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-Voilà déjà 10 ans que Vanessa a été enlevée ici,
sur cette plage, alors qu'elle était avec son père.
*10 ans sans avancées de l'enquête,
*et sans nouvelles de la petite qui aurait 12 ans.
*Absolument tout, dans l'enlèvement de Vanessa Mallet,
*reste un mystère... Ca toque.
-Vous êtes pas prêtes ?
-C'est l'heure de partir ?
-Oui, bien sûr. -C'est bon,
stresse pas, il faut 2 secondes pour faire notre sac.
-Je sors la voiture, on se rejoint en bas.
Dépêchez-vous, c'est pas les vacances.
-Hmm, hmm.
Le temps qu'elle sorte la voiture, on a 5 minutes.
-Tu trouves pas ça chelou, quand même ?
Ca fait pile 10 ans que je suis adoptée.
-Ah ouais, c'est chelou.
Ca se trouve c'est toi !
-Si ça se trouve, oui.
Musique d'intrigue
-J'ai une idée.
*-OK.
*-Décide-toi, Bertille.
*-Tu filmes ? *-Attends...
OK, vas-y.
*-Vous vous souvenez, y a...
*y a 10 ans ?
*L'enlèvement de Vanessa
sur la plage du Phrophète ?
Eh ben, c'était moi.
*Je suis Vanessa.
Musique de tension
-Papa, tu vas trop vite !
Aboiements
-Allez, Donna. Viens mon chien.
-C'est pas cool, ralentis.
Musique douce
-Si tu voulais te balader seul,
t'aurais dû me le dire, je serais pas venue.
-J'ai une patate, moi !
C'est bizarre que je sois en forme, non ?
Avec la nouvelle qui m'est tombée dessus,
je devrais déprimer.
-Tu racontes quoi ?
-Contrairement à ce que je pensais,
ça me fait plaisir
que t'aies retrouvé ma mère.
Et que tu me l'aies caché, alors là...
On a passé un cap.
Viens, le chien.
Aboiements
-Pas drôle, hein...
-C'est la vérité !
-J'ai menti. Je devais faire quoi ?
-Ah...
Ah, en revanche,
je voulais dire...
Avec mon emploi du temps, j'ai pas une seconde à moi.
Alors pour voir ma mère, c'est compliqué.
J'ai un boulot de malade.
-Papa !
-C'est pas grave, ma fille.
Je t'aime !
Le chien !
Aboiements
---
Salut, la brigade.
-Bonjour.
-Bonjour. -On en parlait avec le commissaire,
vous avez vu la petite qui prétend être Vanessa ?
-Non.
Vanessa ?
*-Décide-toi, Bertille.
*-Tu filmes ? *-Oui, c'est bon.
Elle souffle.
*-Vous vous souvenez, y a...
*y a 10 ans ?
*L'enlèvement de Vanessa sur la plage du Prohète ?
*Eh ben, c'était moi.
*Je suis Vanessa.
-Ca a été posté quand ? -Ce matin.
Elle s'en prend plein la tête au collège.
On y va.
-Oui. -Je connais bien cette affaire.
C'est l'échec de ma carrière.
-Vous étiez sur le coup ? -Oui.
On a jamais découvert la moindre trace.
Vivante ou morte. Rien.
-OK, on prend la main.
On va venir avec toi au collège.
-C'est le collège Jean Giono. -Je vais demander à...
au procureur si c'est suffisant pour réouvrir l'enquête.
-Passez devant, je vous rejoins. -OK, à tout à l'heure.
-Matteï. -Ouais ?
-Cette fois-ci, c'est personnel.
Je compte sur vous.
-Vous pouvez, commissaire.
Sonnerie
Notifications
---
Brouhaha
-C'est qui, elle ? -C'est gênant !
---
-Oh la honte. -Je suis choquée !
-C'est elle, là-bas.
-On a reçu des photos et ça a tourné partout.
-T'es qu'une mytho !
-Ouais, menteuse !
Bertille la mytho !
-Foutez-lui la paix.
-Pousse-toi, laisse-la parler.
Pourquoi tu mens ? Tu veux faire l'intéressante ?
-Je mens pas. -Vous êtes sourds ou quoi ?
Tirez-vous ou je vous défonce.
-Vas-y, frappe ! -Ah ouais ? Je vais pas me gêner.
-BASTON, BASTON, BASTON !
-Eh oh, arrêtez !
-BASTON, BASTON !
-Stop, qu'est-ce qui se passe ?
-C'est pas nous, c'est Zoé et ses potes.
-Regardez ce qu'elle a envoyé, Bertille.
Elle dit qu'elle est Vanessa Mallet.
*-Aidez-moi.
*Je suis Vanessa.
-Laissez-la tranquille, s'il vous plaît.
C'est pas possible, quoi !
-Le harcèlement, ça vous parle ? On est en plein dedans.
Police.
-C'est vous la proviseure ? -Oui.
-Il faudrait peut-être expliquer ce qui se fait pas.
-C'est ce que je fais tous les jours.
-Rangez vos téléphones, c'est bon.
-On en reparlera plus tard.
Allez, dispersez-vous.
-Vous étiez au courant de cette vidéo ?
-Euh non, je viens de la découvrir.
-Bertille, viens avec nous.
S'il te plaît.
Vous nous suivez ?
-On y va.
-Bon allez, on reste pas longtemps.
-En 2 secondes, tout le monde m'a pourri.
-Tu sais, Bertille,
que tu affirmes que tu es Vanessa,
ça a obligatoirement des conséquences.
-Ils comprennent rien.
-Pourquoi tu penses que t'es Vanessa ?
-Je me suis fait adopter à 2 ans.
Et Vanessa a disparu à 2 ans.
Et on a les yeux de la même couleur.
-Oui, mais tu comprends bien que c'est pas des preuves.
-Vous pensez aussi que je me la joue ?
-Pas du tout.
Nous, on veut comprendre.
-A part les dates,
et les yeux de la même couleur,
t'as d'autres paramètres qui te font penser ça ?
-Hmm...
Avec Lou,
on a vu le reportage sur le mémorial de Vanessa.
J'ai été choquée.
-C'est-à-dire ?
-Dès que j'ai vu la plage,
j'ai eu des images qui sont revenues.
-Tu pourrais nous les décrire, ces images ?
-Je suis toute petite,
j'ai un... un bracelet bleu.
Avec des perles, ça fait des fleurs.
Et je joue sur la plage avec un...
un ballon jaune.
Avec un tournesol, dessus.
-C'est précis, pour une petite de 2 ans.
-Dans ma tête, c'est très clair.
-Les enfants comme toi
qui ont été adoptés peuvent demander
à connaître leurs parents biologiques, tu sais ?
-Oui, je sais.
Mais mes parents ont jamais voulu.
Sonnerie
-Excusez-moi.
Commissaire.
*-Allô, Matteï ?
*-Oui, commissaire ?
-Il y a un problème sur la plage du Prophète.
-Quel problème ?
-C'est Fabio Mallet.
Le père de Vanessa.
*Il est furieux. -J'y vais.
Merci.
Inès.
-J'arrive.
-Le père de Vanessa pète un plomb sur la plage du Prophète.
J'y vais, OK ? -OK.
-Je te laisse avec le lieutenant.
Elle s'occupe de toi.
(-Merci.)
-Merci pour les infos.
-Je t'en supplie, arrête !
Arrête ! -Putain, mais t'étais qui, toi ?
T'étais que sa nounou, t'étais rien du tout.
Voilà. -Mais je bougerai pas !
Arrête avec ça, je t'en prie ! -Putain !
Bouge-toi ! -Calmez-vous !
Calmez-vous ! -Vous êtes qui ?
-Police, commandant Matteï. Ca va ?
-Oui ça va, ça va.
-Ca va pas non, vous ? Oh !
Calmez-vous, là.
-Oui.
J'ai des soucis avec l'alcool.
Je me bats, mais c'est pas facile.
Après l'enlèvement de Vanessa, j'ai sombré.
Avec les années j'ai réussi à m'en sortir.
A m'en sortir...
Il inspire profondément.
Quand je vois des vidéos comme ça, je me dis que...
c'est possible et qu'elle est vivante, j'espère,
et tout se casse la gueule.
Oh, fait chier...
-Pour vous c'est impossible qu'on la retrouve ?
-Je préfère me dire qu'elle est morte.
C'est plus simple à vivre.
-Je vais vous demander quelque chose de pas facile...
vous pourriez me parler du jour de l'enlèvement ?
Ca peut nous faire avancer plus rapidement.
Il soupire.
Musique angoissante
---
-C'était en été.
Il devait être 17h.
On est partis tous les deux à la plage.
---
Rires
Oui !
Tiens ma chérie.
Une dernière fois encore ?
Vanessa ?
Juste quelques secondes d'inattention et...
---
Vanessa ?
---
Vanessa !
-Elle portait un petit bracelet bleu ?
-C'est moi qui lui avais offert.
-Et elle jouait avec un ballon ?
-Un ballon jaune.
Avec des tournesols, dessus.
-Et la maman ?
-Elle est morte quand elle avait 1 an.
-On va faire l'analyse de l'ADN de la jeune fille.
Comme ça, on sera fixés.
Vous habitez par là ?
-Un petit village près de la Sainte-Baume.
-Je vous demanderai de rester près d'ici.
Et en attendant, pas de conneries.
-Ouais. -Je compte sur vous.
-Vous pouvez.
-C'est ça qui va prouver
que c'est moi ?
-Oui. Tu peux ouvrir la bouche ?
Voilà.
Et c'est terminé. -Merci.
Grincement de porte
-Pourquoi t'as fait ça ?
-Pierre.
-Laisse-moi, c'est ma fille.
-Mais te mettre en colère n'arrangera rien.
-Elle a raison, faut rester calme.
-Explique-nous, pourquoi ?
-Bertille, mon coeur,
explique-nous.
Que s'est-il passé ?
-Quand j'ai vu le reportage,
plein de trucs m'ont dit que...
que je pouvais être elle.
-Tu sais ce que t'as fait ?
-Oui un peu... -Non !
Non, tu réfléchis pas !
Tout le temps sur ton portable là !
Reste là ! -Laisse-la.
-Laisse-la.
-Bonjour, brigade des mineurs.
Vous êtes les Battisti ?
-Oui. -Oui, les parents de Bertille.
-Je vais vous demander de nous suivre.
On y va ?
Sonnerie
---
-Quand on a vu cette vidéo, on a rien compris.
On l'a adoptée y a 10 ans,
on l'aime.
C'est notre princesse.
-Vous aviez fait appel à l'aide sociale à l'enfance ?
-Oui, par les procédures officielles.
-Oui.
Ils nous auraient confié une enfant volée ?
-Quand on travaille pour défendre la cause des enfants,
on ne s'étonne plus de rien.
-Ah oui, d'accord.
Donc là, on est coupables.
-Pourquoi avez-vous refusé que Bertille fasse une recherche
sur ses parents biologiques ?
-Mais si, on a fait une demande officielle.
-Sans lui en parler.
-Tant qu'on avait pas de réponses, on préférait pas.
-Ca aurait évité qu'elle se prenne pour Vanessa.
-Oui.
On a fait une erreur.
-Vous savez quoi ?
Le test ADN va trancher.
En attendant, veuillez rester sur Marseille.
-Ah d'accord !
On est traités comme des criminels, quoi.
-On a rien à se reprocher.
On va aller la chercher au collège,
et tout va rentrer dans l'ordre. -Vu les circonstances,
on peut pas vous la laisser.
-De mieux en mieux.
On nous l'enlève, maintenant ?
-Pardon mais, elle va aller où ?
-La proviseure va s'en occuper le temps de l'enquête.
On a vu ça avec les services sociaux.
-D'accord.
-Bertille parle
d'un bracelet bleu et d'un ballon jaune.
Ces éléments-là, ils ont été donnés à la presse ?
-Jamais.
-Du coup, je vois pas comment elle l'aurait inventé.
-C'est clair qu'elle aurait pas pu.
Vous aviez creusé la piste familiale, à l'époque ?
-On a cherché du côté des grands-parents.
Maternels,
paternels.
Des oncles et des tantes,
des neveux, des nièces, des cousins.
Rien.
-Et le père, c'était quel genre ?
-Dépressif.
Il avait perdu sa femme un an plus tôt.
-Y a qui dans son entourage ?
-Une nourrice qui s'occupait de la gamine.
C'est elle qui entretient le mémorial.
Aline Doyon.
-Et de ce côté-là ? -Rien.
-Et Interpol ?
-Rien, rien, y a rien !
-Petit détail.
Madame Battisti,
avant d'avoir Bertille,
travaillait à l'aide sociale à l'enfance.
-Elle a démissionné juste après avoir eu un bébé.
-Ca veut dire qu'ils auraient pu la kidnapper,
et monter facilement un faux dossier d'adoption.
-Bien joué, Inès.
Ca, c'est une piste à creuser.
-Papa sait que tu es là.
-Comment a-t-il réagi ?
Mal, je suppose.
-Oui.
Il veut pas te voir.
-On le laisse digérer.
Tôt ou tard, il voudra me voir.
-J'espère.
-Y a que les imbéciles qui changent pas d'avis.
Je peux pas avoir mis au monde un crétin.
-Tu vas lui dire pourquoi tu l'as abandonné ?
-On avait un arrangement, je viens à Marseille,
mais personne ne me pose de questions.
-Mais papa, il va t'en poser.
-Je vais l'embobiner.
-Non, tu vas pas réussir.
Il t'enverra péter et t'auras pas de 2e chance.
-On va pas se bousiller la soirée,
on va faire une partie de poker...
avec les ragazzi !
Les voilà.
-Quelqu'un a dit poker et ragazzi dans la même phrase ?
-Cette fois, on joue de l'argent.
Sinon, ça n'a pas d'intérêt.
-OK...
Notifications
---
-Pourquoi tout le monde me déteste ?
-Tous ces gens derrière leurs écrans sont des lâches.
Tu vaux 100 fois mieux.
-Ca continue.
Ils ont créé un hashtag "Bertille la mytho"
-Lou, t'aides pas, là.
-Tu devrais arrêter d'aller voir ça.
Toi aussi, Bertille.
-Il faut arrêter les réseaux sociaux.
C'est destructeur.
-Donnez-moi vos téléphones.
-Quoi ? Mais maman !
-S'il te plaît. -Sérieux ?
-Lou, c'est pas un jeu !
Merci.
Elle souffle.
-Je sais que vous faites la gueule,
mais c'est pour votre bien.
Si, si.
Bonsoir, monsieur. -Bonsoir.
Julien Brasseur, je suis le mari de Paula.
-Commandant Matteï.
Soyez vigilants, cette nuit.
-Que pourrait-il se passer ?
C'est dingue, cette histoire !
-Des types pourraient venir harceler la petite.
-Mais on appellera la police.
-Bien sûr, si vous avez le moindre doute.
N'hésitez pas.
-Quand aurez-vous le résultat du test ADN ?
-Demain.
-D'accord.
Il sera forcément négatif.
-On connaît ses parents,
ce sont des gens très bien.
-J'en doute pas, on verra ça demain.
Bonne soirée. -Bonne soirée.
-Soyez prudents. -Merci.
-Je suis d'accord avec eux.
-La petite se fait des films, non ?
-Peut-être, vous avez raison.
-Et simple curiosité,
mais on en est où sur l'affaire de la mémé ?
-Ah...
La mémé, c'est ma mère.
-Mais non ? Merde !
-J'ai eu exactement la même réaction,
mais à l'intérieur.
-Mais c'est vrai ?
Mais c'est super de retrouver sa mère.
-Je... Oui, je sais pas.
-D'accord. -Hmm.
-Vous comptez faire quoi ?
-Je suis partagé.
Bonne soirée. -OK, ouais.
A demain, commandant. -Hmm.
Musique douce
---
-Qui c'est, ça ?
-J'y vais.
Oui ?
-C'est pour le gaz.
-Je t'ai pas déjà vu quelque part ?
-Je crois pas, non.
-Tu vas pas dans les Calanques, filmer des éperviers ?
-Pas vraiment, c'est pour le gaz.
-Ouais...
Vas-y, rentre.
C'est le mec du gaz...
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-Alors, le compteur de gaz
il est dedans, je ne sais où.
Si tu le trouves, tu me dis,
ça m'intéresse.
Voilà.
-Merci.
-Alors...
Ca va pas être compliqué.
Tapis. Voilà.
Ah, hop.
T'es fébrile, Clo, tu vas perdre.
Tu vas me rendre mes jetons.
-J'ai terminé.
-Vous jouez au poker ?
-Très bonne idée. Installe-toi. 10 centimes le point.
Je suis ruiné, c'est mon karma.
-J'ai pas le temps, j'ai du boulot.
-Une partie, c'est
de 10 minutes.
-C'est parce qu'elle est forte.
Tu repartiras en slip. -Chut, chut.
-J'en porte pas.
-Toi non plus ?
Il porte pas de slip.
(-Depuis quand t'en portes pas ?) -Jamais.
(-J'ai jamais dit...)
(-Arrête. Toi non plus. Arrête.)
Tu joues, le mec du gaz ?
Musique douce
---
Je prends ça pour un oui.
Je te file les jetons.
Je fais au pif, elle va te plumer.
Un peu de bleus,
du gris, du vert.
C'est parti.
Rien ne va plus.
-Et sans votre casquette ?
---
Mmh.
Quelque chose à boire ?
Un pastis ?
-Je bois pas d'alcool.
-Un jus de pomme ?
-Non, rien.
-Je peux faire quoi pour vous faire plaisir ?
-Jouer. Vous m'avez invité pour ça.
Vous parlez sans cesse.
-Soit.
-Moi, je me couche.
-Moi aussi.
---
-Je suis.
Et vous ?
---
-On peut se tutoyer.
---
-Je tutoie mes proches.
-Faut pas grand-chose pour devenir proches.
-Je crois pas, non.
-Bon, bah alors, on attendra.
La vie réserve de belles surprises.
-Attendre pendant 50 ans, ça use.
---
-J'ai une curieuse intuition. Vous avez déjà joué ensemble ?
-Hein ? -J'ai une intuition.
-De quoi tu parles ? -Laisse-moi.
-Peut-être au poker menteur.
---
-Je me couche.
---
Je peux voir tes cartes ?
---
Clo rit.
Bravo, ragazzo.
Heureuse de jouer avec quelqu'un à mon niveau.
On a peut-être les mêmes gênes ?
-Je crois pas aux gênes.
Les enfants nous ressemblent si on s'en occupe.
Bonne soirée.
---
-Commissaire
Matteï. -Commandant Matteï.
-Je vous ai pas abandonné de gaieté de coeur.
-Pourquoi avoir fait ça ?
-Je l'ai fait pour ton bien.
-Abandonner son enfant, c'est pour son bien ?
-Tu sais pas ce qui s'est passé.
-Je vous écoute.
Musique mélancolique
-C'est compliqué.
-Vous savez ce qui se passe dans la tête d'un enfant abandonné ?
-C'est l'horreur. -Ouais, c'est ça. Pourquoi ?
Il croit que sa mère n'en a rien à foutre de lui.
-C'est faux.
-Oubliez-moi.
Oubliez Eloïse.
---
Vous ferez jamais partie de notre famille.
---
-Et merde !
---
-Clo m'a dit
qu'elle t'avait vu.
-Mmh.
-Comment tu la trouves ?
Papa, parle-moi.
Musique mélancolique
---
-Je peux pas.
---
-Mais...
Aude.
Qu'est-ce que tu fais là ?
-Laisse-moi la voir. -Dis pas ça, j'ai pas le droit.
-Dis-moi comment elle va.
Elle croit vraiment qu'on l'a kidnappée ?
-Elle le dit parfois.
-C'est impossible. Bertille est notre fille.
-Je sais, je sais.
Dès qu'on aura le résultat du test ADN, tout s'arrangera.
-J'ai peur que plus rien soit pareil après.
-Je suis sûre que ça va aller.
-Tu l'embrasses pour moi ?
Dis-lui que je l'aime.
Musique mélancolique
-Promis, oui.
---
-Elle me fait de la peine. Paula soupire.
-Moi aussi.
Oh, putain...
-Allez.
Soupir
-Ca va ?
Vous avez pas l'air à fond.
-Comment vous voyez ça ? -Vous avez l'oeil vitreux
et le poil terne.
-Au moins, vous me faites sourire.
J'ai vu ma mère.
-D'accord.
Ca a été aussi terrible que ça ?
-Terrible ? C'est pas le mot.
Le vrai mot : un tsunami.
-Que dit-on des tsunamis ?
Faut laisser passer la vague.
-Vous m'aidez pas ?
-Je sais pas si je suis la plus compétente pour ça.
-Elle veut pas parler de son passé.
On travaille sur le doss' ensemble.
-C'est trop perso.
-Vous avez raison. Oubliez.
En parlant de perso,
vous, le déménageur,
vous avez conclu ?
Hein ?
-Bah... -Vous avez concrétisé ?
-Pas encore.
-Allez... -Non, pas encore.
-Franchement. -Il amène la facture ce soir.
-Ah ! Quand même, y a ...
-Ouais, ça avance,
mais je trouve qu'il est super...
-Et ?
-Et je le trouve super.
Il est parfait, il a...
Inès bafouille.
-Il est... -Il a ce truc.
Il est à la fois... Enfin...
Ouais.
Musique sexy
---
-Inès ? -De quoi ?
-Vous êtes loin. -Quoi ?
Non... Mais vous êtes un peu près, vous.
-J'ai le résultat du test ADN
de Bertille Brasseur. -Ah, autre chose.
Oh...
Bertille est Vanessa Malet.
La petite fille enlevée y a 10 ans.
Au boulot. Merci, Marion.
-Interpellons les parents adoptifs de Vanessa.
Le test ADN est positif.
-Je demande un mandat d'arrêt.
-On se retrouve après l'interrogatoire.
-Vous allez où ?
-Je vais prévenir Bertille.
-Le père biologique de Vanessa ?
-Après avoir interrogé les Bastesti.
Fabio Malet est instable, faudrait pas que ça dégénère,
si vous voyez. -Bien.
Musique mélancolique
---
-Je dois l'annoncer
à Bertille.
-Bien sûr, oui.
J'arrive.
Lou...
Tu viens avec moi.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Le commandant a besoin de parler à Bertille. Viens.
---
-On a eu le résultat du test ADN.
Il est positif.
Soupir
-C'est le résultat
du test ADN ? -Oui, chérie.
Il est positif.
-Donc je suis Vanessa ?
-Ouais.
---
-C'est...
Mes parents adoptifs m'ont kidnappée ?
-C'est une hypothèse.
Elle soupire.
-Je veux pas qu'ils aillent
en prison. -S'ils sont coupables,
ils passeront devant un juge.
Je suis désolé.
Sanglots
---
-Putain, je suis trop conne.
--- -Non, t'es pas trop conne.
T'as voulu savoir qui tu étais. C'est pas nul,
c'est normal, OK ?
---
-Je vais aller où ? Je peux pas... -Hé, hé.
Ecoute-moi, tu vas rester ici pour l'instant. D'accord ?
Ecoute-moi.
Moi, je te laisserai pas tomber.
D'accord ?
-OK...
---
-Je m'inquiète pour Bertille.
-Ca va aller, elle est avec sa copine.
-Ouais, j'espère, ouais.
Oh !
Léo rit.
Vous avez un date ? -Avec mon déménageur.
Il me dépose la facture...
Je le sens bien, avec sa tête de mannequin.
Je vais lui proposer d'aller boire un verre.
On verra ce qui se passe.
-Vous vous donnez les moyens.
Vibreur -Ouais, je suis confiante.
-Vous êtes canon. -Il arrive.
J'y vais. -Bonne chance.
-La chance, pas besoin. Le talent, commandant.
Votre collègue est
dans le camion ? -Il est en repos.
Voilà la facture. -Merci. C'est hors de prix.
-Vous avez signé le devis.
-Vous faites de la merde, donc je vais pas payer, non.
-Fait chier celle-là.
-Non, mais attends, oh. Pauvre con.
Rires
---
Inès soupire.
-Ca a été ? Vous le revoyez quand ?
-J'ai droit à ma vie privée ?
-On est entre nous. -On se renseigne.
Vous avez pris un vent.
Rires
-On bosse ou vous voulez me prendre la tête ?
-On veut juste partager, en fait.
-On est une brigade.
-Partager ? -Ouais.
-OK, allons-y, cagnotte.
-La facture. -Ah, quand même.
-Vous vous êtes fait enfler. -Les Batisti nous attendent.
-Vous me voyez mettre une cagoule à une gamine,
la trimbaler et lui dire : "Fais un bisou à papa" ?
-Et la soi-disant demande
de filiation ? -"Soi-disant" ?
-Elle apparaît nulle part. -Je comprends pas.
Ca a dû se perdre.
-On va arrêter de se mentir, vous l'avez jamais envoyée.
Musique de tension
-Vous êtes informaticienne ?
-Oui, dans une grande surface. -Et avant l'adoption
de Bertille, vous faisiez quoi ?
-J'étais à l'ASE.
-Juste après avoir adopté Bertille, vous avez démissionné.
-Je voulais avoir du temps à consacrer à ma fille.
-D'après nos renseignements, vous avez commencé un nouveau job
3 mois après la démission.
-Oui... On...
On avait besoin d'argent. -Je vous ai pas dit.
J'ai le mal de mer.
Arrêtez de me mener en bateau.
Soupir
-Pourquoi Bertille ne doit pas connaître
ses parents biologiques ?
-Pour la protéger.
-De quoi ?
-Je vais pas vous apprendre ça.
Derrière les naissances sous X...
y a rarement de jolies histoires.
-On a attendu d'adopter
pendant 7 ans.
Je sais pas si vous vous rendez compte.
Alors oui, oui, j'en pouvais plus
et j'ai modifié les fichiers informatiques de l'ASE.
-C'est-à-dire ?
-J'ai mis notre dossier en haut de la pile.
-Comment vous expliquez
le fait que Bertille soit Vanessa Malet ?
-Ca, je comprends pas.
On n'y est pour rien.
Bertille est notre fille.
-Le juge d'instruction
les mettra en préventive ?
-Direct, il fera pas dans le détail.
J'ai un doute sur la culpabilité des Batisti.
-Genre ?
-Pour réussir un kidnapping, il faut une sacrée organisation :
un plan, des caches.
Il faut des complices, les payer.
Je sais pas s'ils sont capables de faire ça.
-Marion, tu peux organiser le transfert des Batisti
pour le palais de justice ? -Ouais.
-C'est quoi, ce bordel ? Attendez.
Une vidéo postée y a 10 minutes fait le buzz.
-Vas-y, envoie.
*-Alors,
c'est drôle de traiter mon amie de mytho ?
* Vous pouvez la fermer, l'ADN le prouve.
Bertille est Vanessa.
-Elle a peur de rien.
Sonnerie Dis donc.
-Tu nous l'envoies ? -Oui, Mme Brasseur.
-Le père
de Vanessa est là.
Il est dans un état bizarre.
Venez vite, merci. *-On arrive.
On va chez les Brasseur. -OK.
-Je veux entrer.
-Montez. -C'est mon père ?
-Montez dans la chambre.
-Elle a droit
de le voir. -Si t'avais pas posté
cette vidéo, on n'en serait pas là.
-Laisse-moi voir ma fille ! -Tu dégages.
-Tu me laisses voir ma fille ! -Tu dégages.
-Fais attention, Fabio. Dégage, bouge.
-Je vais revenir te chercher !
-Je suis sorti le calmer.
Il a jeté une pierre sur la vitre.
-Et après ?
-Il est parti en courant.
-Et la pierre ?
-Bah... Je... Je sais pas.
-Vous voulez porter plainte ?
-Oui. -Non.
J'ai pas le coeur à ça. -C'est un malade.
-Si c'était notre fille, t'aurais réagi comment ?
Musique de tension
-C'est à cause de ma vidéo.
Je supportais pas de voir ces débiles s'en prendre à toi.
-T'inquiète.
Pourquoi il a fait ça ?
Il est fou.
-Il est sous le choc.
-Il me fait peur.
Je veux pas vivre avec un père comme ça.
-T'as le temps de voir ce qui va se passer.
Prends le temps de réfléchir.
-C'est un cauchemar.
Entre les insultes
que je reçois et mon père qui...
qui est fou...
Je sais pas ce que je vais devenir.
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Sanglots
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Musique mélancolique
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Sous-titrage TITRAFILM
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