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Bonsoir, soyez les bienvenus au sud du Vietnam, nous sommes ici au cœur de l
'Asie éternelle, celle des bambous et des rizières, entre jungle et mer de
Chine, l'aventure est partout.
C'est au Vietnam, dans ces forêts épaisses, nimbées de brume, ces rivages
inquiétants, que les aventuriers de Koh Lanta vont se mesurer à la nature et aux
autres. Je suis pas venue là pour me faire des amis, c'est clair.
Elle est là à faire de la lèche à tout le monde, moi ça me fatigue.
Ça veut dire quoi ? Que je sers à rien sur l'île ?
Je suis bien content que ce soir, il y en ait une déjà qui va prendre son sac
et qui va parvenir.
La vengeance, c'est un plat qui se mange.
Ils sont de tous âges et de toutes conditions.
Ils ont eu le courage de quitter les leurs et leur quotidien bien ordonné
pour se lancer dans l'inconnu.
Ces naufragés volontaires vont connaître le pire et le meilleur.
Ça va marquer les mémoires de tout le monde.
Découvrir ça, c'est merveilleux. C'est un rêve d'enfant. Alors qui saura
supporter la souffrance physique ?
Koh Lanta, c'est très dur.
Et aller au-delà de ses limites ? Pour tous, c'est l'expérience d'une vie. Au
départ, 18 aventuriers. À la fin, il n'en restera qu'un.
Dans l'archipel de Kandao, au sud du Vietnam, les hommes et les femmes se
rendaient coup pour coup dans les épreuves.
La victoire pour les jeunes ! Bravo les rouges ! Mais après huit jours d
'aventure, tout a été bouleversé.
Koh Lanta évolue, vos équipes n'existent plus. C'est un cataclysme sans précédent
pour les naufragés.
Fini les hommes contre les femmes.
Désormais, les deux tribus sont mixtes.
D'un côté les dos, les rouges, emmenés par leur capitaine, Jennifer.
Ils ont remporté l'épreuve d'immunité. C'est gagné ! Bravo ! Et en plus, ils
ont eu le privilège de choisir leur campement. Vous décidez d'aller où ?
Rouge ! Sur le camp des Rouges, vous êtes la nouvelle tribu d'eau.
Jennifer, Audrey, Wafa, Laurence et Boris, les anciens membres de la tribu
des femmes, sont ravis de ce changement d'air.
C'est le grand luxe par rapport à chez nous les jaunes.
Ils partagent désormais leur nouveau camp avec trois hommes, Claude, Valentin
et Abdela. Le jeune éducateur sportif est d'ailleurs sous le charme de ses
nouvelles coéquipières. Ça me fait plaisir la mixité dans l'équipe. C'est
chaud. C'est le chaud lapin, c'est sûr.
De l'autre côté, c'est plutôt la soupe à la grimace. Les anciens membres de la
tribu des hommes ne sont pas à la fête.
Je déteste le jaune.
Philippe, Alain, Jean-Pierre, Coulet et Véronique, qui ont rejoint la nouvelle
tribu jaune, n'en reviennent pas. Comment les filles ont-elles pu vivre
dans un tel dépotoir ? Pourri.
Le mot pourri.
Dégueulasse, lamentable.
Ça fait 8 jours qu'ils étaient là, ils n'ont même pas entretenu rien.
Les idées n'ont pas fusé.
Aurélie, Marine et Virginie.
Les trois rescapées de la tribu des femmes sont penaudes, gênées d
'accueillir leur compagnon dans un tel dénuement. Ils ont totalement raison, c
'était le souk. Mais elles sont aussi heureuses de ce grand changement. Ah, c
'est génial, franchement.
J'adore le coup de cible.
Ce qui n'est pas le cas d'Alain. Le camargué n'a pas supporté ces nouvelles
conditions de vie.
Il a dû être évacué vers l'hôpital de Saigon, où il est toujours en
observation.
Et au conseil, c'est Virginie, la coiffeuse hyperactive du Var.
qui a fait les frais de ce remaniement.
C'est le
dixième réveil des naufragés et ils ne sont déjà plus que six dans l'aventure.
Virginie a été éliminée et Alain est toujours en observation à l'hôpital.
Mais ce matin, la tribu compte un septième membre d'un genre un peu
particulier.
Il y a un petit singe qui vient d'arriver.
On dirait qu'il n'est pas bien grand.
La première fois de ma vie que j'approche un singe à à peu près 10
mètres, un singe sauvage du Vietnam, c'est très émotionnel.
Pour moi qui n'ai jamais voyagé de ma vie, qui n'ai jamais pris l'avion,
découvrir ça, c'est un rêve d'enfant.
Approcher un singe en pleine nature, c'est un rêve qui se réalise pour
Philippe. Alors que pour ce macaque à longue queue, c'est une surprise de
trouver des êtres humains sur son territoire.
Je n'en ai jamais vu comme ça en vrai, dans la liberté.
C'est génial, c'est mignon en plus.
C'est excellent, après les tortures.
Philippe est malin comme un singe. Il a bien vu que son lointain cousin
grignotait quelque chose.
Moi, ce que mange un singe peut être mangeable par nous, par nous les
humains. Et pourquoi pas essayer ? Donc j'ai essayé de manger une toute petite
racine qu'il avait épluchée, j'ai coupé.
Déjà ça a un goût de citron.
Un peu âpre.
Si le singe en mange, c'est un mammifère.
Vu la création de l'être humain qui descend du singe, donc ce qu'il a mangé
avant, je ne pense pas que ça peut être aussi pour nous.
Je vois pas qu'un singe qui mange riz pourrait lui faire mal, parce qu'on est
conçus exactement pareil.
Le singe et nous, on est les mêmes.
Ça change du manioc et du riz.
C'est le légume.
On espère que c'est pas ni diurétique ni laxatif, mais on verra bien ce soir. Si
le singe le mange, y a pas de raison, on est des grands singes.
C'est des petits fruits ?
C'est une horreur. C'est trop fort.
Tu vois, je ne descends pas du singe.
Non, je vais lui laisser.
Tu vas sauter de liane en liane.
Moi, je ne mangerai pas la même chose que le singe. J'ai peur qu'au niveau
digestif, ça pose de quelques problèmes que ce soit.
Donc, je vais me mettre en retrait. Je vais regarder un petit peu comment ça se
passe. Là que ça pique, moi, ça m'inquiète.
Écoute, on verra ce soir. On a mangé pas mal.
Si vous me voyez courir quelque part, vous comprendrez.
Jean-Pierre est prudent et il a raison. Dans la jungle, quand on ne connaît pas,
mieux vaut s'abstenir de goûter.
Chez les Rouges, Claude n'a pas ce genre d'état d'âme. Quand il a faim, il mange.
Ce n'est pas plus compliqué que ça.
Mange-le.
Direct.
Mange comme ça, dans ta bouche.
Sur ma vie, les petits comme ça, ça reste rien.
Il n'y a rien dedans.
Il n'y a rien celui-là, c'est une crevette.
Peut-être Audrey ? Bon, c'est parti.
Si tu le cuis, il n'y a plus rien, il s'évapore.
Il part en fumée.
Pas question pour les filles d'avaler un crabe cru.
Ou tout autre animal d'ailleurs.
Ce matin, ce sont plutôt de mets virtuels dont elles se délectent.
Une bonne baguette aussi.
Oui, une bonne baguette. Moi, c'est un.
Petit déjeuner. Un bon café au lait, tartine, viennoiserie, croissant.
Et là... Boris, lui, n'en a cure.
Ce qu'il veut, c'est du concret. De quoi remplir son estomac. Le jeune homme est
affamé. Le fait de ne pas manger, la fatigue, la fatigue.
Je suis un petit peu juste avant le point de rupture. J'arrive encore à
repousser un petit peu mes limites, mais je suis en phase vraiment un zombie.
Moi, je suis quelqu'un qui marche énormément à l'énergie. Donc, quand je n
'ai plus d'énergie, j'ai vraiment l'impression que je ne sers à rien. Et
là, c'est le cas.
Je n'en peux plus. Je me ressemble à un squeletteur.
Boris est abattu. Son estomac rit famine.
Et après dix jours de privation, son moral aussi est atteint.
Ce qui n'est pas le cas de Véronique. Au contraire, la doyenne de l'aventure est
sur un petit nuage. Elle qui se croyait condamnée.
Égalité. Trois votes contre vous, Virginie. Trois votes contre vous
également, Véronique.
C'est vrai que quand je voyais mon nom sortir, ça fait un petit pincement. C
'est dur de voir son nom.
Mais quel soulagement quand j'ai vu que c'était Virginie à la fin.
Virginie.
Je pense que ce sera comme ça à tous les conseils. Mon nom sortira tout le temps,
souvent, parce que je suis quand même le maillon faible de toutes les équipes.
Virginie, peut-être ne s'en doutait pas.
Et elle a donné beaucoup, beaucoup hier.
Elle n'arrêtait pas. Hier, je n'ai jamais vu ça. Elle allait chercher l'eau
et tout ça.
D'autant plus que ça me faisait de la peine. Parce que je ne sais pas si elle
imaginait ça. Je ne sais pas si elle l'avait compris.
Véronique a raison. Les ex-jaunes ne s'attendaient pas du tout à l
'élimination de Virginie. Une élimination que Marine et Aurélie
aimeraient bien comprendre.
Je ne sais pas encore s'ils ont formé une alliance des anciens rouges ou s'ils
ont juste éliminé Virginie parce qu'ils estimaient qu'elle n'avait pas sa place
dans l'équipe.
Après, j'attends de voir la prochaine élimination. Si c'est encore une
ancienne jaune, effectivement,
je me dirais qu'il y a alliance.
On ne pense pas que les rouges fonctionnent, qu'ils veulent aller tous
les cinq ensemble jusqu'à la fin, enfin tous les quatre, vu qu'il n'y a plus
Alain. Mais ils font pour le bien de l'équipe et je pense que ce sera les
moins forts qui vont sortir.
Les deux filles sont circonspectes. Alliance des ex-rouges ou simple
concordance des votes ? L'avenir leur apportera peut-être une réponse.
En attendant, les ex-rouges, eux, ne regrettent pas du tout la coiffeuse du
Var. Car depuis la recomposition des équipes, c'est plutôt l'absence de leur
sac resté sur leur ancien camp qui les chagrine. C'est clair que là, on est
obligé de mettre des vêtements des autres. J'aime pas ça.
Déjà...
par rapport à l'hygiène et tout. Les pulls, on est étriqués comme ça.
Les poignées, c'est des garrots. Ça nous sert aux chevilles, ça nous sert aux
poignées. Même les chaussettes, on ne peut pas les rentrer. Je vais se repérer
un petit shorty là-bas d'une fille. Il est extra.
Au pire, je pourrais le mettre.
Tu vas tenter le truc.
Au pire. C'est ça. On va se faire la cage au folle.
Allez. Si tu veux.
Si vous saviez comme j'ai envie de récupérer mon sac, mes petites lunettes,
mon bob, mes chaussettes, mes deux slips et mon soutien-go. Oui, ça me manque.
Moi, je pense que tout à l'heure, quand on part, on prend les affaires des
filles dans les sacs.
On met tout là-bas et quand on se voit, on leur donne.
Au pire, si elles n'ont pas amené, on leur dit qu'à la prochaine rotation, ils
nous font passer nos affaires.
Tu crois ? Pourquoi pas ? J'aurais essayé.
Bonne idée.
L'idée de Philippe est vieille comme le monde. Le troc.
Encore fallait-il y penser.
On prend les sacs des filles et on leur donne.
D'accord.
Si elles n'ont pas nos sacs, que la prochaine rotation, elles nous les
donnent. D'accord.
Allez, c'est super.
Sinon, on ne les verra jamais. On a vos sacs. On a vos sacs. On dit demain, vous
amenez nos sacs en échange.
On ne les lâche pas. C'est une très bonne idée, ça.
J'avoue, je n'y avais pas pensé.
Je ne sais pas si on va penser à tout. Nous, en plus, on ne les connaît pas.
Je vais mettre tout dedans. Je ne sais pas qui c'est, mais au moins, ça ne
traîne pas.
Ça, on ne peut pas se tromper.
C'est un Boris.
Ah oui, le pull.
Alors, télépathie ou coïncidence ? Au même moment, à plusieurs kilomètres de
là... Sur le camp des Rouges, Claude a exactement la même idée que Philippe. Un
Valentin, ce qu'on va faire, c'est récupérer toutes les astères et on fait
les sacs des autres.
Déjà tout le monde fait déjà le sien, donc ça c'est fait, après on fait tout
ce qui reste, on sait que c'est aux autres.
Vous voulez pas qu'on fasse les sacs des mecs, là, et on les apporte sur le jeu
de confort ? Bah non, t'imagines, on n'a rien. Mais vous, ils vont faire pareil
de l'autre côté.
Si ils n'ont pas les sacs, on fait quoi, nous ? On verra sur le moment. On verra
si vous reprenez vos affaires.
Ah bah ouais, on ne peut pas dormir comme ça.
On n'y est pas encore, là.
Parce qu'eux, ils ont des XS et des extra shorts, tu vois.
Non mais écoute, on le fait et puis on verra. Ça, c'est un JP.
Il y a son 400 JP là-bas aussi.
Pour nous, les filles, moi, j'ai encore plus de chance parce que j'ai pris...
affaires à JP, donc il est très grand. Son short me faisait un pantalon avec
les chaussettes, donc moi, ça a été, j'ai pu m'en filer.
S'il le voit comme ça, il va pas être content, quoi.
Je vais aller lui le laver, quoi.
Claude, c'est à qui ça ? C'est à Philippe. C'est un casseau rouge, ça,
là. C'est un cage, là, à Philippe, on va lui ramener aussi.
Il sera content de l'avoir.
Je vais lui prendre un morceau de corde et je vais lui mettre dans le sac avant
de partir pour Philippe.
Ce serait mon petit clin d'œil.
pour qu'il puisse finir sa cage.
Les sacs sont prêts et ça tombe bien car le message annonçant le jeu de confort
vient d'arriver.
C'est par perte que le ventre se remplit.
Il y a de la nourriture, ça c'est clair. Je ne vais pas lui péter là.
Je ne vais pas aller comme ça.
Je ne vais pas lui casser.
Bonjour à tous.
Bonjour.
Philippe, ça fait un moment que je ne vous avais pas vu avec ce sourire-là. Je
revis.
Qu'est-ce que vous avez envie de dire à Claude, qui a tout de suite pris l
'initiative de vous la donner ? C'est un dieu.
Il a eu tout de suite l'étincelle.
Là, ça me touche beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Merci Claude.
Les rouges, vous le constatez, les jaunes ne sont plus que 6.
1. Virginie a été éliminée lors du dernier conseil. Et 2.
Alain a été évacué en hélicoptère après un gros coup de fatigue.
Alors, les jaunes, je voudrais vous donner des nouvelles d'Alain.
Il va mieux.
En revanche...
Et le médecin informel, il doit rester plusieurs jours en observation à Saigon.
Par conséquent, il ne peut pas revenir dans l'aventure.
Alain, ce que vous avez eu, c'est un gros, gros coup de fatigue.
Et vous ne pouvez pas réintégrer l'aventure. Vous ne reviendrez pas dans
votre équipe. Vous étiez vraiment un super aventurier, très entreprenant sur
le camp, performant dans les épreuves.
Je ne pouvais pas venir ici sans vous rendre ça.
Votre bambou, avec justement le prénom de ceux qui vous sont chers, ce cœur.
Ma fille a couché juste après que je partais. Je l'ai vue juste derrière le
vitre.
Vous savez que ça manque. Moi, je suis très familier.
C'est j'attire de la monnaie, je vous remercie.
Moi, je voulais juste dire quelque chose, franchement.
Que ce soit Claude, que ce soit Kouné, que ce soit Jean-Pierre, que ce soit
Philippe. Dans ces quatre-là, à mon avis, il n'y en aura un que ça, le
finaliste. Il y en a un qui va gagner.
Jean-Pierre, je sais que vous étiez très proche de lui.
Je perds un compagnon de route et d'aventure.
Un gars extraordinaire de générosité, d'engagement, de bonne humeur.
Philippe, c'était presque devenu un ami en quelques jours. Oui, c'était un ami.
Et il avait beaucoup confiance en moi. Il m'a beaucoup soutenu dans les débuts
du jeu. Il était toujours derrière moi. Je suis vraiment déçu pour lui.
Alors, vous connaissez la règle de Koh-Lanta.
Quand quelqu'un est contraint à l'abandon, c'est le dernier éliminé au
conseil qui réintègre l'aventure.
Par conséquent, les jaunes, vous vous retrouvez aujourd'hui pour ce jeu de
confort. Virginie.
Bonjour Virginie.
Vous réintégrez l'équipe jaune.
Alors, je sais que tout ce qui vient de la France vous manque, et plus
particulièrement en termes de nourriture. Donc, je vais vous proposer,
si vous gagnez le jeu de confort, un brunch.
Un énorme brunch ! Et qui dit brunch dit ? Oeufs
au plat ? Bacon ? Chocolat ? Croissant ? Baguette ?
Jus de fruits frais ? Café ? Thé ? Je n'en dirai pas plus ! Mais pour ça, il
faut gagner.
C'est une épreuve très particulière que je vous propose aujourd'hui.
Il va falloir faire appel à votre mémoire.
Vous allez tous aller à tour de rôle dans une zone où vous découvrirez 12
idéogrammes issus du vietnamien ancien, le nom.
A chaque passage, vous pourrez en découvrir deux.
Si vous trouvez une paire avec deux dessins identiques, vous rapporterez un
drapeau. L'équipe qui plante son sixième drapeau, la première, remporte ce
confort et surtout pourra profiter d'un brunch incroyable.
Alors, du côté des rouges, vous l'avez constaté, vous êtes 8.
Chez les jaunes, 7. Par conséquent, il va y avoir un tirage au sort. Et c'est
un tirage au sort qui ne concerne que les garçons, puisque chez les jaunes, c
'est Alain qui n'est pas là. Par conséquent, vous êtes 4 garçons et l'un
d'entre vous ne participera pas à cette épreuve.
Et enfin, Boris.
Messieurs, ouvrez ! Valentin, c'est la deuxième fois que le tirage au sort vous
désigne.
Attention pour les deux premiers relayeurs, Claude pour les rouges,
Aurélie pour les jaunes. 3, 2, 1, go ! Le principe est
simple, la première équipe qui remporte les 6 paires d'idéogrammes remporte l
'épreuve. Mais attention à ne pas confondre vitesse et précipitation.
Claude revient le premier, mais ça ne veut rien dire, car l'important c'est de
s'organiser. Et ça, Aurélie l'a bien compris.
La jeune Lorraine est méthodique. Pour elle, rien ne sert de courir, il faut
partir à point.
Retour de Laurence.
Deux stratégies s'opposent. Les jaunes prennent le temps d'observer pour mieux
mémoriser, alors que les rouges foncent pour multiplier leur chance de découvrir
des idéogrammes identiques.
Toi t'as pris ou t'as pris ? Le premier de la ligne du milieu.
J'ai cru selon ton identification que c'était le tien, mais c'est pas le tien.
Alors ici j'ai ouvert celui-là. C'est celui que j'ai ouvert ? D'accord, c'est
celui que t'as ouvert. C'est débagué ça, c'est débagué. Et celui-là j'ai ouvert
alors. C'est le tout en haut.
Non, pas tout en haut.
L'avant-dernier à droite. L'avant-dernier, voilà. Et ça c'est le
cas. Non, c'est un T.
Non, c'est un T.
Écoute, il y en a deux rôles. Il y a le T, il y a un truc qu'on n'a pas
découvert. En dessous, il y a le sien. Voilà.
Je crois que c'était le même.
Là, ça fait un quart comme ça.
Et là, il y a deux retours.
Et le premier en bas, là, c'est un quart.
Un quart avec juste un retour.
Virginie a vu juste.
Certains idéogrammes se ressemblent à un détail près qui change tout.
L'un signifie eau, l'autre feu.
Victoire ! Philippe est le premier à découvrir une paire. Il doit maintenant
rapporter le premier drapeau de son équipe.
C
'est
la cacophonie chez les Rouges.
Personne n'écoute personne.
Jean-Pierre est parti. Avant-dernier relayeur chez les Jaunes, il restera
coulé.
Ah, ce satané idéogramme en forme de K.
Il y a deux paires pour chaque tribu qui se ressemble.
Claude, lui aussi, tombe dans le panneau.
C'est les deux mêmes ? Ah non, c'est un K avec deux flèches et un K avec une
flèche. Ils sont trop naves, putain.
Regarde-moi.
Tu montes, tu arrives à la bouche.
Deux panneaux, là.
Un qu'on n'a pas encore ouvert et un ici, il y a le K.
Et le câble est au milieu, mais pas là à gauche.
C'est lui qui joue, c'est le mauvais. C'est le milieu.
Les chiens, regardez les chiens, ils font n'importe quoi.
Il y a un chien qui est comme ça.
Non, il y a un chien qui est comme ça. Non, attends, Laurence.
Il y a un chien qui est comme ça, mais il a deux virgules derrière. Il y en a
un en bas, si vous avez trouvé, il a qu'une virgule derrière.
Coulez !
Et venu à bout du cas, il rapporte un deuxième drapeau pour son équipe.
Ça y est, Laurence vient de découvrir la première paire des
rouges.
La mémoire des aventuriers tourne à plein régime. Ils ont vu tous les
idéogrammes.
Reste maintenant à se souvenir où.
drapeau avec Philippe, il en manque un. Cinq paires sur six trouvées pour les
Vangues. Marine n'a plus qu'à découvrir la dernière paire d'idéogrammes pour
gagner.
La victoire pour les jaunes,
bravo !
Bravo ma bête, on a trouvé un.
Non,
il n'y a pas de peur de chance.
Regarde le terrain sur lequel c'est expliqué, regarde le nôtre.
Le terrain, la différence, elle est là.
Bravo les jaunes, quelle belle victoire. Une victoire facile, puisque vous avez
réussi à planter six drapeaux, alors que les rouges en étaient à un seul. Mais d
'abord, je voudrais revenir avec vous les rouges. Je vous ai entendu tout à l
'heure évoquer la chance ou la malchance. Abdella, vous pensez
sincèrement que c'est dans ce domaine-là que vous avez pêché ? Non, non, pas du
tout. Mais je pense que c'est clair, ils ont été mieux organisés. Et puis il y a
peut-être aussi le premier facteur chance où d'un coup on en ouvre deux,
qui les fait bien partir et après, voilà. L'aspect chance sur Koh-Lanta, il
faut le mettre de côté, je crois.
Il faut de l'organisation, il faut de la concertation, il faut du dialogue et
surtout de l'écoute.
Pas tant de se parler, c'est se dire les bonnes choses au bon moment.
Donc sous les conseils d'Aurélie, on a mis en place la stratégie qui a payé
plein pot puisqu'on a mémorisé au sol non seulement les emplacements, mais les
pictogrammes qu'on avait mémorisés à tour de rôle et savoir ce qui ne devait
pas être ouvert et ce qui devait être ouvert.
Imaginez ce brunch, ici, dans cette jungle, à quelques mètres seulement.
Profitez-en les jaunes et régalez-vous.
Allez-y.
Les dos sont tulsérés. Ils rêvaient de ce brunch qui vient de leur passer sous
le nez. Et ça, ils ont du mal à le digérer. Je suis saoulée parce que ça m
'énerve. Il n'y a que des épreuves de logique, des nœuds à défaire.
Il faut mémoriser, c'est bon, ça me gêne.
Il faut admettre la défaite, c'est tout.
Moi aussi, je suis super mauvais perdant, mais là, il faut l'admettre. À
nous de se remettre en question. Ils ont été meilleurs, je le dis. De se remettre
en question et de ne pas faire les mêmes erreurs, tout simplement.
Ils nous ont mis une raclée.
Moi, je n'aime pas perdre, c'est tout.
Il va me falloir un petit moment pour redescendre. Ça fait mal. Moi, j'ai
faim, je n'aime pas le poisson.
J'ai des marduries.
Cette défaite met en avant des petites choses.
Je pense en particulier aux filles, voire Boris.
peuvent être faibles psychologiquement.
Moi, je crois que en rapport poids-puissance, je suis celui de tout
le monde avec qui il y a le moins à manger.
Parce que j'étais avec les filles, on était rationnés.
J'ai jamais gagné une épreuve de confort.
Je crois que je vais... Ouais, mais je suis un peu 30 kilos de plus que toutes
les filles, là.
Là, je te rassure. Là, je te rassure.
Tout dans le même panier, là. Moi, je fais 80 kilos. Bon, on s'en fout que c
'est 80 kilos. On a tous fait un. On crabe la dame.
J'ai failli mettre 20 mètres à l'heure en courant.
Ah, nous, non.
Moi je ne supporte pas les personnes qui réagissent comme ça, surtout après une
épreuve. Moi aussi j'ai failli faire un malaise il y a deux jours, je ne vais
pas bien, j'ai faim, les filles aussi.
Il ne faut pas jouer que pour sa propre petite personne parce que ça ne sert à
strictement à rien. Et ça aide plus qu'autre chose et moi ça m'énerve. Si on
commence à faire chacun ses chichis de son côté, à part ceux des unis, on ne
peut pas tout gagner. On sait qu'on ne peut pas tout gagner, donc voilà, ce n
'est pas la mort. On a quand même un kit de pêche, on peut toujours espérer après
des trucs, il y a encore des crabes, il y a encore du riz, on n'est pas non
plus, on ne va pas mourir.
La défaite elle est toujours amère, elle fait chier, mais ça va, je veux dire, on
va s'en rem J'ai faim.
J'ai faim.
Il y a du fromage ! Il y a du fromage ! Pour les vangues, fini les crampes d
'estomac, les petits étourdissements, la sensation de faim, ces saveurs, ces
odeurs, ils les avaient presque oubliées en 10 jours d'aventure.
Pour tous, ce brunch en pleine jungle, C'est comme un avant-goût de paradis.
C
'est
pas le meilleur petit déj de votre vie ? En tout cas le plus mémorable.
On en rêvait, ça fait une semaine qu'on en rêve. On s'était tous dit, le premier
repas qu'on prend en rentrant en France, c'est un brunch.
Avec du pain, des oeufs, des jus, des pains, tout ce qu'il y a là. Et là, on
ne va pas laisser une miette, on va tout finir.
Là, c'est la vie qui reprend.
Et puis, du bonheur.
Ça fait dix jours que je n'ai pas pris de petit-déjeuner.
Pour moi, c'est l'extase.
On fait confiture, fromage, chocolat.
J'ai déjà commencé à prendre un petit peu de fromage parce que c'est vraiment
l'envie que j'avais le plus.
Oh là là, c'est un pion bonheur. Je vais y manger tout partout.
Ce mélange de sucré-salé, c'est terrible parce que la confiture, le beurre, la
baguette française, tout ça et les viennoiseries, ça y est, on se croirait
chez nous. On est en pleine jungle, c'est magnifique. C'est la touch
française. C'est un vrai moment de bonheur partagé avec une équipe
réunifiée parce qu'on fait une belle équipe d'expérience. Je suis sûr qu'en
face, ils se sont dit, les anciens, on risque de les croquer.
Les gros bras, ça peut servir, mais pas toujours.
Et voilà la preuve.
Qui est-ce qui veut du café ? Moi, je veux du café.
Vous sentez l'impression de... De trop plat. De trop plat. Moi, j'ai l
'impression que ça sert.
C'est une bonne impression.
Pour la première fois depuis le début de leur aventure, les jaunes sont repus. Et
ils sont aux anges, même si une remarque d'Abdella, après le jeu, leur reste en
travers de la gorge. T'as encore de culot vilain à nous dire ça.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Ils ont de la chance.
La chance, surtout pas là-dedans.
On est trop fort. Je passe pour une quiche. Ils ont de la chance.
Ils vont être verts. Toutes les journées, ils vont se ronger.
Là, c'est dispute à gogo.
T'as vu déjà qu'il y a trois chefs là-dedans ? Jennifer,
Claude et Abdela.
Ça tirait dans tous les sens. Mais non, pas ça.
Abdela, on l'aimait pas pour ça parce qu'il voulait s'imposer et des fois c
'était pas bon. Si vous étiez resté l'équipe du départ, vous auriez sorti
Abdela ? Oui.
Les vangues ne sont pas tendres avec le jeune éducateur sportif qui de son côté
essaie tant bien que mal de remotiver ses troupes. Mais la tâche est ardue,
voire impossible.
Là, j'essaie de me dépêcher de rentrer avant que le soleil tombe, parce que je
vais aller au coquillage.
Parce qu'en plus, là, on vient de perdre une épreuve, donc on est un peu aigris,
le ventre vide.
Si je ramène pas mal de coquillages pour tout le monde, on en rigolera.
On a du mal à se relever, je pense, de cette défaite.
Ils avaient été plus forts que nous, pas plus d'intelligents, parce qu'on est
très intelligents, mais un peu plus...
Les rouges sont abattus. Ils en rêvaient de ce brunch.
Car ils ont tous très faim. Là, c'est vraiment que je survis. C'est version
zombie.
Physiologiquement, je suis le moins bien nourri de tous, des deux équipes, parce
que je suis dans l'équipe des filles.
Les filles font 50 kilos, j'en fais 80.
Je vais toujours manger leur ration.
Là, dès que je fais un mouvement brusque, je vais mettre 29.
Ça a suscité l'idée que lui souffrait plus de la faim parce qu'il était plus
grand et plus costaud.
Après, je crois que ça ne change rien. Je pense que tout le monde souffre
autant de la faim, que ce soit grand, petit, femme, garçon.
Non, il ne faut pas non plus que ça l'empêche de faire des tâches.
Sinon, il n'a qu'à sortir du jeu, si il n'est pas bien.
Moi, je trouve que Boris parle un peu trop pour sa petite personne alors qu'on
est une équipe. Je pense que c'est se plaindre pour se plaindre. C'est un
homme, mais nous, on est des fins, donc on est plus faibles.
Il faut accepter sans trop se plaindre. Moi, je préfère le mettre de côté parce
que sinon, on ne va pas s'entendre.
Décidément, Boris et les filles ne sont plus du tout sur la même longueur d
'onde. Pire ? Ces dames ne pardonnent plus rien à leur chevalier servant du
début de l'aventure.
L'avenir s'annonce orageux chez les dos.
Au Vietnam, les jaunes ont facilement remporté le jeu de confort.
La victoire pour les jaunes, bravo ! Et c'est au tour d'un véritable festin qu
'ils ont pu savourer leur victoire. C'est pas le meilleur petit déjeuner de
votre vie, là ? Alors que de leur côté, les rouges, eux, ont eu du mal à digérer
cette défaite. Ils nous ont mis une raie clé. Moi, j'aime pas perdre.
En rapport poids puissant, je suis celui de tout le monde avec le moins mangé. Je
te rassure. On est tous aussi faibles, je te rassure. On a même panier, là. Je
fais 80 kilos. On s'en fout, tu fais 80 kilos, on a tous fait un. On crève la
dame.
Chez les Vangues, l'ambiance est au beau fixe, malgré l'absence de leur ami
Alain. Ils sont ragaillardis et Virginie a facilement retrouvé sa place au sein
de la tribu.
Un petit peu, c'est une famille en fait, quelque part. Et en fait, ces valeurs
que je n'avais pas trouvées au démarrage et que je trouve maintenant.
C'est à qui ça ? C'est à moi.
Et elle est revenue gonflée à bloc pour prouver que c'est une battante, que même
si elle parle beaucoup, comme elle le dit elle-même, elle parle un petit peu
dans tous les sens, elle aime bien être dans cette équipe, elle s'y trouve bien.
Tellement que j'ai le ventre plein, je coule, je n'arrive pas à flotter.
Ah oui, là on est content, on a réussi à bien manger.
Surtout le fromage ! On n'a pas le matériel de pêche, mais on a le ventre
plein. Ça fait bizarre, ça sonne pas vide.
Au moins on vient d'écrire une nouvelle page de Koh Lanta, avec une équipe
vraiment soudée, sans aucune tension.
Là on arrive cool, on est...
Mais bon, on a été grandiose et ça, ça les a écœurés. En 20 minutes, ça a été
bâclé. Les jaunes sont euphoriques. C'est l'expérience des anciens qui a
parlé face à la fougue des jauneaux. Mais ils n'oublient pas pour autant que
c'est surtout grâce à la benjamine de l'équipe qu'ils ont gagné.
Aurélie, c'était la chef des scouts. Elle nous a dirigés comme des enfants.
Là, là, là, droite, gauche, machin, allez-y, bing, ça a tombé.
Ça a été bradé en une demi-heure. Elle nous a tout de suite guidés sur la
tactique. On l'a vraiment appliqué à la lettre et voilà, ça a payé.
Aurélie, elle est étonnante.
Elle n'a pas l'air comme ça, mais elle sait beaucoup de choses. Elle est très
rapide dans sa tête.
À gauche, quand j'ai entendu la logique du jeu, je me suis dit, ça, il y a moyen
de gagner.
Mais Maurice, c'est quelque chose que je fais souvent, que je pratique dans mon
niveau.
Je savais exactement comment on devait s'y prendre et ça a bien fonctionné.
Aurélie travaille avec des jeunes.
Tout le monde est prêt ? On se motive, on y va ! Et elle est elle-même restée
une grande enfant, terrifiée à l'idée de vieillir.
Là, on me dit, alors, c'est quand le mariage ? C'est quand les enfants ? Et
aujourd'hui, à 26 ans, je pense qu'il y a plein d'autres choses à voir que je n
'ai pas vues, plein de choses à faire.
Et je me dis que bientôt, c'est trop tard.
Pour moi, c'est encore un bébé.
Un bébé ? Un bébé ? Pour moi, c'est encore un bébé. Sa tutu, elle l'a gardée
jusqu'à ses 21 ans. Elle dormait avec.
Je ne sais pas, peut-être qu'elle a peur de l'avenir.
On grandit trop vite. Moi, je ralentis. Je ralentis le temps.
Vous allez chacun dans votre cabane, on va commencer le jeu.
Dans son centre de loisirs, c'est elle qui dirige. Et il faut que ça file
droit.
Là en bas, regardez, il y a plein de trous, tout le monde peut rentrer, ça va
pas. C'est les ennemis, ils rentrent par là. Il faut savoir être autoritaire pour
ne pas se faire bouffer.
Hé, je suis en prison ! Salopé, viens ! Aurélie est dynamique, survoltée, et
elle n'a pas sa langue dans sa poche.
Surtout en cas de défaite.
L'important, c'est pas de participer, c'est de gagner.
Avec les enfants, je leur dis ça. L'important, c'est de participer.
Mais non, sinon, si c'est pas pour gagner, moi, je joue pas.
Non, je suis pas sûre de moi, mais voilà, comme quoi, le temps passé avec
les petits à jouer aux mémories, c'est payant.
J'aurais jamais cru. Ouais, qui l'eût cru ? Grâce à Aurélie, les jaunes se
couchent de bonne humeur et unis comme jamais. L'élimination de Virginie n'est
déjà plus qu'un lointain souvenir.
La veillée autour du feu. Au final, ça fait du bien. Sous les étoiles. On le
faisait tous les soirs.
Vous avez vu une gourde qui traîne par là ? Oui, moi.
On a ramené notre bonne humeur sur votre cas.
On a ramené la bonne humeur, on a ramené de là-bas, on a pris de là.
Nous on n'est pas clubbers, on est brunchers.
On est amenés au brunch.
Ça me fait plaisir d'avoir renoué avec la cohésion, l'envie, le groupe, le
sourire. On n'est pas bien là.
Franchement, une journée comme ça tous les jours. Voilà, c'est le top. Tu vois,
tous les jours tu gagnes, tous les soirs tu fais le feu, tous les soirs tu
délires et tu vas jusqu'au bout de l'aventure. Et un brunch tous les jours.
J'allais te dire, tous les jours tu bouffes.
Plus on aura des moments comme ça à partager ensemble et plus il va y avoir
plus qu'une équipe.
On est les jeunes maintenant.
Les jeunes gagnants.
C'est l'esprit léger et le cœur en joie que les sept rescapés entament leur
dixième nuit de l'aventure.
La nuit a été beaucoup moins festive du côté des Rouges. Et le réveil est
difficile pour Claude et Abdella, qui ont lutté jusqu'au petit matin pour
conserver le feu.
Le feu, on l'a fait perdre au moins trois fois cette nuit facile.
C'est vrai que le feu a été difficile à tenir. Du fait qu'on n'ait pas assez
aussi de stock de bois.
C'est la pire année que j'ai passée depuis que je suis là, je crois.
C'est sûr qu'on n'a pas de la verve.
On est dans la merde.
Il y a des cas, c'est pas grave. Je prends un tronc d'arbre sur lequel ils
sont appuyés et c'est parti.
Je ne sais pas pourquoi le bois ne prend pas bien.
Tout ça, ça devrait prendre quand même.
Merde. Je trouve que demain, ça va être partie des priorités. Ça va être
chercher du bois à fond.
Maintenant on va mettre la pression à tout le monde pour aller chercher une
grosse quantité de bois. Ce qui agace les deux trentenaires, c'est le manque d
'implication des autres membres de la tribu. Une nonchalance qui n'avait pas
sa place dans l'ancienne équipe des hommes.
Quand on était que les garçons, c'était plus facile, tout le monde était plus
actif. On était 8 ou 9 à aller chercher du bois, là on est 3. Les filles quand
elles disent qu'elles y vont, elles ramènent 3 brindilles. Il est beau notre
feu.
Moi, si ça continue, je vais laisser le feu s'éteindre. Et puis après, on verra
si demain, ils sont capables de le rallumer ou comment elles vont gérer.
Peut-être qu'on n'a pas de feu.
Dans leur ligne de mire aujourd'hui, les filles et en particulier Jennifer.
Si on perd l'immunité, on va choisir Jennifer.
Elle-même nous a avoué un peu des signes de fatigue et faiblesse. Il faut en
tenir compte lors de nos choix après.
De ne pas éliminer quelqu'un qui a encore de l'énergie, de la niaque, qui
est à 100% physiquement et psychologiquement. C'est sûr que ça va
être la tête de liste.
Abdela et Claude aimeraient transmettre un peu de leur énergie à leurs
compagnons d'aventure.
Du bambou à foison, ça sent la radeau tout ça.
Les impliquer dans la vie du camp, en un mot, les réveiller.
Les rouges, vous avez la patate ou pas ?
Vous êtes chaud bouillant ? C'est quoi là ? Ok, message.
On va vous réveiller peut-être.
Confectionnez votre radeau pour assurer votre salut.
C'est clair, on doit faire un truc de compétition.
Les autres sont très pros au niveau de cette activité.
Surtout avec Philippe qui est vraiment très minutieux, qui a beaucoup d
'expérience dans ça.
Donc si on ne s'y met pas maintenant, on risque pas de gagner quelque chose. Donc
on va essayer de se réveiller quand même parce qu'on n'a pas gagné.
On y va ? Ouais.
Allez, on n'a pas de temps à perdre.
Abdella a raison, il ne faut pas traîner pour construire un radeau compétitif. D
'autant que les jaunes ont eux aussi trouvé leur bambou.
On pourra le transporter jusqu'à la plage, au chantier naval de Philippe. Là
je tremble, je suis en trance.
La trance du radeau.
C'est mon rêve, fabriquer un radeau.
On est comme des enfants qui doivent monter leur mécano, donc ça nous plaît,
c'est un truc de garçon ça.
Les ventes sont à pied d'oeuvre, emmenées par l'architecte en chef,
Philippe. Le radeau est prévu là-dedans depuis longtemps et ça brûle en moi là.
Il n'y a pas de souci. On va faire une fusérienne.
Bon alors, moi je pensais faire deux gros poters, les nouer entre eux,
et après faire un devant et un derrière.
Et moi ce que je pensais faire, c'était essayer de faire un petit gouvernail.
Et un moteur, tu sais le faire ? Un hydravion on va faire.
Philippe, c'est le maître d'oeuvre de mon équipe depuis le début. Et il est l
'artisan de tous les grands projets, de tous les grands chantiers à mener. Pour
ça, c'est l'homme fort.
Tu sais qui sait faire les nœuds ? Tu sais faire ? Je regarde.
En fait, c'est impressionnant.
La rapidité à laquelle il fait ses nœuds, il gère, il a la même précision
et tout, c'est fabuleux.
10 minutes, le radeau, il est fait.
Il y a intérêt à me déconcentrer.
Philippe a pris les choses en main, le travail manuel, les nœuds, c'est son
métier. Et en plus, il s'est préparé.
Depuis plusieurs mois, le rempailleur de la Drôme a tout calculé, tout mesuré
pour construire le radeau idéal.
Donc ça, c'est la fabrication du radeau de Freddy, mais avec le petit plus de
Philippe. C'est-à-dire que j'ai pensé à un petit gouvernail qui nous permettra
de gagner du temps dans la direction à prendre ou à adopter pour aller plus
vite pour battre l'équipe adverse.
Attendez les gars, allez moins vite parce que... La technique du drômois a
fait des émules et tout le monde met la main à la pâte.
On va aller au bout du monde avec.
L'entreprise, Philippe Anco, tourne à plein régime.
Ce qui est loin d'être le cas sur le camp des Rouges.
Les idées fusent, certes, mais l'organisation est pour l'instant
hésitante. Vous vous rappelez un peu du radeau de Freddy de l'an dernier, le
catamaran ? Je pense que ça peut être pas mal.
Ouais, moi aussi.
C'est pas un catamaran, c'est chaud à faire.
Si on n'a pas la technique de corde et de ficelage, c'est chaud.
On n'a pas le choix, on va essayer.
Moi je pensais que plus c'est fin, plus c'est long, plus c'est rapide.
Comme les pirogues.
Moi je le voyais comme ça, maintenant si vous voulez faire autrement, on peut
faire autrement.
La faute à Freddy si on ne fait pas le kayak.
Et qui c'est qui est calé un peu sur les nœuds ? Boris t'es calé ou pas ? Pas
spécialement. Pas spécialement.
Ça sert à rien ça.
Tu fais attention lui-même tout seul, ça sert à rien. Moi je vous écoute sur les
nœuds. J'ai jamais été marin, donc c'est pas moi qui vais... Ouais, comme ça
direct ? Ouais, je suis pas sûr. De nous quatre, il n'y en a aucun qui est expert
en nœuds.
Personne n'a jamais construit de radeau.
Donc voilà, ce qui peut nous manquer par rapport à l'équipe adverse, c'est l
'expérience. On l'a serré et je sais pas comment on l'a fait. Et bouge parce que
j'en fais des sales nœuds.
C'est pas ces bons nœuds, là. C'est pas les nœuds de marin, c'est les nœuds de
la rue, non. Les nœuds du bitume.
Ah, enfin ! Les filles rejoignent les garçons pour construire leur ado.
Mais l'accueil des hommes
est plutôt glacial.
Les gars, vous voulez quoi ? Vous préférez qu'on aille à Blob chercher du
bois pour le café ? Bois et faire le riz.
Et le riz, on n'hésite pas. Sur le camp, on n'est pas bien du tout au niveau des
réserves de bois.
Donc là, les quatre filles sont parties chercher du bois jusqu'à temps qu'on
finisse le radeau. C'est mieux comme ça.
Après, elle aurait pu ramener une idée, mais bon, elle aussi, elle pense au
radeau de Freddy.
Ça n'a rien qu'à faire, au final. Il vaut mieux qu'elle fasse les tâches sur
le camp.
Mais attends, Claude, on va s'asseoir seulement sur quatre ? Ouais, quatre, c
'est parfait, quatre.
Ok, c'est parfait.
Je pense que les filles sont aussi capables, les garçons, d'aider dans la
manière de construire un radeau, parce que nous aussi, on est tous aussi
intelligentes. Nous aussi, on est à l'école, nous aussi, on sait comment ça
fonctionne. Mais bon, Claude a un caractère vachement dominant, vachement
autoritaire. Vous n'arrêtez pas d'entrer dans le bois. Non, non, ça n'arrête pas,
non. Et comme je suis naturelle comme ça, et que je n'ai pas envie de me
prendre la tête juste à faire le bois, que le radeau soit construit, et puis en
plein milieu, on viendra voir quand même ce que ça donne.
Jennifer fulmine.
Les garçons n'ont que faire de la vie des filles, qui c'est vrai, ne se sont
pas pressés pour les rejoindre.
On va aller chercher de l'eau aussi.
Ces dames n'apprécient pas d'être, une nouvelle fois, reléguées au fourneau. Je
suis complètement frustrée pour ce radeau. C'est l'immunité, donc l
'immunité on veut l'avoir les 8, donc on aurait dû faire les 8 les radeaux.
C'est pour se disputer, ça sert à rien, on va donner notre point de vue, ils
vont nous dire qu'ils sont pas d'accord avec nous.
Pour dire quoi ? Que je sais mieux que toi, que tu sais pas ? Ça m'intéresse
même pas.
Les filles m'ont dit, Laurence, calme-toi, on reste tranquille, on dit
rien, on laisse faire. C'est vrai que je n'étais pas du tout d'accord de partir
dans ce sens-là. J'aurais voulu que les hommes, ils écoutent. Parce que malgré
qu'on n'a pas leur force, on a des idées.
Sur le camp comme chez elle, près de Lausanne, Laurence veut sortir des
clichés. Laurence est un peu plus que la petite blonde sympa. C'est ça que je
veux prouver aussi aux gens.
Laurence, ça fait 10 ans qu'on est ensemble, je la connais. C'est vraiment
beaucoup plus qu'une blonde bimbo.
Elle a vraiment un cerveau.
qui est énorme.
J'ai des oreilles partout, j'ai des yeux partout.
La bande ne va pas me la faire à l'envers, je le saurais.
Alors, comment y vont tes ongles ? Colanta arrive à point nommé dans la vie
très ordonnée de cette styliste ongulaire qui aime prendre soin d'elle
-même et des autres.
Ma vie est trop organisée, trop réglée aujourd'hui. J'ai besoin de l'inconnu, j
'ai besoin de me voir moi, de me dépasser, de me surpasser, de me
changer.
Elle rêve d'aventure, mais elle adore sa vie.
Laurence est une maman comblée qui a besoin de montrer de quoi elle est
capable. Je veux prouver que le mythe suisse n'est pas ce qu'on dit, dans le
sens où on n'est pas lent, on n'est pas un peu à côté de la plaque. On est des
Suisses très réveillées.
Là, aujourd'hui, j'étais la seule à vouloir me rebeller, alors je n'ai pas
voulu le faire à me rebeller toute seule. Mais il faut qu'on s'interpose,
qu'on montre notre caractère et qu'on y aille.
Laurence est frustrée. Elle aussi aurait aimé construire son radeau de collantin.
Sur le camp jaune, pas de place pour ce genre d'état d'âme. L'embarcation est
déjà prête et ils en sont tous très fiers.
Là, c'est les finitions. On est en train de nouer l'avant. Je ne sais pas
pourquoi, mais il y a toujours deux cordes en travers.
Ça crée de la tension entre les deux flotteurs. C'est très important.
C'est le principe du catamaran.
Et bonne cadence. Je vais faire du scénothique, moi, derrière.
Des petits casquets, comme sur les vélos. Pour caler les pieds, pour avoir
de la force pour ramer.
Très bien.
Très beau catamaran. Après, on va le vendre.
Voir à côté si on n'a pas des noix de coco et des choses à manger.
J'attaque le pagnon.
Nous, on est dans l'eau.
Aucun effet qui s'enlève ? Là, on est bien. 7, ce n'est pas un bon chiffre.
Donc, on a décidé que le 7e servirait à l'arrière de propulseur.
Voilà, toi, ça, c'est top. Si elle nous fait ça, on a gagné. C'est terrible.
On reprend tout droit. Voilà notre gouvernail.
À droite.
C'est bon, ça va ? Vous vous recevez avant ? Test réussi.
Le radeau flotte et avec Virginie comme gouvernail, il est facile à manœuvrer.
Du coup, les vangues décident de mettre leur embarcation à profit pour explorer
la baie qui fait face à leur camp.
Là, c'est la croisière Samuse.
A but d'oeil, rien de nouveau. La même végétation, la même sécheresse.
Je suis déçue parce que je m'attendais à voir une autre végétation,
éventuellement trouver des bananiers, des palmiers, des choses qui puissent
nous nourrir. Mais en même temps, c'est une expérience bien parce qu'on a vu qu
'il y avait quelques petites rectifications à faire sur le radeau.
Donc il n'y a aucun regret.
Je trouve qu'il est moyen.
On pense qu'il mériterait une petite retouche quand même.
Aïe ! L'esquif est plus fragile que prévu et les nœuds se sont desserrés.
C'est un coup dur pour les jaunes qui pensaient le radeau de Philippe
imbattable et surtout indestructible.
On pensait qu'il était au top mais ce n'était pas le cas donc on va le
refaire. On était partis pour une excursion, on se retrouve à faire des
nœuds serrés, mouillés, c'est moins fun. Qui sait quel que soit le nœud.
Les nœuds de Philippe ce matin je les trouvais géniaux, d'ailleurs on
regardait bien comment ils faisaient, c'était magique.
Il ne fallait pas faire les nœuds que j'ai faits. Personne n'a capité,
personne n'a dit oui, on essaie de faire Philippe, c'est le grand chef, il sait
tout faire.
Philippe, pour l'instant, ce n'est pas une lumière.
Montre-moi, Philippe, comment tu penses au truc.
Tu réfléchis, on a le temps. Ce matin, on s'est précipité pour rien. Oui, on a
le temps, mais on n'a pas la nuit.
Une équipe, c'est fabrication ensemble.
On a un cerveau chacun, on essaie d'en avoir un.
Donc, ils doivent travailler tous ensemble au même moment pour cette
tâche. Mais apparemment, il y a un moment où ça a flotté.
S'il n'est pas fini à la nuit, pas de course pour nous demain.
Ça tombe très vite. Dès que ça passe derrière la colline, ici, c'est mort.
Ça, c'est le point d'attache. Et après, comment on part ? Après, repasser là.
C'est trop le roi du tressage. C'est ça qu'il faut faire. C'est ça qu'il faut
faire, mais il faut des idées.
J'ai soumis l'idée du flotteur en triangle.
À faire un truc comme ça. T'as fait un beau flotteur. Son idée est très très
bonne, donc on l'applique.
Bon, on l'assemblera. C'est ça Philippe ? Ouais c'est bon, on y va.
Moi ça me va.
Attaque. Philippe est beau joueur, il accepte sans rechigner l'idée de
Virginie. Car l'objectif des vagues est clair, gagner.
Les Rouges, eux, sont encore loin, très loin de la victoire.
L'heure est plutôt à la discorde.
Claude a changé d'avis sur le radeau, ce qui agace Abdela. On fait ici deux
flotteurs au bout pour maintenir l'équilibre comme une pirogue. On est
tous l'un derrière les autres et on ne peut pas gagner de deux côtés. On est
fin. On a commencé, on continue.
On va se faire manger dans tous les sens. On va se faire éclater.
Moi je pense que la pirogue c'est la meilleure des choses si on veut
affronter les jaunes parce qu'on sait très bien que techniquement,
tactiquement, ils sont forts. Si on n'ose pas, on n'arrivera pas. C'est plus
qu'un bateau profilé, fin et long, va plus vite qu'un bateau large et à plat.
Ça c'est une logique implacable.
L'idée de l'aviron profilé, moi je trouve ça vraiment intéressant, c'est
pour ça que ça me redonne la pêche. Bon allez, on défait, on rapproche.
On essaye.
Ça me blasse de faire des trucs...
Dans le vent, j'aurais voulu prendre cette décision-là. J'avais dit avant,
moi, j'avais dit avant.
J'aurais bien aimé qu'on sache où on va dès le départ.
Éviter de perdre du temps et de l'énergie.
Et là, il faut le défaire aussi, celui-là. Non, non, juste celui-là, il n
'y a que celui-là à défaire.
Ce n'est pas grave. L'essentiel, c'est de gagner l'épreuve.
Enfin, les deux coques rouges ont remisé leurs ergots.
Ils peuvent s'attaquer à la construction de leur esquif.
en suivant les indications de Claude, qui a été très persuasif.
On en voit, on y va.
Parce que là, on prend du retard.
Allez, on fait les nœuds. On va tout la structure avec tout sur le corps.
Impulsif, direct, Claude aime avoir le dernier mot.
Moi, j'assume ce que je dis, ce que je fais.
Ce qui ne me plaît pas, ça ne me plaît pas. Et pas content, c'est pareil.
Il a du mal à interpréter que les gens ne sont pas de son avis. Moi, je suis
caractérienne. Mais tu es un peu sous collègue. Oui, je suis ronchon. Non, tu
es un peu ronchon.
Il ne faut pas essayer de tricher ou m'empêcher de faire un truc.
Sinon, on va m'entendre, c'est sûr.
La grande fierté de ce trentenaire, ne rien devoir à personne.
Claude s'est forgé une carapace après la disparition de sa maman.
alors qu'il n'avait que 9 ans. Ma force réside peut-être aussi au fait que j'ai
perdu ma mère il y a longtemps.
Tout ce que j'ai toujours fait, je l'ai fait par mes propres moyens.
Les choses que j'ai, je les ai eues parce que j'ai travaillé. On ne me les a
pas données, donc je suis fier de rien devoir à personne, ça c'est sûr.
Depuis, il avance, il fonce même. Et il ne manque de rien.
Chauffeur indépendant à Paris pour des clients fortunés.
Excusez-moi messieurs, vous êtes allés où ?
Claude le débrouillard a réussi à se faire tout seul une place au soleil. J
'aime ce métier pour les simples et bonnes raisons que je suis autonome.
Je n'ai personne derrière moi toute la journée, hormis mon client.
J'aime bien faire les choses pour moi-même. Donc Koh-Lanta, je ne le fais
pas spécialement pour le prouver à quelqu'un. Je le fais parce que je pense
que c'est un bon challenge.
Il y a 100 000 euros à la clé, il ne faut pas non plus se le cacher.
Claude est sûr de lui. C'est une qualité, mais en matière de radeau, il n
'y a qu'un seul juge de paix. La flottabilité. Les rouges vont vite être
fixés.
J'ai un peu la pression là, parce que c'est vrai qu'ils ne voulaient pas faire
un radeau comme ça à la base. Là, j'ai un peu plus pris les responsabilités. Et
si ça ne devait pas marcher, là, ça va être tendu.
Quand tu prends les initiatives qui sont bonnes, ça va. Dès que tu en prends une
qui n'est pas bonne, les gens ne s'oublient pas.
L'embarcation flotte, mais sous l'eau. Il faut faire quelque chose.
Jennifer a bien une idée, mais personne ne l'écoute.
Jennifer s'est proposée pour dire qu'il fallait rajouter un petit peu de l'autre
côté le flotteur et tout. Et puis les garçons nous ont emballés.
Boris a dit on s'en fout, on s'en fout, on y va.
C'est dommage. Je ne pense pas que c'est comme ça qu'on va réussir à faire un bon
radeau.
Je ne vois pas pourquoi avoir fait une tonne de bambou d'un côté et seulement
deux de l'autre. Je ne vois pas pourquoi.
Évidemment, ils sont obligés que ça manque en quantité et que ça ne soit pas
stable. Tu crois que ça va basculer ? Je ne suis pas persuadée que ça va
basculer. Mais persuadée.
Le manque d'écoute, malheureusement, ça n'aboutit pas à des bonnes solutions
parfois.
De toute façon, ils ont leur propre idée.
Ils vont aller jusqu'au bout de leur idée.
Si ça ne marche pas, peut-être.
Les filles ruminent car les hommes rouges n'en ont fait qu'à leur tête.
Et le résultat laisse une nouvelle fois à désirer.
Je suis un peu saoulé aussi parce que c'est moi qui ai pris l'initiative de
faire cette construction-là et elle ne marche pas donc forcément ça me saoule.
Parce qu'à travers mon idée, c'est tous les autres que je pénalise.
Comme ça, sans personne, il va bien.
Il pouvait rester comme ça avec tout le monde dessus.
L'autre regrette l'idée qu'il avait annoncée dès le départ et je pense que
dans cette équipe, on manque beaucoup de communication, ce qui est dommage.
Parce que si on avait peut-être tous échangé nos idées, on aurait peut-être
pu aboutir à quelque chose de mieux.
On est dans la merde.
Désolé. Mon idée, à mon avis, ne marchera pas.
Non mais là, ce n'est même pas la peine qu'on se présente demain avec un bateau
qui coule.
La tribu est totalement démotivée. Tant d'efforts vains.
Avec l'énergie du désespoir, Claude, Boris et Valentin essaient tant bien que
mal d'améliorer la flottabilité de leur embarcation. Mais tous les trois sont
très fatalistes. L'optique de tout le monde, malheureusement, c'est de limiter
les dégâts. Alors ce n'est pas un très bel objectif.
Je pense que c'est la seule chose qui reste à faire, limiter les dégâts. On n
'a plus le choix maintenant, il faut que ça flotte.
Maintenant, c'est trop tard pour changer la structure.
Elle deviendra ce qu'elle deviendra.
De toute façon, on a une épreuve éliminatoire. Si demain on perd, de
toute façon, il y aura une fille qui sautera et puis c'est tout.
Pas question pour les Vangues de penser au conseil. Au contraire, leur radeau
deuxième génération est une réussite.
Je m'épate. Je m'épate encore une fois qu'avant la tombée de la nuit, on a fini
notre radeau et il est comme il est. Il est bien.
Personnellement, je ne reste jamais sur les échecs. J'ai un peu douté de moi,
mais je pense que mon mental a pris le dessus et m'a dit Philippe, ne baisse
pas les bras, tu as ton équipe derrière, il faut gagner.
Nous, les femmes, on cherche toujours le confort.
Alors Philippe, il a des bonnes idées, mais Virginie, elle a été supérieure.
Parce qu'elle lui a dit qu'il faut faire comme ça, comme ça, et il a écouté.
Et grâce à elle, on a un super radeau.
Franchement, je suis contente.
Les jaunes se couchent confiants. C'est sûr, cette nuit, ils vont rêver de
régate.
Ce matin, les rouges, eux, sont beaucoup moins sereins.
Les hommes sont même très pessimistes sur l'issue du jeu, alors ils préfèrent
envisager le pire. Et en cas de conseil, c'est Jennifer qui se ramène celle-là.
On dirait à l'art de Madibou.
Si on va au conseil, les garçons m'ont tous demandé qu'on vote Jennifer.
Ça y est, j'ouvre le soleil, direction du soleil, comme chez moi.
Très important, finance, ça fait des marques et on ressemble complètement
à...
Rien. Jennifer, c'est la fille qui pensait, du haut de ses 23 ans, qu'elle
était battante, qu'elle était forte, qu'elle pouvait faire une aventure
extraordinaire. Non.
Et on s'aperçoit que physiquement, elle ne tient pas, que c'est trop dur.
Je suis en train de me faire un coussin pour être mieux positionnée parce que la
tête à plat, ça me fatigue.
Voilà, elle a pris ça comme des vacances, comme un amusement. Elle n'a
pas pris sa aventure au sérieux et pour aller le plus loin possible et se
dépasser. Donc, on fait en sorte qu'elle sorte.
Voilà. Mais là, on est tout.
C'est comme ça. C'est la dure loi de Koh-Lanta.
Tu vas dormir enfin.
Mais avant de parler du vote au conseil... Oh les gars, message ! Il
faut d'abord perdre cette épreuve d'immunité.
Le riz cuit, hein.
Faut pas se parler de l'estomac vide.
Je fais encore la bronzette partie, hein.
La tortue Highland.
Je porte bien ton nom, on a plein de tortues nous aussi chez nous.
Oh le riz il cuit pas ? On va partir s'en manger alors.
Merde, merde, merde !
Ramé, forcé sur les bras et le ciel vous sourit. Il n'y a pas de problème, on n'a
pas mangé.
Déjà que le radeau, ce n'est pas l'agence touriste, alors en plus, on est
fatigué. C'est toujours bien de manger avant une épreuve, surtout l'épreuve de
radeau qui va demander beaucoup d'énergie.
Je pense que le riz nous aura fait beaucoup de bien, nous aura donné plus
de force, mais ce n'est pas ça qui va nous assommer. On va y aller quand même
d'à fond et on va s'arracher.
C'est une tribu défaitiste et désunie qui se dirige vers l'épreuve d'immunité.
Les dos devront ramer deux concerts s'ils veulent avoir une chance de s
'imposer.
Bonjour à tous.
Alors j'espère que vous avez mis la journée d'hier à profit pour concevoir,
imaginer et fabriquer le radeau le plus efficace possible. Car aujourd'hui, c
'est une régate. Avec au minimum 4 aventuriers sur le radeau. Les 3 autres
pouvant être dans l'eau pour propulser à la nage l'embarcation. Au début, vous
aurez dans chaque équipe 3 rames. Et il va vous falloir passer des balises. Mais
avant la première balise, vous allez pouvoir rencontrer...
Deux bouées, une jaune et une rouge.
À l'aplomb de ces bouées, à deux mètres de profondeur, vous découvrirez trois
rames, trois pagaies supplémentaires. À vous de savoir s'il faut les prendre ou
pas.
Les rouges, les jaunes, si vous voulez, à coup sûr, éviter le conseil ce soir,
il faut remporter l'épreuve d'immunité d'aujourd'hui et repartir avec le totem
qui est remis en jeu.
Merci Valentin.
Les rouges, il n'y a pas de changement par rapport à hier, vous êtes toujours
8. Les jaunes sont 7 et pour respecter l'équité, un des garçons ne va pas
participer à cette épreuve.
Abdella, Claude et enfin Boris.
Attention, on tend le bras, on le retourne, ouvrez.
Boris, venez à côté de moi.
Ok les rouges, vous êtes 7, les jaunes aussi.
Allez vous mettre en place pour le début de la régate.
Attention, 3, 2, 1, go !
Pour rejoindre les bouées, les deux tribus adoptent la même tactique. Trois
femmes dans l'eau et quatre aventuriers sur le radeau.
Les
deux
embarcations sont au coude à coude.
Chaque tribu va maintenant pouvoir récupérer une, deux ou trois pagaies au
choix.
Elles sont immergées à l'aplomb des bouées.
Vous êtes sûrs que vous voulez une autre pagaie ou pas ? Il en faut une ! Il en
faut une ! Juste une, juste une.
Allez, allez, un, deux, trois, y va !
Allez, allez, la bouée rouge, Wafa !
Tiens la corde et tu la suis au fond. C'est un échec. Ni Wafan ni Koulé ne
parviennent à détacher la première pagaie.
Allez, va derrière.
Il en faut une.
Il en faut une.
Allez, c'est parti.
Claude a tranché. Les rouges repartent sans rame supplémentaire. Ils devront
terminer la régate avec seulement trois pagaies. C'est un pari risqué.
Les rouges ont pris le large, pendant que les jaunes bataillent toujours sous
la bouée.
Si il ne l'a pas, on file.
Tiens, allez ! On prend de l'avance, on prend du retard, là.
On ne prend pas de chemin.
Allez, on file ! Ça y est,
les jaunes repartent avec deux pagaies supplémentaires, soit cinq au total. Ils
vont devoir souquer ferme pour rattraper leur retard.
Pas trop.
Patrouille, il y en a un qui doit rester là. Parce qu'on doit aller tout droit.
Nous, on vire toujours à droite.
Ça y est, on est reparti, là.
Putain de merde.
On vire toujours à droite.
On vire toujours à droite, putain.
C'est bien ou à pas ? C
'est
bien ou à pas ? Super WAPA ! À gauche,
à gauche, à
gauche, à gauche !
Les jaunes gagnent du terrain sur leurs adversaires. Pour les rouges, c'est pas
le moment de faiblir.
Les rouges !
J'ai qu'un mot à vous dire.
Bravo, félicitations pour cette belle organisation, pour cette efficacité. C
'est votre deuxième victoire consécutive dans une immunité.
Ce totem, il est pour vous, l'équipe des Rouges. Et Claude, l'architecte naval en
chef, c'est à vous que j'ai envie de le remettre.
Bravo, félicitations.
À ce soir pour vous les Jaunes et à très bientôt pour vous les Rouges.
Les vangues font contre mauvaise fortune bon cœur et pour oublier cette défaite,
quoi de mieux qu'un bon repas d'oursins ? À partir de là, tu en as.
Là, on va essayer d'attraper des oursins pour un peu clémenter le repas de ce
soir puisqu'on a une tuerie ou du manioc. On espère qu'on va pouvoir venir
broder.
Virginie est formelle qu'il y ait des oursins.
Donc nous sommes à la recherche des oursins de Virginie.
Et nous allons les trouver.
Parce qu'elle a toujours raison, Virginie.
Il y a quelque chose en fond ? Elles ont rêvé, les oursins, je jure.
Pas un oursin a envie.
Je ne comprends pas pourquoi.
Ou alors, regarde, là, les roches sont différentes.
Les jaunes ont fait chou blanc.
Décidément, aujourd'hui, rien ne leur réussit. Encore un échec.
Et cela a le don d'agacer Jean-Pierre, qui cherche des coupables.
Ce qui m'agace un petit peu, c'est justement d'annoncer des choses qui n
'ont pas été vérifiées.
Donc on part confiant, et même avec la marmite, je veux dire.
Alors qu'elles n'ont pas mis un jour les lunettes pour aller vérifier où étaient
vraiment les oursins et quelle quantité il pouvait y avoir.
Résultat, pas un oursin.
Super dégoûté. C'est pas possible d'être sûr qu'il y ait des oursins et qu'il n'y
en ait pas. C'est pas possible.
On ne peut pas se tromper.
On fait demi-tour, non ?
Ça n'a rien de situé pour chercher le néant.
En plus, un oursin, ça se voit.
C'était là où il y en avait.
Ah, Virginie doit avoir les oreilles qui sifflent. Il n'est jamais bon sur Koh
Lanta de mécontenter des estomacs.
Les rouges, eux, se délectent de leur succès.
Grâce à cette victoire...
Ils ont même oublié leur dissension.
Magnifique cette victoire. Franchement, on s'est battus comme des chefs.
Comme des lions.
Je suis très fière de nous tous parce que je trouve qu'on a été très
complémentaires. On a eu une très bonne cohésion, on s'est pas lâché une
seconde, on s'est donné tous la motivation sur le radeau. C'est vrai qu
'un jour de conseil, ça fait du bien au moral, surtout qu'hier on était quand
même assez sceptiques, on était quand même assez flous au niveau de la
construction du radeau. Donc de voir qu'on a tout donné et que finalement ça
nous a poussé à la réussite, c'est vraiment très positif, on est tous
contents. C'est du bonheur. La leçon de cette victoire, c'est jamais baisser les
bras, quoi qu'il arrive, tout donner et de garder la tête haute.
Une belle journée pour les Rouges.
La cohésion règne de nouveau chez les dos. Du coup, Abdelha parvient même à
convaincre Audrey et Jennifer de participer à la vie du camp.
Allez Jenny, Audrey, Wafa.
Franchement, on carbure.
On se prend la tête sous demi-heure. On se fait un tas de bois de ouf. Allez,
allez.
On essaie de mettre des tâches en place parce que c'est vrai que les filles ont
besoin d'être entre guillemets coachées.
Même s'il y en a qui rechignent, il n'a pas le choix. Moi, ça ne me fait pas
plaisir d'aller chercher du bois, mais il en va de notre survie.
Moi, ça me fatigue de ramasser du bois, de m'occuper du camp. Maintenant, oui,
bien sûr, je suis obligée de le faire quand même aussi. On est une équipe qui
est obligée de s'organiser du mieux possible. Mais ce n'est vraiment pas la
chose qui m'intéresse le plus sur Koh Lanta. Même absolument pas.
Ça me gonfle tout.
Voilà.
Chacun a mis la main à la pâte, c'est bon.
On va pouvoir vaquer à deux.
Chez les jaunes, à quelques heures du conseil, rien ne va plus.
Le manioc qui est resté a été mangé par les rats cette nuit.
Depuis qu'on est jaunes, on a tout perdu.
Le manioc, quand on l'enferme dans la malle, il pourrit, donc il fallait le
sortir en plein jour, le penser à le rentrer le soir.
C'est ce qu'on a fait jusqu'à présent, on a oublié de le rentrer hier soir. C
'est une faute qu'on ne doit pas commettre sur Koh Lanta, on la paye
cash. La nourriture est tellement précieuse, tellement rare, que si on
commence par étourderie, à faire des bêtises, on ne s'en sortira pas.
C'est la cata.
Il faut qu'on se mette à la recherche un petit peu de manioc, voir s'il n'y a pas
d'autres pieds. Je vais essayer d'aller un peu plus loin.
Je ne mange pas de manioc.
C'est un petit peu égoïste, mais voilà. Je veux dire, ouais, ils avaient qu'à
faire attention à leur manioc.
Oulé, il n'y a plus d'eau.
Déjà ? Non.
Elle a trouvé du manioc.
Qui ? Elle a trouvé.
Je suis tombée sur un pied de manioc et ça compensera celui malheureusement qu
'on s'est fait manger par les rois. La trouvaille de Virginie ne change rien.
Jean-Pierre veut reprendre les choses en main. Il faut qu'on renvoie l
'organisation, ça va pas.
On perd des cartouches bêtement.
Il faut arrêter de déconner parce qu'on se sabore tout seul.
Je suis sûr qu'on n'a pas besoin de ça.
L'ex-soi ne décolère pas.
Deux pieds de manioc gâchés, personne pour remplir les gourdes. Pour lui, c
'est révélateur d'une tribu atone.
Tout ça, on pose là et puis on s'en va se baigner.
C'est très très difficile et compliqué de rétablir une cohésion de groupe là.
Un véro, je ne sais pas ce que tu en penses, il faut revoir l'organisation
là, ça ne va plus.
Il faut réorganiser comme on faisait.
Chacun sa gourde. Par contre, avec la gentillesse, la poétesse de dire la
mienne est vide et j'y vais, qui c'est qui veut que je... Il a besoin d'autres,
tu vois, comme on faisait là-bas.
Les quatre rouges, on est, avec ce rouge, on est sur la même longueur d
'onde.
Les trois jaunes, elles sont encore un peu tête en l'air.
Ça ne peut pas aller, ça.
J'ai l'impression que c'est un peu toujours la faute des autres. Et quand
je dis les autres, c'est les ex-jaunes.
Donc, il est ouvertement dégoûté d'être arrivé sur ce camp.
On ne va pas faire long feu.
De toute façon, sans eau, on ne va pas faire long feu.
Ça te suffit dans la plante comme ça, Marine ? Déjà, il faut trouver pourquoi
on n'a pas d'eau.
Ne cherche pas pourquoi. C'est comme ça.
Jean-Pierre est déterminé à ne plus rien pardonner, notamment à Aurélie, qu'il
juge un peu trop nonchalante.
C'est Aurélie qui a la traîne sur la vie du camp, complètement.
Elle est restée collée dans une espèce d'ambiance, collée de vacances, moi ça
me déplait.
On parle de deux minutes de ce soir.
Aurélie, pour moi, c'est celle qui en fait le moins.
Sur le radeau, elle a pagaillé, mais à vitesse d'escargot.
Elle est sur le camp, elle n'est pas tellement active.
On la voit souvent assise, elle ne bouge pas.
Le matin, elle n'arrive pas à se lever.
Pour moi, c'est éventuellement celle qui bouge le moins.
Les ex-rouges fustigent l'oisiveté d'Aurélie. Mais ils ont la mémoire
courte, car c'est bien la jeune Lorraine qui leur a permis de gagner le dernier
jeu de confort.
Là, il n'y a rien, ok.
Elle nous a dirigés comme des enfants. Là, là, là, droite, gauche, machin,
allez-y, bing, ça a tombé.
Ça a été bradé en une demi-heure.
La victoire pour les jaunes, bravo !
Mais ce soir, la benjamine n'est pas seule sur le banc des accusés.
Moi, chacun son truc.
Je trouve que des deux, la plus méritante, c'est Virginie.
Il n'y a pas photo. Elle a eu un gros engagement sur le radeau.
Depuis sa réintégration, pour moi, elle est au top par rapport à Aurélie.
Moi, c'est vrai que je discute pas mal avec Virginie.
Mais Aurélie, c'est vrai qu'elle n'a pas fait grand-chose non plus.
Moi, je reste moi-même. Il est hors de question que...
que je fasse les cheveux ou je ne sais pas, mais pas parce que je suis en
danger que je vais changer de comportement.
Les ex-rouges sont en supériorité numérique et donc en position de force.
Du coup, Philippe, Jean-Pierre, Coulet et Véronique distribuent les bons et
surtout les mauvais points.
Le moment tant redouté approche et les trois représentantes de l'ancienne tribu
des femmes ont du souci à se faire, car même si elles nourrissent leur équipe,
elles sont toutes trois menacées ce soir.
N'ayons pas peur des mots, l'équipe des Jaunes prend l'eau. C'est toute la tribu
qui est tombée de haut lors de l'épreuve des Rados. Ils se sont vus trop beaux,
trop forts, trop sûrs d'eux et de la qualité de leur embarcation. Du coup,
dans l'adversité, c'est l'unité même de cette tribu qui s'effrite. Et si l'on
ajoute à cela le départ d'Alain...
On obtient un groupe blessé qui doit impérativement faire le bon choix, voter
utile pour rebondir. Le Conseil doit servir d'électrochoc.
Bonsoir à tous.
Deuxième défaite d'affilée dans une épreuve d'immunité, donc deuxième
Conseil pour vous.
Philippe, est-ce qu'à un moment ou un autre, il n'y a pas eu peut-être un
excès de confiance après votre victoire dans le jeu de confort ? On était un peu
en train de critiquer les rouges sur le radeau, comment il serait, est-ce qu'il
va être comme ci, comme ça, et puis voilà, ça nous parlait au nez.
Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Vous
pensiez gagner, franchement ? On pensait gagner, franchement, on pensait gagner,
puisqu'on disait que notre radeau, vraiment, il était bien conçu.
Philippe, est-ce que parfois, vous n'avez pas... un peu trop de pression
sur les épaules. Oui, ça met un peu de pression sur les épaules. Mais c'est
vrai que j'admets à faire des erreurs. Je ne suis qu'un homme.
Mais j'aimerais aussi que tous les candidats s'y mettent un peu de leur
sien. Parce qu'on a tous un cerveau. Il faut le faire travailler tous ensemble.
Il ne peut pas y en avoir qu'un qui travaille pour six ou sept.
Si on revient maintenant sur votre campement, j'ai du mal à comprendre que
vous ayez pu perdre deux pieds de manioc.
Comment c'est possible, Jean-Pierre ? C'est incompréhensible pour moi d'abord
et en plus c'est impardonnable parce que c'est vital.
On a si peu de choses dans le ventre et tellement de difficultés à trouver que
pour moi c'est de l'or.
La différence c'est qu'on sort d'un schéma où quand on était rouge c'était
inné cette logique de dire dès que je vois quelque chose qui ne va pas je
rectifie. Là non.
Là c'est qu'on peut passer à côté 25 fois et puis on va le laisser.
Donc on n'a pas osé trop s'affirmer d'entrée. On a fait quelques
améliorations avec nous quatre sur le campement. On a fait du ménage. Vous
quatre, c'est Philippe, Véronique, Koulé et vous.
Et à ce moment-là, on se dit bon, la machine va prendre.
Elle a pris un petit peu et hop, elle s'est redégonflée un peu.
Et puis après, chacun a gardé son...
son domaine. Donc cet après-midi, à force d'être excédé, j'ai commencé à
reprendre un peu les choses en main et à dire ce que je pensais de telle et telle
chose. Alors qu'est-ce que vous pensez ? Allez, c'est le moment de le dire. A
Aurélie, par exemple, une position plutôt attentiste, de voir un petit peu
qui fait quoi et puis après de se rapprocher. D'accord Aurélie ? Non, pas
d'accord.
Moi, je déteste parler sur les gens.
Je ne suis pas là pour juger.
Je n'aime pas qu'on me juge non plus.
Je pense que si on nous propose quelque chose à faire, on sera tout de suite
partant. On ne sera pas en train de dire non.
Peut-être qu'ils sous-estiment les femmes, simplement.
Vous n'avez pas l'air d'être totalement d'accord, Jean-Pierre.
Non, voilà. Moi, quand Aurélie passera et me dit « Oh, tu viens avec moi, on va
faire ci, on va faire ça, un truc », je me lève et j'y vais.
Quand Virginie est passée par là, elle me dit j'ai chopé une piste là-bas, on y
va, on fonce. Virginie est très active sur le camp, elle s'occupe très bien de
toute la partie alimentaire. Elle vous impressionne ? Oui, elle a une force de
proposition, la preuve, le radeau.
Elle n'a pas hésité à dire, moi je ne le verrai pas comme ça, je le verrai comme
ça. Donc ça, ce n'est pas attentiste.
Quand Marine, elle passe par là et qu'il faut y aller, on y va. Elle est toujours
très volontaire, elle est dynamique, elle est souriante, elle a la banane,
elle est positive, toujours positive.
Non, de rester telle qu'elle est, de pousser encore plus les mecs, venir nous
chatouiller un peu.
Donc moi, ça ne me dérange pas de me faire secouer par Marine.
Ah bon ? Bon, ben voilà Marine, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Je
vais les secouer.
Bon, en tout cas les jaunes, ce soir, vous êtes devant moi 7.
7 à voter, 7 potentiellement à craindre l'élimination ce soir.
Ecoutez, vous êtes le premier à les voter, allez-y.
Voilà, vous avez tous voté. Encore un peu de patience. Je vais chercher l'urne
et je procède au dépouillement.
Véronique.
Véronique.
Virginie.
Véronique.
Trois voix contre Véronique, une seule contre vous, Virginie.
Virginie.
Virginie.
Égalité entre toutes les deux, trois voix contre Véronique et contre
Virginie. Vous êtes sept au total, c'est donc le dernier bulletin. Et il peut
être décisif.
Virginie.
Virginie, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me
rejoindre.
Virginie Lefeu, c'est votre vie sur Koh Lanta. Les aventuriers de la tribu jaune
ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.
Écoutez, comme je vous ai dit la première fois, ne lâchez rien, ayez la
niaque, allez jusqu'au bout, la prochaine immunité, il vous la faut.
Merci Virginie. Au revoir.
Pour la deuxième fois consécutive, Virginie est éliminée.
Son implication sur le camp n'a pas fait le poids.
face à l'alliance stratégique des Exos Rouges.
La semaine prochaine, c'est le grand plongeon dans l'inconnu. Vous ne
rentrerez pas ce soir sur votre campement. Ça veut dire qu'on va marcher
avec le sac à dos plein comme à l'armée. Il y a une balise là-bas, venez, il faut
suivre les balises.
Les aventuriers vont devoir survivre en pleine jungle, sur les traces du tigre.
Le premier tiger.
Il y a une série de vins qu'il faut qu'on retrouve. Et du dragon. J'ai
trouvé ! Un dragon de plus.
Mon premier.
Ouais, je l'ai. Je l'ai.
Qui saura s'orienter en pleine forêt.
Si moi je vous dis c'est par là, c'est par là ! Je sais pas pour qui il se
prend, mais bon... Là, ouais, par contre, on perd du temps, on fait des
allers-retours. On s'arrête pas à faire n'importe quoi à chaque fois. Ouais,
mais bon... Claude est une personne très autoritaire. Et il cherche pas. C'est
toujours les mêmes qui bossent aux autres.
Qui sortira vainqueur de cet affrontement épuisant ? C'est pas sûr.
On a loupé l'autre. Les corps et les cœurs seront soumis à rude épreuve.
On a rien trouvé. On a perdu, quoi.
Collant à Vietnam, c'est vendredi prochain à 20h45 sur TF1.
Le vote est contradictoire par rapport au dire de Jean-Pierre et de Philippe
sur ma part, du fait que j'étais très active sur le camp, que je trouvais sans
arrêt de la nourriture, que je me donnais à fond.
Je ne comprends pas en fait, parce que quelque part, apparemment on ne faisait
que des éloges sur le fait que j'étais quand même assez énergique, que j'ai
donné mon point de vue pour le radeau.
On a pris mon idée et puis en finalité, je suis là ce soir.
Virginie, je vote contre toi ce soir parce que je reste encore rouge au fond
de moi.
Désolé pour cette deuxième fois.
Virginie, je vote contre toi ce soir pour les mêmes raisons que pour les
précédents.
Tu es une fille que j'aime beaucoup, que j'apprécie beaucoup et je suis désolée,
pardonne-moi.
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