont... Si vous
avez peur des bestioles, on va aller là-bas. Mais qu'est-ce qu'il peut y
avoir comme bestiole ici ? Que dalle, il n'y a rien ! Bon, les filles ont peur
des bêtes, mais on va essayer de se faire un sol avec ou des bambous ou des
feuilles.
Dans l'urgence, on va faire ce qui est plus urgent, puis demain on verra. Avec
ce système, s'il pleut, c'est même pas la peine, ça sert à rien. Il fallait
plus pour ça faire un toit, plutôt que de se protéger du vent.
Des murs contre le vent, un sol moelleux, c'est bien, mais Alexandre
voudrait aussi un toit.
Alexandre est faible de 31 ans et soucieux. Ce policier du Nord aime son
confort, même s'il est habitué aux situations difficiles, pour le bien de
ses concitoyens. Cette fonction de policier, c'est déjà une fierté. J'ai en
moi une envie d'être juste, de servir les autres, de leur venir en aide. C'est
vrai que c'est un métier qui me convient.
La tête sur les épaules, il est à la fois solide et tendre.
Derrière la carapace de l'uniforme se cache un artiste rêveur.
Je n'ai pas la prétention d'être artiste, mais la musique, c'est un autre
moyen d'expression. C'est une manière simple et facile de faire ressortir ses
sentiments.
de l'automne.
Ils ont l'air trop heureux de faire leurs trucs, c'est bien, mais c'est la
pluie, c'est la pluie le danger, c'est pas le vent. L'important, c'est de se
protéger. Isabelle en sait quelque chose, elle qui n'a presque plus de
vêtements. Il ne me reste que ça et deux petits hauts.
Tout est parti.
Son sac s'est ouvert quand elle a sauté à l'eau. La nuit s'annonce donc
difficile. Je pense que la solidarité féminine va faire qu'on va s'entraider.
Il va faire nuit.
Le repas de ce premier soir d'aventure est sommaire. C'est un plat unique de la
noix de coco.
Alors que pour les 4 chanceux, c'est la profusion. Il serait de mauvais ton de
faire la fine bouche.
Au campement, parce qu'on va manger du poisson, des fruits de mer, des... Je me
demande ce qu'ils vont manger, donc ça me fait un peu mal au cœur.
Just eat it. À mon avis, ça se mange bien. Ça, j'avoue, c'est du gros luxe.
To my new best friend, man.
Une superbe soirée entre nouveaux collègues, et puis manger comme ça, les
crabes avec l'eau de mer et tout, c'est génial. Je me sens super bien.
Moi, je me voyais même pas manger ça le premier jour.
Freddy aussi est aux anges, d'autant que le nordiste profite de cette soirée en
petit comité pour déjà placer ses pions. Cette soirée va m'apporter une cohésion
forte avec mes trois camarades et j'espère que ces petits moments qu'on a
passés ensemble me serviront. Tout ça dans l'objectif d'être final.
Avant de partir, Antonio et Naro tiennent à laisser aux quatre Français
un souvenir de leur rencontre.
Ça a une symbolique pour eux qui signifie qu'on est des guerriers et on
est venus ici dans cet état d'esprit, donc forcément le lien est d'autant plus
fort.
Je ne sais pas quelles seront les répercussions. Est-ce qu'on sera peut
-être plus soudés ? En tout cas, on va respecter leurs paroles. Tant qu'on
pourra donner un coup de main aux filles, on le fera.
Vous êtes dangereux maintenant, les garçons.
Louis-Laurent, Freddy, Kauter et Marine se couchent le ventre plein, conscients
d'avoir vécu un moment rare en compagnie de ces deux Palawan.
Bonne première nuit.
Bonne nuit, à demain matin.
Sur le campement, le coucher est beaucoup moins paisible. Il faut dire
que les aventuriers sont trempés. On n'a même pas lavé de la boue de tout à l
'heure, de l'épreuve, donc on est tous trempés. C'est un grand changement, un
grand dépaysement.
On n'a plus de matelas, plus de couettes, plus de coussins.
C'est sûr, Christina, la petite marseillaise, est loin de son
appartement douillet et astiqué.
Dès que c'est propre, je me sens bien, je suis sereine, impeccable. Maniaque
précise. Ces petits gestes rassurent cette jeune fille de 22 ans, un peu
réservée, malgré une ténacité hors pair. J'étais élevée à la légionnaire, donc c
'est droit.
Ce n'est pas à droite, ce n'est pas à gauche.
Voilà, je suis là pour casser la routine, me révéler et me surpasser.
Pourquoi ? Je ne sais pas, les bêtes peuvent rentrer par là-dessous.
Regarde la belle oreille !
Normalement, je n'ai pas peur, mais bon, c'est sûr que l'angoisse de la nuit sans
le feu, sans vêtements, sans être couverte, c'est sûr que j'appréhende un
petit peu.
Tu veux dormir comme ça, Isabelle, toi ?
Fabienne est taquine, mais derrière l'humour, elle apprend bien vite à
jauger son prochain.
Il faut dire que cette sudiste, assistante maternelle, n'a pas sa langue
dans sa poche.
Voilà le pouls. C'est vrai que je suis franche, donc ça ne fait pas toujours
plaisir, mais je pense que je sais le dire de manière assez diplomate.
Fabienne aime parcourir ces montagnes des hauteurs de grâce, vivre la grande
aventure, la galvanise.
Je veux prouver à mes enfants et mon mari que même si je ne suis pas très
physique, je peux aller très loin dans l'aventure.
C'est la première nuit d'une longue série pour ces naufragés. Le froid, le
noir, l'angoisse, il va falloir tout apprivoiser.
Ce matin, les naufragés sont fourbus. La première nuit de leur aventure a été
très difficile et surtout très longue.
Transis de froid, ils n'ont presque pas dormi.
Et il t'a encore trempé. Ça a vraiment été horrible. Franchement, je crois que
c'est la pire de toutes les nuits de ma vie.
C'était super long, c'était interminable en fait. On attendait le lever du jour
avec impatience.
J'espère qu'on ne va pas passer d'autres nuits aussi dures que celle-là parce que
sinon, on va avoir du mal à se reposer.
J'ai pris conscience que j'avais sous-estimé l'aventure. Je pensais que
ça allait être plus simple.
Il fait toujours plus froid.
On claque des dents.
Toute la nuit, on était gelés.
Mais bon, il n'y avait qu'Ader qui nous a fait le sèche-linge toute la nuit.
Les filles, sérieux, il y a quelques pantalons qui ont séché. Je ne sais pas
qui ils seront.
Je ramène. Des hauts tchèdes ou secs. Il allait nous chercher tout ce qui était
sec. Il avait tellement de la peine.
Dès qu'il y avait quelque chose de sec, toute la nuit, il faisait les allers
-retours. Hop là, un petit t-shirt, des petites chaussettes. Même si ce n'était
pas à nous, ce n'est pas grave, on partageait.
C'est sûr, ce matin, les filles tiennent à rendre hommage à Kader, le gentleman
qui a passé la nuit à prendre soin de ses coéquipiers en leur apportant des
vêtements secs.
Elle a l'air en maillot de bain, elle a juste un petit haut.
Donc voilà, c'est normal.
En tout cas, j'ai beaucoup moins froid, merci.
Kader nous a chouchouté toute la nuit, ça nous a fait chaud au cœur parce que c
'est sûr que c'était très sympa de sa part.
J'en ai habillé trois dans la nuit, c'était sympa, c'est marrant. Mais je le
ferai pas toutes les nuits, j'ai des prévenus.
J'ai qu'à merci Kader.
Merci, ça m'a fait plaisir.
La galanterie de Kader, est largement louée par les filles. Mais l'homme n'est
pas du genre à se reposer sur ses lauriers.
Les gourdes sont presque vides. Il est urgent pour les naufragés de trouver de
l'eau potable.
On va trouver la flotte. L'objectif premier d'aujourd'hui, c'est l'eau. En
sachant si on va rester ensemble ou pas, dans l'incertitude, on va chercher l'eau
jusqu'à ce qu'on la trouve.
Il y en a qui vont à gauche, d'autres qui vont à droite. J'allais dire, si on
reste sur le chemin lui-même, on ne trouvera pas les gars.
Dès que vous voyez des petits lords, il faut s'ouvrir.
Il ne faut pas cacher comme ça.
Pourquoi ? Parce qu'il y en a peut-être partout.
On cherche les gros arbres, des fois, il y a un gros truc, un petit peu d'espace
quand même.
Mais pour l'instant, ça ne paye pas. On va la trouver, on va la trouver.
Oui, mais il faut la trouver rapidement.
Il fait très lourd, il ne faut pas se déshydrater.
Donc c'est quand même une priorité de trouver de quoi boire. C'est vachement
important.
Pour l'instant, le bilan est négatif. Toujours rien à manger et bientôt, plus
rien à boire.
C'est un truc de fou comme histoire.
Comment ça va sentir la chèvre ? C'est énorme.
L'inquiétude grandit car sous ces latitudes, le soleil et la chaleur ne
pardonnent pas. Autant la nourriture, on peut s'en passer encore quelques jours,
autant l'eau par la chaleur qui fait.
Non, non, parce que ça commence à manquer l'eau.
Je ne sais pas, on était un peu mal organisé, on va dire, mais il n'y a pas
100 mètres qui arrivent à visiter, il y a énormément d'hectares, donc ce n'est
pas évident non plus.
Oh putain ! Oh ! L'eau, j'ai trouvé
!
Je suis heureux, je suis heureux pour les autres, pour tout le monde.
Elle est loin, je ne pensais pas qu'elle était aussi loin, je suis content.
Je pleure, je vois, je suis content.
Patrick était tout content, je suis contente pour lui.
Et puis bon, c'est une charge en moins.
Les aventuriers sont soulagés et s'accordent un moment de répit bien
mérité. Ça fait du bien, ça fait vraiment du bien.
En plus là, comme on vient de galérer pour trouver l'eau.
Ça fait du bien de se détendre un peu.
On fait un moment où il n'y a pas de stress.
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Freddy, Louis-Laurent, Cahoutère
et Marine débarquent sur le camp. Les quatre jeunes gens rentrent souriants de
leurs récompenses, radieux à l'idée de retrouver leurs compagnons. Ils sont
maintenant 15 sur le camp.
De rejoindre le groupe, j'attendais ça avec impatience parce qu'en groupe, on
est beaucoup plus soudés.
Là,
je me sens vraiment content d'avoir rejoint le groupe.
Cette petite excursion était très positive, très intéressante.
Mais retrouver la cohésion de l'équipe, je pense que ça va vraiment être pour
moi un renouveau. Vous allez essayer de faire du feu ? Non, mais on t'attendait.
Les retrouvailles sont joyeuses et Freddy, le jeune ingénieur, est revenu
remonter comme une pendule.
C'est sûr, ce soir, il y aura du feu. On va essayer de faire du feu parce qu
'apparemment, ici, la nuit, il fait froid. On va essayer de frotter deux
bouts de bambou l'un sur l'autre pour voir si ça chauffe et si ça fait un peu
d'étincelle ou pas d'étincelle. Ça sent, ça sent, les gars, ça sent.
Ça sent le feu, ça sent le poulet grillé. Il faut faire plus vite pour que
ça chauffe.
Le problème, c'est quand t'as mis la matière inflammable.
La braise ne s'accumule pas à un endroit.
Vous faites des allers-retours tellement vite qu'elle va en dessous, elle ne s
'accumule pas.
C'est super sympa Freddy, mais c'est vrai que le feu on le veut tous. On
connaissait tous les méthodes.
Mais je pense qu'il aime bien montrer qui c'est.
Sous ses airs de ne pas y toucher, ce jeune homme de 23 ans sait lui aussi
toujours ce qu'il veut.
J'irai jusqu'au bout, j'ai envie de gagner.
Je ferai partie de la stratégie et je ferai ma stratégie également.
Pour gagner...
Julien s'autorise à mettre de côté ses principes de garçon bien élevé. En
voyageant pour ses études de tourisme, il a pris goût à l'aventure et compte
bien la vivre le plus longtemps possible.
Cette volonté, il l'appuie au sein de sa famille et surtout auprès de ses deux
sœurs. Ce sont des triplés.
J'ai besoin de savoir qu'elles me soutiennent et elles me soutiennent. J
'ai besoin de savoir que les choix que je fais également, je veux dire, les
comprennent et puis elles m'encouragent dans ce sens-là.
Toutes les deux posent un regard attendri sur ce frère dont elles louent
la sociabilité et les facultés d'intégration.
Il anime bien les soirées.
Salut ! Avec ses potes, ils sont un peu pareils et on ne s'ennuie pas. Je n'y
vais pas non plus là-bas pour me faire des amis. Je n'y vais pas pour gagner,
donc s'il faut éliminer, c'est le jeu. J'éliminerai, il n'y a aucun scrupule.
Il faut faire vite comme ça en fait.
Ah putain ! Putain ! Là, il y a déjà deux façons de faire du feu qui s
'affrontent. La méthode de friction où on frictionne deux bouts de bois
ensemble et la méthode de l'arc.
On va obtenir du feu dans la journée, c'est sûr.
On a cherché l'eau longtemps ce matin, on a fini par le trouver.
Donc en persévérant, on va forcément aboutir sur quelque chose de concret.
Agir avec méthode et concentration.
C'est la philosophie de vie de Pascal, cadre SNCF en Alsace.
Je pense être un leader qui travaille beaucoup sur la communication et qui
aime le management par les résultats.
Son sérieux et son exigence le guideront. Pour lui, la chance et la
réussite, ça se provoque. Plus on s'investit avec de la motivation et du
courage, plus on peut gagner en confiance en soi. Et je pense que c'est
un réel moteur dans la vie de réussite.
Ils étouffent complètement le feu.
Ils mettent trop de matière directement là où il y a la ferveur qui se dégage.
J'ai déjà essayé et c'est pas du tout la bonne méthode.
La matière inflammable, on la met en dessous du bambou. Le but, c'est que la
cendre tombe sur la matière inflammable.
Les naufragés écoutent les conseils de Freddy.
Il faut dire que le jeune homme semble sûr de lui et puis...
il n'y a pas de fumée sans feu.
La fumée ! J'en ai mis autant ! Allez ! Ah là là, il est noir, le bois, il est
noir ! On va y arriver, là. Vas-y, vas-y.
C'est pas possible ! Chier ! Les aventuriers commencent à réaliser qu
'entre la théorie et la pratique, il y a un fossé difficile à franchir.
Pour faire du feu, la technique, c'est un peu comme de démonter une roue. En
général, on connaît toujours la technique, mais la pratique, c'est autre
chose.
Je pense qu'ils ne sont pas aussi bien préparés que moi à cette aventure et qu
'ils pensent que le feu s'allume, par exemple, rapidement.
Mon avis, c'est confirmé, on n'a toujours pas de feu et ils ont dépensé
énormément d'énergie, alors que moi, j'ai su préserver.
Mon énergie au cas où on ait une épreuve cet après-midi.
On restera demain ? Ouais.
Freddy se ménage à des fins stratégiques. En revanche, il sait qu'un
toit peut être construit rapidement et sans trop d'efforts.
On ramène tout ce qui nous reste du radeau qu'on est en train de démonter,
on ramène tout ici pour faire la cabane. Comme ça, on passera une bonne nuit ce
soir en cas de vent ou de pluie, on ne sait jamais.
Je pensais faire carrément la demi-temps. Ça déjà, je peux vous dire
que c'est une très mauvaise idée.
En cas de pluie, il y aura forcément des fuites au niveau de la jonction.
Là, si on construit une cabane, c'est pour qu'elle soit étanche.
Qu'on n'ait pas une goutte d'eau quand il pleut.
Moi, je proposerais instinctivement de faire un toit plat.
qui est suffisamment incliné pour que l'or ruisselle dessus.
C'est comme si c'était des tuiles.
On a Freddy qui est l'ingénieur en chef.
Regardez le terrain. Il a déjà fait l'étude du terrain.
Il a travaillé le truc à fond là, c'est bien. La dernière épaisseur, forcément,
tu ne vas pas pouvoir l'attacher sur le filet.
La dernière couche doit être dans l'autre sens. Freddy veut tout gérer, il
y a quelque chose à faire, on fait comme ça, ça doit se passer comme ça.
Effectivement, Freddy n'est pas du genre à improviser. Mais à vouloir que tout
soit parfait, à vouloir tout contrôler, Freddy manque parfois de tact.
Faites attention que les pieds ne s'écartent pas. On va être bons à mettre
deux pieds en plus. Les décisions dans notre groupe se prennent la majorité
absolue relative à la dictature.
Il y en a qui peuvent aider à porter.
On va le faire avec les pieds plus serrés celui-là. Sur cette aventure,
comme dans la vie de tous les jours, j'ai toujours été plus ou moins leader
naturellement. Ensuite, j'expose souvent des idées très intéressantes. Et je
pense que tant que j'arriverai à me rendre indispensable sur cette aventure,
je ne risquerai pas ma place.
Il est pas mal ce gamin avec les idées, mais il est un peu trop gouverné, trop
symposé. Je ne pense pas qu'il est au bout.
Un mec trop fort se fait toujours griller. Ça va le faire. Chapeau. Ça va
le faire.
Franchement, quand j'étais petit, j'aurais trop rêvé d'avoir une cabane
comme ça, mais je n'avais pas d'architecte pour me la faire.
Non, mais là, c'est parfait. Je ne vais pas dire que c'est trois étoiles, mais
on n'est pas loin.
On teste la cabane ! La cabane a fière allure et elle est assez vaste pour
accueillir 16 personnes, ou plutôt 15, car pour l'instant, Myriam n'a toujours
pas rejoint les aventuriers.
Myriam, en fait, hier, s'est blessée pendant l'épreuve. Je vous fais mal, là.
Oui !
Ça, c'est un peu embêtant, par contre.
Ça me fait très mal.
Elle risquerait peut-être d'arrêter, ce qui est dommage, parce que c'est quelqu
'un qui s'était donné vraiment à fond, qui avait gagné sa place parmi les 16.
Franchement, je trouve ça... Chapeau. Pour son âge, j'espère qu'elle
reviendra, mais si elle part, c'est dommage.
On n'a pas de nouvelles d'elle depuis hier, à mon avis.
Ce n'est pas un très bon signe.
Julien a le nez creux.
A l'hôpital de Palau, le médecin va délivrer le diagnostic à Myriam.
Bonjour Myriam. Bon, j'ai vu les radios. Ouais, alors ? Malheureusement, comme on
le suspectait, c'est fracturé.
C'est fini ? Donc il faut maintenir les mobilisations, on est obligé de vous
sortir de l'aventure.
On ne va pas retourner sur le camp.
Ouais.
On fait tout ça pour que ça s'arrête maintenant, quand même.
Mais bon.
Là, je partais pour une aventure. Ça se repoudrira plus jamais.
J'ai fait deux jours, mais c'est fini.
Évidemment, beaucoup de tristesse, une grosse déception, puis aussi la
frustration, voire même de la colère. C'était un rêve depuis huit ans que je
voyais l'école en tas.
J'y étais arrivée et je... Myriam qualifiée !
C'est trop dommage. Maman, trop dommage.
Je suis tellement sûre que j'aurais pu arriver à faire quelque chose.
J'avais le potentiel pour ça, je le sais.
C'est vrai, cette femme-là, c'est une symphonie, un tourbillon de la vie.
J'ai le goût de l'aventure, du punch, de la ténacité.
Koh Lanta, c'est moi.
Elastique et tonique, la danse, c'est la passion de Myriam, dans laquelle elle
entraîne ses collègues et amis.
Je veux de la présence. Le regard, il est dans le public.
J'aime pas le médiocre. J'aime pas ce qui est moyen.
Quand je m'engage, c'est pour aller jusqu'au bout.
Généreuse, excessive et exigeante, cette diva se rêve en éternelle jeune fille.
Et il y a du vrai.
J'ai 56 ans.
Je dirais que dans mon corps, je sens que j'en ai même pas 30.
Et puis des fois, dans ma tête, j'en ai que 15.
Et là, il faudrait que je fasse des progrès quand même.
Myriam est formatrice financière dans une grande banque. Et comme dans tout ce
qu'elle fait, elle y met du cœur.
Je forme le personnel au fonctionnement des marchés, à l'économie, le monde de l
'assurance. C'est pas très sexy, c'est pas très glamour, mais moi j'y mets de
la fantaisie.
Femme de contact, cette célibataire n'est pas une solitaire. Sa porte est
toujours ouverte à ses nombreux et jeunes amis.
Ce bonheur, je le partage, je le diffuse et que je deviens, je crois, quelqu'un
de plutôt agréable à fréquenter.
Ce que j'ai envie de vous dire Myriam ce soir avant de vous quitter, c'est que
vous faites vraiment partie intégrante complètement de cette aventure. Et que
vous avez montré sur une épreuve que vous méritiez d'être là.
Merci. Voilà.
Malheureusement, votre santé et cette cheville cassée en ont décidé autrement.
Mais sur ce que vous avez montré, vous avez été particulièrement
impressionnante. C'est très gentil Jean, merci.
C'est un coup du sort pour la sympathique Myriam. Son énergie et sa
joie de vivre n'y feront rien.
Elle doit partir à peine arrivée.
Sur le campement, personne ne sait que Myriam a été contrainte à l'abandon.
La principale préoccupation des aventuriers, c'est de passer enfin une
bonne nuit.
On va bien dormir.
On va tous bien dormir, surtout que le temps est avec nous, on a des vêtements
secs. On va tous bien dormir.
Un toit, une bonne literie et beaucoup de fatigue, c'est sûr. Cette nuit, les
aventuriers vont dormir comme des loirs.
En revanche, Anthony, qui va remplacer Myriam, passe la nuit seul sur une plage
en attendant de rejoindre les autres aventuriers. Et cela se transforme pour
lui en calvaire. Il est littéralement traumatisé.
Le premier truc qui se présente, c'est un coup dans la tronche.
C'est le Balmuzat.
Putain, c'est horrible.
Ah ouais, c'est dur.
Je ne me rends pas compte comme ça.
Mais qu'est-ce que c'est ?
Je me suis mis un coup de machette dans la main.
On ne dirait pas comme ça, mais c'est profond.
Je me rends compte à quel point je peux être con parfois, parce que c'est
complètement nul.
Cette nuit est un cauchemar pour Anthony, alors qu'elle s'est révélée
être un petit bonheur pour les autres naufragés.
On a super bien dormi en comparaison avec hier où on était gelés.
Là, la cabane est superbe. Il y a eu du vent et la cabane n'a pas bougé.
Elle a rassuré.
On a tous bien dormi, on s'est tous reposés. C'est clair, franchement, c
'était génial. Tant mieux, car les aventuriers vont devoir affronter leur
première épreuve d'immunité. Or, ils ne savent pas s'ils vont être séparés en
équipe ou pas. L'incertitude règne. Du combat à sonner, viser haut pour trouver
le salut.
Prenez vos sacs. Bon, allez, on récupère les sacs, on y va ! On ne sait pas ce
qui va se passer.
Bon, ils ont dit, prenez vos sacs.
Donc, ça laisse présager qu'on va encore perdre quelqu'un. Tout ça se posait la
question, est-ce qu'on va rester un seul groupe ? Est-ce qu'on va se repartager
en deux équipes ? Personne ne sait. C'est quand même l'attente principale.
On voulait savoir si on restait tous ensemble, si le Koh-Lanta avait changé
de principe, ou si, effectivement, il y allait y avoir des équipes. Maintenant
qu'on a passé les deux, trois jours ensemble, Moi, personnellement, après,
je ne sais pas les autres, je préférais qu'on reste ensemble. Moi, je préférais
qu'on reste comme on est là.
Il y a quelque chose qui va se passer.
Peu importe, tout le monde est plus ou moins prêt à affronter ce qui va se
passer. Bon, les gars, c'est le grand jour.
C'est soucieux que les naufragés se rendent à cette convocation.
Ils craignent d'être séparés en deux équipes après trois longs jours de
galères endurées tous ensemble.
C'est que des liens forts se sont noués.
Bonjour à tous.
Bonjour.
Alors c'est l'heure maintenant de composer les deux équipes de cette
aventure. J'ai malheureusement une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
Myriam s'est blessée et elle ne reviendra pas. Elle s'est fracturée la
cheville et au moment où je vous parle, elle est déjà en vol pour Paris.
Alors vous connaissez les règles de Koh-Lanta. Quand quelqu'un est obligé de
renoncer, c'est le dernier éliminé qui revient dans l'aventure, à savoir
Anthony.
Anthony qui revient donc dans l'aventure.
Vous êtes très exactement 16.
Deux fois huit, c'est donc l'heure de composer les équipes. Et j'appelle tout
de suite la benjamine de l'aventure, Marine, 19 ans. J'appelle aussi le
vétéran, Rodolphe, 52 ans.
Rodolphe, Marine, votre responsabilité est énorme. Votre rôle extrêmement
important.
L'un d'entre vous va composer les deux équipes. Et l'autre va choisir...
Dans quelle équipe il ou elle va aller ? Marine,
je vous sens très très émue. Ouais, parce qu'on a créé des liens et ça fait
du mal de nous séparer. Mais c'est ça, Koh-Lanta ? Vous le savez ? Je sais,
mais ouais, ça fait du mal. Alors, qui va composer les équipes ? Rodolphe ou
Marine ? Allez, tu es là, Benjamin. De toute façon, personne ne t'en voudra.
Quoi qu'il arrive, personne ne t'en voudra. Choisis les équipes et moi, j
'irai dans notre arbre. Je choisis les équipes. Tu veux que je choisisse moi ?
Non, je choisis.
Tu choisis ? Allez.
Personne ne t'en voudra. De toute façon, fais comme tu le sens. Je choisis.
Allez, essayez de faire des équipes équitables.
Marine va devoir composer deux équipes, mais sans savoir dans laquelle elle-même
figurera, puisque c'est Rodolphe qui va en décider.
La benjamine doit donc veiller à ce que les deux tribus soient parfaitement
équilibrées.
Marine, qui mettez-vous dans la première équipe ? Kauter.
Kauter, vous allez vous placer sur la gauche.
Qui choisissez-vous pour ?
Organisez cette deuxième équipe.
Christina. Christina, première aventurière de la deuxième équipe.
Marine, deuxième aventurier de la première équipe.
Kader. Kader, rejoignez Kauter.
Deuxième aventurier à côté de Christina.
Alexandre.
Alexandre.
Troisième aventurier. Qui est avec Kader et Kauter ? Claire.
Claire, Alexandre, Christina et qui avec eux ? Raphaël.
Un garçon de chaque côté, d'abord avec Kauter, Kader et
Claire.
Louis.
Louis-Laurent.
Qui pour rejoindre Raphaël, Alexandre et Christina ? Cédille.
Frédie ! Frédie, on a senti dès le départ des atomes crochus avec
Cahoutère. Et vous n'êtes pas dans la même tribu. Est-ce que c'est une
déception ? Oui, c'est vrai que j'aurais bien aimé être avec Cahoutère, mais je
vais suivre l'avis de Marine.
Je suis désolée, mais... Marine, il faut continuer.
Qui va rejoindre Cahoutère ? Fabienne.
De l'autre côté, avec Christina.
Isabelle.
Au niveau des femmes, c'est terminé. Il reste face à vous quatre hommes.
Lequel de ces quatre décidez-vous de placer dans l'équipe de Kauter ? Pascal.
Allez, avec Cristina, qui sera le sixième aventurier de cette tribu-là.
Patrick.
Patrick.
Vous êtes content, Patrick ? Oui, tout à fait. Je ne suis pas content.
Julien d'un côté, Anthony de l'autre.
Qui va aller rejoindre ?
La tribu de Kauter.
Anthony.
Anthony.
Il n'est pas là.
Est-ce que vous êtes content d'appartenir à cette tribu-là ? Ah oui,
je suis très content.
S'ils auraient été l'un ou l'autre, c'est pareil. Du moment que je suis là,
je faillis rentrer à la maison. Donc, je suis ici, je suis content.
Bon, il n'y avait pas beaucoup d'incertitudes.
Alors, Rodolphe, à droite, Christina.
Alexandre, Raphaël, Freddy, Isabelle, Patrick et Julien. À gauche, Cahoutère,
Kader, Claire, Louis-Laurent, Fabienne, Pascal et Anthony.
Quoi qu'il arrive, vous allez apporter un surnom masculin à votre tribu. Où est
-ce que vous avez envie d'aller ? Le seul gros souci, c'est que là, il y en a
trois qui m'appellent Papa.
Qui vous appelle Papa ? Il y a Lou, Kader et Anthony.
Donc, je vais aller là.
Voilà votre famille.
Marine, vous n'avez plus le choix de l'équipe. Oui.
Est-ce que vous souhaitez être jaune ou rouge ? Rouge.
Rouge ? Oui, merci. Vous êtes l'équipe Coror.
Rodolphe, forcément vous êtes jaune. C'est normal. Merci. Et votre tribu, ce
sont les Mawai.
Voilà, nous sommes une équipe.
Les Coror.
Les Coror.
Ambition, force et volonté. On y va.
J'aurais enlevé Frédéric.
Parce que je trouve qu'il se met beaucoup en avant, qu'il parle beaucoup.
Je vais digérer le truc et puis ça va aller mieux quand je vais m'adapter. Il
n'y a pas de souci.
Spontanément, je serais allé vers l'autre équipe. Mais je suis content d
'appartenir au Coran.
Je suis très contente. Je m'entends avec tout le monde. Mais c'est vrai qu'Aouter
et Kader, c'était des personnes qui me remontaient vachement le moral.
Ils sont drôles, sportifs. Et puis le papa du groupe. Comme on dit, c'est vrai
que je l'adorais aussi.
Peut-être que je le prenais aussi pour mon papa.
Mais bon, c'est comme ça.
On va se déchirer pour tout gagner.
Je suis content parce que je pensais qu'il fallait que je choisisse.
Comme là, j'ai ma petite famille, je me suis dit que ce serait bien là.
Le fait qu'on l'appelle papa, je pense que ça pourra continuer jusqu'à la fin
du jeu.
Je suis le patriarche déjà depuis le début.
Non, non, ça va être bien là. Je vais être un peu...
Je vais essayer de les materner un peu.
Vous allez disputer votre première épreuve d'immunité. En jeu, ce totem
qui symbolise l'immunité. L'équipe qui remportera cette épreuve repartira avec
le totem et sera dispensée de conseils ce soir.
Pour gagner, il faudra être la première tribu à brandir les drapeaux que vous
voyez derrière vous.
Mais pour cela, il va falloir aller dans la mer, les uns après les autres.
Récupérez un cordage solidement attaché. Il y a 8 nœuds à défaire pour libérer
cette corde. Cette corde vous permettra d'atteindre le sommet du mât et de
prendre votre bannière. L'équipe la plus rapide condamne l'autre tribu à venir au
conseil.
3, 2, 1, go !
Ce sont Raphaël pour les rouges et Claire pour les jaunes qui s'élancent en
premier.
Elles ne veulent pas décevoir leurs nouveaux coéquipiers.
Chacune doit défaire un nœud. Ces nœuds retiennent la corde dont les aventuriers
ont besoin pour la suite. Il y a 8 nœuds en tout.
Christine a pris le relais quand Claire s'acharne encore sur son nœud.
Il faut des abdominaux pour se hisser et des bras pour rester suspendus.
Fabienne a été rapide et a comblé le retard des jaunes. C'est au tour de
Kauter.
Cahoutère n'y arrive pas. Les nœuds sont de plus en plus loin et de plus en plus
haut. Marine a réussi alors que Cahoutère finit par abandonner et
laisser sa place à Anthony.
Top Anthony ! Un nœud d'avance pour les Rouges ! Allez !
Allez
! Allez ! Rien n'est gagné,
rien n'est gagné. Ouais !
Alexandre fait des miracles alors qu'Anthony a bien du mal.
Pascal a remplacé efficacement Anthony, mais côté rouge, l'avance est
considérable et Frémy s'apprête à libérer complètement la corde.
La corde rouge est libérée.
On tape dans la main.
Hop, c'est parti.
Les corors doivent maintenant réussir à agripper leurs cordes à la structure.
Une fois coincées, elle leur permettra de grimper jusqu'en haut, récupérer leur
bannière. Allez, Kader, allez ! Allez, Kader, vas-y ! Oui ! Encore plus de
monde ! Louis-Laurent, il reste deux nœuds pour les jaunes.
ne parviennent pas à coincer leurs cordes. Pendant ce temps, les jaunes
rattrapent leur retard.
Rodolphe, le vétéran, s'élance avec courage pour la seconde fois afin de
défaire le dernier nœud.
La corde
est libérée chez les jaunes.
Vous revenez au même niveau que les rouges.
Il faut se mettre en équilibre sur le billot de bois.
L'équipe qui récupère sa bannière évite le conseil et remporte cette première
immunité. Allez ! Allez, on y va ! Kader d'un côté, Marine de l'autre.
Non, non, attention, attention ! Il sera fait ! Kader, vas
-y ! Allez, Kader ! Allez, papa ! Allez, Kader !
Allez, Kader ! Allez, Kader ! Allez, Kader ! La victoire pour les...
Les jaunes, formidable prestation et vous prouvez que rien n'est jamais perdu
dans une épreuve sur Koh Lanta. Vous aviez beaucoup de retard et finalement
vous l'emportez parce que vous avez un acrobate avec vous à qui je vais
remettre le totem. C'est Kader.
Vous le méritez.
Et Mawai, outre le totem, vous allez repartir sur votre campement avec
ce riz. 5 kilos, c'est pour toute l'équipe.
Et c'est pour 40 jours. Soyez économes. Merci beaucoup.
Très important, votre campement. C'est celui que vous avez découvert et que
vous avez déjà commencé à installer.
Ne perdez pas de temps pour améliorer la cabane. Vous le savez, le temps est
souvent incertain ici.
Et les nuits sont régulièrement pluvieuses. À bientôt. Bravo encore pour
cette victoire. Merci.
Bonne chance. Bonne chance.
Les rouges vous sont abattus, c'est normal, parce qu'il y avait eu une telle
avance au départ.
C'est une défaite pour vous, pour l'équipe rouge, lourde de conséquences,
car d'ici quelques heures ce soir, je vous retrouverai au conseil, et que
forcément, après seulement quelques heures de vie de cette équipe rouge, l
'un d'entre vous quittera brutalement cette aventure. Je vais vous donner ces
5 kilos de riz, plus cette bannière que vous n'avez pas réussi à aller récupérer
en haut de ce mât, et vous allez partir à la découverte du camp qui sera le
vôtre. Un nouveau camp où tout est à faire.
Tenez, à ce soir au Conseil.
Les Rouges ont perdu l'épreuve d'immunité alors que les équipes
étaient à peine constituées.
Dépités, ils atteignent leur nouveau camp où ils doivent tout reconstruire.
C'est une petite plage entourée de falaises calcaires.
Derrière, des montagnes recouvertes d'une jungle inextricable.
C'est chouette.
A défaut d'avoir gagné, on a quand même une belle plage.
C'est super.
On va regarder où on va s'installer.
On va chercher l'eau déjà. On va mettre le drapeau de suite.
Je suis vachement déçue parce qu'on reprend tout à zéro.
La cabane était super bien sur l'autre camp. Tout est à faire, donc sur le
camp, il n'y a pas grand-chose.
Je vais aider les garçons et les filles à fournir tout ce qu'il faut pour faire
une cabane confortable, en espérant que je revienne ce soir pour dormir dedans.
C'est vrai qu'on n'a pas eu beaucoup de chance sur l'épreuve, mais on est quand
même fiers d'installer notre drapeau. Moi, au pompier de Paris, on m'a
toujours dit qu'on était plus fort en équipe que tout seul.
On garde toujours espoir. Les rouges font contre mauvaise fortune bon cœur et
décident de partir à la recherche de plantes comestibles et de la précieuse
eau. On regarde un peu, on y va tranquille.
Il faut penser à tout.
Où es-tu la source ?
Oh, oh, c'est bon !
Tu me baises, regarde.
C'est un gros coup de cul.
Décidément, Patrick est un vrai sourcier et l'homme n'est pas peu fier.
Deuxième étape, construire un abri. Mais en vérité, ce que les rouges ont en
tête, c'est l'élimination de ce soir.
Les filles sont inquiètes, mais peut-être aussi un petit peu naïves. Car
du côté des garçons, on s'organise. Pour ne pas risquer d'être éliminés, Patrick
et Julien ont un plan d'attaque. Leur cible ? Les filles, justement.
Avec Julien surtout, on ne peut pas être éliminés ce soir.
Et nous, déjà les quatre garçons, c'est clair, on va se mettre contre une
feuille. Si on est obligés. Donc il vaut mieux qu'on reste entre hommes, je
pense. Plus d'hommes.
Parce que oui, ils sont plus d'hommes en face déjà.
On a dit un nom.
Raphaël.
Moi, franchement, elle m'a agréablement surpris. Ouais, elle est bien aussi.
Elle est bien, c'est vrai.
Mais Raphaël a bombé ce matin, tout.
Elle ou Christina ? C'est pas Marine. Ça c'est sûr, à certains, c'est pas Marine.
Elle a trop à nous apporter. On part sur Raphaël. Après, si on change d'avis, on
en reparlera. Non, non, c'est maintenant. C'est parti, c'est sur elle.
C'est bon comme ça ? Oui.
Avec les garçons, on ne va prendre aucun risque. On va voter pour la même
personne. Il s'agit de Raphaël.
Moi, c'est la première personne que j'ai choisie, c'était Isabelle. Mais c'est
vrai qu'elle s'est démenée sur l'épreuve d'immunité. Donc, pour faire consensus
avec les trois garçons, l'élimination de Raphaël ne me pose...
Pas de problème.
Les hommes sont au point, mais il y a une donnée arithmétique. Il y a quatre
filles et quatre garçons. Donc, pour être sûr d'avoir la majorité, Patrick
décide de rallier une demoiselle à leur cause. En l'occurrence, Marie.
J'essaie de brancher un peu Marine pour savoir avec qui elle s'entendait le
moins entre toutes les filles. Mais après, c'est toi qui nous dis si c'est
quelqu'un qui t'aime plus ou moins bien. C'est vrai que Christina est sportive
quand même aussi, je veux dire.
Je vais aller voir avec Isabelle.
Déjà, dans la vie de tous les jours, j'ai confiance en personne. Il faut la
confiance, il faut me la prouver.
Et quand ils me disent, ouais, si t'élimines une fille, on la garde sous
notre aile, rien du tout. Dès qu'il n'y aura plus de filles, c'est vraiment là
qu'il va jarter.
Patrick a toute confiance en Marine.
Il a foi en sa technique du cheval de Troie. Mais que nenni, Marine prévient
illico les autres filles.
On est tous menacés.
Tous les stratégies communes.
Moi, je ne suis pas du tout stratège.
Non, mais moi aussi, si on peut éviter, mais apparemment, il faut sauver notre
place.
Très sincèrement, je ne pensais pas qu'eux, ils allaient essayer d'éliminer
une fille obligatoirement, qu'ils allaient se liguer contre nous. Et j
'avoue que je suis un peu déçue. Isabelle, viens, viens, viens.
Moi, je suis persuadée que s'ils font un pas de ce sort, c'est moi qui saute.
Non, non, moi, je pense que c'est moi. Parce que Marine, elle vient de nous
dire que les garçons, ils veulent éliminer une fille.
Et puis, il me vient me voir et me dit, ouais.
Donc ils veulent tous se mettre contre lui. C'est qui la fille que t'aimes pas
? Ils vont en dégommer une.
Après ils vont tout dégommer. J'ai trop envie que ça soit une fille qui gagne
Koh Lanta.
Pour prouver qu'on n'est pas des merdes.
Donc c'est soit on reste entre filles et puis on combat contre filles.
Soit on le dégomme ce soir et puis après chacun vote comme il veut.
Maintenant, quel mec ? Faut garder les trois les plus forts qui peuvent nous
apporter le plus.
Moi je pense que le plus faible c'est Julien.
Julien, après.
Avec qui j'ai le moins d'infinité qui ne m'a pas parlé.
Donc qu'est-ce qu'on fait ? On vote pour qui ? Julien ? Moi je suis OK.
Julien ? OK.
OK.
Sûr ? Moi je donne un parole. Parole, parole.
L'alliance des filles !
Un clivage homme-femme, c'est ce qui se joue sur le camp. Mais Alexandre n
'apprécie pas de se faire imposer un vote par les autres garçons. On ne me
forcera pas à penser à ma place, on ne me forcera pas à parler à ma place, on
ne me forcera pas à choisir, on ne choisira pas ma place.
Alors de maintenant, je n'ai pas envie de voter contre Raphaël, pas envie de
voter contre Marine, contre Isabelle, contre Christina. Je pense que je suis
le plus modéré dans cette alliance.
J'espère sincèrement que ça ne va pas se retourner contre moi.
J'ai confiance en personne.
Et même les filles, je n'ai pas confiance.
Parce qu'elles me disent qu'elles ont tapé dans les mains, mais elles peuvent
très bien voter pour quelqu'un d'autre, donc je n'ai pas confiance.
C'est facile de taper dans les mains. Je n'ai confiance en personne.
L'heure tant redoutée est arrivée.
L'un de ces huit rouges n'aura passé que quelques heures sur son camp.
Les rouges tombent de haut. Cette défaite dans la première épreuve d
'immunité leur fait mal et leur donne surtout beaucoup de regrets. Il faut
dire qu'ils sont passés.
tout près de la victoire. Alors forcément, en quelques heures, l
'atmosphère a changé, l'ambiance bon enfant s'est envolée et les premières
stratégies sont apparues. On sent poindre une confrontation homme-femme.
Et comme la composition des équipes est très récente, personne n'est
complètement tranquille. Beaucoup se sentent menacés. Le Conseil est une
épreuve difficile à vivre.
Les coureurs vont rapidement s'en rendre compte.
Bonsoir à tous.
Votre équipe est à peine constituée que je vous retrouve déjà au conseil.
Quelques heures de vie commune et malheureusement une équipe rouge qui va
être dès ce soir décimée puisque vous avez perdu cette épreuve. Avec un petit
peu de recul, Alexandre, qu'est-ce qui s'est passé ? Logiquement on n'était pas
censé subir un échec, ça c'est clair.
Le seul truc c'est qu'après on a dû passer à la seconde partie de l'épreuve,
le lancer du nœud.
Et c'est là qu'on a flanché, c'est là qu'on n'a pas eu la chance. La chance
que peut-être l'autre équipe a eue au bout de trois lancers, boum, accroché le
nœud. Marine, je vous sens quand même énervée ce soir.
Énervée d'avoir perdu.
Ouais, j'aime pas perdre.
Puis de les voir sauter, machin, à gueuler, moi ça me... Ils vous ont
énervée ? Ouais, ça m'énerve. Nous, quand on gagnera, on fera la même. Mais
sur le coup, c'est énervant parce que j'aurais bien voulu que ce soit nous qui
gueulons aussi fort que...
C'est quand même une des fêtes lourdes de conséquences.
Vous changez de campement, vous êtes obligés de tout reconstruire, vous venez
au conseil et tout à l'heure vous allez repartir à 7.
Patrick, comment il est ce nouveau campement ? Il est pas trop mal, on va
dire, ce nouveau campement.
En plus, tout de suite, on s'est mis à chercher de l'eau déjà.
En plus, je devais être un peu sorcier parce que j'ai encore trouvé l'eau pour
la deuxième fois. Pour la deuxième fois ? Ouais, super content.
Après, on a attaqué la cabane, elle est presque finie parce qu'on avait un petit
rendez-vous ce soir.
Qui est à l'origine un petit peu de la conception de cette cabane, Christina ?
Les hommes, les garçons, oui, donnent leurs idées principales, comment on va
faire. Et puis nous, les femmes, on part chercher les feuilles, on les rapporte.
Freddy, qui décide ? Je propose l'idée, l'idée qui s'avère souvent être la
bonne. Mais après, je cherche toujours à avoir le soutien de l'ensemble de l
'équipe pour que chacun se sente impliqué et que chacun se retrouve dans
la construction de la cabane.
Alexandre, Freddy propose et les autres disposent ? S'il le voit comme ça, c'est
très bien.
Mais vous, vous avez une autre idée, j'ai l'impression.
Il est fort possible que Freddy insuffle un certain nombre de bonnes décisions.
Maintenant, je ne suis pas là à tenir des comptes, à savoir si Freddy est plus
à même d'apporter les bonnes décisions.
Freddy, vous avez une âme de leader ? Non, je n'ai pas envie d'être un leader,
bien que j'ai un tempérament qui s'y prête facilement. Freddy, est-ce qu'on
peut faire un parallèle entre votre vie ici sur Koh-Lanta et votre vie d
'étudiant, futur ingénieur ? C'est vrai que mes études m'ont amené à être...
perfectionniste. Quand j'entreprends quelque chose, je le réalise jusqu'au
bout. Je sais que le résultat final sera d'une qualité exceptionnelle. Marine,
est-ce que le fait d'être un futur ingénieur comme les Freddy, c'est un
avantage dans Koh-Lanta ? Non.
Non, parce que moi, je me suis arrêtée en troisième et au niveau scolaire, c
'est très bas. Et après, je peux avoir des capacités sportives que Freddy n'a
pas, des techniques que Freddy n'a pas, que lui va avoir et moi, je n'aurai pas.
Voilà. Julien, votre sentiment ? On a tous plus ou moins les bonnes idées
également. Après, Freddy, c'est vrai qu'il expose ça plus facilement, il
organise ça plus simplement. Donc c'est vrai qu'après, on a tendance à le
suivre. Est-ce que pour vous, Julien, c'est plus dur que ce que vous imaginez
? Oui, c'est dur. Je ne pensais pas que ça serait si dur dès le début.
Ça serait si physique.
Parce que c'est vrai que ça fait déjà que trois jours qu'on est là.
Le manque de nourriture, etc., ça joue sur le physique. Après, voilà, c'est
comme ça, mais c'est un peu plus que ce que je pensais.
Marine ? Je ne m'attendais pas à ça.
Et je me disais, ouais, j'ai fait l'armée.
Ça a été les doigts dans le nez. Et puis finalement, je suis même épatée, enfin,
déçue, parce qu'au bout de trois jours, j'ai l'impression d'être KO.
C'est vrai que ça va très vite quand on ne mange pas. C'est au niveau de la
fatigue, de la force.
Bon, il va falloir trouver de quoi manger.
et puis réussir à faire du feu.
C'est la condition sine qua non à une survie de meilleure qualité avec
potentiellement des victoires, Patrick.
Oui, c'est vrai.
Je suis confiant à l'équipe. Je veux dire, on est une équipe du tonnerre. J
'ai une équipe puissante. Je suis sûr que l'équipe est super bien. Si vous
conservez votre place dans l'aventure, parce que c'est ça, pour l'un d'entre
vous, l'aventure se terminera.
Ce soir. C'est sûr que ça fait peur, sachant qu'il y a déjà deux personnes
qui sont parties.
Là, venir au conseil ce soir, ce n'est pas une élimination. Ce soir, c'est un
sacrifice. Patrick. Je pense que moi, pour l'instant, il faut garder les
hommes forts.
On peut appeler ça de la stratégie, mais pour moi, il faut garder les hommes
forts. Au début, il faut toujours garder les hommes forts, c'est clair.
Nous, les femmes aussi, avons nos capacités. On peut se surpasser et même
démontrer à certains hommes.
que nous sommes là et présentes. Pour ma part, dans notre équipe, c'est vrai que
les quatre filles qu'on a avec nous, elles sont quand même assez fortes
physiquement. Donc pour moi, non, c'est à peu près égal entre les hommes et les
femmes. En tout cas, j'ai bien compris que les stratégies étaient entrées dans
cette équipe rouge. Au moment où vous allez devoir voter tous en votre âme et
conscience à bulletin secret, malheureusement, pour l'un ou l'une d
'entre vous, l'aventure s'arrêtera brutalement.
Christina, vous êtes la première à aller voter. Allez-y.
Alors ce soir, pour ce premier conseil, je vote contre toi Julien. Tu es le
moins physique et le moins sportif des hommes. Voilà.
Alexandre, c'est à vous.
Marine, allez voter.
Patrick.
Isabelle, c'est à vous d'aller voter.
Pour terminer, Julien.
Ce soir, je vote pour toi, Raphaël. C'est bien la contre-cœur, mais comme tu
l'as dit, ce soir, c'est plus un sacrifice qu'une élimination.
Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède au
dépouillement.
Voici le premier bulletin de votre aventure.
Julien.
Raphaël. Julien.
Julien.
Trois bulletins contre vous, Julien. Un contre vous, Raphaël.
Raphaël.
Raphaël.
Alors qu'il reste dans cette urne deux bulletins, égalité, trois bulletins
contre vous, Julien, trois bulletins contre vous, Raphaël.
Julien, ce dernier bulletin peut être décisif.
Raphaël, tous les bulletins ont été dépouillés, égalité, quatre bulletins
contre vous.
Julien, 4 contre vous Raphaël. Vous allez donc revoter. Et si, à l'issue de
ce deuxième vote, il y a à nouveau égalité, je procéderai à un tirage au
sort. Christina, deuxième vote pour ce soir.
Voilà tout de suite le deuxième dépouillement.
Julien.
Julien.
Raphaël.
Raphaël.
Raphaël.
Julien. L'égalité, trois bulletins contre Raphaël, trois bulletins contre
Julien.
Julien.
Voici le dernier bulletin.
Raphaël.
Nouvelle égalité.
Par conséquent, je vais procéder à un tirage au sort pour savoir qui sera
éliminé à l'issue de ce premier conseil. Je vais vous demander à tous les deux de
venir me rejoindre.
Julien et Raphaël, je sais que c'est un moment très difficile à vivre.
Il y a à l'intérieur de ce panier en osier deux pierres. Celui ou celle qui
tire la pierre noire est éliminé ce soir.
Raphaël ?
Julien, vous allez tendre votre main, la retourner et l'ouvrir.
Julien, c'est vous qui avez la pierre noire et malheureusement c'est vous qui
êtes éliminé ce soir.
Je vais vous demander d'aller récupérer votre flambeau, de prendre votre sac.
Pour vous Raphaël, l'aventure continue.
Julien, le sort vous a désigné et ce soir vous êtes éliminé.
On va dire que c'est le hasard qu'a choisi ce soir.
Forcément, je suis très déçu. Je pensais vraiment aller beaucoup plus loin dans
cette aventure.
En tout cas, je vous souhaite bon courage et je suis sûr que chacun de
vous peut gagner cette aventure.
Le sort a désigné le jeune Julien, efficace et intelligent, mais peut-être
un peu trop discret au goût de ses camarades.
La semaine prochaine, l'aventure continue.
Je suis content.
Mais vivre en pleine nature n'est pas sans danger.
Bon, et tu sors par où là ? Fais gaffe, il y a un requin, il arrive sur le bord.
Tu veux la machette ? Vous commencez pas à être inquiet là ? De ma vie entière,
je n'ai jamais passé une nuit comme ça.
Les aventuriers vont s'en rendre compte.
Qu'est-ce qu'on fait là ? Entre angoisse et fatigue.
Parce qu'on est fatigué.
Je pense qu'on peut avoir encore plus de galères. Si je serais devant moi, j
'aurais mis une taquette dans la bouche.
Fous rire.
Il est trop personnel. Donc si c'est pour ce problème-là, t'as trois heures à
faire. Et coup de gueule.
Mais non ! T'en parles pas, lui.
Qu'est-ce qui t'énerve comme ça ? Qu'est-ce qui t'énerve ? Mais attends !
Mais attends ! Mais attends ! Golentin Palau, c'est vendredi à 20h45 sur TEP.
J'avais imaginé que j'irais plus loin. J'avais imaginé plein de choses. Et puis
là, c'est vrai que ça commence à peine et ça s'arrête déjà. Donc c'est trop
soudain, en fait.
Le risque, c'était que je sois éliminé ou qu'il y ait un garçon qui soit
éliminé.
Maintenant, si les filles ont compris que la stratégie c'est des filles contre
garçons, maintenant elles peuvent aller très loin les filles, puisqu'elles sont
en majorité sur le camp.
C'est une déception, trois jours comme ça, j'ai pas forcément eu de défaite
dans ma vie passée, et là, c'en est une grosse.
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