All language subtitles for S12E07 Koh Lanta - Vietnam E07

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Original subtitles

Bonsoir, soyez les bienvenus au sud du Vietnam. Nous sommes ici au cœur de l

'Asie éternelle, celle des bambous et des rizières. Entre jungle et mer de

Chine, l'aventure est partout.

C'est au Vietnam, dans ces forêts épaisses, nimbées de brume, ces rivages

inquiétants, que les aventuriers de Koh Lanta vont se mesurer à la nature et aux

autres. Je ne suis pas venue là pour une part de vos amis, c'est clair.

Elle est là à faire de la lèche à tout le monde, moi ça me fatigue.

Ça veut dire quoi ? Que je ne sers à rien sur l'île ?

Je suis bien content que ce soir, il y en ait une déjà qui va prendre son sac

et qui ne va pas revenir.

La vengeance est un plat qui se mange.

Ils sont de tous âges et de toutes conditions.

Ils ont eu le courage de quitter les leurs et leur quotidien bien ordonné

pour se lancer dans l'inconnu.

Ces naufragés volontaires vont connaître le pire et le meilleur.

Ça va marquer les mémoires de tout le monde.

Découvrir ça, c'est merveilleux. C'est un rêve d'enfant. Alors qui saura

supporter la souffrance physique ?

Koh Lanta, c'est très dur.

Et aller au-delà de ses limites ? Pour tous, c'est l'expérience d'une vie. Au

départ, 18 aventuriers. À la fin, il n'en restera qu'un.

Ils sont encore 12 courageux à poursuivre l'aventure au Vietnam.

D'un côté, 8 rouges, les dos.

Ils sont invaincus dans les épreuves d'immunité. La victoire aux rouges.

Bravo, vous le méritez.

Ça fait la quatrième unité de suite qu'on a gagnée. Alors on va continuer,

on a la race. Et ils ont reçu un renfort de choix, Marine.

On n'a pas pris la plus faible.

C'est clair.

qui avaient été éliminés par les jaunes.

Ils accumulent les bourdes qui sont lourdes de conséquences pour eux. Le

rouge me va très bien au teint, beaucoup mieux que le jaune.

C'est le début d'une revanche vis-à-vis des jaunes. Chez les jaunes justement,

rien ne va plus.

C'est l'indépendance comme on dit.

Moi je vous annonce ce soir tous là, que je ne suis porte-parole de plus rien du

tout dans cette équipe.

Cela fait bien longtemps que l'esprit d'équipe a disparu. Il y a un petit

clash qui veut se séparer et qui se sépare, tant pis. Aujourd'hui ça devra.

Parlez dans mon dos, là. Les Vangues ne sont d'ailleurs plus que quatre, quatre

rescapés depuis l'élimination de leur patron déchu, Jean-Pierre. Et leur

sentence est irrévocable.

C'est le 18e réveil, mais la nuit n'a pas été de tout repos pour les quatre

derniers représentants de la tribu jaune.

Il faut dire qu'au retour du conseil, un intrus pour le moins envahissant

squattait leur cabane. On a une avis de tortue.

qui restait à peu près 4 heures à chercher un endroit pour pondre.

Elle est dans le lit la tortue, regarde.

Non, regarde, tu ne la vois pas.

Oh là là, mais cocotte, va-t'en.

On arrive, on est crevés et dans notre lit, il trône une tortue.

Oh, tortue ninja, on va te calmer maintenant.

Je ne vais pas la toucher, on va la laisser faire et on verra bien.

Elle a pondu près du lit en fait.

Donc du coup, quand les petits vont sortir, les petites tortues, on ne sait

pas ce que ça va donner.

Coulé a raison de baliser le nid. Les tortues marines, et donc leurs oeufs,

font partie des espèces protégées. Ce qui n'est pas le cas de ce crabe bien

imprudent.

Le crabe est charnu, mais ce matin, il en faudrait plus pour réconforter

Aurélie et Véronique.

Ce quatrième conseil d'affilée les a profondément affectés.

Côté rouge aussi, les filles dorment encore, alors que Claude, lui, est déjà

bien réveillé et il cogite.

Pour espérer gagner Koh-Lanta, il faut savoir anticiper. L'idéal, si vous

voulez savoir l'idéal, il faudrait qu'on perde l'immunité de demain.

Pour nous, ce serait le top.

Comme ça, on sort une fille et on a majorité dans les garçons.

C'est une alliance potentielle, les filles, et que si on peut l'éviter, c

'est un atout supplémentaire pour nous.

C'est le pilège.

Forcément, Brine, elle est vraiment motivée, elle se lève, elle est active.

Maintenant, elle arrive vraiment sur le tard.

Un peu de mal à couper des parts égales.

On n'hypothèque pas une aventure qu'on a faite avec cette autre personne pendant

dix jours pour une personne qui vient d'arriver juste parce qu'elle est plus

forte physiquement.

Marine est dans la ligne de mire du patron des rouges.

Mais l'heure n'est pas encore à la stratégie, car la priorité ce matin,

comme souvent dans l'aventure, c'est la nourriture.

Donc là, on va aller chercher le bateau. Ça va être un petit peu une base avancée

flottante, un ponton flottant, et c'est plutôt pas mal.

Toute peine mérite salaire, dit le proverbe. Et les dos espèrent bien le

vérifier, car sans expérience, ce bateau-panier n'est pas commode à

manœuvrer. Grimper dans la barque, c'est déjà tout un sport.

Et tenir assis dedans aussi.

Il y avait vraiment trop de vagues. D'être dans cette barque, c'était

vraiment du rodéo.

J'ai testé la canne à pêche, mais ce n'est pas évident.

Sur le camp des Vangossis, on s'active.

Les filles se sont enfin levées, écoulées, prend les choses en main.

Le conseil de la veille, apporter ses fruits.

Vous avez cette envie d'être le porte-parole de l'équipe des jaunes ? Le

porte-parole pour motiver les troupes et essayer d'emmener cette niaque pour

gagner les épreuves. Oui, bien sûr.

Je suis prêt à l'assumer. De toute façon, on n'a plus le choix maintenant.

On va partir avec Philippe faire le trek. D'accord. Je pense qu'il y a un

peu plus besoin de dynamisme dans le camp.

Il faut être actif, il faut arrêter de s'endormir trop.

Il faut toujours quelqu'un qui donne le bon exemple dans toute l'équipe. Donc

voilà, si je peux le donner, je le donnerai. Je cherche du manioc.

De leur côté, les filles se démènent.

Décidément, un vent nouveau souffle sur le camp des jaunes.

On a pris des résolutions.

On s'est tous levés, on veut tous quelque chose.

C'est nécessaire de se mettre un coup de pied dans les fesses, c'est pas évident.

Mais bon, après, une fois qu'on est lancés, on est lancés.

On n'est maintenant que quatre, donc il faut mettre les bouchées doubles.

Si on veut avoir du manioc, par exemple.

Victoire ! Les jaunes ont trouvé de quoi se sustenter. L'impulsion donnée par

Coulet a payé.

La journée commence très très très bien.

Coulet est un élément très moteur pour nous quatre.

Et on va le suivre, il n'y a pas de soucis.

Je pense que Coulet, ça peut être un très bon leader. Ça lui va mieux qu'à

Jean-Pierre. Parce qu'il a plus de niaques. Être leader, ça va lui faire

beaucoup de bien. Et même lui, ça va le booster. Ça va le tirer vers le haut.

Coulet fait l'unanimité, il a redonné vie à une tribu jaune moribonde. Il faut

dire que motiver les troupes, ça le connaît, c'est même son quotidien.

Animateur dans un centre social en région parisienne, Coulet a une

ambition, montrer l'exemple.

J'espère être un modèle pour les jeunes, c'est pour ça que je m'efforce des

droits. Pour les jeunes de quartier, c'est une bonne référence pour faire un

travail, il vit bien, il n'a aucun problème, il a une vie tranquille.

J'essaye d'emmener les jeunes dans une ligne assez droite, ceux qui étaient un

peu à la dérive, et j'essaye de leur faire remonter un peu la pente, on va

dire.

Couler prône l'honnêteté, la droiture, une philosophie de vie qu'il transcrit

dans ses textes.

Le rap c'est un moyen d'expression, c'est pas seulement un moyen pour

exprimer la violence, c'est pour donner un message positif aux jeunes.

Ses valeurs, il les a puisées chez lui, dans sa famille, qu'il n'a toujours pas

quittée à 28 ans. Sans la famille, y'a rien.

C'est pourquoi on crie la famille, c'est pour qu'on se soutienne les uns et les

autres. Et c'est ce que j'ai pris à mes enfants.

Et aujourd'hui, Koulet aimerait que son fils, Latif, suive le même chemin.

Latif, c'est ma fierté.

J'ai 28 ans, quand on me demande qu'est-ce que tu as fait de ta vie, j'ai

un fils de 8 ans.

Pour moi, c'est un accomplissement de ma vie.

Malgré tous leurs efforts, les rouges, eux, n'ont pas été récompensés, même s

'ils ne sont pas totalement bredouilles.

Un message ? Allez, message.

Le repos du corps se joue à bout de bras. Le repos du corps, je pense que c

'est quelque chose, soit un massage, soit une journée tranquille. Ou un

massage au chocolat, qu'on puisse lécher après.

Vous avez fait rire, non ? Non. Ben non, on ne sait jamais à quelle heure vous

arrivez, et toi on t'appelle, tu viens toujours dix ans après, on ne peut pas

faire du rire.

C'est un coup de massue pour Claude et Boris qui se sont dépensés sans compter

toute la matinée.

Un régime forcé, très peu pour eux. On fait toujours le riz avant midi, c'est

pas compliqué ça, je vois pourquoi on n'a pas fait.

Ce manque de prévoyance pourrait coûter cher aux Rouges. Concourir le ventre

vide n'est jamais conseillé.

Bonjour à tous.

Vous le constatez, l'écart se creuse entre les deux équipes et j'ai envie de

me tourner vers vous les jaunes aujourd'hui.

C'est le moment de réagir. C'est peut-être le moment de retrouver le goût

de la victoire pour vous redonner à la fois le moral et surtout cette confiance

qui vous fait terriblement défaut depuis plusieurs jours.

Alors en ce qui concerne la récompense, j'ai envie de m'adresser à tout le monde

parce que l'équipe qui l'emporte pourra profiter d'un bain de fraîcheur.

si agréable dans ces contrées où la température descend très rarement en

dessous des 35 degrés vous aurez à disposition des glaçons pour que l'eau

soit plus fraîche plus fraîche que la mer qui dit bain de fraîcheur dit

possibilité de se laver mais pour ça il faut gagner l'épreuve d'aujourd'hui il

va falloir choisir dans chaque équipe une personne qui sera suspendue les

autres auront pour mission de tirer depuis la plage cette corde pour

maintenir votre équipier au-dessus de l'eau, le plus longtemps possible.

Ensuite, à intervalles réguliers, je demanderai à un, puis à deux

aventuriers, de quitter la corde.

Est-ce que c'est clair ? Les rouges, je vais vous proposer comme d'habitude un

tirage au sort, et cette fois-ci, c'est simple, deux hommes et deux femmes ne

seront que spectateurs.

Marine, Laurence, Wafa et Audrey.

Tendez le bras.

Retournez la main.

Ouvrez.

Marine et Laurence, vous ne disputerez pas cette épreuve.

Tirage au sort maintenant pour les hommes.

Sans regarder à l'intérieur.

Tendez le bras.

Retournez la main.

Ouvrez.

Claude et Boris.

Qui va être suspendu ? A vous de choisir.

Chez les Rouges, qui va être suspendu ? Wafa.

Chez les Jaunes ? Aurélie.

Aurélie et Wafa seront suspendus.

Concentrez-vous, la récompense en vaut la peine.

Les Jaunes, ça fait si longtemps que vous n'avez pas gagné.

Bonne chance à tous.

Même tactique pour les deux tribus. Rouge et jaune ont choisi leur poids

plume pour être suspendus.

Attention, 3, 2, 1, soulevez.

Plus haut.

C'est bien les gars, c'est bien.

C'est une épreuve de patience et d'endurance qui commence.

À trois tireurs, c'est facile, mais cela ne va pas durer.

Attention, je vais vous demander de choisir qui va vous quitter, puisque

dans un instant, vous ne serez plus que deux tireurs.

Chez les rouges, qui va laisser sa place ? Audrey.

Chez les jaunes, qui va laisser sa place ? C'est moi.

Attention.

Lâchez.

Lâchez, lâchez, lâchez.

Allez les gars.

Courage.

À deux, le poids des filles se fait sentir.

Les biceps, les triceps et les épaules des tireurs sont de plus en plus

douloureux.

55 kg pour Aurélie, 50 pour Wafa.

Légère avantage au rouge.

Attention, attention les garçons. Tirez un peu, encore un peu. Voilà.

Dans un instant, il n'y aura plus qu'un seul tireur.

Attention aux à-coups quand vous allez lâcher. Attention, elle est basse.

Voilà, viens.

Cache-toi coulé avec ton pied peut-être.

Voilà. Tiens-toi bien.

Abdel, ta main de l'autre côté.

Les deux derniers tireurs se préparent. Ils doivent prendre la meilleure

position s'ils veulent maintenir leur équipière au-dessus de l'eau le plus

longtemps possible.

Attention, l'heure du choix arrive.

Qui va vous quitter ? Chez les jaunes ? Philippe.

Chez les rouges ? Ce sera moi.

Valentin.

Attention.

3.

Deux, un, lâchez !

Bravo les Rouges. Merci. Voilà une affaire rondement menée.

Avec la complicité, il faut bien le reconnaître, des jaunes, une nouvelle

fois.

Vous voulez, qu'est-ce qui s'est passé ? Une erreur. J'ai mal pris la corde, en

fait. Elle était entourée autour de mon bras.

Dès que Philippe a lâché, ça m'a brûlé, donc je ne pouvais pas tenir.

Vous n'aviez pas non plus le pied sur le rebord en bois ? Oui, je l'avais au

départ. Et quand on a repris, ça ne s'est pas... Vous ne l'avez pas remis ?

Non, je ne sais pas.

J'ai fait n'importe quoi. C'est de ma faute, de toute façon. Vous le savez.

Philippe. Avec cette défaite, est-ce que vous ne vous dites pas un moment, j

'aurais dû garder la dernière place ? Peut-être, parce que moi je sais que je

la tenais vraiment bien, j'étais bien installé, j'ai pas mal aux bras.

J'aurais pu tenir au moins une ou deux minutes sans lâcher, c'est sûr.

Eh bien les jaunes, il va falloir retourner comme si de rien n'était sur

votre campement et vous reconcentrer déjà impérativement.

Les rouges, belle récompense en perspective.

Audrey, quel beau sourire. Un bain, vous lavez les cheveux, vous lavez les dents,

mais il n'y a pas que ça.

Après, vous allez pouvoir déguster du chocolat.

Donc profitez au maximum de cette récompense.

Les rouges, ne perdez pas une minute.

Le bain, c'est tout de suite.

Et c'est par là-bas.

Pas de bain, pas de chocolat, rien du tout.

C'était une épreuve pour nous, ça. La délai, elle n'aura pas tenu plus de deux

minutes.

Encore une fois, on nous a laissé gagner.

Regarde, des trucs pour se frotter.

Le bain, on va le laisser noir.

Ça va être dingue. Ah, c'est du chocolat, ça ! Je me l'avais donné

après.

C'est excellent.

C'est un plaisir extraordinaire, le chocolat. C'est magnifique.

Le chocolat, ça nous fait fantasmer depuis le début.

On en parle tout.

Les jours, tous les soirs.

Les dos sont en pleine extase. Du chocolat, ils en rêvaient. Et après tant

de privations, ce goût sucré est un enchantement.

Mais

le

chocolat, ce n'est qu'un avant-goût de paradis.

De l'eau douce et fraîche, du savon pour se récurer, se décrasser.

Un vrai bain de jouvence après 18 jours d'aventure.

C'est un vrai bonheur de sentir une odeur de propre.

C'est déjà un grand changement pour nous. On se fait plaisir.

Je pense qu'il faut le vivre trois semaines sans se laver pour comprendre

la sensation qu'on puisse avoir maintenant, de ne pas avoir les cheveux

qui collent au crâne tellement que c'est sale.

Donc juste ces sensations-là nous redonnent un petit peu de pêche, de

bonheur. Ça fait vraiment beaucoup de bien.

C'est trop agréable d'avoir cette sensation d'enlever vraiment la crasse

et de se laver avec du savon. Oui, ça rappelle de bons souvenirs, c'est sûr.

Déjà rien que les cheveux, de pouvoir les bouger comme ça et de savoir qu'ils

bougent.

Je n'aurais jamais imaginé que ça passe autant de bien, que ça relaxe autant.

Sentir bon, tout simplement.

Qu'on fasse un petit peu moins comme des cavernes. C'est une belle sensation de

légèreté, de fraîcheur.

Fraîcheur mentale ! 18 jours.

C'est une bonne haleine.

Je peux aller accoster une fille là.

Et les dents, c'est vraiment une renaissance parce que ça faisait 18

jours. Même si je les lavais avec le sable, je les lavais avec un bâton, ça n

'a rien à voir avec une bonne salle.

C'est un bonheur.

Les dos sont détendus, revigorés.

Audrey retrouve même ses petites manies. Comme chez elle, dans la Loire, elle

fait la lessive.

Après moi, mes dents, du coup, je passe aux habits.

Mais bon, c'est assez difficile à faire partir. Mais au moins, même s'ils

étaient tachés, je sais que c'est propre.

La Loire est vraiment sale. On voit qu'on y est tous partagés avec toute la

part qu'on a pu engendrer depuis 18 jours.

C'est sûr.

Les rouges sont prêts à en découdre de nouveau.

Ce qui n'est pas le cas de Véronique.

J'ai tout qui tourne.

La doyenne de l'aventure est épuisée et sa jambe la fait terriblement souffrir.

Hier, je me suis fait une élongation à la cuisse. Avant-hier, c'était la côte.

Là, ici, on ne peut pas me toucher derrière, donc je n'ai pas envie de

rentrer chez moi toute cassée.

À mon âge, je crois qu'il faut que je fasse attention.

C'est vrai que Véronique est un peu en train de vaciller en ce moment.

Elle ne se sent pas bien, elle a envie d'abandonner.

Moi, je suis pas bien.

Quand on a mal à quelque part, c'est dur de gérer.

Je sais qu'elle a une très bonne confiance en moi.

Je vais essayer de tout faire pour que je sois bien, qu'elle n'abandonne pas.

Désolée.

Je sais qu'elle ne veut pas qu'elle s'abasse. C'est la première fois qu'elle

est allongée comme ça.

Donc on va la laisser se proposer un moment et je pense que ça va être la

mode tout à l'heure.

J'espère du moins.

Véronique craque, mais elle est soutenue par ses compagnons.

Et c'est tout nouveau chez les jaunes, car après dix jours de tensions et de

divisions, ils forment enfin un groupe uni, soudé.

Vous savez, on a touché le fond, il n'y a pas à dire.

Et on n'a plus qu'à remonter. Il faut rebondir, toujours.

Pour sauver ce qui peut encore l'être, ils ont compris qu'ils devront se serrer

les couilles.

Là, couler, lui, nous booste un petit peu mon motif. Donc ça me fait plaisir

et ça me donne envie d'aller de l'avant. Ça me donne envie de faire des choses.

Ça fait du bien. Ça m'a permis d'oublier Jean-Pierre.

Ça m'a permis d'oublier cette déprime. Je pense que d'éliminer des mauvaises

toxines fait recréer des bonnes toxines.

Philippe et couler réalisent que jusqu'à présent, ils ont subi leur aventure.

Mais la faute à qui ? Il y avait peut-être un blocage avec JP auparavant,

et peut-être que ça s'est débloqué maintenant, avec toute l'équipe.

On ne va pas pleurer sur son sort, c'est comme ça.

JP, je pense qu'il était un petit peu lent, déprimé, donc du coup, ça ne

faisait pas avancer le groupe. Si vous avez une personne qui est devant vous,

qui dit « c'est dur, je suis fatigué », automatiquement, vous allez baisser le

bras. Parce qu'un déprimeux peut faire déprimer plein de gens.

C'est pas des reproches que je lui fais, mais c'est peut-être son caractère de

chef qui dit faites, faites, faites et lui fait rien.

Mais quand une personne fait rien, vous faites rien.

Demain, on va se lever.

On va faire la cabane. Ah ça, c'est sûr. Quand il est parti, on se dit allez,

maintenant, on bouge.

Et ça bouge.

Je vais chercher quelques bénitiers.

Quand je dis, je fais.

Jean-Pierre, le patron déchu, est accusé de tous les maux. C'est bien connu, les

absents ont toujours tort.

De leur côté, les dos rentrent reposés et délacés sur le campement. Ils en

auraient presque oublié les difficultés de l'aventure.

Vous sentez cette bonne odeur de coco ? C'est nous, ça vient de nous en fait.

On sent le savon et c'était l'odeur qu'on avait oubliée. Donc c'est très

agréable, oui.

On est déconnectés, on est bien.

C'est la zen attitude là ce soir.

Tranquille. Mais dans Koh Lanta, il ne faut jamais baisser la garde.

J'espère que le feu est toujours là.

Putain, c'est critique là, c'est pas la bonne.

Amène l'abrandi, y'a bien l'abrandi, vite ! Non, non, jetez pas tout et n

'importe quoi.

Viens, la planche, viens, cette planche de merde. Non, non, mais si c'est bien,

si là, justement, il y a du... Mais là, je vois rien, là, c'est pas bon, ça. C

'était moins une, le feu, quand même, ouais.

Voilà. Je pense que c'est ce qui me fait le plus un peu stressé, c'est ce feu.

De savoir qu'il faudrait le refaire, ça serait vraiment galère, donc... J'essaie

de le préserver au mieux.

Ah, yes !

Voilà, ça va être bon, ça y est.

Le feu a bien failli s'éteindre, ce qui n'a pas l'air de perturber Audrey et

Wafa, tout à leur préoccupation capillaire.

Ça va ma tête ? Oui, oui.

Je suis agacé par Audrey et Wafa.

Ils se couchent les premières, ils se lèvent les dernières, ils ne se lèvent

pas dans la nuit pour faire le feu, ils ne vont jamais chercher de l'eau, ils

vont jamais chercher de nourriture.

Je viens de passer chez le coiffeur.

Il faut garder un minimum de coquetterie.

On essaye, on fait comme on peut ici.

Wafa et Audrey ont une conception très personnelle de l'aventure. Mais après 18

jours de privation, leur discussion agace Laurence. La Suissesse ne supporte

plus de les entendre parler en permanence de nourriture.

Attends, t'es leur copine, tu te mets là à côté de moi.

J'ai demandé à Marine qu'elle se mette à côté de moi.

C'est-à-dire que Wafa veut rester éveillée avec Audrey pour parler un peu

de nourriture et tout.

Et c'est vrai que moi, plus les nuits passent, plus j'ai de la peine à parler

de nourriture. Ça te dérange pas Wafa ? On va parler chocolat avec Audrey, on va

se faire un mal au ventre, on aime bien.

J'essaie de ne pas trop penser à la nourriture parce que moi je suis une

grande grignoteuse. J'aime mes petites chips, mon petit chocolat, j'adore ça.

Mais s'ils sont toujours en train d'en parler, j'ai encore envie, j'ai encore

envie, j'en peux plus. Je pense qu'à ça et puis je n'arrive pas à avancer.

J'ai envie d'un cookie, une gâtine.

collé sur un mousse qui est magasiné par du chocolat.

Avec un chocolat-chocolat.

Je peux plus, là, je s'attire aussi.

Tous les soirs, c'est la même nourriture qui ressort, donc au bout d'un moment, c

'est lourd. Ce soir, on est repartis comme d'habitude, chocolat, chocolat,

chocolat, chocolat, jusqu'à qu'on ait la crise de foie au niveau chocolat, et je

pense qu'après, on arrête d'en parler.

Les jours se suivent et se ressemblent sur le camp des Rouges. Ce matin, Claude

et Boris sont à la pêche pendant que les autres ne font rien.

Moi, sur l'autre camp, je n'ai jamais eu une journée comme ça, plage.

On était toujours plus ou moins actifs.

Là, c'est plus cool parce qu'il y a plus de filles, donc on se laisse plus vivre,

je ne sais pas du tout.

C'est vraiment ambiance vacances, baignade, monzette.

Marie n'en revient pas. Une journée plage sur Koh Lanta, c'est une première.

Oh les filles, le riz ! Appelle-les parce que ça y est, c'est prêt là.

Ça vient un peu.

Bronzé c'est bien, mais du coup, rien n'est prêt pour le déjeuner. Pour rincer

la casserole pour le riz.

Dans cette équipe, les filles ont eu de la chance de tomber sur des garçons qui

les préservent, qui sont partis du principe que si elles mettaient toute

leur énergie dans les épreuves, c'était déjà beaucoup.

Si les filles ne voyaient pas par elles-mêmes qu'il faut faire des

efforts, qu'il faut se lever, c'est sûr que si je me mets à gueuler, à un moment

donné, si ça me dénerve, ça va m'énerver vraiment. Donc non, je me contiens.

Maintenant, je suis obligé de faire avec.

Tant qu'on n'est pas en individuel, on est obligé de marcher en groupe.

Claude Rumine, encore une fois, il est obligé de tout faire sur le camp.

Alors que chez les jaunes, c'est du travail d'équipe.

Le réaménagement de la cabane est mené tambour battant. Pour moi, il est là, ça

serait de couvrir là.

Une bonne partie de là, avec des branches posées comme ça.

Comme ça, là-haut.

Style hutte.

Allez.

Vu qu'on n'est que quatre maintenant, avant on était sept, donc on reste aussi

la cabane.

Comme ça, c'est plus convivial, on est plus serré.

Il n'y a rien à voir.

Un grand espace, 45 mètres carrés, je pense qu'un 20 mètres carrés nous

suffit.

Pair à moins cher le loyer.

Le groupe est en osmose maintenant. Je trouve que par rapport à avant, c'est

une autre aventure. On dirait que ce n'est pas pareil.

D'ailleurs, Aurélie a confectionné un super jeu de dames.

On s'est sentis presque à la maison.

Non mais, vous n'avez pas vu ? C'est mon jeu, c'est moi qui dois gagner.

Tu es mauvais joueur, ça va faire ta vie.

Mais de toute façon, j'ai appris avec vous.

C'est avec une ambiance comme ça qu'on peut gagner.

Même si ce n'est pas sûr qu'on gagne, on sera plus motivés parce qu'on voudra

faire pour l'autre. Et on voudra se motiver tous ensemble. La niaque,

collectif.

Les jaunes ont été très efficaces.

Leur cabane a fière allure et elle a permis de souder un peu plus les quatre

rescapés. Les vangues jouent collectif.

Alors que les dos, eux, manquent de cohésion. Ce qui pourrait leur porter

préjudice car l'orage menace.

Je pense qu'on va se prendre une bonne saucée là. Il faut protéger le feu.

Parce que là, on va être marrés. Il va pleuvoir.

On a déjà pris tous les habits.

Le temps que j'appelle tout le monde et que ça arrive au cerveau à tout le

monde, ça va déjà bien avancer.

C'est sûr qu'on aurait dû faire les choses plus vices. On aurait dû

anticiper cette averse. Moi, je vous le dis franchement, j'ai dormi.

Je suis agacé dans le sens où j'aurais simplement demandé de bouger parce qu'il

pleut, le bois que je coupe, s'il est mouillé, ça revient au même.

Il est

signe

qu'il y en a beaucoup ici qui n'ont pas leur place, c'est clair.

La vie de Claude est sans appel.

Audrey et Wafa ne sont pas des aventurières. Un jugement sévère dont ne

se doutent absolument pas les deux jeunes femmes.

Claude, même s'il s'excite un petit peu, tout ça ?

C'est pas quelqu'un qui donne des ordres.

Est-ce que lui, il est tout le temps en activité ? Et puis des fois, je

comprends que ça puisse lui saouler que certaines personnes soient assises

pendant que lui, il est en pleine action.

Lui, il aime pas s'ennuyer, mais là... Je sais prendre les critiques lorsqu

'elles me sont destinées et qu'elles sont justes. Après, si on va trop loin,

j'hésiterais pas à dire.

Mais c'est sûr qu'on est un petit peu obligés de prendre sur nous.

Ouais, je pense en moi aussi.

Marine, elle, ne lambine pas.

L'hôtesse de l'air a compris l'urgence de la situation.

C'est aussi un bon moyen pour elle de trouver sa place dans la tribu.

Je pense que si je restais à me prélasser, je serais peut-être...

plus en danger que quelqu'un qui fait partie de cette équipe depuis le début.

Mais bon, ça tombe bien parce que ce n'est pas dans ma nature. On m'appelle,

bonsoir, t'as un service.

C'est vrai ? Oui, c'est bien que Marine ait l'initiative de faire ça.

Voilà, on avait prévu de ramasser des palmes pour finir la cabane. Le temps

est à la pluie, on ne sait pas ce qui nous attend les jours prochains, donc c

'est peut-être urgent de la continuer.

On va finir qui termine la cabane et puis on va sortir. Je pense que la pluie

s'est calmée, donc on va sortir.

C'est l'aventurier du dimanche.

Marine, j'ai rien besoin de lui dire. Marine, depuis qu'elle est là, elle va

chercher de l'eau, elle va chercher du bois. Elle a tout à fait sa place.

Claude est magnanime. Il sait reconnaître la valeur de certains

membres de sa tribu.

Au Vietnam, sur le camp des Jaunes, on n'arrête plus les garçons.

On va aller chercher des bambous.

Ramenez de la bouffe.

Allez les gars, ramenez-nous quelque chose.

Que la force soit avec vous.

Et avec votre esprit.

Philippe et Coulet partent en forêt à la recherche de nourriture et de bambous

pour consolider leur cabane. J'imaginais qu'il y avait des cailloux, très

glissants, parce qu'il pleuvait.

Là, je viens de faire une petite glissade.

Là, j'aurais pu me péter un pouce.

Là, si je reviens en plié, c'est fort.

On vient d'arriver sur un arbre liane, je pense, qui est magnifique.

Après

deux

bonnes heures de marche, Philippe et Coulet atteignent enfin le sommet de la

montagne qui surplombe leur camp.

En fait, on a vu des bambous géants. En fait, ça fait un gros buisson avec des

troncs de bambous sur une hauteur de, je ne sais pas, 8 à 10 mètres, 12 mètres.

Et c'est quelque chose de géant.

Et les avoir trouvés, c'est une satisfaction personnelle.

Je n'ai jamais vu des bambous aussi, au moins.

C'est quoi ça ?

Ce n'est pas la canne à sucre, ça, des fois ?

De rien.

J'ai coulé mes coulées, c'est pas de la canne à sucre ça ? Il me dit vas-y

coupe, j'ai coupé et de suite on a vu que c'est de la canne à sucre, donc ça a

été comme un bonbon que vous trouvez au milieu d'une forêt.

Ah ouais, j'ai oublié le goût du sucre, je vous jure.

Là ça fait du bien d'avoir un peu de sucre dans le sang, ça fait longtemps qu

'on n'en a pas eu. Ça fait un coup magique au cœur, ça rappelle la maison

en fait le sucre. Quand je prends mon café et que je vais chercher du sucre

dans ma boîte, ça me fait le même truc.

C'est extraordinaire. On est des chefs.

On est des chefs d'avoir trouvé ça, je vous jure.

Dans le Koh Lanta, faire des treks, ça paye toujours.

Victoire ! La ténacité des deux hommes jaunes a payé. Leurs efforts sont

récompensés. Ça m'a reboosté, c'est bon.

J'avais les jambes coupées.

Et là, j'ai envie de voler.

C'est beau, hein ? J'en trouve pas, je comprends pas.

Tu les vois, toi ?

Marine aussi a bien compris que si les rouges veulent se sustenter, ils doivent

s'en donner les moyens. Et ce soir, la parisienne a envie de manger du crabe.

On va essayer la pêche au crabe. C'est super drôle parce qu'il faut de l

'agilité, il faut le repérer, on le plaque au sol, on l'attrape, il ne faut

pas se faire pincer.

Tu vas me couper un doigt comme ça, tu te fous de ma gueule ou quoi ? Oui, j'ai

voulu lui péter un doigt, c'est un candidat trop dangereux, donc je me suis

dit on va.

On n'attend pas la réunification, on lui coupe la main directe.

C'est mon premier crabe. Il est gros.

Claude, viens.

Claude, admets qu'il est quand même très beau. Il est beau ton crabe, pose-le, je

vais te faire pincer les doigts.

Je fais ça tous les jours, je prends la pêche au crabe.

Moi j'adore.

J'ai attrapé 10 crabes ce soir. C'était ma première.

Je pense que je me suis pas mal débrouillée.

Je vais en parler aux filles. Je pense que je vais réussir à les motiver pour

demain.

Ça va nous permettre de dîner parce que le riz, on l'a mangé à midi.

Si on n'avait pas les crabes, on ne mangerait rien ce soir.

Les filles, demain, il faut que vous veniez. C'est trop drôle.

Tu soulèves les rochers.

Ils sont en dessous. Il faut les choper avant qu'ils te pincent.

Je n'aime pas les bêtes à pinces.

Pourtant, je les mange.

C'est bien. Ah, il y a un gros nœud.

C'est incroyable.

Wafa et Audrey ne font rien. Et en plus, elles le revendiquent. C'est dire si

elles se sentent intouchables sur le camp.

La même chose de l'autre côté, c'est parfait.

J'aimerais bien relancer le feu un peu.

Prends un chapeau, là-bas, il y a un chapeau, il souffle.

Moi,

je rigole.

Ça va les filles ? Ça se passe bien la soirée ? À vous ! Ça va, vous êtes déjà

en pyjama ? Pas mal le butin de ce soir.

Voilà, bien grillé, tout le monde pourra se faire plaisir.

Les filles, demain, il faut revenir, c'est trop drôle.

Déjà, on ne serait pas rentrés à la nuit, on aurait deux gamelles de plus.

Donc ça va, ce n'est pas compliqué de retourner des pierres pour rattraper des

moules.

C'est juste que je prends mon temps avant d'y aller.

On n'est qu'à la moitié du jeu.

J'aurais tout le temps d'aller pêcher le crabe.

Je dis rien pour l'instant.

Moi, c'est vrai que je suis la dernière venue.

J'ai pas envie non plus de me mettre tout le monde à dos en étant celle qui

met la mauvaise ambiance en arrivant.

Je fais des petites réflexions, mais je sais que ça ne va pas changer grand

-chose. Les garçons nous ont toujours couvés, même moi aussi, depuis le

départ. Donc aujourd'hui, c'était le sommet.

On n'a rien foutu.

Marine, elle a bougé, elle a été chercher les feuilles pour la maison.

Toi aussi, c'était la même chose. Oui, je lui ai donné un coup de main.

Pardon,

mais voilà, elles ont fait le rire. Je ne dis rien, voilà.

C'est bon, quoi.

L'intention de Marine de motiver les filles était louable, mais utopique.

Aujourd'hui, seul un séisme de forte magnitude aurait pu secouer Audrey et

Wafa. Ce soir, c

'est sous la pluie que les huit dos se couchent.

J'espère que c'est une petite pluie passagère.

On met toutes les têtes à l'intérieur et puis on se rend les pieds.

Je ne veux pas être là. Il n'y a pas assez de... Il n'y a pas assez de toi.

De toi.

Personne n'a assez de toi.

La tête, elle soit à l'abri. Les pieds, ils seront à l'air.

Voilà, ça soude.

Je n'étais jamais venu ici.

Pour finir une journée de merde.

C'est mieux de tourner vers la droite.

Vers la gauche aussi.

Aucune libido ici, je te jure.

Après cette nuit très pluvieuse, les Rouges n'ont pas le choix. Ils doivent

de toute urgence reconstituer un stock de bois sec.

On avait beaucoup de réserves de bois et forcément on a dû tout balancer cette

nuit parce qu'il y a tellement plu qu'on fallait le faire tenir.

Ma nuit a été totalement pourrie, mais comme celle de tout le monde. Le toit de

la cabane protège le milieu.

On avait peut-être la tête et les opaules de protéger, mais le reste, on a

été pas mal trempés toute la nuit.

Là, il va falloir envisager sérieusement de peut-être descendre le feuillage de

la cabane. Mais je pense qu'après la nuit pourrie qu'on a tous passé, tout le

monde va être motivé.

Marine est optimiste à en croire la position horizontale de ses consoeurs.

Je crois que c'est la pire nuit qu'on a pu passer ici.

Voilà. Pour elle, les filles, il ne faudrait pas tarder à faire le riz.

Puisque là, le soleil monte et si on veut manger avant de partir à l'épreuve.

Abdella aussi aimerait bien que les filles sortent de leur torpeur matinale.

Mais là non plus, ce n'est pas gagné.

Regarde le soleil déjà là.

Allez, tu me lèves la bouche, la bouche, le riz, ça va ? J'ai dit qu'il ne faut

pas trop tarder à faire le riz. Eh ben moi, je te le dis, je vais le faire.

Moi, je disais qu'il ne fallait pas tarder à faire le riz.

Et Audrey, avec son accueil du matin, m'a dit, mais t'inquiète, je vais le

faire, le riz.

Là, je vais me lever, je vais aller laver mes habits et je comptais faire le

riz, mais moi, je pensais le faire un peu plus tard.

Et puis, on le mangera à l'heure qu'on le mangera, c'est pas très grave.

Une heure plus tard, Audrey s'attèle enfin à la cuisson du riz. Mais le mal

est fait, car dans l'eau, la colère gronde.

Les garçons ne supportent plus l'oisiveté des deux jeunes femmes.

Faut en sortir une des deux. Merci.

C'est une question d'éthique.

Je tourne ma veste parce que voilà, moi j'ai fait 20 jours, j'ai supporté

pendant bien une bonne dizaine de jours les filles.

Et en 10 jours, les parleries, il n'y a rien eu de concret dans leur activité de

tous les jours.

Donc après l'arrivée de Marine, c'est là qu'on voit vraiment la différence entre

quelqu'un qu'on veut et quelqu'un qui se laisse vivre.

C'est gentil. Non mais voilà, pourquoi je te dis ma pensée ? C'est un plaisir.

Claude m'a dit qu'en fait, à mon arrivée, ils s'étaient tous mis d'accord

pour me faire partir, vu que je n'étais pas rouge depuis le début avec eux.

Et il m'a annoncé que là, ils étaient en train de changer d'avis. Ça fait

quelques jours déjà que ça me travaille, tu vois. Depuis que tu es arrivé, je te

regarde, je sais ce que tu fais. T'es droite et tout, rien à dire.

Ça me fait plaisir, je vais verser une petite flamme.

Il m'a observée, il a vu que je participais, contrairement à Audrey et

Wafa. Et du coup, ils étaient en train de se demander si leur choix ne se

porterait pas sur une des deux filles en cas d'élimination.

Attention.

Mes valeurs à moi, elles sont celles-là pour le moment.

La sentence du patron Claude est tombée et son jugement fait loi sur le camp.

Audrey et Wafa sont menacés en cas de conseil.

Pour Marine, au contraire, c'est un soulagement.

J'étais persuadée de partir en cas d'élimination. Maintenant, si la donne

change, moi ça m'arrange. Si ça se passe comme ça, je suis enchantée.

De toute façon, vous me direz avant au cas où et je serai comme vous.

Les jaunes, eux, sont bien loin de ces attermoiements. Le soleil brille et l

'ambiance est au beau fixe sur le camp.

Ça détend les muscles un petit peu, ça fait vraiment du bien aux jambes.

C'est ce qui nous porte le plus toute la journée, dans toutes les épreuves, dans

les trecs, nos jambes et nos pieds sont très très importants. Seul ombre au

tableau ce matin, l'état physique de Véronique.

La doyenne de l'aventure a toujours très mal à la jambe. La jambe, je sens

toujours ma douleur, c'est sûr.

Et là, ce matin, quand j'ai voulu me lever d'un coup, ça m'a refait un coup.

C'est une elongation, donc ça se soigne avec du repos. Ici, on ne peut pas avoir

de repos, donc elle peut tenir encore, je pense.

Après, il faut voir jusqu'à quand. Il faut que ça tienne.

Il faut que ça tienne.

Puis bon, c'est vrai que ça fait 20 jours, je ne mange pas beaucoup, j'ai

maigri.

C'est l'usure, c'est la fatigue, c'est le corps, il encaisse, il encaisse, il

encaisse.

Ça y est, là, c'est la fin des haricots.

Véronique, on va essayer d'y faire attention lors des prochains Jeux, qu

'elle ne force pas trop sur cette jambe.

C'est sûr que si on a de la course à faire, ça va être très, très dur pour

nous. Enfin bon, on en bave.

On en bave.

Donc, on croise les doigts pour que le prochain Jeux paye bien.

On a voulu faire trop longtemps, et trop longtemps.

Les jaunes sont inquiets et il y a de quoi car la jambe de Véronique va être

soumise à rude épreuve.

Message ! Sans coordination, c'est l'élimination.

Les défaites précédentes, c'était le manque de cohésion, le manque de

coordination d'ailleurs. Et puis les deux dernières, c'est des erreurs. On va

éviter de faire des erreurs et plus de coordination et de cohésion dans l

'équipe. On a une grosse pression parce que je crois que c'est une cinquième

défaite d'affilée.

pour les jeunes, donc c'est très très compliqué quand on arrive sur les jeux

maintenant pour nous, parce qu'on a une pression face à 8 adversaires, on est 4,

on a un peu la mine enfarinée, même quand on a de la force, on sait très

bien que c'est dur de gagner contre eux, donc voilà, il faut se motiver et y

aller. Je pense que c'est une épreuve qu'il faut gagner, quoi qu'il arrive, on

n'est pas beaucoup, donc il faut rester minimum à 4.

Les jaunes n'ont plus le choix, s'ils veulent rester à 4 dans l'aventure, ils

doivent remporter cette immunité. Et ainsi... Mettre un terme à leur série

noire de quatre conseils consécutifs.

Bonjour à tous.

Véronique, je vois que vous avez un important bandage à la cuisse, vous êtes

légèrement blessée.

Ça va aller. Apte à participer à cette épreuve ? Tout à fait. Alors les jaunes,

il faut être capable de redécoller, un, pour rester à quatre, et deux, pour

obliger les rouges à aller au conseil et les obliger aussi à éliminer quelqu'un.

Et pour ça, il faut gagner l'épreuve d'aujourd'hui, une épreuve totalement

inédite. Vous découvrez devant vous des barres métalliques coulissantes.

Vous serez quatre de part et d'autre.

et vous serez attachés aux extrémités. L'objectif, c'est d'aller récupérer un

dragon au bout d'un parcours et d'être la première tribu à revenir ici devant

moi. L'équipe qui l'emporte est dispensée de conseils.

Deux informations.

Un, les barres ne sont pas de même longueur. Et deux, vous allez disputer

cette épreuve sur le même parcours. À vous de choisir votre voie. Parfois, il

y aura plusieurs portes.

Soyez malins !

Ne confondez surtout pas vitesse et précipitation. C'est sans doute dans la

tête que ça va jouer. Ok ? Je vais récupérer l'immunité.

Les rouges, tirage au sort. Deux hommes et deux femmes ne participent pas. On va

commencer par les femmes.

Wafa, Audrey, Marine, Laurence, tendez le bras.

Retournez la main.

Ouvrez.

Audrey, Marine, venez me rejoindre.

Deux garçons dans l'équipe rouge seront exemptés aussi aujourd'hui.

Tendez le bras, retournez la main, ouvrez.

Claude et Valentin.

Une fille et un garçon, une fille et un garçon.

Ce qui peut être précis, donc je pense qu'il faut y aller vraiment. C'est très

intelligent, tu vois, pour bien passer les trucs. Parce qu'on doit recommencer,

puis on part comme des bombes.

Tu vois, ça ne va pas le faire.

Vous êtes liés 4 par 4 et j'espère pour vous que c'est pour le meilleur.

Concentrez-vous et que le meilleur gagne.

Attention.

3, 2, 1, go !

Le jeu des araignées, c'est tout nouveau sur Koh-Lanta.

Et le secret pour avancer rapidement, c'est d'être coordonné.

Aurélie prend le commandement de l'araignée jaune et ça paye. La

benjamine a compris que pour passer entre les obstacles, il faut faire

coulisser les barres auxquelles sont attachés les aventuriers.

Côté rouge, Boris n'a pas encore la bonne technique.

Aurélie dirige et Véronique se surpasse. Les jaunes ont un obstacle d'avance sur

leurs adversaires.

Mais les rouges gagnent

du terrain.

Ça y est, les rouges ont enfin compris le fonctionnement de leur araignée. Et

il était temps, car les jaunes, eux, ont déjà rejoint leur dragon.

Ils doivent maintenant faire le chemin inverse pour le déposer sur son socle.

Les rouges ont refait leur retard et ils rattrapent même les jaunes qui sont

totalement bloqués.

Avantage aux rouges. Pour la première fois, ils prennent la tête de la course.

Il ne leur reste plus que deux obstacles à franchir. Alors que les jaunes, eux,

sont bel et bien coincés.

Allez, allez, allez, allez. Poussez, poussez les filles, poussez, venez,

venez, viens, viens, viens. Vas-y, tourne-toi, tournez-vous.

Tourne-toi Philippe, va vers là, moi je peux tourner. Allez c'est bon, c'est

passé, c'est passé.

Allez Philippe, lève-toi.

C'est bon, allez c'est bon.

On y va alors, on met un coup d'accélération là.

Il va passer Boris, vas-y.

Vas-y, encore.

Tu peux reculer.

Les dos piétinent, c'est la cacophonie.

Les vagues en profitent pour reprendre la première place.

On y va ! Allez Véro, allez ! Allez Véro, on lâche pas ! Ok, j'ai pas vu à

quel moment l'abri là.

Bah essayez, on va pas rester comme ça statique pendant 1000 ans. Bah recule

Laurence. Wafa est une compétitrice. Malgré la fatigue, elle ne baisse pas

les bras et elle a raison. Les jaunes ne sont pas loin, rien n'est perdu.

Tournez, va là-bas.

Coulez à droite, non à droite.

Les rouges ont effacé sans problème le dernier obstacle.

La victoire va se jouer au sprint.

Les rouges sont juste derrière vous.

Posez !

C'est gagné pour les jaunes, bravo ! Les

jaunes,

j'ai envie de vous dire, enfin, la voilà cette victoire dans une épreuve d

'immunité. Vous l'attendez depuis des jours et des jours.

Vous venez de mettre fin à quatre défaites consécutives.

Et vous n'irez pas au conseil ce soir.

Voilà la bonne nouvelle. Et vous resterez à quatre.

Véronique, quel sourire radieux. Ah oui, je suis contente.

Je suis super contente.

Et là, c'est une bonne récompense. Enfin, on se l'est bien gagnée. On a

vraiment forcé.

Un mot sur Véronique.

C'est la championne. C'est la championne. On savait qu'elle avait un

grand mental. Là, on l'a vue avec une blessure.

Jusqu'à la fin, elle n'a pas lâché.

Ça va Wafa ? Essayez-vous, essayez-vous Wafa.

Elle va tomber, elle va tomber.

C'est bon, c'est bon.

Elle est toute blanche.

Elle est toute blanche.

Ça va mieux Wafa ? Oui.

Quels sont les symptômes ? Vous avez mal où ? J'ai mal au ventre et je ne tiens

pas debout. La tête qui tourne un peu, les étoiles.

Vous sentez que ça va mieux ? Ça revient petit à petit ? Oui, ça revient.

Ça va, je crois. Ça va ? Allez, hop ! Je vais vous aider.

Hop là ! Est-ce que ça va mieux ? Ouais, c'est bon.

Un effort important comme celui de cette épreuve, une déshydratation, la fatigue,

le manque de nourriture, ça occasionne parfois des malaises comme ceci. J

'espère en tout cas que vous allez retrouver très vite la forme et je pense

que la défaite aussi y est pour quelque chose parce que c'est la première fois

que vous perdez une épreuve d'immunité, la première fois que vous avez la

perspective d'aller au conseil.

Véronique, c'est à vous symboliquement que j'ai envie de remettre ce totem pour

l'ensemble de l'équipe des jaunes.

Merci.

Pour toute l'équipe des Jaunes, et plus particulièrement pour vous, parce qu

'aujourd'hui, je sais que c'était dur.

Bravo. Merci.

Je suis contente.

Chez les Rouges, il y a de la déception, c'est normal.

Et pour vous, le premier conseil de cette nouvelle équipe rouge, il va

falloir réfléchir, et réfléchir vite, parce que c'est ce soir que je vous

attendrai pour voter. Et malheureusement pour l'un d'entre vous, l'aventure s

'arrêtera brutalement à la nuit tombante. Les Jaunes, encore une fois,

bravo. À ce soir, les Rouges.

Les vangues rentrent radieux sur leur camp.

Rien n'est jamais perdu sur Koh Lanta, la preuve.

Pour la première fois depuis bien longtemps, le conseil se

fera sans eux.

On fait une victoire au jeu et je pense que c'est une victoire bien méritée.

Elle a été gagnée haut la main.

Il n'y a pas à discuter parce qu'on avait quand même notre Véro qui était

blessé. Et on leur a fait voir qu'on était là et qu'on n'a pas lâché. La fin,

c'était physique.

Tu n'as pas lâché, c'est super. Je vais serrer les dents et je crois que je suis

coupée. Ils ne sont pas prêts de l'oublier leur Véronique, la maman du

groupe, qui s'est battue comme une lionne.

malgré la douleur. Je suis allée quand même. Il fallait qu'on gagne.

Véronique, la classe.

Elle avait mal à sa cuisse. Il y avait des montées, il y avait des descents.

Elle a dû subir un peu.

Elle a tenu jusqu'au bout.

Parfaite. Elle a survolé cette épreuve comme une petite jeune de 20 ans. Elle a

fait voir que sa présence comptait au sein de notre équipe.

C'est une bête.

Franchement, je lui dis chapeau. Elle le sait. De toute façon, je lui ai toujours

dit super Véro.

Les jaunes sont sereins.

Mais ils le savent, les dos, eux, vont devoir éliminer quelqu'un.

Donc, ouais, j'espère la retrouver à la réunification. C'est mon allié, quoi. Et

ça m'embêterait trop, trop qu'elle sorte. Elle n'a pas tout montré encore.

Elle a plein de choses à montrer.

A plusieurs kilomètres de là, les Rouges, eux,

rentrent groggy sur leur camp.

Surtout Wafa, qui n'a toujours pas récupéré de son malaise à la fin du jeu.

Là, t'es bien ou pas ? Je suis bien.

On veille sur elle attentivement pour pas que ça se reproduise.

Et puis, si elle devait rechuter, qu'on puisse appeler rapidement le médecin et

l'infirmière pour qu'ils interviennent.

Ça va être amoureux, Jean.

Repose-toi, s'il te plaît.

J'essaie de m'être reposée un petit peu.

Je vais nettement mieux, là. Je récupère vite, ça va.

L'heure fatidique du conseil approche. Pour la première fois depuis la

recomposition des équipes, les Rouges vont devoir éliminer l'un d'entre eux.

Mais Wafa n'est pas inquiète.

Moi j'y vais plutôt sereine. Je sais déjà pour qui je vais voter.

C'est jamais un moment agréable, mais malheureusement en ayant perdu, on est

obligés de l'affronter. Donc on va essayer de rebondir au mieux. C'est sûr

que Marine est arrivée en dernier, donc la logique voudrait que ce soit elle qui

parte.

Je préfère éliminer une ancienne jaune qu'une rouge. Je pense qu'il y a pas mal

de personnes qui pensent la même chose que moi.

Donc ce soir, c'est Marine qui risque de sortir.

Les deux amies sont confiantes. Elles ne se doutent pas une seconde de ce qui se

trame dans leur dos. Car c'est bien leur tête, à elles, qui est mise à prix ce

soir au conseil. On préfère voter sur le mérite et garder Marine.

Parce que sur le camp, clairement, celles qui sont en deçà, c'est Audrey ou

Afar. C'est vrai que ces derniers jours, Wafa et Audrey ne m'ont plus laissé

aller. Donc peut-être que mes votes partiront là-dessus.

Je suis sereine, j'ai entendu des petites conversations qui me laissent

penser que je reviendrai ce soir. Maintenant, sur Koh Lanta, on n'est

jamais vraiment fixé.

Tu peux voir bien ces petits cheveux là, c'est parfait.

Ça va être un vote sanction.

Audrey et Wafa ne le savent surtout pas. Il faut garder le maximum de secret pour

faire le maximum de surprises, le maximum de bruit au moment du conseil.

C'est-à-dire que tout le monde garde sa langue et ça reste comme ça.

Il y a des gens avec qui je m'entends très très bien ici.

Audrey, ma meilleure rencontre de Koh-Lanta pour l'instant.

Et Claude, c'est mon pote.

Non ! J'aurais beaucoup de mal à être stratégique envers eux.

Tu me vois direct ! Tu me vois direct ! Il y aura de grosses exceptions pour l

'une des deux ce soir.

Surtout qu'elles pensent, toutes les deux, que c'est Marine qui va sortir.

Ouais, c'est bon.

Discuter avec Valentin, ce n'est pas un secret. On sait pour qui on va voter ce

soir. Voilà, c'était juste pour reconfirmer notre choix.

Wafa me demandait furtivement si je votais toujours pour Marine. Et puis, j

'étais plus dépourvu. J'ai dit, oui, normalement, c'est ce qui était prévu.

Sauf que depuis cet après-midi, les plans ont changé.

Mais le problème, c'est ce qui me gêne un peu.

Après, c'est le jeu. C'est qu'elle ne s'en doute pas du tout.

Audrey et Wafa sont au cœur d'un véritable jeu de dupe. C'est une leçon

que veulent leur donner les autres membres de la tribu.

L'heure du conseil est venue.

Qui sortira indemne de ce poker menteur ? Audrey et Wafa ont du souci à se

faire, à moins que Marine, la dernière venue chez les Rouges, ne fasse les

frais d'un revirement stratégique.

Grande première pour les Rouges qui ne sont jamais venus au conseil depuis la

recomposition des équipes. Cela marque la fin d'une série très impressionnante

de 4 victoires d'affilée dans les épreuves d'immunité. Et cet échec n'est

pas le fruit du hasard. Il est en fait la conséquence d'une désorganisation

globale sur le campement. Et ce soir, malheureusement, ils vont devoir pour la

première fois depuis longtemps penser à l'élimination d'un des leurs.

Au moment où je vous parle, 3 aventuriers, 3 femmes se sentent plus

menacées que les autres. Marine ?

la dernière arrivée chez les Rouges, mais aussi Wafa et Audrey, à qui l'on

reproche une certaine passivité sur le bivouac.

Bonsoir à tous.

Bonsoir. Alors une fois n'est pas coutume au Conseil, j'ai envie de vous

dire bravo.

Parce que vous avez tenu quand même 12 jours, 12 jours d'invincibilité face aux

Jaunes. Et la première chose que je voudrais voir avec vous ce soir, c'est

essayer de comprendre ce qui s'est passé dans cette défaite d'aujourd'hui.

Adela. Il y avait peut-être un manque de niaque qu'on avait.

d'habitude et là... Pourquoi ? Je ne sais pas, c'est peut-être l'euphorie de

la victoire facile.

Wafa, est-ce que c'est la fatigue qui explique aussi cette défaite ? À ce

stade du jeu, on est tous un petit peu affaiblis, mais le pire de tout ça,

comme disait le message, c'est coordination et on a manqué de

coordination sur ce jeu et c'est vraiment ce qu'il fallait. Alors Claude,

vous avez passé toute cette épreuve à mes côtés et à un moment, vous m'avez

dit... De toute façon, même si on perd, c'est peut-être un mal pour un bien

parce que ça fera une bouche de moins à nourrir.

Disons que nous, on est dépréparés au fait qu'on ne pourrait pas faire un

grand chelem. On savait très bien qu'à un moment ou à un autre, on aurait une

épreuve qui nous serait peut-être un peu moins favorable.

Maintenant, un conseil, ça reste un conseil. Il faut surtout se sentir

menacé. Il n'y a pas de personnes qui sont au-dessus du lot, qui sont plus

indispensables que d'autres.

Ça vous embête d'être là, Boris ? Franchement, non.

Je trouve que c'est bien de faire une mise au point. Le ciel est bleu, tout va

bien. À un moment, c'est bien de se poser des questions, c'est bien de se

remettre en cause tous ensemble.

Est-ce que le ciel, il est un peu ambrageux en ce moment, Boris ? Je pense

qu'il peut le devenir très, très, très, très rapidement.

Pourquoi ? La répartition des tâches.

Claude et Abdella se lèvent tous les soirs pour le feu. Ce n'est pas le cas

de tout le monde.

Alors, qui en fait moins ? Clairement, les filles.

à part Marine qui vient d'arriver et qui fait un maximum d'efforts.

Pareil pour aller chercher la nourriture. Clairement, tous les

garçons, on se bat tous pour aller chercher à manger.

Et les filles, non.

Clairement non.

Claude, c'est une aventure à deux vitesses dans l'équipe des Rouges

aujourd'hui ? Un petit peu, oui, quand même, malgré tout.

Il ne faut pas nier qu'on est quand même les premiers debout, les derniers

couchés. Est-ce que ce que vous me dites ce soir... Cette aventure à deux

vitesses, avec des gens qui font beaucoup de choses et d'autres beaucoup

moins, vous l'êtes dit tous ensemble sur le camp ? Non, parce que moi je n

'attends pas qu'on me dise de faire quelque chose pour le faire. Je n'ai pas

envie de donner des ordres de directive, juste que chacun prenne ses

responsabilités. Et il y en a qui ne les prennent pas ? Il y en a qui ne les

prennent pas.

Mais c'est vrai que Laurence, Wafa et Audrey ont besoin d'être coachés. Wafa,

je vous sens agacée. Je suis tout à fait d'accord que j'en fais beaucoup moins

sur le camp qu'eux. Non, mais ils peuvent nous le dire directement.

T'as fait quand même trois petites remarques, Wafa. Ouais, mais même.

Je vais pas te les faire sur un papier non plus.

Vous avez essayé, Claude, de lancer quelques messages.

J'ai fait la remarque une ou deux fois. Je vais dire, moi, après, je vais pas

insister si les gens sont pas réactifs.

Et si leur propre chef à eux, ils estiment qu'ils n'ont pas spécialement à

en faire, tant pis, moi je continue mon aventure, je continue à être honnête

avec moi-même. Je comprends tout à fait, c'est clair que je vais faire des

efforts. Mais c'est vrai que moi je suis comme ça, c'est mon petit caractère, ça

boue en moi tout ça.

Mais je ferai des efforts tout simplement.

Ce ne sera pas de gaieté de cœur ? Ce ne sera pas de gaieté de cœur parce que j

'aurais préféré qu'on me dise des choses en face et pas qu'on me jette des petits

pics comme ça.

« Ecoute Wafa, maintenant, vas-y, il faut vraiment y aller, il n'y a pas de

problème. » Donc on arrive là, qu'on débatte, qu'on blablate, et là, ça m

'énerve. Donc il me l'aurait dit en face, et pas « il faut aller faire ci,

il faut aller faire ça ». Ils vous l'ont dit sur le camp ? Ouais, mais pas comme

ça. Et de l'entendre comme ça, ça me fait chier.

Carré, j'aime bien les choses cash, c'est tout. Il me le dit comme ça,

Franco. Ou alors, vas-y, viens avec moi, on va chercher ça, viens, on va faire

ci, il n'y a pas de problème.

Audrey, est-ce que vous comprenez ce sentiment partagé par les garçons ? Bien

sûr, comment je pourrais ne pas le comprendre ? Pourquoi pas avoir réagi

avant, alors ? Donc, des fois, par la fatigue, etc., j'ai envie, mais je n'y

arrive pas.

Personnellement, depuis que Marine est arrivée et que je vois Marine bouger

dans tous les sens, je me suis quand même bien rendue compte qu'il y avait un

petit malaise. Donc c'est vrai que ça fait deux jours que j'essaie de me

remuer, je vais chercher l'eau.

Cette nuit, je me suis occupée beaucoup du feu, malgré la pluie. Est-ce que ça

va faire avancer les choses, Claude, la discussion de ce soir ? Franchement,

moi, ça m'égale. Je ferai mon collantage. J'essaierai de faire

toujours le maximum sur le camp pour ceux qui sont avec moi. Maintenant,

Wafal me déçoit dans ce qu'elle dit ce soir.

Maintenant, après, ce n'est pas grave. Je passerai l'éponge là-dessus. Ce n'est

pas un souci.

Je ne m'arrête pas sur les détails de ne pas reconnaître et de faire comme tu

réagis là, comme tu fais réagir. C'est exactement ça que je n'aime pas chez

toi.

Marine, qu'est-ce que vous pensez de tout ce qui s'est dit ce soir ? J'ai été

très, très, très surprise que les garçons les protègent autant. Les

garçons, je pense, se sont trop laissés faire.

Ça ne se serait pas passé chez les jaunes.

Ils se sont laissés peut-être un peu marcher sur les pieds.

En tout cas, Je crois que cette discussion, elle a eu le mérite d

'exister. Parce que si j'en crois Wafa, tout ça était resté à l'état de petites

remarques, mais pas de réflexion très nette. Le problème, c'est qu'il a fallu

venir au Conseil pour vivre ça et pour entendre tout ce que vous avez entendu

ce soir et pour peut-être un peu vider votre sac.

Mais qui dit Conseil dit vote et qui dit vote dit élimination.

Abdelha, vous êtes le premier à aller voter, allez-y.

Je vote pour toi, Valentin, parce que je sais que t'es à bout physiquement et

psychologiquement, et que tes proches te manquent, voilà.

À vous, Claude.

Marine, c'est avec regret que je vote pour toi ce soir.

Mais malheureusement, la cohésion du groupe prime sur le copinage.

Allez-y.

Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout de

suite au dépouillement.

Marine. Marine.

Valentine.

Audrey.

Audrey.

Egalité, deux votes contre vous, Marine, deux votes contre vous, Audrey.

Un seul contre Valentin.

Audrey.

Audrey.

Ce dernier bulletin ne changera rien à l'issue du vote. Audrey.

Audrey.

Audrey. Veuillez récupérer votre sac, allez chercher votre flambeau et venez

me rejoindre.

Vous trouverez le feu, c'est votre vie. Sur Koh Lanta, les aventuriers rouges

ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.

Avant de partir, vous pouvez leur dire un dernier petit mot.

Je leur souhaite bon courage à tous.

Certainement qu'une fois de plus, ma gentillesse m'a fait défaut.

Mais ce n'est pas très grave, je me servirai de ça pour avancer dans la

suite des événements.

Bon courage à tous et bat-toi pour moi.

C'est un coup de tonnerre pour Audrey qui ne s'attendait vraiment pas à sortir

si tôt de l'aventure.

Ses compagnons ne supportaient plus ni son apathie, ni son manque d'initiative.

La semaine prochaine, c'est la réunification.

Bienvenue à la maison. Les cartes sont redistribuées. Ça va filer droit les

mecs, maintenant qu'il y a plus de filles. Là, ça va être de plus en plus

dur. Les jaunes sont en minorité, mais les alliances passées refont surface.

Sa parole, je sais qu'il la tiendra comme il l'a toujours tenue.

Tout est chamboulé.

Tactique, tout le monde, c'est stratégique. Maintenant, c'est parti à

fond. Alors, qui va accrocher le bon wagon ? J'ai confiance en plus personne.

Les gens, ils disent ce qu'ils pensent qu'ils veulent, et j'en ai rien à

foutre. Qui sera laissé sur le bord de la route ? Maintenant qu'on est en

individuel, je pense qu'il faut faire ça les plus forts.

Moi, je ne jouerai pas mon aventure sur un coup de dé. Un jour, on partira

demain. Tu sais ce qui se passera demain soir.

Koh-Lanta, le grand chambard de mort ? Extra-garde.

Eh bien, on dirait chez moi pétard.

C'est vendredi prochain, à 20h45, sur TF1.

Nos bonnissons ne sont pas terminés. Tu crois ? Ouais.

J'ai l'impression d'avoir été trahi aujourd'hui.

Je croyais qu'on était tous soudés, je croyais qu'on était tous honnêtes. Et en

fait, je me rends compte que j'étais face à beaucoup de mange-merdes, si je

puis dire.

J'ai confiance en une personne vraiment, c'est Wafaa. Je sais que là-dessus, il n

'y a pas de problème.

Après, je croyais avoir confiance en Laurence et je vois que je me suis

trompée.

Ma foi, la petite Barbie m'a bien mis dans sa poche.

Audrey, je vote contre toi, car j'ai décidé que c'était toi qui en faisais le

moins sur le camp.

Je préfère privilégier des gens qui sont aussi bien actifs dans les épreuves que

dans la vie sur le camp. Tu es la fille la moins active du groupe. De tous, tu

es la moins aventurière. Tu es la moins aventurière et la moins méritante.

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