All language subtitles for 1959 Left Right And Centre

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Original subtitles

Westminster. La Chambre des Communes.

On dit que chaque nation a le gouvernement qu'elle mérite.

Ce n'est pas une pensée réconfortante. Sous ce toit noble, mes amis,

siègent 600 députés, composés pour la plupart de Conservateurs et de Socialistes.

Je pourrais résumer l'énorme différence entre les deux en disant que,

tandis que la philosophie conservatrice est l'exploitation de l'homme par l'homme,

avec les Socialistes, c'est exactement l'inverse.

Derrière ces 600 dévoués, se trouvent les électeurs qui les ont mis là.

Et lourde est en effet la responsabilité qu'ils portent.

Jetons un coup d'œil à eux pour changer.

Dans la circonscription typique d'Earndale,

ils ont une élection partielle le mois prochain,

et je peux vous assurer,

que vous trouverez les électeurs d'Earndale,

aussi intelligents que n'importe lesquels dans le pays.

Habitués comme ils sont à exercer leur jugement aigu,

sur des questions d'importance nationale.

Alerte comme ils sont face aux problèmes sociaux de l'époque.

Impartiaux et pleins de l'esprit du fair-play britannique.

Tu appelles ça un arbitre ? Dégage !

Citoyens matures, sérieux, intelligents comme on s'y attend.

Ne sont-ils pas les héritiers de 3000 ans de civilisation et de culture ?

Oh oui.

Les yeux du pays sont sur Earndale, c'est sûr.

Et Earndale, j'en suis sûr, n'a qu'une pensée en tête.

TOMMY STEELE rend hommage aux écolières d’EARNDALE.

Mesdames et messieurs,

ce soir, nous vous présentons l'édition hebdomadaire de notre jeu télévisé

"Qu'est-ce que c'était que ça ?"

Bonsoir. Nous revoici avec une toute nouvelle série d'effets sonores

pour défier notre panel, composé comme d'habitude de vos bons amis,

Gilbert Harding...

Comment allez-vous ?

Josephine Douglas...

Bonjour.

Carol Carr...

Bonsoir.

Et Robert Wilcot.

Bonsoir mesdames et messieurs.

Eh bien, je suis désolé de vous annoncer que Bob Wilcot

fait sa dernière apparition avec le panel jusqu'à nouvel ordre,

pour une raison très intéressante

c'est qu'il vient d'être choisi comme candidat conservateur pour Earndale.

Bob, tu vas beaucoup nous manquer.

Oui, en effet.

On le réclame toujours.

Merci Eamonn, merci Gilbert. Merci.

Tu es avec nous depuis longtemps maintenant, Bob.

Plus d'un an, Eamonn.

Tu te souviens de ta première apparition à la télé ?

Oh, certainement.

Avant de commencer, nous avons une petite surprise pour toi.

Accroche-toi, Bob.

Tu venais de rentrer de l'expédition de recherche

des universités en Antarctique, tu te souviens ?

Mais il ne porte plus la barbe.

Vous êtes le naturaliste du groupe, je crois, M. Wilcot.

Euh, oui. C'est exact.

Alors, comment c'était là-bas ?

Euh. Comment c'était ? Froid.

Quel était votre travail ?

Euh. Eh bien, je me suis concentré sur diverses formes de vie antarctique, vous savez,

euh, de la vie antarctique.

En fait... Je... Diverses formes de vie en Antarctique.

Y compris les pingouins ?

Oh oui, oui. Les pingouins sont ma tasse de thé.

Oh, purement scientifiquement parlant, bien sûr.

Si on peut avoir une tasse de thé scientifique,

je ne suppose pas qu'on le peut, vraiment.

Mais si on pouvait, alors je le prendrai.

Quelle était la question déjà ? Quoi ?

Eh bien, tu as fait du chemin depuis ce jour, Bob.

Je n'étais qu'un débutant à l'époque, Eamonn. Vous connaissez tous la suite.

La semaine suivante, il est apparu dans Tonight,

la semaine d'après, il a rejoint le panel de Qu'est-ce que c'était que ça ?

Et maintenant, il se lance en politique.

Je pense que si l'on estime, en m'invitant,

que j'ai quelque chose à offrir, alors je devrais offrir ce quelque chose,

quel que soit ce quelque chose.

Oui... Eh bien, je suis sûr que vous appréciez tous la sincérité de Bob.

Maintenant, il faut vraiment commencer.

Vous connaissez tous les règles. Tous contre tous. Le plus haut score gagne.

Qu'est-ce que c'était que ça ?

Oh, des balivernes invraisemblables : Derby de lévriers. Sommet international.

Euh. Des fox-terriers peut-être ?

Des renards mâles.

Eh bien, Bob. Qu'est-ce que c'était ?

Oui. Eh bien, c'était la branta leucopsis ou bernache nonnette.

Elle niche au Groenland et au Spitzberg,

et visite les Hébrides intérieures et extérieures en hiver.

Absolument correct. ...

Ah ha. Eh bien mon garçon, tu t'es vraiment bien défendu ce soir,

La chance était de mon côté, Gilbert.

-Voilà pour toi. -Non merci.

-Quand pars-tu pour Earndale ? -Demain matin.

-Un duel contre les Travaillistes, n'est-ce pas ? -C'est ça.

Ah. Et qui est ton adversaire ?

-Une Mlle Stoker. -Mlle Stoker.

-Elle est déjà passée à la télé ? -Pas que je sache.

Eh bien, ça la dessert, tu ne trouves pas ? Tu vas gagner facilement.

Je dis toujours que le parti qui gagnera les prochaines élections,

est celui qui accroche son drapeau au mât de la télévision.

Comment est-elle, cette Mlle Stoker ?

Oh, une de ces bas-bleus autoritaires, à ce que j'ai compris.

-Merci. -Une à une, les filles. S'il vous plaît.

Voilà pour vous.

-Du bon haddock frais. De la meilleure qualité. -Combien ?

-Quinze shillings. -Fais-moi ça à douze.

-Fais-moi plaisir. -Je t'en donne treize.

Écoute, le prix est de 15 shillings, les gars, pas un penny de moins.

-Je t'en donne quatorze pour cinq. -Vendu. Cinq pour toi.

Papa ! Stella !

Papa ! Bonjour, ma fille.

Tu pars ? C'est ça, Jim.

Je viens juste dire au revoir à Papa.

Stella s'en va maintenant, Alf.

-Jim. Prends la relève une minute, d'accord ? -D'accord.

Essaie de te débarrasser de ces morues jaunes. Baisse d'une livre..

-Alors tu pars pour Earndale ? -Bill m'emmène à la gare.

J'aimerais pouvoir venir avec toi, Stella,

mais je vais être débordé pendant une semaine ou deux.

-Je me débrouillerai. -Oui, je parie que oui.

Même si je n'ai jamais pensé que ma fille se présenterait au Parlement !

On a toujours été une famille tellement respectable.

Eh bien. Au revoir, ma chérie Stella.

Et que tu gagnes ou que tu perdes, je suis fier de toi.

Un discours ! Un discours !

Je n'ai pas le temps.

Eh bien. Je ne peux pas vous promettre que je vais gagner,

parce que, après tout, c'est ma première tentative. Mais je vous promets une chose

et c'est que je vais me battre avec acharnement.

Tu vas gagner, Stella !

On se revoit à la Chambre des Communes.

Et n'oublie pas de baisser le prix de la bière !

Au revoir.

-Oh Bill, on ne va jamais pouvoir partir. -Ça va aller.

Tu as dit que ton train était à quelle heure ?

-À la demie. -Nous arriverons à temps.

D'accord ? Mm-hmm.

Le Telegraph et le Mail, s'il vous plaît.

Bobby !

Chéri !

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Tu ne penses tout de même pas que je te laisserais partir sans te dire au revoir ?

Prenez-vous le petit-déjeuner dans le wagon-restaurant, monsieur ?

-Oui, c'est ça. -Je vais vous trouver une place.

D'accord.

Chéri, je suis follement heureuse que tu aies été choisi comme député.

Je ne suis pas encore député, Annabel, chérie,

juste un candidat.

Mais tu vas forcément être élu, Bobby. Tu es tellement attirant.

Surtout pour moi.

Maintenant, Annabel, il ne faut pas recommencer tout ça.

Ce n'est pas le vrai moi qui te plaît comme ça,

tu es juste hypnotisée par la personnalité publique.

Oh, M. Wilcot, pourrions-nous avoir une photo, monsieur ?

Oh, vous pensez que ça intéresse quelqu'un ?

Si vous voulez juste vous rapprochez.

Mlle Brentwood vous accompagne-t-elle à Earndale, M. Wilcot ?

Eh bien, j'adorerais.

Non, non, non, elle est bien trop occupée avec le mannequinat.

-Deux, monsieur ? -Non, juste un, s'il vous plaît.

-Par ici, monsieur. -Merci.

Tiens, assieds-toi là et je vais te chercher quelque chose à lire.

Oh, le journal... s'il te plaît, Bill.

D'accord. Il pose tes bagages au bout.

Je reviens tout de suite.

Vous attendez-vous à faire une quelconque annonce ?

-Quelle annonce ? -Oh, Bobby, vraiment.

Toute annonce serait prématurée.

Enfin, juste un tout petit peu prématurée.

-Nous sommes simplement de bons amis. -De chers amis.

Je vous ai réservé une place, monsieur. Numéro cinq dans le wagon-restaurant.

Oh, merci, porteur.

-Eh bien, merci beaucoup, M. Wilcot. -D'accord !

-Voilà. -Merci, monsieur.

Eh bien... Il est temps que je monte dans le train. Au revoir, Annabel.

Oh, ça va, chéri. J'ai un ticket de quai.

Voilà, Stell.

Le train part dans une minute. Tu as besoin d'autre chose ?

Je ne pense pas. C'est gentil à toi de m'avoir accompagnée.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Le Rêve des Femmes ?

Eh bien... Je me suis dit que ça pourrait te plaire.

Il y a un article à la page 10 sur le bien-être infantile

Tu sais, à mon avis, tu ferais mieux de te poser et de fonder une famille.

-Avec ton aide, je suppose. -Oui, c’est à peu près ça.

Oh, eh bien, réfléchis-y quand même.

Je l'ai déjà fait, Bill. Tu le sais.

Pourquoi ne veux-tu pas que je monte, Robert ? Je suis follement désireuse d'aider les Libéraux.

Annabel, je te l'ai déjà dit, ma chérie,

je ne suis pas un Libéral, je suis un Conservateur.

Oh.

-Oh bon. Oh bon. Voilà, je dois y aller

Au revoir, Annabel.

Mm.

Je te souhaite bonne chance, en tout cas et... Je serai toujours là si tu as besoin de quelque chose. Tu le sais.

Au revoir, Stell.

Au revoir.

Bonne chance.

Oh, pardon.

-Ce n'est rien. -Au revoir, Robert.

Bonne chance.

-Bonjour. -Bonjour.

EARNDALE CHOISIT UNE PERSONNALITÉ DE LA TÉLÉVISION

Petit-déjeuner, madame, monsieur ?

Oui.

Ensemble ou séparément ?

-Séparément. -Séparément.

Vous prenez le petit-déjeuner complet ?

-Juste du thé et des toasts, s'il vous plaît. -Juste du thé et des toasts, s'il vous plaît.

Thé et toasts pour deux, s'il vous plaît.

On dirait que nous avons les mêmes idées.

Oui, n'est-ce pas ?

Je ne prends jamais de petit-déjeuner complet, moi.

Moi non plus.

J'ai dû m'habituer à la vie simple dans les...

régions assez reculées du monde à un moment de ma vie.

Vous avez beaucoup voyagé ?

Oh, ici et là, vous savez. Pour ne rien dire de partout.

Vous ne regardez pas la télé ?

Plus depuis que Papa a jeté le poste par la fenêtre.

Ah, merci.

Des foutaises ! Hmm ?

Oh, je vous demande pardon.

Quoi ? Quelque chose ne va pas ? Non, c'est...

C'est juste que ça m'exaspère, les bêtises qu'on écrit dans les magazines féminins.

Quoi ?

"L'Amour à la Deuxième Vue."

Écoutez ça.

"Quand Mélisande..." Mélisande, je vous demande un peu.

"Quand Mélisande vit Bertrand pour la deuxième fois,

une chose étrange se produisit.

Ce fut comme si tous les sons naturels du jour s'évanouissaient complètement,

et à leur place, elle entendit distinctement une douce tintinnabulation

Comme un lointain carillon

Je dois dire, c'est un peu exagéré.

Quand on donne aux femmes de la bouillie comme ça

comment peuvent-elles prendre leur juste place dans le monde ?

Tintinnabulation ?

Eh bien, ce n'est pas seulement mièvre, c'est biologiquement faux.

Le coup de foudre, même au deuxième regard, est une fiction romantique.

Je suis tout à fait d'accord.

La sélection d'un partenaire par l'homme et...

les rituels qui l'accompagnent ont beaucoup en commun

avec les mêmes manifestations chez les oiseaux,

comme je le sais grâce à mes recherches.

Sur les oiseaux ?

Tout à fait. Prenez les pingouins, par exemple.

Parfois, des semaines passent avant qu'ils ne forment un couple.

Oui, mais c'est sur la glace.

Oui...

Euh, vous semblez vous y connaître.

Oh, l'histoire naturelle est ma spécialité.

Enfin, c'était avant que le monstre à un œil ne m'attrape.

Monstre à un œil ?

La télévision. Oh.

La télévision ? Exactement.

Et... les pingouins.

Alors vous devez être... Ah, coupable.

Oui. Je suis Robert Wilcot, malheureusement.

C'est incroyable comme je suis reconnu partout ces jours-ci.

Un des inconvénients de, euh... la célébrité, on suppose.

Et vous allez à Earndale pour l'élection partielle ?

Oh, je vois que vous en avez entendu parler.

Oh, oui. Tenez, c'est moi là, au milieu.

Oui, sous le gros titre.

Bien sûr, je ne me qualifierais pas exactement d'expert politique.

Oh, vraiment ?

Ah, Peterson,

Vous êtes venu en voiture ? Oui, dans la voiture de Son Honneur.

Et la presse est prévenue ? Ils arrivent bientôt, M. Harding-Pratt.

C'est Bert Glimmer, votre adversaire.

Très adversaire, j'espère. Que fait-il ici ?

Percy le Prétentieux, hein ?

Je me demande ce qu'il manigance.

Bonjour, mon vieux !

Bonjour, Glimmer ! Comment allez-vous ? Très bien.

J'espère que notre candidat sera à la hauteur.

Il est génial à la télé.

Ce n'est pas forcément un signe de génie politique.

Et vous pensez gagner cette élection, M. Wilcot ?

Je pense avoir de bonnes chances.

Bien sûr, il y a un vieux lien familial avec cette circonscription.

Vraiment ? Mm. Mon oncle vit au Prieuré de Wilcot.

En fait, je soupçonne le vieux filou d'avoir proposé mon nom.

Le vieux filou serait...

Lord Wilcot. C'est ça.

Autrefois, mes ancêtres truquaient les élections quand Earndale était un bourg pourri.

Vraiment ? Mais je ne compte pas le révéler.

Je vous comprends.

Je ne connais rien à Earndale, moi-même.

Entre nous, je n'y suis pas retourné depuis mes huit ans.

Ce que vous ne comptez pas révéler non plus.

Inutile de donner des armes à l'opposition, n'est-ce pas ?

Oh, bien sûr que non.

Au fait, devriez-vous parler ainsi à un parfait inconnu ?

Si vous permettez,

je trouve très facile de vous parler.

Merci. En parlant de l'opposition...

Hmm ?

Et votre adversaire ? Oh, la mégère ?

Quoi ? Ah !

Apparemment, c'est une bas-bleu

de la London School of Economics.

Je ne sais pas pourquoi il y a toujours quelque chose de comique

avec la London School of Economics.

Moi non plus. M. Wilcot. Hmm ?

Ne pensez-vous pas que les électeurs pourraient préférer une mégère

qui s'y connaît à une star de télé qui n'y connaît rien ?

Eh bien, c'est un peu dur. Je suis prêt à apprendre, vous savez. Et...

après tout, mon nom est connu dans tous les foyers.

On pourrait en dire autant de n'importe quelle lessive.

Nous arrivons à Earndale, monsieur.

Ah, vraiment ?

Oh... J'ai peur d'avoir beaucoup parlé.

J'espère ne pas vous avoir ennuyé. Non, pas du tout.

Vous n'avez pas idée à quel point c'était fascinant.

Vous descendez ici aussi ? Oui.

Oh, tant mieux !

Vous restez longtemps à Earndale ?

Environ trois semaines. Oh ? Moi aussi.

Oh, alors nous pourrions nous revoir.

Nous sommes sûrs de... nous croiser.

Où logez-vous ? Au Castle and Ball.

Moi, à l'auberge The Bear. Enfin, ce soir. Je reste chez mon oncle.

Oh, mais attendez, le Castle and Ball. Laissez-moi.

Non, c'est inutile. Non, vraiment, j'insiste.

La voilà.

Le voilà.

Quoi ? Ce n'est pas possible. Il est avec la candidate travailliste.

Elle est avec le Tory. Quoi ?

Il porte ses valises !

Un instant, monsieur. Oh.

Désolé pour ça. Ça arrive tout le temps.

Regardez la dame, monsieur ?

Ça vous dérange ?

Hé, attendez une minute !

Et maintenant une photo de la dame seule.

Quoi ? Ne bougez pas.

M. Wilcot, que faites-vous ?

Merci, Mlle Stoker.

Stoker ? C'est la socialiste.

Socialiste ?

Bien joué, Stella. Quelle entrée, hein ?

Très gentil à vous de porter ses valises, mon vieux.

Très attentionné.

M. Wilcot.

Je vous avais prévenu.

Mais elle aurait pu me dire qui elle était.

Pourquoi ? C'est la guerre, Wilcot.

Vous devez considérer Earndale comme une jungle.

Et ce Glimmer-là grimpant à l'arbre le plus proche.

Satané type. Il va en faire des gorges chaudes dans les journaux demain.

Je suis vraiment désolé.

Oh bien. Tant que vous tirez les leçons de votre premier baptême du feu.

J'espère que vous n'avez rien dit d'indiscret.

Euh...

Non, non, non. Rien, monsieur. Bien.

Nous approchons du Prieuré. Vous vous en souvenez ?

Oh, très bien. Le lac, le parc aux cerfs, la chambre de la Reine Élisabeth,

tant de souvenirs historiques.

Hmm, oui, hmm.

Votre oncle est un homme remarquable.

Je n'entre pas. Je dois repartir. J'ai beaucoup à faire.

Conférence de presse demain matin.

Voici le programme pour la première semaine.

On viendra vous chercher vers 8h30. À demain.

Bien. Merci pour tout.

Un de courtoisie. Ordre du Lord.

Vous trouverez sa seigneurie dans les parages. D'accord, merci beaucoup.

Laisse ce truc tranquille, Jimmy !

Le Groupe du bateau d'Aquin par ici

OFFRE SPÉCIALE Vin de panais personnel de LORD WILCOT Le panais qui a du « mordant » ! Seulement 3 shillings 6 la bouteille.

À quel groupe appartenez-vous ?

Conservateur.

Quelqu'un d'autre du groupe - du bateau d'Aquin- ?

Par ici. Avancez, s'il vous plaît. Par ici. Par ici.

Excusez-moi. Pourriez-vous me dire où je pourrais trouver Lord Wilcot ?

Dans la cuisine, je suppose.

Les groupes du bateau - d'Aquin ici, s'il vous plaît.

Euh, Lord Wilcot ?

Quoi ? Lord Wilcot.

Bonjour.

Oh ! Tu dois être Robert. Oh, entre, viens, viens.

S'il te plaît, fais comme chez toi.

Comment allez-vous, monsieur ?

Alors tu es mon neveu et héritier. C'est exact, monsieur.

Voyons. Quand nous sommes-nous vus pour la dernière fois ?

Quand j'avais huit ans, monsieur. Vraiment ?

Tu as changé.

J'imagine que oui.

Bien, voyons. Du bacon et des œufs te conviennent ?

J'ai essayé de réparer ces satanées machines à sous.

Elles distribuent beaucoup trop de jackpots.

Ça ne va pas du tout. Deux œufs ? Euh, non, juste un. Merci, monsieur.

Vous n'avez pas de cuisinier, oncle ?

Un cuisinier ?

Mon cher garçon, mon personnel est entièrement occupé par Wilcot Entertainment Limited.

Je m'attends à une saison exceptionnelle grâce à toi.

Grâce à moi ?

Oui. Te recommander comme candidat a été mon idée la plus brillante.

Je ne vous suis pas tout à fait, monsieur.

Eh bien, avec la célèbre personnalité de la télévision Bobby Wilcot comme candidat,

Wilcot Priory est sûr d'obtenir un énorme coup de pouce.

Oh, les possibilités sont infinies.

Je compte relancer les assemblées à l'ancienne ici sur le domaine.

Nous pourrions facturer au moins un shilling pour ton autographe.

Moitié-moitié.

Oncle !

Voulez-vous dire que vous m'avez recommandé au parti pour des raisons financières sordides ?

Pourquoi sordides ?

Bien sûr, oncle, mais en tant que conservateur...

Oh, mais je ne le suis plus.

Non, je suis neutre.

Il faut l'être avec 50 cars par an de la coopérative, hein ?

Oncle, je trouve cela extrêmement gênant.

Mon cher garçon, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.

Avec tout le respect, monsieur,

je ne suis pas venu ici pour mener cette campagne

uniquement pour faire de la publicité pour votre domaine.

Tout ce qui m'est bénéfique doit l'être pour l'élection,

alors de quoi t'inquiètes-tu ?

Oncle... Là, là, je comprends, mon garçon.

Tu veux servir ton pays et c'est ce que tu feras.

Quelle déception.

Fusible.

Bonsoir, mon garçon. En quoi puis-je t'aider ?

Le fusible a sauté dans ma chambre, oncle.

Non, ce n'est pas un fusible. Il faut mettre un autre shilling dans le compteur.

Compteur ? Oui, toutes les chambres en ont un.

Tu veux un shilling ? Tiens.

Merci.

Oncle ? Uh-huh.

Quelles sont vraiment mes chances à cette élection ?

Oh, c'est du 50-50, je dirais.

Je vois. Merci beaucoup, oncle. Robert.

Robert, nous sommes tous régis par des idées mortes.

Mais en ce qui concerne les programmes des partis, non seulement il faut qu'elles soient mortes,

mais il faut qu'elles aient perdu tout sens, avant qu'il n'y ait une chance qu'elles soient adoptées.

Pas de véritable enthousiasme.

Souviens-toi de cela, mon garçon.

Cela ne te mènera absolument nulle part.

Cent quatre livres, deux shillings et huit pence pour le total d'aujourd'hui.

Bien au-dessus de la moyenne pour cette période de l'année, hein ?

Eh bien, dors bien, mon garçon. Tu pourras me rembourser demain matin.

Bonne nuit, oncle. Bonne nuit, Robert.

Ça fait partie du spectacle, monsieur.

Un couple d'Américains dans la chambre Reine Élisabeth, monsieur.

Alors nous prévoyons toutes les attentions.

Je vous apporte une tasse de thé à 7h30?

Bonne nuit, M. Robert.

"Je porte votre sac, madame ?"

Voici comment l'Earndale Express, le journal local de gauche,

présente ainsi l'incident de la semaine.

"Le galahad de la télé arrive à Earndale."

Inutile de dire que l'Earndale Advertiser est le journal de droite

qui prend exactement le point de vue opposé.

Eh bien, chers téléspectateurs, comme je l'ai dit,

aujourd'hui est le jour des candidatures pour l'élection partielle d'Earndale,

et d'un moment à l'autre,

les candidats remettront leurs documents ainsi que leurs cautions

et... Oh, et voici une voiture qui arrive maintenant.

Oui, c'est Bob Wilcot, le candidat conservateur.

Quel effet ça fait d'être un candidat conservateur, M. Wilcot ?

Absolument formidable.

Je suppose que tout cela est très différent des jeux télévisés, hein, monsieur ?

Oh, eh bien, oui, mais...

Je suis sûr que je trouverai aussi les bonnes réponses ici.

Je vois que votre adversaire, Mlle Stoker, vient d'arriver.

Essayez de l'avoir, Jack.

Voudriez-vous dire quelque chose à propos de l'incident de cette semaine ?

Aimeriez-vous dire quelques mots, Mlle Stoker ?

Je voudrais simplement dire ceci. Une tentative plutôt maladroite a été faite

pour tirer profit d'un simple geste de bonne éducation,

mais je n'en veux absolument pas.

Je compte mener cette campagne sans bassesse

dans un véritable esprit sportif de fair-play.

Bravo, bravo. Bravo !

C'est ça. Les mettre dans leur tort.

Avez-vous un commentaire, Mlle Stoker ? J'en ai certainement un.

Qu'est-ce qu'un véritable esprit sportif ?

Je ne sais pas, et lui non plus.

C'est simplement une formule creuse, un morceau de... glu politique immature.

Quant à la bassesse...

On ne se salit que là où il y a de la boue à jeter et s'il y en avait,

je puis assurer à M. Wilcot que j'ai l'intention de la jeter sans ambiguïté.

Et j'espère qu'une partie collera.

Je suis peut-être jeune, inexpérimentée, je suis peut-être une femme,

mais laissez-moi vous dire que je suis une professionnelle.

...Earndale était un fief contrôlé par les Wilcot.

Maintenant, nous avons le dernier de la lignée ici prétendant être un homme du pays alors que...

Laissez-moi vous dire qu'il n'a pas vu Earndale depuis qu'il a huit ans.

Non, M. Wilcot, ce n'est pas du cricket mais une guerre à mort.

Ouais, bravo !

Allons, Wilcot.

Eh bien, allons-y ! Hmm ?

La candidature, vous savez. Oui.

Si elle veut une guerre à mort,

elle l'aura.

Cela et plus. Il faut diriger l'attaque vers elle, ne pensez-vous pas, M. Wilcot ?

Vous êtes d'accord, M. Wilcot ?

Hmm ?

Oh, oui. Oui, oui, plutôt, plutôt.

Si elle veut en découdre, elle en aura.

Avec encore plus de boue au visage.

Rassemblez toutes les informations possibles sur la fille, Peterson.

Très bien, HP.

Elle était à la London School of Economics, n'est-ce pas ?

C'est toujours bon pour une pique, pourquoi, je ne sais pas.

Moi non plus.

Et le poisson ?

Poisson ? Son père est marchand de poisson.

Si M. Wilcot pouvait glisser quelque chose sur le poisson qui pue,

ce serait plutôt bien, je pense.

Eh bien, je veux dire, le poisson est toujours drôle.

Pourquoi ? Nous mangeons tous du poisson, non ?

Que pensez-vous de ce slogan, HP ? "Le Parti travailliste frit ce soir."

Je pense que nous devrions le garder pour le jour des élections.

En attendant, je suis sûr que vous êtes tous d'accord pour dire que nous avons un excellent candidat

même si nous n'avons pas fait un départ des plus heureux.

Passons aux choses sérieuses. Peterson, voulez-vous lire le programme du reste de la semaine ?

Demain, à dix heures, conférence de presse.

Onze heures, visite à Warham House,

M. Wilcot s'adressera aux retraités.

Les caméras de télévision seront là.

12h30, déjeuner au club des jeunes agriculteurs.

14h30 à 16h, porte-à-porte dans le quartier de South Street.

Cinq heures, usine Smith et Hendrix. Six heures...

retour à la base.

...se mettent en ligne.

Les candidats sont aux ordres.

...en ligne... et c'est parti !

Bonjour à tous.

Dans un instant, Robert Wilcot, votre candidat conservateur,

descendra la rue pour se présenter à vous

et... beaucoup d'entre vous voudront le rencontrer. Merci.

Notre porte-à-porte a déjà marqué des noms et adresses possibles.

Notez un C s'ils voteront pour vous,

S pour Socialiste, et D pour douteux.

C pour moi, S pour elle.

D pour douteux.

Je vais suivre discrètement et les attirerai avec le haut parleur,

d'accord ? D'accord.

Votre candidat Bob Wilcot, célèbre à la télé,

descend maintenant cette rue pour vous rendre visite.

Votez pour Wilcot.

L'homme qui sait exactement ce qu'il fait.

M. Reeves ? Pourquoi n'installez-vous pas un antiparasite, bon sang ?

Votez pour Wilcot,

l'homme qui ne reculera devant rien pour défendre vos intérêts.

Viens ici, sur la joue.

Là, qu'en dis-tu, hein ?

Votez pour Wilcot, le choix des ménagères.

Oh, Mme Maggs ?

Oh !

Oh, je vous connais, n'est-ce pas ?

Je sais qui vous êtes. Ah, vraiment ?

Vous êtes Bobby Wilcot. C'est exact.

-Maintenant... -Oh, je suis ravie de vous voir.

Vous êtes exactement comme à la télé.

-Vraiment ? -Oui.

Nous vous regardons chaque semaine. Régulièrement

Nous ne vous raterions pour rien au monde.

Nous disons que vous êtes comme de la famille.

Oh, alors je peux compter sur votre vote.

Oh, non, je ne pourrais pas faire ça.

-Quoi ? -Oh non, je ne pourrais pas faire une chose pareille.

Mme Maggs !

-Mme Maggs ! -Je ne pourrais pas faire une chose pareille.

Oh, M. Smithson ?

Puis-je me présenter ?

Je suis votre candidat conservateur.

Oui, je suis Robert Wilcot.

Je vois.

Je suis juste venu me présenter à mes sympathisants.

Je vois.

Eh bien, merci beaucoup.

M. Wilcot !

Vous savez que nous devons être à l’usine dans quelques minutes.

Oui.

-Des résultats ? -Oh oui.

Définitivement.

J’ai travaillé sur une ou deux idées. Que pensez-vous de ceci ?

"Mon honorable adversaire a peut-être appris à la London School of Economics

combien de harengs pour une livre

Mais cela ne justifie pas d’introduire un langage ordurier dans ce débat."

Pas mal, non ? Oui, mais...

Pourquoi faut-il être si personnel ?

Eh bien, elle a commencé, non ?

Je trouve que "combien de harengs pour une livre" est une touche particulièrement heureuse.

Nous le garderons pour le meeting de votre oncle. Oh, nous y voilà.

Bonjour à tous.

Voici votre candidat conservateur, Robert Wilcot, qui va vous parler.

Eh bien, nous y sommes. Vous parlerez depuis le Land Rover.

Merci, M. Egerton. Bonjour, Mme Samson.

Bonjour, M. Harding-Pratt.

Les dédicaces après la réunion. Merci, madame.

Ne rendez pas tout le monde nerveux. Détendez-vous, imaginez que vous êtes à la télévision.

Mes amis. Salut, Bobby !

Mes amis, je peux vous appeler ainsi parce que...

après tout, je suis déjà apparu dans tant de vos foyers.

En fait, quand je partirai, j’espère que personne ne se tournera vers son voisin pour dire :

"C’était quoi, ce truc ?"

Je suis venu ici pour vous voir et...

pour que vous voyiez quel genre de personne je suis.

Maintenant, quelle est la politique que je défends ?

Votez Labour !

Rassemblez-vous, mes amis, et écoutez votre candidate du Parti travailliste.

Qu’est-ce que vous faites à envahir notre territoire ?

Envahir, ma chère ? C’est notre emplacement.

C’est dans notre programme. Heure et lieu. Pays libre, non ?

Vous réalisez que sans un minimum de concessions,

tout cela va devenir un véritable chaos !

Oh, c’est ça, l’obstruction. Vous cédez, nous prenons votre place.

Nous ne bougerons pas d’un pouce !

Comme vous voulez, mon cher, comme vous voulez.

Bonjour à tous. Ici Stella Stoker, votre seule candidate professionnelle.

Je ne sais pas ce que vous pensez de moi, car...

je ne suis jamais passée à la télévision.

Je ne suis jamais allée...

Continuez, Wilcot. Ne flanchez pas !

Et je n’ai vu un pingouin qu’au zoo. Quelle est la politique que je défends ?

Je défends l’entreprise libre,

et je n’ai pas honte d’être allée en Antarctique.

Vous, l’électorat, avez donc un choix clair

entre mon adversaire et moi-même.

Fair-play !

Liberté d’expression !

Les yeux du pays sont rivés sur Earndale en ce moment.

Soyez britanniques ! ...les problèmes des travailleurs...

Le Parti conservateur... Quant à moi...

tradition... Je n’aurais sans doute...

Je suis déterminé à me faire entendre, et rien ne m’arrêtera !

Rien !

Continuez, Wilcot. C’est à vous.

Quelle est la politique que je défends ?

Ne leur demandez pas, dites-leur !

Regardez ça, mes amis !

Sabotage ! Allons-nous tolérer le sabotage ?

Non !

Croient-ils qu’ils peuvent nous faire taire ?

Non !

Haut-parleur ou pas, si cela...

Votez Labour ! Votez Labour !

Liberté d’expression !

Silence !

Merci.

Pour reprendre. Quelle est la politique que je défends ?

Les enjeux sont donc clairs alors que ces deux partis s’affrontent.

Vous, l’électorat, devez choisir

entre mon adversaire travailliste et moi-même.

Stella...

"Je ne dis pas que M. Wilcot ne pourrait pas deviner la bonne réponse

dans un jeu télévisé absurde

ou soigner un pingouin d’un mal de tête,

mais est-ce que cela paiera le loyer d’un retraité ?"

Qu’en penses-tu, Stell ?

Doit-on continuer à être aussi personnels ?

Eh bien, c’est tout l’intérêt des débats. Une joute verbale.

"Soigner un pingouin d’un mal de tête."

Une de mes meilleures flèches, si je puis me permettre.

J’ai maintenant le plaisir de vous présenter Mlle Stella Stoker,

la candidate travailliste.

M. Wilcot peut peut-être soigner un pingouin malade...

Enfin, je suis sûr qu’il essaierait...

et nous savons tous quelles brillantes réponses il donne à la télé.

Mais est-ce que cela aidera un seul retraité ?

Oh, je sais qu’il veut les aider, mais enfin... est-ce que cela le fera ?

Mon honorable adversaire a peut-être appris à la London School of Economics

combien de harengs pour une livre

et tout honneur à elle d’y être parvenue

uniquement par ses propres efforts.

Hein ?

Mais ce n’est pas une raison pour recourir à un langage ordurier.

Bien que je sois sûr qu’elles lui sont imposées par d’autres moins scrupuleux.

Maintenant, venons-en à la question de la politique.

Ce que mon parti compte faire.

Ce que je compte faire si je suis élu.

Euh, je vous demande pardon. Je veux dire...

quand je serai élu.

Psst !

Merci ! Merci. Merci.

-Derniers chiffres, mon Lord. -Oui, Hardy.

Parking, 25 livres dix, cars, 67 livres,

vélos, 12 livres 15.

C’est un record absolu à ce jour, mon Lord.

Bravo, Hardy. Tiens-moi au courant.

Pour reprendre, je crois sincèrement

que notre programme ne peut être égalé par aucun autre parti politique.

Et quand je vous aurai exposé ce programme,

je suis convaincu que vous serez d’accord avec moi.

Premier point, le logement.

C'est ça, le logement.

Merci, mon garçon. Merci beaucoup.

Un discours remarquable.

Mesdames et Messieurs, les questions devront attendre.

Pendant ce temps, il y aura une pause pour que vous vous serviez un peu de thé

dans les caves du Prieuré.

Et n’oubliez pas que les deux candidats à 16h50 précises

visiteront les superbes attractions préparées pour votre divertissement.

Voilà. Allez-y. Amusez-vous bien.

Premier point... le logement !

Très bien. Deuxième point...

Approchez, approchez.

Voici votre chance de faire taire l’Orateur

ou de percer le Chancelier de l’Échiquier.

Beau tir, mon garçon.

Il a touché le Premier ministre.

Un autre essai ? Ce n’est qu’un shilling.

Approchez. Démolissez votre adversaire politique.

Trois balles pour six pence, mais sept pour un shilling.

Oh, pas de chance, Mlle Stoker ! Allez, Robert. À toi.

C’est une arnaque, oncle.

Oui, n’est-ce pas merveilleux ?

À bas les Tories !

Approchez, approchez, et percez le mystère du Labyrinthe de Westminster.

Testez vos connaissances politiques en trouvant votre chemin

et en ressortant ensuite. C’est tout. Robert, mon garçon. En avant.

Vous n’avez vraiment aucune honte, oncle ? Hmm ?

Pas... Pas assez pour que ça se remarque.

Mais sérieusement, Robert, tu devrais essayer.

C’est une conception remarquablement ingénieuse.

Construite par mon arrière-grand-père comme refuge.

Contre mon arrière-grand-mère. Et ça a marché.

Je veux retourner sur l’estrade !

Robert, Robert, la pouliche s’approche des starting-blocks.

Vas-tu rester aux écuries ?

Elle gaspillerait son talent en politique, cette fille.

Oh, si seulement j’avais... voyons... 45 ans de moins.

Je ferais mieux d’y aller avec lui. Je m’inquiète sérieusement pour son esprit combatif.

Restez avec Sa Seigneurie et, pour l’amour du ciel,

éloignez-le du vin de panais.

Wilcot ! Vous vous sentez fatigué ? Non.

Un peu en dessous de votre forme, peut-être ? Ça se voyait dans votre discours.

Vous savez, vous avez fait moins bien que moi

sur le passage des harengs, si je puis me permettre.

Après tout, la campagne avait...

Wilcot ! Wilcot !

Wilcot !

Mais je m’inquiète pour vous, Stella.

Je vous assure, je vais très bien.

Vous avez gâché ce passage sur le pingouin avec un mal de tête.

Arrêtez de critiquer et aidez-moi à trouver une sortie.

Mais c’est mon travail, Stella ! Attendez une minute !

Stella !

Perdu ? Certainement pas.

Oh, dans ce cas, vous pouvez me dire quel est le bon chemin.

Je n'en ai aucune idée. Oh, alors vous devez être perdu.

Je ne suis rien de tel. Vous l'êtes, manifestement.

Peut-être que si nous résolvions ce problème ensemble.

Vous savez très bien que je ne peux pas vous parler.

De toute façon, je n'en ai pas envie, alors ne me suivez pas, s'il vous plaît.

Je n'ai aucune intention de faire quoi que ce soit de tel.

Wilcot ! Oh, taisez-vous.

Wilcot !

Vous devez absolument me suivre ?

Je ne suis personne.

J'essaie juste de sortir de cet endroit maudit.

Pourquoi ne pouvez-vous pas être poli ?

Oh, Mademoiselle Stoker.

Je vous trouve absolument et complètement merveilleuse.

Je ne pense qu'à vous.

Je sais que je ne devrais pas le dire, mais... eh bien, voilà, c'est dit.

Vous devez être fou. Oh, je le suis.

Je sais que ça n'a aucun sens politiquement.

En fait, si on pousse ça à ses conclusions logiques,

ce genre de chose rendrait les divisions partisanes complètement absurdes.

Mais le fait est que

je suis complètement épris de vous, et ça perturbe toute ma campagne.

Oh, et je ne peux pas rester ici.

Je ne peux pas. Je sais que vous ne me croirez pas, mais...

eh bien, c'est comme c'était écrit dans votre magazine.

Comme si tout s'était arrêté.

J'ai entendu une douce tintinnabulation.

Vous aussi ? Hmm. Oh, ça devait être une illusion, ou...

Quoi ?

Stella. Oh, Stella.

Stella !

M. Wilcot, qu'avez-vous fait ?

Et c'est moi qui vais m'en charger.

Je vais apprendre aux Tories à nommer un obsédé sexuel

pour un siège respectable comme Earndale.

Pas étonnant qu'ils aient dû l'envoyer en Antarctique.

Dieu sait ce qu'il ferait pendant une canicule.

Il n'osera plus se montrer en société après ça.

Il ne pourra même pas apparaître à la télévision.

Non, Bert. Quoi ?

Je ne veux pas qu'on en parle ou qu'on agisse. Je veux juste oublier ça.

Je suis sérieuse, Bert. Stella, ma chérie.

Est-ce que tu essaies de me dire—

Je viens de dire que je voulais oublier ça.

Dieu m'est témoin

Alors j'ai bien vu ce que j'ai cru voir.

Eh bien, c'est horrible.

Non seulement horrible, mais... je ne pense pas que ce soit déjà arrivé avant.

Si on se mettait tous à se comporter comme ça, qu'arriverait-il au parlement?

C'est ce qu'il a dit. Je me fiche de ce qu'il a dit !

Je ne veux pas savoir !

Je ne suis même pas sûr que tu n'aies pas détruit ma foi en la nature humaine.

Je comprends ce que tu ressens, Bert.

Je suis bouleversé, c'est la vérité.

Je sais que j'ai cédé à une impulsion stupide, mais... seulement un instant.

Je promets que ça ne se reproduira plus, jamais.

Je veux mener cette campagne comme si rien ne s'était passé,

et nous allons gagner, Bert, tu verras !

Tu veux dire que c'est de nouveau la guerre à mort ?

La guerre à mort.

Pas de quartier ?

Aucun quartier. Tu en es sûr ?

Bien sûr que j'en suis sûr. Pour qui me prend-tu ?

Enfin, je veux dire... Penses-tu

que je n'ai aucun sens des responsabilités ?

Ne t'énerve pas. Tu penses que je n'ai pas honte ?

D'accord. Tu penses que je ne peux pas me contrôler ?

...part from my darling ♪

Wilcot !

Juste une minute !

I dream of her everywhere ♪

The sound of her voice ♪

♪ Is about me The spell of her presence is there ♪

Oh, pas un autre !

Will follow me 'til I die ♪

Bonjour, mon cher. Où étiez-vous passé ?

Quelqu'un devait inventer une raison

pour laquelle aucun des candidats n'est revenu à l'estrade.

Et je vous trouve en train de chanter dans votre bain. Vraiment chanter !

Je suis vraiment désolé, mais cela m'a échappé.

Chanter !

Après un comportement plus adapté aux...

rues les plus sombres de Naples ?

Ne réalisez-vous pas ? Cela pourrait mener à un scandale épouvantable.

Cette fille est maligne comme un singe.

Je dois vous demander d'être très prudent

sur la façon dont vous parlez de Mlle Stoker.

Oh, vraiment ! Et le parti, alors ?

Où est-il ?

Et les électeurs ? Et moi ?

Eh bien, je suppose que c'est normal que vous paniquiez un peu, Harding-Pratt,

ne connaissant pas le genre de personne que je suis vraiment.

Quoi ? J'admets que mes sentiments

ont pris le dessus cet après-midi.

Mais je peux vous assurer que cela ne se reproduira plus.

J'ai réfléchi très attentivement à la question

et j'ai décidé, dans l'intérêt du parti,

que je ne reverrai pas Mlle Stoker avant d'être élu.

Vous le pensez vraiment ? Oui.

Et vous ne reviendrez pas là-dessus ? Jamais.

Et vous mettrez vraiment tout votre cœur dans cette campagne ?

Absolument.

Wilcot, vous venez de m'enlever un énorme poids de la poitrine.

Entrez.

Désolé, monsieur. La dame les a renvoyés. Elle n'a pas voulu les accepter.

Oh, eh bien, euh... Peu importe.

Merci beaucoup. Merci, monsieur.

Wilcot, vous n'avez pas envoyé ces fleurs à cette femme !

Eh bien, seulement anonymement.

Seulement anonymement ! Elle savait où les renvoyer, non ?

Envoyer des fleurs à votre adversaire ? C'est immature, c'est du délire.

Je me demande ce qui va suivre. Quoi d'autre ?

Et ça, qu'est-ce que ça fait là ?

Eh bien... Montgomery avait une photo de Rommel dans sa caravane, non ?

Wilcot, je suis submergé par un sentiment d'inadéquation presque ridicule.

Je vous ai donné ma parole...

Allô ?

Allô— C'est probablement la presse.

Nous devons paraître absolument décontractés.

Allô. Oui, c'est moi. Qui ?

C'est ce type, Glimmer.

Du chantage, sans doute. Je ferais mieux de passer à l'attaque tout de suite.

Hé, Glimmer. Eh bien, je suppose que vous m'appelez pour vous excuser.

Comment ça, "Arrêtez votre numéro" ?

Oh. Oh, vous croyez, hein ?

Eh bien, je... je pourrais. Ça dépend.

Quelle heure ?

Où ?

Attendez-moi, voulez-vous ?

L’homme qui ne pense qu’à faire des bêtises.

Un scotch, s'il vous plaît.

Alors ? Eh bien, c'est une drôle d'affaire..

J'espère que vous l'avez dit à votre candidat.

Comment ça ? Le vôtre a agressé la mienne.

Je ne veux pas être indélicat,

mais j'ai clairement vu la vôtre répondre à la pression.

Écoutez, si on laissait tomber ça, vieux frère ? On est tous les deux dans le pétrin.

Je suis d'accord avec vous, juste cette fois.

La vérité, c'est qu'il n'y a pas de place pour un Roméo et Juliette dans cette élection partielle.

Tout à fait. Si cette absurde idylle se propage,

elle rendra la Chambre des Communes complètement ridicule.

C'est ce qu'il a dit. Qui ?

Le vôtre. Le mien ?

Eh bien, il est mal placé pour parler.

La mienne est complètement rêveuse.

À mon avis, les femmes et la politique ne font tout simplement pas bon ménage.

Eh bien, je crains la même chose pour les amateurs.

Après tout, nous sommes des pros, mon vieux.

C'est nous qui les faisons élire.

Même si on ne nous apprécie jamais.

Ils ne savent pas, HP, ils ne savent pas.

Ça ne vous dérange pas que je vous appelle HP ?

Non, bien sûr que non, euh... Bert.

HP, cette romance enflammée doit être étouffée dans l'œuf.

Oui, mais comment ?

Les monter l'un contre l'autre ?

Ça ne sera pas facile. Un couple écœurant.

On pourrait utiliser une ancienne romance.

Le bon vieux triangle infernal, si vous me pardonnez le cliché.

Ou mieux encore, un quadrilatère.

Par Dieu, vous avez raison !

Quoi ? Je viens de me souvenir de quelque chose. Bert,

vous et moi devons faire équipe.

Doucement, mon vieux.

Ça fait peur rien que de l'entendre.

"Arrive cet après-midi, train de 14h45.

Follement excitée, chéri. Annabel."

Annabel ? Dites donc, HP, on ne peut pas laisser faire ça. Il faut l'arrêter tout de suite !

Trop tard.

Je pense toujours que quelqu'un d'autre devrait accueillir Annabel

et la remettre directement dans le premier train pour Londres.

D'après ce que vous m'avez dit, c'est un mannequin connu

et le rejet pourrait attirer les pires publicités.

Je ne veux pas voir Annabel, surtout terriblement excitée.

Bobby !

Chéri ! Oh.

Alors tu es arrivée, Annabel.

Bien sûr. Je suis venue dès que j'ai appris.

Appris ?

Enchanté, Mlle Brentwood. Je suis Christopher Harding-Pratt.

Ravie.

Alors, Chéri, as-tu recueilli plein de délicieux votes ?

Je croyais que vous aviez dit que la presse n'était pas informée.

Peterson, Peterson ! Comment est-ce que c'est arrivé ?

J'ai fait de mon mieux, HP.

J'en suis sûr.

Par ici, Mademoiselle Brentwood.

Monsieur !

Souhaitez-vous dire quelques mots en cette occasion romantique ?

En cette quoi ?

Occasion romantique.

Comment avez-vous deviné ?

Que se passe-t-il ici ?

Chut ! On est en direct. On est quoi ?

Oh, vraiment ?

Êtes-vous heureux de voir Mlle Brentwood, M. Wilcot ?

Suis-je heureux ? Est-il heureux !

Et que ressentez-vous, Mlle Brentwood,

d'être à ses côtés dans cette lutte si importante ?

J'ai été absolument ravie quand il m'a fait venir.

Il t'a fait venir ?

Vous restez longtemps ?

Non, juste... Oh, oui, certainement.

Et attendez-vous une campagne difficile ?

Oh oui, très difficile, oui.

Je vois ce que vous voulez dire.

Votre visite n'est donc pas entièrement politique, Mlle Brentwood ?

Oh, non.

Pouvons-nous dire qu'il y a une romance ?

Qu'en dis-tu, chéri ?

Eh bien...

Oh, Bobby, mon chéri.

Stella. Je suis sûr que cela

intéressera beaucoup vos spectateurs.

Comment s'est passée la réunion ?

Très bien. Je crois que j'étais plutôt bonne, pour tout dire.

Il y a eu quelques interruptions, mais je pourrais...

Oh, Bobby, mon chéri.

Peut-on s'attendre à une annonce prochaine, monsieur ?

Une annonce ?

Des cloches de mariage.

Attendons après les élections,

avec une victoire derrière eux, qui sait ?

On verra bien.

Et maintenant, après cette charmante et romantique petite surprise,

il est temps de dire "au revoir" depuis Earndale.

Qui a mis cette idée dans la tête d'Annabel si ce n'est pas vous ?

Mon cher, comment pouvez-vous suggérer une telle chose ?

Vous me dites vous-même. Vous l'appelez toujours le castor zélé.

Alors, comment les caméras de télévision sont-elles arrivées là ?

Quelqu'un a dû les prévenir.

Je vais la renvoyer.

Elle n'a même pas fini de défaire ses valises.

Toutes ces bêtises sur les cloches de mariage. Il n'y a aucune romance !

Je vais le dire publiquement.

Si vous faites ça, vous détruirez vos chances aux élections.

Au diable les élections !

Je préfère faire semblant de ne pas avoir entendu.

Je dois vous prévenir, Wilcot,

rejeter publiquement une jeune fille innocente fera de vous un paria.

Vous ne pourrez plus jamais apparaître dans un jeu télévisé.

La voiture attend.

Nous avons déjà une heure de retard sur votre programme.

Vous paierez pour ça, Harding-Pratt.

J'en doute.

Allô, Castle and Ball ? Oui ?

Mlle Stoker est là, s'il vous plaît ? Je dois lui parler.

Qui est à l'appareil ?

Bert Glimmer.

Et fais vite, veux-tu, ma belle ?

Oh, je vais essayer sa chambre, M. Glimmer.

Oui ?

Je veux parler à Mlle Stoker. Qui est là ?

Bert Glimmer.

Quoi ?

Écoute, passez-la-moi, voulez-vous, mon vieux ?

Dépêche-toi, ne traîne pas.

La petite est en train de se reposer

dans sa chambre, M. Glimmer.

Puis-je prendre un message ?

Euh... Qui est à l'appareil ?

McAllister.

C'est le vieil Archie McAllister.

Ah, oui. Bonjour, Archie.

Puis-je prendre un message ?

Euh...

Tu peux faire confiance à ton vieil ami Archie.

D'accord, Archie. Écoute bien.

Dis à Mlle Stoker de ne pas croire tout ce qu'elle entend sur l'autre parti.

Il a été piégé. C'est un coup monté.

D'accord.

Bonjour, Stella. Bill !

Tu ne peux pas savoir comme je suis contente de te voir.

Allô ?

Pourquoi ne m'as-tu pas dit que tu venais ?

Eh bien, c'était... un peu à la dernière minute.

Allô ?

Que se passe-t-il ? Tu as compris, Archie ?

Oui, j'ai bien compris.

Je t'emmène à la réception. Ils arrangeront quelque chose.

Viens, Bill. On a juste le temps pour une tasse de thé.

Maintenant, écoute bien.

Tu seras surpris d'apprendre que la jeune femme est très occupée

en ce moment avec son amour de jeunesse.

Entre nous, je me sens un peu dépassé.

Mais ne t'inquiète pas, ton secret est bien gardé.

Silencieux comme une tombe...

Bonne chance, mon vieux.

Vous devez absolument voter pour Wilcot, tout le monde.

Votez pour Bobby, enfin, Wilcot.

Wilcot est merveilleux.

Wilcot est absolument divin.

Allez-vous voter pour une star de la télé, une marionnette des plateaux ?

Non, non !

Croyez-moi,

on ne peut pas faire confiance à un homme comme lui.

Le mien est plein d'esprit combatif, HP. Et le tien ?

Sauvage est le mot qui le décrit, Bert.

Le garçon devient vraiment méchant.

Je ne descendrai pas aux insultes les plus vulgaires

dont Mlle Stoker semble si familière,

mais je la préviens.

Les insultes lui reviendront en pleine face.

Ouah !

À trois jours du scrutin, les choses s'échauffent vraiment.

Les candidats rivaux semblent se battre dans un esprit d'hostilité farouche.

Et voici maintenant Ronald Basings, à Earndale,

une ville en proie à la fièvre électorale

alors que la température politique monte en flèche.

Que pensez-vous de cette élection passionnante, monsieur ?

C'est plutôt marrant, non ?

Et qui pensez-vous qui va gagner ?

Ça ne change rien, si ?

Merci, M. Hornsbet.

Hornsby.

Merci, M. Hornsby.

Votez conservateur. Rappelez-vous,

un vote pour les socialistes est un vote pour le vol légalisé,

l'extorsion, l'extinction nationale et la réduction des profits.

Un vote pour le Labour est un vote pour la prospérité.

Votez pour Stoker. C'est elle qu'il vous faut.

Les Tories signifient le chômage.

Ils signifient la pauvreté !

Ils signifient la misère ! Ils signifient la famine !

Ils signifient le désespoir !

Votez pour Wilcot et écartez Stoker !

Votez pour Stoker et écartez Wilcot !

Quel que soit votre choix,

célébrez le résultat à ma grande fête de la proclamation des résultats demain soir.

Un gigantesque feu d'artifice,

de la danse sur la pelouse avec Alf Farthingale et ses Hot Six.

Stella s'en sort bien, mon frère.

Elle s'est avérée être une candidate de premier ordre une fois que j'ai réglé ses problèmes.

Ne t'inquiète pas, nous lui déroulerons le tapis rouge.

À plus tard.

Prépare tout, va chercher l'orateur du train de 19h30.

Emmène-le directement à l'école St. Luke pour la réunion.

D'accord.

Oh. Puis-je vous parler, M. Glimmer ?

Plus tard. J'ai un rendez-vous maintenant...

-Oui, mais je m'inquiète pour Stella. -Pourquoi ?

Enfin... Je ne sais pas comment le dire, mais... Allez-y.

Eh bien... Elle semble... jouer un rôle en permanence.

Bien sûr. Elle mène une campagne électorale, non ?

Bonjour, Bert. Je pensais que tu ne viendrais pas.

Désolé. J'ai été retardé. Dis donc !

Vu toutes nos épreuves, j'ai pensé que du champagne s'imposait.

Moi, je ne suis pas contre un peu d’inflation.

Juste un geste amical avant le grand jour.

Très bien.

Voilà pour Roméo et Juliette.

Et tant mieux. Je te propose un toast.

La peste soit de leurs deux familles !

Bien dit.

Pas mal, hein ?

Aussi bon que le 47, à mon avis. Que le meilleur gagne.

La meilleure.

Ne chipotons pas sur les genres, mon vieux.

Je suis d'accord, mon pote.

Hélas, je dois filer à la Corn Exchange pour notre dernière réunion.

Nous avons un intellectuel du parti qui vient de Whitehall.

Pareil ici. Un gros bonnet de Transport House.

Nous ferions mieux de partir séparément, Bert.

Salut. À plus tard après les élections.

Salut, mon vieux.

Bonsoir.

Pourquoi me suis-tu ?

J'ai encore réfléchi, M. Glimmer.

Je ne suis pas satisfait. Je connais Stella depuis l'enfance.

Je pense que quelque chose la tracasse et je veux savoir quoi.

Viens par ici.

J'aurais dû t'en parler plus tôt.

Tu ne sais pas les nuits blanches que j'ai passées.

C'est une affaire délicate, je ne sais même pas comment te le dire.

Vous ne voulez pas dire que Stella a des ennuis ?

Mon Dieu, non. Je suis surpris que tu penses ça.

Vraiment.

Désolé, M. Glimmer.

Cependant, elle a vécu une très mauvaise expérience.

-C'est terminé maintenant. -Quoi donc ?

Pour ne pas tourner autour du pot,

Wilcot lui a fait des avances

dans le labyrinthe de Sa Seigneurie. Ah bon ?

Ils se sont perdus et ses passions animales ont pris le dessus.

Mais il doit avoir 65 ans.

Pas Lord Wilcot, Robert !

-Non ! -Si.

Heureusement, nous sommes arrivés à temps et avons étouffé l'affaire.

Étouffé l'affaire, pourquoi ?

Nous ne voulions pas gagner une élection de cette façon.

Vraiment ? Pourquoi pas ?

Ça ne s’est encore jamais vu. »

Oh, je vois.

Elle aurait dû porter plainte contre ce salaud.

Elle a mis l'élection en premier. J'espère que tu feras de même.

Je sais que tu ne diras rien avant que tout soit terminé.

Même pas à Stella.

C'est une histoire sordide, je l'admets, mais...

C’est très shakespearien.

D'accord. À plus tard, mon jeune ami.

Tu ne sais pas le rôle que tu as joué dans ce moment difficile.

Bonsoir. Bonsoir, monsieur.

Très bonne affluence. Oh, oui.

Je serai dans l'antichambre si vous me cherchez.

-Bonsoir. -Bonsoir.

-Bonsoir. -Bonsoir.

Bonsoir, Peterson. Salle comble, on dirait.

Plus de places assises. Ça ne m'étonne pas.

Et ainsi, messieurs,

par ce moyen, nous pouvons espérer réduire le coût de la vie.

Très bien, Wilcot. Parfait.

Sachez que je compte bien remporter cette élection.

C'est une excellente nouvelle.

Et après ça, j'espère ne plus jamais revoir votre visage

suffisant, hypocrite, traître, menteur et double.

Où en étais-je ?

"Abordons maintenant la scone internationale..."

Abordons... la quoi ?

Oh, non, Annabel. Pas "scone"(patisserie), "scene", scène.

Ce n'est pas un concours de cuisine.

19h10, Peterson. Vous devriez aller à la gare

chercher Grimsby Armfield.

Je ne peux pas, HP. Je dois accueillir la presse.

Eh bien, quelqu'un d'autre.

Envoyez Annabel. Une bonne idée.

Oh oui, s'il vous plaît.

Rencontrer des ministres et tout ça

sera un bon entraînement pour plus tard.

Oh, attention.

Peterson, trouvez quelqu'un pour emmener Mlle Brentwood à la gare.

D'accord. Oh, merci infiniment.

Drôle d'accent que cette fille a.

Presque pas de consonnes, aucune voyelle.

Une voiture, s'il vous plaît, pour le train de 19h30.

Voiture demandée. M. Savers, attendez, s'il vous plaît.

Excusez-moi. Pourriez-vous me dire où je pourrais trouver M. Wilcot, s'il vous plaît ?

Oh, il est à l'intérieur,

dans la petite salle près de l'estrade.

Oh. Merci beaucoup.

Tout le plaisir est pour moi.

Une application rigoureuse de mesures économiques saines.

Et maintenant, mes amis, abordons la scène internationale...

Oh, zut !

Je veux vous parler.

Moi ? Oui.

Bouh !

Complètement bondé. Je suis sûr que ça va être...

M. Wilcot !

Oh, avez-vous vu M. Wilcot ? C'est ça.

Vous vous êtes coupé la lèvre. Ah bon ?

Prête, Mlle Brentwood.

Oh, maintenant vous l'avez étalée sur tout votre menton.

Ça vous dérange si je vous nettoie un peu ?

Oh, il ne faut pas faire ça.

Vous allez tout gâcher.

Mlle Brentwood, nous allons être en retard !

Je... Je disais, c'est bon maintenant ?

C'est parfaitement charmant.

Mlle Brentwood, s'il vous plaît !

Ils... Ils vous appellent.

Oh, oui, oui, je... je dois y aller maintenant.

Merci beaucoup. Merci à vous.

Donnez-lui de l'air. Desserrez son col

Il est inconscient. Le candidat est inconscient.

Il aurait pu attendre d'avoir un siège à la Chambre.

HP.

Il est 19h40. Ils commencent à s'impatienter.

Où est Grimsby Armfield ? Pas encore arrivé.

Le train doit être en retard.

Allez dehors voir si quelqu'un arrive.

D'accord. Ne vous occupez pas de ça maintenant.

Montez sur l’estrade et défendez nos couleurs.

Je vous avais dit qu'on raterait le train.

Là-bas ! Êtes-vous l'orateur pour notre réunion ?

Oui, c'est moi.

Nous sommes désolés pour le retard. S'il vous plaît, montez. vite.

Merci beaucoup.

Je crois qu'il a cligné des paupières.

Où diable est Grimsby Armfield ?

Il est là ! Oh, Dieu merci.

L'orateur est là.

Quoi ? Vous n'êtes pas Grimsby Armfield.

Bien sûr que non. Je suis Bray, du siège du Labour.

Vous êtes... ? Labour ?

Idiote ! Vous avez pris le mauvais homme !

Ce n'est pas St. Luke's ? Non ! Emmenez-moi à la gare.

Oh, il n'y a personne là-bas. Bien sûr que si. À moins que...

À moins que Grimsby Armfield ne soit allé à la mauvaise réunion.

Oh non, pas ça !

St. Luke's School, vite !

Attendez-moi !

Oh là là.

St. Luke's School, vite, la réunion du Labour !

Montez. Allez, dépêchez-vous, mon vieux.

Plus vite ! Vous ne pouvez pas aller plus vite ?

Stop ! Nous y sommes.

Notre politique, mes amis, est votre politique.

Une Grande-Bretagne où règne la justice sociale,

où chacun a sa chance,

et où les retraités ne sont pas oubliés.

C'est Armfield... Qui parle.

Je vous le dis, mes amis,

si nous gardons ces objectifs en tête...

Il n'a pas pu rejoindre le Parti travailliste en si peu de temps.

Idiot !

Allez, Egerton.

Sauvons le parti.

...notre terre promise.

Il a fini de parler. Une voiture, une voiture !

C'est terminé.

C'était un discours splendide, monsieur. Merci.

Je suis désolé que vous deviez partir, mais merci beaucoup d'être venu.

-Ce fut un plaisir, M. Harding. -Pratt.-Je... Quoi ?

Retour à Corn Exchange, vite !

Une Grande-Bretagne où règne la justice sociale, où chacun a sa chance,

et où les retraités ne sont pas oubliés.

Je vous le dis, mes amis,

si nous gardons ces objectifs en tête, avec la providence, nous ne douterons jamais

d'atteindre notre havre, notre refuge,

notre terre promise.

Merci. Merci, M. Armfield.

Merci

pour un discours brillant, stimulant, et hautement original.

Et maintenant, mesdames et messieurs, je vous présente votre candidat,

cette personnalité jeune, dynamique et irréprochable,

Robert Wilcot !

Par ici, messieurs, s'il vous plaît.

Emmenez M. Wilcot dans sa chambre, d'accord ?

Quel est le problème exactement ?

Rien de grave. Juste une légère rechute de son ancien mal antarctique.

Un mal antarctique ? Oui.

Un peu comme la cécité des neiges, mais ça affecte l'oreille moyenne.

Il sera en pleine forme demain matin.

Je l'espère...

Bonjour à tous. Ici Stella Stoker,

votre candidate travailliste

qui vous adresse un dernier appel pour vos votes.

Ne restez pas chez vous demain.

Venez en masse

et votez pour moi, la seule candidate professionnelle.

Votez Stoker.

Stella.

Et bloquez les Tories.

Je vais devoir lui parler de nous.

Je ne sais pas comment l'annoncer à Robert.

Il sera complètement anéanti.

Mais c'est nécessaire. C'est la seule chose honnête.

Oh, Bill.

Bon. Allez... C'est parti. Bonjour à tous. Ici Stella Stoker,

votre candidate parlementaire professionnelle

qui vous adresse un dernier appel pour vos votes.

Ne restez pas chez vous. Stella !

Venez voter. Stella !

Stella.

Où étais-tu tout ce temps ?

Écoute, j'ai quelque chose à te dire.

Je suis occupée, tu ne vois pas ?

Tu dois m'écouter. S'il te plaît.

Quand j'ai arraché la vérité à Glimmer, je... je suis devenu fou, tu comprends ?

De quoi tu parles ?

J'essaie juste de te dire comment on s'est rencontrés.

Je suis allé lui casser la figure et... La figure à qui ?

Le type des Tories, comment il s'appelle, Wilcot.

Et en sortant après... Après quoi ?

Après l'avoir mis K.-O. Et elle était là, Stella...

Tu l'as frappé ?

Oui, je l'ai mis K.-O.

Mais tu l'as blessé ? Stella, ce que j'essaie de...

Peu importe ! Écoute, Stella,

je sortais du... Où est-il maintenant ?

Je ne sais pas, Stella. Ils l'ont ramené à son hôtel.

Ramené ? Comment oses-tu !

Qui t'a dit de t'en mêler, brute ? Tu aurais pu le tuer !

Oh, tu n'es qu'un grand singe !

Stella !

Stella !

Tu es bien installé, Bobby chéri ?

-Vous êtes sûr que ça va ? -Oui, ça va.

Tenez, buvez ça. Oh.

Je vais parler à HP. Voir si la presse est partie.

J'ai quelque chose à te dire, Bobby chéri.

Je crains que ce ne soit un coup terrible pour toi.

J'espère que tu ne feras pas quelque chose de trop désespéré.

Désespéré ? Pourquoi ? Qu'y a-t-il ?

J'ai rencontré quelqu'un d'autre.

Non !

Il s'appelle Bill Hemingway et c'est un culturiste.

Tu sais, tu l'as coupé à la lèvre.

Quoi, lui ?

Oui, nous avons été complètement subjugués l'un par l'autre.

Annabel, est-ce qu'il ressent la même chose pour toi ?

Oh oui, totalement.

Annabel !

Je dois y aller.

Stella ! Stella !

Stella.

Stella.

Tu disais qu'il était gravement blessé !

Stella ! Stella !

Que fais-tu ici ? Sors !

Wilcot ! Stella !

Bon sang, il l'a enlevée !

Mais elle a admis qu'elle m'aimait.

Ne crois pas que j'en sois fier.

Je suis dégoûté de moi-même et bien décidé à écraser

cette chose horrible sous mon pied.

On dirait que je suis un monstre.

Non, juste un Tory.

Oh, Stella, chérie, écoute-moi, s'il te plaît !

Ce soir, tout cela sera terminé, peu importe lequel de nous deux gagne.

Si tu gagnes,

crois-tu que j'accepterais d'épouser un député conservateur ?

Je sais que c'est peu probable, mais si c'était toi qui gagnais ?

Bien sûr que je gagnerai.

Alors pourquoi diable avoir discuté toute la nuit ?

Le problème, c'est que si je gagne, je compte me consacrer entièrement à la politique.

-C'est ce que vous dites maintenant. -C'est sérieux.

Oh, Stella.

Je ne supporte pas l'idée de te voir perdre ton temps jour après jour avec 600 députés.

Ne t'inquiète pas. La plupart ne seront pas là.

Tu devrais trouver une cause à laquelle te dévouer, je veux dire...

une cause qui en vaille la peine. Mais j'en ai une.

Stella Stoker.

Mais c'est une menace rouge. Ton président l'a dit.

Non, elle est juste de la bonne nuance de rose pâle.

Ça ne va pas avec le bleu Tory, Robert.

Avant que vous ne passiez par toutes les couleurs, laissez-moi vous dire

que cette conversation me donne franchement la nausée.

Eh bien... Au revoir, Robert.

Je me souviendrai toujours de toi.

Je ne veux pas que tu te souviennes de moi. Je veux passer ma vie avec toi !

Laisse-la partir d'abord. Et puis, tu ne peux pas sortir en robe de chambre.

La vertu britannique ne supporterait pas un tel déshabillé.

Mais je ne pourrai jamais l'oublier, oncle.

Ne baisse pas les bras, mon garçon.

Elle a hésité. Elle a clairement hésité.

Et si on voit le bon côté des choses, tu risques de perdre l'élection.

Rien n'est certain dans la vie.

Et la providence utilise parfois les moyens les plus inattendus

pour arriver à ses fins.

Une chose est certaine,

si je gagne... je perds.

Stella ! Dieu merci. Où étais-tu ?

Que s'est-il passé ? Nous t'avons cherchée partout...

Je ne m'attendais pas à te trouver endormi le jour des élections, Glimmer.

Il y a cent choses à faire.

Il serait temps que tu t'y mettes, non ?

Seize, s'il vous plaît.

Wilcot, vous voilà !

Où diable étiez-vous passé ? À la pêche.

Nous vous avons cherché partout. Je n'ai pas fermé l'œil.

C'est la meilleure nouvelle que j'aie entendue depuis des années.

Pas mal, Hardy. La nature m'a visiblement destiné à être peintre en enseignes.

Oh, non. Stop ! Soulève-le, Hardy ! Allez, plus haut !

Attention, monsieur. La planche...

Ça va, monsieur ?

Non.

Non, bon sang, ça ne va pas du tout.

Non, non, non. Mieux vaut ne pas me bouger.

Je crois que c'est un cas pour le vétérinaire. Appelle le Dr Rushall.

Le vote de l'élection partielle bat son plein à Earndale.

À minuit, les résultats seront annoncés depuis l'hôtel de ville d'Earndale.

Lequel des deux l'emportera ?

Comment ça se passe ? C'est serré, je crois.

Je crains que vous ne puissiez pas fumer ici.

Bonsoir, Wilcot. Bonsoir, M. Pottle.

Nous avons une majorité de 24 voix au premier décompte.

Splendide ! Ils vont être frits ce soir !

Ils ont demandé un recomptage, bien sûr.

Ah oui, bien sûr.

Oh, tant mieux.

Vraiment ?

Bravo !

Ce n'est pas encore fini, vous savez. Il y a toujours le recomptage.

N'oubliez pas le recomptage.

M. Glimmer. M. Harding-Pratt.

Nous voulons un recomptage. Oui, monsieur.

Cette fois, ça a basculé en sa faveur. Majorité de 10 voix pour elle.

Oh là là. C'est mauvais.

J'ai demandé un recomptage, bien sûr.

Oh, est-ce vraiment nécessaire ?

Bien sûr !

Moi, John Bates, directeur du scrutin de l'élection,

pour la circonscription d'Earndale,

déclare par la présente le nombre de votes enregistrés pour chaque candidat

après pas moins de quatre recomptages.

Wilcot, 10 323 voix.

Stoker, 10 301 voix.

Majorité, 22 voix.

Électeurs d'Earndale, je vous présente votre nouveau député, Robert Wilcot.

Félicitations, M. Wilcot.

Dites-leur qu'ils vous ont rendu très heureux.

Quoi ?

Oui, euh...

Vous avez fait de moi un homme très heureux.

Et je tiens à remercier tous mes collaborateurs et mes soutiens

de m'avoir mené là où je suis ce soir.

Mon succès leur est entièrement dû.

Il a raison.

Eh bien, c'est terminé, Bert. Dommage qu'un camp ait dû mordre la poussière.

Oh, aucune rancune, mon vieux.

Et maintenant, le courageux perdant.

Eh bien... J'ai perdu.

Comme c'était prévu, quelqu'un devait gagner,

et je félicite sincèrement mon adversaire conservateur.

Maintenant que tout est fini, Bert. On prend un verre ?

J'attends ça avec impatience, mon vieux. Allez, viens.

Félicitations, M. Wilcot.

Je suis désolé que ça se termine ainsi. Moi aussi.

Parce qu'en réalité, je n'ai pas gagné. J'ai perdu.

Mon cher Robert.

Stella. Oh, Stella, ma chérie.

-M. Harding-Pratt, monsieur. Oui ?

J'ai une terrible nouvelle, monsieur.

Je sais, nous regardons ça.

Je dois prévenir M. Robert, monsieur. Hmm ?

Son oncle vient de décéder.

Oh, mon Dieu, non !

Je viens informer M. Robert qu'il est Lord Wilcot depuis 10 h 48.

Glimmer, savez-vous ce que cela signifie ? Il ne pourra jamais occuper son siège.

Il ira directement à la Chambre des Lords. L'élection est annulée.

Nous devrons recommencer toute cette satanée campagne.

Et moi qui croyais qu'on les avait eus.

Oh, on les a eus, c'est sûr. Dommage qu'on ne les ait pas laissés tranquilles.

C'était ton idée, mon vieux.

C'est toi qui m'as téléphoné le premier !

Tu essaies de rejeter la faute sur moi ?

Glimmer, tu essaies de te défiler ?

Oh, écoute, ce n'est pas parce que tu as tout gâché comme un vrai guignol.

Espèce de petit minable exécrable !

Sors cette vieille patate de ta bouche.

Essaie de parler comme un être humain normal.

Je t'ai toujours considéré comme un petit arriviste tape-à-l'œil,

et Dieu sait que j'avais raison.

Tu es vulgaire, Glimmer, d'une vulgarité pénible et pitoyable !

Blabla, blabla, blabla !

Harding-Pratt ? Quel nom, quelle tête !

Espèce de brute ! Vieille chiffe molle !

Espèce de... rustre ! Oh ! vas-y...

Ne me parle pas sur ce ton ! Bon sang, attends une minute, mon garçon.

Non, hé, ne fais pas ça.

Ah, attends, ne...

Dehors !

Adaptation Ebojo Décembre 2025 Août 2026

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