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...
Musique de tension
...
Ca me fait de la peine de dire ça, mais...
l'équilibre de vie de Claire est fragile.
Au moindre choc, des années de travail seraient anéanties.
Vous comprenez ?
- Nous sommes du même côté, Mme Casanova.
Je travaille pour le bien de vos enfants.
Alors, l'enregistrement ?
- Je lance le replay, commandant. - S'il te plaît, oui.
Soupir
*-Oui, c'est moi.
Tu peux être soulagé, c'est bon.
Elle a tenu le choc.
Je la ramène à la maison.
Aboiements lointains
...
Rire
- Il va être content de te voir.
Miaulement
...
On a une invitée-surprise !
- Ca faisait longtemps, hein ?
- Papa Eric.
- Ca me fait plaisir de te voir.
Allez. Entrez, entrez.
(- Ils vont être surpris.)
Va, chérie.
(Dépêche-toi. Attends.)
(Vas-y, vas-y.)
Regardez
qui est venue, les enfants.
- Claire !
- Claire !
- Et Leïla ?
Elle est où ?
Elle est pas là ?
Pourquoi elle est pas là, Leïla ?
- Joseph.
Elle est retournée dans son pays. On te l'a déjà dit.
- Oui.
- C'est parce que c'est la vérité.
C'est ça...
C'est ça, la vérité.
- Elle reviendra peut-être un jour.
En attendant,
Claire est là.
Tu devrais être content. - Mais...
Mathias ?
Il dit que Leïla...
Leïla...
Leïla...
- On t'a toujours dit de dire la vérité, Joseph.
C'est pas beau de mentir.
Pourquoi tu mens ? Pourquoi tu racontes ça ?
- Joseph, est-ce que Mathias t'a dit
où était Leïla ?
- Non.
Non. Non. Il m'a rien dit, Mathias.
(Rien dit.)
- C'est bien.
C'est très bien.
Tu vois, quand tu veux ?
Tu la dis, la vérité.
Hein, champion ?
Allez, à table !
- Va t'installer.
- C'est un anniversaire, attention.
Allez ! - Go.
Vous avez faim ?
- JOYEUX ANNIVERSAIRE
MIMI
JOYEUX ANNIVERSAIRE
MIMI
- Allez, allez !
- ALLEZ ! Applaudissements
... - Bravo, ma chérie !
- Bon anniversaire, ma princesse.
- Qui veut du gâteau ?
Notre princesse, notre invitée.
- Moi !
- Tu vas tout manger ?
Voilà.
- Moi ! J'en veux !
- Non. Pas de gâteau pour les menteurs.
- Tiens. - Tiens, ma chérie.
Je galère.
Oh... - C'est pour toi, ça.
- C'est bon. - Vivement mon anniversaire.
- Voilà. Il a l'air bon.
- Claire est sous influence.
- De là à tuer un gosse... Pourquoi ?
Quel est leur mobile ?
- C'est la question que je me pose.
Pourquoi Claire aurait fait ça ?
- Si elle sait,
pourquoi elle dit rien ?
- Rien de pire pour un enfant que d'être abandonné une 2e fois.
On est prêt à tout pour l'éviter.
- "On" ?
- On sait qui est la mère biologique ?
- Ouais, je l'ai retrouvée.
Elle s'appelle Louise Bellanger.
Elle a accouché à Marseille.
Le 22 juin 2002. Elle avait 22 ans.
- Et aujourd'hui ?
- Aujourd'hui...
elle habite à La Ciotat.
Mariée, 2 enfants. 13 et 15 ans.
Elle est architecte et se fait appeler Louise Roman.
- Et le mari, c'est le père de Claire ?
- Non. Le père biologique est inconnu.
- OK.
- Qu'est-ce que tu me caches, toi ?
Tu crois pas que je suis con, non plus ?
Attends...
Mattéï...
Léo...
OK. 10 novembre 1960.
C'est quoi, le 10 novembre 1960 ?
C'est la Saint...
Léon ?
OK.
Attends, c'est pas possible.
Rue Mattéï ?
Putain, rue Mattéï à côté de l'église.
Il a été abandonné ?
Voilà pourquoi il se prend la tête.
- Vous n'êtes pas objectif.
Cette jeune femme est différente.
- Non. Je fais pas de différence.
L'histoire de cette gamine me touche.
- J'entends, mais on règle un homicide.
Selon votre enquête,
Claire est la dernière à avoir vu la victime vivante.
Imaginez.
Si elle était pas trisomique, vous la mettriez en garde à vue ?
- Oui. - Vous voyez ?
- Oui.
C'est parce qu'elle peut pas se défendre.
Elle calcule pas. Elle est dans l'instant.
Elle est fragile et vulnérable.
Elle a été abandonnée et sa mère adoptive
nous laisse entendre qu'elle a pu commettre un meurtre.
Qui va la défendre, si c'est pas nous ?
On sert à quoi, là ?
- Là-dessus, on est d'accord.
- Merci.
- Dans la famille
des Gauloises,
donne-moi...
la 5.
- Alors, la 5.
J'en ai pas. Voilà.
- Bonne pioche ! - Oh !
- Famille ! - Tu triches !
- Papa, tricheur !
Tricheur !
- Tu vois comme ils sont heureux ?
- J'en ai pas.
- OK, je pioche.
- Tout ça pourrait s'arrêter pour eux.
- Rémi.
Je voudrais le 3.
- Pourquoi ?
- Bah, à cause de ce policier.
Il t'en veut parce qu'il a eu des problèmes avec sa fille.
- J'ai rien fait, moi.
- Elle est allée en prison.
T'aimerais pas que ça t'arrive.
Pourtant,
c'est ce qui va t'arriver
si tu racontes ce qui s'est passé avec Mathias.
Et nous aussi.
- A qui tu demandes ?
Toujours à qui tu demandes ?
- Tu sais, ma chérie.
On est là pour toi. Hein ?
Tu peux compter sur nous. Ta famille.
Tes parents.
Pas la police.
Tu me fais confiance ?
- Oui.
- Oui ?
Tout ce qui s'est passé, c'est pas de ta faute.
Tu fais pas exprès.
C'est plus fort que toi.
Cri - Dépêche-toi !
Allez, Claire !
Claire, aide-moi !
- Euh... Lara, s'il vous plaît.
Vous allez signer ça.
- Parfait.
C'est bon.
Vous pouvez vous rhabiller, Cédric.
Les choses s'améliorent, hm ?
Je vais vous confier à un collègue.
- Attendez...
Comment ça ?
Vous me laissez tomber ?
- Je vous laisse pas tomber.
Je dis juste... - Je vais faire quoi ?
Faut pas me laisser.
J'ai besoin du traitement. De vous.
- Absolument.
Mais on va pas tout arrêter.
Je...
Après ce qui s'est passé l'autre soir...
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Voilà. Signez ça et renvoyez-le.
- Parfait, merci. Au revoir.
- Au revoir.
M. Revault.
Faut signer votre décharge.
- Faut que je te parle.
Porte
T'as tout raconté !
- Je donne pas raison à mon père.
- Et alors ? Il a tout raconté à Fabre !
Elle me vire du centre !
Je suis seul comme un con !
- Il a rien balancé. - Putain !
- Arrête !
C'est elle qui l'a prévenu.
Et tu me parles pas comme ça.
Je veux t'aider.
Si tu traites comme ça ceux qui t'aident,
oui, tu seras seul. Ca, je te le dis.
- Excuse-moi.
C'est ma faute.
J'arrive pas à faire confiance. C'est mon problème.
- Moi non plus, j'y arrive pas, mais je me soigne.
- Pourquoi ?
Pourquoi t'arrives pas à faire confiance ?
Musique mélancolique
...
- Quand j'étais petite...
...
J'ai suivi quelqu'un que j'aurais pas dû suivre.
...
- Ouais, mais t'étais enfant. C'est différent.
...
- Ca a eu une incidence sur ma vie et celle de mes parents.
Musique mélancolique
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
...
- J'ai...
...
J'ai été enlevée par un mec.
...
Il m'a enfermée pendant 8 ans.
...
- Putain, pardon.
...
- Et si tu veux tout savoir,
j'ai été accusée de l'avoir aidé à kidnapper d'autres filles.
Je suis encore en période probatoire.
Ca calme, hein ?
Musique mélancolique
...
- Ecoute, si tu veux savoir...
Moi aussi.
Moi aussi, j'ai des choses à t'avouer sur mon passé.
...
- Ca va, Valentin ? Ca bosse ?
- Salut.
Oui, ça bosse. Vous aussi, à ce que je vois.
Vous vous installez ici ? - Tu rigoles ?
Avec ce que me fait vivre ton père
à la brigade...
Tu sais comment je l'appelle ? - Hein ?
- Le commissaire Freezer.
Il rit.
Tu étudies quoi, là ?
- Là, j'ai un essai de philo à rendre.
- Du Descartes, du Kant et tu décantes.
Ils rient.
Allez, bon courage.
- Merci.
- Il a l'air en forme.
Ca va, ses études ?
- Il prépare ses concours.
Il joue gros.
Je veux pas le déstabiliser avec ma situation.
Déjà que c'est pas facile pour les jeunes, en ce moment...
- Je sais que c'est pas simple.
Mais tu connais mon opinion. Vaut mieux en parler.
- Je sais que je dois lui parler, mais...
Je sais juste pas comment.
Je commence la radiothérapie la semaine prochaine.
Je vais devoir justifier mes absences.
- Je te le répète, si t'as besoin d'aide...
- Pour l'instant, ça va. Merci.
- C'est moi qui ai besoin de ton aide.
Rien à voir, mais faut que je te parle.
- Vas-y.
- Tu sais, Claire, la jeune fille trisomique ?
On a retrouvé sa mère biologique.
- Et ?
- J'aimerais bien la voir. Pour lui parler de sa fille.
Elle soupire.
Claire souffre d'avoir été abandonnée.
Elle a fait des demandes pour la retrouver.
Elles ont été refusées. Ca me rend dingue.
- Tu te rends compte que tu sors du cadre ?
Mélanger sa vie et le boulot, c'est pas bon.
- On mélange toujours sa vie et le boulot ou ça sert à rien.
Je veux faire ça pour Claire.
- Hm.
- Tu veux m'aider ?
- Mais bien sûr.
Je comprends que tu t'identifies,
mais si elle est coupable ?
- Je prends le risque.
Musique mélancolique
...
- Bonjour. - Mme Roman ?
Commandant Mattéï.
Brigade des mineurs. - Commandant Lambert.
On voudrait vous parler de l'enfant
que vous avez confié à l'adoption, il y a 19 ans.
- C'est la pire décision que j'ai dû prendre dans ma vie.
J'étais très jeune.
Tous les tests
avaient pourtant été négatifs.
C'était à l'hôpital Pasteur.
Elle venait de naître.
Je l'avais dans les bras
quand j'ai su qu'elle était trisomique.
Et...
c'était maintenant ou jamais.
Si je voulais, ils pouvaient la déclarer sous X
et je reverrais plus jamais mon bébé.
Et j'étais toute seule pour décider.
- Et le père de votre enfant ?
- Il m'avait quittée quand j'étais enceinte.
- Vos parents ?
- Ils pensaient que j'étais trop jeune pour avoir un bébé.
Ils m'avaient dit que si je voulais la garder,
il fallait que je me débrouille seule.
Je me suis vue toute seule. Sans ressources.
Sans famille. Avec...
une enfant handicapée
sur les bras. J'ai eu peur.
J'ai tout vu en noir et...
Euh...
J'ai craqué.
Mais vous imaginez ?
Sortir de l'hôpital
sans son enfant ?
Et puis...
Très vite, j'ai regretté ma décision. C'était trop tard.
C'était impossible de revenir en arrière.
- Et aujourd'hui, vous voulez la rencontrer ?
- Je sais pas.
Vous savez, ça fait...
presque 20 ans
que je vis dans le mensonge.
- Justement.
Il est peut-être temps de vous libérer, non ?
Vous pourriez la rencontrer sans en parler à votre famille.
Après, vous déciderez.
- Je sais pas.
- Ce que vous devez ressentir est très compliqué.
Prenez votre temps.
Ecoutez votre coeur.
Musique douce
...
C'est le numéro de Claire.
...
Si vous avez envie.
- Merci.
Musique mélancolique
...
- Tu veux bien
me chercher de l'eau, Joseph ?
(Merci.)
Merci, mon grand.
- Tu peux pas faire attention ?
Donne.
- Pa... Pardon.
- Pa... Pa... Pardon
Et puis quoi, encore ?
Allez. Ramène-nous le plat.
Il gémit.
... T'as pas vu que c'était brûlant ?
Je te dis de te noyer, tu te jettes ?
Et arrête de pleurnicher.
Faut y penser avant !
Merde !
Choc
Un jour, on sera plus là.
Un jour, il faudra vous débrouiller
tout seul !
Tu feras quoi, toi ?
Tu te brûleras les doigts ?
Tu feras quoi ?
- Ca suffit. Les enfants, venez.
Votre papa est très fatigué.
Il a besoin de se reposer.
Voilà. On va se détendre un peu.
Ne vous inquiétez pas, je vais vous amener à manger.
Viens, mon Joseph. C'est pas grave.
Halètements C'est pas grave.
C'est pas grave. Papa est fatigué.
- Oh, putain.
Fracas
...
...
(- Hé, oh.) Calme-toi.
- Tu me dis pas de me calmer.
- Arrête. Arrête. Arrête.
Tu te calmes !
Jamais, tu fais ça. T'as compris ? Tu te calmes !
Tu te calmes, maintenant.
Tu me frappes pas. Tu m'entends ? Jamais.
(- Pardon.)
- Jamais, tu me frappes. - Pardon. Pardon.
Pardon.
Pardon.
Pardon. Elle pleure.
Pardon.
- Tu sais, je t'aime. (- Je sais.)
Pardon.
(Pardon.)
Pleurs
...
- Commandant.
J'ai eu les services sociaux pour Leïla.
On n'est pas près de la retrouver.
- Pourquoi ?
- Elle serait retournée en Kabylie.
- D'où ils ont cette info ?
- D'Eric Casanova.
- Il prétend aller au commissariat de Martigues
et n'y met pas les pieds.
Il dit ignorer où elle est et renseigne la DDASS ?
Il est bon. - C'est pas tout.
J'ai trouvé une plainte déposée contre lui
pour coups et blessures.
Elle a été retirée. Par qui ? - Sa femme.
- Dans le mille. - Classique, malheureusement.
Je suis d'accord, Léo. Ca fait beaucoup.
- On fait une descente chez eux demain
et je les mets en garde à vue.
- Sur quelle base ?
- Son passé. Je vais le faire nous dire où est Leïla.
- OK. Sonnerie
Désolée, j'ai RDV.
- Euh...
OK. A demain ?
- A demain.
- Rendez-vous, rendez-vous...
au prochain rendez-vous.
- Parlons de... Le passé.
- Yes.
- J'ai fait des recherches
et j'ai trouvé des trucs vous concernant.
C'était involontaire. Sur votre date et lieu de naissance.
- Involontairement, tu as fait des recherches sur ma naissance ?
- Oui. C'était très involontaire.
On fait pas plus involontaire.
- Oui. Qu'est-ce que t'as trouvé ?
- Bah, c'est-à-dire...
Je sais pas.
- Quand on sait pas...
- On ferme sa gueule.
- Voilà. C'est toi qui l'as dit. Involontairement.
- Oui. J'y retourne.
- C'est bien.
- Désolé.
Sonnerie
...
- Allô ?
- Claire ?
Je m'appelle Louise.
Et je suis ta maman.
Musique triste
...
- Je suis contente que vous m'appeliez.
*-Moi aussi, je suis contente.
Tu...
Tu veux qu'on se rencontre ?
...
- Oui, j'aimerais bien.
*-On va se rencontrer.
...
(- J'espère.)
...
Allô ?
Tonalité
...
Allô, Céline ?
*-Oui ? - C'est moi, Claire.
J'ai eu maman au téléphone.
Ma maman à moi.
Ma vraie.
Ca m'a fait bizarre, mais...
Je sais pas, ça m'a fait un truc au coeur.
- Claire vient de m'appeler.
Elle a retrouvé sa mère.
- C'est pas possible, ça.
Comment ?
- Devine. C'est ce flic, là.
- Enfoiré, j'en étais sûr.
Musique inquiétante
...
On va pas laisser faire ça.
On va porter plainte, mon coeur.
- Plainte ou pas...
Claire n'aura plus de secret pour elle.
Si ça se trouve, elle va tout lui raconter.
- On peut pas prendre ce risque.
- S'il lui parle, c'est fini pour nous deux.
- Tu sais où elle la retrouve ?
- Elle m'a rien dit.
- Rappelle-la.
Musique de tension
...
*"Andalouse" (Kendji Girac)
...
- Yes !
T'es fort ! Ils rient.
...
- Grosse ambiance
à la maison, ce soir.
Elle coupe le son.
Bonsoir.
Hm.
C'est mon tablier. - Désolé. Bonsoir, monsieur.
- Bonsoir. Non, garde-le.
Il te va mieux qu'à moi.
Cadeau de la maison.
- Merci.
- Tu te souviens de Cédric ?
- Comment oublier ?
Sur le vieux port.
(- Ouais.) - Hm.
J'oublie rien. - T'as faim ? On a fait à manger.
- C'est super gentil. C'est cool.
Vous avez fait quoi ?
- Des hamburgers.
- C'est bien, aussi, des hamburgers.
Vous mettez quoi dedans ?
- Des tomates, du cheddar, de la salade...
- Des tomates. - Ouais.
- Je digère pas les tomates.
- Avant ça,
j'espérais faire une carrière de footballeur professionnel.
J'étais bon.
Je devais intégrer le centre de formation de Cannes.
- Cannes ? - Ouais.
- Comme Zidane ?
La classe. - Ouais.
- Ouais, ça s'est joué
à ça.
Je vous jure. A ça.
- Moi aussi. Ca s'est joué à ça.
Je rêvais d'être footballeur
et puis... - Ah bon ?
- Et puis, je suis flic.
- Bah moi, plombier.
Ca, c'est à cause du...
d'une vilaine blessure que j'ai eue à mon genou.
- Sans déconner ? - Hm.
- La moitié des mecs que j'arrête,
ils se rêvaient footballeurs.
Ils se voyaient Neymar.
Soit coup de pas de bol,
soit le genou.
C'est pratique, le genou. - Hm hm.
- Et toi, cette blessure au genou ?
Ca t'est arrivé quand ?
Avant ou après ton arrestation ?
- Papa. - Quoi ?
- OK, euh...
Je vais y aller.
- On peut en parler,
c'est du passé.
- C'est bon. C'est bon.
J'ai compris.
- Cédric. - Désolé.
- Faut pas le prendre comme ça.
- Attends.
Reste, Cédric !
Cédric.
- On a tous un passé, non ?
Non ?
Bonne soirée.
- Cédric, attends.
- Personne me parle comme ça.
OK ? Personne.
- Qu'est-ce qui t'a pris ? Tu peux pas
t'en empêcher.
- Je voulais voir comment il réagirait.
Tu connais son passé de délinquant ?
- Oui, il m'a tout raconté.
J'avais pas besoin de toi pour ça.
Putain, la honte, quoi.
Si j'étais lui, je reviendrais plus.
C'est ce que tu veux. - Mais pas du tout.
C'est quelqu'un pour toi ?
- Oui, je suis sûre. Et toi ?
Ca va être comme ça à chaque fois ?
Un check du casier judiciaire ?
Tu te crois où, au commissariat ?
Désolée, Cédric a un passé, oui.
Mais au moins, il s'intéresse à moi.
Il a peut-être pas eu de chance, c'est tout.
- Peut-être.
Mais t'es pas là pour soigner les gens.
Du moins, pas dans ta vie privée.
L'amour, c'est pas ça...
- L'amour... Qu'est-ce que t'y connais ?
Tu fais la morale, mais je veux pas finir comme toi.
Seul avec comme amis, des collègues de boulot.
- C'est pas une raison.
- J'ai pas le choix, papa. Réfléchis, putain.
Qui va vouloir de moi ?
Qui va venir vers moi en apprenant ce que j'ai fait ?
- Eloïse, c'est bon. Reste là.
J'ai pas été bon, là.
Musique mélancolique
...
- Bonjour, je m'appelle Claire.
Je suis contente de vous retrouver.
J'ai longtemps pensé à vous.
Musique mélancolique
...
- Bonjour.
...
- Ouais, commissaire ?
- J'ai eu le procureur. Il a refusé votre demande
de garde à vue d'Eric Casanova.
- Quoi ? - C'est pas tout.
C'est vous qui allez être convoqué.
- Pourquoi ?
- Une plainte contre vous de Céline et Eric Casanova.
Vous auriez commis une faute de procédure grave.
Vous avez retrouvé la mère biologique ?
Vibreur
...
- Excusez-moi.
Le commissaire Ansker, de la crim'.
Je dois prendre.
Oui, commissaire ?
*-On a une scène de crime
au viaduc de Roquefavour. Ca vous concerne.
- OK, j'arrive.
Un café ?
Musique de tension
...
- Elle a été assommée.
- On sait par qui ?
...
- C'est qui, la victime,
pour elle ?
- C'est sa mère. - Sa mère ?
Qui est la femme que j'ai eue au téléphone ?
Musique de tension
- Ca se passe pas comme ça.
On veut voir notre fille. - Bébé.
- Quoi ? - Regarde.
- On veut voir
notre fille. - D'accord...
- C'est pas possible.
- Comment ça ? On peut voir notre fille.
- Elle est en garde à vue.
- Pourquoi ?
- Pour tentative de meurtre. - Quoi ?
N'importe quoi. Sur qui ?
- Sa mère biologique.
- Vous vous acharnez sur nous.
Vous avez aidé Claire à la retrouver.
On a porté plainte contre lui.
- Il a rien à faire ici. Il est suspendu.
- Me parlez pas comme ça. - Ca suffit.
Elle pleure.
- Maman.
...
...
- Claire, vous venez avec moi ?
- Ma chérie, tu sais
ce qui s'est passé ?
Pourquoi t'es allée à ce RDV ?
Je t'avais dit de pas écouter ce policier.
- Pardon.
- Bon, allez.
Dis ce qui s'est passé.
Hein ?
Tu dois dire la vérité.
- Commissaire.
- Oui. Madame, je vais interroger votre fille.
N'intervenez pas.
- Oui.
Bien sûr.
- Merci.
Claire.
Pourquoi êtes-vous allée à ce RDV ?
- Cette personne a dit être ma maman.
- Elle vous a appelée ?
- Oui.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Elle voulait me rencontrer.
On s'est donné RDV.
Ca s'est passé
comme dans un rêve.
Louise est arrivée.
- Bonjour.
- Elle a voulu me toucher. J'aime pas.
Ne me touchez pas !
Puis je suis partie.
Quand je me suis retournée,
Maman, non !
Elle était par terre.
- Vous étiez seules ?
Comment ça se fait que vous vous soyez rencontrées là-bas ?
- C'est moi qui l'ai frappée.
Avec une pierre.
- Claire.
- Comme Mathias.
- Vous avez frappé Mathias ?
Halètements
...
- Ca suffit, j'en peux plus.
On doit leur dire la vérité.
(- Céline.)
- Claire a tué Mathias.
- C'est pas ma faute...
- Elle nous l'a avoué
il y a 3 mois.
Tu te souviens ?
Tu as appelé le commissariat pour dire
qu'il était revenu.
Tu te souviens pas ?
- J'ai appelé la police.
- T'as été prise
d'un coup de folie.
Mathias t'a dit que tu retrouverais pas ta mère...
T'es devenue enragée,
tu as pris une pierre et...
Tu l'as frappé. Elle gémit.
Comme ta maman.
- Claire, rappelle-toi. Il t'a vraiment dit ça, Mathias ?
- Il m'a dit qu'il avait retrouvé Leïla.
Puis, il était par terre.
Comme maman.
Sanglot
- "Comme maman" ?
- Chérie, ça va aller, ma puce.
Tu t'inquiètes pas.
- Et vous, vous savez pas où est Leïla ?
- Bah non. Je vous l'ai déjà dit.
- C'est pas ce qu'a déclaré votre mari aux services sociaux.
- Quoi ?
J'ai dit qu'elle était rentrée dans son pays. Dans sa famille.
- Sans preuve ? - On m'a demandé, j'ai répondu.
C'est tout.
- C'est ça. - Laissez-nous tranquilles.
- C'est ça...
- Vous avez causé assez de tort.
- Ca suffit. Cassez-vous. - Viens, chéri.
- Les enfoirés, ils lui mettent tout sur le dos.
Le meurtre de Mathias
et la tentative de meurtre sur Louise.
Il soupire.
- Si c'est pas Claire qui a frappé sa mère...
- C'est lui.
C'est Eric Casanova.
Il a tué Mathias et fait disparaître Leïla.
Claire les a prévenus.
Il a cru être en danger.
- Ils lui ont dit de voir sa mère dans un lieu isolé.
- Casanova est violent. Il l'a prouvé avec Céline.
- Pourquoi elle serait sa complice ?
- Pour que tout ça s'arrête.
Quand est-ce que la plainte a été déposée ?
- Il y a 11 ans.
- Juste avant qu'ils ne deviennent famille d'accueil.
Elle est peut-être plus que sa complice.
- Ca va, chéri ? Oui ?
Et ça...
c'est bien dessiné, c'est...
Ah.
Vous n'avez rien à faire chez nous.
Vous avez été suspendu.
- J'appelle le procureur.
- Je suis pas là pour le meurtre
de Mathias,
mais pour l'agression de Louise.
La mère biologique de Claire.
Monsieur, vous avez déjà eu un comportement violent ?
- De quoi vous me parlez ?
- De la plainte déposée
par votre femme, il y a 11 ans.
- Quelle plainte ?
- Celle déposée puis retirée par votre femme.
- T'as déposé une plainte ? - Non.
- J'ai une autre question, M. Casanova.
Vous étiez où, ce matin à 10h ?
- Pourquoi ? - Répondez
à ma question.
- Bah, j'étais là.
Avec les enfants. Allez-y,
demandez-leur.
- Rémi, tu te rappelles de moi ?
Je tiens toujours mes promesses.
- Rémi.
Chéri.
Tu dois dire toute la vérité au commandant Mattéï.
D'accord ?
Toute la vérité.
- Alors, Rémi.
Dis-moi ce que t'as vu.
Tu étais là quand...
Claire a appelé maman ?
- Oui.
- Et Eric ?
Il était là aussi ?
- Non.
- Que ce que t'as vu. OK ?
- Il est revenu plus tard.
Dans la soirée.
Maman,
Céline, lui a dit que Claire
avait retrouvé sa maman.
- Et Eric ? Il a dit quoi ?
- Papa Eric était pas content.
Il a dit qu'il allait faire la même chose avec sa mère,
qu'avec Mathias et il est parti.
- Cassez-vous !
Moteur de moto
...
Putain !
Putain de merde !
Fait chier !
Je pense effectivement que vous l'aimez.
Et qu'apparemment, vous avez eu une idée.
L'idée la plus sordide. Lui fournir des proies.
Une jeune femme qui ne parlerait pas
et qui donnerait un exutoire à ses pulsions.
Pendant ce temps-là,
vous ne seriez pas sa victime désignée.
Grâce à la violence qu'il leur faisait subir,
il était calme avec vous.
Il abusait de ces jeunes filles, n'est-ce pas ?
La dernière, c'était Leïla.
Mathias l'a appris.
Il en a parlé à Claire.
Quand Claire vous a dit qu'elle avait retrouvé sa mère...
Vous avez pris peur.
- Claire ?
Je comprends que tu veuilles retrouver ta maman.
On va t'aider.
On connaît un endroit où vous serez tranquilles. Hein ?
Tu la retrouveras là-bas.
D'accord ?
- Me touchez pas !
- Attends, Claire.
Claire crie.
Louise crie.
Elles crient.
...
Arrête !
Arrête !
Claire crie.
(S'il te plaît.)
Musique de tension
...
Claire !
- Sauf que Claire n'a pas été là-bas toute seule.
Eric était là aussi, c'est ça ?
- Claire !
Louise crie.
Il crie.
...
Musique de tension
...
- Vous êtes des monstres.
- Maman !
...
- Où est Leïla, Mme Casanova ?
...
- On a des nouvelles de ma moto ? - Oui.
On l'a localisée à 2 bornes de la maison des Casanova.
- Et ? - En bon état. Rassurez-vous.
- Enfin une bonne nouvelle.
- En revanche, moins bonne nouvelle.
On n'a toujours aucune trace de Casanova.
On a fouillé la maison.
Aucun indice sur Mathias ni sur Leïla Balbek.
Faut que Céline avoue.
- Elle lâchera jamais son mec. - Regardez.
C'était dans la perquisition. - C'est quoi ?
- Une taxe à évaluation des Casanova.
Regardez.
Ils ont une champignonnière.
- Une champignonnière,
c'est un souterrain.
- C'est une grotte.
Olivia, tu prends le volant.
On y va !
T'as toujours tous tes points
sur ton permis ?
Musique de tension
...
- Aidez-moi !
- Leïla ?
- S'il vous plaît, aidez-moi.
Elle pleure.
...
Par ici, s'il vous plaît !
Aidez-moi !
...
S'il vous plaît,
venez me chercher !
A l'aide !
S'il vous plaît !
- C'est la police, Leïla.
On va te sortir de là.
- Par ici !
Elle pleure.
...
Aidez-moi !
- Je suis policier. Je suis venu vous chercher.
Tintement
- Aidez-moi !
Aidez-moi !
S'il vous plaît !
Il gémit.
Gémissements d'effort
...
Musique d'action
...
Il gémit.
Cliquetis de menottes
Aidez-moi, s'il vous plaît !
- Garde-le.
- S'il vous plaît, aidez-moi !
Elle pleure.
- On arrive !
Fracas
Elle pleure.
C'est fini. C'est fini.
C'est fini, Leïla.
Elle pleure.
...
C'est terminé.
...
C'est terminé.
Porte
- C'était plus fort que lui.
Il pouvait pas s'en empêcher.
C'est pas de sa faute.
A côté de ça, c'est un homme formidable.
- Certainement, oui.
- Il aimait beaucoup Claire.
Il la voyait comme sa fille.
Pour l'obliger à se taire, il lui a montré
ce qui se passerait si elle parlait.
- Il a tué Mathias sous ses yeux ?
- Oui.
- Leïla.
Leïla !
On va te sortir de là.
- Aidez-moi, allez !
- Bouge pas, on va t'aider. Bouge pas.
- Ca va, les enfants ?
Gémissements
Coups
...
Elle gémit.
...
Claire.
Claire.
Viens.
Viens avec moi.
Allez, viens.
- Il a fait pareil avec la mère de Claire ?
Elle sanglote.
Porte
Musique douce
...
- Bonjour, Claire.
Je m'appelle Christophe.
Je suis le mari de ta maman.
Voici tes frères, Luc et Jérémie.
Musique douce
...
- Tu peux aller voir ta maman.
- Merci.
...
*-C'est Eloïse. Laissez votre message.
*-Eloïse, c'est papa.
Ecoute, j'ai réfléchi...
J'ai été nul.
On a tous droit à une 2e chance, non ?
J'ai pensé qu'on pourrait dîner ensemble,
tous les trois.
Avec ton ami Cédric.
Tu vois ?
Musique douce
...
Il y a quelqu'un ?
Eloïse ?
Docteur ?
Il frappe.
Docteur ?
...
Docteur !
Docteur !
Musique grave
...
Sous-titrage : Nice Fellow
...
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