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Original subtitles

T'es sûr que tu veux pas rester de ce côté-là ? Ils commencent la démolition

du mur lundi prochain.

Les postes de police vont rouvrir à la fin du mois et les écoles aussi.

Bon allez, souris, on dirait que t'es pas content.

J'espère juste que ça va pas merder en cours de route et qu'ils vont faire ce

qu'ils ont promis.

Attends, c'est la loi. Et la loi, il y aura toujours un connard comme moi pour

être sûr que personne ne l'oublie.

... ... ... ...

Merci.

...

C'est un zizi !

Sous-titrage Société Radio-Canada

Hé man, ça va pas de nous ramener les keufs dans le coin ? Désolé.

Désolé ? Faut pas que t'aies un peu de palme pour traîner dans le quartier ?

Excuse-moi, je suis d'Altonien. Tu te fous de ma gueule en plus ? Doudou ! On

se calme là.

Doudou, c'est mignon comme prénom, tu me fais signe si t'es tout seul dans la gay

pride ? Dis donc, t'as l'air plutôt en forme en ce moment toi.

On se maintient.

Toi, viens à moi ces touristes.

Suis-moi.

C'est tout.

Faudrait que t'arrêtes de faire des trous dans le mur comme ça.

Cette cité, c'est pas un gruyère.

Désolé.

J'arrive pas à m'y faire.

J'ai rien fait pour qu'on m'ait en cage, moi.

T'es panquin, ce camarade.

Regarde.

T'es libre. D'aller où tu veux ici, t'es chez toi.

Molko, on est parqués comme des bêtes.

C'est comme ça depuis ma naissance.

On nous a fait des promesses il y a trois ans, elles ont pas été tenues.

Tu veux dire que les gosses qui nous gouvernent n'ont pas tenu leurs

promesses ? Mais c'est un vrai scandale, ça.

On est dans un ghetto, Molko, et regarde l'histoire.

Varsovie, Soweto, c'est toujours pareil.

Une fois qu'ils sont en place, on l'évite doucement de leurs habitants en

les anantissant jusqu'au dernier.

J'aime pas ta culture, Moleto.

Tout ce que je vois, moi, c'est que ces murs, ils nous protègent. Comme une

forteresse. Ils veulent nous exclure de leur société ? C'est pas grave. On en a

fait une autre, plus dure, plus solide.

Et qui marche très bien comme elle est.

Et sincèrement, je préfère être un roi dans ce petit royaume qu'un trou du cul

dans leur empire.

Alors tu serais gentil d'arrêter de faire des trous dans le mur.

Sinon...

C'est toi qu'on va transformer en passoire.

Ça te va comme dînes ? C'est les noix qui veulent se barrer par le Nord.

Toi qui n'es jamais à l'heure.

Cadeau.

Ok, boss.

Ouais, c'est bon.

Allez-y.

Bon, ça va ou non ?

Allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez,

allez, allez.

La marchandise est arrivée.

Je fais rentrer le premier client.

Danse un peu.

Monsieur Wu va vous recevoir très vite.

Dis-lui qu'il se magne le cul ou je vais me servir ailleurs. Vous le direz vous

-même, monsieur.

Vas-y, mets-toi à genoux.

Si tu veux gagner plus, il faut travailler plus.

C'est toi qui va te mettre un genou mon gros.

Et avec les mains sur la tête.

Trablant ! Pire, un flic. Monsieur Louis Atré, vous êtes en état d'arrestation,

vous êtes pris de garder le silence jusqu'à ce que vous soyez présenté au

juge d'instruction.

Si tu crois que tu as poids.

En français ça veut dire tu la fermes, pigé.

C'est un vasming du 12ème siècle ! T'inquiètes, c'est un faux. Ça fait

longtemps que j'ai rien élevé au musée.

Et le reste, tout est faux ? Presque.

Sauf le Van Gogh.

Les Bellules à la centrale.

J'ai été repéré par l'Astico.

Je jette la ligne à l'eau. Je répète, je jette la ligne à l'eau. Je dois reçu les

Bellules. On se met en position.

C'est moi l'Astico ? Moi, personnellement, je t'aurais plutôt

appelé chien pourri.

Mais vu qu'on bat à la pêche, c'est plus approprié. Comment ça, à la pêche ? T

'inquiète, tu vas comprendre.

Du calme, monsieur.

Contrôle sanitaire.

Nous aimerions voir le patron.

Monsieur, il y a un contrôle à l'entrée.

Deux policiers. Il y en a sûrement d'autres en planque. C'est probable.

Mets ça.

Allez.

Allez.

Mais pourquoi ? Tu vois, ça commence à mordre.

On n'y arriverait jamais.

L'immeuble est piégé de partout.

Si c'était facile, on m'aurait pas envoyé.

C'est quoi ça ? C'est simple, si tu gueules, ça t'arrache la joue.

Tu veux essayer ?

C'est bien.

Je mettrai dans mon rapport tes efforts de coopération.

Libélie, la centrale. Je pars à la pêche.

Monsieur, on vous attend.

Juste vous battez-moi.

Reste là, c'est bon.

Monsieur Wu, ça me fait plaisir de vous revoir.

Bouge pas.

Lève les mains.

Avance.

Monsieur, après vous.

Putain, c'est quoi ce salut ? On passe en dernier ou quoi ? Non, c'est les

nuées d'abord.

Igor ? On se connaît ? Ouais, j'ai des photos de toi partout dans ma chambre.

Merde. Allez.

Lève la tête.

Qu'est-ce que c'est ? Tu dois le savoir, c'est vous qui l'avez inventé.

Messieurs, suivez-moi.

Attends, il se fout de la gueule.

C'est bon, ça va être notre tour.

Tu sais combien de kilos on lui prend par semaine ? C'est pas fait.

Cèbre, ça n'est pas à la bourre.

Regarde, la table Margarita.

Ça va te détendre.

Les bellules, ça commence à chauffer dans le vivier, faudra intervenir.

Monsieur Seb, j'allais vous chercher.

Dis-moi, la crémière se fait comme ça ? Que tu trappes tes vieux clients ?

Depuis quand tu me fais passer en dernier ? On garde toujours le meilleur

pour la fin.

Écarte les bras.

C'est qui ce mec là ? C'est qui ce travelo ?

C'est quoi cette merde ?

Mais t'es chargé comme un missile toi.

Eh ouais.

J'ai pas dormi depuis trois ans.

Bon bah range-moi ça.

C'est rien, j'ai fait tomber un vase.

Libélule à la centrale, la pêche est terminée.

Envoyez l'épuisette. Bien reçu, Libélule. C'est parti.

Personne ne bouge. Tout le monde à terre.

Allez, les mains sur la tête.

Allez, allez, allez.

Allez, dedans les gars, dedans ! Allez, on va serrer, on y va ! Tu

ne

sortiras jamais d'ici vivant, sale flic ! Il n'y a aucune issue ! Ah ouais, t'es

sûr ? Ah ! Mais sérieusement, t'es au nez pour le moment, hein ?

Je suppose que tu veux pas me donner le code ? Je suis bête, je l'ai la clé.

Et puis Z, bien reçu ? Bien reçu. Envoyez le reste.

Je vous avais dit que vous mettiez la baraque et piégez de partout !

Vous me voyez bien ? Oui, c'est bon, tout est OK. Je dégage par une autre

issue.

Doucement.

Ce tableau vaut 200 millions d'euros.

C'est un Van Gogh.

Une balle perdue, une égratignure, il vaut plus rien.

Oh mon dieu !

C'est bon, j'ai un clavier.

On se présente ? Ça, ça va nous laisser peu de temps pour faire connaissance.

Ribélu à la centrale, j'ai une bombe.

Une bombe ? Vous avez une idée ?

Vous êtes où exactement ? Dans l'abo premier sous-sol. Ok, on vous envoie le

nécessaire.

Go

!

Libélule, c'est bon, on vous envoie le colis. Super !

Ça fait plaisir de voir des visages accueillants.

Pas des gratinures ? Non, je crois pas.

Non, je parlais de vous Damien.

Non, ça va mon commandant, merci.

Et puis c'est surtout le lendemain qu'on ressent les dégâts.

Allez vous reposer, vous ferez votre rapport demain.

Je préfère le faire maintenant pendant que c'est frais dans ma tête.

Je dormirai un petit peu plus demain matin si ça vous dérange pas mon

commandant. Non, je veux pas vous voir au bureau avant midi.

C'est un ordre.

Merci.

Félicitations.

C'est bon ici, tout est ok.

C'est clean.

Faites rentrer.

Messieurs.

Bel ouvrage, hein ? Magnifique.

Faut combien de temps pour construire une tour comme celle-là ? Ça dépend des

législations du travail.

Aux Émirats, huit mois. En France, huit ans.

Bon.

Oui, euh... La mallette.

La même chose à l'ouverture du chantier, le double à l'obtention du permis de

construire. L'opération va commencer dès ce soir.

Parfait.

Merci, Adma. Salut Adma.

Damien ?

Tu

m'as oublié.

Non.

Je me détendais juste un petit peu avant de te rejoindre.

Ça fait 8 heures que je me repose et je suis super fort.

Non, non, attends, attends.

Aouh ! Je te dis, j'ai le mal partout.

Partout, partout ?

Presque. Mais qu'est-ce que c'était maquillé ? C'est pour le boulot.

Ah, le boulot. Si ça se trouve, tu passes ta journée au bois déguisé en

travelo.

Arrête, c'est pour le boulot, je t'ai dit.

Enfin, t'as intérêt à bien t'occuper de moi parce que sinon, je vais m'occuper

de ta réputation.

A vos ordres.

Zone commerciale, banlieue 7.

T'as pas le plus excitant comme musique ? Excuse-moi.

Je

répète,

Peugeot Blanche, zone commerciale, banlieue 7. 134, on n'est pas loin, on

prend. Bien reçu, 134.

Allo, c'est Samir, c'est ça ? Oui,

salut Skyrock. Salut, tu nous appelles d'où Samir ? Ben là, on t'appelle du

salon. Il y a un super grand appart qui donne sur la terrifiée.

Je suis content pour toi Samir, et il est où ton palace ? Sur les Champs

-Elysées.

Je suis preneur, on t'écoute, tu veux lancer une dédicace ? Alors, c'est pour

Safia. Je la kiffe grave.

Quand je la vois, c'est comme un rayon de lumière dans la cité.

Samir en mode lover alors je rappelle pour Safia et pour Samir voici le son

Don't Stop de musique DJ KZ Oh

non non fais ça

met ta ceinture Qu'est-ce qu'ils foutent là ? Mais

c'est bon on a rien fait Samir

? Ouais ? Les keufs

Baisse ta musique.

Attends, c'est beau, c'est de la musique.

T'as rien de mal.

Là, tu baisses d'un ton, t'as compris ? Avec vos papiers, tous les... Allez, vas

-y, prends ma carte. Allez ! Elle a acquis la voiture ? À mon père.

Permis de conduire.

Je conduis pas là, je suis à l'arrêt. T'es au volant, non ? Alors dépêche-toi,

permis de conduire. J'ai 17 ans, j'ai pas le permis.

On fait rien de mal, on écoutait juste de la musique.

Putain, et depuis quand c'est interdit d'écouter de la musique, là ? On boit

pas, on fume pas, on emmerde personne.

Allez, ça va, allez, descendez du véhicule. Non ! Allez, dépêchez-vous.

C'est encore fait dégommé une caméra.

Fais une copie du magnéto et envoie ça à la BAC.

Ok.

C'est quoi ce bordel là ? Je sais pas.

Vas-y, filme, filme.

Qu'est-ce qui se passe, monsieur l'agent ? À contrôle de routine.

De jeunes filles qui écoutent de la musique dans une voiture, y'a pas de

quoi fouetter un chat, non ? On voulait fouiller. C'est les filles qui

transportent le shit dans ce quartier.

Eh ben, on va être magnanimes ce soir.

Tu sais conduire ? Euh, ouais.

Dégage. Mais j'ai pas le permis. Dégage !

Putain,

elle se barre avec la voiture à son père. Elle a même pas le permis. On fait

quoi, on les suit ? Vas-y, venez, on y va. Non, non, non, reste là.

Filme-toi, filme. Ça pue leur histoire, là.

Vous êtes de quel service exactement ? Service spécial.

Remontez dans votre voiture.

Putain ! Attends, bouge pas, filme.

Mes narwhalos, ils ont dégommé des queues. Mais je t'avais dit que ça pue

leur histoire, là.

C'est quoi ce délire ? Eh vise la plaque là ! La plaque ! Zoom ! Faut qu'on voit

la plaque ! C'est bon c'est bon je zoom ! Putain avec ça si on passe pour 20

heures ! Eh pour l'instant on passe rien du tout ! Vas-y filme moi la cassette là

! Samir ! Ouais ? Des flics qui fument des autres flics ! C'est de la bombe !

Justement ! Avant de la faire exploser on va attendre la version officielle !

Vas-y ok !

Quoi ? Les keufs ici ? Mais qu'est-ce que tu me racontes, toi ? T'es bête ou

quoi ? Les keufs ? Mais ils ont pas peur, ces enfoirés.

Je te jure qu'il y en a qui sortent, je bute.

Hé, les frères ! Vous avez perdu votre chemin ? C'est pas une caisse d'ici, ça.

Ah ouais, t'es sûr ? Ils doivent être complètement pourrés, ces enfoirés.

Tu les as dans le cadre ? Ils sont trois.

Parfait. Vous êtes chez nous, ici ! Vous êtes chez nous, t'entends ? Vous

entendez ? Putain d'enfoirés ! Votre fille de... Votre frère !

Non mais regarde-moi ces abrutis.

Allez-y, déchaînez-vous. C'est bon, ça vient l'horloge.

4h12.

Allez, on remballe. Et on rentre à la maison.

T.I.S.S.

T.I.S.S.

Tu vas où ? J'arrive plus à dormir, je vais me mettre un film.

Endors-toi, mon ange.

Ton arme ! Lève ton arme ! Vous avez dû vous gourder tâche, Damien.

Je suis de la maison.

Attends ! Damien ! Baisse le son ! Qui est le responsable

de votre unité ?

Je veux lui parler.

C'est moi.

Je pense qu'il y a erreur sur la personne.

Damien Thomasot, capitaine de l'armée de terre et détaché au commando des forces

spéciales 31 ans.

C'est quoi le motif de cette perquisition ? Capitaine, on a trouvé ça

dans la cuisine.

Eh bien, le voilà le motif.

Allez, prenez-lui quelques affaires, on l'emmène à la maison.

C'est insupportable.

Georges, explique-toi.

Ça fait six mois que tu ne ventes régulièrement tes bons résultats.

Monsieur le Président, nous n'avons pas les moyens de contrôler chaque carrefour

ou parking.

Épargne-moi le manque de moyens, s'il te plaît.

Il y a huit mois, on a débloqué 500 millions pour les banlieues.

Alors on est en droit d'attendre un minimum d'amélioration, non ? Explique

-moi comment il est possible d'en arriver à un tel carnage.

Cet incident ne reflète pas du tout les efforts continuels qui sont faits sur le

terrain, croyez-moi.

De quoi s'agit-il alors ? Je pense qu'il s'agit d'un... d'un cas isolé.

Un règlement de compte, peut-être.

Espérons.

En attendant, mettez-moi quelqu'un sur cette affaire. Quelqu'un de sérieux et d

'efficace.

Ce... Thomas Sow, par exemple.

C'est son genre de mission, ça, non ? On avait aussi pensé à lui, mais il se fait

arrêter ce matin pour trafic de stupéfiants.

Hein ? Thomas Sow ? Vous êtes sûr ? Malheureusement.

Je vais lui remettre la médaille du mérite la semaine prochaine.

J'ai pensé à Gassman.

Le patron du 10, ils sont bien informés sur les banlieues.

Oui, très bien, très bien.

Monsieur le Président.

Ah, déjà ? Je suppose que vous êtes au courant de la situation ?

J'ai pris la liberté d'informer le commandant.

Bien sûr.

Si ce film est diffusé, le pays tout entier risque de s'embraser.

Nous avons assez de problèmes en ce moment pour se rajouter une guerre

civile sur les bras.

Je pars à Rio. Au G10.

Pour 48 heures.

C'est exactement le temps que vous avez pour me résoudre cette affaire.

Dans la plus grande discrétion. Bien sûr.

Ce sera fait, monsieur le président.

Tiens, tu me balances ça sur le net, histoire de rappeler à notre bon

président que la guerre a toujours été le nerf de la démocratie.

Plage spéciale. La nuit dernière dans la banlieue 13, une altercation entre une

bande armée et les forces de l'ordre a mal fini.

Trois individus ont tiré violemment sur trois officiers en service, les tuant

sur le coup.

Nous avons retrouvé le dénu qui était de balle et nous avons réussi à récupérer

les images de l'incident.

Oh putain le carnage là ! Regarde ! Je vous laisse pas bouger à l'intérieur !

Eh ! Eh ! C'est des conneries ça ! Elle est pas d'ici la voiture ! Regardez la

plaque ! Ma gueule ! Ah c'est commenté pour nous faire passer pour des nains

alors qu'elle nous fait rien ! Ouais c'est ça et pourquoi t'es là alors ? J

'fais du business ! Comme tout le monde ! On voit le gouvernement qui nous vote

4h toute la journée ! Justement voilà ce qu'ils nous vendent je le vends ! Alors

toi tu te carnes ! T'as rien fait ? Alors dehors !

Casse-toi ! Qu'est-ce que tu fous là ? Qu'est-ce que tu fous, Denis ?

Vas

-y, va retrouver tes copains ! Vite ! Et dis-leur que nous aussi, on n'est pour

rien ! Qu'est-ce que tu fous ? Qu'est-ce que tu fous, Denis ? Qu'est-ce que tu

fous, Denis ? Qu'est-ce que tu fous, Denis ? Allez, cassez-vous ! Quel

banlieue ? La 13.

Parfait. Chef, je peux vous montrer quelque chose ?

C'est la BAC qui nous l'a envoyé.

C'est la caméra qu'on a exposée hier soir. Lorsqu'on remonte la bande, on

voit les deux berettes qui arrivent à pied.

Et juste avant, l'ABM qui vient se garer, mais personne ne descend.

Avance un peu.

Et quand les berettes arrivent, appel de phare.

C'est probablement des gamins qui essaient de draguer les gamines.

Quand les flics arrivent, ils sont encore dans la caisse.

Alors j'ai zoomé pour voir combien ils étaient.

Et là, j'ai vu ça.

Mais putain, il filme.

Ouais.

Trouvez-moi ce clown au plus vite.

Ouais, dis-le dessus.

Parfait.

Hé Lito ! Là j'ai tout cherché ! Moi j'ai tout filmé mais j'ai pas du tout

fait un coup de pied ! C'est à toi Samir, si tu me racontes ! C'est tout

bidon la voiture de Kiev là ! Oh putain ! Là ! Arrête-toi !

Hé Tchétché !

C'est sa mère là ! Lâchez-le ! Lâchez-le ! Qu'est-ce que vous faites à mon pote ?

Qu'est-ce que vous faites à mon pote ? Tu veux qu'on te mange sur place ou qu

'on t'emporte ? Lâchez-le ! Lâchez-le ! Faites quoi à mon pote ? Faites quoi là

?

Porte

14, ouverture.

Vous voyez après que c'est votre portable, deux secondes. Tu prends une

pension non plus ?

Portable.

Allez,

décroche.

Allô ? Létho, c'est Damien.

Je suis dans la merde là, j'ai vraiment besoin d'un coup de main.

Si tu avais un truc important à me dire, venez me le dire en face, sinon laissez

un message.

Ah, très drôle. Ça c'est pour ta vanne.

C'est Damien.

Je suis en tôle dans les sous-sols du 36 quai des Orfèvres.

On m'a tendu à un piège.

Alors si tu peux venir me sortir d'ici, ça serait sympa.

Il y a que 12 heures pour me sortir de là. Après je serai transféré je ne sais

où. Sûrement dans un Guantanamo local, beaucoup moins drôle.

Règle ce téléphone !

Ça va les gars ? Il y a des blagues qui arrêtent pas de tourner en caisse.

Ouais, je sais. Ouais, ça chauffe de partout là.

Mettez-vous à l'abri dans le hall et ouvrez l'œil.

Ok.

Sortez deux minutes.

Oui ? Il a passé un coup de fil avant qu'on l'enferme.

Et on sait qui l'a appelé ?

Un certain Leto, localisé dans le lieu 13.

Section 1 est toujours dans les parages ? Ouais. Les auriculades, caméraman.

Coffre et moisse Leto, on ne doit prendre aucun risque.

Vous avez 9 nouveaux messages.

Beto, Samir voulait passer te voir et j'arrive pas à te joindre.

Donc tu me tiens au courant et puis voilà.

Salut, bisous, ciao.

Eh ! On reste à distance ! Sinon on arrose ! Une Kaira qui peut se répliquer

en fonction, c'est 30 ans de platard direct.

Réfléchissez bien.

Dans l'autre sens, quand on n'est qu'une Kaira, on a une médaille.

Putain, elle se barre avec la voiture à son père. Elle a maintenant pas le

permis. On fait quoi ? On respire ? Vas-y, venez, on y va. Non, non, non,

reste là.

Fine, toi, fine.

Ça pue leur histoire, là.

C'est quoi, ce bordel, là ? Je sais pas.

Tu aurais des superfics.

Vas-y, fine, fine.

Putain ! Attends, bouge pas, fine.

Mais Narvalo, ils ont dégommé des coeurs. Mais je t'appétite que ça pue

leur histoire, là.

Eh, vise la plaque, là, la plaque, sous.

Faut qu'on voit la plaque. C'est bon, c'est bon, je zoom.

Putain, avec ça, ça se passe pour 20 heures.

Et pour l'instant, il ne passe rien du tout. Vas-y, filme-moi la cassette, là.

Allez, go, go, go, go, go ! Allez, les gars !

Je suis en tôle dans les sous-sols du 36 quai des Orfèvres.

On m'a tendu à un piège.

Bon, si tu pouvais venir me sortir d'ici, ça serait sympa.

Ah, très drôle. Ça, c'est pour ta vanne.

C'est Damien.

Je suis en tôle dans les sous-sols du 36 quai des Orfèvres.

On m'a tendu un piège.

Si tu peux venir me sortir d'ici, ça serait sympa.

T'as deux heures pour me sortir de là. Après j'attends si Régine sait se

foutre. On se retrouve dans un Guantanamo local.

Mais qu'est-ce que vous vous foutez là, vous ? Remontez, dépêchez-vous, allez !

Il vient de disparaître, face nord, vers le

18ème étage, envoyé dans le fort.

Qui est passé de l'autre côté, à l'étage ?

Accélère, merde, accélère ! Va te choper, allez, vas-y !

Vous êtes atteint d'Alzheimer ou quoi ? Non, monsieur. Vous êtes incapable de

choper un gamin en banlieue avec trois unités ? L'individu est particulièrement

agile, monsieur. Je n'ai jamais vu ça.

La prochaine fois, demandez-lui de vous donner des leçons.

Vous rentrez à la base, moi je suis chez le président.

Bien reçu. Et comment ça se passe là-bas ? Ça va pas tarder à péter.

Olko ! Le jeune qui a fait ça va être sanctionné, je te le promets. Il a perdu

les pédales à cause de cette situation qui règne dans la ville. Et il pouvait

partir tout seul.

Tu iras expliquer ça à sa mère ! On dégage !

Je peux vous renseigner ? Je peux voir votre chef, s'il vous plaît ? Chef, il y

a un jeune qui veut parler à un responsable.

Vas-y, fais entrer.

Oui, viens.

C'est pour quoi ? C'est pour une chambre, s'il vous plaît.

Tu te fous de ma gueule ? C'est pas un hôtel, ici.

Là, l'entrée, c'est le marqué hôtel de police.

Dégage avant que je m'énerve.

Allez, casse-toi ! Écoutez, il vaudrait mieux que je sois enfermé parce qu'en

fait, je suis un grand criminel en puissance.

Si je reste dehors, j'ai peur de faire des bêtises. T'as déjà commis un crime ?

Non. Alors tu sais quoi ? Reviens nous voir quand on aura commis un.

Je te donnerai une belle chambre, ok ? Ok.

Ah ! Oh le con ! Attire ! Attire ! Arrête-moi ! Bouge pas, putain ! Bouge

pas ! Bouge pas ! Ouverture, porte 14.

T'as de la chance, sinon c'était plus qu'une chambre.

Tu ne vas pas être accommodé par la vue.

Qu'est-ce que vous arrivez à dire ? Je suis pris une porte. Ça te va comme

réponse ? Ouais.

Incident de couleur 3.

Bouge pas petit con, tu ne peux pas sortir de là.

Alerte sécurité.

Alerte sécurité, les portes sont bloquées.

T'en as mis du temps.

Tu veux que je revienne plus tard quand tu seras de bonne humeur ? Non, ça ira.

Ça fait plaisir de te voir, mec. Moi aussi.

C'est la merde dehors. T'es sûr que tu veux sortir ? Ouais, j'ai des comptes à

régler.

Bon, t'as un plan ? Parce qu'en plus, il fallait que je n'ai qu'un plan.

Ah ouais, quand on s'infiltre, faut toujours pas voir comment on ressort. D

'ailleurs, comment t'es rentré ici, toi ? La prison, c'est jamais bien compliqué

d'y rentrer. L'ouverture porte au 16.

C'est pour en sortir que c'est plus difficile.

Ça va, t'as la pêche toi ? Oui, ça va.

Viens, on va prendre un raccourci.

C'est fait ton raccourci

?

Damien s'est échappé de sa cellule.

Elle me dit pas qu'il a réussi à sortir du bâtiment. Non, apparemment il est

encore à l'intérieur.

Trouvez-le.

Allez. Et vite.

Monsieur ? Ça a commencé ?

Bon, commandant.

Où en sommes-nous ? La banlieue 13 est hors de contrôle.

Et le risque dans les prochaines heures, c'est que les autres cités s'embrasent à

leur tour.

Si on ne fait rien, le pays entier peut être en feu en moins de 24 heures.

Général, une intervention militaire est-elle encore envisageable à titre

préventif ? Toujours, mais ces gangs sont surarmés et sans une longue

préparation, les pertes seront lourdes.

Malheureusement, le temps est un luxe que nous n'avons plus.

Monsieur Gassman.

Votre recommandation ? Quand la gangrène se propage, il faut couper. Non, mais...

J'ai pas fait un aller-retour depuis le Brésil et annulé la participation de la

France au G10 pour entendre une banalité médicale de ce genre.

Je vous ai demandé une recommandation, je veux une recommandation.

Bien, M. le Président, je vais être plus direct.

On évacue la banlieue 13 en 12 heures.

Demain matin, on fait sauter les 5 tours qui abritent armes et drogues en tout

genre. Ça calmera les autres banlieues.

Et ça créera des emplois.

On construit un beau quartier tout neuf.

Qu'on remplit de petits bourgeois qui voteront sûrement pour vous aux

prochaines élections.

C'est au moins le mérite d'être plus clair.

Messieurs ? Ça vous inspire quelque chose ? Politiquement, cette solution

serait extrêmement grave, Monsieur le Président. Quelle est votre idée ?

Bien.

Je constate qu'aucun d'entre vous n'a de proposition concrète à me faire pour

défendre notre démocratie. C'est intéressant.

Je vous rappelle que notre fonction première est de protéger les Français,

de veiller à leurs intérêts et de faire en sorte que les valeurs de liberté, d

'égalité et de fraternité soient toujours respectées dans ce pays. C'est

un petit peu, comment dire, la base de notre République.

Et la seule proposition concrète que l'on vient de me faire, c'est de m

'asseoir dessus. C'est ça l'idée.

Merci. Monsieur le Président, mon idée est exécrable et bouleverse nos

fondamentaux. Mais quelqu'un a-t-il une autre idée praticable dans les douze

heures avant que les choses soient définitivement incontrôlables ? C'est

peut-être pas la meilleure idée, mais croyez-moi, c'est la moins pire.

Général, est-ce qu'il est possible d'évacuer un million de civils en moins

de douze heures ? Si vous me donnez le feu vert maintenant, ça devrait être

possible. Je suppose que certains chefs de clan ne laisseront pas évacuer aussi

facilement ? Qui les regrettera ?

Général, procédez à l'évacuation.

Nous ferons un point demain matin et nous jugerons si il est nécessaire ou

non de détruire ces tours.

Monsieur Gassman, j'exige que tous les habitants de ce quartier soient traités

avec respect et dignité, et je dis bien tous.

J'y veillerai personnellement, monsieur le Président.

Vous pouvez disposer.

Attends un peu que ça se tasse.

Qu'est-ce que tu foutais en taule toi le super flic ? On m'a retrouvé 3 kilos d

'héroïne dans mes cuisines.

Tu pourrais mieux ranger tes affaires quand même. C'est pas à moi.

C'est les flics qui m'ont perquisitionné et qui ont déposé la drogue.

Classique. Des flics qui font tomber des flics. C'est pas commun.

Ouais. Je me demande surtout pourquoi.

C'est vraiment pour t'empêcher de mettre ton nez quelque part.

C'est ta spécialité non ? Je te suis pas.

Quand t'as un bon groupe gouvernement bien corrompu qui veut faire un sale

coup, il vaut mieux qu'ils écartent les super flics qui ne le sont pas.

Vous vous êtes pas donné la mission de m'envoyer en vacances ? Parce que si c

'est à merde, t'es du genre à partir en vacances.

Non, pas vraiment.

Ça a peut-être un rapport avec ce qui se passe dehors.

Qu'est-ce qui se passe dehors ? Un premier film qui montre une bagnole de

flics faire mitrailler au milieu de la banlieue 13.

Un deuxième film qui montre la même voiture deux heures avant.

Et quatre flics tués par deux flics en civil. Et la voiture embarquée dans un

camion. Réglée au milieu de la banlieue 13.

Ah c'est bien tu suis, ça fait plaisir.

Après, généralement quand tu allumes une mèche, ça explose.

Tu m'as laissé ton message que j'ai des mini-plagues qui débarquent de partout.

Il y a même qu'on te suit les flics.

Il y a même qu'on embarquait la caisse.

Il y a même qu'on embarquait Samir, celui qui a filmé tout ça.

Qu'est-ce qu'il dit que c'est des flics ? Tu te fous de ma gueule ? Ah non, ça

peut être des mecs qui se font passer pour des flics.

Pour faire quoi ? Pour le plaisir ? Non, non, il n'y a que des flics qui ont

intérêt à mettre le soupe dans la banlieue 13.

Comme ça, ils auront tous les arguments pour la nettoyer.

Ils m'ont remis à l'écart pour nettoyer plus tranquillement. Ça se tient.

Ils m'ont été menés une blague, là. Ils avaient quoi comme genre de caisse ?

Gros 4x4 noir et blindé, avec tous la même plaque, DISS.

Le 10 ? J'y crois pas.

C'est quoi le 10 ? Division Intervention Secrète et Sécuritaire.

Ah, ça a l'air sympa.

Il réfère à personne.

Sauf à un général 5 étoiles ou au président de la République.

Le patron du 10, c'est Gassman. Walter Gassman.

Un pote à toi ? Non, pas vraiment.

Il m'a proposé de rejoindre sa division à six mois, j'ai refusé.

Bon, ben cherche plus.

Tel mobile, le crime est le coupable.

Il me faut des preuves d'abord.

Lève-la.

Les images, ça suffit pas.

Faut qu'on trouve quelque chose qui implique la tête.

J'aime pas quand tu réfléchis trop.

On va aller jusqu'au bureau de Walter.

C'est bien ce que je craignais.

Et c'est où ? Premier étage, bureau 117.

Bon.

On se la fait à l'ancienne ? Ok, à l'ancienne.

T'avais pas plus discret comme chemin ? Plus il y a de monde, plus c'est

discret.

Et là, on fait comment ? Je réfléchis deux secondes.

Tu vois, tu réfléchis trop.

Là t'as une idée sans réfléchir ? Moi je fais diversion et toi tu joues les

Spider-Man.

Son bureau c'est le 117.

Ramène n'importe quoi qui puisse nous servir d'indice.

On se retrouve où ? Bah là je devrais pas beaucoup bouger d'ici.

Allez vas-y fonce !

Si vous restez assis sans rien dire, il ne va rien vous arriver. Vous avez ma

parole, ok ? Où est-ce qu'il range ces dossiers perso ?

Et vous n'avez pas le code ?

Bonjour,

est-ce que l'un d'entre vous a un ordinateur qui bouge tout seul ?

Ah oui, moi.

Service technique, c'est moi qui vais vous installer le nouveau serveur.

Mais avant, il faut que je me débarrasse de l'ancien.

J'ai trouvé.

Merci messieurs.

Je crois qu'il serait plus raisonnable que tu t'allonges et que tu laisses la

justice régler tes problèmes plutôt que tes points.

Roland, j'ai rien fait et tu le sais très bien.

Je sais, oui.

Les prisons sont pleines d'innocents.

Maintenant tu t'allonges et tu la fermes.

J'ai pas toujours le temps. T'as trouvé quelque chose ? Un disque dur, nickel !

Faut pas qu'il sorte de cette con ! Merde !

On va peut-être continuer à pied, non ? Mets ta ceinture.

C'est le bureau de Walter, juste en face. Je sais, on va juste refaire la

déco.

Excusez-moi.

Alors ? Damien s'est évadé.

Comment ça, il s'est évadé ?

Le gars l'a allé tôt. Il est venu le chercher, ils ont réussi à sortir.

Tu peux m'expliquer comment ils sont sortis du 36 ? Par votre bureau.

Bon, qu'est-ce qu'on fait ? On arrête tout et on maquille ? Non, non, il est

trop tard. Les militaires sont lancés.

On maquillera plus tard.

En tout cas, tu me retrouves ces deux-là, ce carré, tu t'iras à vue, d

'accord ? Compris.

Dis-moi, c'est toujours aussi accueillant chez toi ? Je sais, mais c

'est pas toi qui m'avais promis que ça changerait ? Qu'il y aurait toujours un

connard comme toi pour appliquer les lois ? C'est pas les lois qui sont

mauvaises, c'est les gens qui les appliquent.

Ouais, comme les religions.

D'ailleurs, t'es quoi, toi ? Moi, j'ai été baptisé quand j'étais petit.

Mais ma seule bible aujourd'hui, c'est le code civil.

Quoi ? Ma seule bible, c'est le code civil ? Heureusement que quand t'étais

petit, t'es pas tombé sur un manuel de cuisine.

Bon, on bouge, on philosophe. On bouge.

Vous voulez quoi ? Voir Tao.

À quel sujet ? Sauver votre quartier et ses 2 millions d'habitants.

Mais non, il plaisante.

Pour du business.

Laissez-les passer !

On est sûr que c'est pas le marché au plus ici.

On l'a piqué à un grand patron de la Sûreté Nationale.

C'est tous ses dossiers classés secret défense.

Combien ? On vous le donne, à condition qu'on puisse récupérer les infos qui

nous intéressent.

C'est qui ce Bouffon ? Un pote de catéchisme.

Tao, t'as dû remarquer qu'il s'est évacué de toute la banlieue 13 ? On

pense qu'il a vite pour mieux la détruire. Mais Bouffon a besoin de

preuves pour essayer d'éviter ça.

Manuel, tu me fais cracher ça.

Voilà, c'est ouvert.

Et on peut aller partout ? Partout.

Dis donc, pas mal ou est-ce que t'es prêt à craquer comme ça ? Bah, dans les

manuels.

Ah. D'où son prénom.

Allez, bosse.

Tout ce que vous voyez sur la Chine, ça m'intéresse.

Pour l'instant, on est sur l'Iran, là.

Ça m'intéresse aussi.

Là, B13.

Voilà les cibles. Cinq tours.

Et le nom de l'entreprise qui fournit le document.

Walter s'arrange pour foutre la merde, le président autorise la destruction et

Harry Burton reconstruit.

Comme en Irak.

Ouais.

Sauf que là, c'est des Français.

Et les Tours, ils comptent les détruire comment ?

Il y a au moins trois hélicos.

On aura juste au-dessus.

Ils vont les marquer au laser.

Ça guidera les missiles qui seront tirés de beaucoup plus haut.

Quand ça ? Probablement demain matin du centre de contrôle des armées.

Mais il n'y a que le président de la République qui peut donner un tel ordre.

Et on fait comment pour l'en empêcher ? Vous regardez dans un manuel.

Parce que là, le bouffon, il commence à être un petit peu fatigué.

Ah, t'es fâché parce que je t'ai appelé Bouffon, c'est ça ? Je m'excuse.

Si je t'appelle mon chou, ça te va ? Et si vous m'appeliez par mon prénom ? Ok.

Comment tu t'appelles ? Damien Thomasot, capitaine dans les commandos d'élite de

l'armée française.

Un flic, si vous préférez.

Maintenant, si vous voulez qu'on travaille ensemble, il va falloir

oublier vos préjugés.

Et me serrer la main.

Tao.

Enchantée.

Moi de même.

Alors c'est quoi ton plan, mon chou ?

Merci d'être venu, ma fille. C'est quoi ce souk ? On va t'expliquer.

Salam alaykoum.

Salut.

Paris.

Alika. Pas épais mais il tue comme il respire.

Molko.

Spécialiste de la machette.

Karl Luskin.

Je l'ai vu défoncer une bagnole à coups de tête.

Élise Delmontana.

Qui n'est qu'un flingue à la place du cœur.

Disculpe pas.

Je suis à la bourre, hein.

Dis donc, ils sont sympas tes copains de classe.

Ouais, hein.

On devrait en profiter pour faire une petite photo.

Messieurs, merci à tous d'être venus.

Depuis 19h, la banlieue 13 est évacuée.

Ils ont l'intention de la faire sauter demain matin.

Si ils ont besoin, j'ai tout ce qu'il faut en réserve.

L'idée, c'est d'unir nos forces pour essayer d'éviter ça.

Qui est pour ?

Je passe la parole à Damien qui va nous expliquer son plan.

Dans un premier temps, il faut évacuer tout le monde sans exception.

Et dans les 5 heures qui nous restent.

Ensuite, j'ai besoin d'une trentaine d'hommes.

Les meilleurs au combat, mais attention, pas d'armes.

On va pas à la chasse.

On pénètre en silence, on neutralise.

Et on va jusqu'au centre des opérations.

Des questions ? Où se passe ta petite sauterie ?

Là, en plein Paris.

Mes respects, Monsieur le Président.

Comment renforcer la sécurité autour du bâtiment ? Diamou le coup de soutenir

vrai.

Nous serons sur site dans moins de deux minutes.

Terminé.

Bonjour messieurs.

Asseyez-vous.

Alors général, où en sommes-nous ?

Deux Jaguars sont à vos ordres, à 50 nautiques de la cible.

Je parlais de l'évacuation, pas de la destruction.

C'est plus dans l'ordre des choses, non ? Tant pour moi.

Monsieur le Président.

Nous avons évacué 1,087,310 personnes en moins de 12 heures. Il y a des zones qui

n'ont pas pu être approchées, précisément les 5 zones qui sont nos

cibles. Il y a des snipers partout et j'ai déjà une trentaine de blessés.

La cible numéro 5 m'inquiète car d'après nos informateurs, il y aurait plusieurs

tonnes d'explosifs dans les sous-sols.

Combien de personnes n'ont pas encore été évacuées ? Ça fait longtemps qu'il n

'y a plus de recensement dans ces quartiers, mais à vue d'oeil, je dirais

un petit millier.

Ben petit, c'est beaucoup.

Continuez l'évacuation.

Premier renfort. Nous aussi.

Mettez votre clé dans la serrure de droite et tournez.

Après, le tir est sous vos ordres.

Cinq missiles, un par tour. Il suffit d'appuyer sur les boutons rouges.

Pour vous dire la vérité, messieurs, je ne suis pas très à l'aise avec cette

solution.

Monsieur le Président, puis-je me permettre une réflexion ? Je vous en

prie. Je connais cette vermine.

Elle est de la pire espèce. Elle ne respecte rien, ni les gens, ni les lois.

Elle tue, elle vole, sans vergogne, pour son seul intérêt.

Mais vous n'êtes pas responsable.

Elle était là avant votre arrivée. Et que pouvons-nous faire avec la vermine ?

Lui parler ? Non.

Croyez-moi, pour s'en débarrasser, il faut l'exterminer.

M. Gosselin, je trouve votre cynisme effroyable.

Non, M. le Président. Je suis seulement pragmatique.

Vous avez été élu au nom d'un pouvoir d'achat qui ne cesse de baisser. Et une

des causes principales, c'est ce trafic, cette économie parallèle qui représente

des milliards d'euros qui s'envolent des caisses de l'État. Avec une action comme

celle-là, les gangs mettront au moins 5 ans à reprendre des forces.

Ça vous laissera un peu de répit et un deuxième mandat pour faire quelque

chose.

Détruire pour reconstruire, ce serait donc la seule solution.

En tout cas, c'est ce qui marche depuis 2000 ans.

Général, vos hélicoptères d'assaut sont bien équipés de la vision thermique

dernière génération.

C'est exact.

Alors faites-les décoller.

Et scannez-moi ces immeubles.

Je ne remettrai cette clé dans cette serrure.

que lorsque j'aurai l'assurance qu'il ne reste plus aucun civil dans ce quartier.

Compris ? Bien, monsieur.

Mon général, on a un souci dans l'entrée. Une bande s'est infiltrée dans

la cour. Et Dieu maîtrise-les.

On essaie, mais ils sont beaucoup.

Continuez, je m'en occupe.

On doit voir ce qui se passe.

Allez-y, je vous rejoins.

Montana, on avait 10 poids de blessés ! T'inquiète pas Molko, je vais juste

refaire le système de sécurité ! Qu'est-ce qu

'il se passe ? Ne vous inquiétez pas, le bâtiment est ultra sécurisé.

Rassurez-vous.

Celui-là, c'est pour moi.

Tu veux la jouer comment ? Écoute, dans les règles de l'art.

Les règles, il faut les respecter dès le début.

Pas que quand ça t'arrange.

Je connaîtrais jamais ta douleur, petit blancbec. Les miennes sont en béton

armé.

Les oreilles et la queue.

Ça va, l'âme ? Strike.

Tiens-moi au courant.

Monsieur le Président, je vous informe que les cinq tours ont été totalement

évacuées.

Je ne comprends pas.

Il y a à peine une heure, vous n'arrivez à déloger personne.

Écoutez, je ne sais pas, peut-être que le message d'évacuation générale leur

est enfin parvenu.

Quoi qu'il en soit, les cinq tours sont absolument vides, je vous en donne l

'assurance.

Dans ce cas...

Commandement

à Leader 1, où en êtes-vous ? Signal bien reçu, sur base dans une minute.

Ils sont en place, monsieur le président.

Tous

par

là ! Allez ! Messieurs, cette pièce est le centre de commandement de l'armée

française. Et je vous... Et ça, c'est ma main dans la gueule que tu vas prendre

si jamais tu l'ouvres. Ok ?

Monsieur, je suis le président de la République.

Oh ! C'est qu'on a la télé au quartier.

Ouais, ouais, on a même Internet.

Capitaine Tomasso, vous pouvez m'expliquer ? Les images sont souvent

mieux qu'un long discours, monsieur le président.

Fume-toi, fume ! T'as plus l'heureuse, toi, là ? C'est quoi, ce Brunel, là ?

Je sais pas, on dirait des super flics. Vas-y, filme, filme.

Putain ! Qu'est-ce que c'est que ça ? Le 10, en pleine action.

On tue des flics histoire de choquer l'opinion et d'enflammer la banlieue. Et

une fois que tout ça est bien brûlant, on fait tout sauter et on laisse Harry

Burton le reconstruire.

Moyennant une commission, bien sûr.

Si les images ne vous suffisent pas, voici l'épreuve des connexions entre

Harry Burton et le patron du 10.

Ta seule erreur, Walter, c'est de m'avoir jeté en prison pour avoir les

mains libres.

Vous voulez l'envoyer en vacances ? Personne ne bouge ! Viens ici.

Sors ta clé.

Sors ta clé.

Allez. Allez ! Sors ta clé, Thomas.

Sors ta clé, vous, ma soeur.

Allez ! Allez ! Qu'est-ce qui se passe ?

Je crois qu'il va y avoir de nouvelles élections. Avant, il va y avoir un

bouffet d'artifice.

Allez, tourne ta clé ! Thomas, non, tu bouges pas ! Tu fais un pas, il est

mort. Allez ! Tourne ta clé, je te dis !

Signal

bien reçu, nous sommes sur Zod. D'ici l'armée.

Allez ! Arrêtez, Gassman.

Vous n'irez nulle part.

Un militaire va jusqu'au bout de sa mission, même si ça doit lui coûter la

vie.

Ça s'appelle l'honneur.

C'est une notion qui vous est complètement étrangère dans vos

quartiers pourris.

Ouais, c'est vrai.

Nous, on en préfère une autre de notion.

Celle de la famille.

Celle qui nous unit les uns les autres, qui nous protège.

Qui nous rassemble.

Ouais. Je vais vous unir, vous faire pleurer, moi, et vous faire mourir

ensemble. Allez, appuyez sur ce bouton de merde.

Où tu vas, toi ?

Nulle part.

Je me demandais juste si.

Ah, j'en étais sûr, des cigares.

Laisse ça ! Et hop,

pour ma collection.

Voilà, tapis de berbère, nickel, monsieur le président.

Cadeau.

Messieurs, mademoiselles, excusez-moi.

Je ne sais pas quoi vous dire.

À part merci, un grand merci.

Je vous dois beaucoup.

Je crois que...

La France doit beaucoup.

Alors je sais bien que vous avez entendu tout et n'importe quoi de la part des

politiques, mais je peux vous assurer que dans les prochaines 48 heures, je

vais faire en sorte de débloquer des fonds sans précédent pour que votre

banlieue retrouve toute sa dignité, et donc toute sa place dans notre société.

Merci.

J'ai une question, Monsieur le Président.

Allez-y.

Plutôt que de dépenser des fortunes à retaper du pourri, pourquoi pas partir

sur du neuf ? Comment ça ? Un vrai quartier, une vraie banlieue, avec

des espaces verts et du travail.

Je m'y engage.

Damien, je vous nomme responsable de ce projet jusqu'à sa livraison.

Bien, monsieur le président.

Vous avez ma parole.

ainsi que la parole du gouvernement.

Et votre parole d'homme ? Et ma parole d'homme.

Messieurs.

C'est bon pour moi.

Je suis.

Solidaire.

Claro.

Ça, ça peut être que la mienne.

On aurait bien un petit cognac.

Nous, la différence, on a grandi dedans.

On a grandi dedans Avec tout ce qu'on apprend On ira de l'avant

Au deuxième, Assel, un gars sain, un gars sain. Son père, syndicaliste. Au

troisième, des pervers de pénis nassés. Au quatre, des chelous de sousses. Il y

a des blonds, des chatins, des prins, des rouquins. Des cheveux lisses, des

crévus et des cheveux comme du crin. Il y a des noirs, il y a des jaunes, il y a

des blancs, des marrons, des foncés et des clairs. Qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils viennent faire. Nos enfants sont vivants, tendus comme les chèques

scolaires. Et vu qu'on est perdants, on a le moral des combattants. Nous, la

vérité, c'est même pas consolaire.

Nous, la différence, on a grandi dedans.

Nous, la différence, on a grandi dedans.

Avec ou sans la France,

on ira de l'avant.

Nous, la différence,

on a grandi dedans.

Avec ou sans la France,

on ira de l'avant.

Au cinquième, Jean-Claude, livreur d'origine malienne, écoute du rap à t

'offre et rêve de Porsche Cayenne. Au six, Rachida, de famille algérienne,

elle digère quoi ses tifs et sa fille de galérienne. Au sept, y'a la famille Jean

-Jean, des roucats types flamands, des sahabs la délinquent depuis l'âge de dix

ans. Au huit, un étudiant corse qui sort de nulle part, qui aide les gamins à

faire leurs devoirs. Et si ça se chahute, se dispute, pour des questions

de répute, l'identité nationale pour nous c'est de la tuer en lutte. Là où il

blablate, ici les gens n'eut plus. Les assos se battront quand l'État joue sa

langue de pute. Y'a ceux qui vont en vacances pour apprendre la culture des

autres. Nous, on se bat au bled pour s'approprier la nôtre. Y'a ceux qui ont

besoin d'aller loin pour comprendre les gens. Nous, pas besoin, la différence,

on a grandi dedans.

Nous, la différence,

on a grandi dedans.

Nous, avec ou sans la France.

Nous, la différence, on a grandi dedans.

Vous connaissez Jean Nouvel ? Non.

Il est venu pécho la semaine dernière chez moi.

Bon, c'est un architecte.

Tous liés !

par la même destinée, de la Castellana à Marseille en passant par Épinay. On a

les nerfs, de Grande-Synthe à Saint-Nazaire, même à Nevers, les cités

crèvent de la misère, on est vénère, comme la cité Tasse face au Tadler,

comme la cité de Fort-Bac et de la cité Minière. J'ai voulu voir Vesoul, et j'ai

vu Montmarin, le quartier d'Armien, le clos de Saint-Lazare-Astin.

Chez moi, c'est la même réalité qu'à chez toi, et chez toi, c'est la même

misère qu'à chez moi.

Là où y'a trop de misère, trop de violence policière,

Là où l'oppression perd Là où la lutte est nécessaire Là où ça crée de l

'épreuve Là où ça crée de l'épreuve

On n'est pas prêts à s'énerver,

et encore moins à se laisser faire.

Ce sont les mêmes vies brisées, de la goutte d'or à ce vent. Si tu ne savais

pas, je te l'apprends, ici il y a bien de ce vent.

Normal alors de courir après les pillés. Que le bise illégal attire les gamins

comme des bouches par milliers. A quoi veux-tu que l'on rêve quand l'horizon

est bougé ? Quand on vient de la cité de Munehof ou la cité de Pligné. Quand on

vient de l'île Sud ou de Malakoff à Nantes. Des grands ensembles de

vitrines, de trappes ou de manques. Tous liés par la même destinée. Des quartiers

du Havre jusqu'à ce dé... On a les nerfs face aux bavures policières, même à

Hachère. On crève de l'échec scolaire. On est vénère de remplir les prisons,

les cimetières. Appris aux riches, la France est une poudrière.

J'ai fui Vargemont et j'ai fui en Breston. C'est comme la Seine-Saint

-Denis ou Auxerre-Saint-Simeon.

Chez moi, c'est la même réalité qu'à chez toi. Et chez toi, c'est la même

misère qu'à chez moi.

Là où il y a trop de misère.

Trop de violence policière.

Là où l'oppression perd.

Là où la lutte est nécessaire.

Là où ça quitte les peurs.

Là où ça quitte les peurs.

On n'est pas prêts à s'énerver,

et encore moins à se laisser faire.

Alors que Paris consente le pouvoir, les richesses, n'oubliez pas que nous sommes

aux portes de la forteresse. La France a sacrifié sa jeunesse, demandez-vous

alors jusqu'où peut nous porter la détresse. Des quartiers des Ulysses, de

Bette-Paye à Angers, de Tamaril-Elysse, nous voyons finir le danger.

De la suite de Compiègne jusqu'à la suite de Tourcoing, de la Sainte

-Portelle au Dom-Tom, le Lamantin. Tous liés par la même destinée, de Clichy

-sous-Bois en passant par... On a les nerfs, de Toulouse à la Basse-Père, même

à Nanterre, mal logé, on veut pas se taire. On est vénère, devant le croyant

judiciaire, le racisme de cette France qui sent la poussière. J'ai voulu voir l

'égalité, j'ai vu des donneurs de leçons qui parlent de république, pour t

'épargner ton bref chez moi. C'est la même réalité qu'à chez toi et chez toi,

c'est la même misère qu'à chez moi.

Là où il y a trop de misère, trop de violence policière, là où l'oppression

perd,

là où la lutte est nécessaire, là où s'inquiète les pères, là où

on n'est pas prêt à s'aimer,

et encore moins se laisser faire.

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