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Arcachon.
Nous n'avons pas compris votre demande.
Arcachon.
Nous n'avons pas compris votre demande.
Arcachon !
Salet�.
Arcachon.
Paulo, �a fait 20 ans qu'on fait cette route sans ton GPS.
Alors s'il te pla�t, d�marre, Gatineau.
Nous n'avons pas compris votre demande.
C'est nouveau, ton chemisier. La couleur est voyante, non ?
Bon, alors... Un croque-monsieur, une salade, une carafe d'eau.
Non. Je ne vais pas d�jeuner.
Je voulais te dire...
Je ne partirai pas avec toi � Mont�limar.
Je pr�f�re te le dire l� que ce soir.
Mais enfin, c'est pas possible.
La maison est pr�te. J'ai tout pr�vu.
Justement, c'est �a, le probl�me. On vit dans un planning.
Le samedi, c'est cin�ma, le vendredi, Thalassa...
J'ai envie de couleurs, d'impr�vu, de fantaisie.
Et qu'est-ce que je vais dire � Liza ?
C'�taient nos premi�res vacances, tous les 3.
J'ai besoin de r�fl�chir avant de m'engager.
"R�fl�chir" � quoi ?
Jean-Pierre, j'ai juste besoin de faire un break.
- "Un break" ? - Oui. En plein mois d'ao�t.
J'avais tout pr�vu :
randonn�e p�destre en Ard�che, bivouac, escalade.
On finissait m�me par une soir�e m�di�vale.
- Tu trouves �a angoissant ? - Non. C'est tr�s chiant.
D'accord. Tout le monde s'y met.
Le mec chiant partira pas en vacances.
Voil�.
Si, il faut que tu partes.
Et surtout, tr�s, tr�s loin de Mont�limar.
On en est o�, sur le dossier de Mme Goubert ?
Toujours dans les fouilles ?
�a creuse, �a creuse.
Je vais t'en trouver un, d'endroit, tu vas voir.
Allez, hop. "Vacances tranquilles,
"calme, s�r�nit�, jolies filles."
Apr�s tout, t'es en vacances.
"Pour coll�gue de bureau bien, bien coinc� du bulbe."
Laisse tomber, Fifi.
Je mettrai Liza en colo.
Un break en plein mois d'ao�t... C'est surr�aliste.
OK. "Et surtout, loin du stress
"pour r�cup�ration ultra urgente."
J'ai.
J'ai.
J'ai trouv�.
Alors l�...
L�, tu vas �tre tr�s, tr�s bien.
C'est parti pour les vacances !
C'est parti.
Papa, je suis vraiment contente de partir en vacances avec toi.
Moi aussi, Liza.
En plus, papa t'a concoct� un joli petit chemin.
On va se r�galer.
Vous en avez pour longtemps ?
Parce qu'on m'attend pour l'ap�ro.
174 km/h avec une caravane, mettez-la en veilleuse.
Mon adjudant...
J'ai trouv� �a. Y en a plein dans la caravane.
Eh ben...
Dites donc, votre voiture, si elle marche au Ricard,
vous avez de quoi aller jusqu'� Tanger.
Sortie imminente. Sortie imminente.
On a loup� la sortie.
"Imminente", �a veut dire "tout de suite".
Ap�ro !
12 h 58 ? Mais comment t'as fait ton compte ?
C'est simple.
On perd 2 h parce que maman a oubli� mes tongs.
Du coup, je mets la gomme, et tac, le radar mobile.
R�sultat : plus de points, plus de permis et tout le tralal�re.
On conna�t la suite.
Maman prend le volant : 12 h 58. La honte.
Tu me laisses jamais conduire.
H�, Jacky.
12 h 58. T'es pass� par Dakar, ou quoi ?
Eh ben, mon salaud, c'est quoi, ce lingot d'or ?
C'est la moving-room.
C'est the camping-car am�ricain.
Et �a, c'est rien. Tiens. Regarde, Jacky.
La Rolls du barbecue.
Poign�e thermoplastique, coupe-circuit de s�curit�,
cuisson dissoci�e.
Le cauchemar des sardines, l'angoisse des merguez.
On est bien �quip�s.
Il y a pas que pour les merguez que c'est l'angoisse.
La droguerie a fait des petits.
J'ai ouvert une 2e boutique : Brico Gatineau.
On vend du faux teck de Bali. C'est un carnage.
Du quoi ?
- Du faux teck de Bali. - Et pourquoi "faux" ?
�a vient de Cor�e,
et le Gatineau le revend au prix du teck de Bali.
L�, il fait la culbute, le culbuto.
Capito ?
Allez ! Aux vacances !
Pastis aux Flots bleus...
Pastis d�licieux !
Cette ann�e, l'�quipe des Flots et moi-m�me avons mis le paquet
- et quand je dis "le paquet", c'est le paquet -
pour que vos vacances soient un v�ritable r�gal.
Mais aujourd'hui, chers amis campeurs,
j'ai une �motion toute particuli�re.
Les Pic sont l� Tagada, tagada
Les Pic sont l� Tagada, tagada
Les Pic sont l� Tagada, tagada
Je vais demander
� M. Jacky Pic de bien vouloir venir me rejoindre.
Il y a tout juste 50 ans,
un beau jeune homme venait camper ici pour la 1re fois.
Le beau jeune homme a grandi,
mais sans que jamais sa fid�lit� ne lui fasse d�faut.
Sandra.
� toi, Jacky. � ta constance.
� ta fid�lit�.
Toi, notre pionnier. Toi, notre Davy Crockett.
Je te remets la m�daille d'or du campeur.
Merci.
Les Pic sont l�
Alors ? On n'attend pas Patrick ?
Patrick...
is back.
Chichis ! Chouchous ! Beignets !
Divorc� ?
Elle m'a tout pris. Mais elle m'a laiss� la voiture.
Tu m'�tonnes.
Avec Sylvie, �a faisait 4 ans qu'on faisait plus l'amour.
Tu cogites, tu gamberges...
Et la petite ?
Je la vois deux fois par mois. Heureusement, il y a les SMS.
Mais attention, tout va bien.
Je crois que j'ai atteint la maturit�,
comme Bruel.
C'est le nouveau Patrick Chirac.
- Le Patrick pr�t pour l'amour. - Et le boulot ?
J'ai peut-�tre rendez-vous chez Miko.
Je veux pas en parler. �a porte malheur.
Ils vont sortir une gamme de cornets sans calories.
Ils ont besoin d'un chef de secteur.
Il faut bien que �a sourie.
Le dos ?
Il est bien, Patrick. On sent qu'il a chang�.
H�, les filles !
Le Walkman de Paulo, c'est terrible.
Oh, le son. Oh l� l� l� l�...
Il est heureux. Il a retrouv� son emplacement.
Vous, �a fait plaisir. Vous �tes en plein boom.
Il faut pas trop gratter. C'est pas le Keno.
Je te jure, c'est plus le m�me, Paulo.
Il est devenu compl�tement bling-bling.
Il a chang�, Paulo.
La seule chose qu'on a en commun,
c'est qu'on s'est mari�s le m�me jour.
Je vais te dire quelque chose.
Je repousse, mais le ch�teau fort, il va pas tenir.
Le pont-levis, c'est que du bois.
Je suis pas encore trop mal foutue, non ?
Bien. Maintenant,
on se met dans la position de l'oiseau pour le premier envol.
C'est pas mal, Nelly.
Irina, continue. Je reviens.
Mesdemoiselles,
pour redevenir soi-m�me et d�bloquer vos chakras,
Sylvano Shamalack, pour vous servir
de 10 h du matin jusqu'au coucher du soleil,
avec th�me astral sur papyrus offert � la fin du programme.
Tenez.
� bient�t, mademoiselle.
Madame.
"Madame" ? Si jeune ?
Bonjour.
Je suis M. Savelli.
Ah... Monsieur Savelli.
On ne vous attendait plus.
J'ai emprunt� les petites...
Garez-vous. C'est le retour de la plage.
Les 1ers arriv�s auront l'eau chaude.
Daniel, Julie, plus vite.
Elles vont �tre froides. Cette ann�e,
ils ont mis le camion frites de l'autre c�t�.
Les gens courent pour que les frites arrivent chaudes.
V�ro, ma belle,
allez, hop, hop, hop, hop !
Bienvenue aux Flots bleus.
Donc, monsieur Savelli,
votre bungalow confort, le bungalow Picardie.
Et votre kit des Flots bleus,
avec la carte magn�tique pour la barri�re
et les copeaux pour les toilettes �cologiques.
- Le camping moderne. - Parfait.
Oui, mon Willy. On va aller chez mamie.
J'ai une petite question : comment est orient� le bungalow ?
- Sud. - Est.
Sud-est.
Bien orient�.
- Autre chose ? On doit y aller, l�. - Non, non.
J'ai lu attentivement la doc sur votre site.
Mais il me manque des informations pour mon organisation personnelle.
Quels sont les horaires d'ouverture de la sup�rette ?
9 h-19 h, sauf le dimanche.
Comme les sup�rettes.
Ah, d'accord. Donc le dimanche...
Il faut pr�voir le samedi.
Tr�s bien.
Une derni�re chose : vous avez les coefficients des mar�es ?
Pour les baignades. C'est important.
Salut, Patrick.
- T'es arriv� quand ? - Ce matin.
- Tu viens au Shogun ? - Ce soir.
Super. J'y vais. Elles vont �tre froides.
Exemple type. Avant, j'aurais attaqu�,
mais maintenant, je suis sur la longue dur�e.
Je vise le grand amour, le petit ange, la fl�che,
le coeur qui bat...
�coute-moi bien.
Cette ann�e, pas question que Patrick rentre seul � Dijon.
Et pour vous ?
Frites, saucisses et Nutella. Euh... ketchup.
Sur place ou pour emporter ?
Pour emporter. Je m'appelle Patrick. Et toi ?
Pauline.
Avec Pauline, �a sent pas l'amour de vacances.
Je te le dis tout de suite, c'est Coup de foudre � Camping Hill.
Bon app�tit.
Non, Foufounette.
Non, ch�rie. Je te l'ai d�j� dit :
les chemises grises avec les grises et les beiges avec les beiges.
Sinon, papa, il s'y retrouve pas.
- Papa, tu dois te d�tendre. - T'as raison.
Papa va t�l�phoner.
Pas de r�seau.
O� tu vas, papa ?
Un Benco ?
C'est quoi ?
Comment ? Tu connais pas le Benco ?
Oui, c'est moi.
Je voulais dire qu'on �tait bien arriv�s.
Liza, laisse-le tranquille.
No problemo.
Le camping est sous les pins, orient� plein sud et...
Non, mais je...
Je voulais... Pardon ?
Mais on est d'accord.
C'�tait pour te dire que le voyage s'�tait bien pass� et...
Je sais, on est en...
OK, OK. Je t'embrasse.
En break ?
Oui. On va dire �a.
Je suis un sp�cialiste du break.
J'ai fait un break qui a dur� 6 ans.
Il faut pas vous inqui�ter. C'est temporaire.
Elle revient ou elle revient pas. C'est le principe.
Si vous voulez la r�cup�rer, il faut pas appeler. Soyez fort.
La force, c'est casser du chocolat en 4 et n'en manger qu'un carr�.
"R�siste. Prouve que tu existes."
Moi, c'est Patrick, de Dijon. Et toi ?
- Jean-Pierre Savelli. - Mais d'o� ?
Clermont-Ferrand.
- Tu me demandes pas ce que je fais ? - Si. Tu fais quoi ?
Je fais rien : ch�mage.
C'est le m�me principe que le break, sauf que t'es pay�.
On dirait que Flipper veut nous dire quelque chose.
All� ? Oui, la voiture bleue.
Oui, c'est moi.
Patrick. Et toi ?
Sarah.
�a raccroche.
Ces femmes...
Tous les ans, je me fais un copain.
Cette ann�e, je pense que �a va �tre toi.
On va y aller, nous. Merci pour les conseils.
Service.
Au revoir.
Pour le... Pour le break, si �a peut rester entre nous...
On met les choses au point tout de suite.
Tout ce qui concerne la vie priv�e, je suis une tombe.
�a rappelle. All� ?
Maman, comment dire...
Je ferais bien un petit tagada, ce soir.
Je sais pas si c'est la m�daille ou le bruit de la pluie...
C'est peut-�tre un petit peu moi, aussi.
Tiens, les grappas.
Cadeau de la maison.
- Merci. - � ta m�daille.
�a t'int�resse, des assiettes antiques gallo-romaines ?
Je liquide tout : les amphores,
les vases de Carthag�ne... 50 euros.
L'an prochain, on fait cr�perie.
T'es breton, Mario ?
Non. C'est une d�cision de la direction.
En tout cas, c'est un temps breton.
Jean-Pierre ?
Jean-Pierre ?
Jean-Pierre !
Oh, t'as pleur�.
J'ai pas pleur�.
Si, t'as pleur�.
Je connais ces yeux. Je suis pass� par l�.
Je te dis que non.
- C'est qui, ces gens ? - Ben, des copains.
- "Des copains" ? - Salut.
- Jacky. - Laurette.
Je voulais vous dire, par rapport � votre break,
il faut pas vous inqui�ter.
Nous aussi, on a fait un break. �a arrive.
�a fait m�me du bien.
Surtout, n'allez pas faire une connerie.
Surtout pas. La vie est trop belle.
T'inqui�te pas, Jean-Pierre.
C'est des tombes. Plage ?
Vous �tes nombreux dans ce cas-l�, monsieur.
Je peux voir Mme Chatel ?
Elle est dans le bungalow Poitou-Charentes.
- Merci. - Au fait, monsieur Savelli,
pour votre break, elle va revenir.
On est avec vous.
- C'est d�gueulasse. - D�gueulasse. Ignoble.
- Courage, monsieur Savelli. - Tenez bon.
�a va s'arranger, monsieur Savelli.
On est avec vous. Courage. Courage.
- Tenez bon, l'Auvergnat. - Tenez bon.
Courage, mecton. Courage. T'inqui�te pas.
C'est un affaissement de terrain. Un probl�me d'argile.
Mais je vais trouver une solution.
Madame Chatel ?
Ah, monsieur Savelli. Tout va bien ?
Non, pas vraiment.
J'ai des probl�mes.
Mon robinet d�verse un filet... �a, passe encore,
mais surtout, mon t�l�phone ne passe nulle part,
sauf sur l'emplacement du monsieur de Dijon,
qui a le maillot bleu et le...
- M. Patrick ? - C'est �a.
Alors �a va pas �tre possible.
C'est tr�s gentil, mais si on pouvait �viter de...
Tout va �tre r�par�.
Un sp�cialiste doit venir dans les 48 heures.
J'ai appris, pour votre amie.
Tout va s'arranger. Elle ne restera pas avec l'autre.
Pauline ?
J'ai beaucoup pens� � nous.
�a para�t fou,
mais j'ai vu des enfants qui courent, une balan�oire, un cr�puscule...
Tu vas rire, mais j'ai m�me vu un chien.
D'accord. Avant de rire, je dois pr�parer mes frites.
Tu r�fl�chis ?
Bonne journ�e, Pauline.
C'est pas dangereux ?
On m'a dit qu'il y avait des probl�mes.
�a va �tre tranquille.
Il y a aucun danger. Julien est tr�s comp�tent.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'h�sitez pas.
On peut garder la petite,
au cas o� vous voudriez profiter de la vie.
Oh, copain !
Copain !
Excusez-moi.
On fait un beach, copain ?
- �coute, Patrick... - Oui ?
Je...
Je...
C'est marrant, tu finis jamais tes phrases.
Je vais la finir.
Pour moi, ce sera des vacances sans copains.
Voil�. Tout le camping est au courant
de mes probl�mes de couple.
Il y a m�me une dame qui vient de m'offrir �a.
Avant que la r�gion Aquitaine soit contamin�e, on va stopper.
J'ai pas le coeur � rire.
C'est difficile,
et j'ai choisi ce camping pour �tre au calme.
Au calme.
Je comprends, je comprends. Pas de probl�me.
H�, copain !
Je nous ai inscrits au concours de rock.
Il faut �tre deux.
- Madame Gandarias. - Monsieur le maire.
Monsieur Lopez.
Monsieur...
Bienvenue dans notre d�licieuse commune du Moulleau.
Bien. Maintenant, pour que l'oiseau s'envole,
on v�rifie qu'on a bien tous nos ailes.
On les agite.
On quitte notre poteau �lectrique, d�lest�s de toute contrainte.
C'est bien, Sophie.
�a, c'est tr�s bien.
Qu'est-ce qu'il se trimballe � la trompette, le Borelly.
Qu'est-ce qu'on est bien, maman.
Les Flots bleus, c'est quand m�me une merveille.
Ils diront ce qu'ils voudront, mais la m�re Chatel,
il faut reconna�tre qu'elle fait du bon boulot.
Je kiffe, je kiffe, je kiffe, je...
Maman !
Je crois que �a va �tre encore une ann�e compliqu�e.
Madame Chatel, on peut se voir ?
On peut discuter entre personnes responsables ?
Monsieur Pic.
Monsieur Pic, je me doutais que vous alliez venir.
Il y a eu un affaissement de terrain.
Mais dites-vous bien qu'il s'agit d'une solution provisoire.
Provisoire.
Les Pic sont l� Tagada, tagada
Ben, les Pic sont plus l�. On remballe.
Nous avons fait r�parer la caravane pour que tchi.
Elle s'est bien foutue de notre gueule, ta m�re Chatel.
Davy Crockett, il rentre � Melun.
Ah oui ?
Il rentre comment � Melun, Davy Crockett ?
Je te signale qu'il a plus de permis, Davy Crockett.
Et maman, elle a besoin de se reposer.
Tu comprends ?
Reposer.
Allez, Patrick. On est chez les VIP. Viens, Sophie.
On veut voir tout le monde sur la piste du Shogun...
pour c�l�brer les 20 ans de bonheur de Paulo et Sophie,
les 20 ans de mariage des Gatineau !
Le roi du teck de Bali !
Qu'est-ce qu'il me fait ? Il se prend pour Puff Daddy ?
Shogun.
Bon anniversaire de mariage.
Le 37 ! Comment il va ?
- On t'a pas vu aux Flots bleus. - Non.
Je suis chez les tout-nus, au camping de la Pin�de.
Tous les ans, c'est pareil.
J'arrive avec une super gonzesse, et elle se tire avec un nudiste.
Cette ann�e, j'ai pris les devants. Direct chez les tout-nus.
Je peux te dire un truc : je passe pas les m�mes vacances.
Prends pas froid, le 37.
En voiture, les filles. Salut, les gars.
C'est qui, le type qui parle avec Sophie ?
C'est rien. C'est le mec qui fait le programme de bien-�tre.
� demain.
En tout cas, Sophie, n'oubliez pas : quand l'oiseau quitte la branche,
il y a toujours une autre branche qui l'attend.
- � demain. - � demain.
What else?
Salut, Pauline.
Ah, Patrick.
- �a va ? - �a va.
Oh l�, tu sens pas comme une odeur de muguet ?
La seule fleur que je vois, c'est toi.
Alors ?
"Alors" quoi ?
- T'as r�fl�chi � mon projet ? - Quel "projet" ?
Le cr�puscule, le chien, les enfants qui courent...
Patrick, comment te dire ?
Il y aura des merguez, des barquettes de frites...
Il y aura m�me du ketchup.
Mais il y aura pas de cr�puscule.
- Tu m'en veux pas ? - Pas du tout, non.
- Au fait... - Oui ?
- T'es d'o� ? - Carcassonne.
Les remparts.
Tu t'en vas ? Il y a encore plein de surprises.
Il y a le chippendale qui va d�marrer.
Pardon.
Qu'est-ce qui se passe ? Tu vas o� ?
Je rentre, mon grand. Je rentre. Tu m'excuseras aupr�s du chippendale.
Tu plaisantes, l� ?
- Salut. - Salut, Jean-Michel.
Tu te rends compte de la soir�e pour nos 20 ans ?
Qu'est-ce qu'on s'est dit ?
"Passe-moi le jus d'orange." "On le fait p�ter quand, le magnum ?"
Je r�vais d'un petit d�ner tous les deux, c'est tout.
�a grince ?
Un petit coup de chaud. C'est sa fa�on de dire "je t'aime".
Tu sens pas comme une odeur de muguet, l� ?
Venez, venez.
Venez.
C'est l�.
Regardez-moi ce terrain. C'est pas beau, �a ?
C'est simple. C'est la plus belle vue de la c�te landaise.
Un endroit b�ni des dieux. Les peintres viennent s'en inspirer.
- N'est-ce pas ? - Oui.
Ces couleurs pastel, c'est vraiment unique.
C'est tr�s beau. Il nous faut une r�ponse rapide.
Nous avons un terrain en vue sur Hossegor. Nous sommes press�s.
Vous pouvez d�j� consid�rer qu'ici, vous �tes chez vous.
Qu'est-ce que c'est que �a, encore ?
OK, c'est r�gl�.
J'ai mis une antenne mobile. La structure p�renne ne suffit plus.
Trop d'estivants.
Trop de satellites. Je le dis toujours.
J'ai un ami am�ricain, actionnaire chez Haut-Brion,
le vignoble.
M. Buzz Aldrin.
�a vous dit quelque chose ?
Je vous parle d'un monsieur qui a march� sur la Lune.
Il m'a tout balanc�. L�-haut, c'est un sacr� bazar.
C'est pas joli-joli. Et je peux pas tout dire.
Mendez Mobile, j'�coute.
Je suis sur la route, madame Gignac.
� tout de suite.
Pr�parez-vous. �a va �tre du tr�s grand Mendez !
� La Truite, le portable ne passe que la nuit.
Au garage, on vous regrette.
Je pourrais revenir, mais avec la crise, il faut oublier.
Et entre nous, avec la t�l�phonie, la famille Mendez vit mieux.
Dans une famille de 4 personnes, combien de voitures ? 1.
Combien de portables ? 4.
Je ne vous ai rien dit.
Bon. Th�se, antith�se, synth�se.
Je vous ai tout tilt�, du canal 58 au canal 75.
C'est pour la comp�te ?
Non, non. C'est un prototype.
Gordini Mendez.
Enti�rement �lectrique. Je l'ai boost�e.
Bon. J'y vais.
Dans 30 secondes, c'est le retour du r�seau.
Papa, le r�seau est revenu.
Fais tes maths. C'est important, la concentration.
Papa est tr�s concentr�,
ce qui lui permet de faire des grandes choses.
Zut !
Oh, punaise...
La panth�re rose.
Les enfants, je suis l� pour personne.
Salut.
Salut, Patrick.
- Liza, il est l�, papa ? - Dans le bungalow.
Jean-Pierre !
Jean-Pierre !
J'ai plus de r�seau chez moi, et l�, �a tombe chez toi.
C'est fou, la providence.
Oh, la classe, le bungalow.
C'est la...
H�. C'est comme chez moi, � Dijon.
En plus grand.
Tu peux remettre la sali�re ?
J'aime bien quand c'est align�.
Vacances, Jean-Pierre. Vacances.
Holidays.
Tu t�l�phones pas ?
Ah non. J'attends un coup de fil.
C'est le principe.
Tu sais qu'on t'appellera, mais tu sais pas quand.
Alors t'attends.
Tr�s bien, mes amis.
Aujourd'hui, on va travailler la terre
avec la position dite de l'arbre.
C'est important, �a.
Je veux voir une for�t en face de moi.
Jean-Marc, non.
C'est un gland.
Mieux, le cactus.
Votre arbre, Sophie ?
- Un palmier. - C'est tr�s positif. Chez les Mayas,
c'est l'arbre le plus sensuel de la for�t tropicale.
Il faut que je vous voie apr�s.
J'ai pens� � quelque chose pour vous.
- Tu veux pas un coup de main ? - �a va aller. Merci.
S�bastien, laisse Liza travailler.
�a commence � bien faire, l�.
Fais pas la t�te, Jean-Pierre.
H�, Lucien !
Tu marches sur tes tongs.
C'est important, la bonne humeur.
La bonne humeur am�ne le sourire, l'ouverture aux autres.
H�, Alphonsine ! T'as ton lacet qui est d�fait.
T'es con, Patrick.
Elle va passer une bonne journ�e.
�a lib�re. C'est convivial.
Si je peux me permettre, moi, personnellement,
je trouve que t'es trop coinc�.
T'es coinc�, copinou.
�coute, Patrick. Je suis peut-�tre coinc�,
mais t'es pas mon copain.
�a fait deux heures que tu es l�.
J'ai l'impression d'avoir march� sur un chewing-gum � la fraise.
Stop.
Pour �tre amis, il faut partager des choses, des vacances...
des aventures...
des souvenirs... Tu comprends ?
Un copain, on le choisit.
T'as une allumette ?
Le hoquet est un r�flexe
qui se manifeste par des contractions spasmodiques
du diaphragme et de la glotte.
Comment tu sais tout �a, toi ?
Julien Lepers. Questions pour un champion.
Tu sais, J.-P., il y a un mec, dans le sud de l'Angleterre,
qui a v�cu 68 ans avec le hoquet. �a laisse songeur.
C'est rien. C'est l'effet l�zard.
Tu lui coupes la t�te, il bouge encore.
Mais il est mort.
Bonne journ�e, J.-P.
Les bi�res, chouchou.
�a me fait plaisir, de faire les courses.
Tu dis qu'on fait jamais rien ensemble.
Encore du soja ?
Burgers de soja, galettes de soja...
Tu sais combien �a d�gage de m�thane, un boeuf ?
Je suis plan�te attitude.
Plan�te attitude, passe-moi la bouteille de rhum.
C'est quoi ?
Du rhum soja.
Je parle d'en bas.
- C'est quoi ? - Un tatouage.
- �a te pose un probl�me ? - Oui.
- �a me pose un probl�me. - D�bloque tes chakras.
Pour tatouer � cet endroit, il les met o�, ses mains ?
Sur les fesses, Paulo.
�a dure combien de temps ?
2 heures sur les fesses.
Il a m�me fait les poils sur les pattes.
Il est o�, Paulo ?
Quoi, "il est o�, Paulo" ?
Il est o�, l'autre Paulo ?
Celui qui me faisait danser,
qui me disait des mots d'amour, qui me chantait Aznavour...
Il est o�, Paulo ?
Paulo ?
Paulo ? Il est o� ?
Arr�te. On se donne en spectacle.
Paulo ?
Paulo !
Tu vois, tu aurais pu me dire que c'�tait beau, sur moi,
que c'�tait classe, que �a te remuait les papilles.
Des compliments.
Quand on conna�t le prix du caviar, on devient pr�tentieux.
T'as vu la petite annonce ?
L'annonce, �a marche. Vous en avez trouv� une.
Champion d'Arcachon.
C'est pas la mienne. C'est juste pour faire les courses.
Il parlait de la voiture.
Voici votre m�t�o des plages. Laurent Cabrol,
en direct du golfe de Gascogne.
Pour les vacanciers, ce sera super.
� Arcachon, tr�s belle journ�e.
Temp�rature sous les parasols : 28 degr�s.
Vous avez 24 h pour me trouver un autre emplacement.
Vous entendez ? Je ne veux plus de l'emplacement 17.
C'est fran�ais ? Je ne veux plus du 17.
Jacky, je n'ai pas d'autre solution. C'est le mois d'ao�t, vous savez.
Pourquoi vous ne prendriez pas un bungalow, en attendant ?
"Pourquoi" ? Je vais vous le dire, pourquoi.
Pour moi, le camping, c'est une caravane et un transistor,
s�rement pas un bungalow !
Les bungalows, c'est pas du camping. C'est du bungaling.
Puisque vous ne d�bloquez pas la situation,
je vais m'en occuper moi-m�me.
Attendez-vous � des grands d�parts.
Il fallait pas r�veiller le montagnard, m�m�re.
Mme Chatel,
il y a un probl�me avec le r�seau t�l�phonique.
Tous les campeurs sont chez moi.
Pourquoi ?
Papa ?
Papa,
pourquoi tu rigoles jamais comme Patrick ?
Je sais pas.
Peut-�tre parce qu'on est diff�rents.
Mais est-ce qu'il est heureux ? �a, on sait pas.
T'es souvent triste. Val�rie aussi dit que t'es triste.
Je te promets de r�fl�chir � tout �a.
En attendant,
je t'embrasse.
Bonne nuit.
Papa ?
Je t'aime.
Moi aussi, je t'aime.
- Salut, Patrick. - Salut.
Tu fais quoi ?
Je d�coupe des bons de r�duction.
- Toi, tu jettes tes emballages ? - Oui.
T'es bien con.
H�, regarde. Avec ce bon, t'as moins 50 centimes.
Avec celui-l�, moins 40.
Multiplie par 20 bons,
et hop, t'�conomises 10 euros.
Salut, Patrick. T'as du mono� ?
2 euros. Tiens.
Je ne suis pas vraiment en vacances.
Je suis au ch�mage.
Tu fais quoi, aujourd'hui ?
On est bien, l�.
C'est agr�able, le cano�-kayak.
Tu sais, t'as de la chance. T'es sur un bon break.
Un break pendant les vacances, c'est l'id�al.
T'imagines, au Shogun ?
Love, love, love, love, love...
Terrible. Oh, mon Jean-Pierre...
L'autre jour, dans Biba,
ils disaient que le mariage est la cause principale du divorce.
�a fait r�fl�chir.
Voil�.
Je te pr�sente mon coin secret.
L'�le de la Vieille, comme on l'appelle sur le Bassin.
Tiens, Jean-Pierre.
Pur mono� de Dijon, que je fabrique moi-m�me.
Cadeau. C'est pour toi.
C'est important.
Un homme bronz� est un homme qui va mieux.
D�p�che-toi, mon Jean-Pierre.
C'est ici que je viens, quand j'ai envie de crier.
- C'est important, de crier. - Tu cries quoi ?
�a d�pend des ann�es.
Et cette ann�e ?
"Pauline", pour qu'elle revienne.
- Tu cries jamais ? - Ah non.
Tu devrais. �a d�coince.
J'�tais comme toi, avant.
Puis j'ai fait sosie d'Elvis, et �a m'a d�bloqu�.
Tu faisais sosie d'Elvis ?
Ben oui.
- Tu lui ressembles pas du tout. - C'est pour �a que j'ai arr�t�.
Attention, Jean-Pierre.
Trop de mono� tue le play-boy.
T'as rien contre le plastique ?
Non. J'aime bien. �a fait vacances.
Comme je dis toujours, Colomb a d�couvert l'Am�rique,
et moi, j'ai des couverts en plastique.
Val�rie, j'�tais d�j� amoureux d'elle au lyc�e, � Clermont.
J'�tais raide dingue. Je la regardais sans rien dire.
Et puis elle, pas un regard. J'existais pas.
J'�tais le petit Jean-Pierre � lunettes, dispens� de gym.
Et un soir, � la f�te de fin d'ann�e,
il y a eu le quart d'heure am�ricain.
Le slow a d�marr�. Tu te souviens,
J'ai encore r�v� d'elle ?
Elle m'invite, et tu sais ce que j'ai fait ?
J'ai refus�.
Oh, le con.
Oh, le con !
Voil�. Puis j'ai d�m�nag� et je ne l'ai jamais revue.
Les �tudes, j'ai rencontr� ma femme, j'ai eu Liza, le divorce...
La vie.
Et l�, il y a un an, j'�tais dans ma voiture.
J'allais chez ma m�re.
Tous les jeudis, je vais chez ma m�re.
Et je suis au feu, j'attends.
Et qui je vois traverser devant moi,
en doudoune rouge ?
Val�rie Bardel.
Crois-moi, si tu veux.
Tu sais ce qui passait, � la radio ?
- Non ? - Si.
J'ai encore r�v� d'elle. Il �tait une fois.
On s'est retrouv�s.
Elle m'a avou� qu'elle m'avait jamais oubli�.
- Jean-Pierre ? - Quoi ?
- Tu l'as pas attach� ? - Val�rie ?
Mais non, le bateau ! C'est pas vrai...
Un bateau, �a s'attache, Jean-Pierre !
� quoi ? � un grain de sable ?
Merde ! Ils sont o�, les portables ?
Il faut y aller � la nage.
- � la nage, impossible. - Quoi, "impossible" ?
Ben, je sais pas nager.
- Tu sais pas nager ? - Si.
Je sais nager, mais que quand j'ai pied.
Tu sais pas nager ?
Tu plaisantes, j'esp�re.
T'es tout le temps en maillot.
T'as des cheveux et t'es pas coiffeur.
OK. OK. Je sais ce qui me reste � faire.
Je rejoins la c�te pour chercher du secours.
- Il faut prendre des initiatives. - Oui, oui.
You're right.
Mais je te le d�conseille.
Avec les ba�nes, tu feras pas 100 m. Tous les ans, il y a des morts.
� moins d'�tre Laure Manaudou.
Et personnellement, je ne pense pas que tu sois Laure Manaudou.
Merde !
T'as cri�, l�, Jean-Pierre ?
C'est bizarre.
Je vois un supermarch�. Une sup�rette, m�me.
Oh l� l�...
Je vois de la nudit� dans les rayons, Sophie.
Je vois aussi une p�riode de doutes
et une grande remise en question.
Dis-moi, t'as d�j� tromp� Jacky ?
Tire une carte.
C'est pas vrai...
Si. Il y a longtemps.
Avec un gendarme.
- Dis-moi, maman... - Tu m'as fait peur !
Comment il s'appelle, ton ami, l'ancien gendarme ?
Je vais faire remonter l'affaire tr�s, tr�s haut.
�a va lui faire dr�le, � Mme Chatel !
Il y a pas un bateau qui passe ?
Ils sortent pas, avec la temp�te qui s'annonce.
Je me sens pas tr�s bien.
Je grelotte, puis j'ai chaud.
Je suis pas un peu rouge, l� ?
Franchement, non.
C'est l'air marin. �a pimente. Tu veux un Ap�ricube ?
Tu crois que j'ai le coeur � bouffer ?
On va pas commencer � s'engueuler. On vient juste d'�tre copains.
Tu vois,
si on s'en sort pas, tu seras la derni�re personne que j'ai vue.
- C'est � cause de la l�gende. - Quelle "l�gende" ?
La l�gende de l'�le de la Vieille.
Dans la r�gion d'Arcachon vivait un couple heureux, mais pauvre.
Un jour, l'homme, rangeant son filet, croisa une vieille femme laide.
La vieille lui dit :
"Quitte ta femme,
"et tu seras l'homme le plus riche de la Teste-de-Buch.
"Rejoins-moi demain � la pointe d'Arguin."
Apr�s avoir r�fl�chi, au petit matin,
l'homme quitta sa pauvre femme et son petit cabanon.
Arriv� � la pointe, il attendit, il attendit...
Mais point de vieille.
Tr�s vite, l'eau l'encercla,
transformant cette pointe en un �lot de sable blanc.
L'homme, ne sachant pas nager
et n'ayant que le remords comme nourriture,
mourut comme un mis�rable.
Il fut mang� par les crabes.
C'est la l�gende de l'�le de la Vieille.
Patrick...
pourquoi tu m'as choisi comme copain ?
C'est pas normal. C'est pas normal.
Il devrait �tre l�.
Il est parti ce matin avec le nouveau, mais te dire o�...
�a r�pond pas. La bo�te est pleine.
On dit quoi, � la petite ? Elle pose des questions.
- Il est o�, mon papa ? - Tiens.
T'inqui�te pas, ma puce. Il arrive.
On attaque sans lui ?
Non. C'est des choses qui se font pas.
On peut pas attaquer l'ap�ro sans lui.
Je peux vous voir ?
On l'a retrouv� sur la plage du Pyla, accroch� � un filet.
D'apr�s les amis des disparus, il s'agirait d'un petit homme
assez ch�tif aux cheveux bruns
et d'un autre, style Alain Delon en d�bardeur rose et string bleu.
Quel �ge ?
- 35. - 40.
45.
C'est la vieille ! C'est la vieille !
C'est la vieille !
Premier souvenir, Jean-Pierre.
On a un copain, papa.
Attention...
Ouistiti.
Le prends pas mal,
mais tu devrais t'habiller plus vacances,
moins alpiniste.
- Salut, Patrick. - Salut, Patrick.
T'as compris ?
Si tu veux chasser la gu�pe, reste � c�t� du pot de miel.
Salut, Patrick.
Alors ?
On n'attend pas Jean-Pierre ?
Chers amis, chers administr�s, je vous pr�sente
l'h�tel Playa del Sol Golf Resort 5 �toiles
avec spa, restaurant panoramique, salle de congr�s,
et bien entendu, le terrain de golf.
Voil� aussi pourquoi,
chers administr�s, cette d�cision est un virage si important
pour notre commune du Moulleau.
Ah, Marie-Jo. Vous voil� enfin.
Excusez-moi, je suis en retard. D�sol�e.
Comment vont nos amis aux Flots bleus ?
Comme d'habitude : des probl�mes, des soucis.
Cette ann�e, c'est le pompon.
"C'est le pompon", hein ? C'est le pompon.
On dirait qu'ils se sont tous donn� le mot.
En m�me temps,
c'est ma vie.
Je cherche d�j� les lampes de poche
pour le panier garni de l'an prochain.
Ma petite Marie-Jo, j'ai une bonne nouvelle.
Vous n'aurez plus � chercher des lampes de poche.
Le camping va �tre vendu.
Le groupe espagnol Bilbao, dont les repr�sentants sont ici...
Hola.
...nous a fait une offre qu'on ne peut pas refuser.
On va s'orienter vers un autre genre de vacaciones.
N'est-ce pas ? Si vous voyez ce que je veux dire.
Un peu moins ol� ol�.
C'est-�-dire qu'il n'y aura plus de camping des Flots bleus ?
Dans le mille.
Salut, Patrick.
Salut.
- Tu fais quoi ? - J'attache mes chaises.
- Je peux te poser une question ? - Vite. Je dois aller au karaok�.
Pauline m'a dit que tu �tais un gar�on s�rieux...
Elle a dit �a ? �a tombe bien, je la trouve formidable.
- Et tu adores les enfants ? - Oui, et eux aussi m'adorent.
Tant mieux. Tu me dis oui ou non ?
Je te dis oui.
Tu peux me garder Willy ce soir ?
Je dois aller voir mon petit ch�ri. Tu sais, Julien, du surf.
- D'accord, mais... - Merci.
Merci, Patrick.
Pauline a raison.
T'es vraiment chouette.
Sophie, qu� bella sorpresa.
- Je ne pensais pas vous voir. - Je suis pr�te.
Pr�te ? Allez.
Un probl�me ?
Non, non. Tout va bien.
Merci, Laurette. Merci, Jacky.
Maintenant, candidat suivant.
Il a choisi une chanson qui nous rappelle tant de souvenirs.
M. Jean-Pierre Savelli.
J'ai encore r�v� d'elle
C'est b�te Elle n'a rien fait pour �a
Je l'ai r�v�e si fort
Que les draps s'en souviennent
Je dormais dans son corps
Berc� par ses "Je t'aime"
Si je pouvais me r�veiller
� ses c�t�s
Si je savais
O� la trouver
Donnez-moi l'espoir
C'est quoi, un break ?
Je crois que c'est la voiture de mon papa.
Vous voil� aigle, Sophie.
Regardez la petite �glise du XIVe si�cle, en contrebas.
C'est quoi, cette pogne ?
C'est l'altitude. J'ai envie de vous.
L'altitude, il faut qu'elle se calme.
L'altitude va redescendre, la main, remonter.
Il faut pas confondre un aigle et une poule.
Ramenez-moi au camping, Shamalack.
Je comprends, je comprends.
Le prix du vainqueur du karaok�
va �tre remis par la belle Pauline, de la friterie.
Celle qui fait tant r�ver notre Patrick de Dijon.
Pauline nous a rejoints.
Quelle chance a notre vainqueur.
Elle va d�poser son joli sourire sur les joues de Jean-Pierre,
le nouveau chouchou des Flots bleus,
le s�ducteur de ces dames.
J'appelle
Jean-Pierre !
Merci beaucoup.
La bise ! La bise !
Jean-Pierre, c�libataire.
06 18 41 94 17.
Attention, les filles.
L'app�t est l�.
La pa�lla. La pa�lla pour tout le monde.
C'est important, la bonne humeur. Merci beaucoup.
Monsieur le maire ? Ne quittez pas.
- Patrick, tu viens pas manger ? - Patrick a pas droit � la pa�lla.
- Qu'est-ce que t'as ? - Il a pas le temps de r�ver d'elle.
Il s'occupe des b�b�s, lui.
- Viens t'asseoir. - C'est fini, tout �a.
Il y a des gens qui sont pas tr�s int�ressants,
dans ce camping.
- Tu parles de qui ? - Je me comprends, le magouilleur.
Tu t'es vu, toi, le c�libataire, le collectionneur de r�teaux ?
Si je tape "cocu" sur Google, je suis s�r de tomber sur toi.
- Tu me traites de cocu ? - Qu'est-ce que vous avez ?
Vous avez perdu la raison ?
Au moins, on a toujours le permis.
Arr�tez ! On dirait des gamins.
Camembert, Miss Tarot.
T'as dit quoi ?
On en a marre, de vous, les ringards de Melun !
Toujours � chialer pour un emplacement.
On met les voiles.
Allez, on n'a plus rien � faire ici.
Enjambe.
Bande de petits cons.
� partir de maintenant, c'est chacun chez soi.
Y en a marre !
Y en a marre, des cheveux dans les douches !
Y en a surtout marre, du dentifrice sur le bord du lavabo !
On en a marre, marre, marre, des Flots bleus !
Oh, putain ! Willy !
C'est pas possible. C'est pas possible.
Willy !
Willy !
Y en a qui dorment, ici !
Willy, c'est Patrick.
Willy !
H� !
Ho !
Sorry. I cherche Willy.
�a dispara�t pas comme �a, quand m�me.
T'aurais pas oubli� quelque chose ?
De la part de Miss Tarot. Sans commentaires.
Sans rancune, Sophie ? Je me suis emball�.
Pas de souci. Dormez bien.
Sophie...
Votre th�me astral sur papyrus.
Dis-moi, le gondolier,
on peut se parler ? C'est �a, la plan�te attitude ?
J'ai laiss� faire, mais Paulo va reprendre le manche.
�a va pas ? Pour qui tu te prends ?
Pour Paul Gatineau,
mari� depuis 20 ans � Sophie Cabrol-Duch�ne.
Le sp�cialiste du tatouage animalier, tu vas t'�loigner de ma femme.
J'ai un programme :
mon poing dans ta gueule et ton cul par terre.
Arr�te, Paulo !
Te m�le pas de �a, madame Shamalack.
�a fait quoi, de briser un couple ?
20 ans de mariage,
un homme irr�prochable, responsable de 2 boutiques � Nantes.
�a te dit rien, peut-�tre, Nantes ? Tu vas voir !
Je crois que tout est dit.
Soit c'est toi qui pars, soit c'est moi.
Mais pour moi, c'est arr�t-buffet.
Sophie ? Qu'est-ce qui se passe ?
Oh, rien. Rien de grave.
J'ai envie de trouver quelqu'un qui me comprenne,
quelqu'un qui me regarde...
comme une femme.
Je comprends. Je comprends tr�s bien.
Tu crois qu'on sera heureux, un jour ?
Faudrait quitter Dijon.
- Comment �a ? - Chut...
Quels beaux cheveux...
Patrick, t'es en �rection ?
- Non. - Ah si.
Pas du tout. �a va pas ?
C'est bien ce que je pensais.
Pour un gars mature,
t'as le thermostat bien au-dessus des normales.
Vous �tes tous les m�mes.
- Je la comprends plus. - C'est pas une femme pour toi.
T'es un guerrier, un chasseur, un mec � femmes, comme moi.
J'ai toujours pens� qu'on �tait pareils, tous les deux.
Regarde, les filles du Shogun. Elles m'ont parl� de toi.
Tu leur as tap� dans l'oeil.
- Ah bon ? - Oui.
Tu sais quoi ? Chez les tout-nus, question p�p�es,
tu vas �tre comme un ours au Salon du miel.
Suite � un break apparemment g�n�ral,
les activit�s sont suspendues jusqu'� nouvel ordre,
except� le bal de ce soir,
o� nous vous attendons avec le sourire.
Invitez-moi � danser. �a nous sauvera du ridicule.
Je vous rappelle que demain soir, ici m�me, au Shogun,
aura lieu l'�lection de Mister Camping !
Mister Camping !
- Elle aime pas les Polonais. - T'es pas polonais.
Qu'est-ce qu'elle en sait ?
Jacky, je t'en supplie, arr�te de boire !
H�, la Chatel !
Tiens, tac.
Vous nous avez bien photographi�s ?
Ben, regardez bien.
Vous nous reverrez plus aux Flots bleus.
Je vais vous dire une chose, madame la directrice :
vous resterez une vieille fille
accroch�e � son camping comme une moule � son rocher.
Je t'ordonne de t'arr�ter !
Il est pas n�, le p�cheur qui viendra vous d�crocher.
Vieille morue.
L'ann�e prochaine,
la plaisanterie, ce sera sans les Pic.
Il n'y aura pas d'ann�e prochaine, monsieur Pic.
Il n'y aura plus jamais d'ann�e prochaine.
Le camping va �tre vendu.
La mairie veut en faire un spa.
Hou l� l�. Laissez-moi. J'arrive.
Andr�, il est hors de question que les Flots bleus,
notre parcelle de bonheur, disparaisse.
- Mes amis, mes amis... - Andr� !
Tu nous connais tous. Tu peux pas faire �a.
N'oublie jamais
que ton p�re et moi, en juillet 1967, on a p�ch� une bonite comme �a.
24,340 kg.
Record en cours.
Jacky, si �a ne tenait qu'� moi, vous seriez l� l'ann�e prochaine.
Mais l�, derri�re, j'ai des administr�s.
Ils ont vot�, et c'est irr�vocable.
OK.
Alors sache, mon grand,
qu'il y a eu Jacky gentil, il y a eu Jacky con...
Maintenant, il y aura Jacky Chan !
Jacky ! Jacky !
Jacky !
Jacky...
Je lui avais pris des places pour aller voir Jean-Claude Borelly.
Tu te rends compte ?
Je pensais � �a, cette nuit. Paulo et moi,
on s'est rencontr�s au bal des Flots bleus, il y a 20 ans.
Ce camping, c'est nous. J'en ai pas ferm� l'oeil.
Tout va bien, madame Pic.
Disons que c'est un petit coup de fatigue.
Il a parl� ?
Oui. Il m'a dit :
"Pastis � l'hosto, pastis avec tr�s peu d'eau."
Oh, le coup dur. J'arrive pas � y croire.
On a besoin de toi, Paulo.
Tu peux habiter sous ma tente.
Il faudra juste que tu mettes un maillot, quoi.
- Paulo... - Attends, attends.
Je sais pas si c'est la nudit�, mais j'ai bien r�fl�chi.
Le camping-car,
le GPS, c'est des conneries. Je suis un con.
Et je commence � avoir un peu froid, ici.
Pas question que le camping des Flots bleus
soit ray� de la carte.
Non !
�coutez-moi. Ils veulent faire dispara�tre le camping ?
On va faire la gr�ve de la faim.
On va sensibiliser les m�dias.
Il a raison !
Avec moi.
Tu m'emm�nes avec toi, Patrick ?
On peut pas, ma ch�rie.
Je sais pas o� tout �a va nous mener,
mais t'as �t� ma plus belle rencontre.
Apr�s Pauline.
C'est pas la guerre.
On sait pas, petite.
Sophie.
Je peux te parler ?
On lutte dignement pour le camping, alors distance r�glementaire exig�e.
Halte.
Halte !
Les enfants et les personnes fragiles sur le c�t�.
Les autres, avec moi.
Ils sont en sit-in sur la dune depuis un bon moment.
Ils ont l'intention de se laisser mourir de faim.
Vous comptez en parler ?
D'accord. Merci.
�a les int�resse pas.
- La D�p�che du Bassin ? - La D�p�che du Bassin.
Je peux te poser une question, Paulo ?
Quand tu faisais tes courses nu, tu le mettais o�, ton porte-monnaie ?
Il faut changer de tactique.
Si je mange pas mes Flamby, ils seront p�rim�s.
Allez.
All�, l'�lys�e ?
Je souhaiterais parler avec le pr�sident de la R�publique,
s'il vous pla�t.
Ou avec sa femme, �ventuellement. La chanteuse.
Oui.
D'accord. D'accord.
C'est de la part de M. Chirac.
Non, l'autre. OK.
Tr�s bien.
Tr�s bien.
Merci, madame. Tr�s aimable.
Il fait son jogging.
Les amis.
Les amis,
j'ai une id�e pour sauver le camping.
- C'est l'assiette de Mario. - Non, pas du tout.
C'est un vestige gallo-romain.
Et alors ?
Si on trouve un vestige antique, on ne peut rien construire.
- Hein ? - Oui. On a eu un cas comme �a.
Je vous crois, mais ils vont faire venir un expert.
C'est la loi.
- "Un expert" de quoi ? - De la DRAC.
La Direction r�gionale des affaires culturelles.
Je crois surtout qu'on va avoir besoin de 2 experts.
Voil� mon plan d'attaque. �a, c'est Jean-Pierre.
Ah non. Non.
T'es le seul que le maire ne conna�t pas.
Tiens. Le Temps des Gallo-romains.
T'as 2 jours pour l'�tudier. Ne l'ab�me pas, c'est � la boutique.
Alors je r�p�te. 2 campings des Flots.
2 experts. Le vrai, le faux.
Le faux, Jean-Pierre, arrive,
il expertise les assiettes.
Elles sont authentiques. Il annonce des fouilles de 6 mois.
But de l'op�ration : faire fuir les Espagnols.
Ils sont sur un autre coup.
Et le vrai expert ?
On s'en occupe.
Bernard Cou�cou. Direction r�gionale des Affaires culturelles.
Patrick Chirac, de Dijon.
En g�n�ral, j'ai horreur de me d�placer pour rien.
Je comprends, je comprends.
Attention � la dame.
Just one moment.
Le thon est � la catalane. Je r�p�te :
le thon est � la catalane.
OK. Re�u. Le thon est � la catalane.
Le thon est � la catalane, Jean-Pierre.
J'y arriverai jamais.
Mais si, Jean-Pierre. Je me fais aucun souci.
Si c'est un vestige, il y aura des fouilles.
�a prendra des mois, des ann�es. �a ne nous int�resse pas.
Attendons l'expert. Ce n'est peut-�tre pas gallo-romain.
Arr�tons de dramatiser.
Si �a, c'est gallo-romain, moi, je suis Brad Pitt.
Mesdames, messieurs,
Jean-Pierre Barzotti. Direction des Affaires culturelles.
Bonjour.
Je peux voir l'assiette ?
Nous voici au camping des Flots bleus.
- Bonjour. - Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Ah, c'est...?
C'est un site nudiste. On ne vous a pas pr�venu ?
Il faut enlever le maillot, ou au moins la cravate.
Je n'enl�ve rien du tout. Je suis un expert.
J'expertise.
J'ignorais que les Gallo-Romains avaient envahi la Su�de.
Une assiette � fondue, en plus.
Ramenez-moi tout de suite � la gare.
On avait un doute.
C'est �a, oui.
- C'est donc un dossier class� ? - Plus que class�, oui.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Emmenez-moi au camping des Flots bleus.
L'histoire de l'Aquitaine commence avec les Romains,
qui, avec le g�n�ral Publius Crassus,
lieutenant de Jules C�sar - Jules C�sar, la couronne -,
rattachent l'Aquitaine � Rome.
L'Aquitaine, notamment Bordeaux, qu'on appelait alors "Burdigala",
devient tr�s vite
un fief romain.
C'est un prof d'histoire.
Il est pas de la DRAC.
Je vais v�rifier �a.
Pas de r�seau, en plus.
Je peux terminer ?
Merci. Donc, et c'est l� o� je veux en venir,
les Romains raffolaient
des hu�tres, notamment celles d'Arcachon,
accompagn�es d'un bon petit verre de pineau.
Elle est gallo-romaine ou pas, cette assiette ?
Qu'est-ce que vous faites ? On a assez perdu de temps.
On y va.
�coutez-moi bien.
J'esp�re comprendre ce micmac, car �a peut aller tr�s loin.
Tr�s, tr�s loin.
- Jusqu'o� ? - Tr�s, tr�s, tr�s loin.
J'ai rien � voir l�-dedans. Moi, les assiettes...
Dijon, c'est la moutarde. Alors les verres, �ventuellement...
Assez de salades.
Monsieur Barzotti...
Monsieur Barzotti, la mairie peut se montrer g�n�reuse,
voire m�me affectueuse. - Bon.
O� est l'assiette ?
Bernard Cou�cou, de la DRAC.
Vous �tes combien ?
Je ne suis pas de la DRAC, moi.
Enfin, pas exactement.
Je suis une fili�re, une annexe.
Je suis plus dans la mouvance de Nicolas Hulot.
C'est pas pareil. Ah non, non.
- C'est autre chose. - Bref.
C'est loin d'�tre pareil. C'est pas...
Mesdames et messieurs,
nous sommes en pr�sence d'une pi�ce rare.
Comme en t�moigne le dessin sur l'assiette,
il s'agit bien d'une assiette gallo-romaine
que je pourrais dater du IIe si�cle avant J.-C.
Sandrine, c'est une catastrophe. Une catastrophe.
Merci de bien vouloir vous �carter.
Nous sommes dans l'obligation d'installer un ruban de protection.
Allez, allez...
L'emplacement est ferm� jusqu'� nouvel ordre.
Emplacement ferm�.
Emplacement ferm�. Emplacement ferm�.
On s'en sortira jamais, maman.
Aperum.
Pastis gallo-romain, pastis qui me va bien.
Quand ils verront qu'il n'y a rien,
l'emplacement 17 redeviendra l'emplacement 17.
Que Dieu vous entende, mon cher Jean-Pierre.
Si j'avais su, un lot que j'ai eu � la brocante...
Jean-Pierre.
Vous m'avez manqu�.
J'ai l'impression que t'as de tr�s bons amis, ici.
�a fait longtemps qu'on n'a pas regard� dans le m�me sens.
C'est vrai.
Je t'aime, Sophie.
Quelles vacances...
Copain,
tu t'en vas ?
Ben ouais.
J'ai pris une semaine de moins : la crise, les p�p�tes...
Tiens. Je t'ai fait un cadeau.
Tu l'ouvriras apr�s.
Merci, Patrick.
Je voulais te dire... �a m'a fait du bien, de te conna�tre.
Si tu passes � Clermont...
Tu t'appelles comment, si je veux t'�crire ?
Chirac. Patrick Chirac.
"Chirac" ?
Ce que t'es con, Patrick.
"Chirac" ? Tu l�ches rien, hein.
La bonne humeur, quoi. C'est �a.
Bon. Il faut que je finisse mes rangements,
que je me change... Tu dis rien � personne.
Les au revoir, �a m'oppresse.
T'inqui�te, Chirac.
Je suis une tombe.
Voil�.
Bon. Je disparais sur la pointe des pieds.
Tu embrasseras tout le monde. Tu diras � Pauline que...
Non, tu lui diras rien.
Au revoir, Willy. � l'ann�e prochaine.
� l'ann�e prochaine.
Salut, Patrick.
Au revoir, Patrick.
- Salut, Patrick. - � l'ann�e prochaine.
Au revoir, Patrick.
Au revoir, Patrick.
� l'ann�e prochaine, Patrick.
Tu vas o� ?
On va dire Dijon.
Attends, Pauline !
Pauline ! Regarder une fille dans les embouteillages,
�a veut rien dire.
C'est encore un peu les vacances.
Pauline ! Pauline !
On va quand m�me pas faire un break ?
Sous-titrage : Eclair Vid�o
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