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Brouhaha
Musique electro rythmée
...
- Mélissa, t'es la seule qui me comprennes.
...
Elle crie.
...
- Marie Prunoy, 16 ans.
Un inconnu l'a déposée ici
au bord du malaise cardiaque et avec les pieds écorchés.
- Elle a été a agressée ?
- Selon elle, non, mais c'est évident.
On l'a sûrement violée, aussi.
- Pourquoi vous dites ça ? - Elle a eu
un rapport sexuel dans la soirée.
A son arrivée, elle paniquait.
Ses bas étaient déchirés. Elle n'avait pas
de culotte. Elle a des bleus aux poignets.
- Vous avez fait des prélèvements ? - Oui.
- On a donné ses habits à l'identité judiciaire.
- Vous avez dit quoi aux parents ?
- Comme à vous. La vérité.
- Merci.
M. et Mme Prunoy, vous vivez
un moment dur.
On est là pour comprendre
ce qui s'est passé hier. - Elle dit qu'il
s'est rien passé, qu'elle est tombée.
- D'où elle sortait ?
- Encore d'une soirée.
- C'est-à-dire ?
- Elle sort souvent avec des amis.
On sait jamais trop où.
Ca se décide au dernier moment.
On se retrouve devant le fait accompli.
- Elle dit que ça sert à rien qu'elle nous parle
de sa vie.
- On sait juste qu'elle sortait avec Mélissa.
On lui a fait confiance. - Mélissa...
Mélissa comment ? - Mélissa Drouet.
Elle est en 1re ES avec elle au lycée Jean Monnet.
- Votre fille a un copain ?
- Je crois pas. Mais j'en sais rien.
- Comment ça va au lycée ? Elle a
des ennemis ?
- Non, c'est pas une fille à problèmes.
On nous a jamais rien signalé.
- C'est pas ses vêtements.
Je sais pas d'où elle sortait
cette tenue de...
Je comprends pas.
- On est là pour comprendre, Monsieur.
Commandant Mattéï.
- Je sais.
Les médecins m'ont dit.
Vous voulez savoir si on
m'a agressée ? - Oui.
- Bah non.
- Non ? Et les traces aux poignets,
c'est quoi ? - Ah...
Je sais pas. J'ai dû faire ça
en dansant
ou en déconnant.
J'ai pas mal.
- C'était une soirée comment ?
- Rien de spécial. C'était chez une fille de terminale.
Je la connais pas. - Pourquoi t'étais presque nue
si c'était une simple soirée ?
- Vous parlez des fringues ?
C'était pas les miennes.
On a fait un action ou vérité et...
et j'ai dû mettre cette jupe débile.
Voilà.
- Et le rapport sexuel et l'absence de culotte,
c'était le jeu aussi ?
- Non.
Je me suis tapé un mec. J'ai perdu
ma culotte, c'est tout.
- C'est tout ?
Ce mec, c'était qui ?
- Je me souviens pas.
J'étais bourrée, j'étais dans mon trip et tout...
- Mélissa était bourrée aussi ou elle se souvient
du mec avec qui t'as couché ?
- Elle est pas venue, finalement.
- Pourquoi ?
- Elle a une angine.
J'ai dit qu'elle venait pour avoir la paix.
Bon, vous avez fini, maintenant ?
- Tu veux mon avis ?
Je te crois pas.
- En attendant, prends soin de toi. A bientôt.
- A très vite.
Fais attention à toi.
Musique pesante
...
- Si elle refuse de nous parler, on peut rien faire.
- Si on n'a rien aujourd'hui on plie
le dossier.
On doit trouver qui l'a déposée à l'hôpital
et où était la soirée.
Il y a forcément des témoins.
- Je file au lycée.
- OK.
Du nouveau sur les tests sanguins ?
- Je les ai reçus.
Pas de GHB ou autres stupéfiants.
Elle avait à peine bu, juste un verre.
- Elle m'a pas dit ça.
- Ah bon ? - On a trouvé
un ADN inconnu ?
- J'y travaille.
- Vite, ça urge. Merci.
- Bonjour. - Bonjour.
- Clara Besson, brigade des mineurs.
- Je suis le proviseur.
- Parfait. J'ai des questions pour vous.
Musique pesante
...
Marie Prunoy, ça vous dit rien ?
Vous étiez pas à la soirée ? - Non.
- Merci.
Donc t'es allé à la soirée ?
- Ouais. On était une bonne cinquantaine.
- Tu peux me dire qui ?
...
Quoi ? Vous avez
un truc à vous reprocher ?
- C'était chez Camille Loiret. Elle fait une fête
tous les jeudis.
- Marie Prunoy, tu la connais ?
- Tout le monde la connaît.
Elle met le feu.
- Comment ça ?
- Elle est sympa avec tout le monde, quoi.
- Ah...
Vous jouiez à action ou vérité hier ?
- Action ou vérité ? - Ouais.
- On y jouait au collège. C'est fini, maintenant.
- Je m'en doutais.
- Des fêtes, c'est relatif.
Mes parents sont souvent absents alors je prête l'appart'.
Chacun apporte à boire et Hugues gère la musique.
- Et Marie Prunoy ? - Marie, c'est
une coquine qui cache son jeu.
Elle aime les excès.
Une fois, elle était
si bourrée qu'on l'a réveillée dans la douche.
- A ce point ?
- Mélissa Drouet ? - Ouais.
- Ca va, ton angine ?
- Quelle angine ?
Vous êtes qui ?
- Clara Besson, brigade des mineurs
Marie Prunoy, tu la connais ?
- Ouais, c'est ma pote.
Pourquoi ?
- Parce qu'elle est à l'hosto.
Elle était en état de choc.
On pense qu'elle a été violée.
- Ca m'étonnerait.
- Pourquoi ?
- C'est Marie, personne l'emmerde.
Elle choisit ses mecs.
- Elle était avec qui ?
- Elle s'est absentée dans une chambre,
mais avec qui...
Je suis pas flic.
- Tu sais pas qui ?
- Elle va bien ? On peut la voir ?
- Merci.
Personne ne veut balancer le nom du mec.
C'est un cas classique de "miol".
- Des victimes mi-consentantes
mi-violées...
J'ai horreur de ce mot.
- Un viol reste un viol.
Mais vous avez vu les jeunes ?
Ca devient fréquent.
Les filles jouent les allumeuses. Elles
se font violer avant d'avoir dit non.
- Commandant.
Voilà les résultats ADN des traces retrouvées sur Marie.
- Qu'est-ce que ça dit ?
- 3 spermes différents. - Quoi ?
- Vous avez bien compris.
- Elle a été avec 3 mecs.
- Peut-être qu'elle a
honte d'en parler.
- Ou qu'on la menace.
- Au moins on a l'ADN des 3 mecs.
Si on les identifie et qu'on les fait parler...
elle pourra témoigner sans crainte.
Quel gâchis.
Musique pesante
...
- On y va ?
...
- Mattéï ? - Ouais ?
- C'est pas vrai ! - Quoi ?
Que je t'ai pas pris de chouquettes ?
C'est pas tous les jours la fête.
- Non, les 50 tests ADN que t'as commandés !
Tu veux ruiner la BPM ou quoi ?
- Toujours l'argent, Michel !
- Mais enfin, 50 tests !
Tu te rends compte ? - Parfaitement.
C'est 50 personnes identifiées le soir où Marie
s'est fait violer.
- T'es malade, tu sais ? - On me l'a déjà dit.
- Fais le malin.
Tu vas vite finir parce que mon téléphone fait que sonner.
J'ai 18 parents furieux qui refusent les prélèvements.
- 18 ? Ca fera des économies. Il t'en reste 32.
Le téléphone sonne.
Tiens, ça sonne.
19. Plus que 31.
- Oh merde !
...
Allô ?
Allô ?
Mattéï ?
Oh, l'enfoiré !
Mattéï ! - Pourquoi il crie,
le commissaire ?
Bon, on a les vidéos de l'hôpital.
On voit le mec qui a déposé Marie.
Regardez.
- Il a l'air jeune. - Ouais.
Il était sûrement à la fête.
J'étudie les marques de ses fringues pour
recouper avec quelqu'un. - Avec les photos Facebook ?
- L'avantage avec les lycéens,
c'est qu'après les soirées, ils font tous des posts.
Je suis allé sur les réseaux sociaux pour tout choper.
- Les commentaires disent quoi ?
- Pas de trace du mec qui l'a déposée, mais... regarde.
On a trouvé ça.
- Sur ces images, Marie embrasse 3 mecs différents
à 3 heures différentes.
Mais elle a l'air consentante.
- On en revient au "miol", mi-consentante,
mi-violée.
- Commandant, ils sont 3, quand même.
- On les convoque ?
- Non, sinon on va avoir les parents sur le dos.
On va les choper par surprise au lycée.
Clara, tu viens. - Ouais.
- Prends des kits de prélèvement.
- Non, pas de prélèvements sans autorisation
des parents.
- Qui a dit qu'on en ferait ?
Musique pesante
...
C'est toi sur la photo ? - Euh... oui.
- C'est ta copine ?
- Euh... non.
- Mais t'as couché avec elle.
- Non.
On a un peu déconné en dansant, c'est tout.
- On s'est tourné autour mais il y a rien eu.
Je l'ai pas touchée plus que ça.
Ca l'intéresse plus
de faire sa chaudasse à danser avec Mélissa.
- Ah, elle s'appelle Marie ?
On s'est juste roulé des galoches, comme ça.
- Vous faites quoi ?
- On va pas te faire perdre du temps.
On va te soumettre
à un test ADN.
- Vous avez pas le droit !
- Tu vas pas me dire ce que je peux fais.
- On saura si t'as couché avec elle.
- C'est vrai que les soirées tournent souvent à l'orgie
mais on est tous consentants.
- Le problème, c'est que Marie était pas consentante.
Elle t'accuse d'avoir abusé d'elle.
- Et ça, ça coûte cher au pénal.
- Elle a dit ça ?
- N'importe quoi !
OK, j'ai un peu couché avec elle.
- Vous voulez savoir qui c'est, Marie ?
Ca me revient.
- J'ai payé pour baiser avec elle. 30 euros.
Elle baise pour de la thune, ça se sait.
- Ouais, c'est une pute, Marie Prunoy.
- C'est un cas de prostitution mais ça change rien.
Reste à savoir si elle a agi de son plein gré.
- Et si c'est la seule du lycée.
Les ados imitent
souvent leurs amis. - Je vais fouiller
les réseaux sociaux de Marie et Mélissa.
- Regarde si elles parlent d'argent.
Fouille les portables des 3 gus.
Regarde s'ils se vantent et auprès de qui.
Clara ? - Ouais ?
- Va mettre la pression sur les profs et élèves
pour trouver d'autres clients.
- Et on fait quoi des 3 petits cons ?
- On les déferre, ça les fera réfléchir.
- Mets plus fort, j'entends rien. - J'essaie, putain.
C'est de la merde.
Même sur les nouveaux modèles,
y a toujours un problème.
Dis... T'as des nouvelles de Marie ?
Par rapport à l'autre soir.
- Non.
On n'a jamais été très proches.
- Ouais, je sais.
Moi non plus.
Je l'ai jamais trop calculée, cette bouffonne.
- Tu savais que Nico, Alex et Mickaël se sont fait arrêter ?
- Mais c'est que dalle. - Bah...
- Les flics en ont rien à foutre
de nos "chat-bite". - C'est vrai.
- Je te jure. Ils s'en foutent.
Attends, ma bouche. - Quoi ?
- J'ai assez de rouge à lèvres ?
- Ca va. - J'en rajoute pas ?
- Non. - Ca fait trop, sinon ?
- Ca fait pouffe après.
- Au moins il sert à quelque chose, ce téléphone.
- Je vous ai déjà tout dit. - Non, pas tout.
On a interrogé tes 3 copains
avec qui t'as couché à la soirée.
Ils disent qu'ils ont payé.
- Et alors ? Je fais
ce que je veux de mon cul.
- Tu me parles pas
comme ça et tu poses ton téléphone.
La prostitution des mineurs est interdite,
tu le sais ? Tes petits copains vont
passer devant le juge.
Ils risquent 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende.
- Et moi ?
- Et toi, rien.
Personne a pensé que des mineures
se prostitueraient de leur plein gré.
- Ca va, je suis pas une victime.
Je me fais juste un peu de fric.
Tout le monde est consentant.
- Arrête avec ton téléphone. C'est qui, ces mecs ?
- Je leur demande pas leurs papiers.
C'est souvent juste une pipe
rapido aux chiottes.
- Pourquoi
tu fais ça ? - Ca va, c'est pas si grave.
Il faut de la thune
pour s'amuser, s'acheter des fringues
et tout. - Tes copines font pareil ?
- Non.
- Qui t'a donné l'idée ? Un mec ?
- Non, personne.
Une porte s'ouvre.
- Commandant Mattéï ?
Qu'est-ce qui se passe ?
- On va devoir vous parler.
Musique pesante
...
Conversation inaudible
...
On a interrogé 3 garçons...
Ils ont avoué avoir payé pour coucher avec votre fille.
...
- Je ne crois pas à cette histoire.
C'est impossible. Je l'aurais su.
- Maintenant vous l'êtes.
- On a eu des rumeurs de prostitution l'année dernière
au sujet d'une autre élève.
La petite Mélissa Drouet.
Mais je l'ai su tout de suite.
On a mené une enquête en interne.
- Ca a donné quoi ? - Ca a fait pschitt.
C'était une rumeur infondée.
Les élèves sont très durs entre eux.
Certains inventent n'importe quoi pour se faire remarquer.
- Vous nous l'aviez signalé, j'espère.
- Ah non.
On n'a aucun élément. La rumeur s'est tue d'elle-même.
Vous allez faire quoi ? - Interroger les élèves.
Je voudrais la liste des terminale et des première.
- Je vais vous trouver ça. - Merci.
Essayez de pas mettre sens dessus dessous le lycée.
Vous savez comment sont les parents.
- Je fais juste mon travail.
- Interrogez Mathieu Aster, le prof de philo.
Il est très proche des élèves.
- Comment ça ?
- Il connaît bien les première et les terminale.
Il vous aiguillera discrètement.
- Dans quel sens ?
- Il tient des cafés-philo,
il fait du soutien scolaire. Les élèves
l'adorent.
Il sait forcément des choses.
- Vous avez remarqué un changement chez votre fille ?
- Pas spécialement.
J'avoue
que j'ai pas fait très attention.
- Ces sacs, ça coûte une fortune. Comment elle les paie ?
- Je savais même pas qu'elle les avait.
- Vous saviez pas ?
- Elle a dû être forcée par un garçon
qu'elle connaissait.
Un ancien petit copain, peut-être ?
- C'est peut-être des cadeaux de lui.
- C'est Tristan.
Tristan Rollin, c'est...
C'était son copain l'an dernier.
- Ils ont rompu ?
- Il est parti en lycée professionnel.
- Ils se sont jamais revus ?
- Ca a duré un temps
mais c'est devenu chaotique.
Ils se disputaient tout le temps.
Marie n'a jamais voulu m'en parler.
Je comprends pas ce qui s'est passé...
Comment elle en est arrivée là ? - C'est dur
de voir ces choses.
- Et impossible à imaginer.
Je peux la garder ?
- Bien sûr.
- Vous tombez bien.
J'ai repéré une amie de Marie.
Zoé Giannolli. En terminale dans le même lycée.
Il y a plein de photos.
Elle doit savoir des trucs. - Très bien.
Moi, j'ai peut-être trouvé le "lover boy".
Il était dans le même lycée l'an dernier.
Visiblement,
elle était bien accro à lui.
Il a changé de bahut. - Je vais le trouver.
- Trouve tout sur lui,
son niveau de vie,
s'il a des liens avec les 3 mecs
et s'il est encore
en contact avec Marie.
Il faut qu'on trouve le mac.
Et vite.
- Très bien, Noémie. Vous avez tous compris ?
- L'ascétisme peut être
une sagesse. - Non,
c'est débile de dire...
- On n'emploie
pas le mot "débile".
N'oubliez jamais
ce mot de Voltaire : "Je ne suis pas d'accord..."
- "MAIS JE ME BATTRAI POUR QUE VOUS PUISSIEZ LE DIRE."
- Exactement.
Ca va être l'heure des cours, à tout de suite
pour ceux que je retrouve.
Et n'oubliez pas de régler les consos.
Hein ?
Eh, Mélissa...
Bravo ! - Merci.
T'as pigé cette histoire de volonté de mort.
Je suis fier de toi.
- Merci, c'est gentil.
- A tout à l'heure.
Mais tu me sors des trucs ! - C'est vrai ?
- Remplace-moi !
Elle rit. Non mais sérieux.
- Mélissa ?
- Je vais être en retard.
J'ai pas le temps. - Je veux savoir un truc.
Marie m'a dit que
c'est elle qui a eu l'idée de se prostituer.
Tu connais son copain, Tristan Rollin ?
- Je sais pas. Ca date.
Je l'ai vu une fois ou 2.
Il a pas la gueule d'un mac.
- Et Mathieu Aster, le prof de philo ?
Je le trouve trop tactile.
Mais il est cool, Mathieu.
- Et tu te prostitues ?
- N'importe quoi. Qui vous a raconté ça ?
- Il y a des rumeurs. - C'est des conneries
racontées par des petites bites !
- Tu m'aides pas, là.
- Putain... - D'autres
filles se prostituent ?
- Oui, y a parfois des soirées chaudes.
Des mecs ont déjà filé un peu de thune
pour un plan cul mais c'est comme mater un porno.
Lâchez-moi.
Musique de tension
...
- Commandant, c'est Clara.
Demandez à Jonathan de vérifier le profil de Mathieu Aster,
le prof de philo.
- Elle te dit quoi, à toi ? - Rien.
Elle s'est enfermée dans sa chambre.
Que veux-tu qu'elle dise ?
- Je sais pas. Qu'elle dise ce qu'on lui a fait
pour qu'elle en arrive là.
- Ca a rien à voir avec nous.
Enfin, je crois pas.
- On va la mettre en pensionnat.
Elle reste pas là-bas.
- L'éloigner de ses amis, c'est pas la solution.
- Mais enfin, merde, Caro !
On va pas rien faire !
Le problème vient du lycée, non ?
- Si vous me mettez
en pension, je me suicide.
Musique de tension
Marie ! Claquement de porte
- Elle a besoin d'air.
Elle va revenir.
- Mélissa, c'est Marie. J'aimerais qu'on se parle.
C'est la merde.
...
- Ca va, toi ?
Tu tiens le coup ?
Pourquoi tu l'as invité ? Il avait rien à faire là-bas.
- Je sais, désolée. Je voulais juste t'aider.
- Je voulais pas qu'il me voie comme ça.
- Ca va aller.
*Alerte SMS
- C'est mes parents.
Je dois y aller.
- Tu reviens quand ?
- Bonjour.
Bonjour, commandant.
- Déjà là ? Bonjour.
- J'ai fait des recherches sur votre Tristan Rollin.
- Bonne pioche ? - Oui.
- Des tonnes d'appels à Marie. Achats de tablette, d'ordinateur,
de sapes, et j'en passe.
- Dis donc, bon travail ! Et le Mathieu Aster ?
- Quoi ?
- Le prof de philo que Clara a en vue ?
Lui, je l'aime pas.
- OK, je m'en occupe.
- Tristan et le prof de philo. Un des 2 est forcément le mac.
T'as l'adresse de Tristan ?
Musique pesante
...
- Putain, dégage,
je vais être
en retard. - Je te confirme.
Léo Mattéï, brigade des mineurs.
- Sans déconner...
C'est pour l'assurance ? - Marie Prunoy, tu connais ?
- J'essaie de la joindre depuis 2 jours.
- Tu l'appelles 45 fois par jour depuis une semaine.
Tu lui veux quoi ?
- J'ai fait une connerie. Je veux m'excuser.
- Une connerie ?
- C'était bien avant
le lycée Monnet.
Rien de mal.
- "Rien de mal"... - Vous êtes lourd.
- Non, ça va, je me sens bien.
- J'ai couché avec sa copine Mélissa, vous êtes content ?
- Oui. Jolie preuve d'amour !
- Ca va, j'ai déconné, je sais.
Marie était pas prête.
Alors je suis allé voir Mélissa et j'ai dérapé.
Juste une fois.
- T'étais où, le soir des urgences ?
- Avec des potes, chez mon cousin.
- On vérifiera.
Je me disais, là...
Tu te payes des trucs sympas, pour ton âge.
- Mon père s'est barré. Il me file des chèques.
Je fais ce que je veux, non ?
- Tu as 24 heures pour te justifier.
- Pourquoi je ferais ça ? - Pourquoi ?
- Sinon, tu seras mis en examen pour proxénétisme
sur mineure.
Est-ce que ça te va ?
- Tu sais que t'es chiante ? - Contente de te voir !
- Quand même...
J'ai passé la nuit sur Tristan et Mattéï me demande
si j'ai une piste
sur Mathieu Aster.
- Tu l'as mal vécu à ce point ?
- C'est galère. - Cette piste est importante.
T'as trouvé quoi ? - Que dalle. Juste un profil
sur... LinkedIn.
- Tu connais ton problème ? Tu penses trop geek.
C'est ta génération. - S'il te plaît...
- J'ai une surprise pour toi.
Moi, j'ai bossé.
- Un truc à me montrer sur ton ordinateur ?
- J'ai demandé les bandes
de vidéosurveillance
en face de la fête.
- En espérant voir le mec qui a déposé Marie.
- Ca va, Clara ? - Ah, commandant, bonjour.
Regardez ça.
Dans ces fêtes, y en a toujours qui descendent fumer.
- Et celui-là, il a l'air un peu vieux.
- Lui, c'est le prof de philo, Mathieu Aster.
Regardez la suite.
Il prend dans ses bras Zoé Giannolli, la copine de Marie.
- Il s'ennuie pas !
- Demandons une commission rogatoire pour perquisitionner chez lui.
- Ah, salut, Marie. Ca va ?
- Ca va, Marie ?
Musique pesante
...
- Ca va ?
- Oui, et toi ? - Tu m'as manqué !
- Ca va ?
- Tu m'as trop manqué.
- Viens, il faut qu'on parle. Maintenant.
On n'a pas à lui parler !
On n'a pas besoin d'elle. On peut discuter.
Faut que je te le présente. Il est passionnant.
Tu cherches qui ? - Personne.
On y va ?
...
Sirène d'ambulance
- Pourquoi tu l'as invité ? Il avait rien à faire là-bas.
- Je sais, désolée.
- Mélissa, t'es la seule qui me comprenne.
...
Sirène au loin
...
- Pourquoi on m'a pas laissée mourir ?
- On en a ni le droit ni l'envie.
- Pourquoi t'as fait ça, Mélissa ?
- On a prévenu tes parents.
On peut prévenir ta copine
Marie. - Jamais de la vie.
- Pourquoi ?
- Non, rien.
Je supporte plus
cette salope. - Vous étiez copines.
- Je le croyais aussi.
- On l'a forcée à se prostituer.
Normal qu'elle parte en vrille, non ?
- Marie veut faire partie des filles qui comptent.
Elle était prête à tout pour ça.
Et je l'ai suivie comme une conne.
- Tu t'es prostituée ?
- Non, non, c'est pas...
ce que je voulais dire.
C'est juste que...
J'ai couvert ses conneries et jamais un "merci".
- Bien sûr...
Donc t'as voulu te foutre en l'air ?
C'est ça ?
Il faut arrêter celui qui a cette emprise sur les filles.
- Mélissa doit cacher quelque chose de grave.
- J'ai le droit de la voir !
- Tu te casses ! - Ta gueule !
- Eh, ça va pas ? Oh, les filles !
- Qu'elle dégage !
Fouteuse de merde !
- On est à l'hôpital, d'accord ?
- OK.
On s'est pris la tête une fois mais on reste amies.
- Oui, c'est ça.
Méli, c'est ma pote. Elle veut voir que moi, que moi !
- Tu arrêtes.
- OK, bah tenez. Donnez-lui de ma part.
Merci !
- Zoé, attends. - Tu te calmes.
- Il y a rien !
- Tes copines ont des problèmes. Me dis pas "rien".
- Les histoires de Mélissa et Marie avec les mecs,
c'est jamais simple. - C'est-à-dire ?
- C'est à cause de Mélissa.
- C'est lié à Tristan Rollin ou au prof de philo ?
- Le prof de philo ?
C'est un vieux qui croit qu'il a encore 16 ans.
- Et Tristan Rollin ?
- Il joue pas dans la même ligue. Elles paieraient
pour un mec comme ça !
Alors elles s'embrouillent.
J'essaie de les réconcilier mais c'est compliqué.
- Michel m'a dit
qu'on avait l'autorisation de perquisitionner.
Tu préviens Jonathan ?
- Je comprends pas cette intrusion.
- Monsieur Aster, perquisition.
On a des vidéos de vos pas de danse
et déhanchés avec vos élèves alors on s'interroge.
- Parlez-nous
de Marie Prunoy.
- C'est mon élève. Elle venait à mes café-philo.
Elle a mélangé pas mal de choses pour en arriver là.
- A cet âge-là, c'est très influençable.
- Et ça, c'est quoi ?
Euh... Je me fais payer en liquide mes cours particuliers.
- Très particuliers.
Liste de vos clients.
- Commandant ? - Oui ?
- Regardez ça.
- Et ça, qu'est-ce que c'est ?
- Euh, je comprends pas très bien ce que c'est.
- Vous comptiez publier ces photos sur le Net ?
- Pas du tout, mais... - Du chantage ?
Ca vous permet de mettre
les filles dans votre lit.
- Bah non. Et c'est pas ma tablette.
- Laissez-moi deviner.
C'est celle d'un lointain cousin venu au débotté chez vous,
venu d'Argentine ?
- Non, elle est à Zoé Giannolli, une amie de Marie et Mélissa.
Je lui ai offerte. Parfois, elle me la passe.
- Offerte ?
- Oui.
- Pour ses bonnes notes ?
- Non. Ca va vous paraître un peu con et déplacé...
- Allez-y, M. Aster.
- J'aime Zoé.
Dès qu'on s'est vus,
il s'est passé quelque chose. Elle est différente.
Elle a une maturité incroyable,
de la spontanéité...
Je...
Notre relation est assez spéciale.
- Plus que spéciale. Elle est mineure.
Vous êtes son prof.
Vous couchez ensemble ?
- Non. Non. - Pourtant,
vous l'avez embrassée.
- De temps en temps, on flirte mais c'est tout.
Je suis plutôt réglo. - Bah oui !
- Maintenant, on va être réglo.
Et vous êtes effectivement mis en garde à vue
et inculpé pour proxénétisme sur mineure.
- Je viens de vous expliquer le...
- Vous ne pourrez plus utiliser votre citation de Voltaire.
"Je ne partage pas vos idées mais je me battrai..."
- D'autant qu'elle n'est pas de Voltaire.
Elle est de Evelyn Beatrice Hall.
- Allez, je vous embarque. Hop !
- C'est plus ce que c'était, les profs de philo.
- Tu reconnais ?
- C'est ton copain qui a pris ces photos ?
Mathieu Aster. - Mathieu a rien à voir avec ça.
- Donc c'est toi.
- Oui, c'est moi. - Bah voilà.
- C'était à une soirée
y a 15 jours.
- Tu comptais en faire quoi ?
- Foutre la pression à Mélissa.
Elle m'énervait.
- T'as une raison ?
- Elle est venue au café-philo.
Elle a commencé à minauder devant Mathieu.
Ca m'a "véner".
Surtout que peu de temps avant,
Marie m'a dit que Mélissa avait couché
avec Tristan, son mec.
Ces photos, c'était pour pas qu'elle me la fasse à l'envers.
- Pourquoi t'es allée à l'hôpital ?
- Quand j'ai su pour sa TS...
j'ai eu les boules.
Je voulais m'excuser.
J'allais rien faire de ces photos.
Mais, la preuve...
J'ai passé ma tablette à Mathieu, avec les photos.
J'ai pas fait gaffe.
Vous allez pas... faire chier Mathieu avec ça ?
- Ca te regarde pas.
- Emmène-la en attendant l'arrivée des parents.
Merci. - Suivez-moi.
- C'est ça, les années lycée ? - Exactement.
- C'est des tordus. - Ouais.
C'est pour ça que t'as choisi ce métier !
- Ouais, aussi.
- On va demander
une enquête de proximité sur elle
et on va gratter autour de ce prof de philo.
- Ca marche. - Commandant ?
Y a une grosse soirée.
- Ah, bonne nouvelle.
- En fait, c'est Tristan Rollin.
J'ai mis son portable sur écoute. Il va à une soirée.
- Si c'est le cas, il faut y être.
- On peut planquer là-bas.
- J'ai mieux.
- C'est quoi ?
*Musique electro
*...
- Salut. - Salut.
- T'es qui ?
- Je suis le dealer de Stéphanie.
- Stéphanie ? Laquelle ?
- Bon, j'ai pas le temps.
- Non, ça va. Va, va.
*...
- Oh, mec ! Tiens.
T'en veux pas ?
Vas-y, c'est de la bonne !
*...
- Marie est arrivée, elle est direct allée voir Tristan.
- On a dû te dire des trucs sur moi ces jours-ci.
- Je m'en fous.
*...
Eh, les gars, ça va ? - Tristan !
- T'as les 300 comme on avait dit ? - On avait dit 200.
- Tristan, t'es chiant ! J'en ai marre.
- Marie, Marie !
On reste pas longtemps. Tu vas adorer la suite.
*...
- Des mecs lui ont filé de la thune.
- Que fait Marie ?
- Elle part avec eux !
- Bah fonce ! Dépêche-toi !
- Police. - J'ai rien fait, putain !
Lâche-moi ! - Tu fais quoi, là ?
- Eh, eh, me touche pas !
- Laissez-le tranquille.
- Lâche-moi !
- Vous faites chier !
- Tes potes vont s'amuser avec Marie ?
- Quoi ?
- C'est pour les téléphones.
T'es un grand malade.
- Lâche-le, lâche-le !
Tu me lâches !
- Eh, tu fais quoi, là ? - Ferme ta gueule.
Et bouge pas de cette pièce.
- Vous êtes pas censés les aider, les mineurs ?
- Si. On cherche à t'aider.
- Vous voulez m'aider ?
Vous avez dit à Tristan
que je me suis prostituée.
- On le soupçonne de te forcer à le faire.
- Ouah...
Super analyse,
Françoise Dolto, bravo !
Je l'aime, Tristan.
Je suis pas sa pute. Il a rien à voir avec ça.
- C'était quoi, ce rendez-vous ?
- Il m'a contactée via un pote.
Il voulait qu'on passe un week-end tous les 2.
Il va pas vouloir me revoir.
- Je suis désolée...
Quand un ado prend des grosses sommes, on s'interroge.
- Il vous a dit la vérité, c'est à lui.
Des potes lui donnent de l'argent contre des portables.
Oui, ça va,
c'est des téléphones tombés du camion.
- Recel de marchandise volée.
- Ouais, si vous voulez.
En tout cas, il m'a jamais forcée.
J'aimerais rentrer chez moi.
- OK.
J'appelle tes parents.
- Si on pouvait éviter ça, ça m'arrangerait.
- Tristan,
je te comprends pas.
Tu trahis Marie en couchant avec Mélissa.
Tu la harcèles pour un rendez-vous
et la première chose que tu fais,
c'est de la traîner dans un deal foireux.
- Ca va, je sais, c'est nul.
- Non, c'est très nul.
- Je comptais pas rester. Je devais emmener Marie à Etretat.
J'avais réservé un hôtel. C'était censé être une surprise.
- Dans quel hôtel ?
- L'Aiglon.
Musique pesante
- Tu as déposé Marie
aux urgences, l'autre soir ?
- Mélissa m'a dit que Marie serait à la soirée.
J'y suis allé mais je l'ai attendue en bas.
Elle était en "bad".
Elle était complètement paniquée. J'ai juste essayé de la calmer.
- En la serrant aux poignets ?
C'est moyen.
- Putain, elle était paniquée.
Elle voulait pas me raconter.
Il lui était arrivé quelque chose.
En courant, elle est tombée.
- T'aurais pu le dire plus tôt.
- Non.
Je raconte pas la vie de Marie à n'importe qui.
- Bien sûr...
- Vous l'inculpez pour proxénétisme ?
Son histoire tient la route. - Garde à vue.
On va lui faire cracher ses contacts.
Ca fera plaisir à Michel.
- Vous êtes bien matinaux, tous les 2.
- T'as amené le café, j'espère ?
- J'ai mieux que ça.
J'ai les résultats
sur l'enquête. Zoé Giannolli.
- Et alors ?
- Soirées au Baron et achats compulsifs avenue Montaigne.
C'est "Beverly Hills".
- Dis donc, même ton ex lui arrive pas à la cheville.
Elle le sort d'où, tout son fric ?
- Si j'avais la réponse...
Son papa est mort y a 8 ans, sa mère
galère avec un salaire de misère de caissière.
Y a pas d'amant blindé.
- Merde ! Commandant ?
Je viens d'intercepter
un message de Marie à Mélissa.
- Et ? - "Nuit de merde".
"RDV sur le toit du lycée."
- Elles vont se suicider.
Musique pesante
...
- C'est quoi, ce rendez-vous ?
Vous me faites chier.
...
- On a décidé que c'était terminé.
Tu vas arrêter de nous torturer.
- Tu décides plus
pour nous.
- Vous croyez vous en sortir ?
Sans moi, vous êtes rien !
Rien ! - Ah ouais ?
On a rien sans toi ? - Ouais.
- On va se démerder.
Zoé gémit.
...
- Arrêtez !
Ah...
Lâchez-moi !
Elle halète.
Lâchez-moi.
Non...
Musique pesante
Arrêtez !
- Ta gueule, putain !
- Arrêtez !
- C'est fini, d'accord ?
C'est fini, là.
- Non ! Arrêtez !
Arrêtez !
- Ta gueule !
- Marie
et Mélissa !
Vous voulez prendre 20 ans ?
- Cassez-vous !
- La tuer n'arrangera rien.
- Elle doit payer !
- Elle va payer.
- L'écoute pas, c'est des conneries.
Elle recommencera.
- Elle vous a forcées, c'est du proxénétisme !
Elle sera jugée et condamnée pour ça, lâchez-la !
- Vous êtes des dégénérées !
- Tu te calmes !
- Après tout ce que j'ai fait pour vous !
- Avance !
Dépêche-toi !
- C'est fini.
D'accord ?
- Je pouvais pas vous dire que c'était elle.
Elle s'en serait prise à Mélissa.
- On était là, il fallait dire la vérité.
Vous connaissez Zoé depuis quand ?
- Depuis la rentrée.
Au début, elle était sympa avec moi.
- T'étais mal à cause de ta rupture,
t'étais encore amoureuse
de Tristan, et elle a vu la faille.
- Enfin, on la voyait ensemble. Je sais pas...
Elle réconfortait Marie, nous invitait aux soirées...
- C'était cool. - On parlait
de mecs...
- Elle vous a incitées à coucher avec eux, sinon
vous étiez des boloss, c'est ça ?
- Elle nous a dit que pour qu'elle reste avec nous...
Je sais pas...
Qu'on fasse un effort.
- Un effort ? Ca veut dire quoi, ça ?
- Ben...
A une soirée...
elle m'a présenté un mec sympa...
et elle m'a convaincue.
- De coucher avec ?
- Oui.
- Et en plus, elle a filmé.
- Ouais...
Et là, tout s'enchaîne.
Elle te montre la vidéo...
et menace de la diffuser au lycée
si tu lui rends pas quelques services, c'est ça ?
- Oui.
Elle nous donnait de l'argent.
- Oh !
- Et...
Et je sais pas...
Elle nous emmenait
aux soirées, on était cool.
On était populaires.
Et après, c'est devenu une habitude.
- Populaires.
- Et ça a continué avec toi...
avec les photos sur la tablette de M. Aster.
- Les amants Passent de lit en lit...
- Vos accusations sont graves.
- Je confirme.
- Dans les hôtels Sur les parkings...
Votre fille sera déférée
devant le juge pour proxénétisme.
- Comment elle en est arrivée là ?
- La pression qu'elle leur a fait subir,
elle devait aussi la vivre.
Au lycée, il faut toujours sembler
fort, avoir des amis,
être admiré.
La mort de son père a dû la fragiliser.
- J'étais effondrée.
J'ai pas su...
J'ai pas pu lui parler.
- C'est pas de votre faute.
- Je suis pas une bonne mère.
- Je suis pas bien dans ma tête
Maman
J'ai perdu Le goût de la fête...
- Qu'est-ce qu'elle risque ? - 10 ans de prison.
- Regarde comme ta fille est faite
Maman...
La mère de Zoé pleure.
Je trouve pas de sens à ma quête
Maman
A l'heure où les bars Se remplissent
Cette même heure Où les coeurs se vident
Ces nuits où les promesses
Se tissent...
Aussi vite Qu'elles se dilapident
Des coups de blues Des coups de fil
Tout recommencera au printemps
Sauf les amours indélébiles
Les rêves s'entassent Dans les métros
Les gratte-ciel Nous regardent de haut
Comme un oiseau sous les barreaux
Je suis pas bien dans ma tête
Maman
J'ai perdu le goût de la fête
Maman
Regarde comme ta fille est faite
Maman
Je trouve pas de sens à ma quête
Maman
...
Regarde comme ta fille est faite
Maman
...
Sous-titrage : BLUE ELEMENTS
.
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