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Original subtitles

Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Il y a l'audi qui a refait une crise.

Elle est à l'hôpital.

Je sais pas du tout ce qui s'est passé.

Je vais là-bas, il faut que tu me rejoignes, OK ? Allez, fonce ! Je te

rejoins.

Trop mimi.

Tu ferais quoi, toi, à sa place ? Avec un beau lapin noir ? À voir.

Hé, attends.

C'est pas du tout agréable, là.

Pourquoi tu t'es mise avec une petite lapine blanche, alors ? À ton avis.

J'aime prendre un truc à boire.

Tu veux un thé, une infusion ? Ouais.

Je rêve d'un grand café noir, moi.

Non, mais on en a parlé plein de fois, sans déconner ton cœur. Ça va, je sais.

C'est pas toujours la peine de me le rappeler.

Ah, mais bon.

Au fait, tu sais que c'est demain que je vois les candidats à la coloc.

On n'est pas obligés de prendre la coloc.

Ça y est, t'as encore changé d'avis.

Pas trop tard.

Putain. De toute manière, j'ai pris plein de rendez-vous. Non, mais y avait

pas d'urgence, quoi, en fait.

Quoi ? Bah ouais.

Y a pas d'urgence ? Non, mais tu vois bien que j'arrive plus à assumer toute

seule nos dépenses, non ? Ma boutique, le loyer et tes études.

Ça fait cent fois qu'on a cette conversation toutes les deux, Letty.

Pardon.

C'est juste qu'on n'est pas obligé de faire entrer n'importe qui dans notre

intimité, si.

Tu veux que je fasse quoi ? Que je vire Magalie ? C'est ça ? S'il n'y a pas le

choix.

Pourquoi tu prends les choses toujours avec autant de légèreté ? Tu me demandes

mon avis.

C'est facile pour toi ? Non. Bah si, t'es libre comme l'air.

Tu fais exactement ce que tu veux quand tu veux.

Mais moi je suis là et je suis bloquée et en plus j'ai des têtes.

C'est quoi, c'est un reproche ? Non, c'est juste trop de stress.

Je

pourrais

prendre un job ? Oh non, je te connais.

Tu vas encore t'éparpiller.

Mais non, faut que tu finisses tes études.

Franchement, c'est ça le plus important.

Bon, ok.

On prend un mec ou une nana ? On va prendre une personne responsable, une

personne qui travaille.

Et si on peut la trouver discrète, ça serait encore mieux.

Ouais, donc un mec, quoi.

Tout de suite.

Non,

on peut très bien trouver une nana qui soit pas trop envahissante.

D'accord.

T'en connais, toi, des nanas pas trop envahissantes ? S'il te plaît.

Tu nous imagines, tous les matins...

Trois meufs qui attendent leur tour pour squatter la salle de bain.

Compliqué, ouais, j'avoue.

Bon, je vais me prendre une petite douche, moi.

Je sais pas pour longtemps, OK ? Ouais.

Je te connais.

Ça va encore prendre des plombes, cette histoire.

On va pas multiplier ça par trois, tu t'en sors pas.

Voilà, comme ça, c'est bien. C'est pas mal.

Laetitia. Excusez-moi.

Écoute, on t'attend.

Installe-toi.

Tout est déjà prêt, là.

Vas-y.

Donc, là, tu peux rajouter 2-3 mesures au niveau de ta hanche et de ton bras.

Sinon, ça ne fonctionne pas trop.

Je rappelle pour tout le monde et pour Laetitia qui vient d'arriver. Là, vous

faites un travail de proportion.

Vous tirez votre ligne d'axe sur laquelle vous allez mettre...

8 têtes, c'est la valeur de votre corps.

Et à partir de là, vous pouvez positionner le modèle.

Alors la durée aujourd'hui, la pose est un peu plus longue, donc vous avez le

temps de mettre les valeurs. Voilà, c'est ça, du modeler, pensez à mettre

les ombres.

Voilà, super.

Ça va ? Bon, ok, c'est bien parti.

N'oublie pas, là, tu poses 8 valeurs pour ton modèle.

Voilà, au niveau du cou.

Alors, faites attention. Je suis là pour vous apprendre à observer plus qu'à

dessiner. Donc, je vous vois. Si votre visage n'est pas en train de regarder le

modèle, c'est assez physique.

Pensez. Dans votre modèle aussi, le plein et le vide est aussi important.

Voilà, n'aie pas peur là.

Regardez l'écart qu'il y a entre sa hanche et sa main. C'est un espace vide

là. Tu peux le remplir.

Là, ça va vous aider. Les espaces vides du modèle sont aussi importants que le

plein. Ça va vous donner des indications dans les proportions.

Super, c'est bien.

Et profitez, regardez, il y a une magnifique ombre au niveau du sol. Donc

positionnez aussi l'axe des pieds. Ça va donner toute la dynamique du modèle.

Tu peux rajouter un petit peu plus d'ombre à l'instant.

Et donc vous vivez à deux meufs ici, c'est ça ? Génial.

Bah écoutez, c'est bon pour moi, je prends.

Attendez, on se calme.

Je ne suis pas seule à décider.

On vous tient au courant.

Rapidement, je manque pas de propositions.

D'accord, oui.

Est-ce que je peux inviter quelques personnes ici ? Quelques personnes ? C

'est pour arrondir mes fins de mois.

C'est pas ce que tu crois, je l'ai fait à chaque fois, celle-là. Je suis

esthéticienne.

Ça m'a vraiment fait peur. Ne t'inquiète pas.

Je prends 20 euros pour le maquillage et 10 pour l'épilation du maillot.

Évidemment, pour toi, ça sera gratuit.

Enfin, pardon.

Pour vous.

Alors, c'est oui ? En fait, je vais jouer franc jeu.

Je suis marié et mon amant est militaire.

Nous nous voyons le week-end.

Vous comprenez, se voir dans un hôtel, c'est glauque.

Il me semble que cela tarnirait un peu notre relation.

L'homosexualité ne vous pose pas de problème ? Non.

J'irais même jusqu'à payer un peu plus s'il le fallait.

Merci, ça ne sera pas nécessaire.

J'ai fait mes études de psychologie à Paris.

Je n'avais pas d'amis.

Enfin, des connaissances tout au plus.

Je me suis aperçue que je n'ai pas mis à profit ce que j'ai appris.

J'essaye donc de me rapprocher d'un univers convivial susceptible, enfin,

sans que ce soit du voyeurisme, d'être un modèle d'approche cognitif.

Compliquée comme démarche pour trouver un logement.

Compliquée ? Pourquoi ? Je vous explique.

Ma petite amie et moi, nous vivons une relation d'amour simple.

Sincère et sans équivoque possible.

On ne se prêtera pas à ce genre d'expérience.

Ne te réveille pas.

Tu m'as l'air toute fatiguée, là.

Ouais.

Ils m'ont ruiné la tête.

Et en plus, vraiment, rien de colo-compatible.

Je te l'avais dit que ça serait compliqué.

Mais toi, quand t'as une idée derrière la tête... Tu m'as pas fait de malaise,

au moins.

Non, mais je me sens vraiment fatiguée.

J'ai pris rendez-vous avec le cardio le mois prochain.

Il était temps, oui.

Bah oui, mais bon, j'ai tellement de choses à faire.

Puis le temps passe si vite.

Puis bon, tu sais très bien que j'aime pas trop les médecins.

C'est plutôt ça.

Ouais.

Sting, je serais incapable de faire tout ce que tu fais pour nous.

Bon, allez, tu veux un petit Sky ? Allez, je veux bien, avec un peu de

glace.

T'attends quelqu'un ? Ah oui, il y a encore quelqu'un qui doit passer.

Oh, bouge pas, j'y vais.

Allez, un petit Sky pour tout le monde.

Euh, non merci, je ne bois jamais d'alcool.

Vous ne buvez jamais d'alcool ?

Non, jamais.

Jamais dire jamais.

Je ne fume pas non plus.

Jamais.

Parfait. J'allais justement vous poser la question.

Vous travaillez ou faites des études peut-être ? Les deux.

Et vous faites quel type d'études ? Je prépare un master de philosophie.

J'écris aussi à mes heures.

Et votre travail consiste en quoi ? Je fais du close-up en cabaret et quelques

tours de magie.

Aux Mademoiselles B.

Mais c'est génial.

On adore les clubs transformistes avec Hélo. Et depuis le temps qu'on doit y

aller. D'ailleurs, je pourrais peut-être vous inviter.

Oui.

Ça peut être intéressant pour notre intimité.

Il travaille la nuit.

Il dort le matin.

L'après-midi, il est à la Pâques.

Cerise sur le gâteau.

Le week-end, il est pas là.

Franchement. Qu'est-ce que tu veux trouver de mieux ?

Ouais, c'est cool, ça.

On peut peut-être essayer de l'adopter, non ? On essaye ?

Les mecs, vaut mieux toujours les essayer avant de les adopter.

Non mais t'arrête maintenant, Elodie.

C'est pas parce que je suis ton employée que tu dois me traiter comme une sous

-merde. J'ai des gros soucis en ce moment, si tu veux tout savoir.

C'est pas une raison.

C'est compliqué.

Mais moi aussi j'ai une vie compliquée.

Est-ce que je te le fais supporter ? Je peux pas comprendre.

Bonjour tout le monde ! Salut Broty ! Salut.

Ça va, Buse ? Ça va. Tu étais à l'école ? Alors là, ferme les yeux parce que

je t'ai préparé une sacrée surprise.

Comment sais-je vous aider ? Regarde-moi ça.

Que du neuf.

Que de la marque.

Gaisel.

Lévis.

C'est pas beau, ça ?

Et t'as trouvé ça où ? Ah bah ça tu sais mieux que j'ai pas le droit de te le

dire. Ouais, et c'est moi qui vais avoir le droit à la visite des flics.

Oh attends, c'est arrivé qu'une fois, on s'en tape.

On s'en tape, on s'en tape, ça c'est toi qui le dis.

Dis, t'as réfléchi ? À quoi ? Bah à me faire un petit bout de chaud.

Alors qu'est-ce que tu décides ? C'est pas demain la veille.

Bah écoute, c'est le moment.

C'est à ton âge qu'il faut faire des enfants, non ? Des enfants ? Mais tu

trouves pas qu'il y en a assez sur Terre qui crèvent de faim, de maltraitance, de

maladie ? Non.

Si un jour je dois avoir un enfant, ça sera un enfant adopté.

Et seulement si l'étier est d'accord.

Et c'est pas à l'heure du jour. Je te rassure.

Mais il y a plein de filles qui vivent comme vous et qui élèvent un enfant et

même plusieurs.

Et qui s'aiment parce que c'est magnifique, l'amour.

Alors, un enfant, qu'est-ce qu'il lui faut ? C'est de l'amour.

On t'entend pas plus fort.

Ou alors il y a la PMA.

Alors ça c'est pratique parce que c'est complètement anonyme.

Si vous trouvez pas le bon gars.

Et puis la garde. Là t'as raison.

C'est important la garde. Est-ce qu'on peut en discuter plus tard ? J'aurai

tout le temps qu'il faut pour garder un enfant pendant que vous bossez.

Au revoir madame Rémi.

Je repasse dans la semaine. Au revoir. Merci.

Elle est mimiste madame Rémi.

Est-ce qu'on peut avoir cette conversation une autre fois ? C'est ni

le moment, ni le lieu.

Ouais.

Écoute.

C'est maintenant qu'il faut que tu fasses un enfant.

Magali, pour la séance photo, tu m'appelles quand tu veux.

Ok, super, je te fais signe.

Allez ! Allez !

À bientôt ! Salut Réthi ! Salut !

Je

crois que je vais raconter une histoire, une histoire de cœur.

Sous-titrage Société Radio

-Canada

Et maintenant, comme chaque soir, magie et passion sont au rendez-vous avec le

fabuleux magicien Simon !

Merci,

merci messieurs-dames. Bienvenue ici au cabaret Mademoiselle B pour une nouvelle

soirée d'anthologie.

Mademoiselle, vous êtes charmante.

Permettez-moi pour commencer.

de vous offrir cette rose, qui n'est hélas qu'une illusion.

Mais pour réparer cet affront fait à votre charme, laissez-moi tenter l

'aventure d'une nouvelle offrande.

Merci.

Je vais maintenant vous raconter une histoire, une histoire

de cœur.

Il était une fois un homme et une femme

qui se croisent et qui se lient plus que d

'amitié.

La chambre.

Écoutez, ça me va, c'est très bien.

Allons voir la salle de bain. Si vous voulez.

La salle de bain, commune.

Très bien.

Belle bibliothèque.

Carl Gustav Jung.

C'est vous la psy ? Effectivement, j'ai fait quelques études de psychologie.

Le syndrome de Peter Pan.

Qui est la féclochette ? Devinez.

Mariée ? Non, fiancée.

Bon.

La coloc, elle vous intéresse ou pas ? Nous, on est d'accord pour vous

accueillir, hein ? C'est tout réfléchi.

C'est OK.

Vous souhaitez emménager au début du mois ? Non, ce soir.

Ce soir ? On peut se tutoyer ? Bah oui, mais vous, enfin... T'es sûr que tu vas

pas ramener toutes tes affaires ce soir ? J'ai un sac à dos.

Une mallette de close-up et quelques livres.

Le plus gros reste chez moi, à la campagne.

À la campagne ? Génial. Oui, enfin, chez mes parents.

Pas de chat, pas de chien et... C'est bon pour moi.

300 pour la caution.

300 pour le loyer du mois en cours.

C'est bien ça ? Euh... Non, moins que ça. On est déjà le 20 du mois.

Tenez. Enfin, tiens.

On a dit qu'on se tutoyait.

Non, garde-le. Une avance pour le mois prochain.

Il restera 200 euros pour le mois prochain.

Ça marche.

Parfait.

Welcome, Simon.

Je devrais faire une pause, là, Hélo.

La cardio m'a pas interdit de faire du sport.

Juste de prendre des précautions.

Elle m'a aussi dit que je devais pas m'accrocher à l'idée de faire un enfant.

Je suis cardiaque.

Non, mais c'est pas définitif, ça.

On va se battre. Tu crois que je me bats pas ? Je me plains pas, c'est tout.

La toubille m'a aussi dit que ce sont des troubles hormonaux.

Tu as mon traitement pour le cœur.

C'est irréversible.

J'ai pas le droit de me raconter des histoires.

Il faut que je me décide.

Pas question.

T'as pas fini tes études. On attendra. Tant pis.

On va faire un enfant ou pas ?

Je peux en avoir un, moi.

Que ce soit toi ou moi, c'est pareil, non ? Puis autant le faire pendant qu'on

est jeunes.

Et avec la PMA, en plus, c'est anonyme.

J'ai même pas besoin de s'emmerder avec un mec.

C'est Wachi qui serait content s'il t'entendait. Tu parles exactement comme

lui. Bah, il a raison.

Tu veux pas qu'on adopte ? Ah non.

J'ai envie de le sentir bouger dans mon ventre.

On peut parler d'autre chose ? Pardon.

Excuse-moi.

J'ai la nette impression qu'il vit pas sur la même planète

que nous, le magicien.

Hormis les tâches ménagères qu'il partage volontiers avec nous, le reste

du temps, c'est quoi ? Bonjour, bonsoir.

Oui, non, merci.

Et puis t'as vu ce qu'il met dans le frigo ? Que du liquide.

Il mange liquide ou quoi ? Et toutes sortes de graines, trop bizarre.

En plus, il refuse toutes nos invitations.

Tu trouves pas ça ouf, toi ? Bon, je sais pas.

Moi, je trouve qu'il est ni chiant ni envahissant.

C'est plutôt un gros avantage.

Tu parles d'un avantage.

J'aurais préféré un mec, je sais pas avec qui on partage une soirée.

Un dîner, un resto.

Je sais pas, un peu de bon temps, quoi. Avec plus convivial.

Convivial ? Arrête.

Le mec, quand il rentre, il est 3 ou 4 heures du matin.

Je crois qu'il a envie de se lancer dans la convivialité.

C'est marrant, tu cherches toujours à le défendre.

C'est curieux.

Ça fait 3 mois qu'il est là et on sait rien de lui.

C'est peut-être préférable.

Moi, ça me fait peur.

Peur ?

Je sais pas.

C'est physique.

Physique ? Pourquoi je lui trouve toujours une bonne excuse ? Toi, tu lui

trouves toujours des défauts, donc... Vas-y, continue.

Défends-le.

Bon, allez.

C'est quoi ce machin ? Harry, je te présente Elodie.

Elodie, je te présente Harry.

Harry a fait un tabac au cabaret ce soir.

Il a bien mérité ses spaghettis.

Il adore ça.

N'aie pas peur, Harry.

Je l'ai baptisé Harry, en hommage à Houdini, l'inventeur de la magie

moderne. Je ne connais pas.

Elodie n'est pas méchante, tu sais.

C'est juste qu'elle n'est pas encore entrée dans notre famille.

Notre famille ? Notre famille ?

Puis d'abord, t'aurais pu nous en parler, non ? Viens, approche.

Viens faire un bisou à Harry. C'est dégueulasse. Mais non, ne crains rien.

Viens, approche.

Je te vois venir.

Tu vas me dire qu'il est très gentil et en plus intelligent, non ? Regarde comme

il est mignon, celui-là. Mais qu'est-ce que tu fais, Letty ? Doucement,

doucement, tu vas lui faire peur. Mais lâche le rein, Letty, merde ! Regarde.

T'étais au courant ? Pourquoi tu m'as rien dit ?

Parce que si je te l'avais dit, t'aurais jamais voulu qu'il l'amène ici.

Regarde comme il est mignon.

Il me fait plein de bisous tout le temps.

Je pouvais plus le laisser chez mon ex.

Son nouveau mec aime pas les rats.

Moi non plus, j'aime pas les rats.

Mais qu'est-ce que tu lui donnes à manger, là ? Des graines de courge.

C'est toi la reine des courges.

Ligne de cœur incertaine.

Tu agis avant de penser.

Bah, qu'est-ce que vous faites tous les deux ? Il me lisait juste les lignes de

la main.

Ah ouais, d'accord.

Je croyais qu'on était OK pour que ton rat reste dans ta chambre.

Merde à la fin ! Le rat s'appelle Harry.

Moi, j'ai pas du tout fini son portrait.

Un portrait ? Mais on parle d'un rat, Lady.

Ah oui, mais alors ?

Je crois qu'on va devoir vraiment parler sérieusement toutes les deux.

Où en étais-je ? Ah oui, tu agis et tu penses ensuite.

En général, on fait le contraire.

Mais de quoi tu parles ? Agir ou penser.

La pensée est nuisible au mouvement du cœur, dit Paul Valéry.

D'autre part, l'action est utile pour atteindre la pensée. Ça, c'est de moi.

Mais tout ce qui est atteint est détruit.

Monterland.

Alors, est-ce utile de penser avant ou après l'action ? Tu peux éteindre l

'aspirateur, là, s'il te plaît ? Merci.

Tu vois ? Agir avant de penser.

C'est plus intéressant que penser pour agir.

Ça prouve un cœur pur, capable d'aimer, d'embrasser le monde dans son humanité,

au sens le plus large du terme.

L'important, c'est d'aimer et de se sentir aimé.

Penser, c'est vraiment nuisible au mouvement du cœur.

Ouais. Bon, tu sais, moi, la philosophie, ça me saoule.

Les gens disent que la philosophie n'agit pas.

Mais moi, je prétends au contraire.

Elle est vivante.

Elle est active.

Bon, on en reparle.

Après, t'as pas totalement tort, je préfère agir que penser, mais bon.

Pour le moment, j'ai envie de vivre ma vie, la gagner, faire un enfant et le

voir grandir.

En fait, Simon... Simon ! Laetitia t'a pas dit ?

On va avoir un chat.

Et les chats, ça bouffe les rats.

Fais gaffe aux tiens.

Hé ! Vous allez avoir un chat ou un enfant ?

Oui. Oui.

Oui.

Ta fille, tu sais, ça va pas fort.

Pourquoi ? Le coloc.

Simon ? C'est un mec.

Oui. Après, il le dit, elle aime pas les mecs. Tu sais bien. Oui. Il est jalouse.

Oui.

Attends, attends.

On croit que tu es avec elle. Avec Elodie, on passe toutes nos journées

ensemble à la boutique. Et alors ? Ben, ça crée des liens, forcément.

Alors, attends, attends, vas-y, détendons un peu la terre d'une potiche.

Bouge, bouge, bouge. Ah, oui.

Tu vois, quand tu veux.

Ouais, tiens.

Reprends comme ça.

Ah, voilà.

Voilà. Moi, ce que j'en dis, tu sais... Oui, ben, on s'en tape.

Tiens. C'est pour toi. Qu'est-ce que c'est ? Un petit cadeau. Pour moi ? Je

vois pas.

Ah, tu en as vu ? Bah, ça fait trois ans qu'on est ensemble.

Ça se fait, tu n'en ? Trois ans déjà.

Pourquoi tu dis ça ? Tu trouves ça long ? Oh non, pas du tout, au contraire. Je

n'ai pas vu le temps passer.

Est-ce que tu te rappelles la première fois qu'on s'est rencontrés ? Je me

souviens de tes yeux.

De notre premier moment d'intimité.

De ce regard bouleversant que t'as posé sur moi.

De ce baiser brûlant ma peau.

Un moment magique, unique.

C'était vraiment la première fois qu'une fille te parlait comme ça avec les yeux

? Bah oui.

C'est moi, j'ai eu que des relations hétéros.

Je pensais pas être attirée par les femmes.

Je compare ça un peu à un soin à l'élastique.

Le vide.

Tu peux tout faire.

Tu te retrouves face au même corps que toi.

Et puis surtout, tu peux prouver le même plaisir.

Et tes parents, ils t'écolèrent toujours pas ? Ouais, non, mais bon, je les

comprends un peu, hein.

Moi, je sais pas, ça m'est toujours un peu mal à l'aise.

Y a pas de solution.

Tu l'ouvres pas ? Si, si.

Laisse-moi le temps d'apprécier.

Merci, mon amour.

C'est trop beau.

Tu me les passes ? Bien sûr.

T'as une glace ? Oui.

J'adore.

J'ai pu le lâcher.

C'est ce qu'on dit, et puis un jour... Ben oui, on va pas se mentir.

Moi, ma sexualité, elle est bien définie.

J'aime les femmes.

Mais toi...

J'en suis pas si sûre.

Je me demande toujours si un jour, tu pourrais pas craquer pour un mec.

Mais arrête avec ça.

On peut pas remettre tout le temps notre relation en cause.

Elle est plus forte que tout, non ? Mais j'ai peur.

Mais de qui ? De quoi ? De Simon ? Oui, de Simon.

Simon, c'est un être fragile.

C'est ce qui me touche en lui. Mais ça s'arrête là.

Pourquoi t'es toujours touchée par des apparences en fait ? Ça veut dire quoi

ça que je suis superficielle ? Non, non, j'ai pas dit ça.

Non mais en fait avec toi, faudrait que j'éprouve rien de tout ce qui vient de l

'extérieur. Non mais ça marche pas comme ça en fait.

Simon c'est un artiste, il est sensible, il est fragile.

Et c'est ça en fait, je me sens pas différente de lui.

On n'a pas besoin d'être artiste pour être fragile et sensible à la fois.

Puis je sais pas pourquoi tu te pâmes toujours comme ça devant lui.

Non mais ça marche.

J'y vais.

Mais où tu vas ? Me pamer.

Pourquoi t'as dit à Simon qu'on voulait avoir un enfant ? Bah t'en veux un, non

? Oui, mais bon, pas la peine de l'ébrouiter.

Dis-moi que tu veux un enfant avec moi.

Mais bien sûr que je désire un enfant avec toi.

Ah, qu'est-ce qu'il me manque ?

Avec ta mère, on s'aimait passionnément.

Quand je l'ai connue, tu avais à peine 13 ans. Et puis, à 40 ans passés, elle

était toujours aussi belle. Et puis, elle a eu cette saloperie de maladie.

Les doigts du radoteur.

Comment je radote tant ?

Bon, allez, je file.

D'ailleurs, Elodie, je voulais te montrer les photos qu'on a faites avec

Roiti.

Regarde.

Sympa. C'est canon, hein ? Merci, mon Roiti.

C'est un plaisir.

Bon, allez.

Bisous. Bonne soirée.

Dis-donc, ma puce, il y en a un avec ton coloc ? C'est Magali.

La concierge de la boutique t'a raconté ? Y a pas de secret entre nous.

S'il y a un problème avec Simon, vire-le, tout simplement ! C'est pas

lui.

C'est Letty.

Elle est plus la même.

J'ai l'impression qu'elle m'échappe et que je peux rien y faire.

C'est comme si elle avait été envoûtée.

Tu sais quoi ? Faut que tu prennes un peu de recul. Alors ce soir, tu viens à

la maison, tu dors à la maison, et demain, tu verras plus clair.

T'as raison, Wati.

Emmène-moi dans un bel endroit, comme quand tu disais que j'étais ta

princesse. Emmène-moi au pays des merveilles.

Emmène... Ah oui, mais faut que tu te préviennes, Letty.

Tu te souviens ? Tu m'en es là quand j'étais toute petite.

Mais t'es pas tellement plus grande, tu sais.

C'est là que tu me la prennes.

Sinon quoi ? Sinon je te parle plus en fait.

Apprends d'abord à manipuler la pièce entre tes doigts.

Je n'avais jamais éprouvé de sensation aussi forte qu'avec Lady.

La première fois, c'était en hurler, en pleurer.

Quand j'ai caressé son sexe, j'avoue que je ne savais pas comment m'y prendre.

C'était doux, rond, tendre.

Et lorsqu'elle m'a touchée, je n'avais jamais senti de pareille caresse.

Parce que c'était des mains de femme, mais surtout parce que c'était les

siennes.

Quand même pas la première fois que tu as eu une aventure avec une fille. Non,

bien sûr que non.

J'ai tout de suite su que j'aimais les filles.

Toute petite, j'étais déjà amoureuse de mon institutrice. Je me souviens de ça.

Et les parents de les filles, toujours pas calmés ? Non, ils n'accepteront

jamais. D'ailleurs, ils n'ont jamais voulu venir à la maison, même recevoir

chez eux.

C'est difficile pour eux.

C'est les bourges.

Ah, c'est les bourges, oui.

Heureusement, je sais que tu me comprends.

Et je sais que tu m'aimes.

T'es pas vraiment lesbienne.

Tu cherches encore ta véritable sexualité ? Lesbienne.

C'est un mot qui veut rien dire pour moi.

J'aime Elodie.

Je suis... élosexuelle.

J'ai jamais été attirée par d'autres femmes avant.

Les mecs, ça t'attire pas ?

Si, si, mais c'est pas aussi fort.

Quand tu vas tomber sur une bonne teub, tu verras que ça peut être aussi fort.

C'est ça qui me gêne chez les mecs.

Vous et votre synchro sans teub, là.

Élevé au rang de totem.

Les femmes, ça fait pas l'amour avec un totem.

Ça fait l'amour avec des sentiments.

Justement, j'en ai pour toi.

Simon, tu sais bien que c'est impossible.

Pourtant, ça me semble si naturel.

Pourquoi tu vois pas l'évidence ? Réfléchis.

Je pense que tu vas t'apercevoir de quelque chose.

Fiche-moi la paix, Simeon.

Comme tu veux.

J'ai une soudaine envie de te croquer.

Mais te prive pas.

Fais-toi plaisir.

Comme ta joie.

Te croquer, ça veut juste dire faire un portrait de toi.

Je cherchais mon matos.

Laisse-la jouer.

Elle est sincère.

Tu sais, j'ai dû faire un gros travail sur moi-même pour accepter son besoin de

jouer.

Si elle devait dévier... Oui, mais écoute, ne t'énerve pas. Ce qu'il faut,

c'est que tu fasses pas confiance à tes certitudes, mais plutôt à tes

convictions. Parce que des convictions, humainement, c'est très valable.

Des certitudes, non, ça t'enferme, ça t'empêche de découvrir les autres.

T'as raison, Wachi.

La première fois qu'elle est entrée dans la boutique, j'ai eu un coup de foudre.

Le tout premier.

Et tu sais, si tu veux être sûr de Lady, propose-lui le mariage.

Tu crois que le mariage arrangerait quelque chose à la situation ? Non.

Mais pour le petit bout de chou, oui.

Tu vas pas remettre ça ?

Que si ! Ou que non ! Relève ta chemise, s'il te plaît.

J'ai eu des orgasmes aussi forts avec des hommes qu'avec des femmes.

Mais avec les filles, c'est plus érotique.

Il y a cet effet miroir.

Tu vas davantage dans la découverte.

Alors qu'avec les hommes, c'est plus un rapport de force.

Vous faites l'amour à trois avec un mec, des fois ? Je l'attendais, celle-là.

Le fantasme de tous les mecs.

T'aimerais bien quand t'invites à baiser avec nous.

Mais tu te mets le dos où je pense.

Parce que t'as rien compris.

C'est rien que de l'amour entre elle et moi.

C'est pas du sexe.

Je la supporte pas ta copine.

Mais avec toi et une autre meuf, ça reste à voir.

T'es un ouf de me parler comme ça.

Tu sais que j'ai toi et l'eau en plus.

Tu lui parleras pas de ça.

On parie.

Mets-toi à poil, tant que tu y es.

T'imagines si Elodie rentre et nous trouve comme ça ? Rien à craindre.

Elle est partie pour le week-end.

Tu crois à un mot que je te laisserais faire entre nous ? Allez, croque-moi.

Je suis bisexuelle, en fait.

Est-ce que tu sais qu'en chat comme une femme sommeille ? Non.

Une bête sommeille.

On va se livrer à un test.

Je vais t'embrasser.

C'est ça. Non, non, écoute.

Écoute-moi, je t'embrasse.

Si le plaisir se dissipe pas, c'est que la magie opère et que t'aimes davantage

les hommes.

Si au contraire le plaisir se dissipe rapidement, c'est que t'es vraiment

lesbienne.

Non, non, non.

Doucement, doucement.

Je t'apprends à toucher une femme avant d'aller plus loin.

Excitant.

J'ai oublié de quitter la pause, là. Non, non.

Reste immobile.

Comme si t'étais une statue de marbre.

Leur vie se dissipe pas.

Voyons si ça se confirme.

Go.

Stop.

Stop, stop.

C'est pas concluant.

On a dit un test.

J'ai au moins que t'en parleras pas à Hélo.

Promis. Mais faut aller au bout du test.

Si on fait ça...

Tu me recèleras plus, c'est négatif.

C'est juste pour voir.

D'accord.

Stop, stop ! On a assez joué.

Rhabille-toi. Pas assez, à mon goût.

Putain, mais t'es malade.

Bon, tu me raccompagnes ? Quoi ? On avait dit qu'on passait le week-end

ensemble. Moi, demain, j'avais prévu une petite balade au bord de la mer.

Elle me manque trop.

Ah ben, si elle te manque trop, alors... Je vais bien te raccompagner.

À une condition.

On boit un dernier petit coup de rosé.

Allez, je devrais pas accepter ton chantage, mais oui.

Qu'est-ce que tu fais là ? T'aurais pas oublié ça dans le salon ?

Tonton.

Mais dégage ! Mais dégage, toi ! Toi aussi, dégage ! Je veux plus jamais te

voir, Tonton ! Je t

'avais dit de pas me faire boire. Ça va être ma faute, évidemment.

Je crois que t'avais fermé la clé.

Merde, putain de merde, je croyais pourtant avoir fermé.

Tu croyais, mais tu fous vraiment de ma gueule.

Romano.

Je le sais maintenant.

Je sais que je tiens à toi.

On était cuits.

Je te le promets que ça se reproduira plus.

J'ai même pas éprouvé de plaisir.

Je pensais à toi tout le long.

J'arrivais pas à me lâcher.

Tais-toi ! Mais tais-toi ! Ouvre-moi, bordel, s'il te

plaît.

On était cramés, je te dis.

C'est tout ce que t'as trouvé comme excuse ? Mais non, mais... Tu comprends

pas ? Je m'en fous de lui.

C'était un coup de folie.

C'est que maintenant que je réalise mon erreur.

Il a tout fait pour nous pourrir la vie.

Tu le vois pas ?

Mais ouvre les yeux, Letty.

C'est un manipulateur.

Il est homophobe, en plus.

Mais non, c'est un mec, c'est tout.

C'est moi. J'ai joué avec le feu, j'ai fait n'importe quoi. Tu lui trouves

encore des excuses ? De toute façon, il t'a souillée.

Il nous a souillées. Il a souillé notre intimité.

Sombri diode, va ! Qu'est-ce que je suis conne, moi aussi !

Je sais pas ce qu'il s'est passé.

L'alcool.

J'ai complètement perdu le contrôle.

Le shit, oui ! Tu peux shit ! Mais il buvait de l'alcool, ton

magicien. Je croyais qu'il buvait pas d'alcool.

Il avait une exception.

Comme toi, quoi.

Non.

Comment ça ? Comme coucher avec un mec, par exemple.

C'est une exception, peut-être. Est-ce que moi, j'en fais des exceptions ? Non.

Je pourrai plus jamais tout...

Tu comprends ? Je pourrai plus jamais te toucher.

Mais dis pas ça ! Mais dégage ! Pars avec lui si ça te chante ! Je peux

jamais te voir, t'entends ? Plus jamais !

Laetitia. Quoi ? Un de nous trois est trop ici.

Dis à ce connard de partir.

Bien sûr.

Je

peux

prendre ma douche ? Vous pensez avoir fini dans combien de temps ? Laetitia n

'a pas pris son pied hier soir, mais t'es au courant. On répare ça vite fait.

On se toilette et on te fait signe.

Ça marche ? On n'en a pas pour très longtemps.

C'est la fête ici.

Ça va pas ? Six mois.

Tu doutes bien qu'après ce qui s'est passé, tu ne peux plus rester ici.

Ça tombe bien.

J'allais justement vous annoncer mon départ.

Parfait. Et tu comptes partir quand ? Je suis sur le coup d'une... La question, c

'est quand, Simon ? Disons... Disons ce soir.

Tu vas préparer tes affaires et tu pars ce soir.

Dans ce cas, je pars à la campagne demain matin. Non, ce soir ! Tu fous le

camp ! T'as compris ? Tu nous fous la paix ! Non.

Demain matin.

Va préparer tes affaires et n'oublie pas ton rat.

La ferme.

Je suis

jalouse.

C'est moi qu'elle aime.

Mais qu'est-ce que t'as à tirer de cette tronche ?

Je tire pas la tronche.

J'ai du mal à digérer.

Tu trouves pas qu'on s'aime plus qu'en avant ? Écoute Laetitia, j'ai du mal à

oublier.

Faut que tu me laisses du temps.

J'ai envie de gerber en fait.

Je te demande du temps et toi tu me dis que t'as envie de gerber ? Mais non,

mais c'est pas ça.

J'ai des nausées depuis quelques temps là.

J'ai pas aimé Rex moi aussi.

Tu devais les avoir quand ? Bah tu sais bien, c'est toujours le 2 ou 3 du mois.

Lequel jour là ? Le 28.

Te fatigue pas, j'ai compris.

On voulait un enfant non ?

S'il était là.

Oui, mais le père, c'est pas quelqu'un d'anonyme, là.

C'est pas un père, c'est un géniteur.

Je me sens dans le brouillard, là.

T'as raison.

Faut pas le garder, cet enfant.

C'est un accident, il est pas désiré.

Attends.

En même temps.

On en voulait un monde, enfin.

C'est peut-être la solution.

Tu trouves qu'il y a une solution ?

Après

tout, t'as peut-être raison.

On s'en fout de Simon.

C'est qu'un géniteur.

On a tellement désiré cet enfant.

Tu m'aimes encore, alors ? Je t'aime encore.

Oh, dis-le.

Je t'aime encore, encore et encore.

Sinon, Wati, toujours dans le prêt-à-porter ?

Ah, commissaire, tu as toujours autant de sens de l'humour. Non, maintenant c

'est fini, moi je suis rangé.

Tu connais le commissaire ? Bien sûr.

Bonjour Elodie.

Je vous laisse en famille, à bientôt.

Aujourd'hui, t'es absolument magnifique.

Merci.

Bon, t'es bien assis ? Parfaitement bien.

Laetitia est enceinte.

Quoi ? Laetitia ? On a décidé d'élever l'enfant ensemble.

Mais qui c'est le père ? Laisse tomber le père.

On s'en fout. T'as raison.

Du moment que l'enfant arrive...

Alors, ça veut dire que je suis... Je suis grand-père ? Mais oui, c'est bien

ce que tu voulais, non ? Ah, c'est le rêve de ma vie. Bon, ben alors, on

arrose ça.

Alors, je suis... Grand-père.

Ben, dis-moi, qu'est-ce qui se passe ? J'ai une demande.

C'est... Si cet enfant est une fille,

promets-moi de lui donner le prénom de ta maman.

Promis.

Je vous rappelle à tous qu'on utilise le fusain, c'est volatile.

Alors faites attention à comment vous disposez votre main sur votre support.

Ça évitera d'en avoir un petit peu partout et de gâcher votre croquis,

votre esquisse.

Là, tu vois, tu peux estomper un petit peu par là, c'est pas mal.

Laetitia, qu'est-ce que tu fais là ? Observe ton modèle, regarde, là tu es en

train de le fantasmer.

Salut.

Assieds-toi, j'arrive.

C'est ici que tu es maintenant ? Provisoirement, oui.

Tu veux un café ? Non merci.

T'appréhendais pas de venir seule ? Non, pourquoi ?

Elodie

est au courant ? Oui, oui.

La connaissant, elle a dû s'y opposer.

Pourquoi tu m'avais venir ici, Simon ?

Je

sais que t'es enceinte, Laetitia.

Tu comptes le garder ? Oui, je compte le garder, oui.

Moi aussi, je me concorde.

C'est Elodie et moi qui décidons de le garder ou pas.

Pas toi.

Sauf que c'est moi le père.

Et je reconnaîtrai cet enfant qui portera mon nom.

On l'élèvera tous les deux.

Et après tout, c'est toi qui as provoqué les choses.

Tu vas sagement m'écouter.

Tu considéreras cette fille comme une parenthèse.

Un moment d'égarement dans ta vie, d'accord ? Le seul moment d'égarement

que j'ai eu, c'est d'avoir cédé à ta manipulation, ok ? T'as raison, on va

aller chercher tes affaires ensemble.

Tu vas t'installer avec moi.

Lâche-moi, Simon.

Letty, tout va rentrer dans l'ordre. Lâche-moi, j'ai dit ! J'aurais jamais dû

venir.

Il faut me laisser tranquille.

N'oublie pas que c'est moi le père.

et qu'on l'a fait à deux.

Tu me rends dingue !

Bonjour Elodie, c'est Simon.

T'es chez toi ce soir ? Je passerai te rendre les clés après le cabaret.

Y a quelqu'un ? Assieds-toi, j'arrive.

C'est fait.

Vu que tu ne bois pas d'alcool...

Je t'ai préparé un cocktail de fruits exotiques.

Que d'attention.

Où est Letty ? Au bousard.

Elle est en train de préparer ses partiels.

Santé.

Tu as les clés ?

Pour solde de tout compte.

Merci.

Je ne recompte pas.

A priori, il ne devrait pas y avoir de soucis.

Je n'ai pas envie qu'on se fâche.

Surtout qu'on est appelés à se revoir.

À se revoir ? Vu que je vais être père de l'enfant.

C'est certain.

Pas besoin de me raccompagner, je connais le chemin.

Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Il y a Elodie qui a refait une crise.

Elle est à l'hôpital.

Il y a Simon qui est passé de la voir. Je sais pas du tout ce qui s'est passé.

Je vais là-bas. Il faut que tu me rejoignes, OK ? Allez, fonce ! Je te

rejoins.

Elle dort ? Elle vient de se rendormir.

Elodie t'a dit que j'étais enceinte ? Oui.

Et je suis le plus heureux des hommes.

Mais elle t'a pas dit de qui il était, non ? Ça m'importe peu.

Tu veux pas savoir ? J'avais deviné.

Bonjour, Simon.

Qu'est-ce que tu viens faire ici ? Je veux que t'arrêtes d'emmerder les

filles. Compris ? De quoi tu me parles ? Pour l'instant, je

te le dis très gentiment.

Les filles, tu les oublies. Je veux plus jamais que tu les vois.

Simon ! Simon ! Plus jamais je te revois chez les filles.

Plus jamais !

Oui, joli le coup des cheveux. Tu peux le refaire ? Voilà.

Ah oui, oui, très bien. Et on essaie très profil.

Très profil. Tiens.

Et maintenant, seulement, Hélo, tu me regardes.

Voilà.

Deux secondes.

Dommage, c'était bien parti.

Allô, Simon ? Laetitia, il s'est passé quelque chose de fort entre nous.

J'y pense tout le temps.

Ne me dis pas que tu n'as pas aimé.

Simon, faut que t'arrêtes, là. Il faut que tu me laisses tranquille, d'accord ?

J'étais saoule. Je savais plus ce que je disais.

Et je savais plus ce que je faisais, OK ? Laetitia, dis-moi la vérité.

Je vous en supplie. Je sais plus, en fait.

J'y arrive plus. Il va falloir que vous me laissiez tranquille avec cette

histoire parce que ma tête va finir par exploser, là.

Écoute, là, je crois qu'au point où on en est, mieux, c'est d'y aller voir mon

pote, le commissaire Carnegie.

Dis-moi ce qui s'est passé ! Non, mais c'est à moi que tu demandes ça ! Je

rappelle quand même que dans l'histoire, moi, je voulais pas prendre de colocs,

hein ! Voilà, on en est là, maintenant ! C'est aux flics de s'occuper de cette

affaire-là, parce que c'est du harcèlement, carrément ! J'en suis pas

si sûre.

Tu le revois, c'est ça ? Oh, ben alors, là, démerdez-vous, hein, moi, c'est plus

mon problème.

Le dégât.

Qu'est-ce qui se passe, Elan ? Je suis là, calme-toi.

Je peux pas, c'est nerveux.

Ça, c'est quoi ? Tu peux m'expliquer ?

Je sais pas quoi dire.

Elodie !

Qu

'est-ce que tu fais là, Simon ? Allez, tu me suis maintenant.

Mais t'es complètement malade, en fait.

Si tu penses que je vais partir et laisser Elo comme ça...

Tu me fais mal. Il faut arrêter cette comédie et prendre ses responsabilités.

T'as bien compris ?

La femme de ménage est malade ? Elle est malade, oui.

Bon, moi, je vais te faire un bon petit repas.

Roiti, ne m'en veux pas, mais je préfère rester seule chez moi ce soir.

On se voit demain ? Merci

de m'avoir

écoutée.

Et merci à toi et à ton ami flic de tout ce que vous faites pour moi.

Mais vous perdez votre temps.

Attends, fais-moi confiance, ma pollution va le coincer, salopard.

Alors moi, je veux bien que tu rentres chez toi, mais il faut que tu me

promettes que tu vas bien te reposer.

Premier, je vais aller dormir.

Je ne te quitte pas pour un homme, mais pour un enfant.

Tu restes ma plus belle histoire d'amour.

Pardonne-moi, ça devient trop compliqué pour moi.

Rires

Merci.

Je vais retourner vivre avec Elodie.

Quoi ?

Je

t'aime plus, Simon.

Je peux plus vivre avec toi.

Tu le vois pas qu'on s'aime plus ?

J'ai essayé, sincèrement.

Je croyais qu'un enfant... pourrait tout arranger.

Je croyais pouvoir t'aimer.

Mais ça marche pas comme ça.

Et puis... Et puis ?

Continue, t'écoutes.

Et ça ?

C'est quoi, ça ?

J

'ai Mélodie, OK ? C'est tout.

J'y peux rien et tu peux rien non plus.

Arrête, Simone.

Arrête.

Tais-toi ! Arrête ! Tais-toi ! Ferme ta gueule.

T'es malade ! T'entends ? Tu me lâches ! Tu aimes personne ! Tu me lâches ! Tu

aimes personne ! Tu joues avec moi comme tu joues avec elle ! Fais le dégage ! Tu

me rends dingue !

Salut Roti ! Salut Magali ! Hello, faut que je te parle là. De quoi ?

Vite, vite, faut que je te parle. Mais pourquoi ? Allez, viens, viens. Mais c

'est pressé ou pas ? Oui ! Bah, ok.

Magali, tu peux tenir la boutique 5 minutes ? Ça marche.

Je suis allé chez les flics hier pour leur donner l'adresse de Simon, mais il

était déjà chez eux, en garde à vue. Mais Laetitia !

Il l'a emmené hier soir à l'hôpital.

Il l'a tabassé, ce con ! Il a fait une

fausse couche.

Il faut que j'aille la voir ! Il faut lui laisser quelques jours.

De toute façon, il ne te sera pas rentré. Les visites sont interdites.

Allez.

Bonjour.

Bonjour, c'est vous qui m'avez appelé ? Je vous ai appelé au sujet de Laetitia,

comment elle va ? Bah écoutez, sur le plan physique, elle va s'en remettre.

Mais par contre, depuis son agression, elle refuse obstinément de parler.

Mais ça arrive, donc ça arrive dans ce genre de choc traumatique.

Mais venez, je vais vous emmener la voir. Merci, je veux bien.

Je suis inquiète. Est-ce que vous pensez qu'elle va reparler un jour ?

À ce stade, je ne peux pas trop me prononcer, mais allez la voir, c'est

juste là. Et puis repassez me voir à mon bureau si vous l'avez appris.

Merci.

Je savais que tu viendrais.

Sous-titrage ST' 501

C'est parti.

... ... ... ...

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