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Original subtitles

Bye.

Have fun !

Sasha.

Tu veux t'asseoir ?

Salut.

Salut.

Merci.

Salut, David.

Lawrence arrive à l'instant.

Tes parents sont en haut ?

Oui, ils se reposent.

C'était l'enfer cette nuit, avec ma mère.

On n'arrivait pas à la calmer.

Ce matin, elle a eu un ami à eux

qui est médecin et...

il a... Il a confirmé, en fait...

le diagnostic.

Voilà, ça lui semble pas...

Ça les a apaisés un peu.

C'était bien qu'elle le fasse.

Faut les réveiller vers 11 heures.

On a des trucs à régler pour le rapatriement de l'urne...

Vous voulez que je reste avec vous pour vous aider...

Non, ça va aller.

Je pense que je vais dormir un peu.

Les amis de Sasha sont tous rentrés à Paris ?

La plupart. Il reste Anouk.

Les autres n'étaient pas restés dormir.

- Ta sœur est repartie à New York ? - Oui.

Hier aussi.

Je crois que c'est mieux comme ça.

J'y vais, sinon je n'aurai pas le temps de dormir.

A tout à l'heure, alors.

A tout à l'heure.

Je n'ai même pas demandé. Nils, comment ça va ?

Ça va. En fait, tu m'as déjà demandé.

- Ah bon ? - Oui.

Je t'ai même donné un dessin qu'il a fait pour toi.

Je ne me rappelle pas du tout.

Je ne sais même pas ce que j'en ai fait.

Il t'en refera un, c'est pas grave.

Je l'ai posé chez mes parents en venant.

C'était compliqué. Il est petit.

Oui, bien sûr.

Aguirre !

Hello.

Hé !

Tu dormais ? Ça fait 2 minutes que je sonne.

Non, la sonnette ne marche plus.

J'ai essayé de la réparer et...

Ça va ?

Tu tiens le coup ?

Pas vraiment.

Je dois passer au Bethanien

pour récupérer les affaires de Sasha à son atelier.

D'accord. Quand ?

Aujourd'hui.

On peut y aller maintenant, si tu veux.

Merci.

Je vais me changer, je pue.

Bonne idée.

Tu as pensé à nourrir Aguirre ?

Aguirre ?

Mon chat ! "La colère de Dieu".

Je parie que tu la laisses mourir de faim.

Elle a eu à manger.

Ça te dit qu'on marche un peu avant ? T'es pressée ?

J'ai vraiment besoin d'air.

J'ai tout le temps l'impression que Sasha va surgir,

s'asseoir et engloutir la moitié de mon sandwich.

Je me sens si inutile !

Sa famille s'est quasiment occupée de tout.

Ils sont si solides !

Sasha était comme ça.

Maintenant je sais d'où elle le tenait.

Elle savait ce qu'elle voulait.

Quand elle savait pas, elle se forçait à agir,

à prendre des décisions.

Moi, j'ai jamais su faire ça.

Je sais pas si t'as remarqué,

Zoé a les mêmes fossettes que Sasha.

Les mêmes oreilles aussi.

Tu regardes les oreilles des gens ?

D'habitude, non.

J'ai parfois du mal à regarder Zoé.

Je n'avais jamais remarqué qu'elles se ressemblaient autant.

C'était qui ?

Mon père. Il a essayé plusieurs fois.

Nina a dû insister.

Je réponds pas.

- Vous êtes Lawrence ? - Oui, enchanté.

Mark Winter.

- Vous parlez allemand ? - Non.

Sasha comptait beaucoup pour nous.

Vraiment.

Elle va nous manquer.

Je vous confie à Sadie.

June.

Sadie.

Je vous emmène.

C'est ici qu'elle travaillait ?

Tu ne savais pas ?

Non.

Je n'étais jamais venu.

J'ai mis de côté toutes ses affaires.

- Si j'en trouve d'autres, je te dirai. - Merci.

C'est toi qui fais cet incroyable lemon curd ?

Oui.

Sasha en raffolait.

Je crois qu'il m'en reste un pot.

Pas entamé.

Je te le donne, tu te feras ton idée.

Merci.

Je suis désolée...

J'étais sûre d'en avoir.

C'est pas grave.

Si vous voulez, on peut aller voir son endroit préféré.

On y passait beaucoup de temps.

Bien sûr.

Zoé ?

Lawrence nous attend au restaurant ?

Non, c'est lui qui...

Il vient et on ira ensemble.

- Il nous rejoint. - D'accord.

Anouk, merci d'être restée. C'est gentil.

Merci.

Non, je suis contente que tu ne t'ennuies pas.

C'est bien, mon cœur.

On s'appelle demain de toute façon.

Alors ?

Ça va, ouais.

- Il n'était pas couché ? - Non, non.

Je lui ai dit bonne nuit, il va s'endormir.

L'asticot...

Il a quel âge, Nils ?

- Six ans ? - Bientôt sept.

Je te l'ai dit hier, on en a rediscuté avec Vladimir,

on tient à ce que tu gardes ce que vous aviez.

Pour nous, ça va de soi. Il faut que tu sois à l'aise.

On veut pas t'encombrer. Si tu veux donner des choses...

ou te séparer d'autres choses, je comprends.

On va revenir à Berlin bientôt pour des histoires de papier.

Tu peux nous le dire à ce moment-là.

On considère que ce qui appartenait à Sasha est à toi.

On n'a pas l'intention

de te déposséder de quoi que ce soit

ou de s'immiscer dans votre espace commun.

On veut aussi que les économies de Sasha te reviennent.

Il n'y a pas grand-chose, mais...

ça pourra t'aider, au début, pour le loyer par exemple.

- Papa ! - Quoi, je radote ?

J'ai dit une connerie ?

Alors, tu fais de plus en plus de traductions ?

Oui, je fais ça pour...

Pour le même éditeur.

Principalement.

OK...

Non, elles décompressent.

C'est lui qui s'est présenté à moi.

J'ai pas sommeil.

On prend un dernier verre ?

Oui, on peut faire ça.

Je sais pas si...

Lawrence...

Tu nous emmènes boire un verre ?

Si vous voulez.

Moi, je vais rentrer.

Oui, je vais remonter aussi. Voilà.

- Merci pour tout. - De rien.

- Salut. - Salut.

Au revoir.

- Ça urgeait... - Ralentis, je t'entends pas.

J'avais vraiment envie de pisser.

Et les toilettes...

L'abattant était baissé et j'en ai mis partout.

Tout le monde m'a regardée...

Je me suis vraiment fait mal.

Tu es trop maladroit.

Pourquoi tu t'agites dans tous les sens ?

Je sais pas, je...

J'ai ton titre "Take The Tube To The Park"

Ouh !

T'as vu ? Ça fait comme de la vapeur, de la buée.

C'est joli.

Vas-y, saute !

C'est quoi, ça ?

Un cadeau.

Regarde Charles et Bill.

Ça, ça suce pas que de la glace.

Ça veut dire quoi, "ça suce pas que de la glace ?"

Ça veut dire qu'ils sont un peu...

Quoi, "ils sont un peu..."

Ils boivent de l'alcool. Tu vois, ils sont tout rouges.

Les tronches... Bon.

Alors, sérieusement...

Est-ce que ton personnage a une moustache ?

Je crois pas.

Comment ça ?

Fais pas ton bébête. Il a une moustache ?

Non.

Non, bon...

Les deux alcoolos, au panier.

A moi.

Est-ce que ton personnage,

c'est Georges ?

Il faut poser des questions plus générales au début.

Par exemple si c'est une fille ou un garçon.

C'est une fille ?

Non, c'est pas une fille.

Il n'y a pas beaucoup de filles.

Est-ce qu'il a un chapeau ?

Oui.

Je sais qui c'est.

C'est Bernard.

Non.

Mais Nils, c'est n'importe quoi.

Tu m'as dit que c'était un homme.

C'est une femme ! Tu triches !

Hello.

C'est une femme, elle a des cheveux longs, du rouge à lèvre...

Il essaie de t'embobiner ? Complètement.

Il invente ses propres règles avec ce jeu.

C'est ce que je vois.

C'est quoi, ce cadeau ? Pourri gâté, cet enfant.

Mon père lui a filé mes anciens jeux.

Il s'en remet pas d'avoir eu un petit-fils.

J'aurais préféré une petite fille.

Mais bon...

Bon, je vais vous laisser.

Il a mangé.

Mon petit chou.

Tu veux pas rester dormir ?

Non, je vais rentrer.

T'es sûre ?

Oui, j'ai plein de trucs à faire.

Tu fais comme tu veux.

T'es vraiment un salaud.

Tu m'en files une ?

Tiens.

Merci.

Qu'est-ce que t'as fait aujourd'hui ?

Je me suis reposée un peu.

Et j'ai vu Anouk.

On a déjeuné ensemble.

Elle va bien ?

Plutôt, oui.

Un peu survoltée, comme d'habitude.

Lawrence va venir à Paris.

C'est bizarre qu'il n'ait pas prévenu, non ?

Je sais pas, peut-être qu'il va le faire.

Je crois pas.

J'ai l'impression qu'il a un peu coupé les ponts.

Anouk m'a dit que ça a été difficile les derniers mois.

Plus qu'au début.

Je me doutais qu'il y avait un truc.

J'ai envoyé un mail il y a un moment.

Il m'a répondu de manière assez bizarre.

Assez lapidaire.

Il sera à la fête d'Anouk samedi, normalement.

J'hésite presque à y aller.

Pourquoi ?

Peut-être qu'il n'a pas envie de me voir.

Je suis sûr que si.

Zoé ?

T'arrives pas à dormir ?

Il y a trop de bruit.

On entend beaucoup la rue.

Je sais.

- Salut, William. - Salut.

Ça va ?

Ouais, ça va.

- Tout va bien ? - Super.

Alors, toi...

- Comment ça va ? - Ça va.

Et toi ? T'as bien dormi ?

Plutôt, oui.

Ton fils m'a dit que tu t'es couché à midi ?

Oui, je suis décalé, en ce moment.

Toi aussi, non ? Oui, mais moins que toi.

Tu ressors déjà ?

Oui, j'ai un rendez-vous.

Tu restes plus jamais avec moi.

Tu t'ennuies ?

Non, mais bon...

On discute plus, tu passes qu'en coup de vent.

La semaine prochaine, je serai à toi. Promis.

Ça a été, ce soir ?

Rien de particulier. Un couple de Suisses pour deux nuits.

T'as vu les archives que ton fils t'a sorties ?

Je les ai mises dans le premier tiroir.

- C'est quoi ? - C'est rien.

L'URSAFF m'inonde de mails.

Ça va aller ?

T'inquiète pas, tu peux partir tranquille.

Bon courage, alors.

Oh, Zoé !

C'est bon de te voir. Il y a Lawrence aussi !

- Donne-moi ta veste. - Merci.

- Ça me fait plaisir. - Moi aussi.

- T'es arrivé quand ? - Hier, en fait.

Je pensais t'appeler, puis Anouk m'a dit que tu venais.

C'est aussi bien, t'inquiète pas.

- Tu travailles toujours à l'hôtel ? - Ouais.

Tous les mois, je me dis que je vais arrêter,

et ça fait 4 ans que j'y suis.

Tu veux pas qu'on sorte ?

On étouffe, là.

D'accord.

Salut.

- Ça va ? - Oui.

Bon, et toi, ça va ?

L'écriture, en ce moment ?

J'ai un peu mis ça entre parenthèses.

Je fais de plus en plus de traductions.

Beaucoup, même.

Français, anglais...

- Un peu en italien aussi. - C'est dommage.

J'avais bien aimé Glass Arcade.

- Ah oui ? - Oui.

Le fameux Mr Adekine.

Fameux, je sais pas.

Anouk m'a dit que ça avait été difficile pour toi.

T'aurais dû nous prévenir,

juste dire un mot.

En tout cas, ça m'aurait...

ça m'aurait fait plaisir.

Oui, je sais, mais...

C'était dur pour vous aussi, non ?

En tout cas, ça va mieux, là.

Je commence même à envisager

de changer d'appartement.

Une vraie révolution.

June m'a tanné pendant des mois

pour que je regarde les annonces.

Ça y est, je m'y suis mis.

Nils, comment il va ?

Très bien.

Il est chez son père, là.

Tu sais, on est un peu séparés, en ce moment, avec David.

Oui, je sais.

Moi, je vis chez une amie

qui est partie à Montréal

pour un an.

Ça t'embêterait si je contactais David ?

Non, pas de problème.

- OK. - Appelle-le.

Il me parlait de toi l'autre jour.

Ah oui ?

Ben oui.

Vous n'avez pas trinqué !

On arrive !

Allez !

Comment tu vas faire, toi ?

Je vais attendre le suivant, c'est pas grave.

Tu veux que je...

- Je peux attendre avec toi. - Non, non.

Va te coucher, tu tombes de sommeil.

Tu passeras le bonjour à tes parents ?

Ouais, bien sûr.

Ça m'a fait plaisir de te voir.

Donne des nouvelles.

Oui, d'accord.

Au revoir.

- Adèle ? - Oui ?

On est là.

Bonjour !

Oh ! Qu'il a grandi !

Attention.

Vous avez fait bon voyage ?

Ça va. On a failli louper le train.

A genre... 30 secondes.

Nils, dis bonne nuit. On va se coucher.

Zoé, je vais me coucher.

Je vais pas tarder, moi aussi.

Si t'as besoin d'une serviette, tu te sers.

Non, j'ai tout, maman.

Ben, dis-moi bonsoir.

Je suis contente que tu sois là.

Je sais.

Moi aussi, je suis contente.

Dors bien.

Toi aussi.

Bonne nuit.

- Alors, elle est chaude ? - Très chaude.

Elle est bonne, tu devrais y aller.

Il y en a jamais eu autant, non ?

Tant qu'ils nous tombent pas dessus...

David va bien ?

Oui, David va bien.

C'est dommage qu'il soit pas venu.

Tu veux dire quoi par "dommage" ?

Je sais pas, c'est dommage. C'est tout.

Tu te rends compte de l'énormité de ce que tu dis ?

Pourquoi pas ? Vous n'êtes pas obligés de dormir ensemble.

J'ai même pas envie de te répondre.

Tu nages en plein délire, là.

Comme tu veux.

C'est dommage, c'est tout.

Peut-être, mais je veux pas en parler.

On n'en parle pas, comme tu veux.

Je vais aller tester cette eau miraculeuse.

Tu veux pas rester avec ton grand-père ?

Je veux nager, tu pourras pas me suivre.

S'il te plaît, mon grand.

Nils, on va jouer, viens.

- Tu veux une glace ? - Oui !

- Bonjour. - Bonjour.

Il y a citron, abricot, noix de coco,

framboise, noisette, chocolat ou vanille.

Je vais marcher sur ta tête.

- Réussi ! - Non.

C'est bon, t'as gagné.

J'en peux plus.

Regarde comme c'est beau.

Je suis normal.

Je suis trop gros.

Normal... Trop gros.

Normal... Trop gros.

Normal... Trop gros.

Allez, viens.

Tu t'habilles ?

Tu crois que c'est quoi comme ours ?

C'est des ours polaires, ils sont tout blancs.

Papa !

Ça va, maman ?

Oui, oui.

Un petit coup de fatigue. C'est passé, elle va descendre.

Nils !

Viens.

Tu descends avec Vladimir.

- J'arrive. - On va jouer dehors.

Maman...

Faut pas trop t'inquiéter pour ta mère.

Ça va mieux, vraiment.

C'est le retour de l'été qui est un peu difficile.

Sinon, ça va beaucoup mieux.

Je sais pas si elle t'a dit, elle voit

une sorte de psy depuis 2 mois.

Non, je ne savais pas.

C'est pas vraiment un psy,

c'est un type qui traite les déséquilibres par les pieds.

Enfin, en massant les pieds.

C'est quoi, ce délire ?

Je sais, ça m'a paru bizarre au début, mais que veux-tu ?

Thérèse lui a conseillé.

J'ai oublié les sets de table.

- Qu'est-ce qu'il a oublié ? - Les sets de table.

Cher Lawrence,

L'autre soir, tu me demandais un souvenir de Sasha.

Un souvenir drôle.

Il y en a plein, mais c'était trop banal,

pas assez particuliers à Sasha.

Je viens de m'en rappeler un qui nous est particulier.

Bon, je me lance, te moque pas.

Je devais avoir 17 ans, donc Sasha, 22.

C'était un voyage, on est parties à deux à Edimbourg

pour le festival de rue en août.

C'est une des rares fois où on est parties à deux.

On avait du mal à se supporter en voyage.

On avait pris un petit hôtel pas cher en périphérie,

tenu par des Pakistanais.

Un soir, on se réveille, il y avait un début d'alarme incendie.

On se précipite dehors en culotte pour voir ce qui se passe.

Là, la porte se referme derrière nous. L'alarme s'arrête.

On était les deux seules à s'être levées. Personne n'avait bronché.

On se retrouve à moitié nues à la porte de notre chambre,

impossible de rentrer.

Sasha a commencé à s'énerver.

"Hors de question, t'y vas, je descends pas comme ça."

Elle a fini par se sacrifier.

Elle est descendue en culotte, les mains sur la poitrine,

devant le réceptionniste qui hallucinait.

Il est monté nous ouvrir.

Je revois Sasha qui remontait, cachant ses seins.

Scène surréaliste.

On part dans un fou rire avec le réceptionniste hyper gêné

qui savait plus où se mettre.

C'était drôle, on a fait des photos dans le couloir

pour se rappeler l'événement.

Sasha les appelait nos photos putes.

Deux gamines idiotes, quoi.

C'est tout. Je t'avais dit de pas te moquer.

Je suis à Annecy, on pense à toi.

J'espère que de ton côté, ça va.

Zoé.

Bonjour.

Deux bières.

Merci.

Non, non.

Moulin rouge. Moulin rouge.

OK.

- Bonjour. - Bonsoir.

C'est pour une chambre ? Vous avez réservé ?

Non, je venais voir Zoé.

Je pensais qu'elle travaillait ce soir.

Elle arrive plus tard, aujourd'hui. Vous pouvez l'attendre.

OK.

- Vous êtes ? - Lawrence, un ami.

Ah, je vois, très bien.

Attendez, elle sera là très vite.

- D'accord. - Installez-vous.

Il est encore entré dans ma chambre.

On a fouillé partout, même dans la salle de bain.

Non, mais la salle de bain...

Si quelque chose a bougé, la femme de chambre a dû nettoyer...

A part ça, personne n'entre dans la chambre.

Je laisse toujours ma valise ouverte.

Et là, le couvercle est refermé.

Même les meubles ont changé de place.

- Mais rien n'a disparu ? - J'en sais rien.

Si ça peut vous rassurer,

je peux monter avec vous et on regarde ensemble.

Demain, on revérifiera si les choses sont à leur place.

Je serai avec vous.

- Oui, je veux bien. - D'accord.

C'est toujours comme ça avec elle.

Ça va mieux, toi ?

Je te croyais reparti à Berlin.

Oui, mais j'ai prolongé, finalement.

J'ai un peu de mal à rentrer, je crois.

Désolé, je me sens un peu paumé, en fait.

J'aurais pas dû venir ici. Mais si.

Bien sûr que t'as bien fait. Je suis contente que tu sois là.

Il faut que je prenne l'air.

Vas-y, il y a une cour, là. Vas-y.

- Zoé... - Oui ?

Tu peux rester là ?

Oui, bien sûr.

Est-ce que tu peux m'aider ?

J'ai l'impression que je vais jamais y arriver.

Comment tu fais, toi ?

Comment tu fais ?

Je sais pas.

Coucou, Nils.

Coucou. Ça va ?

Ça va.

Attends l'enclenchement, avec le petit bruit.

Sinon, c'est de la triche.

Ferme la porte.

Presque.

- J'ai gagné. - Non, on est arrivés avant.

- J'ai gagné. - Non, mais c'est bien.

La dernière fois, t'avais un étage de retard.

C'est drôle, cette place vue comme ça.

Tu sais que la première fois que je suis venu à Paris,

j'étais dans ce quartier.

Ah bon ?

J'ai toujours trouvé le quartier bizarre.

Moi, j'aime bien.

Je me suis habituée, je crois.

T'étais venu faire quoi à Paris ?

Découvrir l'art.

Quelque chose comme ça.

Très... Très naïf.

Et quitter New York un peu.

Ça me paraît très loin.

Une autre vie, même.

Merci pour la visite.

Je t'en prie.

Merci.

Ouais !

- Ouais ! - Tu vas gagner.

Tu joues très bien au basket.

Est-ce que tu joues dans un club ou...

Non, je joue avec mes copains.

A l'école.

Tu restes dormir ici ?

Non, papa vient me chercher tout à l'heure.

C'est ta copine, maman ?

C'est une copine, oui.

C'est chez toi qu'elle vit ?

Non, on ne vit pas au même endroit.

C'est juste une amie, comme ton père.

J'habite dans un autre pays, en Allemagne.

T'as déjà entendu parler de l'Allemagne ?

Hi.

- Hi ! - Hi !

Tu es venu m'aider ?

Je sais pas.

Oui, bien sûr.

Toute seule ce matin ?

Ida est là.

Et June ?

Elle dort encore.

On était au Temple Cloud hier, je suis partie avant elle.

Tu viens vendredi soir ?

T'as pas oublié ?

Bien sûr que non.

Tu dis ça, mais tu es capable de te pointer comme une fleur samedi.

N'importe quoi.

Harvey sera là.

Putain !

- Ça va ? - Oui.

Désolée, j'ai mal dormi.

Chez moi, il fait trop...

Merde !

Il fait trop chaud, y a pas de ventilo chez moi.

T'inquiète, il va nous aider ce matin.

N'est-ce pas ?

Yeah.

Sous chaque article, une étiquette indique la date d'entrée.

Avant décembre, tu le poses sur la table et on l'exposera ailleurs.

Après, ça reste dans les cartons.

Ne laisse pas ma sœur t'exploiter. Il y a une législation du travail ici.

Au boulot !

Elle me traite bien.

Au début.

Les deux premiers mois, elle est sympa.

Attends trois semaines, tu verras.

Salut, Luis.

Ça roule ? On y va.

Je supporte pas. Je me tire à la seconde où j'ai fini.

L'odeur, ils la diffusent dans la rue. Ça me donne la nausée.

On a une nouvelle manager, une Chinoise.

Horrible.

On croirait que c'est la fille de Mr Burger

ou qu'elle touche une com'.

Avant elle, y avait un mec cool. Il était cool...

Par ici.

Il s'en foutait.

Pour lui, c'était qu'un taf, comme pour moi.

Elle voit bien que ça m'intéresse pas et me fait bosser plus, par sadisme.

J'ai 35 ans.

J'ai passé l'âge de servir des hamburgers.

Je devrais en servir à une femme sublime, chez moi, en pleine nuit.

Mon Dieu, regarde tous ces gens !

Tu réalises qu'ils ont tous des vies compliquées ?

Avec leur lot de peurs, d'amour, de haine...

Je pense pas.

Ils traversent même des crises existentielles.

T'imagines, ils ont des crises existentielles.

On n'est pas les seuls.

T'imagines ?

J'y ai jamais vraiment réfléchi.

Pourquoi tu viens, si tu veux pas échanger ?

T'as pas envie de moi.

Envie de toi ?

Si je te saoule, faut me dire :

"Tommy, tu me saoules,

"je suis pas d'humeur pour tes conneries."

C'est pas ça.

Qu'est-ce que je peux dire ?

Le monde existe au-delà de ma conscience, et alors ?

Peu importe. Je veux tomber amoureux, c'est tout.

Je veux être transporté.

Je veux qu'une fille me plaque au sol

et me fracasse la tête, être assommé d'amour.

Tu as vu June à la fête ?

Qu'est-ce qu'elle a ?

Elle a dit à Nina qu'elle te trouvait...

spirituel.

Spirituel positif ou spirituel négatif ?

Positif, je crois.

J'imagine.

Tu te fous de moi ?

Je me fous pas de toi.

Viens chez ma sœur vendredi, elle fête son anniversaire.

J'aime pas ce genre de situation où tout est arrangé.

June m'attend, je l'attends. Dès que je la vois, je dis :

"Salut, June, ça va ?

"Je m'attendais pas à te voir, quelle coïncidence !"

Et Nina est là...

Nina sait que je fais griller des steaks ?

Non. Je sais pas.

- C'est un problème ? - Bien sûr !

- Pourquoi ? - Je veux pas que ça se sache.

Vendre des burgers, ça attire pas les filles !

Regarde-moi ce type.

Imagine la vie de son point de vue.

Il mesure quoi, 2 m ? 2,20 m ?

Voir le monde d'en haut

et filer un torticolis aux autres,

ça change la vie au niveau microscopique de chacune de tes interactions.

C'est dingue.

Content que tu sois là.

- Moi aussi. - Ça fait plaisir.

- Ça va, tes traductions ? - Pas mal.

C'est presque un problème. Ça marche trop bien.

Tu parles d'un problème.

Parfois c'est un peu chiant.

Des modes d'emploi, des notices, des trucs comme ça.

C'est sorti quand, Glass Arcade ?

- Il y a trois ans. - Trois ans !

Il est sorti il y a 3 ans ?

C'est fou !

Trois ans...

Faut passer à autre chose, faut avancer.

Oui, je sais.

Je peux t'aider ?

Comment ?

Je sais pas, tu pourrais me parler,

débattre de tes idées.

Je serais ton documentaliste.

- Mon documentaliste ? - Oui.

Je te vois bien faire des recherches.

Te moque pas. Je serais super bon. Le meilleur.

Je suis une vraie éponge. Une éponge humaine. J'absorbe la vie.

Tu me donnes une information,

je l'imbibe, je la digère et je la régurgite pour toi.

- L'idée même me donne des vertiges. - À moi aussi.

Je rigole pas, je t'offre mon aide.

C'est gentil.

Je veux que tu continues d'avancer.

C'est vrai ?

D'accord. Si tu le dis.

Je te le dis.

Le voilà !

Ça me fait plaisir de te voir.

- Tu es venu ! - Joyeux anniversaire.

Merci.

- Je suis vieille. - Je vois ça.

Good to see you.

Je veux boire un truc fort.

Lawrence, tu n'as pas présenté ton jeune ami.

Pardon. Voici Thomas.

- Tommy. - Harvey et Peter.

- Enchanté. - Ça va ?

Que faites-vous, jeune homme ?

Ce que je fais ?

- Qu'est-ce que je fais ? - Je sais pas.

Exprime-toi.

J'aimerais dire autre chose mais je travaille dans un restau.

Où ça ?

Five Borough Burger, à l'angle de la 36e et de la 6e.

- Vous faites des burgers végans. - Non.

On a un veggie burger.

C'est le seul truc que le personnel mange pas.

Quelle différence entre un burger végan et veggie ?

Le prix.

C'est une bonne réponse. Le prix.

Et vous ?

Je profite de la vie. Pas mal ?

C'est un très bon boulot.

Il me plairait bien. Je postule comment ?

- C'est un état d'esprit. - Dans la tête.

Qui paie bien.

Et toi ?

- Il est avec moi. - Je suis entre deux boulots.

- Vous êtes de vieux amis ? - Amis d'enfance.

Malheureusement.

Le silence, c'est pour les sans-âme. Musique !

Joyeux anniversaire, Nina !

C'est ton énergie qui a éteint la lumière.

Au cas où les bougies s'éteindraient !

Fais un vœu.

Happy birthday.

À toi, June.

Je marchais dans la rue et j'étais super énervée.

J'étais pressée, en retard

pour récupérer un logiciel chez un ami.

Il y avait du monde dans la rue et il fallait se faufiler.

Soudain, je me retrouve bloquée derrière une fille

qui avance hyper doucement.

Complètement à l'ouest.

À force,

ça me saoule et je la double.

Et là, sans doute, je la bouscule un peu.

J'aurais visé sa tronche.

Alors, je lui dis :

"Sors-toi la gueule du cul, connasse !"

C'est sorti comme ça.

J'étais hors de moi en arrivant chez mon ami.

Et il lui a fallu une heure pour télécharger le logiciel.

Puis, la porte s'ouvre

et la fille que je viens de traiter de connasse

entre dans la pièce.

C'est la nouvelle copine de mon ami.

Tu déconnes ?

Incroyable.

Et voilà.

- À toi. - À moi ?

La honte ?

Merde.

J'ai l'embarras du choix.

En fait, j'ai oublié l'anniversaire de Nina l'an dernier.

Ça ne m'était jamais arrivé.

Je m'en suis aperçu que 15 jours après.

C'est plutôt honteux.

- C'est pas grave. - T'es sûre ?

Merci.

Peter ?

Je n'ai jamais eu honte de toute ma vie.

On dit ça.

Non, la honte

est un sentiment que j'estime

parfaitement inutile.

- Même pas un petit peu ? - Écoute...

À 12 ans, j'ai dit à mes parents que j'aimais les garçons.

À 12 ans.

Mon père a cru à une blague.

Tant pis pour lui.

En tout cas, ce jour-là, j'ai compris

que ça ne servait à rien d'avoir honte.

- Et ta mère ? - Ma mère...

J'aurais pu lui avouer que j'avais tué un nouveau-né,

elle aurait dit, "Formidable, chéri !"

Moi, j'ai tué un nouveau-né.

Ça m'étonne pas de toi.

C'était facile.

À toi, Ida.

J'ai rien de drôle à raconter.

C'est vrai ?

- Rien de honteux ? - J'ai pas envie.

Ça va ?

Oui.

J'ai trop dansé, je crois.

Et trop bu.

Moi aussi.

Je devrais rentrer, si je veux y arriver.

Tu restes ?

Non, je vais y aller aussi.

On y va.

Déjà ?

Merci beaucoup pour cette super soirée.

C'était génial.

Tu prends ma voiture demain pour chercher Zoé à l'aéroport ?

- Il faut que je te passe les clés. - Merci.

- Je t'ai dit pour papa ? - Non.

Il a appelé.

Il propose un dîner dans la semaine.

J'imagine que tu voudras pas

m'accompagner.

Non.

Salut, patronne.

C'est marrant, tu ne ressembles pas à Nina.

- Tu trouves ? - Physiquement, je veux dire.

Oui, on nous le dit souvent.

Mais vous êtes très proches ?

Oui.

Je n'ai jamais été proche de mon frère comme ça.

Nina et moi, on a des liens pas ordinaires.

Elle m'a vraiment protégé quand j'étais petit.

Quand notre mère est morte, on était très jeunes.

- C'est affreux. - Non, ça va.

Elle a pris les choses en main.

Mon père était diplomate.

Il rentrait à la maison un jour ou deux maximum.

C'est trop triste. Je suis désolée, je savais pas.

Non, c'est pas si triste. C'est comme ça.

Ton frère a quel âge ?

Trente-six ans.

Il vit à Rome.

Lui aussi, il s'est expatrié ?

On a tous fui de chez nous.

Mais je ne me sentais pas chez moi.

D'ailleurs, je ne me sens chez moi nulle part.

- C'est vrai ? - Oui.

Alors...

- Tu as des projets ce week-end ? - Non.

On pourrait aller boire un verre ?

J'ai un ami qui joue au Shadow Factory.

Alors, si tu veux

venir ?

Super.

Merci.

À plus tard.

- Ils t'ont laissée rentrer ? - Oui.

- C'est pas évident. - Je sais.

- Bienvenue. - Merci.

J'ai la voiture de Nina.

Dis donc, il a grossi.

Elle, oui.

Oui, madame profite de l'Amérique, je crois.

Et puis elle prend de l'âge.

June m'a dit qu'elle avait 12 ans, presque.

Il lui manque pas ? C'est bizarre de laisser son chat.

Je crois que ça l'arrangeait.

Tu sais, June, elle est un peu...

à droite et à gauche.

Quand elle est venue ici,

ça a été la fête des retrouvailles. Vraiment.

Elle voulait plus le quitter.

Coucou.

Sorry.

Elle est super, cette photo.

Je la connaissais pas.

Oui, je l'aime beaucoup.

Elle était chez nous, dans le bureau, à Berlin.

Elle a l'air jeune là-dessus.

Je pense pas que tu en aies besoin, mais au cas où...

Je la pose là ?

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

- Repose-toi bien. - Merci.

C'est chouette, ici.

Oui, j'aime beaucoup aussi.

- C'est un de mes quartiers préférés. - Ah oui ?

Oui. A Manhattan, en tout cas.

Tu pars quand pour le Tennessee ?

Demain soir.

Je ferais bien un crochet par chez toi en revenant.

Pas de problème.

Je connais pas du tout le Tennessee.

Tu vas chez qui ?

Un type avec qui j'étais à la fac.

On est toujours restés plus ou moins en contact.

Il me proposait souvent de venir le voir.

Ça me paraissait un peu fou, mais là, je me suis dit : "Allez !"

J'avais rien prévu cet été.

J'avais pas de raison de refuser.

C'est quoi, ce jeu ?

Je crois que ça s'appelle "handball".

Vous voulez jouer ?

Il y a un terrain de libre.

Allez, viens !

On est à New York !

- Ça te plaît ? - Oui.

C'est incroyable.

Je pourrais les regarder toute la journée.

C'est fascinant.

- Sers-toi, si tu veux. - Merci.

C'est mon tour de te montrer ma ville d'en haut.

Et tes parents ? Ça va ?

J'ai eu un mail de ta mère le mois dernier.

Elle disait qu'ils avaient fait des travaux à Annecy.

Oui, ça leur a pris comme ça.

C'est ma mère qui a...

qui a tout géré. Je crois que mon père

n'avait pas envie de se lancer là-dedans.

C'est la façon qu'ils ont trouvée pour rester là-bas.

Elle prend des cours d'horticulture, aussi.

- Horticulture ? - Oui.

- Très bien. - Tu l'imagines ?

Si ça te dit, ce soir, j'ai proposé à une amie

de prendre un verre dans un bar très sympa.

- OK. - Si tu veux.

Mais t'es pas obligé de me trimballer, vraiment...

Sens-toi libre.

T'inquiète pas.

Hello.

Je vous présente Zoé.

Hello.

D'abord comme ça,

puis comme ça. Ça va ?

T'es avec un homme, un vrai, ce soir.

Voici Ida.

Enchantée.

- Une bière ? - Oui, merci.

Trois bières.

Deux Stella et la moins chère pour la 3e.

Je ne savais pas que tu étais une amie de Nina.

- La moins chère ? - Pour toi.

Elle m'a donné son numéro en disant : "Veille sur mon petit frère !"

Non, c'est mon frère Mac qui paye.

Mac, qui joue ce soir. Il a dit qu'il offrait les bières.

Pour toi, la moins chère.

Une bière pour toi.

- Et une pour toi. - Merci.

Me remercie pas, remercie Mac.

Merci à tous d'être là. Je vais jouer une autre chanson.

Le titre, c'est "Brother".

Et il se trouve que mon demi-frère, Tommy,

est là.

Je t'aime !

Même si t'es un gros taré.

Remboursez !

On va prendre un verre ?

Y a des endroits sympas par là.

Oui, carrément.

Moi, ça va pour ce soir.

- Tu nous lâches ? - Oui.

- Toi aussi ? - Oui.

Je vois.

On y va. Je prends ton machin.

À plus.

- Tu as la clé ? - Oui.

Ah, maman.

Oui, tu m'entends pas ?

Si, moi, je t'entends très bien.

Oui, ça se passe très bien.

Pas encore. Je suis chez Lawrence.

Ouais.

On est sortis avec des amis un peu,

mais j'étais fatiguée alors je suis rentrée.

Oui, beau et chaud.

Et vous ? Tout va bien ?

Tant mieux.

Nils est dans le coin ?

Non, mais non. Laisse-le s'amuser.

Mais oui.

Non, je te jure, les embête pas.

Dis-lui que je le rappelle demain,

que je l'embrasse très fort et qu'il me manque.

Mais oui, vous aussi, vous me manquez.

Ça va, maman. Je te jure, tout va bien.

Bon, je rappelle demain, d'accord ?

Je t'embrasse. Je t'embrasse très fort.

Bisous.

- Tu peux me le tenir 2 secondes ? - Ouais.

Merci.

- Il est à quelle heure, ton avion ? - 18 h 25.

- On a le temps ? - Oui, oui.

Tu sais, je voulais te dire...

J'en ai pas parlé avec mes parents, encore...

Je pense qu'avec David, on va divorcer. On s'est décidés.

Ah bon ?

Je vous voyais vivre comme ça éternellement.

A la fois ensemble et pas ensemble.

Je sais.

Personne peut vraiment comprendre.

Moi non plus, d'ailleurs.

Tu sais, David

a été très important...

Enfin, il sera toujours très important d'une certaine façon.

Et je l'aimerai toujours.

On s'est rencontrés à un moment

où je me sentais très faible. J'avais peur de tout.

Voilà, il m'a vraiment rassurée.

Mais c'est compliqué.

Je sais pas expliquer, je m'embrouille un peu.

Non, je crois que je comprends.

D'où le Tennessee.

D'une certaine façon, oui.

J'espère que ce sera pas un plan galère.

Peut-être que je suis folle.

Je l'ai pas vu depuis des années.

Oui, il est peut-être devenu obèse...

et fan de la chasse au bison.

- Méfie-toi. - N'importe quoi.

Il n'y a pas de bison au Tennessee.

Justement, ça serait encore plus inquiétant.

Ça va très bien se passer, je suis sûr.

Si tu veux rentrer plus tôt à New York, n'hésite pas une seconde.

Ça marche.

C'était bien de te voir.

Prends soin de toi là-bas.

Merci.

Salut.

A bientôt.

Adaptation : Vanessa Azoulay & Simon John

Sous-titrage TITRAFILM

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