All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.des.mineurs.S08E06.Les.blessures.de.l.enfance.Partie.2.FRENCH

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Original subtitles

...

Chanson gitane mélancolique

...

Son téléphone vibre.

...

Allô ?

Capucine ? Je m'éloigne.

...

- Capucine ?

On frappe à la porte.

Capucine ? - Hugo ?

- T'es toujours triste ?

- Non, je suis enfermée. J'ai pas le droit de sortir.

- A cause de la mort de Manu ?

- Non, c'est la volonté du maître.

Je dois me purifier pour être digne de Noé.

Il s'est sacrifié pour moi.

- Noé, tu risques

20 ans de prison pour meurtre.

Capucine a eu une histoire avec Manu

et Capucine est tombée enceinte.

Et on l'a fait avorter de force.

C'est sans doute pour ça qu'on a tué Manu.

Pour lui faire payer

ce qu'il avait fait à Capucine.

- Je voulais pas le tuer.

Je devais lui faire peur, l'éloigner de Capucine.

Tu la reverras pas. - Pourquoi ?

- Je vais te cogner !

- Comment ?

Essaie avec ça.

Putain !

- Je devais juste l'intimider.

- Tu devais ?

Donc quelqu'un t'a envoyé là-bas, on est d'accord ?

Qui t'a envoyé là-bas, Noé ?

- Personne. Juste moi.

- Alors ?

T'as réfléchi ?

- Je vais m'excuser auprès du maître

et reprendre ma place dans la communauté.

- Ma chérie, content que tu sois de retour dans la famille.

- Ces pseudo-guérisseurs se prétendent bienveillants,

mais ils ont fait avorter Capucine.

- A 14 ans, ça se comprend.

Si t'avais su,

pour Eloïse, t'aurais fait quoi ?

Si tu l'avais sue enceinte

de son kidnappeur.

- Franchement, j'en sais rien.

La différence, c'est que Capucine,

elle, n'a pas eu le choix.

Tu as raison, pour l'infiltration des Verger.

C'est le seul moyen d'approcher Capucine.

Si t'arrives à gagner sa confiance, on la fait sortir de là

et on la fait parler.

- OK.

Bonjour. - Bonjour.

- J'aimerais me renseigner sur la communauté du Verger.

- Bien sûr. - Bonjour.

Comment avez-vous entendu parler de nous ?

- J'ai un souci de santé.

- Quel est votre problème de santé, madame...

Prévost. Olivia.

Cancer du sein

et carcinome microcellulaire invasif. Stade 3.

- Vous avez bien fait de venir, Olivia.

Je peux vous appeler Olivia ? - Bien sûr.

- Moi, c'est Odile.

- Merci pour votre accueil.

J'ai lu sur Internet

comment vous vous en étiez sortie

et j'ai eu besoin d'en savoir plus.

- Les pouvoirs de l'esprit sur le corps

sont méconnus et incommensurables.

Même la science le dit.

- C'est une grande source d'espoir. - Oui. Vous allez me raconter

où vous en êtes ?

- Oui. - Venez avec moi.

- Merci. - Je vous en prie.

- M. de Lamballe,

vous avez 2 minutes pour parler de Capucine ?

Je me suis renseigné sur sa péritonite.

Pourquoi l'avoir confiée au Dr Sergent ?

- Parce que c'est une éminente praticienne.

- D'accord, mais pourquoi ne pas l'avoir emmenée

dans une clinique d'éminents chirurgiens

plutôt que chez une gynéco ?

- La Dr Sergent est une amie.

- Et était la seule à accepter d'opérer

sans poser de questions.

- En l'examinant, la Dr Sergent a découvert que ma fille

risquait une grossesse extra-utérine.

C'était une urgence médicale,

une urgence vitale.

Vous comprenez ?

- Encore une question.

Pourquoi dans ce cas précis

une fille appelle son père plutôt que sa mère ?

- Parce que ma femme est très prise et que j'ai...

une relation très proche avec Capucine.

- Une relation très proche.

Très, très proche ?

- Arrêtez avec vos allusions.

Ma fille a été abusée

par ce jeune gitan.

Elle a failli mourir. Alors arrêtez de nous faire chier !

- Vous savez, Olivia,

le mieux serait de venir au cloître.

C'est notre lieu de méditation à Cassis.

Ma chérie, donne une brochure à Olivia.

- Merci.

Sonnerie de portable - Excusez-moi.

Allô ? *-Odile.

- Oui, Philippe, ne quitte pas.

- Tu t'appelles comment ? - Un instant.

- Capucine.

*-Le flic, Mattéï, il est au courant pour Capucine.

Pour l'opération. - Non. Que t'a-t-il dit ?

- Tout. Il sait tout !

L'avortement, Sergent... Tout, je te dis.

- Tu travailles ici ? - Oui.

On vient le soir après l'école et le week-end, avec mon frère Hugo.

- Tu sors un peu, quand même ?

- Pas trop. Mais ça va.

- Voir des gens te manque pas ?

- Capucine a pas le droit de voir des amis.

Parce qu'elle est fiancée.

- Hugo. - C'est vrai, on n'a pas le droit

d'avoir des amis et de parler aux gens.

- Hugo, tais-toi.

- Ah bon, pourquoi ?

Pourquoi tu peux voir personne ? - Parce qu'on est différents.

Tant qu'on reste dans la communauté,

on risque rien.

C'est le maître qui le dit.

- Tout va bien ?

- Oui, juste un souci professionnel à régler.

D'ailleurs, je vous donne ma carte. - Merci.

- Et...

je vous l'offre.

- Merci. - Je vous en prie.

Venez nous voir. Ne perdez pas de temps.

- C'est entendu. Merci.

- Je vous en prie. - Merci pour tout.

- Tu viens, ma chérie ?

- J'ai rendez-vous chez les flics pour ma déposition.

Je vais y aller.

- Tu vas assurer ? - T'inquiète pas, ça va aller.

- J'espère. Je compte sur toi, c'est vital.

- Faut vraiment que tu me fasses confiance.

- La Dr Fabre m'avait laissé mon après-midi.

- Pourquoi ?

- J'avais beaucoup travaillé, je devais me reposer.

- Vous avez fait quoi ? Vous êtes allée où ?

- On s'est baladés, et après,

on a pris un verre sur le port.

- Cédric Revault était avec vous ?

- Oui. Tout l'après-midi.

- Bien. Il faudra des horaires précis, on va vérifier ça.

- Bien sûr.

...

- Bonjour à tous. - BONJOUR.

- Bienvenue au Verger.

Merci de votre patience.

Notre guide va bientôt pouvoir vous recevoir.

- Olivia, bonjour. - Bonjour.

- Ravie de vous voir.

- Moi aussi, je suis ravie d'être là, vraiment.

C'est magnifique.

- Merci.

Je vous en prie.

- Merci à tous d'être là,

je vous prie de vous asseoir.

Vous allez rencontrer

le fondateur de ce mouvement,

notre guide.

Accueillez Rohan.

- Merci.

Bienvenue dans le Verger.

La communauté du Verger est avant tout une famille.

Une famille au sein de laquelle

on s'entraide, on se soutient.

Une famille au sein de laquelle on se soigne

et on guérit.

La source des maux qui vous rongent,

qu'ils soient physiques ou moraux,

cette source se trouve

dans votre esprit.

Chaque mal a sa solution.

Des dizaines d'entre nous ont déjà été sauvés.

Notre méthode consiste à favoriser l'harmonie

entre le corps et l'esprit.

Mais pour ceci,

je laisse la parole à l'éminent oncologue,

le Dr Sergent.

- Merci.

Merci. En effet,

ces maladies qui vous détruisent,

l'obésité, la dépression,

le cancer

résultent d'un conflit entre le corps et l'esprit.

Conflit qui se résoudra

par un engagement dans la durée et vous amènera

à la guérison.

- C'est ce qu'on vous propose ici

grâce à ce stage.

Ce stage représente pour certains

un sacrifice financier,

mais c'est un investissement sur l'avenir.

Le début de votre chemin

vers la guérison.

- Tu sais jouer au babyfoot ?

- Comment ?

- Est-ce que tu sais jouer au babyfoot ?

Allez, viens.

Léo frappe.

Déverrouillage

Au babyfoot, les joueurs sont attachés

les uns aux autres.

Et parfois, on pense qu'il y en a un qui va agir...

Et clac !

C'est l'autre qui marque.

Et c'est comme dans la vie.

Parfois, il y en a un qui prend à la place de l'autre.

Tu veux me dire quelque chose ? - Oui.

- Bonjour.

On s'est vues ce matin, à la librairie.

- Oui, je me souviens.

- On m'a dit que tu vivais ici avec tes parents et ton frère.

- Oui. Et mon grand-père, aussi.

- C'est Rohan, ton grand-père ? - Oui.

Son nom, c'est Pierre de Lamballe,

mais il se fait appeler Rohan, ici.

- Tu m'étonnes, Rohan, ça claque plus que Pierre.

On a tous un nom hindou, ici. - Ah oui ?

C'est quoi, le tien ?

- Isana. Ca veut dire "reine".

- C'est beau. Et ton petit frère, c'est comment ?

- Karna. "Fils du soleil".

- Capucine, n'oublie pas nos autres invités.

- Je dois continuer de servir. - Je t'en prie.

- Alors, comment vous vous sentez, ici ?

- Très bien, merci.

Votre fille est adorable.

Et Rohan est très charismatique.

On peut le rencontrer ?

- Désolée, c'est pas l'objet du stage.

Il faut avoir été initié

et consulter la Dr Sergent. Prenez rendez-vous de ma part.

- Je comprends. Je le ferai, merci.

- Vous m'excusez ? - Je vous en prie.

- Quand j'ai appris que Capucine était enceinte,

ça m'a fait un énorme choc.

- Comment tu l'as su ?

- Par Rohan. - Rohan, c'est qui ?

- Pierre de Lamballe.

Notre maître à tous.

Il m'a dit que si j'essayais

de sauver Capucine, je serais pardonné.

Je pourrais récupérer ma fiancée, qui m'a été promise.

- Et il t'a dit d'éloigner Manu ?

- Non. C'est moi qui lui ai proposé.

Parce qu'il est notre maître.

Il a dit qu'il était fier de moi.

...

- Entrez.

Vous êtes ?

- Olivia Prévost. Je suis une nouvelle membre.

- Et qui vous a autorisée à venir me déranger ?

- Euh, personne... Je suis désolée.

J'ai un problème de santé assez grave

et j'avais besoin de vous rencontrer.

C'est important. - J'imagine.

Vous devez d'abord voir mon amie, la doctoresse Sergent.

C'est une spécialiste de renom.

Mais venez, puisque vous êtes là.

Posez votre sac, s'il vous plaît.

Venez.

Je sens quelque chose en vous de lumineux...

Olivia.

Je sens que vous avez beaucoup de force.

Une très grande énergie positive.

Cette énergie quantique va résoudre le conflit

entre votre corps et votre esprit, et vous guérir

de la maladie.

Ah oui, ah oui.

- Papa, je...

Vous n'avez rien à faire ici.

- Tout va bien, Philippe.

Je lui ai demandé de venir. Que se passe-t-il ?

- Papa, les flics sont là.

- Excusez-moi. - M. Pierre de Lamballe.

Veuillez nous suivre.

- C'est hors de question.

- C'était pas une question.

Il est 14h27,

le 27 octobre,

vous êtes en garde à vue.

Vous êtes soupçonné d'incitation au meurtre

dans l'enquête sur l'homicide de Manu Rodriguez.

...

- T'étais où ? - J'aidais Hugo pour ses devoirs.

- Ton grand-père a été arrêté, tu dois l'aider.

Souviens-toi, mentir n'est pas mentir

quand cela sert une vérité supérieure.

- Ca va, Jonathan ?

- Bonjour, commandant.

- Tu emmènes de Lamballe en interrogatoire.

- Euh... ouais. - Allez, tu te dépêches.

- Bon, à tout. - Ouais.

- Merci.

- Ca a été, ton entretien avec la PJ ?

- Ouais. Mais si je suis là, c'est qu'ils t'ont parlé d'un truc.

- De ton ami Cédric Revault.

Il a déclaré que quand la Dr Fabre a été agressée,

il était avec toi, et tu as confirmé.

- Je te l'avais dit.

- Et t'as témoigné officiellement ?

- Oui, officiellement.

- Viens avec moi.

T'étais pas sur le port l'après-midi

où la Dr Fabre a été agressée.

- T'as suivi mon téléphone ? - J'avais juste besoin

de savoir ma fille en sécurité.

- Comment tu peux faire ça ?

- Retourne pas la situation, Eloïse.

- Tu as menti pour couvrir Cédric.

Et ça, c'est grave.

- Tout le monde l'accuse, mais il a rien fait.

- Déjà, tu n'en sais rien. Ensuite, je le souhaite.

Mais si oui, tu as fait un faux témoignage,

et avec ton passé,

tu peux te retrouver en taule.

- Tu sais, pour moi, la prison, c'est la maison.

- C'est Cédric qui t'a demandé ça ?

- Lui ou moi, c'est pareil.

C'est la première fois

que je me sens aussi bien avec quelqu'un, je me sens vivante

et libre, grâce à lui.

Pourquoi tu me fais pas confiance ?

- Je veux juste ton bien, moi.

- Vous avez besoin de canaliser vos énergies, commandant ?

- Vous fatiguez pas. Vos conneries, ça prend pas avec moi.

Depuis quand vous saviez que Capucine

était enceinte ? - Je n'en avais aucune idée.

Vérifiez avec elle.

- Vous avez une grande influence

sur vos adeptes.

- Il paraît, même si je n'aime pas le terme d'"adeptes".

- Vous préférez peut-être celui de "fidèles",

c'est ça ?

- Vous voulez en venir où ?

- A Noé Fratter, un de vos fidèles.

Il vous écoute, lui aussi.

Il a une confiance aveugle

en vous, hein ? - Certainement.

- Vous lui avez parlé de Capucine

et de sa relation avec Manu Rodriguez.

Vous l'avez poussé à se venger. Il l'a dit.

- Je l'ai poussé à rien. - Il prétend le contraire.

Il a demandé à être entendu volontairement.

Voilà le procès-verbal.

- Si ce jeune homme a mal compris mes paroles,

c'est son problème. - Que lui avez-vous dit ?

- De faire ce qu'il estimait être son devoir, tout simplement.

Il était dévasté. On peut le comprendre.

Mais je lui ai jamais dit de tuer quelqu'un.

Et comment aurais-je fait ?

Expliquez-moi.

- Tu as dit à ton grand-père ce qu'il y a eu

avec Manu ? - Non, jamais.

- Je croyais que tu lui disais tout. - Pas ça.

- Il est pas au courant.

J'avais trop honte. Je me sentais tellement mal.

- Tu as eu un rapport sexuel avec Manu ?

- Je voulais pas, mais Manu a insisté.

Et un jour,

il m'a forcée et j'ai pas su résister.

Plus tard, j'ai fait un test de grossesse.

Il était positif. - Si c'est la vérité,

on parle bien d'un viol.

- T'es pas obligée de répondre.

- Ton grand-père va être libéré.

Et Noé va être mis en examen.

Pour meurtre avec préméditation.

Je voulais que tu sois au courant.

- Ils sont vite venus à sa rescousse. - Maintenant, la question,

c'est de savoir qui l'a mise enceinte.

C'est le mobile

du meurtre de Manu. C'est pratique que ce soit lui.

Il reste une personne pour le défendre.

Bonjour. Vous savez où je peux trouver Maya ?

Merci.

- Oui ?

- Je peux ?

Capucine prétend que Manu l'a forcée à coucher avec elle.

- Quoi ?

Elle ment, putain,

c'est dégueulasse.

- Je te crois.

Mais je pense qu'on l'oblige à mentir.

- Manu...

il voulait pas que l'aider à partir, il voulait fuir avec elle.

- Et elle était d'accord ?

- Il avait réussi à la convaincre.

Mais ça avait pas été facile.

Elle voulait pas quitter son frère, il est malade.

S'il saigne,

il meurt. - Il est hémophile ?

- Ouais, un truc comme ça.

- C'était quoi, son plan, à Manu ?

- Il voulait juste la sortir d'où elle était.

C'étaient des tarés,

selon lui. Moi, je voulais pas qu'il parte.

Pas avec elle.

J'étais jalouse.

- Capucine était enceinte de Manu ?

- Non. Déjà, Manu aurait jamais violé une fille.

Il jouait les durs, mais c'était un mec gentil.

Il a jamais couché avec elle.

- Se pose donc la question : qui a mis Capucine enceinte ?

Son père, qu'elle a appelé pour régler le problème ?

- Etrange de l'avoir appelé.

- C'est pas la seule chose étrange.

- Quoi ?

- Odile est une avocate pointue.

Sa carrière parle pour elle.

Elle avait un moyen d'arrêter

les poursuites contre Noé.

- Lequel ? - L'autopsie.

Elle a accès au rapport.

Elle sait que c'est pas un coup de couteau qui a tué Manu,

mais un arrêt cardiaque.

Pourquoi elle l'a pas fait ?

Comme si elle voulait éviter qu'on parle de ce qui l'a vraiment tué.

- Elle veut pas que Noé s'en sorte.

- Elle cherche à couvrir un truc.

- Le coup de couteau n'a atteint aucun organe vital.

Son coeur s'est arrêté.

- A cause de quoi ?

On dirait qu'il a pris un coup de spray défensif.

- J'ai eu peur, j'ai utilisé mon spray

d'autodéfense.

- Manu n'est pas mort

du coup de couteau.

Mais d'un arrêt cardiaque dû à une substance chimique.

Substance qui était dans ta bombe d'autodéfense.

- Rends-moi ça !

- Tu ne veux pas me dire qui t'a donné ce spray ?

Merci d'être venue, maître. - Je vous en prie.

- Je voulais partager une information

qui pourrait intéresser Noé. Asseyez-vous.

- Non, merci. - Vous avez pris connaissance

du rapport d'autopsie ?

- Bien sûr. - Manu n'est pas mort

du coup de couteau. - Et alors ?

- Je me suis demandé ce qui avait pu

causer un arrêt cardiaque chez un jeune

de cet âge, et j'ai trouvé.

De la ricine.

Un poison violent

à base d'extrait d'une plante de la région.

- Comment il l'a ingérée ?

- C'est un mystère qu'on expliquera sans doute jamais.

Le corps a été rendu à la famille.

Reste à savoir qui a donné la bombe à Noé.

Je voulais juste vous prévenir.

- Merci.

- Avec plaisir.

Jonathan,

tu peux raccompagner madame ?

- OK, commandant.

- Au revoir. - Au revoir, commandant.

- Mon papa dit que tu t'occupes trop de moi.

- Il a dit ça, ton papa ? - Oui, mais maman,

elle est d'accord, elle dit que c'est bien.

- T'aimes être avec moi ?

- Oui, t'es plus gentille que mes autres nounous.

- Tu sais, Ethan,

je suis pas vraiment que ta nounou.

- Alors t'es quoi ?

- Bah...

Je suis...

Je suis ton amie.

Sonnerie de portable

...

Allô ?

*-Eloïse Mattéï ? Lieutenant Zarka, de la PJ.

Vous vous souvenez de moi ?

Nous nous sommes vues hier.

- Oui. *-Vous êtes où, là ?

- A la plage des Goudes.

*-OK, veuillez rester là, nous venons vous chercher.

*-Elle est à la plage des Goudes ? - OK.

*-Oui.

Vous ne bougez pas. - Non, je bouge pas.

- Ca va ? C'était maman ?

- Non, c'était pas ta maman.

On frappe.

- Entrez.

- Vous me reconnaissez ?

- Bien sûr. - La maman d'Ethan.

Votre fille le reverra plus.

- Pardon ?

- Je faisais confiance à Eloïse.

L'an dernier, en apprenant

qu'elle était la mère de notre fils, j'ai été touchée.

J'ai dit à mon mari de la laisser le voir.

On vient de l'arrêter alors qu'elle était

avec mon fils.

- Où est ma fille ? *-Chez nous, à la PJ.

On a vérifié son témoignage. Elle a menti.

On pense qu'elle couvre son mec.

- Vous pouviez pas m'appeler avant ? Merde !

*-C'est la procédure.

- Pauvre con ! T'as quoi dans le cerveau,

enfoiré ?

Approche encore une fois de ma fille et je t'éclate, OK ?

- Ca va pas ? Qu'est-ce qu'il y a ? - Je vais t'expliquer !

Ma fille a dû mentir aux flics et elle est en garde à vue.

Avec son passé judiciaire, tu sais ce que ça veut dire ?

Tu vas venir leur expliquer que c'est toi qui l'as forcée à mentir.

- Non. Je l'ai pas forcée. Elle fait ce qu'elle veut.

Moi, j'ai rien à me reprocher.

Allez-y, frappez-moi. - Ca te ferait trop plaisir.

- Vous en rêvez depuis que je suis avec elle. Allez-y.

- Si tu savais ce qu'on a vécu, elle et moi.

Tu sais rien.

Chanson mélancolique en anglais

...

Je sais plus quoi faire.

Plus je vais essayer

de l'éloigner de lui, plus elle va s'en rapprocher.

- Eloïse est intelligente.

Elle réalisera ce qu'elle a fait.

- Si seulement c'était une question d'intelligence.

- De lucidité. Faites pas semblant

de ne pas comprendre.

Vous voulez être un père parfait.

- Je ne veux pas être parfait, juste la protéger.

- Parfois, c'est celui qui croit vous protéger

qui vous met en danger.

- Ca va pas, Capucine. Tu continues d'avoir

des pensées négatives.

Tu es sale. Je suis très mécontent.

Comment peux-tu te purifier si tu continues comme ça ?

- Demande-moi pardon, Capucine.

Demande-moi pardon. Tu comprends ce que je te dis ?

- C'est à toi de me demander pardon.

- Tu sais pas ce que je te donne.

Et je pense que tu es

une mauvaise influence sur ton petit frère.

Je vais voir avec tes parents

pour qu'on vous sépare.

...

- En effet, j'ai vu vos analyses.

Vous avez une forme

de carcinome particulièrement invasive.

Votre réponse au traitement est faible.

Je ne vous cache pas

que le pronostic est plutôt défavorable.

- Qu'est-ce qu'on peut faire ?

- Si vous continuez comme ça, rien.

Des métastases sous-jacentes vont forcément se développer.

Osseuses, cérébrales...

Métastases pour lesquelles la médecine classique

a peu de solutions.

Je pense que vos médicaments ne marcheront pas, mais...

il y a une bonne nouvelle.

- Laquelle ? - Vous avez commencé un stage

avec Pierre de Lamballe.

- Oui.

- Ce stage peut vous sauver. Il va falloir vous accrocher.

En faire plusieurs, sans doute.

- C'est qu'à force...

ça coûte.

- C'est le prix de la guérison.

Il faut mettre toutes les chances de votre côté.

Vous avez rencontré Odile de Lamballe ?

On va essayer de vous guérir. Comme elle.

- Je lui ai tout de suite fait confiance.

J'ai arrêté mes traitements

et remis ma guérison entre ses mains.

A ma première rencontre avec Pierre,

j'ai ressenti comme une libération,

comme un feu intérieur qui repartait.

- C'est incroyable.

- Ca paraît miraculeux, mais j'ai vu le phénomène

se reproduire tant de fois.

- Vous pensez...

qu'il peut me guérir ? - Je lui ai parlé.

Il est d'accord pour vous suivre personnellement.

- Merci.

- Venez.

- Faut pas avoir peur. Si vous avez peur de la mort,

vous avez aussi peur de la vie.

Et si vous avez eu besoin

de vous créer cette maladie,

c'est parce que vos circuits énergétiques sont bloqués.

- Que dois-je faire, maître ? - Allongez-vous.

Il faut vous ouvrir

aux forces cosmiques.

Laissez l'énergie de l'univers

pénétrer en vous.

Embrassez la vie.

(Olivia...)

Soupir

- Salut, Karna.

- Comment tu sais mon nom ?

- C'est ta soeur qui me l'a dit.

Ca veut dire "fils du soleil".

- Tu es la nouvelle fiancée du maître ?

- Ah non. Pourquoi ?

- Capucine était son élue, mais il veut plus la voir.

- Ah bon ? Et pourquoi il veut plus la voir ?

- Il dit qu'elle est sale,

elle a fait quelque chose de mal.

- Tu sais ce qu'elle a fait de mal ?

Hugo...

Je sais que tu gardes des secrets.

Mais tu peux tout me dire, je suis plus une étrangère.

Et je peux vous aider, toi et ta soeur.

- C'est à cause de ce qui s'est passé au parc, l'autre jour.

- Avec Manu ?

Avec l'ami de ta soeur ?

- Oui. Capucine m'avait demandé de lui dire qu'elle viendrait pas.

Il était pas content.

Là, Noé est arrivé et il l'a aspergé de liquide.

Manu a sorti un couteau.

Et comme il voyait rien, le couteau

est tombé.

- Arrête !

- Et après, qu'est-ce qui s'est passé ?

- Putain, mes yeux !

- Je l'ai ramassé.

- Rends-moi ça !

Manu gémit.

- Quand il a voulu le reprendre,

le couteau lui est rentré dans le ventre.

Manu tousse.

...

- Vous êtes là.

- Odile. - Alors ?

Cette première séance ?

- C'était... incroyable.

- Tant mieux.

Je suis ravie pour vous.

Tu viens, Hugo ?

Capucine t'attend pour aller à la librairie.

*-Capucine se tait pour couvrir son petit frère.

- Elle cherche à le protéger.

RDV à la librairie du Verger. Je dois lui parler.

Ils arrivent.

Allez, go.

- Bonjour.

- Bonjour.

- Bonjour.

Ca va ? - Ca va.

- J'étais libre, donc je viens voir si je peux aider.

- C'est gentil.

- Emma, tu irais chercher

les oeuvres du maître dans l'arrière-boutique ? Merci.

Comment ça se passe ?

Vous avez du monde ? En tout cas, je suis...

- Bonjour. - Bonjour.

- Bonjour, mon grand.

Excusez-moi. - Je vous en prie.

- Bonjour, Capucine.

On peut se voir ?

- Que voulez-vous ?

- Parler.

Je sais que Manu voulait t'aider à quitter le Verger.

Mais que toi, tu veux pas laisser ton petit frère seul.

Je sais ce qui s'est passé au parc.

C'est ton frère qui l'a poignardé.

Tu cherchais à le protéger,

c'est pour ça que tu parlais pas.

- C'est de ma faute.

Je l'ai envoyé dire à Manu de s'en aller.

Je voulais le prévenir de pas rester.

- C'est pas pour ça qu'il est mort.

Il est mort parce qu'on l'a empoisonné.

La bombe d'autodéfense était remplie de ricine.

- Attention, c'est du poison.

De la ricine. Fais très attention. - OK.

C'est papy qui les cultive.

- Et tu sais comme moi qui a pu lui donner ce spray.

- Tiens.

- Qu'est-ce que c'est ? - Un spray d'autodéfense.

Vise les yeux et il pourra rien te faire.

- C'est pas dangereux ? - Non, Noé.

Merci.

- C'était un piège, Capucine.

Un piège pour le tuer.

Tu dois me dire ce qui s'est vraiment passé au Verger

pour que tu veuilles partir avec Manu.

Comme ça, tu pourras rester avec ton frère.

C'est ce que tu veux depuis le début, non ?

Oh !

T'en as pas marre de te sacrifier ?

- Je dirai tout. Mais devant mes parents.

Et...

ma chute dans les escaliers au lycée, le mois dernier,

c'était pas un accident.

- Que s'est-il passé ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

On t'a poussée ?

On a voulu te faire du mal ? Qui ?

- Personne. C'est moi.

- C'est toi quoi ?

- Je voulais pas de ce bébé. Je me sentais sale,

je me dégoûtais.

Je me suis jetée dans les escaliers pour qu'il disparaisse.

- Capucine, tu aurais pu te tuer.

- J'aurais préféré.

- On arrête tout, là.

- Ah, d'accord.

Je comprends.

- Manu voulait m'aider

à sortir d'ici. Du Verger.

- Et vous l'avez fait exécuter

en utilisant Noé.

Tout ça parce que Manu

allait vous enlever votre fille.

- Ce gamin a eu ce qu'il méritait.

Il a souillé notre fille.

- C'est pas lui qui l'a mise enceinte.

- Je comprends pas.

C'est qui, alors ?

Capucine, c'était qui ?

- Rohan.

- Quoi ?

- Vous ne vous doutiez de rien ?

Avec toutes ces séances

en tête à tête ?

- C'est pas possible,

t'as laissé faire ça ?

C'est notre fille !

Notre fille ! - C'est la plus belle chose

qui pouvait lui arriver ! C'est l'élue.

Rohan l'a choisie

comme il m'avait choisie. Ton père est un être exceptionnel.

- T'es folle... T'es complètement malade ?

- Oui, j'étais malade.

Ton père m'a sauvé la vie.

Sans lui, elle serait jamais née.

- Ca veut dire quoi, ça ?

Elle lui doit tout.

- C'est pas possible...

C'est pas vrai...

C'est pas vrai...

Mais c'est pas vrai !

Philippe sanglote.

...

- Regardez-moi.

Regardez-moi !

Vos enfants ont besoin de vous.

Vous m'entendez ?

La porte s'ouvre. M. de Lamballe ?

Allez, on l'emballe.

- Qu'est-ce que c'est ?

Je vais porter plainte.

On en reparlera.

Avec mes avocats. - Je vous arrête

pour viol sur mineure de moins de 15 ans.

...

- J'espère que vous allez vous en sortir, sincèrement.

- Merci.

- C'est dommage, il vous aurait guérie.

...

- C'est fini, Capucine. Tu vas pouvoir rejoindre ton petit frère.

Il t'attend.

- Je te demande pardon.

Je vous demande pardon, mes enfants.

Pardon.

- Entre, vas-y.

Si j'ai décidé de vous faire venir,

c'est que j'ai quelque chose à vous annoncer.

Il y a quelques semaines,

j'ai passé des examens

et on m'a diagnostiqué un cancer.

*-Commandant Mattéï ? Lieutenant Zarka, de la PJ.

L'agression de la Dr Fabre, c'était un SDF, pas Cédric Revault.

- Vous êtes sûre, lieutenant ? *-Oui.

On a des témoins et les acheteurs de la méthadone volée.

- Merci.

- C'est bon de vous avoir là.

...

- Bonsoir.

C'est bien toi, je rêve pas ? Tu me rassures ?

- Non, tu rêves pas. C'est moi.

Cédric a été blanchi.

- Je sais, on m'a dit.

Popopo... Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu vas mal le prendre,

mais c'est mieux pour nous deux.

J'ai besoin d'un peu de liberté, de prendre l'air.

Enfin, tu vois ce que je veux dire.

- Pourquoi je le prendrais mal ?

- Papa...

- T'as besoin de liberté.

Et puis, tu fais confiance à la vie.

Moi, j'y arrive toujours pas.

- T'inquiète pas, papa.

Je pars pas loin, tu vas pas te débarrasser de moi comme ça.

- Si t'as besoin ou envie, je serai là.

Sous-titrage : Nice Fellow

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