All language subtitles for The Vanquished (1953)La ville sous le joug FRANCÊS 25 scr 23,97

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Original subtitles

Je tuerai l'un de ces porcs, mercredi.

Il y a longtemps que nous n'avons pas mangé une bonne viande.

"AUX HABITANTS DE GALESTON

"Pour avoir tué un officier des forces Nordistes,

"Charles Edward Barbour sera pendu sur la place publique, mardi midi."

Signé "l'Administrateur civil".

Assassin ! Traître !

C'est la troisième pendaison cette semaine.

Rien de tel qu'une bonne exécution pour être craint du peuple.

Vous avez grandi avec ces gens, M. Hale.

Leur angoisse doit vous peiner.

Bien au contraire, Capitaine Kirby.

Roger est ravi de se venger de ceux qui l'ont jadis rejeté.

Il suffit, Rosie.

Le 1er août, Charles Edward Barbour

a été jugé et condamné par le tribunal militaire

pour le meurtre d'un soldat Nordiste dans l'exercice de ses fonctions.

Sa sentence est la pendaison.

Avez-vous une dernière déclaration à faire ?

Une seule.

Comment le fils de Matthew Taylor

a-t-il pu s'abaisser à travailler avec Roger Hale ?

Si c'est tout ce que vous avez à déclarer, je vais donner l'ordre.

Non, arrêtez !

Je vous en prie, relâchez-le !

Non, arrêtez ! Ne faites pas ça !

Mon Dieu, empêchez-les !

- Il n'a tué personne ! - Emmenez-la !

Il voulait défendre sa terre !

Vous devriez avoir honte ! C'est vous qui devriez être punis !

Écoutez-moi.

J'ai dit : Écoutez-moi !

Galeston !

C'est mon rôle de faire respecter les lois, impartialement.

Ces lois s'appliquent aux riches comme aux pauvres.

Sans exception.

À présent, si vous n'avez rien à ajouter...

Seulement ceci...

Mettez-lui le nœud.

- Je le descends ? - Non, laissez-le là quelques temps.

Cela pourrait en dissuader d'autres de l'imiter.

Lisez le reste de la proclamation.

Il est également interdit, par mesure de sécurité,

de posséder une arme à feu, quelle qu'elle soit,

ou de déambuler dans les rues après le couvre-feu de 21 h.

Par la présente, le droit au rassemblement est révoqué.

Rentrez chez vous.

Circulez, messieurs-dames. Rentrez chez vous.

Circulez.

- Une lager. - Deux.

Trois !

- Vous buvez, Dr Colfax ? - Depuis la proclamation.

La prochaine réduira probablement l'air que nous respirons

ou le nombre de verres que nous pouvons boire.

Par ordre de l'Administrateur civil.

- Plus communément appelé... - Le traître, le tyran, le despote.

Des hommes tels que Hale ont été vaincus par le passé.

Gardons espoir !

Messieurs, les Nordistes justes recevront et exauceront nos prières.

Des paroles en l'air !

Rien de plus. Il est temps d'agir !

Il faut agir contre Roger Hale.

Prenez-vous en à Hale et ils puniront toute la ville

en nommant un homme pire que lui.

- Impossible, même un Nordiste ! - Il faut que ça change !

La situation me devient insupportable.

Messieurs, s'il vous plaît.

Pas de rassemblement, ils fermeraient mon établissement.

BUREAU DE L'INSPECTEUR GÉNÉRAL GÉNÉRAL HILDEBRANDT

- Appelez le commandant Grayson. - Oui, mon général.

Commandant Grayson ?

Repos, Commandant.

Les déclarations de vos concitoyens me sont familières, Commandant.

D'autres villes Sudistes se sont plaintes.

De façon justifiée ou non-justifiée.

Ces déclarations sont justifiées, mon général.

Je connais ces gens.

L'après-guerre n'est jamais simple, des deux côtés.

Encore moins côté perdant.

Je sais que les Sudistes ne l'acceptent pas.

Mais c'est bénéfique

car c'est à vous de reconstruire ce qui a été détruit.

Mon devoir est d'assurer le respect du programme du Président Lincoln.

La guerre est terminée. Le Nord et le Sud peuvent s'allier.

J'aimerais seulement remplacer l'Administrateur Hale à Galeston.

Je vous l'ai dit, ces lettres seules ne suffisent pas.

Il me faut des faits et non des accusations.

Alors vous obtiendrez sûrement la mort de Roger Hale.

Au revoir, mon général.

Dépêchez-vous, monsieur !

C'est le manoir Grayson, où réside l'Administrateur civil.

C'est la plus belle propriété de la ville.

Nous y voilà !

- Merci bien. - Je vous en prie.

Le sang a bien assez coulé.

Beaucoup de jeunes Sudistes ont péri

mais nous avons besoin des rescapés.

Vous pouvez encore tirer au fusil.

Ne dites pas de sottises, il faut des jeunes gens.

Des sottises ? Il est grand temps de défier Roger Hale et ses sbires.

Calmez-vous, petit.

Faites-moi plaisir, Doc,

ne m'appelez pas "petit".

Ayant accouché votre mère, je trouve naturel de vous appeler de la sorte.

Si je ne m'abuse, vous avez accouché toutes nos mères.

Rockwell Grayson ! Voyez-vous cela !

Nous vous croyions mort.

Après 18 mois à l'hôpital, j'ai bien cru l'être.

- C'est la maison qui offre. - Merci.

- Je peux me le permettre alors. - Nous buvons la même chose.

- Nous avons besoin de vous, ici. - Les choses ont changé.

- C'est la loi martiale. - Les Nordistes nous épient.

Et Roger Hale est Administrateur civil.

Roger Hale, dites-vous.

- Il a toujours aimé la politique... - Les magouilles !

La corruption !

Quelqu'un doit faire le travail.

Vous ne comprenez pas,

Hale nous saigne à blanc et l'armée le soutient.

Cela ne m'encourage guère à rester.

Sauf si vous désirez nous aider.

- Comment ? - N'avez-vous pas une idée ?

Colonel, je suis à court d'idées.

J'aimerais juste un repas et un lit décents

pour dormir longuement.

Vous ne mesurez pas encore l'ampleur de la situation, mais cela viendra.

Perdre la guerre est difficile,

- être humilié... - La guerre !

Cessez donc de parler de la guerre.

Écoutez, Docteur,

la guerre est finie et nous l'avons perdue.

Laissez cela derrière vous.

Ces paroles m'étonnent venant de vous.

Il ne le pense pas, il est simplement épuisé.

Si, je le pense.

Peut-être changerez-vous d'avis.

C'est le bâtiment le plus central...

Mais c'est chez vous, vous y êtes né.

Ce n'est qu'une relique du passé, l'enfer peut y loger.

Si je ne révérais pas la mémoire de votre père...

Ressasser le passé ne vous apportera rien de bon, Colonel.

C'est inutile.

Peut-être préféreriez-vous voir mon manoir pourrir sous mes pieds

pendant que je sirote un cocktail sur la terrasse ?

Très peu pour moi.

Si vous voulez mourir pour une guerre déjà perdue, allez-y.

Ce sera sans moi.

J'ai eu mon compte.

Vous avez abandonné après cinq années de guerre.

D'où vient ma blessure, pensez-vous ?

Vous, vous n'avez rien.

Commandant Rockwell Grayson.

Militaire et gentilhomme du Sud.

J'étais auprès de votre mère, à votre départ il y a cinq ans.

Elle vous idolâtrait.

Tout comme moi.

Et aujourd'hui, vous battez en retraite, la queue entre les jambes.

Moi, je ne céderai pas.

Randy !

Reprenez vos esprits !

Messieurs, nous avons de la compagnie.

Pas de cela.

- Un bourbon. - Bien, monsieur.

Me remettez-vous, Commandant ?

Tout à fait, Hale.

Désirez-vous un verre ?

Pourquoi pas ?

Peut-être que vos amis n'apprécieraient guère.

Je ne crois pas avoir d'amis.

Commandant Grayson, Capitaine Kirby.

- Comment allez-vous ? - On ne peut mieux.

Je suis l'un des rares à accepter la fin de la guerre.

Vous êtes intelligent.

À la chance.

Cela me serait utile.

Comptez-vous rester ?

Je ne sais pas encore.

Monsieur Grayson vient d'une longue lignée.

Ce qui fait de lui ?

Un homme fauché.

Je pourrais vous aider.

- Les temps ont changé. - En effet.

Un homme de votre renommée pourrait m'assister dans cette ville.

- Vous me flattez ? - Absolument pas.

Faites-moi signe.

Vous connaissez le manoir Grayson...

Oui, j'ai une bonne mémoire.

Merci pour le verre.

Au revoir, Capitaine.

Voilà donc le grand et puissant Rockwell Grayson.

Il semble avoir perdu sa verve d'antan.

En effet...

Ce qui me fait penser qu'il me rendra visite.

Rock !

Jane...

On m'a dit que tout avait changé à Galeston...

Mais pas vous...

Vous êtes la même.

Belle et...

Vous êtes une femme.

Je ne pouvais avoir 18 ans pour toujours.

Si vous ne m'embrassez pas…

Et votre père ?

J'embrasse qui bon me semble.

Il ne serait peut-être pas du même avis.

Rien ne m'empêchera d'être avec vous.

Rien n'a changé, n'est-ce pas ?

Bien sûr que non, je ne pourrais l'accepter.

Et vous non plus. N'est-ce pas ?

Jamais rien ne changera entre nous, Jane.

Mais les choses évoluent…

elles deviennent différentes avec le temps...

Maintenant que vous êtes revenu, tout va s'arranger.

Nous en reparlerons. Venez dîner chez moi, ce soir.

J'ai des choses à régler.

Je rentre chez moi.

Chez vous...

Roger Hale habite chez vous...

Je sais.

C'est la priorité, bien sûr.

Demain soir, alors ?

Certainement.

Au revoir.

Je suis heureux de vous voir, M. Grayson.

Il est devenu rare de rencontrer des visages familiers.

- J'aimerais une chambre. - Pour vous ?

Oui.

Je n'aurais jamais pensé louer une chambre à un Grayson, un jour.

Les temps ont changé depuis la guerre.

La guerre...

N'avez-vous que ce mot à la bouche ?

La chambre 10, par là.

Je n'y crois pas. Vous avez mal compris Rock !

Et je ne croirai pas cette crapule de Randy Williams pour un sou.

Jane, le colonel et Harvey Giddens étaient là aussi.

Père n'est pas le seul à le dire.

J'aimerais être aussi clément que possible, pour vous.

Mais les propos de Rockwell Grayson étaient clairs.

- Père... - Le voilà qui arrive !

Je n'aurai plus à le défendre, il vous le dira lui-même.

Il rentre chez Roger Hale !

Il n'a aucune raison de ne pas rentrer chez lui.

Il a un bon nombre de raisons, bien au contraire,

que je ne souhaite pas énumérer à présent...

- Bienvenue, M. Grayson. - Bonjour, oncle Peter.

- Vous n'avez pas changé. - Non, monsieur.

La maison est la même, ce sont ses habitants qui ont changé.

Appelez M. Hale, je vous prie.

Bien sûr, M. Grayson.

M. Grayson.

Savez-vous qui je suis ?

J'ai peur que non.

Je suis Rose Slater.

Rosie Slater. Ma mère travaillait pour vous.

Ah, oui. Je me souviens, à présent.

C'est surprenant de me voir invitée au manoir Grayson, j'imagine.

Il va falloir vous y faire, cela risque de durer.

Bonjour, Grayson. Content que vous soyez venu.

Mademoiselle Slater, Monsieur Grayson.

- Je me suis présentée. - Je n'en attendais pas moins.

Excusez-moi. Peter ?

Accompagnez M. Grayson au salon.

- J'aimerais récupérer des affaires. - Je vous en prie.

Elles sont dans la remise à calèches.

- Bonne journée, M. Grayson. - Bonne journée.

Vos vêtements ne font pas de vous une dame, Rosie.

M'appeler "Rosie" n'aide pas non plus.

- Portez ma valise sur le perron. - Bien, monsieur.

Voilà le Rockwell Grayson que j'enviais, jadis.

Maître du manoir Grayson.

- Un cigare ? - Je vous remercie.

- Ils deviennent rares. - J'en ai plein. Asseyez-vous.

Mon invitation ne vous rend pas curieux ?

J'en connaîtrai la raison bien assez tôt.

Vous avez changé.

- Comme tout le monde. - Pas vos amis.

Vous êtes le seul en ville à entendre raison.

Je me suis toujours battu.

Vous savez, diriger cette ville est une tâche difficile.

Mais quelqu'un doit le faire.

Nous avons perdu et nous en payons le prix.

C'est à moi de faire respecter l'ordre.

C'est une tâche ingrate, je ne vous envie pas.

Je vois que vous le comprenez.

Nous devrions en discuter.

J'ai besoin d'aide. Vous, d'un emploi.

À moins qu'être sous mes ordres ne vous gêne.

J'ai souvent obéi aux ordres ces cinq dernières années.

Que je sois d'accord avec leur fondement ou non.

- Pourquoi, moi ? - Vous êtes un Grayson.

Que vaut une lignée Sudiste, ces temps-ci ?

100 dollars par mois, pour la vôtre.

C'est acceptable.

Pour quel emploi ?

Commencez d'abord par ceci.

Collecteur d'impôts ?

Au moins un Grayson tirera profit de cette époque.

Peut-être.

Qu'ai-je à perdre ?

- Je vais essayer. - Très bien.

Cela pourrait s'avérer bénéfique pour vous, comme pour moi, Rock.

C'est possible.

Dites au caporal que vous prenez ma voiture.

Merci.

Pour charger l'argent dedans ?

Vous aviserez.

À demain.

Ça a marché.

Nous avons un homme respecté, doué et qui obtiendra l'argent.

On se débrouillait seuls.

- Laissez-moi faire. - Nous sommes dans le même bateau.

Je ne comprends pas les aristocrates Sudistes.

Ils se donnent en spectacle quand tout va bien.

Mais quand ça se gâte,

ils sont perdus.

Soit ils ferment les yeux et attendent que ça passe,

soit ils abandonnent, comme Grayson.

M. Butler.

Vous avez payé vos impôts ?

Où Hale pense-t-il que je vais trouver 70 dollars ?

Vous pouvez signer un prêt.

À quoi ça sert, si je ne peux pas rembourser ?

- Vous gagnez du temps. - Et après ?

Si vous ne payez pas, vous perdez vos terres.

Je signe ?

Juste ici.

Bonjour, M. Wheaton. Mme Wheaton.

Je suis content de vous voir prendre les choses en main.

L'arrangement sera plus honnête.

Les nombres ne mentent pas, M. Wheaton. Signez ici.

C'est gentil de la part de M. Hale de me prêter.

Mais si la récolte est mauvaise ?

Le futur nous le dira, monsieur.

Bonne journée.

Bonjour !

Bonjour.

C'est une bien belle journée.

En effet.

À bientôt !

Qu'y a-t-il écrit ?

Je ne sais pas.

AVIS D'EXPULSION IMPÔTS IMPAYÉS

SAISI POUR IMPÔTS IMPAYÉS

VENDU POUR IMPÔTS IMPAYÉS

J'y vais.

Bonjour, Lotty.

Il était grand temps, M. Grayson.

- Vous avez perdu du poids. - On a tous perdu quelque chose.

Moi, je n'avais plus que le poids à perdre.

Bonjour, votre père est là ?

- Oui. - J'aimerais lui parler...

Laissez-nous.

Je veux parler à Rockwell, seul.

Entendons-nous bien, Rockwell. Vous n'êtes plus le bienvenu.

Ce n'est pas une visite de courtoisie, Docteur.

Je viens pour affaire.

Tenez.

Vous avez dix jours pour payer.

- Je dois vous parler. - Que faites-vous, là ?

Vous m'évitez, je n'avais pas le choix.

- Jane... - Je ne partirai pas

sans vous avoir parlé.

Vous devriez monter.

Si on nous voit ensemble...

Dépêchez-vous, avant que mon père ne fasse un esclandre.

Arrêtez-vous, Rock.

Vous vous souvenez ?

Le repaire des pirates ? Bien sûr.

Là où nous venions nous réfugier du monde.

Les enfants...

Je vous suivais ici.

Vous et les autres ne vouliez pas de moi.

Vous vivez dans le passé, Jane.

Comme tous les autres.

Ce n'est pas bon.

Il ne me restait que le passé après votre départ.

Le reste était horrible.

Suivez-moi, Rock.

Vous m'aviez bandé les yeux et m'aviez fait marcher à l'aveugle.

J'étais terrifiée.

Je faisais tout pour le cacher,

pour ne pas passer pour une trouillarde.

- Nous étions durs avec vous. - Cela m'était égal.

J'avais le béguin pour vous.

Eddie Hargrave...

Vance Young...

Will Summers.

Ils ne sont pas revenus.

Vous êtes le seul.

Que vous est-il arrivé, Rock ?

Je me demande quand vous comprendrez aussi.

Je ne vous jugerai pas, j'ai le droit de savoir.

J'ai vu Cyrus Wheaton et sa famille, cet après-midi.

Ils quittaient la ville avec leurs maigres biens.

Des victimes innocentes, qui n'ont jamais fait de mal.

Et j'ai pensé: Rock est responsable.

- J'applique seulement la loi. - Mais pourquoi ?

Laissez les larbins de Hale faire son sale travail.

Pas vous.

- J'essaie d'aider la ville. - Pas de cette façon, Rock.

Vous nous croyez indifférents ?

Vous croyez que nous allons rester les bras croisés ?

Nous nous battrons.

- Un jour... - Un jour !

Des hommes d'influence apprendront ce qui se passe ici.

Et en attendant ?

Vous ne pouvez pas céder à Roger Hale.

Obéir à ses ordres, être à sa botte.

Je vous l'interdis.

Il faut vous battre, Rock.

Il se fait tard, Jane.

Je devrais vous ramener.

Vous n'avez rien d'autre à me dire ?

Je n'ai rien à dire qui ne serve pas mes intérêts.

Dans ce cas, partons.

Mon sermon du jour

s'inspire de l'Épître aux Romains.

Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures,

car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu.

Mes amis,

nous comptons parmi nous, des personnes cupides et égoïstes

qui tentent de vous asservir à un pouvoir injuste.

Un pouvoir basé sur la douteuse loi du plus fort.

Ce pouvoir ne vient pas de la main de Dieu,

mais des forces du mal.

Ainsi, je vous le demande, mes enfants,

résistez aux forces du mal avec toute la force de votre esprit.

Comme Paul l'a dit : "Tenez bon, continuez à marcher par l'esprit."

Je suis heureux de vous voir à la messe, M. Grayson.

Vous aussi, Miss Slater.

Comme représentants des forces du mal ?

Ce sermon pourrait vous faire du tort, Révérend Babcock.

Vous les encouragiez à s'opposer à Roger...

M. Hale.

Je vous conseille de modérer vos sermons,

si vous ne voulez pas voir les portes de l'église closes

- définitivement. - Vos menaces ne m'effraient pas.

Je ne cautionne pas les actions de Roger Hale

ou de ses suiveurs.

Vous le regretterez.

Vous m'accompagnez, Rock ?

J'aimerais votre avis sur un terrain.

Roger ne vous attend pas au manoir ?

Il attendra. Ce sera l'occasion de se languir de moi.

Venez.

Si on m'avait dit

que je verrais un jour Rockwell, sur la rue principale de Galeston,

avec Rose Slater...

À la maison, Jasper.

Votre discours au pasteur aurait plu à Roger.

Vous étiez ferme mais diplomate.

Une qualité inconnue de Roger.

Il a d'autres qualités.

Dont un mauvais caractère.

Je l'ai remarqué.

Je vais vous dire un secret.

J'aime le pousser à bout.

Au point qu'il veuille me briser les côtes…

Car quand il se calme,

il est plus aimant que jamais.

Vous ai-je choqué ?

Ça ne va pas ?

Je me demandais si Hale vous avait envoyée me surveiller,

ou si c'était l'inverse.

Il a raison d'être prudent.

Il a très peu d'amis loyaux.

Je ne suis pas très apprécié non plus.

Ce n'est pas important, si vous êtes riche.

Je vais forcer cette ville à aimer Rosie Slater.

- Vous voulez devenir riche ? - Oui, si riche...

que même l'inaccessible Rock Grayson pourrait me trouver séduisante.

Ne vous montrez-vous pas déloyale envers Roger ?

Pas du tout.

Roger et moi visons la Lune.

C'est un parcours solitaire, pour des gens comme nous,

donc nous nous tenons compagnie.

J'aimerais que nous soyons amis.

Je ne suis pas sûr de rester dans le coin.

Je compte y remédier. Je parlerai à Roger, ce soir.

Vous devriez vous associer à Roger, Kirby et moi.

- M'associer ? - Oui.

Vous êtes rusé, vous avez montré votre loyauté.

Vous avez gagné le droit de récupérer des propriétés saisies.

Sauf si vous n'aimez pas l'argent.

Au contraire.

Nous y sommes.

Qu'en pensez-vous ?

Nous sommes à Fair Oaks.

La plantation du fils Fair.

Après-demain, ce sera la plantation de la fille Slater.

Je ne comprends pas.

Je vais l'acheter grâce aux impayés de la famille Fair.

Les Fair ont déjà reçu leur avis d'expulsion.

Vous les expulserez demain.

- Moi ? - C'est votre travail, non ?

Oui, mais enfin...

- Hale est au courant ? - Bien sûr, c'était son idée.

- Je vois. - Nous devrions rentrer.

Je ne veux pas pousser Roger trop à bout.

Je veux pouvoir profiter de Fair Oaks.

Le général Hildebrandt !

Capitaine Kirby. Je n'ai pas été prévenu.

Personne ne l'a été.

Je vais chercher les soldats pour l'inspection.

D'abord, j'aimerais voir l'Administrateur civil.

- Un certain Hale. - Roger Hale.

- Un problème, mon général ? - Pourquoi ?

Eh bien, une visite imprévue...

C'est plus efficace. Cela évite les faux-semblants.

Bien sûr. Suivez-moi.

- Je vais préparer votre chambre. - C'est inutile.

C'est l'affaire de quelques heures.

Voici M. Hale.

L'Administrateur civil.

Général Hildebrandt, du Bureau d'inspection, et son lieutenant.

- Bonjour. - Ravi de vous rencontrer, Général.

Lieutenant.

Quelle bonne surprise.

Puis-je savoir ce qui vous amène ?

Je suis Inspecteur général. Logiquement, je viens inspecter.

Vous risquez de perdre votre temps dans cette petite ville.

Je ne manque pas de temps.

- J'aimerais voir les registres. - Allons-y.

Ils sont dans mon bureau.

Il y a eu quelques difficultés, mais rien d'inhabituel.

Il est difficile de raisonner ces gens-là.

Vous n'êtes pas du Sud vous aussi ?

Je suis né dans cette région.

Alors vous pourrez nous aider à trouver les registres d'impôts.

Le recouvrement est faible.

Je voulais faire les comptes en fin d'année.

Le registre des impôts doit être à jour.

Je ne m'attendais pas à votre visite.

Tiens donc.

Ils seront à jour au prochain contrôle.

J'attends votre rapport à la première heure.

Compris, Monsieur.

Si vous voulez me suivre dans vos quartiers.

Cela vous convient-il ?

Très bien.

Je retourne à mes quartiers.

À ce soir, mon général.

Bien.

Ça va prendre plus de temps que prévu.

Je préférerais être au front, plutôt que d'être dans ce trou.

Au moins on sait qu'il vit ici.

Dites au Sergent de monter mes bagages.

Oui monsieur.

Il faut s'occuper d'Hildebrandt.

Je maîtrise la situation, ce n'est qu'un homme.

Il a juste besoin d'un rasage malgré ses belles médailles.

Nous avions déjà eu ce type de problèmes.

Ça devait être sans risques.

Tout sera réglé pour le contrôle général.

C'est ce que vous dites.

Ne vous inquiétez pas.

J'ai un tas de livres ici qui l'occuperont.

Il m'a l'air déterminé.

Oui, mais ce n'est pas un comptable,

c'est un soldat.

Ça lui prendra une semaine pour éplucher ces registres.

Il fait tout cela pour démontrer son autorité.

Il n'a pas l'air commode.

Il ne se doute de rien pour l'instant.

Où est donc mon eau chaude ?

Tout de suite.

Amenez de l'eau au vieillard.

Pas trop chaude,

on veut que notre invité soit de bonne humeur.

Entrez.

Désolé pour l'attente.

Puis-je faire autre chose ?

Oui...

Asseyez-vous, j'ai à vous parler.

Bien, Monsieur.

En tant que subordonné, je vous demande

de ne parler à personne de cette discussion.

Cela va de soi.

Quelle est votre opinion à propos de Roger Hale.

Roger Hale ?

À quel sujet ?

Sur le seul qui importe, Capitaine Kirby.

Est-ce un homme intègre ?

Vous ne pensez pas, Monsieur ?

C'est moi qui pose les questions, vous y répondez.

Dites-moi comment il gère ses affaires.

Il est intransigeant,

mais on ne peut pas faire de sentiments.

Bien évidemment.

Pensez-vous qu'il tire avantage de son poste pour faire du profit ?

Je ne pense pas,

mais si vous étiez plus précis, je pourrais vous aider.

Très bien.

Le gouvernement n'est pas solidaire de ceux qui s'enrichissent

de façon peu scrupuleuse aux dépens des concitoyens.

Surtout des Sudistes, qui sont ruinés par la guerre.

Malheureusement,

certains Administrateurs civils le sont devenu.

Des pillards.

Ma mission consiste à les éradiquer.

Au Nord et au Sud de la ligne Mason-Dixon.

Je comprends, Monsieur.

Vous avez des indices qui pointent vers Roger Hale ?

J'en ai, en effet.

Connaissez-vous un certain Grayson ?

Bien sûr...

Il travaille pour Hale.

Il m'a contacté alors que j'étais à Nashville,

il venait de purger une peine de prison.

Des amis lui avaient écrit pour faire part de la situation.

Il m'a assuré qu'à mon arrivée ici, il aurait la preuve

de la culpabilité de Hale.

Sans parler de ses méthodes plus que douteuses.

Eh bien Monsieur, il était sous la coupe de Hale,

en tant qu'adjoint.

C'est exact.

C'est pourquoi j'ai confiance en ses propos.

Vous voulez le remplacer ?

Avant, il me faut des preuves de sa culpabilité.

Entrez.

Veuillez nous excuser.

Il semble que les habitants se réunissent en assemblée.

Arrêtez-les, je veux une enquête approfondie.

Bien, Monsieur.

Dites à Grayson de m'appeler le plus vite possible.

Bien, Monsieur.

Ne dites rien à personne.

Je vous vois au dîner.

Très bien, Monsieur.

Vous m'avez l'air bien pressé !

Le temps presse, venez.

Quoi ?

Le général veut voir Grayson au plus vite.

Pourquoi ?

Vous vous êtes trompé sur son compte.

Il récoltait des preuves.

Assez pour nous faire tomber.

Vous êtes sûr ?

Le général vient de m'en faire part.

La nouvelle a fait le tour.

Il a révélé son double jeu il y a des mois

et a promis de révéler les preuves sous peu.

Vous l'avez intégré à nos affaires,

et vous en avez fait un partenaire.

Quel est le problème ?

Il est impliqué aussi.

Les Grayson n'auraient pas retourné leur veste sans raison.

Vous lui avez facilité la tâche.

Je vois votre petit jeu.

Vous vous défilez, vous avez votre solde de l'armée.

Arrête ! Comment allez-vous régler ça ?

Il ne verra pas Hildebrandt.

Je vais l'envoyer le plus loin possible d'ici.

Si j'ai commis une erreur,

je réglerai ça après le départ du général. Du balai !

Vous aussi.

Je serai en retard au dîner.

Je dois me pencher sur ces registres.

C'est un repas de roi.

Vous avez un bon coup de fourchette, M. Hale.

C'est un jour spécial.

C'est un honneur de vous avoir.

Je ne m'attendais pas à ce festin avec cette guerre.

Mais vous, en tant qu'Administrateur civil,

avez une situation plus que confortable.

J'ai des amis haut placés qui me rendent des services.

Quand les temps sont durs,

Roger va chercher un ou deux poulets de ma plantation.

Vous avez une plantation, Mme Slater ?

À Fair Oaks.

Nous possédons un élevage de bétail.

Fair Oaks ?

Il a fallu réquisitionner l'endroit pour taxes impayées.

Quel dommage.

C'est le cas pour tant de vieilles bâtisses.

Mais ça devrait permettre d'avoir les fonds pour reconstruire.

Oui, ça fait beaucoup d'argent.

En effet.

Cette maison... Le manoir Grayson.

Vous y êtes resté longtemps ?

Non, seulement depuis ma nomination.

Il est situé en plein centre.

Bien sûr, en parlant du manoir Grayson.

Vous avez un employé du nom de Grayson ?

C'est vrai, il vient d'une famille illustre.

Je lui ai confié un emploi en raison de sa lignée.

Je comptais le rencontrer ce soir.

Il tient une place importante.

Il est en voyage d'affaires.

J'en suis navré.

Je partirai après le petit-déjeuner.

Très bien, jetons un œil à ces registres, dans ce cas.

Ce ne sera pas la peine.

Je vais les emmener au Capitole avec moi.

Je ne comprends pas.

Il n'y a rien à comprendre.

La surveillance des comptes revient à l'État.

Mais ce ne sont que des chiffres provisoires.

Vous avez compris.

Ne vous donnez pas tant de mal, regardons ça ensemble.

Vous vous inquiétez de cette vérification, M. Hale ?

Pas du tout, Monsieur.

Que se passe-t-il, alors ?

Ce type de procédure jette le doute sur mon intégrité.

Cela ne me concerne pas, M. Hale.

- Bonne nuit, Mme Slater. - Bonne nuit, Général.

Bonne nuit, Messieurs.

Ce n'est pas contre vous. Veuillez m'excuser.

Bonsoir, Peter.

Bonsoir Rock, quelle surprise.

Tout est prêt ?

J'ai sillonné la région pour attraper ces escrocs.

En me voyant, ils ont fui vers les collines.

Décidément... Venez boire un verre.

Bonsoir, Mme Slater, Capitaine.

Bonsoir.

Pourquoi tant de courtoisie ? On se connaît.

- Que buvez-vous ? - Un whisky, merci.

Vous avez vu une propriété qui vous plaît ?

En effet, oui.

La maison des Stevens, à Clearwater.

Cependant, même à bas prix, ce sera trop pour moi.

On va s'en charger pour vous.

Comme à l'accoutumée.

Nous attendrons d'abord le départ du général Hildebrandt.

Il est en ville ?

Il va arriver sous peu.

Vous le connaissez ?

J'ai entendu parler de lui.

C'est un homme dur en affaires.

- Sommes-nous à l'abri ? - Oui.

Je sais ce que je fais.

Tant mieux.

- Ce sont... - Non, gardez ça.

Je vous les laisse pour l'instant.

Rose, déposez Rockwell à son hôtel.

Avec plaisir.

Vous êtes prêt ?

- Vous n'avez pas à le faire. - J'en ai envie.

Bonne nuit Roger, Adam.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Même un aveugle verrait qu'il cache quelque chose.

Il contactera Hildebrandt dès que possible.

Il ne saura rien.

Il ne verra pas le général.

Et ces registres, seront-ils prêts pour le départ du général ?

Il ne partira pas. Ni aujourd'hui, ni demain.

Tenez.

Laissez-moi une demi-heure avant la livraison.

Vous serez suspecté.

Dites que j'ai raccompagné Mlle Slater chez elle.

Gardez votre sang-froid, capitaine.

Vous m'avez l'air bien fébrile pour cette affaire.

- Un meurtre. - Appelez cela comme vous voulez.

Merci.

Je ne peux pas vous accompagner.

Ce serait déplacé.

Ne vous inquiétez pas. Je ne vous ai rien demandé.

Vous pourriez...

un de ces jours.

Vous n'êtes pas le seul à manigancer des projets.

Que voulez-vous dire ?

Si vous avez besoin d'aide, d'une amie.

Vous connaissez mon adresse.

Merci.

Quant à votre plan...

ça ne fonctionnera pas.

Je ne comprends toujours pas.

Bonne nuit.

Entrez.

Une lettre vient d'arriver, Monsieur.

Préparez ma monture.

N'y allez pas seul, Monsieur.

Les rues grouillent de rebelles toujours en guerre.

Je n'ai pas besoin d'escorte.

Je dois assurer votre sécurité.

Très bien, c'est d'accord.

Je vais préparer les chevaux.

- Attendez ici. - Entendu.

Entrez.

Général Hildebrandt !

Le coup de feu vient de là !

Il n'ira pas bien loin.

Il doit être en route vers ses quartiers.

Nous aurons le meurtrier.

Pourquoi tirer sur le général ?

Ces rebelles sont capables de tout.

Vous devez avoir raison.

Il nous faut capturer Grayson.

Ouvrez le feu sans sommation. Allez !

Allez-y, je cherche ici.

Cherchez dans la maison, surveillez à l'arrière !

Que voulez-vous ?

Ouvrez !

Inspectez les étages et le rez-de-chaussée.

Fouillez les penderies.

Capitaine Kirby, de quel droit faites-vous irruption chez moi ?

Sur ordre de l'armée.

Passez tout au peigne fin.

Vous me devez une explication.

Vous êtes docteur, où irait Grayson s'il était blessé ?

Que se passe-t-il ?

Grayson a tiré sur le général. Il l'a tué froidement.

Rockwell est blessé ?

Oui, pendant sa fuite.

Je ne l'apprécie guère.

Il aurait dû s'attaquer à Hale.

Ces propos ne vont pas arranger votre cas.

Il n'est pas en haut.

Il a dû quitter l'État depuis le temps.

Dans son état, il se cache quelque part ou il est mort.

- Il n'est pas ici. - Allons-y !

- Éteignez la lampe. - Quoi ?

Éteignez cette lumière !

Quelqu'un a tiré sur le général Hildebrandt.

Ils pensent que c'est moi.

Je vais vous aider à entrer.

Je vais vous attirer des ennuis.

Ma vie est une suite de problèmes.

Tenez-vous tranquille, reposez-vous.

Je ne peux pas.

La ville entière est à ma recherche.

Le Docteur Colfax doit venir retirer cette balle.

Il me dénoncera, comme les autres.

Vous vous viderez de votre sang à ce rythme.

Si vous n'avez pas tué Hildebrandt...

Vous ne me croyez pas.

Vous, comme beaucoup d'autres,

vouliez la mort du général.

Et vous ?

J'ai toutes ces choses,

et j'en veux encore d'autres...

Je l'aurais sûrement tué.

La lettre...

Je n'ai pas écrit cette lettre.

Vous ne l'avez pas écrite ?

C'est sans importance à présent.

Où est M. Hale ?

Dans son bureau, Madame.

Rangez ce pistolet, Roger.

Il sera dur d'expliquer ces meurtres.

Vous avez parlé à Kirby ?

J'étais avec Rock Grayson.

- Vous savez où il est ? - Peut-être.

Ce n'est pas le plus important.

Où est-il ? Je suis prêt à payer.

Asseyez-vous, avant.

Nous parlerons plus tard.

Parlons-en immédiatement, asseyez-vous.

Très bien.

Vous marchez sur des œufs, Rosie.

Je sais.

Le 16 septembre 1866.

Madame, Monsieur,

Si ma mort devait survenir, moi, Roger Hale,

atteste par cette lettre

que Rose Slater, ma future épouse…

Avez-vous oublié votre promesse de mariage ?

...hérite de toute ma fortune

sous forme d'argent, de propriétés et de titres bancaires.

Allez-vous enfin me dire où est Grayson ?

Pas encore, mon cher Roger.

Signez votre testament.

Rock Grayson est chez moi.

Tirez à vue !

Il est sur le canapé.

Il était juste là.

Cherchez dans la maison.

Cherchez partout.

Il était sans surveillance ?

Il ne pouvait bouger,

je n'avais pas prévu qu'il puisse partir.

Nous avons une piste.

Séparez-vous, cherchez les maisons environnantes.

Il est possible qu'il soit encore ici.

Nous le trouverons.

C'est grave ?

Ça va le devenir si on ne retire pas la balle.

J'en parlerai à Père,

mais je doute qu'il accepte, il vous en veut.

C'est inutile.

Allumez un feu.

J'ai pris des médicaments et des bandages.

Vous n'avez pas été suivie ?

Ils sont occupés à vous chercher.

Comment saviez-vous que j'étais ici ?

Parce que c'est ici que je me cacherais.

Dans le repaire des pirates.

Je ne pensais pas rejouer un jour aux pirates.

Pas à mon âge.

Tenez.

Je ne peux pas accepter.

Prenez-le.

Nous sommes seuls.

Peut-être en a-t-il eu assez de tout ça.

Peut-être qu'il est resté le même.

J'aime penser qu'il a été forcé de tuer Hildebrandt,

mais c'est difficile à croire.

Il n'y a qu'un moyen de le savoir.

Hale et lui craignaient d'être démasqués par le général,

ils l'ont donc tué.

Je suis d'accord avec vous.

Dr Colfax, vous devez rentrer immédiatement.

Il s'agit d'une urgence.

Veuillez m'excuser, Messieurs.

De quoi s'agit-il ?

Doit-il rencontrer Hale ?

Mais que fait-il ?

Où est-il ?

Promettez-moi de l'aider.

Pourquoi cela ?

Vous le devez, il va mal, il a besoin d'aide.

Comme ces familles

qu'il a expulsées.

Et ceux qui ont été pendus.

Un homme en fuite supplie toujours pour de l'aide.

Je sais qu'il n'a pas tué le général Hildebrandt.

C'est votre cœur qui parle, pas votre tête.

Il s'est enrichi avec Roger Hale.

Il a du sang sur les mains.

Je ne bougerai pas le petit doigt.

Je vais vous faire à manger, très cher.

Dites-lui de mettre ceci sur la plaie.

Cela devient difficile de filer en douce.

Ils me surveillent, je le sais.

- Qui ? - Tout le monde.

Les habitants d'un côté, les hommes de Kirby de l'autre.

J'étais suivie ce soir.

C'est pourquoi j'ai coupé à travers champs.

Vous ne devriez plus venir.

Si vous vous faites prendre, ils tueront votre famille.

Quelqu'un doit bien vous aider.

Je vais mieux, je peux m'en sortir seul.

Où irez-vous ?

J'avais juste cette lettre.

Quelle lettre ?

Celle qui portait ma signature, l'invitation pour Hildebrandt.

Je l'avais chez Rose, mais je ne la trouve plus.

Vous l'avez sûrement perdue.

Ou alors, c'est Rose qui me l'a prise.

Pourquoi aurait-elle fait cela ?

Elle est maline, l'auteur de la lettre est le meurtrier.

Si c'était Hale...

Pourquoi Hale voudrait vous piéger ?

Vous travaillez pour lui.

C'est justement pour ça.

Il a découvert mon double jeu.

Rose m'avait prévenu.

Ça alors...

À terre.

Il peut se cacher n'importe où.

Revenons demain, quand il fera jour.

Ils se rapprochent de plus en plus.

Il reviendront pendant la journée.

Vous devez rentrer.

Je vous aime tellement.

Je vous aime, Jane.

Je règle cela et je vous retrouverai.

Emmenez-moi avec vous.

Ce serait terrible pour votre père.

Deux hors-la-loi.

Je reviendrai.

Je serai prête.

Je m'en vais,

je passerai vers le Nord et Fair Oaks.

Vous pouvez prendre mon cheval.

Merci pour le poulet

et la chemise propre.

Vous me connaissez.

Je suis Jane Colfax.

Je le sais.

Nous avons toutes deux grandi dans cette ville.

Vous vous rappelez ?

Que voulez-vous ?

Je viens chercher votre aide.

À genoux, s'il le faut.

C'est vrai ?

Vous êtes tombée bien bas.

Une Colfax qui demande de l'aide à une Slater.

La guerre nous a appris bien des choses.

Comme savoir ravaler sa fierté.

Vous pouvez sauver la vie d'un homme.

Celle de Rock Grayson.

Je ne sais rien à ce propos.

Je pense que si.

Vous avez pris la lettre quand il était blessé.

Cette lettre peut lui sauver la vie.

Comment ?

S'il prouve qu'il ne l'a pas écrite.

Qui l'a écrite alors ?

Vous le savez.

Vous l'avez prise pour protéger son auteur.

Roger Hale.

Si ce que vous dites est vrai,

pourquoi dénoncerais-je Hale en protégeant Grayson ?

Parce qu'il n'a rien écrit,

et n'a pas tiré sur le général Hildebrandt.

Il s'agit de sauver la vie d'un innocent.

Je suis venue demander de l'aide, supplier même.

Je vous en supplie Rose.

Sauvez Rock, je l'aime.

Savez-vous ce qu'est l'amour ?

Ce n'est pas une passion subite pour un héros

dont le cœur a été remplacé par un bloc de glace.

Vous ne savez pas ce qu'aimer veut dire.

Vous avez tort Rose, l'amour, c'est exceptionnel.

On trouve l'amour

chez les enfants, les adultes, dans la guerre et même la mort.

On peut se battre par amour.

Ou tuer par amour.

Où est la lettre ?

Au secours !

Donnez-moi la lettre !

Aidez-moi, au secours !

Non !

Où est-elle ?

Dans la boîte à bijoux, sur l'étagère.

Allez la chercher.

Cela ne changera rien.

Je dirai tout à Roger.

Il fera brûler cette ville.

Il va moisir en prison, je vous le dis.

Ma calèche !

Où est ma calèche ?

Vous aviez dit qu'elle pouvait partir.

- J'ai changé d'avis ! - Elle est en ville.

J'ai nommé Mars général pour remplacer Hildebrandt.

Et les registres ?

Tout dépend de comment ils les inspecteront.

Avec un peu de chance, Grayson mort, il sera content de rentrer en héros.

Je ne comprends pas.

Son cheval est retourné à l'étable.

Il est donc à proximité.

Nous avons fouillé toutes les maisons.

Il reste introuvable. J'aimerais comprendre.

Quelqu'un le protège.

Il se cache quand les recherches commencent.

Il faut trouver qui...

Eh bien,

vous la connaissez mieux que moi.

- Qui ? - Rose.

Je ne l'accuse pas.

Mais je me demande...

Il est allé chez elle, le jour de la fusillade.

Vous vous rappelez ?

En effet.

Elle a tout intérêt à me voir mort avec cette lettre qu'elle détient.

Cet héritage est d'ailleurs gigantesque.

Bonjour Rose.

Que faites-vous ici ?

J'ai trouvé ce canapé très confortable.

Pendant que j'étais en cavale, dans la forêt,

je pensais à ce canapé, doux et moelleux.

Ainsi qu'à votre hospitalité.

Vous savez quoi, Rose ?

Vous avez eu raison de m'avertir,

j'étais en danger.

Je me fiche de tout cela.

Sortez.

J'étais en colère, désolée.

Vous n'êtes pas tout a fait remis.

- Un verre ? - Oui, merci.

Donnez-moi la lettre et je m'en vais.

Une lettre ?

- Laquelle ? - Vous savez...

Celle que vous m'avez dérobée,

quand j'étais blessé sur ce canapé.

Celle-là ?

Vous êtes la deuxième personne à venir me la réclamer.

Que voulez-vous dire ?

Jane Colfax vient de partir de chez moi.

Elle allait me trancher la gorge si je refusais de lui donner.

Vous l'avez fait ?

- Il est ici ! - En haut !

Allez !

Bonsoir, ma dame...

Je rectifie...

Vous ne serez jamais une dame.

Vous n'êtes qu'une menteuse.

Ne dites pas cela.

Messieurs,

je crois en votre plainte pour mauvaise conduite à l'encontre

de Roger Hale et du capitaine Kirby.

Le gouvernement fédéral a hâte de résoudre ce problème.

J'étudierai moi-même cette plainte.

Si vous avez une preuve présentez...

Père !

Regardez !

Hildebrandt a reçu ce mot lui disant de joindre Grayson.

- Où avez-vous eu ça ? - Rose Slater.

Elle lui a volé quand il était blessé.

Cela ne prouve rien.

Bien sûr que si.

Voici une autre lettre, écrite par le même homme.

Général Mars !

Cela ne fait aucun doute.

Ma fille a une preuve

de la culpabilité de Roger Hale dans le meurtre d'Hildebrandt.

Ce qui innocente Rock Grayson.

Où se trouve Roger Hale ?

Je l'ai vu, il allait chez Rose Slater avec Kirby.

Dites à vos hommes de me suivre.

Qui est en charge, ici ?

C'est moi, Capitaine Kirby.

Où est Roger Hale ?

Chez Rose Slater, mort.

Qui poursuivez-vous ?

Rockwell Grayson, Monsieur.

Il a tiré sur le général Hildebrandt.

Vous n'êtes pas blessé ?

Il semble que Grayson ne soit pas coupable.

Vous êtes en état d'arrestation.

Excusez-moi,

mais Grayson a besoin de mes services.

Je ne pense pas, Docteur.

Il semble être entre de bonnes mains.

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