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Original subtitles

Il y a une femme qui est morte à l'hôtel. Elle était au même étage que

nous. Et j'ai voulu faire passer ça pour un suicide.

Je suis absolument et profondément désolé.

Tu veux divorcer, c'est ça ? Je crois que j'ai pas le choix.

Il y a une enquête qui a été ouverte. On risque rien.

Moi je risque rien, non. Moi j'ai rien fait.

Il faut juste que tu te démerdes pour qu'ils se doutent de rien.

Maman, j'ai besoin de ton aide.

Tout ce que tu veux, ma fille.

Il va nous falloir des témoignages pour attester de son emprise sur toi.

J'ai besoin d'un témoignage qui parle de... de ses problèmes.

Je veux voir mon fils.

D'accord.

Je vais vous aider.

C'est Vincent.

Je savais pas que t'avais repris contact avec lui.

C'est lui qui a repris contact avec moi.

Je vais quitter Fred.

Il a fait quelque chose de grave.

Agathe, c'est maman ici. Tu auras besoin de moi quand tu vas te retrouver seule

avec ta fille. Et à la différence de ton mari. J'ai rien à me reprocher. On peut

se parler 5 minutes ? Je sais ce que t'as fait.

Elle devait être debout quand on l'a assommée.

Il n'y a pas de résolute ? Qui l'a trouvée ? Une voisine.

Diffraction ? Non.

Il a même pris le temps d'éteindre le feu.

Rappelle-moi quand le légiste a fait sa constatation.

Vas-y.

Pour le moment, concentrez-vous sur le cercle proche. Génial.

N'oublie pas que c'est toi qui dois aller le chercher à la crèche.

T'es sûr ?

Concentre-toi là-dessus. Il l'a mérité.

Merci.

Tu préviens la famille ? J'avais presque oublié.

C'est fini.

Mon chéri C'est fini

C'est la vie

Je m'ennuie

Mais je t'oublie

C'est la vie

C'est 800 euros, c'est ça ? Charge comprise et deux mois de caution à la

signature, c'est ça.

Il me faut votre virement pour ce soir.

Je vais avoir besoin de quelques jours pour m'organiser.

Il y a vraiment beaucoup de monde sur ce bien.

Je suis payée la semaine prochaine.

Le propriétaire est pressé.

Je suis désolée.

Papa est parti sans filer mon arbre.

J'ai rien sur moi.

Sérieux ? 20 euros, quoi ? Mathias, je te dis que je n'ai rien sur moi et je ne

peux pas les inventer.

Je vois une fille cet après-midi.

Une fille ? Laisse tomber.

Non, non, non ! Quelle fille ? C'est bon ! J'en prends

20 euros à ta sœur, je les lui rendrai plus tard.

Tu me racontes tout après.

Ok.

Personne n'appelait jamais cette femme.

À part les télémarketing sans doute.

On a reçu le mandat de perquisition.

Ça devrait te remonter le moral.

Hourra !

Je reviens.

Très bien.

Fais gaffe, il est maniaque avec ses documents. Fais attention.

Ok, c'est quoi Beauvalon ? Je sais pas.

C'est une maison de repos.

Quoi ? Ses parents sont morts, non ? Oui.

Regarde, il fait un virement de 3000 euros par mois. Et depuis longtemps,

regarde.

Oui, bonjour madame.

Frédéric Jacobs à l'appareil.

Je vous contacte parce que j'ai l'impression qu'il y a un petit souci au

niveau de la facturation du mois dernier. 3000 euros par mois ?

Merci.

Je cherche, monsieur.

Alors, j'ai ici le détail des soins complémentaires du mois dernier pour

votre mère.

Sa mère ? Vous voulez que je vous l'envoie ? Allô ? Raccroche.

Monsieur Jacob ? Raccroche.

Allô ?

Vous n'êtes pas de la famille ? Si, si, si.

Denise

?

Denise,

je m'appelle Agathe.

Je suis la femme de Fred.

Maman ? Eh non, je ne suis pas là.

On se rappelle ? Maman, c'est moi.

Je ne comprends pas ce qui s'est passé.

C'est vraiment une sale période.

Je sais que tu veux m'aider, alors... Je suis désolée.

Vraiment.

Tu peux poser toutes les courses sur la table.

C'est gentil d'être venu.

Pour les courses, ça devient un peu dur.

Ça va ? Oui, ça va.

Tant que je marche, je parle, tout va bien.

Tu aimes les aubergines ?

J'ai prévu de faire la recette de ton grand-père.

Non, mais j'ai un truc après.

Je croyais que tu restais mangé.

Désolé.

Écoute, j'ai acheté tout ça pour deux.

Je vais revenir.

Mais Mathias, ça se fait pas de planter les gens comme ça. Je dois y aller.

Excuse-moi, excuse-moi.

Tu me dis, je te fais chier.

Tiens.

Ah ouais, quand même.

Plus doué que moi, c'est rare. Bon, regarde.

La base, il faut que tu sois souple sur tes articulations. Comme ça. Et après,

tu regardes par là.

Vas-y.

Ça me saoule.

Ne t'inquiète pas, si tu n'as pas d'humeur, juste m'invite par an.

Qu'est-ce qu'il y a ? Ma mère est malade.

Concours de vie de merde ? Mon père veut que j'arrête de faire de la lutte

parce qu'il trouve que j'assemble un parknet.

Mon père veut que je fasse de la lutte parce qu'il me trouve trop mou.

Ouais. Moi, je suis dyslexique depuis un an, et du coup, quand j'écris, on me

prend pour une débile mentale.

Ma mère va mourir, mais je la connais même pas.

Mon père aimait des chaussettes avec ses secondes mallettes.

Je pourrais pas mieux.

Ouais, je sais. Je gagne toujours à ce jeu-là.

Rends-moi mon fric.

Quoi ? Rends-moi mon fric. Déjà, tu te détends ? Je veux mon fric.

Putain, ton fric de merde.

Tu déconnes ? J'avais 900 euros au moins.

Je le sais pas tes 900 euros. Tu me les rends ou j'appelle les flics.

Police, bonjour.

Je suis bien chez Agathe de Fax ? Oui.

Qu'est-ce qui se passe ? Inspectrice Verhart.

Vous êtes Agathe Defax ? Oui.

Charlotte Defax est votre mère ? Oui.

Qu'est-ce qui se passe ? Je suis au regret de vous annoncer qu'elle est

décédée hier soir.

Je suis désolée Madame Defax, mais je vais vous demander de m'accompagner au

commissariat.

Elle est dans quel hôpital ? Pardon ? Je veux voir ma mère, elle est dans quel

hôpital ? Vous la verrez après l'autopsie.

Agathe ! Agathe, qu'est-ce qui se passe ? Maman ! Maman ! Ne

vous inquiétez pas, ça va aller. Elle va revenir.

Est-ce que je peux savoir ce qui est arrivé à ma mère ? Quand est-ce qu'elle

l'avait vue pour la dernière fois ?

Pourquoi vous me répondez pas ? J'ai le droit de savoir ? Quelqu'un s'est

introduit chez elle, il a frappé.

À la tête.

Est-ce que vous pouvez me parler de votre relation avec votre mère ?

C'est quoi cette question ? Est-ce

que tout se passait bien entre vous ?

Aussi bien que possible. La presse est relevée téléphonique. Vous communiquez

très peu.

À part ces derniers jours. J'ai droit à un interrogatoire parce que je

téléphonais pas assez à ma mère ? Vous êtes ici dans le cadre d'une enquête de

police.

Vous êtes la personne la plus proche de la victime. Je suis pas proche de ma

mère. C'est-à-dire ? T'as perdu le droit de me donner des leçons d'éducation.

Le jour où tu m'as laissé une semaine sans rien à bouffer.

Vous savez pas ce que c'est que de grandir avec un parent alcoolique.

Voulez-vous faire appel à un avocat ? Pourquoi ?

Essaye encore.

Inutile de laisser un message, je les écoute pas.

Mais essayez quand même.

L'agresseur n'a pas touché aux objets de valeur.

Il ne s'agit donc pas d'un cambriolage.

Que faisiez-vous ce 5 avril dernier avec votre mère à la résidence Azure ? On

visitait l'appartement.

Elle m'aidait.

C'est la dernière fois que vous l'avez vue ? Oui.

D'après un témoin, vous avez eu une violente altercation avec elle ce jour

-là.

Vous avez besoin qu'elle vous aide financièrement ? Je vais avoir des

frais, j'ai pas un rond.

Je vais chercher du travail, mais est-ce que tu peux m'aider d'ici là ? Bon,

soyons directs, s'il vous plaît.

Quels sont les motifs qui justifient un interrogatoire ? Vous pensez quand même

pas que j'ai tué ma mère pour du frites ? Quand les gens sont assassinés, la

plupart du temps, c'est par leurs proches.

Et le plus souvent, pour des histoires d'argent.

Non, on essaye juste de comprendre la situation.

La situation, c'est que je n'ai pas tué ma mère, d'accord ? Ok, d'accord.

Est-ce que Charlotte de Fax avait des ennemis ? Quelqu'un avait-il intérêt à

ce qu'elle meure ? Vous voyez bien que ma cliente est dans un état de choc. On

est vraiment obligé de faire ça maintenant ? Mais votre cliente peut

prendre tout son temps.

On n'est pas pressé.

Ça fait des années qu'on dit que ta mère a un problème.

T'as parlé de Marseille à quelqu'un ? Est-ce que t'as parlé à ta mère depuis

ton anniversaire ? Si ma cliente a accepté de répondre à vos questions, c

'est par pure bonne volonté.

Bon baril.

Pardon ? Mon mari ? Votre mari en voulait à votre mère ? C'est pas la

première fois.

C'est pas la première fois que quoi ?

Il a déjà tué quelqu'un.

C'est papa.

Allô ? Allô ? Mathias, ça va ? Qu'est-ce qui se passe ? On est chez les flics,

Agathe est dans un bureau.

C'est quoi cette histoire ? Je n'en sais rien.

Rien, on nous dit rien.

Ça fait longtemps qu'elle est dans ce bureau ? Je sais pas, 3 heures au moins.

Papa ! Bon écoute, je dois y aller.

Tu m'appelles des pensées plus. Tu rentres quand ? J'en ai encore pour 48

heures au moins.

Tu déconnes ? Je dois y aller, je te laisse.

Mais quoi ? Monsieur.

Allô ?

Oui, bah faites les monter.

Ok ?

Mais pourquoi tu m'as rien dit

? Parce qu'il m'a dit que c'était un accident, que je devais penser aux

enfants.

Attends, tu crois vraiment qu'il a fait ça à ta mère ? Il m'a demandé si

je le vais parler, il m'a posé plein de questions.

Faut que tu gères, là. Que tu sois cohérente, tu comprends ? Tu t'en tiens

aux faits.

C'est important.

Tu comprends ça, hein ? On

a

vérifié

le rapport d'enquête de Marseille.

L'affaire Le Lannes a été classée comme un suicide.

C'est pas un suicide ? Une enquête de fond a été menée.

Votre mari n'a pas le profil, pas de mobile, aucune preuve matérielle contre

lui.

J'ai fait remonter l'info jusqu'au procureur de la République française,

mais je ne peux rien faire de plus.

Je ne suis pas chargée de cette enquête.

Vous entendez ce que je vous dis ? Il l'a pendue à une porte, avec un câble d

'ordinateur. Elle vivait encore.

Vous étiez où le soir de la mort de votre mère ? C'est pas vrai ! Réponds,

Agathe.

J'étais chez moi, avec ma fille.

Quelqu'un d'autre peut le confirmer ?

Je veux voir Chartin.

Chartin ? Il enquêtait avec la police française, il m'a posé des questions, il

avait des soupçons sur Fred, je veux le voir, je lui dirai plus rien tant qu'il

n'est pas là.

T'as eu le mari ? Oui.

Il est en séminaire en Hollande, il va rentrer. Ok.

Faut faire venir les enfants, la petite et la libide de sa mère. Ils sont déjà

là, ils sont venus d'eux-mêmes.

Je vais demander deux auditions de mineurs à ton chéri. N'appelle pas mon

chéri. Oui patron.

T'es lourd.

Jordan n'est pas en service aujourd'hui ? Pourquoi ? Il est là ou pas ? Tiens.

C'est quoi ?

De l'or.

Vous saviez que votre mère avait souscrit à une assurance vie ?

Donc vous êtes la seule bénéficiaire

? Entrez !

Non, c'est madame.

C'est qui ? C'est Lionel Chartain.

Ah non.

Si.

Non. Si.

Écoutez, quelqu'un est venu chez moi.

Un inspecteur.

Il m'a dit qu'il s'appelait Lionel Chartain.

Il m'a posé des questions sur Lydia Lelanne. Il avait des soupçons sur Fred.

Écoutez, on va se concentrer sur les faits. Mais je dis la vérité, il doit y

avoir un autre chartin ! Pas que je sache, non.

Mais alors c'est qui qui est venu chez moi ? On baisse d'un ton et on se calme.

On va tout reprendre depuis le début.

D'accord, d'accord.

Bonjour Louise.

Je m'appelle Daniel.

J'aimerais bien qu'on discute, mais t'es pas obligée, ok ? On essaie ? Tu dois

dire oui ou non pour la caméra.

Oui. Super ! Tu vois souvent ta grand-mère ? Euh... Non.

Mais elle vient des fois à la maison.

Noël, par exemple.

Oui, elle est venue pour l'anniversaire de maman. C'est chouette, ça. Ta maman,

elle devait être contente.

Oui.

Elles s'entendent bien ? Je pense.

Tu sais, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.

Tu fais comme tu le sens.

Toi, tu t'entends bien avec ta grand-mère ? Oui.

Mais parfois, elle m'énerve. Ah oui ? Elle énerve aussi un peu ta maman,

parfois ? Ta maman, elle t'énerve jamais ?

Si.

Mais tu l'aimes quand même ? Oui.

Bah tu vois, c'est pareil pour tout le monde.

Qu'est-ce que tu as mangé hier soir ? Des pâtes au pesto.

Et qu'est-ce que tu as fait après ? Je suis restée dans ma chambre.

Et je parlais avec une amie.

Tu sais quelle heure il était à peu près ?

19h19.

Et après ta maman elle est venue te faire un petit bisou de bonne nuit.

Mais j'ai plus 8 ans.

Du coup, à partir du moment où tu discutais avec ta copine, tu n'as plus

vu ta maman ? Non.

Ok.

C'est super Louise.

Merci beaucoup, on va s'arrêter là.

C'est tout ? Ouais.

Je vais vous dire ma version et vous me dites si ça vous parle. D'accord ? Votre

mari est tout le temps en voyage.

Vous avez l'habitude, mais depuis quelque temps, il est différent.

Vous commencez à comprendre qu'il vous trompe.

C'est très banal, mais c'est aussi horriblement douloureux.

Vous vous sentez usé, méprisé.

Les enfants commencent à grandir et vous avez plus de temps pour réfléchir.

Et vous sentez la colère monter.

Ça arrive.

Vous le détestez pour ce qu'il vous a fait.

Quand vous entendez parler de cette histoire de suicide, vous commencez à

imaginer qu'il a tué une femme. Ça paraît fou, mais ça fait sens.

Cette histoire vous permet de retrouver le courage pour partir.

Vous ne supportez plus votre vie.

Vous avez tout sacrifié pour votre famille.

Vous n'avez plus de carrière.

Vous vous sentez piégé.

Vous n'avez pas de revenus.

Pas d'amis.

Alors vous demandez de l'aide à votre mère, avec qui vous ne vous entendez

pas. Ça vous coûte, mais vous n'avez pas le choix.

Vous visitez un appartement.

Vous vous disputez violemment au point d'en venir aux mains.

Et encore une fois, vous êtes coincée.

Elle est votre seule famille.

Et vous êtes contrainte de la revoir.

Vous vous disputez à nouveau.

Mais là, ça dégénère.

C'est pas du tout ça.

C'est quoi alors ? C'est l'histoire d'une femme qui s'est laissée

enfermée dans ses illusions.

Et qui cherchait juste à s'en sortir.

Une femme qu'on pourrait comprendre si elle nous expliquait.

T'es où ? J'arrive à la crèche, là.

J'y suis dans... Oh, c'est pas vrai ! Chouchou, j'ai eu un appel à 17h, je

pouvais pas faire mon tour.

J'étais en interrelatoire, là.

J'ai l'air de quoi ? Franchement, il va falloir trouver un moyen pour que ça

soit plus égalitaire, je peux pas penser à tout. Hé, chouchou, j'y suis, hein ?

Je veux un jour de plus pour Agathe Jacobs.

Euh, t'as du concret ? Je sais qu'elle parlera si tu me laisses un peu plus de

temps.

Tu vas vraiment dire non ? Mais non.

Bonsoir. Bonsoir.

Je suis l'avocat de votre maman.

Elle va bientôt sortir ? Pas avant demain.

Pourquoi ? C'est la procédure, ils ont encore des questions à lui poser.

Mais ça va très vite s'arranger.

Est-ce que vous êtes au courant de ce qui est arrivé à votre grand-mère ?

C'est toi, ma mère.

Bon anniversaire, mon caillou.

Maman, j'ai besoin de ton aide.

Tout ce que tu veux.

Non mais c'est scandaleux, il est plus de 9 heures là. Bonjour maître.

Bonjour madame Defax.

Je vous prie d'excuser mon retard.

Je vous préviens tout de suite, nous allons porter plainte pour détention

abusive. Je pense que nous avons compris le message, avançons.

Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter à votre déposition ? C'est

plutôt à vous de nous donner des explications. Vous avez des empreintes,

une trace ADN ? Maître, je sais que le pénal n'est pas votre domaine, mais en

général c'est moi qui mets l'instruction.

C'est vous s'il vous plaît.

Madame Nefax, souhaitez-vous ajouter des précisions ?

Nous

allons tout repasser en détails, mais si vous avez quelque chose à déclarer

avant, c'est le moment.

Autrement, cela n'aura pas la même valeur en termes de procédure.

Vous comprenez ?

Je vais te trouver le numéro d'un confrère compétent en droits criminels.

Non, c'est toi que je veux.

Tu vois bien que t'as besoin d'un spécialiste.

Mais non, j'ai besoin d'un ami.

Un ami ? Regarde, tu me dis rien.

Pourquoi est-ce que j'apprends cette histoire de meurtre en même temps que

les flics ? J'ai pas réussi.

J'ai eu peur. Ah, t'as eu peur.

Par contre, t'as pas eu peur de m'embarquer dans cette histoire après 10

ans de silence.

Et tant pis si au passage je passe pour un con. Ah, désolée si je t'en demande

trop. Ah non, non, non.

Par contre, tu ne joues pas la carte de la victime avec moi. J'ai toujours été

là pour toi.

Mais c'est toi qui as mis les mots dessus.

Emprise, contrôle, isolement.

Tu t'en souviens ? Ça va trop loin.

Je ne sais plus comment t'aider.

La vérité.

Toi, tu es toujours là tant que tout va bien.

Mais une fois que ça devient trop moche, il n'y a plus personne et en fait t'as

pas changé.

T'es toujours aussi lâche.

Parce qu'on en laisse dire la vérité.

Laisse-moi te dire un truc.

Personne t'a forcé à prendre 15 ans ferme avec ton mec.

Personne t'a obligé à lui faire un gosse. C'est toi qui as accepté tout ça.

Les soumissions, l'humiliation.

Et tu sais pourquoi ? Parce que tu kiffes.

Pardon.

Pardon.

Il vient d'une autre planète.

Maître Chaveau.

Non. Et c'est le meilleur dans son domaine.

Cette fois, je crois qu'on s'est tenu.

La prochaine fois, tu attends d'avoir un dossier un peu plus solide avant de

demander un quart d'avis.

Il me faut la version du mari.

On l'a eu au téléphone. Il dit qu'il n'était pas en Belgique au moment des

faits.

Vous avez vérifié ? C'est en cours.

Je vais me reprendre.

Oui.

Personne ne s'attend à ce que tu sois parfaite après cinq mois de congé

maternité. C'est ça le problème.

Toi, j'ai l'impression que ta vie n'a pas changé.

Moi, j'ai l'impression d'être passée sous un train.

On est deux. Tu n'as pas l'impression ? Et je trouve ça injuste.

Ok.

Cette semaine, c'est moi qui gère la nuit.

Toi, tu recommences ton enquête depuis le début.

D'accord ? D'accord.

J'espère juste ne pas finir comme elle.

Vous êtes qui ? J'ai dit quoi exactement aux enquêteurs ? C'est moi qui pose les

questions. Michael Jeuneau.

Vous travaillez pour qui ? Disons que la famille de Madame Lelanne n'a pas

vraiment acheté la thèse du suicide.

Fred l'a tuée.

Ah bon, vraiment ? La police me croit pas ! Pas d'éléments matériels, pas d

'intervention.

Pas de traces d'ADN.

Pas d'empreinte.

La chambre qui est fermée de l'intérieur.

Il me l'a dit ! Il l'a tué ! Si, il y a la question du mobile.

Il la connaît pas, pas de traces d'agression sexuelle.

Je me fous de ses raisons.

Vous avez tort.

Bon.

Imaginons que vous soyez pas folle.

Imaginons que votre mari, Frédéric Jacobs, Et bien tué Madame Lelanne,

imaginons.

Alors comment il a fait pour laisser aucune trace ? Rien.

Trois possibilités.

Il n'a rien à voir là-dedans.

Il a eu beaucoup de chance.

Bon.

Ou bien il a de l'expérience.

Madame Jacobs, Agathe, on se tutoie.

Agathe, tu vis avec lui.

Tu le connais.

C'est toi la mieux placée pour trouver une trace.

Non, non. Si.

Toujours une trace.

On ne sait rien.

On ne sait plus quoi faire.

On nous fait mal.

C'est le monde à l'envers. Un pas en avant et deux pas en arrière. On

comprend rien.

Comme le roi Tagobert.

On nous rase, alors on rate, on veut en douter, la mort de cette histoire, du

monde balance.

24h sur 24, sur les satellites, on se tape, on se parle, comme sur

les banquets. Plus de nous, plus de sous, envoyez les flics, vous jambes.

Pour la jeunesse On ne sait rien On ne sait

plus quoi faire On se veut du mal C'est le monde à l'envers On n'a plus le temps

Fini les bonnes manières On comprend rien

On va checker tous ses déplacements. D'accord, j'ai son agenda ici avec

toutes ses dates de voyage.

D'accord.

Bon.

Alors écoute-moi bien.

Alors voilà.

Tous les meurtres sont répertoriés sur Internet par année.

Alors là, moi j'ai ici... J'ai la liste des homicides qu'il y a eu à Montréal.

D'accord, Montréal. On fait quoi ? Montréal.

Montréal, Montréal...

Ici, Montréal. Oui, attends.

Donne-moi les dates exactes.

Du 25 au 28 mai.

Oui, attends, 25-28 mai.

Attends, excuse-moi.

27 mai.

Femme, 47 ans, battue, pendue avec un câble de télévision.

C'est lui ?

Non, calme-toi.

Concentre-toi, il me faut toutes les dates. Ce sont des liens

circonstanciels. C'est lui qui a fait ça.

Ce sont des liens circonstanciels. Écoute-moi, calme-toi.

Agathe. Il a tué ma mère.

Quoi ? Je vais revenir, il faut que je parte.

Agathe. Il faut que je parte.

Agathe.

On s'en va, dépêche-t'on, allez !

Chambre

243, je crois.

D'accord, j'ai son agenda ici avec lui, ses dates de voyage.

Alors voilà.

Tous les meurtres sont répertoriés sur Internet par année.

Maman ! Ok,

donnez-moi vos téléphones.

Donnez-moi vos téléphones.

Pourquoi ? Non. Tu me donnes ton téléphone ! Mais t'es malade

!

Tu vas nous expliquer ? Pas maintenant.

Bah où ? Pourquoi t'as acheté mon téléphone ? Louis, je vais tout vous

expliquer mais pas maintenant, d'accord ? J'ai faim. On doit rouler encore un

petit peu et puis je m'arrête et je vous explique tout, d'accord ? Attention !

Ok,

on va s'arrêter à la prochaine sortie, d'accord ? Ok.

Agathe ? Pourquoi tu dis rien ? Parce que je ne sais pas quoi vous dire.

Je ne sais pas comment vous le dire. Je dois réfléchir. Deux minutes.

Papa a fait quelque chose de très grave.

Il est dangereux.

Pourquoi c'est toi que la police a arrêté ? Papa est dangereux. Pas

maintenant, Mathias.

Il t'a fait quoi ? Pas maintenant ! Tu vas où ? A la toilette.

J'ai faim.

Ok.

C'est mon argent ? Je te le rendrai. Mais... Je te le rendrai ! Tu voles mon

argent et tu jettes mon téléphone.

Louise ! C'est pas papa qui a un problème. Je dois réfléchir, je te l'ai

dit. T'es complètement tarée !

Sous-titrage ST' 501

Louise ?

Allô ? Allô, papa ? Je suis avec maman, elle est venue complètement folle.

Oui, ma chérie, vous êtes où, là ? Elle nous a demandé de prendre nos appareils,

on a fait presque un accident de voiture, elle nous a demandé de prendre

notre téléphone et elle s'est jetée.

Vous êtes où, là ? Je sais pas, on est sur une erreur d'autoroute. D'accord,

calme-toi. Madame, on est où ? J'arrive tout de suite. Madame ! T'inquiète pas,

j'arrive.

La vie nous dépasse comme des nuits d'adolescence.

C'est le temps qui nous casse, en un

flash passe notre enfance.

Rien ne part plus comme un foutu malaise.

Sous-titres par Jérémy Diaz

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