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au festival.
Toujours ? Non, pas cette année.
Je suis venu pour une de mes élèves.
Oh, et puis un petit peu pour Mozart tout de même.
Et toi, comment ça se passe ? Oh, l'horreur. La famille est sympa, mais je
dois me taper 20 kilomètres tous les jours en quart pour aller prendre mes
cours. Puis alors ici, c'est le désert, hein. J'ai même eu l'éducation
sentimentale. Eh bien, tu viens me rejoindre et on rentre ensemble à Paris.
Mais oui, mais je peux pas, j'ai encore six jours à tirer.
Puis qu'est-ce que je dirais ? Oh, ça, bof.
Tu dis qu'il y a une dernière grand-mère qui a 85 ans et qui est en train de
claquer. T'es dingue.
J'ai de l'arthrose, mais je ne suis pas aveugle.
Et ton Allemand, tu ne m'as pas raconté ? Tu sais, là-bas, j'ai tout le temps
parlé français.
Oh, menon, menon, menon ! Ton Allemand, celui qui s'appelait, comment il s
'appelait déjà ? Ah, Ulrich.
Ah, celui-là ? Oui.
Oh, pas mal. Grand, maigre, très fort en philo, mais alors, aucun humour.
Le fils de Dracula, Georges Accrochon.
Et toi, Jean-Louis ? Il vient me chercher à la gare.
Sa femme est en cure à Evian, comme d'habitude. J'aurais peut-être dû
prévenir les parents, ils m'attendent que dimanche.
Oh, quand ils verront ta frimousse.
Oh, pardon.
C'est rien.
Ben... Passport, bitte.
Tu te rends compte que ça va faire un an que je ne vais pas sortir avec un mec ?
Attends, attends, parce que tous les six mois, vous changez de code.
Sortir, sortir, ou bien sortir.
Passport, bitte.
Sortir. Enfin, rester avec le même garçon.
À Paris, le lycée, les baumes, toujours les mêmes têtes.
Si en vacances je rencontre personne, je rencontrerai jamais personne.
Évidemment, les minettes 16 ans débiles et boutonneuses, ça j'affiche complet.
C'est drôle, mais j'ai l'impression que je serai plus jamais amoureuse,
Poupette. T'as quel âge ? 15 ? Et 3 mois.
C'est une impression.
Non. Mais c'est maman.
Maman ! Maman ! Et qu'est-ce que tu fais là ? Et toi ? Où est Jean-Louis ? Il n'a
pas pu venir.
Il est arrivé quelque chose, Poupette.
Il est arrivé quelque chose à Jean-Louis ? Sa femme est morte.
Oh non, tu le piques.
Qu'est-ce qu'il a grandi ? Et papa, ça va ? Avec sa thèse, sa recherche.
On ne voit pas beaucoup en ce moment.
Il ne va pas être très content, tu sais. Pour six jours, je me faisais tellement
chier.
Qu'est-ce que tu as ? Tu ne te sens pas bien ? C'est drôle. J'ai l'impression d
'avoir perdu une copine.
Il ne la connaissait même pas.
C'est vrai.
C'est plutôt une bonne nouvelle. Plus de Backstreet.
Vous allez pouvoir vous marier maintenant.
Doucement. Quand on habite depuis 44 ans en Backstreet, on ne change pas d
'adresse du jour au lendemain.
Je suis à l'atelier. Si tu sors, dépose Lucas chez Madame Monet.
Ok ? Au revoir, maman.
Au revoir.
Vic ! Toi aussi, qu'est-ce que t'as grandi ?
Allô,
bonjour. Ici le cabinet du docteur François Béreton.
Le dentiste ne reçoit plus les mardis et jeudis. Vous êtes prié de bien vouloir
rappeler le matin entre 8h et 9h. Merci.
Voilà, attends.
C'est chouette, hein, ici.
C'est pas grand, mais c'est chouette. Comme toi.
Et puis, tiens.
Toi, t'appelles tes copains, et moi, mes copines.
Allô ? Vick ! Je croyais que tu rentrais dimanche.
Je me suis tirée.
Ah bon ? Faut que je te vois tout de suite. J'ai des masses de trucs à te
raconter. Enfin, un truc, surtout.
Bah, vas-y.
Ça y est ! Sans blague.
Ecoute, là je suis allée à la pagode voir Sam et Akito, tu m'enjoins devant,
ok ? Ça se voit ? Non, non.
Il a quel âge ? 18.
Il s'appelle Thibaut.
T'es vachement amoureuse.
Ouais, il est sympa. Comment il est ? Ah, sympa. Il habite en Daï. Et toi, tu
m'en racontes pas ? Oh, moi, Cassis avec les parents et la Bavière avec les oies.
T'as reçu mes lettres ? La dernière datait du 3 août. Zobo avait encore le
temps d'arriver.
Moi, Thibaut, je suis rencontrée le dernier jour.
Ça s'est passé seulement une fois ? Deux.
Deux fois le même soir.
Combien de temps ça a duré ? Trois, quatre minutes.
Ah bon ? À chaque fois, hein ! Mais t'as pas passé toute la nuit avec lui, alors
? Ben non, il a fallu que je parte parce que c'est par en rentrée du Sinoche.
Et maintenant, comment tu te sens ? Ah ben, je sors pas de réanimation.
Enfin, s'il était sympa.
Deux étudiants, s'il vous plaît.
Les colonnes des mailles interprismatiques sont en place.
Bon, on a le feu vert, alors.
Oh oui.
Les enfants, le microscope va chanter la Valkyrie.
T'as vu ces structures, Étienne ? Fais voir.
Fais voir.
Oh là là, non de Dieu, elles sont superbes.
Bon, on va faire dodo ? Et demain, on voit ce qui se passe après digestion
enzymatique. Moi, je reste, je bouffe dans le coin et dans deux heures, je
vais voir si la terre tremble. Tu restes avec moi ? Oh, mais un con.
Il est 7 heures, il faut absolument que je rentre.
J'ai promis à Françoise un truc vachement important pour son boulot ce
soir. Tu me fais trois intervalles.
Jusqu'à mon petit gars ? Oui, oui, ça y est, fini.
Attends.
Regarde. Parfait.
À quelle heure on se retrouve ? 8 heures, ça fit elle. Les Belges sont des
gens très précis.
Je passe te chercher.
Non, François m'emmènera.
Ah bon, parce que François vient ? Pourquoi ? Tu n'emmènes pas Béatrice ?
Ah ben non, les dîners d'affaires... Enfin, ça n'a aucune importance.
François lui a venu.
Allô ? Papa ? Ça va ? Où es-tu ? J'appelle...
Non, mais il y a du col à froid.
Écoute, Pénélope part demain une semaine avec son père.
Je la verrai plus jusqu'à la rentrée. On a plein de choses à se dire.
Est-ce que je peux rester couché là ? Moi aussi, j'ai plein de choses à te
dire. Bon, ben, on se voit demain.
D'accord, on se voit demain.
Embrasse. Moi aussi.
Allô ? Comment ? Ah.
Ah bon.
Bon, je vais essayer de leur expliquer.
Évidemment, si tu l'as rencontrée le dernier jour, t'as pas de photo. Si, je
l'avais repérée avant.
Elles sont indéveloppées.
Mes trois signes cette semaine, même avec le tarif du lundi, j'ai publié pour
aller les chercher.
C'est vrai ou plus ? Mais attends, je crois qu'il me reste 50 francs dans mon
sac. Si tu veux, je te les file.
Génial ! Tu veux encore un toast ?
C'était ton père. On entendait très mal.
On part plus.
Il est bloqué à Istanbul, en reportage.
Moi, ça va, mais Samantha va râler.
Elle a toujours été chiante, mais depuis le divorce, elle est pas si
professionnelle. Bon, il faut que je sois à l'agence à 9h. Alors tu lui
expliques. Le bus de la colo arrive dans la matinée.
Et pour la crise de nerfs, elle t'appelle ? C'est ça.
Au revoir, les filles. Au revoir, madame.
Tu sais, pour papa, c'est sûrement vrai.
Bon, on va chercher ces photos.
Attends, t'as pas perdu ton porte-monnaie ? Ah bah non, c'est dans
mon passeport.
J'étais sûre d'avoir 50... Bah ça alors ! Qu'est-ce qu'il y a ? Regarde !
Il est vachement mignon ! C'est vrai en plus ? Qui c'est ? J'en sais rien.
Salut ! Bonjour ! Tu sais papa a téléphoné ? Je sais.
J'ai croisé maman.
Dis-donc, t'es vachement bronzée ! Ah qu'elle est vachement bronzée ! Alors
Samantha, la colo c'était bien ? Génial.
Si c'était pas pour ce con, je serais restée huit jours de plus.
Mais dis-donc, il est tout le temps froid en Allemagne, il y a au moins dix
tampons. Attends.
Imprimerie Berthier, bah c'est là.
Bonjour.
Bonjour.
Mais t'étais pas dans le train, toi, hier ? Si, justement.
J'espère que t'as le mien.
Sans blague.
Tiens, Catherine, tu veux regarder le passeport dans ma sacoche, s'il te plaît
? Moi, c'est Fredo.
Cookedabook, j'adore.
Ils sont formidables. Tiété ? Non, mais j'aurais vachement aimé.
Victoire Béreton. Pitié, Vic.
Tu vois ? Tu fais de la boxe française ? Ouais.
Moi aussi.
Ah bon, ça ? Ben... À la cité universitaire.
On est à Pau ? Il y a de la bière chaude et du café tiède.
Ben... Non, non, merci.
Allez, tu viens ? Salut.
Salut.
Bon, ben, salut.
Salut.
Tiens, là, c'est 50 francs. T'as vu comme il m'a regardé ? Tu crois qu'elle
est avec lui ou avec l'autre ? Tu fais de la boxe française, toi ? Non, mais je
vais en faire.
Martineau vous a dit que j'étais prêt.
Ça fait deux ans que vous les emmerdez avec vos questions.
Il serait temps que vous deveniez rentable, non ? Qu'en pensez-vous ? Il
fallait votre feu vert, patron.
Je l'ai.
Vous l'avez, votre test ? C'est pour quand ? Oh, ben, dans deux mois, je...
Vous quittez les plombiers, bienvenue chez les fous, mon vieux.
Merci.
Samantha, on sonne ! Samantha
! Qui c'est ?
Raoul ! Thibault le traître a-t-il téléphoné ? C'est sympa chez toi.
Salut !
Pourquoi tu leur as dit ? Mais t'es trempée ! Bah, je ferai très simplement.
Ça va, Jean ? Ça va. C'est pour nos sexes, ton truc.
Il y a des jus de fruits ? Ouais, c'est ça.
Eh oh, vous pouvez pas baisser la musique à la fin, moi je travaille !
Vous êtes vraiment chier, les mecs ! Eh oh, eh, vous pouvez pas... Allô ? Oui, c
'est moi.
Oui, d'accord.
Ça va et toi ? Ouais ? Maman ? Oui, moi aussi.
Non, des copains du lycée. Qu'est-ce que tu fais le 27 novembre ? Ben, d'ici là,
la bombe à neutrons sera peut-être tombée.
C'est embêtant parce que j'ai deux places pour Baryshnikov au théâtre
Deschamps. Baryshnikov ? Ben oui.
C'est un Tinti ? Ben oui.
C'est ça, c'est ça. Au revoir.
C'est un macro, il m'a téléphoné en PCV.
Bon, moi je veux une demi-soive et bol, là. Bien. Tu bois pas de vin, toi ? Oh
non, non, surtout pas le vin blanc, ça me... Bon, une origina.
Merci.
Putain, me regarder comme ça.
Qu'est-ce que je porte ? Ça, qu'est-ce que tu portes ? Oui, enfin, comment je
sais payer.
Enfin, écoute, Françoise, je me disais beige et puis... Et puis quoi ? Là, en
dessous, sous la table, je porte un pantalon, des bottes, une jupe fendue,
des talons, des bas noirs.
Ah, je demande pas avec, je demande à toi.
Ah, mademoiselle.
Bah... Tu es venue nous chercher.
Nous avons pris l'ascenseur, nous sommes montés dans la voiture, descendus de la
voiture, entrés dans le restaurant. Tu n'as pas regardé mes jambes une fois.
Mais parce que je les connais tes jambes, elles sont ravissantes.
Oui mais tu ne la gardes plus.
Tu ne me regardes plus.
D'abord c'est pas vrai que je te regarde.
Mais si, parce que tu te trouves très belle.
Mais effectivement, ce soir, si je n'ai pas regardé tes jambes, c'est parce que
j'avais la tête ailleurs.
Enfin, c'est un jeu de mots.
En fait, si je vous ai amené ici, c'est parce que c'est un peu une sorte de
tradition dans la famille de bouffer des spaghettis quand l'heure est vraiment
grave.
Alors, voilà.
Je vais lâcher le cabinet.
Dès que j'aurai passé ma thèse.
Oui, je veux travailler à plein temps au laboratoire.
Je veux faire de la recherche.
Et ne faire que ça.
C'est formidable.
Tu sais ce que ça veut dire.
Des trous dans les molaires des gens, ça rapporte quatre fois plus d'argent que d
'étudier sur des souris.
Pourquoi les gens ont des trous dans les molaires ? J'ai rien compris.
Mais on s'en fout, je sais quoi. Si ça se fait, le dessin animé, un truc d
'espionnage marrant, je peux gagner beaucoup d'argent.
À propos, j'ai trouvé un titre. Les 39 taupes.
Comme ça.
Tout l'argent que je gagnerai avec mes taupes, tu pourras le perdre avec tes
souris.
Bon ben, c'est peut-être pas le moment de rajouter quelque chose au cahier des
charges, mais la carte orange a encore augmenté et moi je m'en suis repliée
avec ma semaine.
Tiens ! Salut, tu connais Fredo ? Ouais, Penelope.
J'attends un copain.
Un grand rouge.
En fait, je cherche quelqu'un pour aller voir Akuro Sawa à la cinémathèque. T
'aimes les films japonais ? Tu sais, il pleut tout le temps, ça me déprime.
Moi j'aime bien ! Bon, je vous laisse.
Ah oui, dis donc, ta copine, Vick, je peux me filer son numéro ? Bah oui, oui.
Allô ? Quittez pas.
Oh, seconde, je suis au téléphone.
Allô ? Oui, c'est moi.
Qui ?
J'ai rencontré Pénélope à la cité. Dis donc, il y a un concert des Cook Dabooks
le samedi 27 novembre. Ah, les books, j'adore ! Le samedi 27 novembre à
Baltard. Tu peux venir ? T'as combien de place ? Je peux emmener Pénélope ? Bah
tu sais, j'ai fait la queue pendant trois heures à la PNAC et puis j'ai les
deux dernières. Bon bah, faut que je demande.
En principe, d'accord.
Tu me rappelles ? Ok. Merci, au revoir. Ciao.
Tu peux y aller, j'en ai rien à foutre.
L'amour, c'est un miracle.
C'est un miracle.
L'amour, l'amour, je le connais à peine.
Depuis Pénélope.
Il te plaît ou pas ? Oui, peut-être. Enfin, je ne sais pas encore. Je me
demande. Si tu te le demandes, c'est qu'il te plaît.
Moi, Jean-Louis, je me suis demandé pendant des mois.
Trois mois de rose rouge, six mois d'orchidée tous les soirs.
À l'époque, j'étais dans l'orchestre de l'opéra.
Et puis un jour...
Plus de pivoine. C'était la saison des pivoines.
J'ai cru que je devais être folle.
Ce jour-là, j'ai su.
Tiens, Rose Beuret.
Une de mes égéries.
Elle a vécu avec Rodin pendant 50 ans sans se marier.
À propos, où t'en es ? T'étais à l'aile, l'enterrement de sa femme ? Oh, tu sais,
les enterrements, à mon âge, c'est la chaise musicale.
Chaque fois, il y en a un de moins.
Qu'est-ce qu'elle est belle.
C'est moi.
T'as posé ? Là-haut, il habitait au premier, j'avais 16 ans, j'avais des
jambes.
On en parle encore, enfin, les survivants.
Bon, alors, comment il s'appelle ce garçon ? Philippe.
Pénélope est sortie avec lui ? Non.
Il lui a fait du gringue ? Non. Eh ben, alors tu sors avec lui et si elle t'en
veut, c'est une conne.
Bien, je répète, commenter cette phrase de Romain Garry, le patriotisme, c'est l
'amour des siens, le nationalisme, c'est la haine des autres.
Voilà.
Bon, eh ben, on pète ça pour vendredi en ligne.
Divi, si vous avez besoin d'une babysitter, j'ai besoin de blé. Une
paire de pointes tous les dix jours, tu sais. Ok.
Écoute, Pénélope, si tu fais un drame, moi je le décommande.
Mais arrête de faire la gueule ! Elle peut tenir très longtemps.
Dis-donc, chérie, faudra peut-être un jour que tu ailles voir Anne-Marie, tu
sais, ma doctoresse. Mais elle génie quoi, Anne-Marie, non ? Oui.
À partir d'un certain âge, tous les ans, il faut... Salut. Il faut prendre l
'habitude de... Prends rendez-vous, on ira quand tu veux. Non, toi, tu iras
quand tu veux.
Je te donnerai son téléphone, et puis, le jour où... Enfin, tu penseras que...
Enfin, que... Ben, à ce moment-là, je t'en parlerai.
Je crois pas, non.
De toute façon, la pilule, pas question, ça fait grossir. Oh, il n'y a pas que la
pilule qui fait grossir. En attendant, Pénélope, elle a pris 2 kilos.
Ah bon, Pénélope ? Mais tu sais, ce que je te dis, c'est pas pour t'inciter à...
Non, c'est pour m'empêcher d'eux.
François Perreton, après délibération, le jury vous reconnaît digne du grade de
docteur en sciences odontologiques.
Avec la mention très honorable et ses félicitations, il demande pour vous un
prix de thèse et la médaille d'argent de l'université.
Tu as été clair, brillant, passionnant. J'ai même compris une ou deux choses. De
quel c'était Portal ? Celui qui posait des questions sur le collagène.
Tu sais qu'il est venu exprès de Lyon.
Très bien, alors ta fille, sublime.
Je te fais la bise.
Thérèse, notre nouvelle stagiaire.
Miracle, le doyen a oublié son laus.
Sur le savoir, le savoir-faire, le faire savoir.
C'était formidable.
Merci.
Bravo. Bonjour.
Il y a encore plus de souris que je ne pensais dans ce laboratoire.
Jalouse ? Vigilante.
Excusez-moi, je voudrais vous présenter au professeur Portal.
Vous savez, je me suis beaucoup inspiré de vos travaux. Je dois dire que notre
rencontre au Congrès de Grenoble a été capitale pour moi.
Enfin, je profite de cette occasion pour... Vos résultats après Criofracture
m'intéressent, j'aimerais bien qu'on en parle.
Si vous passez un jour par Lyon... Ben... Permettez-moi de vous présenter
ma femme, professeur.
Madame Béreton. Bonjour, madame. Professeur Portal. N'oubliez pas, mon
ami, désormais votre devise sera le savoir, le savoir-faire et le faire
savoir. A votre bonne santé.
C'est parti.
C'est parti
!
Sous-titrage ST' 501
Sous-titrage
MFP.
T'en
veux
? T'as faim t'en veux ? Attends j'ai de l'argent
!
J'adore ! Un original, s'il vous plaît. Oui, ça va bien.
Combien je vous dois ? Deux hot dogs et un Canada Drive à neuf.
Ah bon, parce que... La vie s'est compris ? Oui, oui.
Ça va bien.
Merci. T'en veux pas ? Non, moi ça va.
Je dévalisais le frigo avant de partir.
Jean-Baptiste et Claudie, c'est grave.
Être obligé de se taper une thèse sur le tissu fondu pour avoir une conversation
avec mon mari.
Tu exagères. Elle adore ça. Elle a l'impression d'être mariée avec
Einstein. En attendant, elle travaille dans une agence de voyage. Elle a des
billets gratuits pour aller où il vole. Ça fait deux ans qu'Einstein refuse de
partir.
François. Salut.
Comment ça va ? Bien, et toi ? Bonjour.
Mon mari, Claude Barret. Bonjour.
Ça va bien ? Il faut qu'on se voie. Oui, oui, oui.
Qui est-ce ?
Le type, tu sais, j'avais fait une pub pour eux, le camembert.
T'es jaloux ? Non.
Vigile.
Oh, dites donc, Vic, une beauté, hein.
Qu'est-ce qu'elle doit vous en faire voir ? Pas du tout, parce qu'elle est
très calme.
Beaucoup plus qu'il y a deux ans.
Tchao !
Sous-titrage ST'
501
Tiens on va se mettre là.
Donne-nous deux noms.
Je préfère celle du passeport.
Toi, t'as l'air d'une chinoise.
Tiens, ben, la sœur Isabelle Adjani, y est de Confucius.
Toi aussi ? On joue tout le temps à ça avec mon arrière-grand-mère.
Non, moi, c'est ma mère.
Elle a la manie des ressemblances.
Elle habite Stuttgart.
Ah, mais c'est pour ça que t'es tout le temps en Allemagne.
Comment tu sais ça, toi ? Ah, le passeport ! Moi qui voulais me rajouter
deux ans et quatre centimètres.
Là, j'ai vraiment eu l'air d'un con.
Puisque tu sais tout de moi.
Pas tout, non.
Bah attends, il y a de la place.
Viens, on va s'asseoir.
Bah vas-y.
Plonge dans les ténèbres de ma vie.
Catherine, c'est quoi ? C'est une copine.
Copine, copine ou une copine ? Non, moi je te dis tout de suite, l'amitié entre
fille et garçon, j'y crois pas.
Ah bon ? Moi, si.
Compte pas sur moi.
C'est le terminus, là
? C'est pas la Porte de Vincennes, ici.
Pas ici, non. On est au Val-de-Fontenay. La Porte de Vincennes, c'est dans l
'autre sens.
J'ai perdu mon sac ? Merde ! Attends.
Sauvé. C'est tout ce qu'il me reste.
Il n'y a pas de tonalité ? Fais voir.
Vick n'est pas rentré ? Ben non.
Il est 1h20.
C'est vous qui m'accompagnez ? Dire qu'il y a un an, j'aurais donné n
'importe quoi pour être seule avec vous dans une voiture, la nuit, comme ça.
Mais vous inquiétez pas, je suis plus amoureuse de vous.
Je faisais un transfert parce que mon père, il est reporter.
Il est jamais là.
C'est un ami de maman qui a dit ça.
Un psychologue.
Et les études, ça va ? J'en ai rien à foutre des études.
Je vais essayer de rentrer en conservatoire de danse.
C'est dur, mais...
Merci.
Bon, ben... Un de ces jours, j'espère.
Au revoir.
Ben non.
Un concert de rock, ça peut finir tard.
Mais enfin, j'ai toujours téléphoné.
Ça se passait où ? Pantin, Saint-Ouen, je me souviens plus.
C'est extraordinaire, alors. Ta fille est dehors, en plein milieu de la nuit,
et toi, tu te souviens plus.
Mais pourquoi tu m'en as pas parlé ? Je t'en ai parlé. Tu m'écoutes pas.
Depuis quelque temps, à la maison, t'es... t'es en transit.
3h10.
On appelle la police ?
A toi l'honneur.
Bon, ben d'abord, le concert, c'était génial.
Ça a fini tard. Bon, puis ça suffit ! Avant tout, une règle.
T'es malade, en panne, enceinte, droguée, un coup dur, tu téléphones !
Les coups durs, il n'y a que ça pour vous les parents.
Pas que les coups durs dans la vie.
Il y a plein de choses qui peuvent vous empêcher de téléphoner.
On m'a piqué mon sac, on a marché, il pleuvait, on n'avait pas d'argent, on a
fait du stop.
Mais c'était pas des coups durs, justement, parce que... Parce qu'on
était bien, j'étais heureuse et... Et j'avais pas envie d'entrer.
Même si jamais vous soyez inquiets, vous allez m'engueuler.
On verra ça demain.
Allez, file.
Allez, file !
commence. Quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Elle est heureuse.
Nick ! J'ai rencontré un mec. C'est vrai ? Le neveu du beau-frère du nouveau
Jules de maman.
Il m'emmène au bus dimanche.
Et toi, raconte.
Plus de sortie jusqu'à Noël. Je suis rentrée à 4h du mat. C'est Love Story ou
Pyjama Game ? Je dirais plutôt Singing in the Rain.
Merde, Stéphane.
Je vais y poser un lapin samedi.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Je t'ai attendu.
Tu ne l'as pas prévenu ?
J'en étais sûre. J'aurais dû t'appeler moi-même.
T'exagères, hein, ma vieille. Ben... 236-41-94.
J'ai appelé au moins dix fois. C'est vrai, en plus.
87, pas 94.
Ah, ben voilà.
Allez, gros, y en a un terreau.
Ça sera pour la prochaine fois, alors.
OK. Tu m'excuses, hein.
C'est évident, t'as les yeux qui frisent, toi.
Toujours amoureuse ? Bon, alors pardonne-moi, je suis dans la
panade.
Jean-Louis m'a demandé en mariage.
Ah bon ? Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Depuis 44 ans, t'as eu le temps de
réfléchir, non ? Mais pas du tout, il y avait Geneviève, une force de la nature.
La fille d'Hercule et de Pauline Carton.
Jamais j'ai pensé qu'elle claquerait la première.
Dix ans moins que moi, en plus.
Mais d'ailleurs, lui aussi.
Enfin, je peux pas me marier avec un homme qui a 7 ans de moins de moi.
Mais à votre âge, ça compte plus.
T'as raison.
Mais et Méard ? Y'a pas de place chez lui pour Méard. Mais il vivait chez toi.
Ah non, chez moi, c'est chez moi.
J'ai l'impression que tu veux pas te marier.
Le mariage est l'art de ne pas résoudre à deux les problèmes qu'on ne se posait
pas quand on était seul, Sacha Guitry ou Tristan Bernard.
Comment vont tes parents ? Oh, ils s'entraînent pour le concours de stress.
De quoi ? Ça existait pas à ton époque. Ils se voient pas assez et quand ils se
voient, ils s'énervent.
Oh, faut y aller. Je joue à Gabou à 7h.
Dis donc, je voulais te dire, à propos de... Souviens-toi,
on se réveille ébloui ou dégoûté, il n'y a pas de milieu.
Alors, ne nous précipitons pas.
Mais c'est quoi alors ? On a gagné, non ?
Allô
? François, c'est pour toi.
Merci. Allô ? Allô, François ? Ah, ça tombe bien, j'allais t'appeler.
C'est formidable, le microscope s'est mis à chanter, la marseillaise.
Faut qu'on se procure un antiserum.
Enfin, je veux dire, un anti-collagène, malheureusement, on n'en trouve qu'à
Lyon.
Alors, je vais partir ce soir.
Puis j'en profiterai pour voir Portal, puisque... Enfin, tu sais... Allô ?
Françoise ? Oui, je suis là.
Parce qu'enfin... Ah ben, c'est vrai, au fait, c'est toi qui m'appelles. Il se
passe quelque chose ? Faut que j'aille à Angoulême demain.
Ah bon ? Je croyais que c'était pas nécessaire.
On a gagné l'Amstrad.
Sans blague ? Oh, ben dis-toi, alors ça, c'est formidable, alors.
Bon, écoute, là, il faut que je file.
On passe prendre les éditeurs japonais au Royal Monceau et on va déjeuner chez
Corato. Comment ça, chez Corato ? Il va bouffer italien.
En plus, c'est toi qui... Qu'est-ce qui te prend ? Corato, c'est de notre
endroit. C'est chez nous.
Qu'est-ce que tu vas emmener des japonais bouffer italien ? C'est
enfantin. Ça n'enlève rien au fait que Corato... Écoute, si tu ne comprends
pas, ce n'est pas d'importance.
Bon, c'est toi qui as raison.
Je t'embrasse. Je t'embrasse.
Bonjour, mon mari, monsieur Toshiko Suzika, monsieur Fumiya Taki. Bonjour.
Bonjour, maintenant tu dis au revoir, on s'en va.
Mais t'es complètement fou, on s'en va où ? En Afrique, l'avion est à 4 heures.
Le temps de faire les bagages et de dire au revoir aux enfants et hop là.
Et Lyon ? Lyon survivra, la taupe aussi.
Et toi aussi, tu t'en mettra, je te la rends dans le bijou. C'est une prise d
'otage.
Mes parents sont partis pour une semaine. Il a fallu que je leur dise au
revoir. Tu ne m'avais pas dit.
Ce n'était pas prévu.
Alors, tu es toute seule ? Oui.
Enfin, il y a mon frère et la dame qui le gardent.
Vous vous connaissez ? Catherine ? Vic ? Bonjour.
Bonjour.
Allez, vas-y ! Allez ! Ouais, vas-y ! T'as vu cette
riposte ? Pourtant, Lopez a une esquive fabuleuse ! Allez, grouille ! Ça va être
à toi !
Ne t'inquiète pas, ça va aller.
Prenons. Premier drop. Allez.
Dans la poche.
Le Hollanda n'a aucune chance.
Philippe a une jambe de frappe 100 fois supérieure.
Maybe you're wrong This isn't just a song
This was our first romance Remember how
we danced Maybe you're wrong
Maybe the things you say Differ from day
to day In your own way
How can I forget The first day that we met
When I looked at you I knew you
loved me too Maybe
Plus traumatisme crânien. C'est rien, mais il le garde en observation.
Juste la semaine où tes vieux sont partis, le destin fait la gueule.
Et pour... Comment elle s'appelle ? Tu lui as mis le marché en main ? Catherine
? Il l'a plaqué. Ah.
Il se voit plus.
Et toi, le neveu du beau-frère de nouveau Jules et ta mère, comment ça
marche ? Thierry Larguet. Toi ou lui ? Consentement mutuel.
Le destin s'acharne.
Tiens, vas-y si tu veux.
Si c'est pour jouer backstreet, on a déjà donné dans la famille.
Alors, je ne lui manque pas trop.
Il est en pleine forme.
La petite aussi, d'ailleurs. Je vais vous la passer.
Madame Monet, il n'y a pas de problème avec Vic le soir ? Aucun.
Non, je couche le petit aussi tout après le dîner. J'en descends chez moi.
Elle sait qu'elle peut m'appeler, bien sûr. Mais ils sont sages comme des
images. Allez, je vous la passe. Au revoir, samedi.
Au revoir.
Allô, maman ? Vic ! Alors, ça valait le coup de casser la tirelire ? Oh, tu ne
peux pas savoir.
J'ai l'impression que j'ai ton âge.
Pourtant, ce n'est pas le pied.
Ça ne va pas ? Si. T'as vu Poupette ? Elle est en tournée dans le sud-ouest.
Et Philippe ? Il est à l'hôpital, le nez cassé. La boxe, tu sais.
Ah bon ? C'est pas trop grave alors ? Non, enfin, ça tombe mal.
Je veux dire, il pourra pas aller en finale.
Y a des messages pour moi ? Non. Ah si, Gilles a téléphoné. Attends, je prends
le papier.
Monsieur Van Der Boer sera là vendredi pour la journée.
Vendredi, tu dis ? Qui c'est ce type ? Le producteur belge pour la maquette.
Et les protéogliganes, ils sont dissociés.
J'ai même commencé à débrouiller les blocs.
Si je comprends bien, vous êtes prêt pour l'observation ? On peut attendre
jusqu'à vendredi, mais après, on risque de tout paumer. Comment c'est sans moi ?
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Ça fait des mois qu'on travaille
ensemble là-dessus et je suis pas là pour.
C'est pas la première fois que tu fais l'accord à une fille et que c'est moi
qui la baise ? C'est amusant, c'est bon.
Écoute, à samedi.
On ne danse plus jamais.
Tu te souviens, au Gogdro, il y avait des soirs où on était tellement morts,
on n'avait même plus la force de se... Non, non, c'est pas vrai, mon dieu.
Mais dis donc.
Il fait chaud ce soir.
Ouais, c'est les Alizés.
Je le dis, c'est la tempête.
Ah bon ? Oui, enfin, c'est le concierge qui me dit ça.
C'est les gens du pays, ils sont tout courants. Il paraît que les chameaux ont
des rhumatismes.
Jeudi ? Oui.
On aura quand même eu six jours de beau temps.
Alors, Habib, le beau temps, c'est fini ? Le beau temps, le beau temps, ici, il
fait toujours le bon.
La pluie, eux, se jouent parlant. C'est tout.
Merci, Habib.
Il n'y connaît rien, c'est un mec du Nord, tu vois bien.
Moi, je ne t'ai jamais parlé de pluie. Tu parlais d'une tempête de sable ?
Exactement. C'est l'enfer. Qu'est-ce que tu veux ? C'est l'enfer. Tout est
recouvert, les maisons, les yeux. Et alors, les yeux clairs.
Toi qui as tendance à la conjonctivite, en plus, alors...
Tous les vols sont supprimés, en plus. T'as appelé le labo ? Ouais, comme ça,
quoi.
Le microscope ne serait-il pas en train de chanter « Reviens, veux-tu ? » Je
veux dire... On pourrait prendre l'avion jeudi.
Oui, je crois qu'il y a un vol à... 404, 16h40.
Comment t'es au courant, toi ? Van der Bauer doit être à Paris vendredi, il
vaudrait peut-être mieux que j'y sois.
Quel con !
Sois sage et je te raconterai la suite dans deux minutes.
Allô ? C'est moi.
Tu vas mieux ? Beaucoup mieux.
Je me suis tiré de l'hôpital.
Et ton nez ? Il y a d'autres traumatismes ? C'est toi mon
traumatisme. Vic, il faut que je te voie. Tu t'es tiré pour me voir ?
Pénélope m'a donné les fleurs.
Depuis avant-hier, je t'appelle. Je deviens fou.
C'est vrai ? Bon écoute, je suis avec Fredo là.
Tu sais, il y a la fête à la cité pour la coupe.
Tu viens me rejoindre ? Ben, c'est que... Vic, je t'aime.
Salut ! Chut, il dort ! Tu me le passes ? Alors, la mère Monet, t'as pas pu ? L
'agent secret des parents.
Ça va ? C'est ta robe de mariée ? Tiens, il y a le biberon, il y a tout ce qu'il
faut. D'accord. Merci.
Tu viens le chercher à quelle heure ? Ça.
Ah tiens, prends les clés.
Tu rentres, tu le kidnappes et il n'est plus connu. D'accord.
Ah au fait, ouais, si jamais il pleure.
Il adore Aznavour.
Salut.
Alors,
you love me ? You love me et personne d'autre ? Personne d'autre.
Tes parents rentrent après-demain ? Ouais.
Bah alors, t'as toute la nuit ?
Ça m'a emmené à une boum, non ? Samantha ! Samantha
! Samantha ! Quoi ? Téléphone ! Allô,
Mme Fontanet ? C'est le père de Vic.
Allô ? Mme Fontanet n'est pas là. C'est de la part de qui ? C'est le père de
Vic. C'est Pénélope ? Non, non, c'est Samantha.
Pourquoi ? Vous vouliez parler à Pénélope ? Oui, vite.
Elle est sortie, avec maman.
Vous étiez en Afrique, non ?
Ça devait être génial. Oui, oui, oui, ça va.
C'est pas Wévik, par hasard ? Non, pourquoi ? Elle est pas là ? Merci, au
revoir.
Rien, Mme Monet est descendue à laveur, comme d'habitude.
Vénélope ?
Pénélope ! Pénélope ! Mais, qu'est-ce qui... Pénélope ! Qui
est-ce ? Enfin,
Samantha !
Non, je vais rallumer. Non.
Tu sais, j'ai jamais... Enfin, j'ai pas encore...
Tu comprends ? Oui.
Un jour, il y a deux ans, j'ai failli.
Il s'appelait Mathieu.
J'avais l'impression que... Enfin, que je l'aimais. Puis c'est parti.
C'est parti si vite que...
Je trouve plus ma clé.
Quand tu t'es emmené à l'hôpital, tu l'avais ? L'hôpital ? Ils m'ont vidé les
poches.
La fermière me l'a dit.
Merde.
On peut peut-être demander son double à Catherine.
Le jour où je donnerai ma clé à une fille.
Ah bon ?
Bon.
Mais t'es fou, tu vas pas... Vic !
Ça s'est passé tous les... Ça s'est passé tous les soirs ?
Non, ce soir.
Où étais-tu et avec qui ? On n'est pas en Sicile, papa.
Eh oh, s'il te plaît ! En Sicile, on serait déjà au cimetière ou à l'église.
Aucune de ces deux solutions simples n'est envisageable. Qu'est-ce que tu
proposes ? Je t'expliquais ce qui s'est passé. Ah non ?
Ça, ça marchait avant.
Avant quoi ? Quand j'avais confiance en toi.
Mon Vavik, tu te rends compte ? Tu es complètement inconsciente.
Balader cet enfant en pleine nuit.
Oh, mais je ne l'ai pas abandonné sur les marges d'une église. Hé oh !
Qu'est-ce qui s'est passé ? J'étais avec Philippe.
Et puis à l'hôpital, celui-là ? Je n'ai pas couché avec lui, puisqu'il n'y a que
ça qui vous intéresse.
Il n'y a pas que ça qui nous intéresse, Vic.
D'abord, il y a une question de confiance.
Tu n'as pas le droit de sortir en semaine et tu profites du moment où on
est en affaire. Et tout ça avec 7 de moyenne au trimestre ? Ça, les autres,
alors ? Oui, et ne me rapporte pas que les autres ont 6, parce que ça, j'en ai
rien à foutre.
De toute façon, les études, si c'est pour en arriver à... Si c'est pour en
arriver où, s'il te plaît ? À être même plus capable de profiter de huit jours
de vacances avec quelqu'un qu'on aime sans rentrer en avance parce que...
Parce que qu'est-ce qui s'est passé ? Une de tes souris couvient une hépatite
? Je m'excuse.
Je voulais pas dire ça.
Parce que vous m'engueulez.
Vous voulez même pas savoir pourquoi j'ai fait ça et ce que j'ai dans le
cœur.
Et pourquoi je sais pas où j'en suis.
Mais Lucas, je lui ai mis son bonnet, je lui ai apporté du jus de rose et je
revenais le chercher.
Bah alors, c'est pas fini ? Mais je t'ai jamais dit ça avec toi, ou on se couche
ou on se plaque. Bah oui ! Salut tout le monde ! Salut champion ! Salut ! C'est
sympa d'être venu.
Bah j'ai pas l'entraînement pendant deux semaines alors.
Vous prenez un café ? Ouais.
Garçon, cinq cafés, s'il vous plaît.
T'as rendu ton devoir ? Non. Je l'y vais à me coller un examen en bac, c'est sûr.
T'es en terminale, toi, non ? Ouais, en montagne.
Alors, t'es bien rentré l'autre soir ? Pas de problème.
T'as retrouvé ta clé ? Ouais.
Je vais faire un double.
Salut ! Dévinez qui je viens de rencontrer.
C'est pas l'oral du bac, vas-y.
Mathieu. Sans blague, où ça ? Il est plus aux Antilles.
Au carrefour Mabillon.
On s'est fait 50 balles à nous trois.
On était en train de nettoyer les vitres d'un mec, un taré qui nous a filé 20
centimes. Bref, qui arrive en moto à côté de nous.
Mathieu.
Superbe, hein ? Il nous a posé plein de questions sur la bande, les copains.
Il fait une boum le mois prochain, pour fêter son arrivée. Et il m'a même
invité, moi.
Tu verras, elle est vachement sympa.
Pourquoi je verrais ? Je suis pas invité, moi.
Moi, je suis invité. Et moi, j'y vais pas sans toi.
Vous ne verrez jamais qui est à Paris.
Mathieu ! Euh, bah oui.
Attention,
c'est pas je.
Il va sur la droite.
À droite ! C'est grave, pourquoi on jamais gueuler ? C'est grave, gros.
Salut.
Philippe, Mathieu.
Salut. Entrez. Salut !
Pénélope. Ça va ? Ça va.
Didier, Mathieu.
Enchanté. Samantha.
Patrick. Salut.
Qu'est-ce que c'est que ça ? C'est de l'herbe, je l'ai piqué dans la poche de
Benoît.
Mais, qu'est-ce que c'est que ça fait ?
Bon, aidez-nous, tiens, prends les bouteilles.
J'apporte la viande
froide.
Dis-donc, t'as vachement... T'es vachement plus... Enfin, vachement
plus...
rentrer à l'école hôtelière.
Tu veux être chef comme ton père ? Non, je voudrais me brancher sur un truc
genre gérance, administration.
Tu vois ? Et toi ? Moi, j'ai aucune idée.
Je suis dans la période où on n'a plus vraiment envie d'être infirmière au
général et pas encore envie de rentrer à normal.
Justement, je te cherche...
Non, je te cherchais. Salut, ma belle.
Salut.
Qui c'est celui-là ? Je suis sortie avec lui il y a deux ans.
Qu'est-ce que tu faisais, toi, il y a deux ans, à part les mecs ? Tu danses ?
Ouais.
Elle a bientôt 16 ans, qu'est-ce que tu veux ? Ah, puis c'est
vrai, maintenant, avec la pilule, les risques sont limités. Entre les
accidents de moto, le racket, la drogue, les cons, hein.
Voilà, messieurs. Bon appétit. Merci.
Non, parce que je suis machin ! Arrêtez, c'est trop ! Pourquoi il passe de bière
?
Mardi, je passe mon bac de natation, j'ai vachement la trouille.
C'est rien.
Mais je suis pas nagée.
Evidemment, c'est pas nagé.
La petite Joël est devenue pas mal.
Le Mexique.
Vachement fort, toi.
Dis donc, ça sent pas un peu la ratatouille ? Non merci, j'ai arrêté.
Bah te gêne pas ! J'ai 13 ans, fais pas chier ! Vieille pute.
Bon les
mecs,
qu'est-ce que tu veux faire une partie de bouchon ? Toujours aussi chiant avec
ces jeux.
Je vais chercher un peu de quiche. Non, merci.
Donc, ça y est, je suis sortie avec un mec.
Ah bon ? Ah.
Voilà.
Allez, hop.
Tu distribues ? Il faut neuf bouchons. Va les chercher.
Comment on fait pour gagner ? Ceux qui restent derniers.
T'as tout compris. On est éliminés à chaque fois.
Non, on joue pas ? Non, au prochain tour, avec lui qu'est les autres.
Tu viens avec nous ?
C'est-à-dire que... Non, vraiment, ce soir, je peux pas.
Un autre soir ? Tu viens, Félix ?
Oui, oui.
Qu'est-ce que tu voulais, Steve ? Draguer, si tu crois.
Pour tous les problèmes de fric, elle est fantastique, Françoise.
Vraiment.
Tu sais, ça marche très bien pour elle, maintenant.
Remarque, ce qu'il y a de bien avec son boulot, c'est qu'elle peut le faire n
'importe où, tu comprends.
N'importe où, oui. L'appartement, hein. À Paris, c'est bien, mais maintenant,
avec le gosse, c'est un peu...
Ouais.
Tandis qu'à Lyon, alors, on a un jardin, un atelier au troisième étage pour elle
toute seule, la vue sur le Rhône et... À mon avis, elles viennent de faire deux
portes à Lyon. Sûrement, oui.
Alors, voilà.
Jean-Pierre, tu as six minutes pour apparaître à une des fenêtres de l
'immeuble d'en face, n'importe laquelle.
Ah, superbe ! Mon fils ! Fais-nous ! Pour Vicky et Samantha, les perdantes,
trois minutes de tapin. Ouais !
C'est complètement con.
Qu'est-ce que t'as ? C'est marrant, toi.
Silence ! Attention ! Top chronomètre.
3, 2, 1, partez ! Allez ! Allez au balcon, au balcon ! Allez, go !
Qu'est-ce que c
'est ? Je m'excuse, ma mère a laissé couler son basket à une fuite chez vous.
Qui êtes-vous ? Le voisin du dessus. Le voisin du dessus, c'est ma mère.
Alors foutez-moi le compte, petit voyou.
Merde.
2 minutes 10. Et regarde, Vick.
C'est pas vrai.
On va vous étouffer toutes les deux.
Attends, attends.
Tiens, toi, tu vas mettre ça.
Tiens. Mets-toi à se voir.
Puis regarde la mini-jupe. Oh là là.
Écoute, tu vas pas mettre ça.
Lumière au cinquième. Mon chat est sur votre balcon.
Il a meutre tout le quartier. Vous l'entendez peut-être pas parce que,
enfin... Qu'est-ce que c'est, Adrienne ? C'est un monsieur qui cherche son chat.
C'est très urgent.
4 minutes 20.
Tu ne descends pas dans le riz comme ça ? Bah si.
Fabuleux, regardez-le ! Je te dis que c'est des
putes.
Attendez, je vais le reprendre. Non, on va vous déposer. On va les déposer.
Tiens, tiens-moi le chien deux minutes.
Vous
habitez
où ? Rue de la Cossonnerie.
Rue de la Cossonnerie, s'il vous plaît. Oui, c'est pas de la rue de la
Cossonnerie, ça.
Oui.
Dis-moi, ma petite fille.
Oui, monsieur.
Quel âge as-tu ? 13 ans, monsieur.
Et t'es obligée de faire ça ? Bah oui, sinon... Il y a longtemps que tu fais ce
métier ? Ça doit faire 2 minutes 30.
3 minutes !
Vic, à toi ! Je te préviens.
Si tu y vas, je me tire.
Oh, mais écoute, on s'amuse.
Ben alors, qu'est-ce que tu fais ? J'arrive.
Allez, vas-y. Allez, vas-y.
Allez, Vic.
Top chronomètre.
Je la prends par Sébastopol ? C'est ça.
Première à gauche et deuxième à droite.
Oh,
des nouvelles ? Non.
T'as quel âge ? 18 ans.
Au lice.
Des papiers.
J'ai que ma carte orange.
Monte dans le taxi.
Toi, crasse-toi. De quoi tu te mêles ? Viens par ici.
T'es finie un peu ? Tu vas la lâcher, petit salopard.
Ta gueule, toi ! Mais arrêtez, c'est le père de la jeune fille ! Rien pas, c
'était un jour.
Allô, ici le secteur pompier, parlez.
Toi je te dis dans la bagnole, ça suffit maintenant.
Mais je t'ai dit dans le taxi, casse-toi.
Mais arrêtez ! Allez, allez, allez, moi je veux y aller, vous croyez, moi je
veux y aller.
Monsieur ? Vous êtes malade, c'est ma voiture.
Mais c'est des flics !
les flics se fringuent en lobards, les écoliers en putes et les putes en
bourgeoises. Comment veux-tu t'y reconnaître ? Mais qu'est-ce que vous
faisiez dans ce quartier tous les deux ? Ils me déposaient chez une copine.
Pourquoi il n'appelle pas ? Philippe ? Appelle-le, toi.
Ah non.
Un tartare.
Merci, Serge.
Un poulet au girol.
Il est bêché, orgueilleux, amoureux. Comme toi.
Tu crois ? Et le pianiste, comment il s'appelle ?
Félix. Qu'âge a-t-il ? 25.
Mathieu a son numéro.
C'est pas moi qui vais l'appeler.
Certainement pas.
Encore un peu de vin blanc ? D'ailleurs, c'est pas normal. Pourquoi une fille ne
téléphonerait pas la première à un garçon ? Parce que plus on est hanté,
moins ils en font.
Bonjour Jacques.
Bonjour.
Ça tombe bien, j'allais t'appeler. Tu es libre jeudi en 15 pour un grand
échiquier ? Jeudi en 15, jeudi en 15, jeudi en 15.
Je me marie. Tu te maries ? Oui.
Je regrette pour l'échiquier, mais tous mes voeux.
T'inquiète pas.
Je savais que t'allais oublier.
Mais... Canard en gelée, champagne, mousse au chocolat.
Tu veux prendre un bain avant ? Non.
L'année dernière, je pouvais encore fermer le bouton.
Remarque, il nous faut un monteur, un intervalliste, un opérateur, plus deux
dessinateurs. Pourquoi je monte là ? Un dessin animé, c'est un travail d'équipe.
Et vous en avez pour combien de temps ? Si le grand film se fait, pour deux ans
minimum.
Et toi au labo ? Ça va, ça va.
On remarque à côté du travail que fait Portal à Lyon.
C'est quand même pareil le centre de la recherche.
Mais crois pas ça.
Mais il y a des facultés en province. C'est extraordinaire le travail qu'ils
font. Et puis alors surtout la qualité de la vie.
Il y a des quantités de gens qui sont attirés par ça.
Une maison avec un jardin, l'air pur, la vue sur le Rhône.
Enfin, ici, on a la scène, hein ?
Portal
me propose de travailler avec lui.
Pas à Lyon ? Si.
Mais il en est pas question ? Si, il en est question.
Vous l'acceptez ? Non, pas avant de t'en parler, mais... Mais il en est question.
Pour combien de temps ? Oh, c'est un an.
Et mon dessin animé ? Écoute, chérie, le TGV,
2h40 de Paris, tu peux vraiment... Et toi ? Quoi, moi ? Tu peux pas prendre le
TGV, toi.
Non, mais moi, c'est pas pareil.
C'est pas pareil parce que nous, c'est un travail d'équipe.
De toute façon, on n'a qu'un jour pour prendre une décision.
Si j'allais travailler à Bruxelles avec Vanderbauer, tu viendrais avec moi ?
Bonjour. Au revoir, je m'appelle.
Bonjour.
Bon, allez, à demain. Bonsoir. Ouais.
Alors, Montaigne vient voir Henri IV ? Ouais, ouais.
J'ai pensé que samedi, on pourrait peut-être aller dîner ensemble.
Ouais, peut-être.
Tu as le droit de sortir ? Quand même.
Je te raccompagne ? Oh ben non, je... Alors ? Ouais.
Évidemment, pour toi, quitter Paris, tes amis, tes copines, enfin... Mais tu
sais, j'ai toujours cru en la maxime, quand les parents sont heureux, les
enfants sont heureux.
Et vous êtes heureux ?
Je sais très bien que je ne peux pas être heureux sans elle.
Tu te souviens, il y a deux ans ? Oh là là ! Écoute, franchement, ça veut dire
que notre séparation a été un échec, non ? Bouge pas.
Et voilà.
Comment vous l'avez su que, enfin, qu'il fallait que vous vous remettiez ensemble
? Tout scellé.
La difficulté, c'est pas de le savoir.
La difficulté, c'est de se le dire.
Ça, oui.
Et ton Philippe ? Tu te vois samedi ?
Samedi ? Ah non, samedi, on passe la journée à Évereux, chez Bernard et
Gilbert.
Tiens, pour toi.
T'as été chercher, Lucas ? Oui, moi, Bernard et Gilbert... Ah, écoute, hein !
Chaque fois que ton grand-père nous invite... Mais même Poupette, elle en
kikine, et pourtant, c'est son fils ! Tu as une lettre de Stéphane qui m'envoie
un billet pour Boris Godunov à l'opéra ? Boris Godunov, tu verras, c'est sublime.
Oui, mais c'est samedi.
Tu réponds ?
Je la parle de qui ? Félix Maréchal.
Ne quittez pas.
Qui c'est, ça, Félix Maréchal ? Allô ? Allô, Vic, bonjour, c'est Félix à l
'appareil. Dis-moi, tu es toujours libre samedi soir ? Tu sais qui c'est, ce
Félix ? Mais non ! Mais c'est un homme ! Mais il a une voix d'homme ! Oui, oui.
Il y a un problème ? Non, non.
OK, au revoir.
Et il a quel âge, ce Félix ? Euh... 21.
Alors, Boris Gounod, j'y vais ou j'y vais pas ?
Qu
'est-ce que c'est ?
Qu'est-ce que tu fais là ? Je viens pour le voir.
Qui ? Félix ! Parce que moi, on me la fait pas.
Tu veux pas cafeter, hein ? Ils t'ont cru ? Stéphane, l'opéra.
Évidemment, l'anesthésie générale.
Tu peux appeler le 236-4196 chez Stéphane. Il s'occupait depuis des
heures. Et Philippe, dans tout ça ? Il sort avec Lydia.
Ça, c'est une mauvaise nouvelle.
Ça durera deux jours.
T'es pas une gardeuse, Lydia.
Je fais quel âge ?
De quoi on va parler ? Occupez.
J'ai jamais dîné seule avec un mec, moi.
S'il est intelligent, t'es jamais d'accord.
Il convaincra. Si c'est un imbécile, t'es toujours d'accord. La soirée
passera plus vite.
T'aimes pas ? Tu es divine.
C'est lui.
Vas-y, tu me diras comment il est habillé.
Bonsoir.
Bonsoir, madame.
Entrez.
Je suis la grand-mère de Vic.
En fait, je suis sur l'arrière, grand-mère, mais vu que l'arrière, c'est
trop long.
Ma petite fille vient tout de suite. Enfin, mon arrière.
Il est dans le jean, de là jusqu'à là.
J'étais sûre.
J'ai l'air d'une plouc.
Bonsoir. Salut.
T'as la permission de minuit ? On va bouffer des huîtres ? Let's go.
Ah, bonsoir, madame.
Ah, vous, c'est Stéphane.
Oui. On s'en est fait un souci à cause de vous.
Une circoncision, une éducation bourgeoise et deux maîtresses amènent
droit au chômage. Tu aimes les huîtres ? Oui.
T'es en terminale, toi, non ? Non, un second.
Ah bon ? T'as quel âge ? 16 ans.
Tu vas te rappeler le démon de midi à 8h du matin, toi.
La serveuse anglaise dit au français, comment aimez-vous votre steak,
monsieur? How do you like your steak, sir?
Le français répond, bloody.
Et l'anglaise dit, a bloody steak, sir?
Very well, and how about some fucking potatoes?
Vous connaissez aussi celle de Woody Allen qui dit, je viens de quitter ma
femme à cause de son manque de maturité. Tous les matins, elle entrait dans ma
salle de bain pendant que je prenais mon bain et elle coulait mes bateaux en
caoutchouc.
Sous-titrage ST' 501
Vous êtes bien Philippe Berthier ? Oui.
Moi, c'est Poupette, la grand-mère de Vic. Vous montez quelques minutes ?
Madame.
Salut, à demain.
Salut.
En fait, je suis l'arrière-grand-mère. Mais avec arrière, ça peut être trop
long.
Vous voyez une carte ? Je viens de le déposer chez Madame Monet.
Et Vic ? Je suis le coiffeur avec Poupette.
L'endroit est désert, si je comprends bien.
Pourquoi tu dis que c'est pas pareil ? Moi, je... C'est pas pareil parce que t
'es un homme. Et en plus, tu te fais croire que tu travailles pour le bien de
l'humanité.
Alors que moi, je suis une femme et je dessine des conneries. Mais moi, je la
fais rigoler, l'humanité, tu comprends ? Et ça aussi, c'est important.
Plus important pour moi, en tout cas, que d'être la groupie d'un prix Nobel.
Écoute, j'ai beaucoup de respect pour... J'ai jamais dit ça. Mais tu le penses !
Le monde entier le pense ! Tous les hommes trouvent normal que leur bonne
femme abandonne tout pour les suivre et pas elle le ferait pour elle.
Bon, alors n'y allons pas.
Parce qu'en plus, c'est moi qui dois décider.
J'ai le choix entre devenir victime ou bourreau.
C'est pas juste, Franck.
Vraiment, c'est pas juste.
Il faut que j'aille m'habiller, je vais marier ma grand-mère.
Fais pas cette tête-là ! Tu maries pas ta fille ?
Je vais partir, Poupette.
Évidemment, tu vas partir.
Tu sais, le marin qui renonce à la mer pour sa femme et qui cultive son potager
en faisant la gueule.
On peut tous pardonner dans un couple, sauf ce qu'on n'a pas fait.
Et Vic et Lucas ? Lucas est trop petit, Vic est trop grande.
Bientôt, c'est elle qui... Moi, je ne veux pas perdre Françoise.
Hé, la carte d'abeille ! Ça ne va pas, non ? Hé, achète-toi dans une carte
orange ! Mais elle n'est pas moi, celle-là !
T'es pas un peu nerveuse, non ? Prends-moi, François.
Vivre séparément quelques temps quand on s'aime.
Vous vous retrouverez à mi-chemin.
Vous roulerez l'un vers l'autre, le cœur battant.
Vous coucherez à Dijon, dans les hôtels sordides. Vous passerez des nuits
blanches dans les wagons-lits.
Vous vous quitterez, les yeux cernés au petit jour, au buffet de la gare.
Tu reprendras ton train, ou elle le sien. T'as de beaux souvenirs, toi.
Tu crois pas que je suis en train de faire une connerie ?
Mais où sont-ils partis ? En voyage de noces, mais passagers clandestins.
Il me restait un collant bleu marine. Est-ce que t'es le temps de le voir ? Je
m'excuse.
Ils sont dans mon tiroir.
Je dois être dans dix minutes au studio.
Réviens-moi quand tu me piques des trucs. Je fais un temps fou à chercher.
Qu'est-ce qui se passe, Vic ?
Rien.
Les rougeoles, les fractures, les cauchemars, bon.
Et ennui quand les enfants grandissent.
C'est quand ils ont mal là. Alors nous aussi on a mal là et on sait pas
pourquoi.
Alors pourquoi ? Je croyais que t'avais un rendez-vous.
À qui tu en veux ? À papa parce qu'il veut partir ? À moi parce que je suis
une mère occupée et une épouse insoumise ? Qu'est-ce que vous avez décidé ? On
met tout dans le chariot et on part malgré les Indiens ? On n'a pas décidé.
Mais toi, tu... Ici ou ailleurs.
Ah bon ? Mais il y a quelque temps, tu aurais été désespérée de quitter...
Enfin, de le quitter.
Comment tu sais ? Tu ne me dis plus rien, alors je devine.
Ah, bonjour, Stéphane.
Bonjour, madame.
Vicky est là ? Non. Je lui avais promis, c'est Boris Godounov, puisque l'autre
jour... Oui, elle a trouvé ça formidable.
Ah bon ? Merci.
Ça aussi, c'est pour elle ? Oui.
Je lui donnerai.
Au revoir, Stéphane.
Au revoir, madame.
Qu'est-ce que c'était ? Stéphane, je lui ai dit que tu n'étais pas là. Elle a
porté ça pour toi.
Oh, Stéphane.
Il en bave, tu sais.
Je sais, mais...
Nous aussi.
Bon, je file.
Je passe en première, non ? Je te signale que les A et les B, il y en a eu
que... Écoute, ça les autres, j'en ai rien à foutre.
Enfin,
je te félicite, va.
Moi aussi.
C'est rudement bien ce que tu fais.
Pousculer un peu tout comme ça, à ton âge.
Enfin, c'est vraiment chouette d'être branchée sur son métier.
Et de... Ta mère aussi, tu sais.
Son travail.
Elle a beaucoup de chance.
Mais quoi, quoi, je pars pas en Terre Adélie, je sais pas.
Où ça ? Bon, au Pôle Sud.
Un week-end sur deux.
Si ta vie privée te laisse un peu de temps pour ton vieux père... Ma vie
privée, en ce moment, c'est la Terre Adélie.
À quelle heure tu pars ? Tout de suite, là.
Tant de passer chercher maman.
Samantha, t'arrêtes ton concours ?
C'est pas aujourd'hui son concours ? C'est maintenant.
Bonjour monsieur.
Bonjour. Papa avait promis de l'emmener.
Cinq ans qu'elle s'entraîne pour entrer à l'opéra parce qu'il lui a dit un jour
qu'il était amoureux du lac des signes. Il est pas venu ? Un hôtel de 2000
chambres a cramé cette nuit à Bogota. Et c'est vrai en plus.
Elle veut rien savoir, tu la connais.
Samantha ! Samantha ! D'accord, ça fera chier ton père.
Mais c'est ta vie que tu fous en l'air.
Merci.
Bébé, n'oublie pas ça.
Merci.
Ah, mais c'est vrai, je te vois pas ce soir.
Je t'aime.
Au revoir.
Arrête de pleurer, ça coule partout.
J'aurais dû présenter la mort du cygne. Donne-moi tes orteils.
Bon, alors, tu viens pas avec moi ? Mais non, je veux dire, jusqu'au train.
Le côté brève rencontre, je préfère pas.
Bien.
Alors en août, à Cassis, avec les enfants.
Oui.
Mais plus peut-être qu'en septembre.
Tu sais bien.
Écoute, je sais pas, il peut faire faillite ton belge.
Il vend de la bière.
Ah, oh là.
Bon.
J'oubliais.
Sous ta gabardine, tu as ta jupe bleu marine droite fendue, ton chemisier
blanc que je t'ai offert à Noël, des sandales neuves bleu marine.
Et là, sous tes cheveux, des petits anneaux que personne ne voit.
Sauf moi quand je...
C'est à vous la voiture, là ? Faut pas rester là, hein ?
Mlle
Chantanet. C'est ma sœur.
J'ai des nouvelles de Philippe.
Ah oui ? Oui, je t'ai pas dit, je sors avec Fredo.
Sans blague ? T'as couché avec lui ? Ah non, cette fois-ci, sérieux.
C'est vrai en plus.
Ne restez pas là, mademoiselle.
Alors, qu'est-ce qu'il t'a dit, Fredo ? Philippe a eu son bac.
Il part ce soir chez sa mère à Stuttgart.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Une latte de Stéphane, je ne l'ai même pas
ouverte. C'est une pochette surprise, il y a un truc dedans.
Tu veux voir ?
Excuse-moi.
Alors là, les mecs, je les ai sciés. J'ai été grandiose.
Oui, Vick.
C'est libre ? Oui, oui.
Sous-titrage ST'
501
Something tells me this time it's real The way that I
feel
Your
eyes
like the blue in the summer sky
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ST' 501
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