All language subtitles for Belles Comme La Vie

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Original subtitles

Qu'est-ce que tu prends encore dans ton lit ? Oh, fais pas chier, je dors.

Comment ça tu dors ? Je crois pas, ça. Il est 7h30 !

Je l'ai encore perdue, là,

à cause de toi.

C'est pas vrai.

Dis-moi pas que t'es encore avec ton indienne à la con.

Alors, s'il te plaît, arrête de dire que c'est une indienne à la con.

Elle est très bien, mon indienne.

Oui, oui, mon pauvre vieux, tu t'arranges pas, toi.

Quand est-ce que tu vas arrêter d'être idiot ?

Je vois pas en quoi c'est être idiot que d'aimer une indienne, quoi.

Une indienne, non, mais une vraie.

Ça, là, je te rappelle qu'elle n'existe que dans tes rêves.

Oui, bon, ça, je vois vraiment pas le problème, quoi.

Le problème, simplement, c'est que ça fait 10 ans que ça dure. Et ça commence

à lasser tout le monde.

Alors, au lieu de te branler toutes les nuits sur une fille qui n'existe pas, tu

passes à côté de plein de nanas qui attendent que ça de faire ton bonheur.

Oui, alors, je vais te dire, primo, contrairement à toi, moi, je me jette

pas sur la première venue, hein, tu vois.

Et secondo...

Euh... Je sais que je la trouverai, moi.

Oui, c'est ça.

Dans un parc d'attractions, alors. En attendant, John Wayne, il va se manier

le cul et il va se lever. Qu'est-ce que j'entends, là ? Alors comme ça, je suis

la première venue ? Mais non, chérie, déconne.

Non. Attends, toi, ça suffit, maintenant.

Ouais, et puis, qu'est-ce que tu fous encore en pyjama, là ? Attends, si j

'étais pas venu le réveiller, on l'attendait jusqu'à midi. Mais oui, mais

je vous signale qu'ils sont tous arrivés !

Oui, ils peuvent m'attendre, ils peuvent m'attendre.

Et puis vous n'avez qu'à y aller sans moi. Moi, de toute façon, la chasse... C

'est ça, ouais. Tu vas te lever plus vite que ça.

OK ? Jusqu'à nouvelle heure, t'es sous ma responsabilité.

Ouais, et puis si tu veux ton indépendance, surtout, n'hésite pas.

Nous, on demande que ça.

Mais je sais, je sais. Toi, t'as qu'une envie, c'est que je me casse. Oui, c'est

ça, ouais. Puis toi, t'as qu'une envie, c'est de te grouiller. Alors tu te

lèves, OK ? On t'attend en bas.

Et dans un quart d'heure. Et avec la banane en prime.

Alors, qu'est-ce que vous foutez ? Ah, mais rien.

Le sanglier a autre chose à faire que de vous attendre.

Heureusement qu'Isabelle est charmante avec nous.

C'est encore son frère qui s'est pas réveillé.

Tu vas l'héberger jusqu'à quand, celui-là ? Ouais, si je le savais.

T'es vraiment un salaud, hein. Moi, je le trouve gentil, Valentin. Mais vire

-le, qu'est-ce t'en as à foutre de ta promesse ? C'est vrai, si j'avais été

là, je t'aurais jamais laissé faire cette connerie.

Et quelle promesse ? J'ai promis à mon père sur son lit de mort que je m

'occuperais de Valentin jusqu'à ce qu'il rencontre une femme qui le rende

heureux. Il a encore rien trouvé ? Il est si difficile que ça ? Tu parles ! Il

est encore puceau ! Putain, à 24 ans, mais ça frise le handicap lourd.

T'as peut-être droit à une pension et une réduction d'impôt, tu devrais te

renseigner. Mais tu sais bien que je suis obligé de le garder.

Mais attends, une promesse qui remonte à 10 ans. Il y a prescription, tu pouvais

pas savoir qu'il serait infirme de l'habit ? Il avait 14 ans. Bien sûr que

je pouvais pas savoir. Moi, à 14 ans, il y avait déjà un paquet de temps que j

'avais commencé à combler le vide démographique du village.

Bah putain, pour deux frangins, on peut pas dire qu'on ressemblait beaucoup.

C'est même pas son frère ! Bon. Tu sais bien, je vous l'ai déjà expliqué 100

fois. Pas à moi.

Moi non plus.

C'est un gosse que mon père a récupéré chez une pute dont il était bon client.

Un jour, elle a disparu, elle a laissé son gosse tout seul. Mon père l'a

récupéré et l'a élevé comme son fils.

Ah merde ! Ah bah non, tu vois, je n'étais pas au courant.

Et alors ? Qu'est-ce qui l'empêche de trouver une femme ? Rien du tout. Mais

ce crétin, depuis qu'il a l'âge de se branler, ne rêve que d'une indienne dont

il est dingue amoureux.

Il ne veut qu'elle.

En plus, toutes les nuits, il fait le même rêve.

Lui, c'est un cow-boy, alors t'imagines, ça va pas simplifier son affaire. Il

arrive jamais à conclure. Pas conclure même en rêve. T'as vrai qu'il doit pas

être dégourdi, le gamin.

Ouais, bah justement, laisse tomber ta promesse et vire-le. Tu pouvais pas

prévoir. Et puis ton père, sans être méchant, je vois pas trop ce qu'il

pourrait faire là où il est.

Effectivement, je vois que tu connais pas toute l'affaire.

Ah, parce qu'il y a autre chose.

Bah ouais, mon père, pour être sûr que je tienne ma promesse, a bloqué 70% de

mon héritage chez un notaire. Qui ne débloquera la somme que lorsqu'il sera

assuré du bonheur de Valentin.

Bon... Tu vas me dire qu'avec les 30% des GRC, on ne sort pas si mal. Non, moi

je ne te le dirai pas. 70% bloqués à cause d'un puceau amoureux d'une Apache

virtuelle, non.

Ça me rend nerveuse.

Effectivement, tu as plutôt intérêt à ce que tu trouves une femme rapidement.

Sois tranquille.

Peut-être qu'on est à la fin de ton calvaire avec ça que j'ai terminé.

Bon Francesco, heureusement que tu es là.

Mademoiselle, enchantée.

Enchantée. C'est vous le grand frère plein de sucre ? Là, s'il te plaît, un

peu de tenue.

Putain, s'il n'oublie pas son indienne, ton frangin, c'est qu'il est pédé comme

un sac à dos.

C'est vrai que des fois j'y pense.

Non, arrêtez vos conneries, il manquerait plus que ça.

Mais alors, c'est pas si grave que ça.

Ça l'empêcherait pas de trouver l'homme de sa vie et un jour d'être heureux. Bah

pourquoi pas gérer un immo tant qu'on y est, ça pourrait être marrant.

Enfin,

si mademoiselle pouvait le déniaiser et qu'il prenne enfin goût aux femmes, je

te cache pas que ça m'arrangera rien. Bon, en attendant, le sanglier, lui, c

'est pas un phoque et il faudrait peut-être commencer à se bouger.

Allez donc me chercher mon fusil ainsi que celui de madame et trouvez-moi des

bottes. Prenez celles du jardinier, je ne trouve plus les miennes. Merci.

Alors, espèce de gourgandine, on vient voler les bottes d'un pauvre jardinier

sans défense ? Mais je ne vole rien du tout, c'est M.

Albert. Il ne sait plus où il a rangé ses bottes. Et alors ? Et alors, il ne

va pas aller à la chasse en chaussettes.

Mais ce n'est pas mon problème.

Si je laisse passer ça, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

Il n'y a plus de limite.

Chacun se sert.

Moi, je ne sais plus où j'ai rangé ma femme.

Alors je vais lui emprunter sa bonne, M. Albert.

Arrête de déconner, Richard.

Tu n'as même pas de femme.

Oh, mais voilà qu'elle me ramène à la duralité de la vie.

Bon, tu vas me faire ce cinéma encore longtemps pour une paire de bottes ?

Juste le temps que tu me fasses oublier ma condition de pauvre jardinier

solitaire, qui n'a que les yeux de ses patates pour lui donner un peu d'amour

et le comprendre.

Oh, t'es chiant. Je n'ai pas le temps.

Pas le temps ? Pas de bottes ? Tu ne vas pas être content, M. Albert.

Bon, d'accord.

Mais cette fois-ci, tu as plutôt intérêt à me faire jouer.

Je ne me dis pas ça d'habitude.

C'est même toi qui en redemande.

C'est pas pour te vexer, mais la dernière fois, c'était pas terrible.

Alors ne te sauve pas ma puce. Je vais réparer cette gaffe aux professionnels

sur le champ.

C'est l'honneur des jardiniers qui est en jeu.

Je ne peux pas laisser répandre la calomnie.

Viens.

C'est un glace actif

T'as encore la tige bien verte cette saison pour un pauvre jardinier

solitaire.

Alors John-Wen, je fais quelques conclusions, t'as l'air d'un vrai cow

-boy.

Vous n'êtes pas très sympa avec lui, il a l'air gentil.

Bien sûr qu'il est gentil. D'ailleurs, est-ce que Francesco vous a bien

expliqué l'intérêt de votre venue ? Oui, bien sûr. D'ailleurs, je vais commencer

tout de suite.

On dirait que la

chasse ne vous passionne pas plus que ça.

Non, pas vraiment.

D'ailleurs, je ne voulais même pas venir.

Pourquoi ? Vous n'êtes pas content de venir avec moi se promener dans la forêt

? Bon.

Ce n'est pas très gentil. Moi, dès que je vous ai vu ce matin, je trouvais que

vous étiez un garçon très intéressant.

Oui, c'est ça. Prenez-moi pour un con.

Qu'est-ce qui vous fait penser à ça ? Si vous croyez que vous êtes la première

que mon frère essaie de me coller entre les pattes, et tout ça pour que je tombe

amoureux.

Pourquoi vous dites ça ? Je vous répète que je vous trouve très intéressant.

C'est gentil, mais pas moi.

Vous n'en savez rien, on ne se connaît pas.

Et peut-être que je peux vous initier au plaisir de la vie.

Et d'ailleurs, c'est quoi votre genre de femme ? C'est pas le vôtre en tout cas.

Petit con !

Il est tellement trop con votre frère ! Je vous ai déjà dit que ce n'était pas

mon frère ! On ne peut même pas lui parler, on sent qu'il n'y a rien qui l

'intéresse, en tout cas pas moi.

Ça ne me dérangerait pas d'être ton frère moi, surtout que vous, vous me

faites de l'effet.

C'est vrai qu'il est con.

Et pour toi, ça serait possible demain après-midi ? Mais sans aucun problème,

je vais m'organiser pour.

J'espère que tu seras là, chérie. Bien sûr que je serai là.

C'est formidable. Je crois que nous allons passer un bon moment, tous les

trois.

Quand je pense à ce que nous pourrions faire si seulement il n'y avait pas l

'autre.

Qu'est-ce qui se passe ?

Dépêchez-vous ! Allez, là

! Venez ! Dépêchez-vous !

Qu'est-ce qui s'est passé ? Mais rien, elle a glissé et puis elle s'est fait

très mal à la cheville. Oh putain, comme ça fait mal ! Je pense que ce serait

quand même plus prudent de la ramener et d'appeler un médecin.

Si tu veux, je te donne un coup de main.

Ah oui, effectivement, je pense que c'est mieux si on est à deux pour la

porter.

Bon, vous, vous n'avez qu'à continuer dans ce secteur.

Et puis nous, on la ramène au château, on appelle un médecin et on vous rejoint

d'ici une ou deux heures.

Ok. Bon, de toute façon, on ne peut pas se perdre, on est en ligne avec nous.

Je crois que c'est bon là.

On y va ? Allez !

Et bien c'est très bien ça ! Chez Tomate !

Bon, et bien après cette bonne petite partie, je vais commencer

! Comme d'habitude !

Arrête de refaire la partie et viens nous rejoindre.

... ... ... ...

Vas-y, vas

-y.

C'est bon.

Au revoir.

J'ai l'impression que ce n'est pas ce soir qu'on va manger du sanglier.

Ça va, si tu es plus malin, n'hésite pas si tu l'aperçois.

Il est peut-être blessé. Je suis sûr qu'on va trouver ses traces.

Mais si Albert et Sébastien avaient été là... Parce que ce n'est pas sur John

Wayne qu'on peut compter.

Oui, c'est mon poste.

Laisse-le tranquille. La chasse, ce n'est pas son truc, c'est tout.

Pour un cow-boy, c'est bizarre.

Je me demande bien ce qu'ils peuvent faire, ces deux-là. C'est plus de deux

heures qu'ils sont partis.

J'espère qu'il ne leur est rien arrivé avec ton ami.

Non, je ne crois pas. Je les connais très bien.

Ce sont des gens très sérieux. Oui, mais c'est dommage.

On aurait dû passer toute une journée ensemble à la chasse.

Déjà, il en manque trois.

Enfin, j'espère que vous resterez pour dîner ce soir.

Mais oui, tant pis. Bien sûr.

Génial.

Il n'est quand même pas passé loin, ce salaud.

Mais le plus drôle, c'est qu'on était incapables de retrouver ses traces.

Pourtant, je suis sûr qu'on l'a touché à mon emploi.

Si vous aviez été là.

D'ailleurs, qu'est-ce que vous avez foutu tous les deux ? Tu parles,

dimanche, impossible de trouver un médecin qui travaille.

On a été obligés de l'emmener chez le père Dupuis. Quoi, ce vieux con ? C'est

peut-être un con, mais c'est un rebouteux. Et des fois, ça marche, ce

truc-là.

Et là, c'était pas trop grave ? Non, il a été très bien. Il m'a remis ça en

place tout de suite. Tu vois ?

Et puis après, il était trop tard pour vous rejoindre.

Lara était encore un peu sous le choc, on n'allait pas l'abandonner toute seule

ici. On s'est fait un petit thé, puis après on a été jouer aux cartes. Oui, c

'était très sympa.

Puis de toute façon, des sangliers, on s'en fera d'autres, chérie.

Oui, alors que Lara, t'étais pas sûre de pouvoir te la refaire.

T'as surtout pas voulu rater l'occasion, non ? Mais qu'est-ce que tu vas encore

inventer ? Et toi, John Wayne, ta journée, elle s'est bien passée ? Tu m

'étonnes.

D'ailleurs, plus de bonheur, ça frise l'indécence.

Et puis...

Alors avec vous, j'ai tellement rigolé que je commence à avoir des crampes,

alors si vous le voulez bien, je vais vous laisser.

Mais il est toujours comme ça, on ne peut plus rien lui dire.

C'est de pire en pire.

Et vous voyez, je suis sûr qu'il est parti se coucher pour retrouver au plus

vite son indien.

Putain, moi plus jeune, j'étais très con, mais alors là, on peut lui décerner

une médaille.

C'est vrai qu'il est prêt à se trouver une femme à ce rythme-là. Justement, c

'est bien ça le problème.

Monsieur Albert, je ne trouve pas dans la cave le champagne que vous m'avez

demandé. Comment ça, tu ne le trouves pas ? Ça fait 10 minutes que je le

cherche et je ne le trouve pas. Vous l'avez déplacé ou quoi ? Non, c'est pas

vrai ça.

Excusez-moi, je reviens.

Regarde, tu fous de ma gueule ou pas ? Vas-y, t'es là, juste devant ton nez.

Mais bien sûr, je me fous de ta gueule. T'auras pas d'ingéniosité.

Arrête tes conneries.

Mais ça fait trois jours que tu m'as pas touchée. Je ne te plais plus ou quoi ?

Mais bien sûr que si, tu me plais. Mais là, je commence à avoir des problèmes d

'argent à cause de l'autre.

Alors je suis un peu nerveux, c'est tout.

Alors si tu m'aimes toujours, prouve de moi tout de suite.

Allez, j'ai pas le temps.

Mais si, ils doivent être en train de discuter de leur sanglier et de

Valentin. Ils ont plein de choses à faire, ils ont de quoi s'occuper.

On n'aura qu'à dire que c'est Richard qui allait planquer les bouteilles.

Ah ouais.

T'es vraiment une petite salope, toi.

Mais oui, oui.

Allez, Albert, fais ta faire.

Lui, il te l'envoie derrière.

Vous verrez, je vais vous montrer tout ça demain après-midi et cela m

'étonnerait que vous soyez déçus.

Mais je n'en doute pas, n'est-ce pas chérie ? Mais bien sûr mon amour,

vivement demain.

Mais putain, t'en as mis du temps, qu'est-ce que t'as foutu ? Mais ouais, c

'est Richard mon jardinier, il me les avait planqués.

Mais pour quoi faire ? Pour les boire pardi, il devait penser que je les

oublierais. Puis dans deux ou trois mois, il les y ferait tout seul dans son

coin. Oh le malin ! On ne peut vraiment plus faire confiance à personne.

Tu l'as dit chérie.

mais en attendant vous allez me goûter ça ça va vous faire oublier cette petite

attente

Eh, tu dors ? Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Rien du tout, on voulait savoir

si tout allait bien.

Ah, mais c'est réveillé, laisse-moi dormir.

Oh, les cons.

Je sais pas toi, mais...

Cette journée dans la forêt m'a donné une folle envie de faire l'amour.

Tu sais, moi, ça m'a plutôt crevé, chérie.

Mais comment ça ? Tu te fous de moi ? T'as même pas chassé pendant plus d'une

heure ! Mais attends, tu crois quoi, toi ? Toute la journée, à courir après un

médecin ? Sans parler du stress ? Détends-toi, mon chéri. Tu vas voir, je

vais te faire oublier ton stress.

Je sais, ma puce, mais il n'y a pas que le stress.

Ah bah dis tout de suite que je te plais moins que la mie de Francesco ! Mais pas

du tout. Mais qu'est-ce que tu vas encore inventer ? Bon, allez, arrête ton

cinéma. Ça fait deux jours qu'on n'a pas fait l'amour.

Et puis, cette journée au grand air n'a plus que te remplir les couilles.

Ah, bien la poète.

Laisse-les s'exprimer.

Et mon âge, tu sais, deux jours pour les recharger, il n'y a rien de trop.

Écoute, laisse-toi la verre. Tu vas voir qu'avec moi, ton service trois pièces

est toujours au top.

comme ça.

Pour Valentin, il va quand même falloir trouver une solution rapidement.

Mais bien sûr, tu crois que je ne m'en occupe pas ? Peut-être, mais pas comme

il faut.

Mais quoi, pas comme il faut ? Attends, toutes les femmes que je présente, ça ne

l'intéresse pas.

Je ne vois pas ce que je peux faire de mieux.

Par contre, si tu as une solution, toi, tu n'hésites surtout pas.

Je ne sais pas, moi.

Demande-lui de te faire une description précise de son indienne, puis essaie de

lui en trouver une qui ressemble.

Qui ressemble, oui, je veux bien, mais... Même lui, je suis sûr qu'il ne

sait même pas à quoi elle ressemble.

Je n'y crois vraiment pas.

Allez, vas-y, essaie quand même.

Quoi ? Attends, non, pas maintenant.

Moi, je suis fatigué, j'ai envie de dormir.

Si ça se trouve, il est en train de rêver d'elle.

Laissons-le tranquille, comme ça, demain, il aura toutes les informations

qu'il me faut.

On n'est pas deux minutes, non ? Ça fait dix ans qu'on attend.

Demain, il fera jour.

Allez, debout là-dedans.

Il est 8 heures.

Oh, on va pas encore aller à la chasse, là, non ? Mais non, on va pas à la

chasse. Faut qu'on parle, tous les deux.

Ouais, mais t'sais, vas-y, commence.

Non, c'est toi qui va commencer.

Moi, je peux bien commencer, mais là, tu vois, j'ai rien à dire, là.

Eh, parle-moi de ton indienne.

Pour que tu te moques encore d'elle et tout ça, comme d'habitude, c'est bon. Je

vais pas me moquer d'elle.

Putain, on sait très bien qu'elle n'existe pas. Ouais, mais tiens,

justement, elle n'existe pas, alors tu l'as dit.

Alors pourquoi tu veux que je t'en parle ? Mais parce que j'ai besoin que tu me

dises comment tu l'imagines physiquement.

Mais qu'est-ce que ça peut te foutre ? De toute façon, tu ne pourras pas te la

faire celle-là.

Mais n'importe quoi, ce n'est pas pour me la faire. C'est pour t'en trouver une

qui lui ressemble.

Ça y est, c'est reparti.

Mais bien sûr que c'est reparti. Attends, moi ce que je veux, c'est juste

ton bonheur. Et avec tes conneries, j'ai l'impression que tu as un problème avec

les filles.

Un problème avec les filles ? Mais quel problème avec les filles ? Mais merde,

tu as 24 ans.

Tu n'en as jamais trouvé une qui t'a plu ? Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?

Ce que je veux qu'il fasse, c'est, je sais pas, mets-y un peu de bonne

volonté, tu me dis ce que tu cherches, et je vais bien finir par t'en trouver

une. Une comme elle ? Ça m'étonnerait, tu vois. Allez, dis-moi comment elle

est.

Elle a les cheveux longs, très noirs.

Elle a des beaux petits seins, tu vois, avec un beau petit cul, et puis...

des longues jambes.

Dis donc, tu sais que c'est vachement difficile à trouver ce que tu demandes ?

Moi, je t'ai rien demandé.

Mais attends, une belle nana avec des longues jambes, un beau petit cul, des

beaux petits seins, avec des cheveux en plus.

Tu vois ? Tu vois comment t'es encore en train de te foutre de ma gueule ? Mais

non, c'est pas ça. Mais elle est complètement normale ta nana.

Alors si tu mets un peu de bonne volonté, je peux t'en trouver une qui

lui ressemble.

Ça, ça m'étonnerait.

De toute manière, j'arrête de te faire chier.

Mais prenez-moi un truc.

Tu vas essayer le test que j'ai prévu pour toi.

Attends, quoi, quoi ? Quoi ? Quel test ? Mais tu l'iras, t'inquiète pas.

Et

tu

crois que tu peux me trouver ça ? Un beau petit cul, des jolis petits seins ?

Et les cheveux noirs surtout.

T'as ça dans tes relations ? Quoi ? Elle aime s'amuser en plus.

Mais c'est parfait, et je peux l'avoir quand ? Quand je veux.

Bah écoute, tu la fais venir chez toi et je passe vous prendre.

Ok, génial.

Découvre-moi ça.

Regarde, pas lentement.

Ça ressemble pas à quelque chose pour toi ça ?

Regarde. Mets tes mains là.

À quoi ça te fait penser ? Oh sympa.

Et c'est pas des cheveux comme ça que tu voulais ? Long ? Doux ? Ça

ressemble pas à ton rêve ça ? Si, oui.

Regarde.

Naturellement.

Voilà, descend.

Rappelle-toi.

Regarde. Allez, mets un peu la main.

Comment tu veux savoir si t'aimes ça ou pas ?

Mais même ça, tu sais pas le faire.

Regarde ça.

Allez, parcours un peu.

Regarde.

Lentement.

Profite un peu.

Regarde moi ça.

Qu'est-ce que tu crois que tu as dans les mains ? Regarde.

Alors ? Alors quoi ? Tu fais de l'effet ? Ecoute, t'es marrant toi. C'est pas

facile de se faire une idée.

Allez, ne triche pas.

Je te promets que si tu bandes, ça prouve qu'il y en a une autre que ton

adienne qui peut te faire de l'effet. Mais je ne triche pas là.

Je me concentre.

Je sais pas ce qu'on va faire de toi, franchement.

Et celle-là, qu'est-ce que t'en penses sans moi ça ? Oh ça va, Isabelle, je t

'ai reconnue.

Quoi, comment ça tu l'as reconnue ? Bah oui, c'est pas la première fois que je

lui sens son cul.

Tu dis tout de suite qu'il sent pas bon mon cul.

Mais j'ai pas dit ça, c'est au contraire.

Enfin ça va, je t'ai reconnue tout de suite.

Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Comment tu connais le cul d'Isabelle ? C

'est de ma faute, monsieur Albert.

Comment ça ? Oui, des fois je passe le voir quand il dort dans sa chambre.

J'aime bien poser mes fesses sur son visage.

Ça ne peut pas lui faire de mal.

Et en plus, ça peut lui donner des envies.

Moi, je fais ça pour vous rendre service, monsieur Albert.

Mais je ne t'ai rien demandé du tout. Occupe-toi de ton cul. Mais c'est ce que

je fais.

Bon, ça suffit. On parlera de ça plus tard. Retourne à ton ménage.

Alors comme ça, on met son nez dans le cul de ma bonne. Et on fait l'innocent.

Non mais ouais, ouais. Mais c'est pas moi. C'est elle qui vient dans ma

chambre se frotter son cul sur mon visage et...

Et c'est même mis à poil une fois à côté de moi.

Ah ouais ? Et qu'est-ce que t'as fait ? Bah rien, je l'ai envoyé dans sa

chambre.

Moi, je ne sais pas si j'aurais fait la même chose.

Mais quelle salope cette Isabelle ! Bon, et moi je fais quoi maintenant ? Alors ?

Alors rien, rien, rien.

Putain, t'es vraiment un cap.

Laisse tomber.

De toute façon, je n'y crois plus.

Tu crois plus en quoi ?

C'est trop long à expliquer.

Je crois que ça ne va pas être encore pour aujourd'hui. Je suis désolé, mais

vous pouvez rentrer chez vous.

Tu es gentil, mais je te signale que c'est toi qui est venu nous chercher.

C'est vrai.

Attendez-moi un instant dans la voiture, il faut que je parle avec Valentin.

Je commence à en avoir marre.

et dire que tu ne lui plais pas qu'est-ce qu'il cherche le petit con

Merci.

Non franchement ça peut plus durer. Je commence à être sincèrement inquiet pour

toi. Qu'est-ce que c'est que ce blocage que tu fais sur cette indienne depuis

des années ? Mais putain mais je suis amoureux, c'est tout.

N'importe quoi mais sois lucide 5 minutes.

Tu sais très bien qu'elle existe pas, tu vas pas passer toute ta vie à courir

après une fille comme ça.

Oh j'en sais rien putain.

De toute façon c'est pas une raison pour que je me jette là comme ça sur la

première venue là putain. Mais bordel c'est pas ça qu'on te demande.

Mais essaie au moins une fois.

Mais putain mais pourquoi faire ça ? J'en ai pas envie ! Pas envie ! Mais

pour quoi faire ? Pour te vider les couilles ! C'est tout ! Et puis qu'est

-ce que tu crois qu'elle fait, madame la petite indienne, pendant que t'es pas là

? Elle se fait enfiler par la première page venue ! Je t'interdis de parler

comme ça ! Tu m'interdis rien du tout, ok ? Ça se trouve que c'est une pute

comme ta mère ! Qu'est-ce qu'il y a ? Et ton père, c'était son meilleur client,

pauvre con ! C'est ça, ouais ! Dégage !

... ... ...

Vraiment, t'es qu'une petite salope.

Aller te foutre comme ça à poil dans son lit.

Mais oui, je suis qu'une salope. Tu me vois comme il faut. J'adore quand tu me

parles comme ça, Albert.

Merci.

Tiens, dis-donc, il en est où Albert avec son frère depuis hier ? Si il a

suivi mes conseils, il a dû se mettre à la recherche d'une fille qui correspond

au critère Valentin.

D'ailleurs, en entrant tout à l'heure, je vais peut-être me retrouver avec une

sco à la maison.

Et bon, à force de chercher, il finirait bien par en trouver une qui lui plaise.

C'est dommage que ce ne soit pas son genre.

Je le trouve plutôt mignon, Valentin.

Rien ne t'empêche d'essayer.

Oui, mais lui, ce qu'il recherche, c'est la femme de sa vie.

On n'en fait plus des mecs comme ça.

Ouais, puis de toute façon, vas-y donc avec des plumes pour augmenter tes

chances.

Vite les filles, à propos de plumes, si vous finissez de tailler la mienne, hein

? Tout de suite, je disais, je parle.

Avec mes pieds là, oui.

Oh la cochonne, elle se dégage.

Ah, oui, oui.

Oh, comme elle aime ça avec mes pieds là.

Oui, oui.

C'est complètement fou ou quoi ? Hé, tu pourrais frapper avant d'entrer, hein ?

Mais comment tu parles de ma femme ? C'est qu'une salope comme les autres !

Ça suffit maintenant ! Elle était en train de baiser avec un autre.

Ça m'étonnerait. Si t'avais été chez Marge, t'aurais vu.

Comment ça, Marge ? Je comprends rien. Qu'est-ce que t'as vu, Valentin ? Elle

était en train de s'envoyer en l'air avec un indien.

N'importe quoi.

T'as bu ou quoi ? Mais non, j'ai pas bu ! Je l'ai vu de mes yeux. J'étais

planqué derrière un buisson.

C'était horrible.

Ah, oui.

T'as encore rêvé ? T'as rêvé ? Elle était indienne et elle se faisait

baiser, c'est ça ? Le pire, c'est qu'elle prenait son pied ! Mais bien sûr

qu'elle prenait son pied, je te l'ai déjà dit mille fois. C'est une salope.

De toute manière, c'est bien connu.

Toutes les indiennes sont des salopes.

Mon pauvre Valentin. Les Sioux, les Apaches, les Peaux Rouges, tous ces

trucs-là.

Ils sont pas comme nous, ces gens-là.

On te l'avait dit ! Qu'elle est pas faite pour toi ! Je ne puis jamais la

revoir. Je ne puis jamais la revoir. Oui, ben ça, ça ne tient qu'à toi, mon

pauvre vieux.

Tu vas m'en présenter, les filles, maintenant !

Tu vas m'en présenter. Moi, l'autre, j'ai besoin de l'oublier. Oui, bah, c

'est pas trop tôt, hein. Et puis attends, que tu saurais pas, on a déjà

quand même pas mal épuisé le réseau de connaissances. Oh, mais je m'en fous,

arrête, hein. Ça suffit. Dans tes relations, t'en as un des filles à me

présenter. Oui, oui, oui, bien sûr que j'en ai.

Je vais m'occuper de toi. Alors arrête de t'énerver.

De toute manière, ça serait vraiment trop con de louper cette occasion.

Oui, mais alors vite, vite, vite, vite, vite.

Alors maintenant, tu vas te calmer.

Tu vas aller te coucher.

Et puis on parlera de ça demain.

Parce que là, il est un petit peu tard.

On a envie de dormir, maintenant.

Un petit bisou.

Tu sais que j'aime pas te voir comme ça.

Allez.

Puis dors bien.

Mais c'est quoi cette

histoire avec Marc ? Qu'est-ce qu'il vient faire là-dedans ? J'ai parlé de

Marc. Mais oui, quand il est rentré, il nous a dit qu'il avait vu une fille

baisée. J'ai vraiment eu l'impression que tu le prenais pour toi.

Bah bon, écoute, je m'en souviens plus.

Viens ici, va.

Tu te fais des idées.

Ça va vraiment me faire plaisir de la revoir.

Puis tu vas voir, elle est très sympa.

Ouais, mais t'es sûr que c'est pas une salope aussi ? Mais non, pas elle.

Là, je serais vraiment déçu.

Mais tu crois qu'elle va lui plaire ? Bien sûr qu'elle va lui plaire. Elle est

exactement comme ils aiment, avec des longs cheveux noirs.

Ah, c'est une adienne ? Ah non.

Enfin, je pense pas, je sais pas, elle l'aurait dit.

Oui, mais est-ce que t'es sûr qu'elle va me plaire ? Je te dis, elle est faite

pour toi.

Alors tu vas quand même pas te défiler maintenant.

Non. Alors ? Merde, faut y croire un peu ! Puis un peu de nerfs, c'est quand même

ton jour de gloire.

Tu vas être un homme.

Et puis ces trucs-là, je t'ai déjà dit, ça se décide pas. C'est comme le

cimetière des chiottes. Quand il faut y aller, il faut y aller.

Si tu le dis.

Mais bien sûr que je le dis. Et puis on te l'a toujours dit.

Une de perdue, dix de retrouvée. Puis toi, t'as quand même pas perdu grand

-chose.

C'est vrai, je commence à me dire que c'était vraiment une belle connerie.

Ah ben te voilà enfin devenu raisonnable.

Ça m'a fait plaisir que tu m'appelles ce matin, depuis tout ce temps.

Ça fait un long moment que je voulais t'appeler, mais bon, tu sais ce que c

'est. Il y a toujours un truc à faire.

Eh oui, je sais.

Alors comme ça, c'est ton petit frère.

Ouais, en quelque sorte.

Alors si tu pouvais être un peu... Ça va, t'inquiète pas, j'ai compris.

Je vais faire comme pour toi il y a 15 ans. Ça fait 15 ans que vous vous

connaissez ? Malheur, si je le connais, ça sert à rien de le dire.

Je t'avais bien dit qu'elle était super sympa.

Ouais.

Et puis elle est jolie aussi.

Qu'est-ce qu'il est mignon.

On croirait pas que vous êtes de la même famille.

Tu aurais vu ton frère il y a 15 ans, il était beaucoup moins galant que toi avec

les filles. Eh bah oh, ça va, tu te plaignais pas à l'époque.

Oh mais même aujourd'hui, si tu venais me voir de temps en temps, ça me ferait

plaisir. Oui, bah oui, je sais bien, mais bon.

Tu sais quoi, c'est bien pour ça que je t'amène le petit frère. Parce que lui,

il a que ça à faire, il en a du temps pour toi.

J'en suis ravie.

En plus, j'ai l'impression qu'on va bien s'entendre tous les deux.

Bon, c'est très bien de ça.

Moi, ça me plaît, mais je dois y aller. J'ai un rendez-vous chez le notaire. D

'accord. Je t'emmène à la porte ? C'est gentil.

Viens, on est bien.

Bon, la puce.

Tu as bien compris ce que je t'ai expliqué ce matin au téléphone.

Sois tranquille, je vais le faire comme pour toi, je te dis.

Oui, mais attends.

Tu ne le fais pas tout d'un coup.

Il est quand même un peu jeune.

D'accord.

Ok, ciao.

Alors,

comme

ça, tu t'appelles Valentin ? Oui, c'est ça.

Ça ne te dérange pas si je t'appelle mon petit Valentin, je peux ? Oui, bien sûr.

Moi, tu peux m'appeler Loudi. En plus, c'est mon vrai prénom.

Mais c'est plus pratique.

Tu n'as pas chaud comme ça, toi ? Parce que moi, je crève.

Non, non, ça va, ça va.

Vas-y, déshabille-toi, mets-toi là si tu veux.

En tout cas, moi, je vais me déshabiller parce que j'ai vraiment trop chaud chez

moi.

J'espère que ça ne te dérange pas.

Non, non, non, au contraire. Mais vas-y, n'hésite pas, fais comme moi, on sera

beaucoup mieux pour discuter.

C'est...

C'est-à-dire que je n'ose pas bien, je n'ose pas parce que je ne me suis jamais

mis tout nu devant une fille en fait.

Oh malheur, il y a du boulot.

Viens dans ma chambre, on serait mieux pour discuter.

Viens.

Tu vois que tu es plus à l'aise comme ça ?

Et puis alors, ce n'est pas désagréable.

Attends, on n'a pas tout vu encore.

Je le sens très bien.

Oh là là !

Alors, tu l'avais dit qu'elle était sympa ? Ça... C'est vrai, c'était bien.

Tu vois que t'es d'autres filles que ton indienne.

T'es prêt à recommencer ? Quand elle veut.

Tu sais, attends... Et puis ça, elle ou une autre, c'est toi qui vois. Pourquoi

une autre ? Je sais pas, moi, mais bon... Tu sais, Elodie, comment te

dire... Alors, quoi encore ? Qu'est-ce qu'il y a encore avec Elodie ? Rien,

rien du tout.

Mais t'as pas envie d'en voir d'autres ? Ben non, non.

En plus, je vais te dire, avec Elodie... Elle m'a dit quoi ?

Je sais pas, je suis tombé amoureux, voilà.

Tu déconnes ? Non, en plus, il se passe quelque chose entre elle et moi.

Il se passe des trucs, quoi. Oui, ça, crois-moi, des trucs entre vous, tu vas

en repasser.

Enfin, laisse-le. C'est sa première femme, c'est normal qu'il tombe amoureux

tout de suite comme ça.

Oui, mais enfin ! Mais rien du tout.

De toute façon...

Demain, je vais la voir, je lui dis tout.

Toi, tu la connais bien. Tu crois qu'elle va bien le prendre ? Oui, oui.

Je pense que tu ne peux pas la rendre plus heureuse.

C'est vrai ? Tu crois ? Bien sûr. Tu sais, elle est très sympa.

Mais elle n'a pas eu beaucoup de chance dans la vie.

Un homme qui va la voir et qui lui dit « je t'aime », c'est quand même une chance

inouïe. Et tu sais, ce n'est pas faute d'avoir à chercher.

C'est merveilleux tout ça. Tu vois, elle est enfin devenue un homme.

Et au fait, tu comptes l'épouser ? Attends, laisse-lui le temps de la

revoir quand même.

Si elle, elle est d'accord, moi je suis pour.

Bah alors, tu vois, t'auras mis le temps.

Mais là, tu peux me croire, t'es pas tombé sur n'importe quoi.

Bon ma chérie, si je peux, je passe te voir la semaine prochaine.

Sans problème, et si je suis pas là, tu sais où me trouver, d'accord ? D'accord.

Ciao.

Bonjour.

Salut.

Ah, mais voilà mon petit Valentin.

Ça pleut, hein ? Ah oui.

Allez, entre.

Viens.

C

'était

qui ? C'était un vieil ami, on était à l'école ensemble.

Et tu l'embrasses sur la bouche ? Ah, mais c'est qu'il est jaloux, le petit

frère. Mais je t'ai dit, on est allés à l'école ensemble.

Et tu vois, dans mon village, c'est une coutume de s'embrasser comme ça sur la

bouche. Et on ne veut pas perdre nos vieilles habitudes.

Mais il n'y a rien de grave.

Vas-y, mets-toi, Agnès.

Et on va faire comme hier ? Ouais, si tu veux.

Mais c'est qu'il en redemande, le gourmand.

Attends, j'ai un truc très important à te dire.

Vas-y, quoi ?

Attends, c'est important, mais c'est pas facile.

Vas-y, je t'écoute.

Eh ben, je t'aime.

Voilà.

Je l'ai dit.

Tu vas vite en affaire, toi.

Quoi, ça te fait pas plaisir ? Si, ça me fait plaisir, mais bon, ça me surprend

un peu. Je suis pas habituée à ce qu'on me dise ça tous les jours.

Je savais que ça te ferait plaisir, moi. C'est Albert qui me l'a dit, alors.

Ah ouais ? Ouais.

Ouais, mais...

Tu vois, j'ai pas l'impression qu'on soit vraiment fait l'un pour l'autre.

Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Ben, plein de choses différentes.

Mais comme quoi ? Ben, tes fringues, déjà.

Regarde, c'est pas fashion.

Mais moi, ça, c'est pas un problème, les fringues, mais je vais me relooker

entièrement pour toi.

Ouais, mais aussi ta coupe de cheveux.

Mais ça, c'est pareil, c'est un détail.

Tu sais bien, pour toi, je ferais n'importe quoi.

Vraiment tout ? Ben oui, tout.

Moi, je crois qu'il y a un truc que tu ne ferais pas.

Comme quoi ? Un piercing sur ta langue.

Si, je suis capable.

Si, ça peut te faire plaisir.

Ah ouais ? Ça me fera surtout plaisir quand tu me mangeras le clito avec ça.

Pourquoi ? Tu l'as déjà fait ? Non, mais j'imagine que ça doit être excellent.

Bon, ben... Écoute, dans trois jours, tu seras folle de moi.

Promis, mon amour.

Ouais, c'est ça, j'en doute pas, j'en doute pas.

Ouais,

ouais, je sais. Il m'en a parlé.

Mais attends, c'est n'importe quoi. Qu'est-ce que tu veux que je lui dise,

moi ? Pour l'instant, tu lui dis rien.

Essaye de jouer le jeu.

Mais t'es malade. Quel est l'intérêt de lui faire croire que j'ai envie de

rester avec lui ?

Mais non, je ne te demande pas de faire ta vie avec.

Mais si tu pouvais toi aussi lui faire croire qu'elle est tombée amoureuse de

lui, tu me rendrais un grand service.

Je ne vois pas en quoi ça peut te rendre service de faire croire à ton frère que

je l'aime.

Mais c'est même pas mon frère. Qu'est-ce que tu me racontes là ? Attends, je vais

t'expliquer. C'est beaucoup plus compliqué que ça.

Eh bah merde, qu'est-ce qu'il y a ? Tu t'es fait embaucher dans un cirque ou

quoi ? De toute façon, c'est toujours en train de te moquer.

J'ai fait ça pour Elodie.

De toute façon, tu ne peux pas comprendre.

Oui, effectivement, j'ai un peu de mal à suivre. Qu'est-ce que tu as dans la

bouche ? Oh putain, qu'est-ce que c'est que ça encore ? Pareil, c'est pour elle.

Je sais que ça va lui plaire.

De toute façon, ne t'occupe pas, c'est un truc entre elle et moi. D'accord, je

vois. Et les fringues, c'est quoi ? C'est pour la Gay Pride ou c'est pour

elle aussi ? Pareil.

En plus, j'ai fait une surprise, je peux dire, elle ne s'y attend pas.

Ah bon, je trouve que là déjà, tu avais pas mal mis le paquet. Tu as préparé

quoi d'autre ? Ah oui, d'accord.

C'est pas beau ça ? Ah très très bien. T'as vu, regarde, c'est elle.

Et puis comme ça, elle est toujours avec moi.

Ah d'accord.

Bien.

Et là, rassure-moi, tu vas t'arrêter là pour aujourd'hui ou quoi ? Parce que je

te signale quand même que tu ne la connais que depuis hier.

Et à ce rythme-là, va au moins falloir envisager une greffe d'un troisième oeil

ou d'un bras si tu veux les pâter la semaine prochaine.

De toute façon, tu sais pas ce que c'est le vrai amour. Le vrai amour. Ah ouais ?

D'accord, t'as raison. De toute manière, je pense que j'ai jamais rien compris

aux femmes.

Mais putain, ça m'a l'air puissant.

Tu sais quoi, à la limite, ça me fait peur.

Oui, je te dis que c'est bon.

Il est complètement love.

Ouais, non, ça, je m'en fous. Le tout, c'est que ça dure encore huit jours, que

le notaire constate son bonheur, et hop, je récupère mon blé.

Voilà.

Pour fêter ça, on fait une petite soirée au château, comme on rêve d'en faire une

depuis longtemps.

J'espère que tu pourras venir.

Ouais, ouais, ouais, ils seront là.

C'est avec les gâtiens aussi.

Ok, génial.

Ciao.

Alors, tu aimes ? Ouais, ouais, c'est bon.

Quoi, c'est tout ? Ça va, je te dis que c'est bon, c'est déjà bien, non ?

Attends, t'as pas tout vu.

Qu'est-ce qu'il y a ? Ben, regarde.

Qu'est-ce que c'est ? C'est toi, tu vois pas ? Ouais, c'est vrai, ça ressemble

vaguement. Mais pourquoi t'as fait ça ? Comme ça, mon amour, t'es toujours avec

moi. Mais t'es complètement fou. Ben oui, je suis fou de toi.

Arrête, là, franchement, j'en peux plus.

Quoi ? J'en ai marre de te mentir.

Comment ça ?

T'as pas compris que depuis le début, je me fous de ta gueule ? Mais pourquoi ?

Moi, je suis sincère, moi. Moi aussi, je suis sincère.

C'est pour ça que j'en ai marre de te mentir.

Mais pourquoi t'as fait ça ? Attends, je te rappelle que je t'ai rien demandé et

que c'est toi qui es devenu dingue de moi.

Moi, au début, je croyais que tu déconnais. Mais c'est après, quand j'ai

appelé ton frère... Enfin, Albert, c'est lui qui m'a demandé de jouer le jeu

pendant huit jours pour une histoire d'héritage ou un truc comme ça.

De toute façon, je m'en fous, j'ai plus envie de me moquer de toi.

...

C'est bon.

Monsieur ? Monsieur, ça va ? Parlez-moi.

Vous pouvez bouger là ? Vous pouvez pas rester ici, je vais vous appeler une

ambulance. Non, non, non, c'est bon.

Ça va aller.

Enfin, vous pouvez pas partir dans cette état-là ? Si, si, c'est bon.

C'est sans gravité. Vous habitez loin d'ici ? Je sais pas, je sais plus.

Je m'en fous.

Vous devenez pas un café chez moi le temps de vous remettre les idées en

place. J'habite à deux pas d'ici.

Je ne sais pas si ça va me remettre les dents en place, mais allons-y.

Tu vas faire constater ça comment par notaire ? Elodie va me faire une

attestation et Valentin va venir avec moi pour lui confirmer.

Ça ne devrait pas poser de problème. Il est dingue amoureux.

C'est un peu salaud quand même.

Pourquoi ? Quand cette fille va lui dire qu'elle ne l'aime pas, il risque de mal

le prendre.

Voilà, c'est plus mon problème.

Moi, dans le testament, mon père ne m'a pas demandé de vérifier qu'il passe

toute sa vie avec la même femme.

Mon but était déjà qu'il en trouve une.

Hé, il aura déjà bien mis le temps.

Quand j'y pense, tout ça à cause d'une indienne imaginaire.

Allez, très bien.

Pourquoi tu me regardes comme ça ? Si je te le disais, tu ne me croirais pas.

Moi je trouve ça bizarre qu'on s'entende aussi bien. J'ai l'impression de te

connaître depuis toujours.

Peut-être qu'on est fait l'un pour l'autre.

On est fait l'un pour l'autre.

Et puis tu sais, moi le hasard, j'y crois pas.

Cette coïncidence-là, l'accident, que je me retrouve ici, c'est pas du hasard ça.

Ce qui est bien avec toi, c'est qu'on sent que t'as une grande expérience des

femmes.

Tu sais ce qui fait plaisir.

Prends-moi par derrière.

Tu vois ?

Comment comprendre l'idée...

qui nous entêtent qui nous rendent les nuits de sueur et de tempête font des

esprits sur deux des marionnettes pourquoi ces fantômes nous frôlent

encore effaçant les plaisirs de notre corps on se contente d'y songer

sûrement à tort sûrement à tort

Oh qu'elle est belle dans ses coutumes et son errance Je la couvrirai de

luxure, de tolérance D'excès de tout mais sans les conséquences J'aurais

tellement à lui dire si elle savait Que son absence n'a rien de pire Que le

regret de ne pas être moi aussi Sans désirer Oh

sans désirer

A quoi ça sert l'amour et les cris, les années, si je dois passer ma vie à

courir après le jour où ce sera mon tour de trouver sans rêver

ma belle incarnée ?

On perd son temps à modeler l'air palpable, à tenter de concrétiser au

préalable une fausse histoire d'Adam et d'Ève, de fiançailles. Y a-t-il quelqu

'un pour me tenir le cœur sur terre, pour en faire regarder les autres et

plus en l'air, arrêter de me cantonner à des chimères ?

Oh, à des chimères !

A quoi ça sert l'amour et les crimes, les avis ? Si je dois passer ma vie à

courir après le jour, où ce sera mon tour de trouver sans rêver ma

belle incarnée ? A quoi ça sert l'amour et les crimes, les avis ? Si

je dois passer ma vie à courir après le jour, où ce sera mon tour de trouver

sans rêver...

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