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Gardez vos yeux ouverts. Ce n'est qu'une voiture, pas un tank, corporal.
Vous m'entendez ? Gardez
vos yeux ouverts sur la route.
C'est une route dure, monsieur.
Nonsense. Gardez vos yeux ouverts au lieu de regarder le ciel.
C'est juste un scout, Major. Rien de dangereux.
Et vous, vous idiot, vous demandez des problèmes. Vous vous comportez comme un
pauvre. Votre supérieur est celui qui vous dit de prendre soin de vous. Votre
supérieur. Il a vu un avion d'ennemis.
C'est assez pour moi. Qu'est-ce que vous dites.
J'ai dit au corporal de garder ses yeux ouverts.
Et une bonne chose, notre vie est trop courte.
Corporal Mueller, prenez soin de vous. Et vous allez gagner mon appréciation en
restant alerte.
Allons-y.
Sous-titrage FR ?
Ces paysans normands sont plus têtus que des mules.
Tu vas dégager la route ou il faut que je m'en charge moi-même, espèce d
'imbécile.
Louis, commence par enlever la paille.
Dépêchons-nous.
Les documents.
Viens. Louis, attrape-le.
Attrape. Allez, Victor, descend.
C'est pas de la plume.
Vite, d'abord le lieutenant.
Pose-le sur la charrette.
Victor, couvre-le de paille.
J'ai échangé les photographies.
Je pense que ça pourra aller comme ça.
Bonne chance.
Allons-y.
Allez, dépêchez-vous. Attention, couvrez-les bien. La charrette, c'est
moi qui l'ai conduite.
Attention !
Soyez
calme.
Où allez-vous ?
Vous n'avez rien oublié ? Qu'est-ce que j'ai oublié ? De saluer et de vous
présenter correctement.
Alors, adjudant, vous ne savez plus reconnaître les grades ? Feltwebel, un
signe à vos ordres, mon lieutenant.
Repos.
Que voulez-vous ? Nous contrôlons tous les véhicules. On nous a communiqué qu
'on avait entendu des rafales de mitraillettes sur la route de Saint
-Anne. Comment ? C'est tout ce que vous savez faire ? Arrêter deux officiers en
mission ? Feltwebel, s'il y avait eu des partisans sur la route, ils n'auraient
certainement pas attendu que vous arriviez.
Voyons.
À vos ordres, mon lieutenant.
Qu'est-ce que vous attendez ?
Allez-y, Muller. Nous avons perdu assez de
temps.
Non, professeur.
Un major allemand ne se retournerait jamais.
Vous avez raison. Mais un major allemand connaîtrait son ordre de mission.
En arrivant à Ousne, nous le connaîtrons.
Je l'espère, lieutenant.
Ça fait longtemps que nous cherchons ce fameux blocos.
Et nous n'avons pas choisi le moyen le plus facile pour le trouver.
Nous n'avions pas d'autres possibilités, vous le savez bien. Il y a des dizaines
de bunkers sur la côte normande, mais un seul d'entre eux nous intéresse.
Et où penses-tu aller ? Où voulez-vous que j'aille ? Chez moi, par bleu. Je
rentre. Et naturellement, tu n'as rien vu.
Ben non, non.
Vérifiez-moi le chargement, chenelle ! Hé, un moment, monsieur l'adjudant.
Et qu'est-ce que vous faites ? Renversez pas toute ma paille. Qu'est-ce que vous
voulez de moi ? J'ai rien fait. Silence !
Alors
? Seulement de l'appareil, chef.
Ça suffit, ne perdons pas de temps.
Dépêche-toi, Edson, passez.
Vos documents, s'il vous plaît.
Tout est parfait.
Je vous prie de bien vouloir m'excuser, messieurs les officiers, mais les ordres
sont formels. Vous êtes attendus.
Nous avons ordre du haut commandement de vous fournir une escorte qui vous
accompagnera jusqu'à la base. A vos ordres, messieurs.
Ouvrez.
Comme vous constatez, ce sont les Allemands qui nous servent de guide.
Après des mois de recherches inutiles, nous avons enfin trouvé le moyen de
pénétrer dans leur maudit Zéher.
Oui.
Et qui nous en fera sortir ?
Laisse la voiture là, caporal.
De ce côté-là, Hermann.
Lieutenant Wagner, bienvenue.
Faites attention.
Mine. Un beau jardin du diable, comme aime le dire le Feldmarschall.
Vous pouvez parier que pas même un chat ne pourrait y passer sans toucher un
fil.
Vous trouverez ici un de vos élèves, professeur Dreyer, le capitaine de génie
malheur.
Nous sommes arrivés.
Je vous en prie.
Je vous précède, messieurs.
Je vous présente le professeur Dreyer.
Enchanté, professeur. Enchanté. Le lieutenant Von Goetz. Von Goetz, n'êtes
-vous pas par hasard parent du général Joachim Von Goetz ? Son fils. Ah, j
'aurais dû le penser.
Vous ressemblez beaucoup à votre père, que j'ai bien connu. J'étais sous ses
ordres en Norvège et en Grèce.
Oui, il me l'a dit.
Bien.
Voulez-vous vous reposer, professeur Dreyer ? Ou peut-être préfériez-vous
donner tout de suite un coup d'œil à nos installations ? Excusez-moi, colonel.
Le capitaine Malher ne nous pardonnerait jamais de ne pas vous avoir montré
immédiatement son travail.
Malher n'est pas ici ? Je suis navré.
J'aurais été heureux de le voir. Il est ici et il vous attend dans son
laboratoire.
Ne perdons pas de temps.
Je vous en prie, venez.
Accompagne le caporal au quartier.
Vous ne venez pas, Bunges ? Mais certainement, je suis impatient.
Venez avec moi.
Professeur Dreyer, j'ai le plaisir de vous présenter le capitaine de génie,
Mahler.
Il a dirigé l'exécution de tous les travaux du ZR, selon vos plans. D
'ailleurs, vous le connaissez.
Le capitaine Malherre a été un de vos élèves.
Malheureusement, je n'ai pas pu suivre les cours du professeur à Leipzig et je
n'ai pas eu la chance de le connaître personnellement.
Mais je me considère comme votre élève.
J'ai toujours suivi vos expériences que j'ai fidèlement appliquées.
Je sais que vous avez fait un travail merveilleux dans le Pas-de-Calais.
Cette installation est la première en Normandie et j'espère ne pas vous
décevoir. Je n'en doute pas, je suis certain que vous avez fait un travail
admirable, cher Malherre.
Je vous remercie, professeur. Permettez-moi de vous demander... Oui,
colonel. On a tout le temps pour les compliments.
Rappelez-vous que le professeur est ici pour le contrôle du système ZR.
Je vous en prie, professeur.
Ici. Contact.
2J.
Ouvrez les régulateurs.
Vous voyez, lieutenant Von Goetz...
Voilà la fin des Américains, s'ils sont assez fous pour débarquer ici.
Regardez, je vous en prie.
Mes compliments, malheur.
Merci, professeur. Moi-même, je dois dire que je n'ai rien fait de mieux sur
les côtes du Pas-de-Calais.
Allonge-le, c'est trop court.
Ça suffit maintenant.
Allez, dépêche-toi.
Le capitaine Murphy et ses hommes ont réalisé 16 secondes.
On l'a mis 5 secondes de moins cette fois.
Qu'est-ce que vous en dites, capitaine ? Oui, oui, sergent.
Sans adversaire, c'est toujours plus facile.
Réunis les hommes.
Vous deux, descendez.
J'ai eu quand même.
Ça suffit, sergent Doss. À quoi vous jouez ? Mais tu es un enfant, quoi.
À vos ordres.
Nous sommes dans les temps.
Absolument pas.
Vous avez employé 16 secondes pour vous frayer un chemin à travers les mines.
Les Allemands auraient eu la possibilité de vous tuer tous.
D'après les statistiques, quelle est la moyenne des morts en une seconde, à
votre avis ? Très élevée.
C'est bien ce qui me semblait. Quelles sont vos déductions ? Si vous voulez
réussir, vous devez apprendre à vous remuer comme si vous aviez cent mille
diables derrière vous.
Tous en bas ! D'accord, mais ensuite, qui nous assure que notre objectif sera
semblable à cette saloperie ? Tous les bunkers de la côte sont identiques.
Nous les avons photographiés et refotographiés.
Encore plus que s'il s'agissait de Rita Hayworth.
Comme vous dites.
Préférerais m'exercer avec Rita Hayworth, ce serait mieux.
Mais je regretterais de le faire en vitesse.
C'est une affaire qui ne regarde que vous.
Ici, vous devez apprendre à faire vite.
Vous devez être en moins de 10 secondes à la porte du bunker.
Et en moins de 12, vous devez avoir placé les explosifs.
C'est un ordre, Jack.
À vos ordres.
On recommence tout de suite.
On aurait peut-être qu'on s'adresse à un syndicat.
La pause est terminée.
Dépêchez-vous.
Allez, grouillez-vous, bande de feignants.
Allez, plus vite que ça.
Vous êtes au courant ? Cette nuit, on diffusera le message.
Dans la nuit de demain, commencera le jour J. Si Dieu le veut, après demain
matin, nous débarquerons.
Eh oui, si Dieu le veut.
Et le lieutenant Schrebel ? Les fontaines du diable ? Malheureusement,
encore aucune nouvelle.
Combien sont-ils ? Lieutenant Schrebel.
D'origine germanique. Le plus allemand de tous nos officiers.
Avec deux maquisards français.
Vous êtes sûr de lui ? J'aurais voulu que vous le voyiez à Broadway.
Il a eu d'excellentes critiques en 1941.
Il a interprété le rôle d'un officier allemand. Je préférais que ce soit
aujourd'hui qu'il ait de bonnes critiques.
Et les deux Français ? Absolument sûr.
Le professeur O'Bernay et un partisan.
Deux hommes de grande valeur.
Nous comptons totalement sur eux.
Un vrai nectar, je dois le reconnaître.
Il est vrai que les vins français sont bien les meilleurs, n'est-ce pas,
messieurs ? Sans oublier les petites parisiennes.
C'est pourtant vrai.
Messieurs, nous avons bu à la victoire.
À quoi buvons-nous ? Au succès des fontaines du diable.
Votre enthousiasme est sain, lieutenant Wagner.
Vous êtes-il déjà arrivé de voir un tank en flamme ? Non.
En général, l'équipage brûle entièrement en une sorte de bûcher.
Quelquefois, le plus chanceux arrive à sortir par la tourelle, mais il est
brûlé irrémédiablement.
L'un d'eux peut même réussir à gagner l'hôpital, mais il meurt de ses brûlures
après avoir hurlé pendant des jours.
Après tout, vous ne nous racontez rien de nouveau.
Qu'importe la façon de tuer l'ennemi, l'essentiel c'est de le tuer. Alors
fontaine du diable, prosite.
Prosite.
Je me demande pourquoi toutes les nues on nous fait sortir avec ces sales
mollosses. Vous contrôlez si les grenouilles respectent le couvre-feu ?
Je vois bien que c'est plutôt parce de leur pipi, non ? Silence ! Silence !
C'est pas le moment de faire de l'esprit.
Mais nous ferons tout de même notre devoir.
Projette ! Je pense qu'après cette longue journée, le professeur doit être
fatigué.
Si vous désirez vous retirer, professeur, je serai heureux de vous
accompagner à votre chambre.
Vous êtes très aimable, Capitaine Malher.
Si le colonel me le permet... Mais je vous en prie, à votre aile, cher
professeur.
Les absents ont toujours tort. Cela veut dire que nous aurons davantage de ce
merveilleux nectar pour nous.
Prosite, prosite.
Ne tire pas comme ça, Wolf.
Doucement. Pas doucement.
Allez, tu calmes, mon chien, tu calmes.
Doucement.
Les chiens paraissent excités.
Qu'est-ce qu'il se passe ? Ben, c'est sûrement un lapin. Je vois, toujours le
mot pour rire, hein, Fritz ? Lâche-les !
Sous-titrage ST' 501
Oui, c'est moi, Colonel Spidell.
Sentinelle. Reste devant la porte.
Ne laisse entrer personne.
Ordre du colonel.
À vos ordres, lieutenant.
Que faites-vous, professeur ? Vous ne vous déshabillez pas ? Non.
C'est-à-dire ? Voilà, j'étais en train de réfléchir.
J'espère que je ne vous ai pas froissé, professeur.
Froissé ? Et pourquoi ? Eh bien, à propos de ce que j'ai dit pendant le
repas. Vous auriez pu l'interpréter.
Je vous ai très bien compris, Malheur.
Et vous aviez raison.
Les savants comme nous ne devraient jamais se mettre à la disposition de la
folie des hommes.
Nous devons partir, professeur.
Prenez la radio.
Bien.
Que faites-vous ? Vous êtes devenu fou ? N'ayez pas peur, professeur.
Ce local est insonorisé.
Je viens l'expérimenter.
Ce n'est pas une raison suffisante pour toi, un homme de sang-froid.
Tu dois le faire.
On ne peut pas le laisser vivant. Il donnera immédiatement l'alarme.
Je regrette, Capitaine Malheur.
Mais c'est la guerre, comme disent les Français.
Excusez-moi, Malheur.
Voyez, ce n'était pas plus difficile que ça.
Vous êtes satisfait ? Faisons vite.
Va appeler mon chauffeur, nous partons immédiatement.
Ouvre la porte.
Qu'est-ce que tu attends ? Tu n'as pas compris ce que je viens de te dire ? Je
ne peux pas, mon lieutenant.
Il me faut l'ordre du chef de poste.
Idiot aussi.
Il s'agit d'une chose très importante. Allons, ouvre la porte.
Impossible, mon lieutenant.
Seul le chef de poste peut la faire ouvrir.
J'ai des ordres précis.
Et où se trouve ce chef de poste ? Va l'appeler.
J'ai l'ordre de ne pas bouger d'ici, mon lieutenant.
Nous devons partir.
Ils ont téléphoné du poste de commandement de la 7e armée. Le général
Pemsel demande la présence du professeur.
Je ne peux pas vous laisser partir maintenant sans un ordre du colonel.
Je ne pense pas que le colonel soit en condition de donner des ordres.
Je comprends. Il a fêté votre visite.
Oui.
Venez, messieurs.
Je vous accompagne à votre voiture.
Allons.
Ils peuvent partir.
Et vos bagages ? Non, c'est inutile de les prendre avec nous.
Nous reviendrons certainement ici.
Et alors, comment se fait-il que le professeur emporte avec lui un tire
-botte ? Oh, pardon.
C'est curieux.
Où ai-je pu le prendre ?
Ça peut être à cette heure-ci.
Que se passe-t-il ? Vous paraissez bien anxieux, Siddler.
Alerte au sentinelle.
Attendez l'offre pour durer.
Fouillez tous les buissons !
Qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi n'es-tu pas parti
avec les autres ? Ils sont partis de ce côté-là.
Allez, va les rejoindre, immédiatement.
Commentez !
Qu'est-ce que vous faites là ? D'où sortez-vous ? Qu'importe, suivez-moi et
tâchez de ne pas faire de bruit.
Comment veux-tu le trouver dans le noir ? Ça va barder si on le trouve pas.
Si on le trouve pas, le fait Vébel nous met tous en cabane. Il y a qu'à le
chercher lui-même.
Tu le connais, il est fou.
Taisez-vous, dans cette direction.
Celui-là est mort.
Et celui-ci ? Il respire encore.
Alors, amenons-le.
Non, il est blessé gravement.
Le voyage pourrait le tuer.
Ce serait peut-être bien mieux pour lui qu'il meure, Herr Hauptmann.
C'est un espion.
Ce qui est mieux ou ce qui ne l'est pas, ça ne vous regarde pas.
Le commandant du Seher, c'est moi, et c'est moi qui décide.
Il y a Voler en Hauptmann, mais la responsabilité, c'est vous qui la
prenez. Ce n'est pas une nouveauté. Je le savais déjà.
Faites très attention.
Emmenez-le dans ma chambre.
Suivez-moi.
On a eu de la chance. Il n'avait pas les chiens.
Oui, heureusement.
Mais vous ne m'avez toujours pas répondu.
Que faites-vous ici ? C'est très dangereux.
Je répare les négligences de Jean et de Louis.
Comme vos soyeurs, ils sont pas très doués.
Mais c'est une radio que vous avez là ? Oui.
Alors, qu'attendez-vous ?
Ici Bancroft, j'écoute.
Merci.
Merveilleux.
Allô, Jim ? Passe-moi le général Taylor, vite ! Merci.
Vous êtes sûr de cet endroit ?
Oui.
Soyez tranquilles, je vous cacherai dans l'écurie.
Très bonne idée.
Qui a-t-il d'autre ? Seulement mon père.
Et il a les mêmes idées que vous ? Non, il est trop vieux.
Et les vieux ont leurs habitudes.
Arrivés à la fin de leur vie, ils ne veulent plus d'histoire.
Dans le fond, ils ont raison, non ? Oh ! Enfin, c'est mon père, après tout.
Denise ! Denise !
C'est toi ? Oui.
Rentre de suite à la maison.
On a tiré là-bas vers la mer.
J'arrive tout de suite. Je donne d'abord à manger aux bêtes.
Fais vite.
Que diable est-il encore arrivé ? Sûrement quelques têtes de mule.
Les ennuis avec l'isolement, c'est encore nous qui les aurons.
Cachez-vous sous la paille et essayez de dormir.
Ça ne me paraît pas très sûr comme cachette.
En vérité, vous vous trompez.
Nous sommes en excellent rapport avec les Allemands. Ils ne viendront pas ici,
je vous l'assure.
Entretiens l'amitié avec ton ennemi.
Je crois que c'est Terence ou Plot qui l'a dit. En fait, ça n'a pas d
'importance.
Qu'en dites-vous ? L'important, c'est que vous l'ayez fait.
Bien sûr, bonsoir.
Bien entendu, si mon père venait, il ne vous montrait pas, n'est-ce pas ? Il
pourrait me dénoncer.
Bon.
Ne vous en faites pas, j'ai voulu plaisanter.
Tout au moins pour le moment.
De toute façon, j'ai vécu plus que je ne l'espérais.
Le service d'information a réussi et l'objectif a été identifié.
Venez, je vais vous montrer.
Là est le silleur, pareil aux autres.
Comme vous le voyez, nous l'avons encore fait photographier ce matin.
Vous serez parachutés cette nuit, assez loin, à cet endroit, à peu près à une
heure de marche. Nous savons que la zone est complètement déserte.
Il y a seulement une vieille ferme isolée.
Ce sont d'autres plans à distribuer à vos hommes.
Vous avez 19 heures pour vous préparer.
Après l'entraînement que vous avez eu, je peux vous faire confiance.
Si j'avais d'autres informations, je vous les communiquerais.
Bonne chance.
Merci, David.
Nous en aurons sûrement besoin.
Dites-moi, capitaine, vous ne me paraissez pas très enthousiaste à l'idée
de cette mission.
Devrais-je l'être ? Vous me le demandez ? Vous serez le premier américain à
mettre le pied sur le sol français.
Voilà déjà plus d'un mois que vous essayez de m'enthousiasmer avec votre
idée, mais je m'en fiche.
Oui, je sais, la croisade contre le nazisme, la liberté de l'Europe et du
monde, l'honneur de tracer la route aux camarades et de sauver leur vie.
Mais justement, pour quelle raison vous adressez-vous à moi ? Vous me surprenez.
C'est une curieuse façon de penser, vous ne trouvez pas, lorsqu'on va affronter
une opération de ce genre.
Horace écrivit, il est doux de mourir pour la patrie, mais plus tard, il jeta
son bouclier et s'enfuit.
Mais moi, je ne jetterai pas mon bouclier, si vous voulez le savoir.
Et personne ne m'empêchera de penser ce que je veux.
D'après moi, nous sommes tous destinés à une mort héroïque, mais inutile.
L'armée américaine n'a pas l'habitude de faire sacrifier ses hommes inutilement,
capitaine.
Vous avez été entraîné pour réussir cette opération. Elle a été préparée
avec le maximum de précision.
Et comme toujours, elle se réalisera d'une façon différente.
Vous savez comment on l'appelle en code ? Opération Gambi.
Et que veut dire Gambi ? C'est un coup d'échec par lequel on sacrifie un pion
pour donner l'avantage à un autre.
Voilà ce que c'est, Gambi.
Et pour qui tu prépares ça, hein ? Pour le sergent Wagner.
Tu sais, celui que tu aimes bien.
Oui, mais faut pas exagérer.
Tu sais comment ils sont, les soldats.
Tu leur donnes à manger une fois, et puis ils te vident la ferme, ceux-là.
Oh, mon Dieu.
Nous
transmettons
maintenant...
Voilà,
j'ai éteint.
Tu es content ?
Où vas-tu ? Où ce n'est ? Je te l'ai déjà dit, non ? Portez ça au sergent
Wagner.
Aucun doute ? Passez-moi immédiatement le commandement.
Qui parle ? Ah, c'est vous, Behring.
Comment dites-vous ? Il vient de transmettre le premier des deux vers de
Verlaine.
À l'instant, mon général.
Selon votre bureau de renseignement, c'est un préavis de 24 heures avant la
transmission du deuxième verre et le deuxième verre devra signifier... L
'invasion, selon les informations du général Canaris.
Eh bien, faites transmettre dans le plus bref délai ce message à la commande en
tour. Peut-être serait-il nécessaire d'inverser le groupe de l'armée B.
Faites votre travail, Major Bering.
Laissez-moi prendre les décisions.
Pour votre gouverne, je vous précise que les informations de l'amiral Canaris ne
sont pas toujours exactes.
Donc ce sera le débarquement...
Dans moins de 24 heures.
Les premiers mouvements des parachutistes auront lieu cette nuit.
Avez-vous une idée où descendront vos compagnons ? Non.
Dans deux heures, j'ai une communication radio.
Ah, très bien. Alors nous irons les attendre.
Attendre ? Non, non, non. Vous, vous resterez à la maison.
Excusez, monsieur l'officier, je ne croyais pas, je ne savais pas.
Denise ne m'avait rien dit, vous savez.
Qu'y a-t-il d'étrange ? Vous avez quelque chose contre ? Oh, rien, je vous
en prie, monsieur l'officier, c'est un honneur pour moi.
Et alors, que faites-vous là ? Allez-vous-en. De suite, oui, de suite,
oui.
Arrêtez-vous de jouer, je vous en supplie.
Je sais ce que c'est que de jouer, c'est ma véritable profession.
Tout dépend des sentiments qu'on émet.
Je te confesse qu'en ce moment, je ne joue plus.
Préparez-vous, nous sommes arrivés en zone de lancement.
Allons-y.
Ordre pas de foot, arrêtez tout, suspendez le lancement, fermez la porte.
Compris.
Qu'est-ce qu'ils attendent pour sauter, ces bâtards ? Pourquoi virent-ils ? Je
comprends pas, l'avion est reparti, Capitaine.
Sans avoir lâché les hommes, mais qu'est-ce qu'ils attendent, bon Dieu ?
Ils ont sûrement un coup dur.
Ouais, j'en ai bien peur.
Tu comprends quelque chose, toi ? Peut-être pourrais-je vous l'expliquer.
Non, ne tirez pas, Capitaine Murphy !
Si vous réussissez à calmer votre singe, nous pourrions peut-être nous expliquer,
capitaine.
Je suis officier américain.
Il y a quelques secondes, on a donné l'ordre, patch foot.
Et cet ordre, c'est le dernier que vous recevrez.
Grâce à celui qui a si bien joué du couteau.
Je vois.
L'ordre de renvoyer le jour J est arrivé avec un peu de retard, et cela est
suffisant pour nous mettre dans un sacré pétrin.
Nous sommes vraiment dans la merde, sergent Doss.
On vendra chèrement sa peau et le reste.
J'ai l'intention de faire quelques cartons avant de crever. Vous pouvez me
faire confiance, capitaine.
Bravo. Mais laissez-en aussi quelques-uns pour ceux qui débarqueront.
Enfin, s'ils débarquent.
Et en attendant, qu'est-ce qu'on fait ? Vous devrez vous fier à moi.
Parfait. Et toi, qu'est-ce que tu en penses, Doss ? Tous par ici.
On peut lui faire confiance ?
Qui a gagné le dernier championnat ? Les géants.
Qui était au service ? Et d'où es-tu ?
Tu t'arrêtes devant un poste d'incendie, ça te coûte combien
? Qui
était l'entraîneur d'Evolve ?
Je crois qu'on peut lui faire confiance, capitaine. Très bien.
Alors suivez-moi.
Nous devons partir immédiatement.
Nous cacherons nos parachutes dans le bois.
Et attention à ne pas laisser de traces.
Allez en avant et sans bruit.
Alors, peut-on connaître la raison de ce changement ? Rien de définitif, Ted.
Un simple renvoi.
Et pourquoi ? Quel impératif ? Les conditions météorologiques ont empiré. C
'est la faute de personne.
As-tu réussi à stopper le lancement ? Non, penses-tu ? Et seulement pour
quelques secondes.
Murphy et quelques hommes avec lui avaient déjà sauté. C'est une perte
douloureuse, mais nous sommes obligés de recommencer.
Je regrette, mais l'opération Gamby a déjà échoué avant de commencer.
Désormais, les Allemands vont se méfier.
lancer le restant du groupe serait un sacrifice inutile.
Tu as raison, Ted.
Il ne nous reste maintenant qu'un seul espoir, la protection de la marine.
Voilà.
Ici, vous serez en sûreté.
Je n'en suis pas si sûr, petite.
Allez, préparez vos berceaux.
De toute façon, nous n'avons rien de mieux.
Mais c'est assez sûr. Mais je crois que nous n'avons pas laissé de traces.
Je l'espère bien.
Mais nous avons fait sûrement quelques erreurs. Je suis prêt à le parier.
Lesquels ? Je ne sais pas, mais c'est toujours comme ça.
Mais enfin, capitaine, qu'est-ce qui ne vous plaît pas ici ? Ben, l'idée que je
pourrais mourir dans une étable à vaches ne me réjouit pas beaucoup.
Vous verrez, tout ira bien.
Denise est une fille à qui on peut faire confiance.
Non, Blonsky, demain matin, quand tu te réveilleras, ne t'imagine pas être
rentré à la maison.
Et ne te précipite pas sur les vaches pour les traires.
Elles ne te comprendraient pas, ce sont des vaches françaises.
Sergent. Quand j'étais à la ferme, je conduisais le tracteur. C'est pas moi
qui m'occupais des vaches, vous savez.
T'es tout de même un paysan.
Vous devez l'excuser, sergent Doss. Il ne pensait pas qu'un jour, il serait
obligé d'aller à la guerre, lui aussi.
Il n'est pas spécialisé comme vous dans l'attaque des banques.
Attention, Foster.
Un jour ou l'autre, je ferai avaler tes dents.
Je n'ai jamais attaqué une banque, moi.
Je sais, je sais, sergent.
Vous vouliez seulement les poules.
Peut-être qu'un jour vous auriez réussi à voler les caramels des enfants.
Fermez vos gueules, les gars.
Et oubliez que vous avez une langue.
Je ne veux plus entendre un souffle.
Et respirez avec les oreilles.
Sam, ça te rappelle rien cette chambre à coucher ? Je
voudrais que Kazanov soit ici.
Qui est Kazanov ? Un metteur en scène de Broadway.
Il disait que j'étais absolument incapable de m'identifier au personnage.
Tu me voyais ? Laissez tomber Kazanov et pensez plutôt que cette maudite radio
est irrémédiablement fichue.
Tant mieux.
Tant mieux.
Certainement. Nous ne pourrions jamais transmettre. Ils nous repéraient presque
immédiatement.
Ils ont un excellent service d'interception, les Allemands. Et pour
le contact ? Et comment font-nous pour savoir la nouvelle date du jour J ?
Denise y pensera.
C'est une fille intelligente.
Les vaches étaient très nerveuses ce matin.
Quelque chose doit les avoir troublés.
Tu as une idée de ce que ça pourrait être ? Hein ?
Non.
La crème est fouettée.
Le blé est encore vert.
Un tramway ne met pas de science. Éteins immédiatement cette radio.
Tu as compris, Denise ? Tu veux vraiment ma perte. Mais tu sais bien que les
Allemands ne plaisantent pas.
Denise, laisse-moi faire.
Laisse-moi faire, Denise.
Non, laisse-moi faire. Je vais la casser.
Comme ça, au moins, je serai tranquille.
Denise !
C'est le débarquement, sergent.
Et probablement de tout le groupe d'armée B.
Je pense que nous sommes les deux seuls à y croire.
Passez-moi le chef d'état-major.
Il n'y a rien, mon étudiant. Vous avez bien regardé ? Descendez.
Et vous, vous avez vu quelqu'un ? Non.
C'est une épurie, ici. Tais-toi, Denise.
C'est ma fille.
Et alors ? Est-ce qu'on peut savoir ce que vous cherchez ? On a du temps. On a
trouvé un parachute dans le bois.
Taisez-vous, sergent. On ne parle pas en présence de personnes suspectes.
Vous me connaissez, sergent. J'ai toujours respecté vos ordres.
Vous avez fouillé partout ?
Partout. Et on n'a rien trouvé.
Allons voir.
Est-ce que les chiens ont flairé quelque chose ? Encore mieux qu'ils ne soient
pas asphyxiés par le fumier.
Silence ! On ne te demande pas de faire de l'esprit.
En route, on perd du temps.
Ils sont partis.
Grâce à Dieu.
Qu'est-ce qu'ils peuvent bien chercher ? Mais qu'est-ce qu'on a à faire avec les
parachutistes ?
Tu veux que je te le dise, Denise ? Un jour, c'est mon cœur qui lâchera.
Calme-toi, papa. C'est bientôt fini. Des histoires ! Tu ne dois pas courir aux
bêtises que tu écoutes à la radio.
Heureusement que je l'ai cassé.
Sainte Vierge ! Monsieur le lieutenant !
Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Vous êtes tombé dans le fumier ? Quel
désastre ! Attendez que je vous nettoie.
Vous savez, ce n'est pas de ma faute.
Je vous assure.
Je te l'avais dit qu'on serait dans la merde, hein, Sergent Doss ? Tu ne
voulais pas me croire, mais de la merde de cette qualité, tu t'en souviendras.
Allez, grouillez-vous, changez de tenue, les gars.
J'ai comme une idée que c'est toi qui n'as pas caché ton parachute, Plancky.
Je le parierais, même.
Sergent, c'est pas de ma faute, c'est le vent.
Pour le fumier.
Laissez-le tranquille, sergent.
Ce n'est pas de sa faute et ça ne sert à rien de le frapper.
Il a raison, c'est la faute du vent.
Je te l'avais promis qu'un jour ou l'autre, je te ferais manger toutes tes
dents, Foster.
Arrêtez-vous tout de suite.
C'est un ordre, Doss.
Mais vous êtes fou.
Les Allemands sont près d'ici.
Vous avez entendu ? Immédiatement dans les tables.
Maintenant, faites la paix. Et quand vous serez à l'intérieur, vous pourrez
vous embrasser.
Mais... Où allez-vous ?
Mais celle-là aussi, ça lui fera de l'engrais pour ses épinards.
Vite, dépêchez-vous d'entrer.
Quand je rentrerai chez moi, qu'est-ce que je vais lui passer à mon vieux ? A l
'entendre, c'était de la rigolade, la guerre. Et c'est que le début.
La prochaine fois, c'est la fausse à Purin.
Là, au moins, tu sentiras pas dépaysé, hein ? Rassemble les hommes. Bien,
capitaine.
Foster, à cette fenêtre.
Sam, à l'autre.
Je regrette, capitaine, mais c'était le seul endroit où les chiens ne pouvaient
pas vous trouver.
Ce n'est pas grave, Denise.
Ils ne nous ont pas eu ça, c'est l'essentiel.
Mais enfin, Denise ! Tu peux me dire qui sont tous ces soldats ? Les archanges
libérateurs, grand-père.
On n'est pas présentable, mais c'est de votre faute.
Qu'est-ce que vous leur donnez à manger à vos vaches ? De l'huile de froid de
morue ! Je n'étais sûr que ça finirait comme ça.
Tu n'es pas gentil avec ton père, Denise.
Je n'aime pas les histoires, moi.
Il faut que vous partiez tout de suite.
Soyez tranquille. Dès qu'il fera nuit, nous partirons d'ici.
Je vous ai dit de partir de suite.
Voyons, Denise, laisse-moi faire.
Un homme a le droit de penser à lui et à sa famille.
Faites la guerre, si vous voulez. Moi, ça ne m'intéresse pas.
C'est le premier Français que je vois, mais j'ai comme l'impression qu'il n'est
pas très content d'être libéré.
Je n'ai pas demandé la guerre, moi.
Vous devez l'excuser, mes amis, mon père est seulement un peu... Un peu lâche,
hein ? C'est ça que tu veux dire, ma belle, pas vrai ? Tais-toi, sergent.
Si elle n'avait pas été là, tu ne serais pas vivant.
Je suis peut-être un lâche, mais ça me regarde.
Vous devez quitter immédiatement ma maison. Vous n'avez pas le droit de
rester ici, pas le droit de mettre nos vies en danger.
Nous partirons dès qu'il fera nuit, je vous l'assure.
Puisque c'est ça, vous allez voir. Tu me demandes où je vais maintenant, hein ?
Je vais aller à la commande d'un tour.
On doit penser à nous, Denise.
Eux, ça en fait prisonnier, mais nous, on sera fusillés.
Quel problème ? Je connais la solution.
Laissez-moi faire, capitaine.
Arrête-toi, espèce de brute.
Laisse-moi faire tranquille.
Assassins ! Tu deviens fou, sergent.
Ici, nous pouvons le tenir prisonnier.
Après, vous voulez le porter sur vos épaules ? Range immédiatement ton
poignard d'os, ça suffit.
Nous sommes dans la merde, capitaine.
C'est vous qui l'avez dit.
Et alors, avec ça, qu'est-ce que tu veux dire ? Quand les grades sont couverts de
merde. Ils ne veulent plus rien dire.
Les miens comme les vôtres.
Peut-être que ce que tu dis est vrai.
Mais moi, je n'ai pas besoin de grade pour commander.
Essaye encore une fois de faire le malin.
Tu verras ce que je te réserverai.
Pour le vieux, c'est moi qui décide.
Je regrette de vous décevoir, Capitaine. Mais le vieux a décidé tout seul. Il
vient de partir avec sa bicyclette.
Il faut le rattraper, coup de coco ! Arrête-toi si tu ne
veux pas qu'on ait les Allemands sur le dos dans cinq minutes.
Je connais un raccourci pour arriver avant lui. Suivez-moi.
Restez ici, personne ne bouge.
Fermez la porte ! Tu vas voir.
C'est pas encore fini pour toi.
La route est là-bas.
Ça y est, on est arrivé avant lui.
Allez, allez, couchez-vous.
Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Arrêtez ! Arrêtez ! Au secours
! Au secours ! Aidez-moi ! Vite, sergent, c'est important !
Sergent ! Sergent ! J'y suis pour rien ! Les Américains sont chez moi ! Écoutez
-moi ! J'y suis pour rien ! Regardez ! Regardez ! C'est lui, l'Américain fou !
Arrêtez-la ! Protégez-moi ! Lâchez-moi !
Papa ! Papa ! Papa !
Je ne croyais pas que ça finirait comme ça.
Je te le jure.
Il faut débarrasser la route.
On n'a pas le temps.
D'un moment à l'autre, quelqu'un peut arriver.
Et puis, ça serait inutile.
Allons vite. Allons-y.
Venez, Denise.
Nous devons quitter la ferme au plus tôt.
Heureusement, la nuit ne va pas tarder à tomber.
Par chance, les Allemands ne savent pas combien nous sommes et quelles sont nos
intentions. Belle consolation.
Toujours optimiste, hein, lieutenant ?
Denise.
Allons-nous-en.
Nous ne pouvons pas rester ici.
Je regrette pour tout ce qui s'est passé.
Courage.
Partons.
Vous avez reçu l'ordre de m'arrêter.
Pas vrai, Capitaine ? Votre inutile bataille est terminée.
N'est-ce pas, Malher ? On va venir vous chercher dans quelques minutes.
Si vous voulez bien, vous pouvez faire encore quelque chose pour moi.
Passez-moi ma veste.
Vous voulez vos pilules, hein ? Je les ai prises, et vous ne les aurez pas.
Donnez-les-moi.
Vous êtes un prix Nobel, professeur Bernays.
Vous n'avez pas le droit de mourir d'une façon si stupide. Ce serait un délit
contre l'humanité.
C'est de la rhétorique, mon cher Mahler.
Vous ne raisonnez pas comme un officier allemand.
Je porte l'uniforme d'officier allemand.
Mais je suis encore fier de faire partie de l'humanité.
Je vous donnerai vos pilules.
Mais quand je serai convaincu qu'il n'y a plus d'issue.
Et pas avant.
Arrêtons-nous ici.
Vous pouvez vous reposer.
C'est pas la Normandie, c'est
Venise.
Entre le fumier et la flotte, tu me reparleras des troupes d'élite.
Faut pas se faire repérer par les chiens, gros malin.
Ça se voit que t'as fait des études, Foster.
Rien.
Vraiment rien.
Vous êtes sûre de ce que vous avez dit, Denise ? Oui, ils ont transmis le
deuxième vers de Verlaine. Bless mon cœur d'une langueur monotone.
Qu'est-ce que ça signifie ? C'est la phrase annonçant que le débarquement
aura lieu demain à l'aube.
Oui, j'aimerais en être sûr, moi aussi.
Mais je vous dis que c'est vrai.
Comment se fait-il qu'il est déjà minuit et qu'on n'entend pas les avions ?
Inutile de se faire des illusions.
Il ne viendra plus personne.
Ce serait absurde.
Ils pensent que nous sommes prisonniers.
Et que les Allemands de cette zone sont en alerte.
Vous avez certainement raison, lieutenant.
Pour moi, il n'y a plus d'opération Gamby.
Absolument pas.
Cela veut dire que nous devons continuer seuls. Mais c'est de la folie.
Peut-être.
Mais nous devons faire quelque chose.
J'ai vu comment elle fonctionnait.
C'est une maudite fontaine du diable.
Et je vous assure que ceux qui débarqueront sur la côte courront un
risque terrible.
Un peu de feu au derrière ne leur ferait pas de mal à cette bande de tirs au
flanc. Et puis dites-moi, comment ferons-nous pour traverser les champs de
mines et les barbelés ? Et les portes, on les forcera comment ? Si nous n
'avons pas d'explosifs ? Vous y avez pensé ?
Et si je pouvais vous les procurer, les explosifs ? Toi ? Non, ceux des
Allemands. Je sais où ils sont entreposés.
Il suffit de les prendre.
Qu'en pensez-vous ? Prenons-les.
Vous croyez au Père Noël ? Et le pire, c'est que j'y crois moi aussi.
Alors tout le monde debout, rassemblement.
On change de programme.
Vous avez décidé, Capitaine.
Je ne sais pas encore.
Comme toujours, les plans préparés ne se réalisent jamais.
Donc, à partir de maintenant, nous allons improviser.
Prenez vos armes et suivez-moi.
Denise m'a donné toutes les précisions.
On est prêt, Capitaine.
Il faut nous séparer.
Mais tu ne peux pas nous suivre.
Tu as beaucoup mieux à faire.
Denise, tes camarades t'attendent.
Et ton travail est très important, tu le sais.
On se reverra, je te le promets.
Nous allons de quel côté, lieutenant ?
Par là, à
Ousney.
Le dépôt est en face.
Qui va là ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Vous ne reconnaissez pas un officier ?
Bien beau, le robert lieutenant, mais il me faut le mot de passe.
Naturellement, sentinelle.
Croyez-vous que je ne le connaisse pas ? Le mot de passe, lieutenant.
C'est les Américains !
2, 340.
9, 381, ça recule.
C'est suffisant pour exterminer la base.
La base a une longueur de 180 mètres et une largeur de 21 mètres. D'après les
renseignements que nous avons, la coupole de ce maudit fortin a seulement
3 mètres de diamètre.
Tant chercher une aiguille dans une botte de foin.
Foster ! Oui ? Je ne vois rien.
Viens.
Je me demande pour quelle raison ils n'ont pas envoyé un commando d'hommes
grenouilles pour couper les tuyaux sous la flotte.
Bonne idée, caporal.
Le mazout surnage et il s'enflamme facilement. Ça aurait simplifié le
travail des Allemands.
Ryan est un petit malin.
Et comment ferons-nous pour ouvrir les portes ? Une caisse pleine de mines
devrait suffire.
Du moins, je l'espère.
J'y ajouterai les explosifs.
Qu'en dites-vous ? Oui, espérons-le.
De toute façon, il n'y a pas le choix.
J'ai pas une très grande confiance dans ces boîtes de conserve.
On a terminé, capitaine.
Mieux que ça, c'est pas possible.
Bien, les gars.
Allez, en route ! Avance un petit peu.
Attends, je me retourne.
Bien, une chose qui se présente comme prévue.
Au moins, on ne sera pas entraînés pour rien, cette fois.
L'ambulance vient d'arriver à l'instant.
Oui, Capitaine.
De suite.
Sentinelle ! Le prisonnier est prêt pour le transport ? On attendait vos ordres,
mon adjudant.
Très bien.
Allons-y.
Nous avons de la chance.
Nous pourrons nous passer des boîtes de conserve.
Pourquoi ? Comme ils ouvrent la porte pour entrer, ils devront l'ouvrir pour
sortir. Et alors nous en profitons.
Faudra qu'on se dépêche.
Que se passe-t-il, Major Bering ? On me dit que les partisans ont attaqué ou ce
n'est.
Je ne pense pas que nous ayons affaire à des partisans, mon général.
On a trouvé le cadavre d'un attaquant et il portait l'uniforme de l'armée
américaine. Ça a certainement un rapport avec l'autre américain qu'on a trouvé
mort sur la route. Pour moi, je crois qu'il s'agit d'une opération de
parachutisme. C'est peut-être vrai.
Le Z-Hair.
En admettant qu'il l'ait identifié, il faut interroger l'espion.
Procédez immédiatement.
De mon côté, je vais vous envoyer des renforts.
C'est marrant, je suis pas tranquille. T'as entendu quelque chose ? Si rien, je
suis saoul.
Qui va là ? Un instant.
J'ai un ordre de mission pour le capitaine Mahler.
À vos ordres, mon lieutenant.
Une sentinelle va vous accompagner.
Qu'est-ce que vous attendez ? Oui, oui, mon capitaine, il est seul.
D'accord, je le fais accompagner.
Arrête ! Arrête ! Arrête !
Arrête !
Je pensais qu'il y en avait une !
Ouais, vas-y !
C
'est grave, Ryan ? Non, c'est sans importance.
Donne-moi une bombe.
L'or.
Récupérez toutes les grenades.
Comment te sens-tu, Ryan ? Capitaine,
je crois que nous avons réussi.
Oui, je crois que c'est vrai.
J'avoue que je suis émerveillé à l'idée d'être encore vivant.
J'ai parlé de trop.
Dès que la porte aura sauté, je vous rencontrerai.
Sous-titrage FR ?
Non, arrêtez-vous. Ne tirez pas.
Vous arrivez trop tard, sergent.
Vous devez continuer votre route. Ici, la guerre est finie.
Merci.
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