All language subtitles for S12E10 Koh Lanta - Vietnam E10

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Original subtitles

Bonsoir, soyez les bienvenus au sud du Vietnam, nous sommes ici au cœur de l

'Asie éternelle, celle des bambous et des rizières, entre jungle et mer de

Chine, l'aventure est partout.

C'est au Vietnam, dans ces forêts épaisses, nimbées de brume, ces rivages

inquiétants, que les aventuriers de Koh Lanta vont se mesurer à la nature et aux

autres. Je suis pas venue là pour me perdre des amis, c'est clair.

Elle est là à faire de la lèche à tout le monde, moi ça me fatigue.

Ça veut dire quoi ? Que je sers à rien sur l'île ?

Je suis bien content que ce soir, il y en ait une déjà qui va prendre son sac

et qui va parvenir.

La vengeance, c'est un plat qui se mange.

Ils sont de tous âges et de toutes conditions.

Ils ont eu le courage de quitter les leurs et leur quotidien bien ordonné

pour se lancer dans l'inconnu.

Ces naufragés volontaires vont connaître le pire et le meilleur.

Ça va marquer les mémoires de tout le monde.

Découvrir ça, c'est merveilleux. C'est un rêve d'enfant. Alors qui saura

supporter la souffrance physique ?

Koh Lanta, c'est très dur.

Et aller au-delà de ses limites ? Pour tous, c'est l'expérience d'une vie. Au

départ, 18 aventuriers. À la fin, il n'en restera qu'un.

Après 25 jours d'aventure, rien ne va plus sur le camp réunifié. L

'alliance majoritaire orchestrée d'une main de maître par Claude a été

dévoilée au grand jour.

Du coup, Abdelha s'est senti trahi.

Lui qui croyait dur comme fer à l'alliance des Rouges est tombé de haut.

Il ne s'attendait absolument pas à ce revirement stratégique qui s'est opéré

en secret dans son dos.

Imédiatement, le jeune éducateur sportif a décidé de contre-attaquer, épaulé par

Marine et Aurélie.

Mais ni Véronique ni Laurence ne se sont laissées corrompre par le trio

minoritaire.

Et au Conseil, la sanction est tombée. Et leur sentence est irrévocable.

Abdella a quitté l'aventure amère et plein de rancœur contre ses anciens

alliés. J'ai fait confiance à quelqu'un qui était fourbe et sa stratégie a

marché. C'est pas ma nature. Moi, je suis vrai avec les gens.

Et je ne suis pas là à les entumer par derrière.

Les aventuriers rentrent sur leur camp très énervés par tout ce qui a été dit

au conseil.

Surtout Claude, qui ne supporte plus l'attitude de Marine.

Moi j'ai dit la prochaine, quoi qu'il en soit pour moi, vous faites comme vous

voudrez, moi c'est Marine que je vote.

Moi tant qu'elle saute une par une, je m'en fous.

Il faut dire que c'est la seule à encore oser lui tenir tête.

J'ai eu de la part de Claude le message clair qui disait, voilà maintenant tu es

rouge, à la réunification, les premiers qui sauteront seront les jaunes, c'est-à

-dire Coulet, Philippe et Véronique.

T'es jaune pour moi, t'as jamais été rouge, donc à la base tu devais sortir

après les jaunes. Mais moi j'étais rouge quand je suis arrivée avec vous. T'es

jaune, je suis désolé.

De leur côté, les deux jeunes femmes font bande à part.

Pas question de remettre de l'huile sur le feu. De toute façon, le mal est fait.

Marine et

Aurélie

sont plus marginalisées que jamais.

Et la réaction épidermique d'Aurélie sur le jeu contre Laurence n'a pas arrangé

les choses.

Laurence, vous avez aussi un sac.

À qui voulez-vous le transmettre ? Je le donne à Aurélie.

À une fille ? Ouais.

Elle ne m'en veut pas.

Voilà, elle a décidé de me choisir. Moi, c'est son choix que je n'ai pas accepté.

Vous lui en voulez ? Ouais.

C'est fini, c'est bon.

Ça veut dire quoi, c'est fini ? Vous ne voulez plus lui parler ?

Oh non, elle va se faire foutre, c'est clair.

Je l'aurais toujours en travers de la gorge. Parce que jamais je n'aurais mis

un poids en plus sur elle, rien que parce que c'est une fille et sachant que

ce n'est pas la plus forte.

Moi, ça m'a surpris aussi quand même, parce que je ne l'aurais pas donné à une

fille.

Même ma pire ennemie, je ne l'aurais pas fait.

Mais Laurence ne l'a pas fait méchamment.

Honnêtement, je la connais, elle n'a pas réfléchi.

Sauf qu'Aurélie, elle n'a pas apprécié.

Arrête, tu es arrivée la dernière, tu es arrivée la dernière, c'était qu'avec des

bonhommes. Oui, mais je crois qu'elle n'a même pas réfléchi.

La jeune Lorraine rumine alors que Laurence, elle, fulmine. Il n'y a plus

de neutralité suisse qui tienne. Pour elle, la réaction d'Aurélie est

impardonnable. Pire, c'est même un casus belli.

J'ai déjà des a priori par rapport à elle, que c'était une fille qui était

assez réservée dans son coin, et assez grossière, et pas cultivée, et pas

de savoir-vivre. Donc elle a crisé, elle m'a traité de tous les noms, et puis ça

prouve bien ce que je pensais.

On ne parle pas comme ça aux gens, qui que ce soit, et je ne pardonne

pas.

La vengeance, c'est un plat qui se mange froid, donc elle va déguster ses

prochains jours.

Le soleil se couche et ce soir, la tribu n'a de réunifié que le nom.

C'est le 26e

réveil pour les naufragés de Koh Lanta et les tensions sont toujours là.

Laurence n'a pas encore pardonné à Aurélie ses paroles très dures de la

veille. J'ai dormi à côté entre Philippe et...

Hier soir, au moment de se coucher, on est huit sur le camp. J'estime qu'il est

hors de question que je dors à côté d'elle.

Il est hors de question que je me retrouve à côté d'elle et que je lui

parle. Il ne faut même pas qu'elle me regarde, c'est bon.

Laurence, tu as de la place là.

Tu ne te mets pas à côté de moi.

Aurélie s'est rendue compte avec Marine. Elles ont dit, tiens, elle ne veut pas

se coucher à côté de moi.

Des trucs d'école, d'internat.

Je te cause, je ne te cause pas.

Mais ce matin, il y a autre chose qui dérange Laurence. Elle en a marre que

les autres aventuriers la voient uniquement comme la gentille blonde

effacée.

« Laurence, c'est bon, je l'ai sous mon aile, puis quand on n'en voudra plus, on

la dégagera. » Je te dis juste ce que tu m'as dit. J'ai dit « Laurence, je l

'emmènerai le plus loin possible avec moi, il n'y a pas de souci, elle me

suivra. » Je veux juste qu'on arrête de dire que je suis un mouton.

Claude ne m'a jamais dit « Laurence, tu fais comme ci » ou « Laurence, tu fais

comme ça ». Il m'a toujours dit « Laurence, tu es mon bras droit, tu es

sous mon aile, tu es avec moi, tu n'es pas mon mouton. » J'ai confiance en

Claude. Claude me l'a prouvément dit « yeux dans les yeux », donc je le crois.

Je suis curieuse de savoir, après nous deux, qui va sortir en premier.

Tu vois qui, toi ? Laurence ? Bah non, Laurence, c'est le bras droit.

C'est pas bon, ça, le bras droit.

Moi, je suis une femme qui arrive dans le jeu, qui...

qui regardent partout, qui analysent, qui mémorisent, qui voient chaque

personne telle qu'elle est. J'ai des yeux, j'en ai 20, des yeux partout.

Et après, quand j'ai bien analysé, je vois toutes les choses, ben voilà, ça

sort, ça vient. La neutralité, c'est bien, mais désormais, la Suissesse est

prête à tout pour aller loin dans l'aventure.

Il faut se méfier, justement, des gens qui dorment, qui disent rien.

Parce que quand on sera les 6 de notre alliance, il va falloir trouver une

stratégie, il va falloir trouver quelque chose.

Pour pas que Véronique et moi, on sorte.

Moi, je veux être sur le carré.

Bien sûr.

Même en étant comme je suis, pourquoi pas ? Non, je suis déjà fière de mon

parcours. Je vais pas baisser les bras maintenant.

Laurence et Véronique rêvent de gagner Koh-Lanta. Et rien ne les en empêche.

Mais chaque chose en son temps. Car c'est pour l'instant un jeu de confort

qui attend les naufragés.

Pour découvrir les neuf dragons, il faut rester droit comme un i. La récompense

de découvrir neuf dragons, je pense que ça va être un truc... C'est le nom d'un

resto. Mais c'est quoi l'épreuve ? C'est quoi l'épreuve alors ? Rester droit

comme un i.

Rester droit comme un i, c'est comment un i ? Un i, c'est comment ? Je ne sais

pas pourquoi je voyais comme ça. C'est comme ça. Moi, je ne sais pas pourquoi

je voyais comme ça un i.

C'est droit quoi.

Comme un autogue.

Ouais, bambou dans le cercle. Sur le cercle avec sur la tête.

Oh, un hélicoptère ! Ah bah voilà, celui qui gagne, il prend un hélico.

Regarde, il y a un petit message là.

Vas-y, il y en a une qui va chercher le mot ou quoi ? Allez.

Placez chacun un bambou sur votre tête.

Celui qui tiendra le plus longtemps choisira son compagnon.

Voilà, très bien.

Ils partiront en hélicoptère à la découverte du Mekong.

Bonne chance, Denis.

C'est parti ? Allez.

C'est une première. Les aventuriers vont devoir s'arbitrer eux-mêmes sur ce grand

classique de Koh Lanta, les bambous.

Mais en seront-ils capables ? Laurence, je crois qu'il va falloir que tu mettes

une main en-dessus, une main en-dessous. Ouais, d'accord.

Moi, je suis gauchère, je mets ma main gauche dessous. Ou t'es plus à l'aise.

Merci, Wafa.

Voulez, tu donnes le top, t'es au milieu.

Top, c'est parti.

On a du vent, nous, là.

C'est une épreuve d'endurance qui commence.

Et pour durer, il faut avoir la bonne technique.

Laurence est la première à quitter le jeu. La Suissesse n'est pas parvenue à

maintenir son bambou droit comme un i.

Ça me saoule.

Aurélie jette l'éponge. La jeune Lorraine n'a pas voulu se faire

violence.

J'ai peur de l'hélicoptère. Si j'aurais même gagné, je n'aurais pas été.

Les nuques se raidissent. Les muscles du cou et des bras commencent à tétaniser.

Mal au bras.

J'ai mal à la tête. J'ai mal au crâne.

Ah, merde ! J'ai voulu changer de position de main. Moi, c'est ce qui m

'est arrivé, je voulais changer.

Wafa est la dernière femme encore en lice, mais elle lutte avec son bambou.

Eh bien, Wafa.

Ils sont super sereins.

Ah, Claude, pas trop. C'est pas vrai qu'il va peut-être perdre une épreuve.

Incroyable.

Moi, je vote pour Philippe. Allez, Philippe ! Ils ne sont plus que trois

hommes à concourir pour la victoire. Qui de Claude, Coulet ou Philippe remportera

cette épreuve et l'extraordinaire découverte du Mekong qui va avec ? Ça

aurait été bien un garçon et une fille, quand même.

Allez, merci.

Bravo les gars, partez tous les deux mes congés. Claude baisse les bras. On

continue jusqu'à la fin. Pour la première fois depuis la réunification,

ce n'est pas lui qui gagnera l'épreuve.

Coulé, il est parfait.

C'est un mano-a-mano entre

Philippe et Coulé. Qui flanchera le premier ?

Oh ! Redresse ! Aïe, aïe, aïe. Changer de main, c'est pas bon, ça.

Philippe, comme coulé, rêve d'une première victoire individuelle dans Koh

-Lanta.

Ah, merde.

Bravo, Pipi ! Bravo, les gars ! Bravo, coulé ! Bravo, les gars ! On va arrêter

de partir tous les deux, là.

Je suis épuisé. J'ai les bras encombrés.

C'est bien mon Fifi.

Tu choisis coulé, qui c'est qui parle ? Je prends Philippe.

Je vais mourir.

Je n'ai pas jamais pris l'avion, on n'a jamais pris l'hélicoptère. Je vais

mourir.

Poulé est beau joueur, il a choisi Philippe pour partager sa découverte du

delta du Mekong. Pour le rempailleur de la Drôme, c'est la première fois qu'il

monte à bord d'un hélicoptère.

De retour sur le camp, Marine et Aurélie jubilent. Claude a enfin perdu une

épreuve.

Claude n'est pas invincible, on en a eu la preuve aujourd'hui. Je suis contente

aussi que Claude n'ait pas gagné cette épreuve, mais surtout que ce soit Koulé

et Philippe, si on peut dire, parce que Koulé l'a déjà perdu face à Claude.

Dans les apparences, les garçons s'entendent bien, dès qu'il y en a un

qui gagne, ils se félicitent, mais intérieurement, je pense que ça doit

être autre chose.

Ça reste des hommes qui sont tout le temps en compétition, donc ça va leur

faire du bien.

La mer est peu câble, là, je vais y aller.

Je fais les moules et puis après je ferai quand Véronique sera fatiguée,

elle rentrera avec le poids qu'elle moule et je ferai l'heure.

On a Claude et son petit harem au retour de l'épreuve. C'est vrai qu'il est le

seul homme ce soir.

Claude a l'habitude d'être entouré par les filles de toute façon.

Wafaa lui fait son linge, Laurence lui met sa crème.

Faut t'en Wafaa, pas semblant.

Fais pas semblant.

Non, mais il faut l'observer. Je pense qu'il débite quatre ordres à la seconde.

Je n'ai jamais vu ça.

Je ne sais pas. Il ne voit pas qu'il lui lave son linge.

Il fait quelque chose pour être à côté. Il faut faire la poubelle.

Il y a plein de moucherons. Viens les dégager.

En fait, il ne se porte pas à être seul. Il a besoin d'un assistant.

Dès qu'il fait quelque chose, il faut être autour.

Reste près de moi et dégage-moi les moucherons qui arrivent.

Je ne sais pas pourquoi ça existe, les mouches. Les mouches, ça ne sert à rien,

ça.

Et voilà, c'est clair que ça fait bizarre, parce que ce n'est pas la Koh

-Lanta de Claude.

Le kiné de Koh-Lanta, elle est là.

Je ne vais pas me forcer, je ne vais pas faire la lèche-cul après Claude, comme

en font certains.

Et voilà, ça fait toujours bizarre de passer.

Ils savent que c'est Claude qui tient les rênes.

Ils vont se rapprocher pour ne pas être nominés, en fait.

Je n'aime pas les sectes, donc je n'irai pas.

Claude doit avoir les oreilles qui sifflent. D'ailleurs, le chauffeur de

maître est bougon.

Mais pour une toute autre raison.

Franchement, ça me fait chier de ramener 60 moules alors qu'il n'y a personne qui

va les chercher.

Là, au lieu de bronzer, c'est le moment ou jamais d'aller les prendre.

Si on s'y met tous pendant deux heures, là, on ramasse 30 moules. C'est pour ça

que ce soir, j'avoue, si j'ai des moules, là, ils ne mangeront pas.

Wafa, tu peux m'envoyer un masque ?

Il y a des crevettes, mais elles sont trop rapides.

Ah merde ! Elle est belle ! Claude et Véronique se démènent car

ils n'ont pas le choix.

S'ils veulent manger ce soir, ils doivent remplir eux-mêmes leur gamelle.

La pêche au moule, moule, moule !

Une corvée que Philippe et Coulet ont bien vite oubliée.

A 200 kilomètres du camp, les deux pachas remontent paisiblement les eaux

riches en alluvions du Mekong. Ce fleuve immense qui prend sa source à plus de

4500 kilomètres de là, sur les pentes de l'Himalaya.

On voit des

bananes

vertes. C'est un plaisir d'en voir. J'aimerais bien en manger une.

Ce serait super.

Ici, à l'extrême sud du Vietnam, les deux aventuriers découvrent l

'extraordinaire vitalité du delta du Mekong. Lieu d'échange, de circulation

et de culture, le delta, c'est le grenier à grains, la terre nourricière

de tout le pays. Un lieu mythique où le fleuve se sépare en neuf bras principaux

avant de se jeter dans la mer de Chine, d'où son nom, le fleuve des neuf

dragons.

Après 2h30 de navigation, les deux compères arrivent en vue d'une maison

flottante. C'est ici que vit Fung, une commerçante du fleuve, avec son fils.

C'est avec

elle que Philippe et Koulé vont apprendre

à vivre au fil de l'eau.

Mais pas question de traîner.

Pour le dîner, Philippe, Koulé et leur hôte doivent aller faire les courses.

C'est des marchands, ça. C'est des marchands ambulants, en fait.

Ça

va

être un festin, là, pour nous.

Des tomates. C'est beau, ça.

Beaucoup, beaucoup de tomates.

C'est un truc de rêve. C'était magnifique. Ça me fait penser comme moi,

quand je fais les marchés.

Il y a des étals comme ça en France, mais c'est pas sur l'eau.

Mais c'est à peu près les mêmes fruits et les mêmes légumes.

C'est impressionnant ici, à 10 000 kilomètres, de retrouver ça. Ça me fait

comme si j'étais chez moi.

On va se régaler.

Au revoir. Au revoir.

Non, franchement, la surprise, elle est magnifique. Il n'y a rien à dire.

Je n'arrive pas à dire un autre mot.

Claude et Véronique, eux, reviennent de la pêche au moule avec un joli butin.

Mais Claude est toujours contrarié.

Il n'y a pas de flammes, il n'y a rien.

On est là depuis tout à l'heure, on est de la bresse quand il faut, on ne va pas

gaspiller pour rien.

J'ai super froid, je voudrais me réchauffer, donc je voudrais qu'il y ait

des flammes.

Alors, vous en avez eu pas mal ? Ouais.

On va manger tout ça.

Et des moules.

Des quoi ? Des moules.

Non, si ça tenait qu'à moi, je ne les ferais pas.

Je suis le seul à avoir été le pêcher.

Il fait chier avec Jérôme toute la journée.

Ça fait chier.

Donc voilà.

Si tu réagis comme ça, moi, la tubercule que j'ai trouvée, je la mangeais toute

seule. Les canassus que j'ai touchés, pareil. Les crabes qu'on avait pris

ensemble. J'étais avec toi pour les tubercules. Oui, mais regarde, les

crabes, pareil, on y a été à plusieurs.

J'étais avec toi aussi.

La question, ce n'est pas ça.

Les moules, c'est une galère de ouf.

Tout seul, c'est une galère de ouf à les prendre.

Si on est 4-5 à trouver les pires, c'est clairement plus facile.

Donc, c'est tout.

Après, il n'y a pas 14 heures.

J'aurais pu venir donner un coup de main.

J'aurais passé toute la famille dans l'eau quand même.

Marine c'est la première à avoir dit on va manger les moules ce soir. Même si t

'as pas bougé t'as pas pu prendre les moules ce soir. Donc avant de parler,

essaie de voir ce qu'il va se passer.

Je les mangerai pas mais en tout cas je suis capable de leur foutre totalement

ça c'est sûr.

Juste pour fâcher les filles.

Il fallait s'y attendre. Depuis plusieurs jours, le chauffeur de maître

bouillonne. Il est le seul à nourrir la tribu. Et ce soir, la cocotte minute

Claude a explosé.

Claude a la dent dure !

Mais sur la plage, les filles ne sont pas en reste.

Elles trouvent la réaction du jeune homme totalement disproportionnée. En

fait, il est rentré en disant, voilà, j'ai été le seul à aller les chercher,

il n'y a pas de raison.

Dans la logique, je devrais les manger.

Voilà, ne même pas vous en donner. À ce moment-là, si chacun cherche

personnellement sa nourriture, bon, est-ce que ça vaut le coup d'être en

groupe ? Donc oui, je serais capable de ne pas manger.

Pour qu'ils comprennent bien que là, c'était un petit peu déplacé comme

parole. Ça m'a fait un gros coup de poignard dedans.

J'ai été touchée. Je suis un petit peu rancunière.

Je pense que je ne mangerai pas ce soir.

Malgré que je pète de faim.

Ça m'étonne un petit peu.

Parce que ceux qui ont envie de le faire ou qui sont capables de le faire, ils le

font. Mais après, il faut toujours partager.

C'est ça le polenta quand même.

Être solidaire, ce n'est pas bien.

Pas des mendiants, quand même.

Sinon, je n'en mangerais pas.

Il y a beaucoup de choses qui l'énervent, Claude.

Il faut qu'il se calme un petit peu, quand même.

Il faut qu'il se calme un petit peu, quand même.

Moi, je n'aimerais pas avoir un mari comme ça.

Il est invivable au quotidien. C'est très dur, un homme comme ça.

Il est trop colérique, il donne des ordres, il a toujours raison.

Un vieux garçon.

Un bon mari, ça.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le divorce est consommé entre Claude et

ses colocataires féminines.

Alors que sur le fleuve Mekong, c'est l'harmonie qui règne.

C'est magnifique. Là, on est bien sur la maison flottante.

C'est bon.

On est aux anges.

Il n'y a rien à dire. Philippe et Koulé sont émus par la gentillesse de Fung qui

leur a ouvert sa maison et son cœur.

En toute simplicité.

Il y a une petite cuisine avec une plaque.

Ce qui m'a plu, c'est le mode de vie de Fang. Parce que ça se rapproche assez du

mien. Ce système de petite maison, elle c'est sur l'eau, moi c'est roulant.

Donc moi ça me plaît. C'est un endroit où je resterai. Je me vois très bien

avec ma femme Angénique et mes 4 enfants. Ici, il n'y a aucun souci.

Au beau milieu du fleuve...

Philippe se sent comme chez lui. Et comme à la maison, il passe en cuisine.

Je n'ai pas besoin de parler d'Italien pour comprendre ce qu'il faut faire.

Avec les gestes, j'ai tout compris.

Et puis, comme je suis ancien cuisinier, ça me plaît.

Moi, cuisinier français, 7 ans.

Je travaille de 14 ans jusqu'à 21 ans.

Fong, combien de boîtes ? Combien ça ? Combien ? Quatre.

Ce n'est pas des doses du camp, parce que là, c'est une grosse quantité.

Moi,

il faut que je remue.

Vas-y, comment ? Fong, comme ça ? Là, il était aux anges, devant les fourneaux,

il s'y croit à la maison.

Il ne voulait presque plus laisser Fong se servir de ses baguettes. Ça m'a fait

plaisir de le voir comme ça.

Je ne suis pas encore le roi des baguettes, mais dans quelques mois, je

serai le roi de la baguette.

Ouais, je fais le bon choix du cuisson.

Un peu sale, peut-être.

Un peu, ouais. En France, quand on sale beaucoup, c'est qu'on est amoureux.

Tout ce qu'elle a préparé, j'ai tout vu, j'ai tout retenu.

Les poissons caramélisés, la préparation de la soupe avec le poisson, les

crevettes et les gambas cuites dans la bière.

Super.

Pour nous, c'est un plat.

En France, trois étoiles, grand restaurant.

Sur le camp, Claude, lui, fait profil bas. Il sait qu'il est allé trop loin

avec les filles. Du coup, en gentleman, il essaye de se rattraper.

Voilà.

On est six, hein ? Voilà, ce qu'il y a pour six. Oh, merci, mon petit.

Génial. Merci, Claude. C'est des petites parts.

Merci, merci.

Merci, Claude.

Allez, bon appétit.

C'est délicieux.

Des vrais moules d'ici.

C'est trop, trop bon. C'est un bon goût.

Ça nous rappelle chez nous. Il manque un peu d'ail et de persilade.

Une petite persilade.

Bien sûr, je vais partager.

Je ne suis pas un chien, je ne suis pas un clochard.

Je vais toujours partager dans ma vie. Pourquoi aujourd'hui, je ne partagerais

pas même à quelqu'un que je n'apprécie pas forcément.

Je n'allais pas manger les moules tout seul ou les jeter ou ne pas les manger.

Mais j'aime bien faire chier, donc quand même.

C'est tout à fait ça. Il aime bien donner de la leçon en faisant chier.

C'est pas un méchant, Claude.

Il a envie de dire ce qu'il a à dire. Je pense que c'est pas quelqu'un de

rancunier.

Mais non, il descend très vite.

Il n'y a pas de soucis. Je trouve ça super parce qu'il est vite retombé. Il a

dû se rendre compte.

C'est un petit moment de colère.

On les a toutes bien préparées.

Il a préparé nos six plats.

C'est super chaud.

On ne peut que lui pardonner. C'est vrai qu'on était super remontés.

Il a dû le sentir.

On s'est toutes mises à part.

On s'en fout, on n'en mange pas. Le plat est arrivé.

Oui, quand même.

Aucune personne n'a l'idée.

Et puis, ça s'est vite tombé. Mais la fin, ça rend barjot. On est un peu sur

les nerfs.

Philippe et Koulet, eux, sont fous, mais de joie.

Fung leur a préparé un festin et il compte bien lui faire honneur.

Bon appétit.

C'est un délice.

C'est plus que bon, c'est excellent.

C'est très, très, très, très, très excellent. Très, très excellent. C'est

super bon.

Alors celle-là, elle est géante.

Grosse. Celle-là est grosse.

Fang, on va tout manger. On va tout manger.

À deux, on va tout manger.

C'est sûr.

On va tout manger.

Parce que c'est trop bon, on ne laissera rien.

Prépare-toi à courir.

Tu as mal assuré.

Tu es tombé sur des gaillards qui vont tout manger.

On mange.

Un coup sur l'eau, on mange tout.

C'est un grand bonjour.

Un peu de riz.

Merci. La tête dans les étoiles.

Je suis vraiment dans la galaxie, autre part que sur la Terre.

Je crois que j'ai pris un kilo quand même.

C'était super bon.

Franchement, c'était super bon. Il n'y a pas d'autre mot.

C'est pas que je vais mourir de ne pas avoir mangé, c'est que je vais mourir de

trop avoir mangé.

Les deux complices sont repus et heureux de leur rencontre inoubliable avec Fung.

Faire un vol en hélicoptère, c'était mon rêve, donc le rêve s'est suivi par un

autre rêve et un autre rêve et ainsi de suite.

Mais le rêve n'est pas encore terminé, car demain, Fung leur apprendra à vendre

de la soupe sur un marché flottant. Ce qu'elle fait...

tous les matins.

C'est le 27e lever de soleil de l'aventure.

Dans le delta du Mekong, le fleuve et ses habitants se réveillent, tout comme

Philippe est coulé. Les deux compères n'en reviennent pas. Pour la première

fois de leur existence, ils ont dormi sur l'eau.

Franchement, comme un bête.

J'avais le ventre plein, j'ai bien dormi, je n'ai pas eu mal au ventre.

Ça me surprend. Parce que avec tout ce que j'ai mangé hier soir, je suis en

train de la placer.

Je n'ai pas y arriver.

Le problème de place.

Le problème est que tu n'es pas le matin.

Mais pas le temps de plaisanter.

Foun doit aller vendre sa soupe sur le marché flottant voisin.

Un petit coucou, il répond, c'est sympa.

Oui, dans notre quartier. Le quartier des Pernières, c'est chez nous.

Oui, on est commerçant.

Ces marchés, grands ou petits, ce sont les poumons du fleuve. A défaut de

route, c'est sur l'eau que les commerçants écoulent leurs marchandises.

Sur les gros bateaux des grossistes ou sur les frêles pirogues des revendeurs,

on trouve de tout.

Pastèques, ananas, choux, pamplemousse et même de la soupe.

La rafale, elle m'est bruyante.

Et on est avec la soeur de fond qui vient à manger, en fait.

Chaque bateau l'appelle pour avoir à manger, c'est magnifique.

C'est une sorte de petit snack flottant et en même temps ambulant. Viens, on va

voir couler. Elle nous appelle, viens, on va voir.

C'est une vraie rencontre avec les Vietnames ce matin. On est sur leur

bateau, on traverse de bateau en bateau. On se touche, les gens nous touchent.

Ils n'ont peut-être jamais vu de noir chez eux. Ils nous touchent, regardez,

ça touche partout.

Moi, ça ne me pose pas de problème. Ils sont curieux de savoir ce qu'il a,

comment il est. Est-ce que sa peau va s'effacer ? Oui, c'est ça en fait. Je

vais voir ce qu'il y a dedans.

Regarde, on me fait ranger.

Ça, c'est du manioc qu'il est.

Il me semble que c'est du manioc.

C'est impressionnant. Là, c'est trois jours sur une île à huit.

Philippe est dans son élément. Les marchés, il connaît. Et entre camelots,

on s'entraide.

Moi, je passe ? Allez, vas-y, j'essaye.

Entre nous, sur les marchés, souvent, on s'aide comme ça.

Ah, t'as vu ? Attends, 2-3, tu vas voir après.

Ils préparent des sacs comme ça, là.

10 kilos. On a trouvé du travail, on a trouvé à manger.

Ah ouais, moi, les marchés, là, je reste là. Moi, le marché, il est très bien, c

'est bon.

Tiens, coulis.

Essaie de voir ça, là-bas, derrière toi.

Philippe est aux anges.

Il se sent chez lui sur ce marché du Delta.

Il en oublierait presque l'aventure collante.

Ce qui n'est pas le cas des femmes de la tribu. Ces dames profitent de l'absence

de Claude pour mettre sur pied une nouvelle stratégie.

On aimerait vraiment bien, tous les trois, je pense, voir Philippe gagner.

De l'aider à l'emmener à la victoire.

Ce serait vraiment l'idéal.

À force de discuter avec Véronique et Laurence, je pense qu'elles se rendent

compte un peu, elles commencent à saturer un petit peu de Claude et de ce

petit côté des spots, je dirais.

Claude, je vais vous dire, il a très faim.

Il a faim. Ça le bouffe.

Philippe, par rapport à Claude, il a plus la cote.

Claude, il est intransigeant. C'est dans son caractère. Il est comme ça.

Philippe, comment vous dire, il ne commande pas. Il ne commande pas, mais

on le fait.

Là,

Claude, il commande. Moi, je n'ai pas reconnu Claude du début.

Le carré que tout le monde voit, vraiment, en étant honnête, je pense que

tout le monde voit Wafa, Claude, Coulé et Philippe.

Alors, pourquoi pas, nous, les deux petites blondes, on pourrait faire

tourner la roue et casser ce carré, parce qu'il est là, le carré, je le

vois. La chose, c'est qu'il ne faut pas mettre la puce à l'oreille, ni à Claude,

ni à Wafa.

Et après, le prochain vote, elles voteront Wafa, Claude.

Voilà, le but, c'est ça.

On verra si ça marche, mais les tiges fonctionnent.

Et puis tu le sais.

Et ça passe ou ça casse. Mais on aura fait ce qu'on a. On aura au moins été

jusqu'au bout de ce qu'on voulait faire. Je pense que Philippe, je vais lui dire,

tu es quelqu'un d'intelligent, tu es quelqu'un qui sait compter, tu es quelqu

'un qui sait que le plus fort, quelque part, c'est peut-être pas toi.

Est-ce que tu as envie d'aller jusqu'au bout ?

S'il me dit oui, je dis, est-ce que tu as encore besoin de ton petit pion ? Je

suis là, est-ce que tu veux que je te pousse ? Alors, s'il me dit oui, je dis,

tu m'écoutes.

Écoute ce que j'ai à te dire et puis tu verras, peut-être.

Il va le comprendre.

Claude a du souci à se faire.

Ce matin, les filles fomentent quelque chose, mais elles sont aussi un brin

ingrate. Car une nouvelle fois, il est le seul à rapporter de quoi manger.

Un peu roquet comme un anaphora.

Oh, extraordinaire.

Depuis que je suis là, c'est le premier que je vois gros.

Il est beau, hein ? Mélangé avec le riz, c'est de la bombe. Oh mon Dieu. Je te

jure.

Waouh. Bravo.

Il est bien potelé, ce petit poisson.

C'est sûr que pour le préparer, pour le pêcher, il dépense de l'énergie pour

ramener. Il n'y a jamais personne. Et au moment de manger, il y a toujours tout

le monde. Donc c'est paradoxal.

Pour les filles, tout va bien.

Apparemment. Toujours tout va tout bien.

La nourriture, elle vient, donc ça va, pas de problème. Le feu, il y en a, donc

ça va, il n'y a pas de problème.

L'abri, ça va parce qu'il y a des feuilles, mais... En fait, il faut aller

les chercher. Le poisson, il faut le pêcher. Le bois, il faut le ramasser.

C'est toujours la même chose.

Il y a des soirs où on n'avait rien à manger.

Lui, il allait chercher des moules, du crabe.

On dormait le ventre un peu moins vide.

Heureusement qu'il a été là, quand même.

Partager, la bébière.

Mais l'heure n'est pas à la polémique.

Car un étrange message vient d'arriver sur la plage. J'espère que c'est un

gâteau au chocolat.

Vous pensez à eux quand ils pensent à vous. Le courrier. Par-delà les monts,

les monts... Attends, attends, attends. Par-delà les monts,

deux d'entre vous trouveront leur mot.

Moi j'ai eu les larmes aux yeux quand j'ai vu Véronique et Laurence commencer

à pleurer.

Moi ici je suis beaucoup plus sensible que je ne suis d'habitude.

C'est inestimable au bout de 27 jours d'avoir, ne serait-ce que même si c

'était juste une lettre, je pense que ça nous remettrait un petit coup de vue.

À ce stade de l'aventure, le courrier représente tout pour moi.

J'aimerais bien avoir des nouvelles de mes enfants et de mon mari parce que c

'est la première fois que je laisse aussi longtemps sans nouvelles et c'est

dur.

J'étais très émue à l'évocation du courrier, parce que la famille manque

énormément.

Ne serait-ce que de les entendre, on ne les entend pas, au moins on pourra les

lire. C'est du courrier ! Elle vient là, Claude.

Par-delà les monts, deux d'entre vous trouveront leur mot.

Il y en a deux qui doivent partir ? Oui, il y en a deux qui doivent partir

chercher leur courrier. On va décider qui d'entre nous tous est le plus

méritant pour chercher leur courrier.

Ici, c'est une épreuve. C'est ça.

Ils disent par-delà les monts. C'est quoi par-delà les montagnes ? C'est

physique, quoi. Je veux bien y aller, alors.

Moi,

si c'est un trek, je veux bien y aller. Moi, j'ai mal à la tête.

Moi, je sais que physiquement, là, je ne peux pas.

Aujourd'hui, je ne peux pas.

Bon, à la fois, si ça te dit, moi, je veux bien venir avec toi.

Claude, il y a un trek à faire !

L'autre. L'autre aussi non plus. Oui, c'est mon courrier. Mais si on choisit

le courrier pour tous les autres, moi, ça m'égale d'aller le faire le trait.

Oui, c'est ça. Si vous ne voyez personne et que vous ne l'avez pas, c'est

stupide. Je te comprends. Voilà.

Si j'y vais et que je ne peux pas choisir entre le mien et le tien, je

prendrai le tien.

Ça te va ? Merci beaucoup.

Moi, je veux bien y aller aussi.

Tu viens avec moi ? Moi, je viens avec toi et si jamais je prendrais celui de

Laurence.

Comme tu veux. Tu n'es pas obligé. Tu peux prendre ton courrier.

Fais comme tu le sens, papa.

Fais comme tu le sens, papa.

OK.

Ta décision, je la respecte.

C'est pas grave, je sacrifie ma fille, mais Laurence a deux enfants et c'est

vrai qu'en ce moment, elle est vraiment à bout.

Elle m'a dit qu'elle me ramenait le mien, mais je lui ai dit, fais-le dans

ton cœur, de toute façon, tu as ton choix, je le respecterai.

Elle a une fille aussi, donc quel que soit son choix, ça ne changera rien pour

moi par rapport à ma tendresse pour elle.

C'est vrai que j'aurais bien lu un peu de courrier.

Oui, moi aussi, j'aimerais avoir mon courrier, c'est sûr. Je m'étais proposée

pour le trek avec Wafa.

Et puis Claude est revenu et il se sentait d'y aller.

Je sais qu'il s'entend très bien avec Wafa aussi.

Allez,

courage, faites bien.

Faites attention à vous, surtout.

Pas de blessure, rien.

Claude et Wafa se mettent en route et il ne faut pas traîner.

Car c'est un long périple qui les attend.

S'ils veulent trouver les mots de leurs proches, ils doivent impérativement

arriver avant la nuit de l'autre côté de l'île.

C'est par-delà l'aimant, ça veut dire que les côtes, il y en a un.

Je suis sûre que j'aurais eu un dessin de ma fille dedans.

Ou une lettre de ma soeur.

Et elle aurait dessiné quoi ? Un poisson.

Elle aime trop dessiner les poissons.

On n'est jamais venu jusque-là.

Aujourd'hui, c'est l'occasion.

On va monter, monter, monter.

C'est raide.

Allez, ça commence, Fred.

Je pense que ça va être difficile, mais ça en vaut la peine.

Mon plus gros plaisir, c'est vraiment d'aller au bout de moi-même. Le plus

loin est vraiment se surpasser. Et là, c'est que de la montée et c'est

éprouvant.

Claude et Wafa avancent courageusement sur ce sentier accidenté. Pas question

de flancher, ils ont une mission à remplir. Mais ils ne sont pas au bout de

leur surprise.

Sur le camp, Philippe et Coulet, eux, ne s'en reviennent pas les mains vides. Ils

ont un cadeau pour leurs compagnons.

On va au-devant de nos deux potes.

Nos deux voyageurs.

Coulet, il y a quelque chose dans la main, Coulet.

Parce qu'il y a tes chaussures.

J'ai de bons yeux, mais...

Oh, vous nous avez manqué ! Oh là là ! En terre de vacances, les gars ! C'était

pas bien ou quoi ? Vous allez nous faire rêver ! Moi, je suis contente. Oh, tu m

'as rendu ! Il est où, Claude ? On va le faire expliquer.

On va se poser et vous nous racontez. On va se poser et vous nous racontez.

On va se poser là-bas et vous nous racontez.

Elle nous l'a offert en partant et elle a dit on l'amène sur le camp, on va le

manger sur le camp. En fait, il n'a pas le goût de l'odeur.

C'est super gentil de la part de Fong. C

'est super sympa.

Merci, à bientôt.

Au revoir ! Au revoir ! Elle nous a préparé une soupe de poisson,

4 poissons au caramel, 2 kilos de riz.

Elle nous a préparé des guimbasses et crevettes puites à la bière.

Oh là là ! Avec les crevettes, elle nous a fait une sauce piquante. Trop bonne.

Il y avait, tu vois, le plat, il y avait pour 8 personnes.

Vous avez tout mangé ? On a dit, Fong, on va tout manger.

Elle a dit, si vous mangez tout, je ne suis pas en courant.

C'est encore mille fois mieux que s'ils avaient été dans un restaurant, parce qu

'ils ont été chez les gens, ils ont fait les courses avec la dame, ils ont

préparé leur repas, ils l'ont mangé. Tu fais deux, trois coups de rame, marcher

flottant, tout ce que tu veux.

Des quantités astronomiques, à deux mètres de nous.

Je pense que je n'irai jamais ça.

Voilà, ils ont eu l'occasion de voir ça et ça sera gravé à vie, ça. Le récit

enflammé des deux hommes a ouvert l'appétit des femmes restées au camp.

Ça tombe bien, car le durian est à maturité parfaite. Ce fruit est un mets

de choix dans la gastronomie vietnamienne. Et pour le reconnaître, c

'est simple. Sa chair dégage une odeur nauséabond.

On s'est rendu compte qu'il sentait très fort.

Ça commence à sentir le vinaigre.

Moi, j'ai mangé un bout. Tout le monde a mangé un bout. On a gardé deux parts

pour Claude et Wafa.

Les deux espèces de gros haricots qui sont sucrés, goût de banane et très

crémeux. C'est très très crémeux. Oui, c'est bizarre.

La texture, ça ressemble à de la crème en fait. On va dire dans nos

circonstances d'aventure.

J'ai aimé, j'ai adoré ce fruit.

Moi, j'en remangerais bien.

J'en veux bien tous les jours en dessert par contre.

Ça, tu vois, c'est normalement obligatoire. Normalement, c'est appareil

photo direct.

Putain ! Je vais te faire cliquer avec tes yeux.

Dans ta tête, forcément.

Mais quoi qu'il en soit, en tout cas, le trek, il valait le coup pour la vue qu

'on peut avoir.

Bonheur des yeux, là.

Je suis émerveillée. Je suis comme une gosse, là.

C'est beau.

Claude et Wafa n'ont rien à se mettre sous la dent, mais après plusieurs

heures de marche, ils ont enfin atteint l'autre côté de l'île.

Ils débouchent sur une plage inconnue.

Nesta ! Nesta, c'est le trésor de Rakam le Rouge.

Vous êtes fait rescapé dans l'aventure. C'est avec 8 paquets que vous allez la

poursuivre. A vous de bien les choisir.

Je choisis 8 paquets ? C'est bon ça. Il faut bien réfléchir.

Car les deux naufragés ne peuvent emporter avec eux que 8 paquets. Or, il

y a 16 paquets dans la malle.

Lesquels choisis ? C'est un choix crucial.

Il y a 8 paquets pour les courriers.

Et puis il y a 8 paquets pour la nourriture.

Si ce n'était qu'à moi, j'aurais pris que la nourriture.

Après un trek éprouvant, par-delà les monts de leur île, Claude et Wafa

débouchent sur une plage inconnue.

J'espère que c'est le trésor de Rackham le Rouge.

Vous êtes fait rescapé dans l'aventure. C'est avec 8 paquets que vous allez la

poursuivre. A vous de bien les choisir.

Je choisis 8 paquets ? C'est bon ça.

Il faut bien réfléchir, car les deux naufragés ne peuvent emporter avec eux

que 8 paquets. Or, il y a 16 paquets dans la malle.

Lesquels choisir ? C'est un choix crucial.

Il y a 8 paquets pour les courriers.

Et puis, il y a 8 paquets pour la nourriture.

Si ce n'était qu'à moi, j'aurais pris tout le coup de la nourriture.

La nourriture.

Moi, je pars du principe que la mienne, je la laisse.

Donc, moi, je choisis de prendre, on va voir à la quantité que c'est dedans.

Ouais, c'est bon. On prend un riz, déjà, c'est sûr.

À la place de la mienne. Même si, franchement, la mienne, j'aurais bien

prise.

Moi aussi.

T'as un truc terrifié dedans. Non, mais c'est une petite lettre, une petite

lettre. C'est des petites lettres.

C'est des petites lettres partout.

Laurence, il est gros.

Laurence, il est gros.

Moi, c'est bon, je me sacrifie.

De toute façon, on prend ce qu'on a dit.

On prend ce qu'on a dit et tout le reste, c'est de la bouffe.

Forcément, Wafa, je sais qu'elle a fait un choix à contre-cœur.

Ça prouve un peu sa force de caractère et sa vision.

Ça accroît le respect que j'ai par rapport à elle.

Parce que je sais que c'était difficile à ses yeux de laisser le courrier de sa

fille. Mais le truc, c'est que tout le monde veut son courrier.

Mais je me suis dit, non, je vais prendre du riz. Nous, on était partis

sur le principe de prendre que les courriers des deux filles.

Donc, on laisse le courrier à tous les autres.

Philippe, il est tout petit. Celui d'Aurélie, on s'en fout. C'est pas

grave. Moi, c'est pas grave. Toi, c'est pas grave. Moi, c'est pas grave. Voilà.

Alors, 1, 2, 3, 4. Bon, les bananes, c'est sûr. 1, 2,

3, 4, 5, 6, 7, 8.

Il y en a 8, une banane chacun.

C'est obligé. C'est chaud, pas grand chose. C'est obligé de balader. On va

prendre le manioc, regarde comme il est gros le manioc. Ouais bah on peut

prendre le manioc encore.

1, 2, 3, 4, 5, 5, 6.

Et la nanas on va la laisser.

6, ah ouais la nanas c'est le 6, on laisse, c'est pas assez consistant. 1,

2, 6. 1, 2, 3, 4, ça faut le prendre ça je te jure.

6, 7.

Ah ouais mais regarde.

Regarde.

Ah le tas.

Bon vas-y. J'avoue celui-là, sinon celui-là on le prend pour nous.

Voilà, celle-là, on l'a fait pour nous. Celui-là, on le mange pour nous.

Mais il ne reste qu'un courrier. Il reste un courrier ou un fruit.

Qu'est-ce que tu en dis ? Moi, je dis le courrier, on le laisse.

Voilà, alors on prend... Celle-là, elle n'est pas mal.

Moi, je n'aime pas trop la pastèque. Alors, prends l'ananas, fais-toi

plaisir. Donc, on fait ça.

Voilà, on fait ça.

On a pris les deux riz, le paquet de manioc, bien sûr, la banane, qu'on en

aura huit, il y en a une chacun, l'ananas et celui-là, vite, pour nous.

Nous, on se mange ça à deux.

Je pense que notre choix est assez intelligent malgré tout.

Ça va.

Il n'y a pas de remords, pas de regrets.

Claude et Wafa n'ont pas de scrupules. Leur priorité, c'est la nourriture.

Plus les lettres de Laurence et de Véronique. Tant pis pour celles de

Marine et Aurélie.

Que Marine et Aurélie comprennent ou qu'elles ne comprennent pas, c'est la

dernière chose à laquelle je pense.

Et c'est le dernier de mes soucis. Alors là, c'est clair.

Est-ce qu'on leur dira qu'il y a le courrier à tout le monde ?

Bah oui, on leur dit la vérité. Et s'ils veulent manger aussi.

Bah oui. J'aurais laissé quoi ? J'aurais laissé des bananes pour le courrier d

'Aurélie. C'est son copain qui lui a envoyé un message qu'elle a eu au

téléphone et qu'elle va voir sûrement peut-être dans le prochain jour.

C'est même pas une vengeance, c'est de la logique pure et dure.

Qu'est-ce que tu fais ? Tu commences.

Tu commences.

J'avoue, c'est un grand moment.

J'ai pas de scrupules à le manger.

Aujourd'hui, parce qu'on a fait le truc qui était difficile, malgré tout, je me

lève quand même tous les jours, je ramène le maximum de nourriture pour

tout le monde.

Ma récompense, elle est là.

Chocolat égale notre courrier.

Non, ça, c'est le courrier d'oreille.

Oui, ou Marie.

Pareil.

Pas plus rien ? La mienne. Quoi, t'as pris une gourde vide ?

Mais à déguster lentement le chocolat, ni Wafa ni Claude ne se sont

aperçus que la lumière déclinée. Et maintenant, il est trop tard pour

repartir à travers la jungle.

Sous cette ancienne abri de pêcheurs, Claude et Wafa vont tenter de trouver le

sommeil. Pendant que de l'autre côté de l'île, sur le camp, leurs compagnons s

'inquiètent, d'autant qu'ils se mettent à pleuvoir.

Dans la jungle, la nuit a effectivement été terrible pour Claude et Wafa. Ce

matin, ils sont exténués.

Au final, il y en a qui vont être super contents, donc je reviens avec la

manger, donc c'est déjà ça.

Alors, banane ? Alors là, je ne vais pas me priver.

Pour se donner du courage, les deux amis s'octroient un petit déjeuner. Je vais

dire ta banane.

C'est obligatoire, là, ce matin, de toute façon, après l'année qu'on a

passée, et pour redémarrer avec porter tout ça.

Et faire les montées qu'on va devoir monter, c'est le minimum qu'on puisse

faire, c'est manger une banane.

Le meilleur petit-déj que j'ai eu dans Koh Lanta.

Une banane.

Mais c'est bien connu, l'appétit vient en mangeant. Vas-y, tu peux en manger

une autre.

T'es fou, les autres, tu l'épreuves. Ça va, attends.

On peut passer une nuit de merde comme on l'a passé.

Bon, j'avoue que c'est tant de temps.

Si on en refait une à deux, il en reste trois pour deux. Une pour deux, une

moitié chacun.

Allez, je veux bien.

On la mange tout à l'heure pendant le trek.

Tu veux la manger maintenant.

Maintenant.

Je pense que les autres comprendront parce qu'on a le trek à faire dans le

sens inverse.

Et je pense à un trek comme celui-là avec rien dans le ventre, c'est assez

compliqué. Voilà.

Merci.

Le trek retour avec les sacs, la fatigue, il ne va pas se faire vite.

Claude et Wafa reprennent le chemin du camp, mais la fatigue de la nuit se fait

sentir.

A la première occasion, ils se jettent goulûment sur une nouvelle banane.

On a obligé de partager les bananes jusqu'au bout.

On mange tout, vraiment ? Pas tout, mais un peu.

Attends, attends.

Je mange finalement ce qu'il y a à l'intérieur.

Finalement, on a décidé de manger des bananes. J'espère qu'ils comprendront.

Allez.

Au camp, les naufragés sont de plus en plus inquiets. Ils sont sans nouvelles

de leurs camarades depuis près de 15 heures.

Et s'il leur était arrivé quelque chose ? Je suis complètement inquiète parce qu

'ils ont dû gêner, ils ont dû avoir la haine.

Ils ont pété un câble.

J'aimerais bien savoir comment ils vont et puis qu'ils arrivent vite.

Je vais me lever, je vais déjà commencer à préparer le manioc. Ils n'ont rien eu

à manger.

Comme ça, il y aura un petit quelque chose pour réchauffer leur cœur parce

que je pense qu'ils vont être dégoûtés.

On se baigne vite, on se rince, on prépare le manuel. Comme ça, s'ils

arrivent, ils ont moins quelque chose à manger.

Laurence veut que tout soit prêt pour accueillir ces deux héros qu'elle

imagine affamés.

Mais les marcheurs ne se sont pas laissés abattre. Au contraire, ils font

même un sort à leur dernière banane avant d'entamer la périlleuse descente.

Tu t'es écrasé ? Putain, je savais qu'il fallait la manger celle-là.

J'en étais sûr.

L'autre morceau, il est dans ton sac.

C'est de la bouillie. C'est pas grave, je m'en fous, je mange.

C'est très bon.

Allez, mange.

6 bananes à 2, c'est un bon petit déjeuner.

On voit la mer, c'est la dernière ligne droite, la grande descente du début d

'hier.

Elle est dangereuse, il faut aller doucement.

Content, hein ? Ah, c'est un vrai bonheur, enfin, de revoir le jour et de

revoir la plage. C'est un gros soulagement.

Je suis vraiment épuisée.

Il faut toujours qu'il n'y ait pas de loup.

Voilà ce qu'il faut dire, déjà.

Il nous a manqué, hein ? T'es parti en week-end, hein, mon salaud ? Ouais, tout

le temps.

Ah, je suis content.

Ça va ? Ça va, quoi. Ça va.

Alors, vous d'abord, attendez. Allons-y dans la forêt, nous, comme des poivards,

nous. Un sac dans le culet, laisse tomber. On va dormir.

On va tomber en plein vent.

On arrive, Florence ! J'ai peur qu'il bat 3 000.

J'aimerais qu'il y ait mon courrier.

Et on a fait comme prévu, on a pris mon courrier, il est bien nettoyé.

C'est vrai ? Oui.

Mais c'est vrai, il n'y a pas de courrier pour tout le monde.

On va aller faire des choix.

Oh la vache !

La nuit que vous avez passée, vous étiez dehors ? Grosse galère.

Pourquoi elle me parle, elle ? Vous étiez dehors ? Ouais. Vous avez un abri,

rien ? Dure. T'as vu comme l'ancien truc ? Pieds en pente, comme ça. Pas de cul,

rien. Claude, dis-moi que tu vas bien. T'as passé une nuit, comment ? Viens là.

J'ai pas dormi de la nuit.

Laisse tomber la galère.

Ces embrassades font plaisir à boire. Ils sont tous ravis de se retrouver

après une si longue séparation.

On se rassemble comme ça ? On va se raconter, on va préparer une manioc.

Alors c'est bon, on va vous expliquer un peu le délire.

Un trek déjà, je ne vais pas vous sous-estimer mais... C'est dur.

Le trek à l'aller était cassant, grave.

Et on arrive sur une plage et il y a une malle.

Vas-y Wafa.

Alors il y a une malle et...

Il y a le courrier de tout le monde.

On doit prendre huit courriers et il y a de la nourriture. Non, je t'explique

pas. Vous faites le bien.

Vous êtes plus dans l'aventure. Il y a huit paquets.

Vous pouvez repartir avec huit paquets à vous de faire le bon choix.

Et quand on vous la malle, il y a séparé en deux, tu as les huit paquets des

courriers plus les huit paquets de bouffe. Vous faites un petit paquet de

la bouffe.

Nous, ce qu'on a fait, déjà, on a pris le tien, Véronique, et le tien,

Laurence.

Parce qu'on était partis dans l'idée de récupérer. C'était les plus épais aussi.

Et c'est ceux qu'on était partis pour prendre à la base. On ne savait pas qu

'on aurait ce dilemme-là.

Ensuite, on a dit que voilà, moi j'ai eu déjà mon truc vidéo.

Je fais impoudrir la place de mon paquet.

Ou à la fois, elle a laissé son paquet aussi avec sa fille sûrement qu'elle

avait à l'intérieur. Vous, vous aviez eu un appel téléphonique déjà, donc on a

laissé vos paquets.

Mais c'est les paquets à tout le monde en fait. On a pris là-bas parce qu'il y

avait un gros paquet de manioc.

C'est vrai qu'on s'est tous endormis hier en pensant que ce matin, on aurait

des lettres, tous.

Maintenant, on nous a dit que c'était ça ou la nourriture. Moi, personnellement,

c'est vrai que ça m'aurait fait plaisir de lire des nouvelles, mais je pense que

ça me fait encore plus plaisir là, aujourd'hui, de savoir qu'on a eu un peu

plus de riz parce que là, ça devenait critique.

Je me dis qu'il ne faut pas prendre le mien. Ça me fait éviter un petit drame

psychologique que je n'avais pas du tout envie d'avoir.

Je pense que si tu as les choix les mieux, pour nous, ça se met plus

logique. Parce que les filles, bon, voilà, tu vois, c'était pas facile pour

elles.

Je leur dois une pierre-chandelle. Ils sont incroyables. Je suis très contente

de les avoir connus.

C'est mon mari.

Il me dit qu'il est très fier de moi, qu'il me soutient et qu'à la maison,

tout se passe bien avec les enfants. Les enfants sont très calmes, ils sont

formidables. Ils me demandent beaucoup, mais ils comprennent, ils sont très

fiers de moi.

Et mes enfants.

Mon fils a appris à écrire ma mot, le plus petit.

Ah, il me manque.

J'ai envie de le cirer.

J'avais besoin qu'il me rassure.

Et il l'a fait vraiment bien.

Laurent s'est bouleversé par les mots de ses êtres chers.

Aurélie, elle, est prostrée.

La jeune Lorraine tourne ostensiblement le dos aux autres membres de la tribu.

Aurélie est très déçue, bien sûr.

Elle aurait voulu avoir son courrier.

Aurélie et moi, on se parle un petit peu. Maintenant, on a même dormi l'une à

côté de l'autre. C'est bon, elle s'est excusée.

Ma rancune est toujours là, mais je passe dessus, ça sert à rien.

Et c'est clair que ça me touche beaucoup qu'elle aille passer au pot, et je peux

comprendre. J'ai été déçue sur le coup.

On réfléchit à ce qu'on aurait pu avoir, qui aurait pu nous écrire.

Voilà, c'est un tout.

Aurélie, elle sait qu'elle sera la première à sauter.

Donc voilà, c'est pas une ambiance terrible pour elle.

Elle se met un petit peu à l'écart.

Elle se sent seule, donc je pense qu'elle est arrivée au bout de son envie

d'aventure. Ah non, mais de toute façon, je serai pas longtemps, c'est que ça.

Je vais bientôt sortir, donc pour ça, je me dis, j'attends.

Véronique n'a pas remarqué la frustration d'Aurélie. La doyenne de l

'aventure est plutôt préoccupée par sa vue.

qui l'handicapent terriblement.

Je n'ai pas mes lunettes, je ne peux pas lire. C'est un gros problème.

Je ne peux pas lire de près, vu mon âge.

Et heureusement, Marine me fait la lecture.

Mon amour, ma vie.

Tu viens de partir et je suis triste.

Je suis persuadée que tu vas être extraordinaire, car tu es

extraordinaire.

Je suis sans âme sans toi. Tu es la plus formidable des femmes.

Je suis sûre que tu seras la meilleure et je crois en toi.

Tout à coup, j'ai eu une envie immense de te déclarer combien il est beau de t

'aimer, à quel point j'affectionne cette tendresse entre nous.

Même lorsque tu n'es pas à mes côtés, j'aime penser à toi et toutes tes

qualités.

Avec toi, je me sens heureux.

C'est une lettre de mon mari, c'est très poignant.

Voilà un homme qui sait écrire des lettres.

Que cet amour reste à jamais dans nos cœurs et que sa flamme nous donne la

lumière pour éclaircir nos chemins et assez de chaleur pour la répandre dans

ce monde froid.

On s'est mariés en 2005.

Je me suis remariée.

Et j'ai trouvé l'âme sœur.

Dans la vie, ça n'arrive pas souvent un amour comme ça.

C'est même pas pour moi.

C'est moi qui pleure.

C'est une lettre très touchante. C'est rare de voir, il n'y a pas écrit tant d

'amour, mais voilà, ça me touche aussi.

C'est un peu indiscret, je rentre dans l'intimité de la vie de Véronique, mais

je suis vraiment contente pour elle, qu'elle reçoive des belles lettres comme

ça.

Les filles sont tourneboulées par tant de mots d'amour.

Elles sont sur un petit nuage, mais elles doivent se ressaisir et vite, car

le ciel s'obscurcit au-dessus du camp.

C'est un déluge qui s'abat sur les naufragés et il est annonciateur d'un

terrible affrontement.

Chacun pour soi, rapide et agile, c'est la dure loi.

Bonjour

à

tous.

Alors ces derniers temps, votre aventure a été particulièrement riche en

rebondissements. Il va falloir mettre tout ça entre parenthèses, car aujourd

'hui vous allez disputer votre troisième immunité individuelle.

En tout cas Claude, le totem est remis en jeu.

Merci.

On est en pleine jungle, dans un site absolument exceptionnel.

Et c'est ici aujourd'hui que vous allez disputer le parcours du combattant.

Alors pour cette épreuve, je vais vous proposer deux manches. Une pour les

femmes et une.

Pour les hommes, le premier homme et la première femme s'affronteront en finale

pour savoir qui mérite de repartir avec le totem et qui sera donc intouchable au

conseil de demain soir.

Mesdames, allez-vous mettre au départ.

Mesdames, attention.

3, 2, 1, go !

Wafa prend rapidement la tête de la course.

Derrière, Aurélie, Marine et Véronique sont au coude à coude.

Wafa est loin devant, personne ne peut la rattraper. Mais sur le pont de

Singes, les choses se gâtent.

Aïe, Wafa ne parvient pas à traverser alors qu'Aurélie franchit l'obstacle à

son premier essai.

Wafa est enfin sortie du pont de singe. Elle s'élance à toute vitesse aux

trousses d'Aurélie et de Marine. Elle est beaucoup plus rapide à la course.

que ses adversaires.

Encore quelques mètres, Aurélie.

Bravo Aurélie, qualifiée pour la finale.

Marine en deuxième position.

Allez, l'arrivée.

C'est pour l'honneur, mais c'est beau quand même. Deuxième, bravo Marine.

Wafa, troisième.

Allez Véro ! Derrière pour l'honneur, Véronique tient à terminer le parcours.

Vas-y doucement, souffle ! Super Véro ! Alors que Laurence, elle, est

définitivement bloquée.

Attention, 3, 2, 1, go !

Les trois hommes partent au tambour battant, ils arrivent ensemble au

premier obstacle.

Léger avantage pour Claude, mais Coulet n'est pas loin.

Claude arrive le premier au pont de singe, suivi de près par Coulet et

Philippe.

Comme pour les filles, tout va se jouer sur cet obstacle.

Celui qui le franchit en premier...

a de grandes chances de remporter la manche.

Coulet emprunte la même corde que Claude, ce qui ne plaît pas, mais alors,

pas du tout au chauffeur de mètre.

C'est

incroyable, il a suffi d'un bougonnement

de Claude pour que Coulet le laisse passer devant lui.

Et qu'en plus, il lui laisse le pont de singe pour lui tout seul, au risque de

pénaliser Philippon.

Allez, dernier obstacle.

Quelques mètres encore pour vous qualifier pour la finale et pour avoir

le droit d'affronter Aurélie.

Philippe pour la deuxième place.

Attention, tiens-toi, Pispi. Doucement, doucement.

Bravo, Philippe, deuxième.

Allez, coulez.

Lorsque vous êtes au pont de singe, Claude est en tête, il tombe.

Ensuite, vous tombez et vous pouvez vous remettre en première position pour y

aller. À ce moment-là, Claude rouspète.

Et finalement, vous passez sur l'autre corde.

Pourquoi tant de politesse pour Claude à ce moment-là ? Alors à ce moment-là, c

'est du fair play pour Claude, mais absolument pas pour Philippe puisque

vous vous retrouvez sur la même corde.

Non, mais je ne fais pas de différence entre Philippe et Claude.

Claude, si couler est à votre place, et qu'il dit « Claude, laisse-moi ma place

», vous vous effacez aussi ? Grave.

Je ne gueulais pas pour dire « couler change de corde ». Je gueulais parce que

c'est mon caractère qui est comme ça. Je suis tombé parce qu'il a sauté sur la

corde. Mais la conséquence, c'est qu'il change de corde.

Et c'est qu'il vous laisse le champ libre sur cette corde-là. Moi, je suis

expressif. Si je dis ça, après, je n'oblige personne à le faire. Je n'ai

pas dit couler, laissez-moi passer.

Ce n'est pas par rapport à vous, Claude, encore une fois. Ce qui m'étonne, c'est

la réaction de couler. Que Claude râle, on a l'habitude.

Mais est-ce qu'il a besoin, vu ses qualités qu'il montre à chaque épreuve,

d'être en plus avantagé ? Oui, c'est peut-être ça. Mais le parc, je vous le

dis, c'est du fair-play. Ce n'est pas question d'autre chose, de gueuler ou

pas gueuler.

C'est du fair-play.

Après, peut-être trop.

Je ne comprends pas couler. Moi, j'aurais dit...

On va chier, je ne sais pas.

On sent qu'il y a un peu de soumission.

C'est le bon mot. Il y a de la soumission. Si Claude a décidé d'avoir

sa corde tout seul, c'est comme ça.

Ils font ce qu'ils veulent.

Moi, je ne leur reproche rien.

Mais pour ma part, c'est clair que je ne ferai pas le chien-chien derrière

Claude.

En tout cas, Claude, vous êtes le gagnant de ce parcours du combattant

chez les hommes. Et vous allez affronter Aurélie chez les femmes.

Aurélie et Claude, l'objectif pour remporter le totem, c'est d'être le

premier ou la première à récupérer un par un six anneaux de cordes et de les

rapporter pour les placer derrière vous.

Chose importante, au milieu du parcours, vous pouvez vous aider de chaque côté de

deux cordes verticales.

Sachez que pour respecter une équité parfaite, les cordes de Claude sont plus

courtes que les cordes d'Aurélie.

Attention, top, c'est parti !

C'est une épreuve d'équilibre et d'agilité. Enjeu, l'immunité au prochain

conseil, ce dont Aurélie aurait bien besoin.

Mais gare à ne pas glisser ! Premier anneau récupéré par

Claude, il faut repartir maintenant.

Claude virevolte sur la poutre alors qu'Aurélie semble moins à l'aise.

Deux anneaux pour Claude.

Allez,

il y a un anneau d'écart. Il y en a six au total à récupérer.

Le troisième pour Claude.

Le deuxième pour Aurélie.

4e anneau pour Claude, il en reste 2.

Le 3e pour Aurélie.

Allez, toujours un anneau d'écart, rien n'est fait.

Aurélie est exténuée.

Elle ne parvient même plus à garder l'équilibre.

Il reste un anneau, Claude, pour remporter l'immunité.

Aurélie voit ce totem tant convoité lui échapper. Elle, qui en aurait tant

besoin, n'a plus la force de lutter.

La victoire pour Claude, bravo !

Claude,

vous gagnez votre troisième épreuve d'immunité individuelle. C'est un sans

faute pour l'instant et pourtant vous n'avez pas le sourire. Je suis un peu

contrarié par le fait que j'ai râlé durant l'épreuve, ce qui a influencé

peut-être la décision de couler, de changer de corde. Donc ce n'est pas une

victoire souriante pour moi aujourd'hui.

Philippe, vous avez l'impression que vous auriez pu gagner cette première

partie si...

On est arrivé deuxième, j'aurais pu avoir ma chance.

Claude, en tout cas en finale, vous vous imposez sans aucun problème face à

Aurélie sur cette épreuve d'équilibre. Et ce totem, malgré cette première

manche, vous le méritez, c'est votre troisième consécutif. Vous êtes le seul

à avoir remporté les immunités depuis que Koh-Lanta est devenu individuel. Et

pour la troisième fois demain soir, vous serez intouchable au conseil.

En revanche, tous les autres, vous êtes vulnérables et il va falloir prendre une

décision. A demain au Conseil.

Claude rentre très énervé sur le camp. Il n'a pas apprécié d'être pointé du

doigt pour ses agissements lors de l'épreuve d'immunité.

Je n'ai pas besoin de cadeaux pour gagner une épreuve à la base.

ne comprend pas pourquoi la politesse de Coulet, à son égard, a créé la

polémique.

Alors que pour ses compagnons d'aventure, ce qui s'est passé sur le

jeu, c'est justement le miroir exact de ce qu'il dénonce sur le camp.

Claude pousse un coup de gueule et les autres s'effacent.

D'entrée en voilà deux.

Claude a haussé le tronc, Coulet s'est effacé.

Bon, après, à chacun de voir sa limite, en fait.

Moi, c'est vrai que je n'aime pas qu'on me parle comme ça.

Moi, plus ça va, plus j'avance dans le jeu, plus je regarde, j'écoute. Et puis,

c'est vrai que Koulé et Philippe, ils ne disent rien.

Donc, il y a un petit moment où je vais essayer de leur dire, mais vous n'êtes

pas des lavettes, quand même.

Ne vous laissez pas faire.

Servez-vous.

Je ne vais pas vous servir, en plus.

Pour moi, Koulé, il a fait un cadeau à Claude en le laissant passer.

Lui, il appelle ça du fair-play. Moi, j'appelle ça du laisser-passer.

Ce n'est pas du fair-play, c'est du laisser-passer. Mais chacun a sa

conviction, chacun son jeu.

Est-ce que c'était moi ? Est-ce qu'il m'aurait laissé passer ? Il y en a un

pour moi.

Attends, je vais couler là-bas.

Coulez, vas-y, sers-toi, parce que si elle ne sers pas, sers-toi.

Non, mais c'est sûr que couler, il aurait dû penser, son petit garçon, de

montrer que ce n'est pas parce que Claude y pousse une petite gueulante qu

'il doit s'arrêter net en ayant presque peur. Il a tort. Il a tort. Il faut qu

'il réalise qu'il se bat pour nous, pas pour les copains.

Moi, personnellement, j'avais vraiment envie de gagner cette épreuve.

Non seulement pour battre Claude, mais aussi pour avoir une épreuve d'humilité

à gagner.

Bon, apparemment, il apparaît qu'il chie comme ça. Ça me déçoit un peu de la part

de couler et sûrement que j'en toucherai un autre.

Les huit rescapés de Koh Lanta se couchent sans un mot. Quelque chose s

'est brisé aujourd'hui au sein de la tribu réunifiée.

La journée de demain s'annonce houleuse.

Ce matin, Claude ne digère toujours pas les rhodomontades de la veille. Elles

lui ont trotté dans la tête toute la nuit.

Quand je vois mes jambes, je me dis que je vais rentrer à Paris, je vais

travailler, il n'y a aucun possible qu'il va m'aller, ça va être la merde.

Ça me saoule grave de ne pas manger et de maigrir comme ça. Ça me choque parce

que je n'ai jamais été comme ça.

Ça me moleste, je me fais des mollets, je suis plus fin que les filles en plus.

Je sais que je vais encore maigrir si je reste.

Pour la première fois de l'aventure, le grand champion ne se sent pas bien sur

le camp.

C'est de me voir maigre comme ça qui me saoule.

Donc, c'est moi qui, tous les jours, fais le maximum pour amener à bouffer.

C'est moi qui perd le plus, ça me bouffe, quoi.

Tu vas reprendre. Tu vas reprendre même plus de ce que tu avais.

La dernière ligne droite est difficile pour tout le monde, psychologiquement,

physiquement et moralement. Donc, voilà, il faut s'épauler.

Fais le rire, là.

Fais le rire, on coupe à la nappe.

Ça n'a pas le moral, il faut se soigner.

Claude doute.

Alors pour se donner du courage, il décide de petit déjeuner.

Ça ira peut-être mieux après.

Au menu, riz et ananas.

Ça sent pas la haine, ça ? Les gouttes sont vides.

C'est un truc de l'eau, ça. Moi, j'ai pété les flancs aussi. Il n'y en a même

pas une qui parle rien.

Ce matin, je n'avais pas trop le moral, je n'avais pas trop envie et tout.

Et au moment de faire le riz, je n'ai pas d'eau, ça m'énerve. Il faut que j

'aille chercher de l'eau, que j'aille préparer le riz.

Il n'y a personne. Tout le monde est allongé sur la place.

Ce n'est pas moi qui vais leur dire... Je ne suis pas Claude non plus à aller

chercher du poisson, à être sur une pile électrique ou à... Mais quand même, un

minimum. Genre, ça veut dire, si moi, je dis, venez, on ne va pas chercher de l

'eau, les gourdes, elles restent vides comme ça.

Claude, comme il a très faim, s'énerve vite.

Il voit qu'il y a des filles qui ne font rien. Mais il faut dire qu'avant, les

filles, elles faisaient énormément.

Marine a toujours beaucoup travaillé. Laurence a beaucoup travaillé. Et Wafa

ne faisait absolument rien.

Donc là, depuis quelque temps, elle s'affaire, elle fait plein de choses.

Pour être sous l'aile de Claude, c'est facile à voir.

Elle fait toujours la vaisselle.

Elle va manger, elle fait la vaisselle, on va chercher l'eau.

Il y en a sur un hôtel 4 toiles.

Moi, j'observe. Je regarde, je vois qu'il y a des petites tensions, il y a

des regards, il y a des petits complots dans un petit coin. Donc, ça commence à

bien s'installer, mais ça peut changer du jour au lendemain. Je te donne 500

mètres pour me trouver une recette toute simple, sucrée.

Allez. Avec des trucs fun. Attendez, juste un truc.

Vous ne parlez pas pendant trois heures debout ? Non, c'est la dernière. Je vais

me bouffer ce qui me reste de chair après.

L'alliance qu'on avait ébauchée avec Laurence et Véronique en faveur de

Philippe, elle est toujours d'actualité.

Le problème, c'est que Philippe est aussi assez attaché à Claude.

On lui glisse une phrase ou deux de temps en temps. En fait, il faut que ça

vienne de lui-même, qu'il se rende compte que c'est son intérêt.

de gagner et pas de laisser Claude passer devant systématiquement.

Claude, il dit beaucoup de choses, après, il faut en voir.

Donc, je vais essayer de lui faire prendre conscience, à Philippe, qu'il

faut qu'il se batte et qu'il faut qu'il mette même l'amitié qu'il a envers

Claude, que c'est quelqu'un qu'il ne connaissait pas avant, qu'il ne

connaîtra pas peut-être après, qu'il faut qu'il pense à lui.

On va laisser faire Véronique doucement.

Si Claude n'avait pas eu d'immunité aujourd'hui, je pense qu'on se serait

tous mis pour qu'il sorte. Nous, les filles.

Mais malheureusement, il a gagné. Il n'avait pas une là pour bien t'aider.

Je sais qu'il m'aime bien.

Moi, de toute façon, je me fais une petite anguille. Je fais juste ce qu'il

faut et je pense qu'il a un petit peu de respect envers moi.

Mais il est sur un siège éjectable si son caractère, comme ça, continue à se

révéler de plus en plus.

Mais bon, voilà. Donc, il doit se dire, il faut que j'ai les immunités jusqu'au

bout.

Donc, il va être coriace.

Claude n'est pas en odeur de sainteté sur le camp, mais il est intouchable ce

soir au conseil. Ce qui n'est pas le cas de Marine et d'Aurélie, toutes les deux

sont menacées.

Il en rend 50 ! Celle qui mérite de sortir dans ce qui est du mérite, c'est

Aurélie. Aurélie ne fait pas grand-chose, elle dort beaucoup, elle se

repose bien et pendant les Jeux, elle est là pour gagner les épreuves.

Aurélie, elle n'est pas rejetée. C'est elle qui a envie d'être à l'écart et c

'est quelqu'un de lunatique. Un jour, on va pouvoir rigoler avec elle.

On ne comprend pas.

On ne sait plus comment la prendre. Le lendemain, elle fait la gueule.

Si je pouvais, je voterais Claude.

Mais comme je ne peux pas, je voterais Wafaa parce que je garde ma logique de

voter contre les plus forts.

Donc Wafaa, pour moi, c'est la plus forte. Donc je vote Wafaa.

Il crie, il va me croquer.

Vite, donne-moi le. Je prépare mes affaires pour le conseil.

Les huit rescapés de Koh Lanta partent vers leur destin. Dans quelques heures,

ils ne seront plus que sept. Mais pour Marine ou Aurélie, ce soir, ce sera leur

dernier conseil.

À moins que Philippe ne soit finalement sensible aux avances des filles.

Les rescapés qui vont me rejoindre d'une minute à l'autre sont fatigués,

diminués, surtout parce qu'ils ont faim. Et paradoxalement, tous ne sont pas très

motivés par la recherche de nourriture. Alors dans ce contexte, un homme,

Claude, domine les épreuves de la tête et des épaules. Il arrive pour la

troisième fois consécutive intouchable au conseil, après une troisième victoire

d'affilée dans une épreuve d'immunité. En revanche, Marine et Aurélie, elles,

qui n'appartiennent pas à l'Alliance Forte, sont sur la sellette.

Bonsoir à tous.

Bonsoir.

Je voudrais qu'on revienne tout de suite sur l'épreuve d'immunité coulée.

Comment, aujourd'hui, avec 24 heures de recul, vous analysez ce qui s'est passé

? Le fait d'avoir finalement laissé votre place à Claude. Je n'ai pas laissé

ma place. En fait, c'était du fair play. Il était presque arrivé à la fin du pont

de singe.

Je suis monté sur la corde et je l'ai fait tomber.

Après, oui, j'aurais peut-être dû continuer sur la même corde et ne pas

aller sur l'autre. Mais c'était du fair play, c'est tout, tout simplement.

râle à un moment, vous indique ce qu'il faut faire. Même si lui, il ne dit rien.

Pas du tout, non.

Pas du tout.

Je l'aurais fait tomber sans qu'il râle. Ça aurait été pareil.

Est-ce qu'aujourd'hui, vous, Claude, vous regrettez ? Je ne regrette pas qu

'il m'ait laissé la place parce que je pense que j'aurais fait la même chose.

Je pense que Philippe aurait fait la même chose.

Sincèrement, dans le feu de l'action, je crie. Je ne crie pas pour lui faire

changer de corde.

Mais peut-être qu'ils hypothèquent un peu leur chance en me laissant seule sur

la corde. C'est sûr qu'ils hypothèquent leur chance en me laissant seule sur la

corde. Aurélie, quel est votre sentiment par rapport à ce qui s'est passé ? Moi,

j'ai du mal à comprendre le geste de couler.

Je sais que moi, je suis arrivée, Marine est sur la corde, elle est tombée. Je ne

lui ai pas dit, recommence, je suis allée.

Et pourtant, Marine est votre super copine.

Voilà, elle est tombée.

Tant pis pour elle. Je prends ma place. Chacun son tour.

Marine, est-ce qu'on peut imaginer que Coulet soit un peu intimidée par Claude

? Oui, peut-être.

Mais c'est vrai que d'avoir quelqu'un qui est un vaincu, qui a un caractère

explosif et qui, en plus, n'a pas peur de pousser une gueulante de temps en

temps, peut-être que les gens un peu plus faibles ou un peu plus calmes ou

plus sensibles se mettront en retrait.

Véronique ? Eh bien, Claude a beaucoup de tempérament.

C'est quelqu'un qui a quand même un grand cœur, un grand fair-play. Mais

Claude a très faim.

Très, très faim. Et comme nous tous, il y a un moment où ça nous prend la tête.

On est un petit peu plus susceptibles, un petit peu plus sensibles.

Voilà. Vous avez faim, Claude ? C'est dur, la privation de nourriture ? Je

suis la partie de ceux qui ont perdu le plus de poids ici.

C'est dur de se maîtriser H24, bien sûr.

Alors Aurélie, quand on a faim, est-ce qu'on ne doit pas mettre toutes ses

forces ?

dans le même sens pour justement remédier à ça. Plus j'avance, plus j'ai

de difficultés.

Mon corps a du mal à suivre, j'ai moins de motivation par rapport à ce que je

faisais sur l'autre camp.

Pourquoi ? On se dit qu'on est sur la sellette et qu'on ne va pas se donner à

fond parce que tôt ou tard, on va sauter.

Par exemple, je ne vais pas aller faire un trek de 4 heures, trouver du manioc.

Déjà d'une, je n'en mange pas. En plus, en sachant que je vais peut-être partir

ce soir, je vais peut-être leur apporter à manger.

Alors qu'ils vont m'éliminer.

C'est clair que je fais les tâches quotidiennes, mais après, pour faire de

nouvelles choses, non.

Bon, Aurélie, si vous restez ce soir, c'est peut-être l'occasion de rebondir.

Ce qui est sûr, c'est que vous allez devoir voter en votre âme et conscience

que vous êtes 8.

Vous voulez, vous êtes le premier à aller voter. Allez-y.

Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout de

suite au dépouillement.

Aurélie.

Marine.

Wafa.

Marine.

Wafa.

Égalité, deux voix contre vous Wafa, deux contre vous Marine et une seule

contre vous Aurélie.

Marine.

Ce bulletin peut déjà être décisif, c'est l'avant-dernier.

Marine.

Marine.

Marine, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me

rejoindre.

Marine Lefeu, c'est votre vie sur Koh Lanta. Les aventuriers de la tribu

réunifiée ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.

Je souhaite vraiment bon courage à tous ceux qui feront les derniers dix jours,

parce que plus ça va et plus c'est difficile.

Et à bientôt, que le meilleur gagne.

Merci. Salut.

Marine l'indépendante quitte l'aventure la tête haute.

Son franc-parler lui a coûté sa place.

La semaine prochaine, l'heure de la révolte des femmes a sonné.

J'ai que les ventes avec les deux.

C'était ça mon stage.

Si ma stratégie marche comme on l'a prévu, prochain conseil, on va sortir

Claude. On m'a proposé de voter contre Claude, j'ai dit ouais, pas de problème,

direct. La tornade blonde est lancée.

Les trois filles m'observent.

Ils doivent soupçonner que je suis peut-être une plate tournante.

Cette stratégie-là va nous aider à rester sur le carré final.

Qui pourra l'arrêter ? Je tue comme ça, moi c'est main nue, moi, pas de

problème.

Entre conspiration et rébellion, gare aux chausses trappes et au coup bas, je

ne serai pas avant Véronique et avant Laurent.

Mais là, j'ai des larmes, moi, je suis vénère. Je me dis que depuis le début,

tout ça, c'est de la manipulation.

Je ne me ferai plus avoir.

Avec le hors-pont, attention, on va m'embêter.

De belles amitiés et de terribles désillusions, il est temps de connaître

ses véritables alliés.

Il faut absolument que tu perdes l'ambiance avec lui, parce qu'il faut

que ça, je s'en vais à toi.

Koh Lanta, Vietnam, la grande insurrection, c'est vendredi prochain à

20h45 sur TF1.

Ce soir, ça va clasher de part et d'autre. Parce que si c'est Wafaa ou

Claude, ça va clasher. Ça va être un gros rebondissement dans Koh Lanta

aujourd'hui.

Voilà. J'ai vu Philippe beaucoup observer ce qui se passait autour de

lui, observer Claude.

Peut-être qu'il commence à se poser des questions. Claude ne doit pas faire un

faux pas, la première immunité qu'il perd.

Si Véronique a fait du bon boulot aux côtés de Philippe, je pense qu'il ne

restera pas dans l'aventure. On verra.

C'est avec regret que je vote pour toi ce soir, car à mes yeux, tu n'es pas la

moins déméritante.

Marine, c'est la deuxième fois.

Je suis désolé. Je vote pour toi.

C'est l'Alliance des Rouges qui continue.

Donc malheureusement, il faut faire un choix et c'est Marine.

Ce soir, je vote contre Marine directement.

Bon retour.

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