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Ta gueule.
Ils sont l�.
- Il est quelle heure ? - Je sais pas. J'ai perdu ma montre.
Tu ne sers pas � grand-chose.
L�, on va se marrer.
S'il vous pla�t, ne me tuez pas.
Je vais me g�ner.
H�, une nouvelle montre.
Avec chrono et tout.
Je me rends.
Messieurs.
Voici le plan.
Aux grands maux, les grands rem�des.
Capitaine Maes, le premier ministre belge vous a choisi pour mener cette op�ration.
Bien. L'amiral Godfrey a accept� de nous fournir le soutien logistique britannique.
C'�tait avant que je connaisse le plan. Il vous faut un soutien psychologique.
Il se peut que vous ayez d'autres priorit�s
mais tout ce que nous demandons, c'est le navire et le prisonnier.
Seigneur ! O� allez-vous trouver l'�quipage qu'il faut ?
On s'en est occup�.
On a s�lectionn� un groupe de soldats belges, loyaux et bien entra�n�s.
Je veux les "Moutons noirs".
L'arm�e britannique recherche ces cingl�s depuis des mois.
Le statut dans nos fichiers indique : tirer � vue.
Du calme, amiral. Personne ne sait o� ils sont.
Si vous savez o� se trouvent ces gars, vous passerez en cour martiale.
J'ai plus de chances de survivre � un peloton d'ex�cution qu'� cette mission.
Ils sont peut-�tre fous, mais ce foutu plan l'est tout autant.
Aux grands maux, les grands rem�des.
Demande-lui ce que tu veux mais reste calme.
On a encore besoin de lui.
- Une pomme ? - Pas maintenant, Tamme.
- Et toi, Stan ? - Apr�s.
- All� ? - All�, Werner ?
- All� ? - Vous m'entendez ?
- Oui, nous avons le colis. - Vous pouvez r�p�ter ?
- Je r�p�te : on a le colis. - Bien re�u.
Le facteur vient le prendre � midi. Que Stan n'ab�me pas le colis.
- Il pose juste quelques questions. - Je ne plaisante pas.
Six, j'en ai six. Avec la grosse, j'en ai six.
- Avec la grosse ? - Oui, la grosse.
Rigole pas avec la grosse, mec...
Bordel de merde.
Papa, t'es un enfoir� !
- T'avais promis que je participerais. - C'�tait pas pr�vu.
C'est toujours pareil avec toi.
- Les patates germent d�j�. - T'as qu'� faire les courses toi-m�me !
Non.
Il parlera pas les poumons pleins d'eau.
�a fait combien ?
Une minute seize.
Allez.
En fait, on est tr�s gentils.
Oui, on est tr�s gentils. Un peu d'eau ?
R�ponds aux questions et �a sera fini.
- Bouge de l�. - Donne-moi encore cinq...
Werner, c'�tait quoi �a ? Tout va bien ?
- La ligne est mauvaise. - Le colis va bien ?
Je n'entends rien.
- J'ai entendu une expl... - Termin�.
Merde. T'es con, ils viennent le chercher.
- Stan. - Il prendra moins de place.
Laissez tomber.
Sans vouloir vous vexer.
Votre fils, Dieter.
Je vois la ressemblance.
mort au combat
- Comment ? - �clats d'obus.
Je n'en sais pas plus.
Pourquoi me dire cela ?
Vous pensez que je vais trahir ma patrie ?
C'est la guerre.
On perd tous des �tres chers.
Il ne s'agit pas des morts,
mais de ceux que l'on peut encore sauver.
Il s'appelle Franz.
Oui, c'est le pr�nom de son grand-p�re.
- �a va ? - Non, �a va pas.
J'en ai marre de faire les commissions et d'extraire des balles de vos corps.
Je veux un autre boulot.
Il doit prot�ger sa petite fille, c'est tout.
- Laisse-moi tranquille. - M'enfin.
J'ai trouv� quelque chose qui va peut-�tre t'int�resser.
Regarde.
- C'est quoi ? - B-Patrone, c'�tait �crit dessus.
J'en ai trouv� toute une caisse.
C'est le bon calibre.
D'abord un bisou.
Voyons voir.
C'est pas des balles pour la chasse.
Allez, Fons. Allez, allez.
Allez, Fons.
Le meilleur gaucher d'Europe. Les rats du Kiel.
Arr�te �a. Tu jouais pour le Beerschot ? Et tu encaisses pas un tacle...
C'est tout ? Tu ferais mieux de chasser plut�t que de batifoler.
Stan ?
Stan ?
Il y a une voiture allemande dans le bois.
Ch�ri ?
Votre �pouse, je pr�sume ?
Tenez.
Vous pourrez la revendre aux Juifs.
O� sont-ils cach�s ?
G�nther,
fais couler le bain.
Je suis all�e � la poste.
Toujours rien.
Il a d� arriver quelque chose ? Maman ne...
Laisse tomber. Je t'ai d�j� expliqu�
que le courrier �tait retenu � la fronti�re fran�aise.
Je me disais que le petit Louis sait peut-�tre d�j� marcher.
On a de la visite.
Salut.
Salut.
- J'ai besoin de la valise et de l'Allemand. - Oui, tout est l�. Donc...
Et le boche ? Il a des informations cruciales sur les transferts de troupe en Ardenne.
Il est encore dans son bain.
C'est pas vrai.
Sa t�te doit tra�ner quelque part.
- Bordel de merde, ils vont pas aimer �a. - Moi, je me suis bien amus�.
Du nouveau ?
Une mission sp�ciale, m'a-t-on dit de dire.
Au Congo ?
Enfin fini avec cette foutue for�t. J'ai des tiques � l'entrejambe.
Mais il n'y a pas d'Allemands au Congo ?
Laisse tomber. On est bien ici.
Cette mission est d'un int�r�t strat�gique capital.
On s'en fiche. On bute des boches.
- C'est notre strat�gie. - D�merdez-vous.
- C'est quoi les petits chiffres en bas ? - C'est le salaire.
Van Praag, tu pourras acheter le Beerschot.
Comme �a, tu pourras peut-�tre jouer.
Tant que j'aurai �a autour du cou, Fons, cela n'arrivera pas.
Encore une chose : je devais pas oublier de dire
que la mission fera des tas de nazis morts.
Ce serait plus s�r pour elle.
Non ?
Allez, tout le monde debout. On est arriv�.
Bordel de merde ! �a va pas ? Cr�tin !
Il a pas besoin d'�tre bourr� pour raconter des conneries.
Allez, tout le monde se l�ve.
Qu'est-ce que t'as ? T'es tout vert.
Je n'aime pas l'eau. Je ne sais pas nager.
Il y aura peut-�tre des bou�es dedans.
Messieurs, bienvenue en Afrique.
J'avais dit mission sp�ciale, hein ?
Venez.
Ne touchez � rien.
�a pue ici.
OK, les gars.
Pour ceux d'entre vous qui ne sont pas bons en g�ographie,
on se trouve ici, et notre destination est l� : l'Am�rique.
Objectif de la mission : transport d'une cargaison
qui est d'un int�r�t capital pour les alli�s.
- De l'uranium. - De l'uranium ?
Et c'est quoi ce truc ?
Je connais. C'est pour colorer le verre.
Dans les montres, les aiguilles lumineuses, c'est aussi de l'uranium.
J'en veux une comme �a, car celle-ci ne brille pas dans le noir.
On part en mission secr�te
dans un sous-marin allemand pour que Roosevelt lise l'heure la nuit ?
C'est pour fabriquer une bombe.
Pas une simple bombe, une bombe qui peut an�antir une ville enti�re.
Un rayon d'explosion de plusieurs kilom�tres.
Les scientifiques allemands y travaillent,
ils ne doivent pas devancer les Am�ricains.
Les mines de Shinkolobwe de l'Union Mini�re au Congo
sont le plus gros gisement d'uranium au monde.
Et Roosevelt en a achet� quelques tonnes en accord avec le gouvernement belge.
Il faut les apporter jusque-l�.
On va piloter nous-m�mes cet engin ?
Vous allez �tre form�s trois semaines, th�orie et pratique. C'est tr�s court.
Commencez d�j� � b�cher, car ce n'est pas un examen � rater.
Dans quinze minutes sur le pont.
- On est juste des chauffeurs de camion. - Oui, mais d'un camion d'enfer.
Tu pourrais pas faire �a derri�re le rideau ?
Tu rigoles ? Je suis en nage.
H�, Stan.
C'est pas la premi�re fois qu'on la voit nue.
Mais �a n'a rien de sexuel, hein ?
Juste quand elle se lavait dans le ruisseau.
En toute innocence, Stan.
- Et de loin. - Oui, tr�s loin.
On voyait rien sans jumelles.
- Esp�ce de porcs. - Quoi ?
- Mon Dieu, et vous tenez �a d'o� ? - C'est confidentiel.
OK. Viens ici, toi.
- Un fris�, comme vous l'avez demand�. - Merci.
C'est qui �a ?
Franz J�ger, un capitaine allemand. Il va nous former.
Si tu crois que je vais me coltiner un nazi, tu te goures.
Nous former, j'ai dit. Je suis le capitaine.
Il �tait commandant d'un U-boot en 14-18. Il conna�t ce sous-marin comme sa poche.
Stan...
- Tu penses la m�me chose que moi ? - Oui.
Mais il n'y a pas de baignoire � bord.
Bonjour, messieurs. On m'a demand� de vous apprendre
� faire marcher cet U-boot en trois semaines.
Eh bien, c'est impossible.
C'est suicidaire.
C'est du suicide.
Cela prend au moins un an pour des officiers allemands intelligents,
mais comme je ne viens pas avec vous, je m'en contrefous.
Bon, on est � l'avant du navire, la proue.
C'est la salle des torpilles avant. Il y a quatre tubes lance-torpilles.
Des torpilles tr�s lourdes. Elles p�sent 1�000 kilos chacune.
Mais cela ne vous concerne pas,
- parce que vous n'en lancerez pas. - Quoi ?
C'est une mission de transport, pas une mission d'attaque.
- Et si on doit se d�fendre ? - On plongera.
WC, cabine du capitaine, lits des officiers.
- Mess des officiers. - Waouh.
- Salle radio. - Il y a un �metteur de 200 Watts.
La salle de commande, le cour du navire.
Le capitaine d�cide de tout ici, sauf des mar�es.
Votre destin est entre ses mains.
Arr�te �a.
Salle des couchettes. Vous les partagez en deux �quipes.
Vous voyez, on ne manque pas d'espace.
La cuisine. La seconde salle la plus importante.
Soyez ami avec le cuistot.
Tu peux commencer � peler les patates.
- La salle des machines. - Diesel ?
Diesel en surface, �lectrique sous l'eau.
- Il fait s�rement 1�200 ch. - 3�200 ch.
- Des moteurs MWM. Les meilleurs. - �a change des tracteurs de mon p�re.
C'est encore loin ?
C'est la salle des torpilles arri�re.
Avec deux moteurs �lectriques, une torpille et un tube lance-torpilles.
Voil� pour la base.
Vous voyez, c'est un engin tr�s complexe. Une fausse man�uvre et...
C'est fou, �a !
Bon, au boulot, les gars. Vous n'avez que trois semaines.
OK, r�partition des t�ches.
Stan, capitaine en second. Tu t'assures que l'on suit mes ordres.
Tamme, Klisse, moteurs.
Werner, radio et sonar. Filip et Fons, aux commandes.
Van Praag, aux ballasts. OK ? Allez, en cours.
Et moi ? Je n'ai pas de poste.
- Tu peux lui expliquer. - Quoi ?
Je me suis arrang� avec Maes.
Quand ils viendront livrer l'uranium,
ils te ram�neront dans une ferme belge pas loin.
- Ce sera plus calme. - Je ne reste pas seule en Afrique.
Je ne t'emm�nerai pas dans ce cercueil.
L'�quipage doit collaborer comme une machine bien huil�e.
Vous connaissez l'expression : Un pour tous, tous pour un ?
Dans un sous-marin, ce n'est pas anodin, c'est la r�alit�.
Poulies. Syst�me de poulies.
- C'est le volant de... - L'hydrophone.
C'est l'�metteur-r�cepteur.
- Ce bouton... - Change la fr�quence sur large bande.
Le circuit de r�action.
Tribord 20.
�l�vateur de torpille...
C'est trop compliqu�, les mecs. Et en allemand en plus !
Pour plonger, on fait sortir l'air des ballasts qui se remplissent d'eau.
Et pour remonter, c'est l'inverse :
on pompe l'eau et l'air est comprim� � haute pression. Compris ?
Et si on doit faire la grosse commission, et qu'on tire la chasse,
le caca se retrouve dans le ballast ou...
Quoi ?
Non, ce n'est pas une question stupide. � cause de l'�norme pression sous l'eau...
- Tu ne te baignes pas ? - Non.
- Demain peut-�tre. - Moi, j'y vais.
Court-court-court-long.
Court-court-court-long.
- Et �a veut dire quoi ? - Tu...
... as de tr�s beaux...
... nichons.
Idiot.
C'est tout ce que tu as appris ?
C'est tout ce que j'ai retenu.
C'est notre derni�re nuit ensemble.
- Je peux encore essayer de le convaincre. - �a ne marchera jamais.
Il a convaincu maman de partir sans moi.
Nous au moins, on peut se faire nos adieux.
C'est vrai.
Jenga, lance les bouts.
- T'as un truc contre les noirs ? - Faut pas qu'un macaque me touche.
- Il ne va pas d�teindre. - Je veux pas savoir.
Allez, les gars. On y va.
Attention...
Ce bamboula est trop paresseux pour faire le chemin deux fois.
Nous avons localis� votre position.
Nous approchons de l'ouest.
- Qu'y a-t-il ? - Un message radio allemand.
- Ici ? - Sur la bande VHF.
Dans notre champ de vision.
Ces ondes radio ne passent pas les montagnes ou les arbres,
donc �a vient de la mer. Ce navire est � moins de 100 kilom�tres.
Retrouve le signal.
Nom de... Maes, des vaisseaux.
- O� �a ? - L�.
Bon sang, il faut partir.
En Am�rique ?
Ils viennent droit sur nous. Pas le choix.
- On n'a eu que la th�orie. - On commence la pratique !
Allez, les gars.
- Que faites-vous ? - On part pour l'Am�rique.
Sans savoir comment plonger ? Et moi ?
- Vous venez avec nous. - Ce n'�tait pas le march�.
- Le march� a chang�. - R�fl�chissez.
Vous n'avez aucune chance de survivre. C'est du suicide et vous le savez.
Je n'ai pas d'autre choix.
Stan.
Vous �tes d�couverts. Le navire d�marre, � vous.
Re�u. Port�e de tir 20 minutes.
Avec qui parlent-ils ?
OK, tout de suite.
Oui, tout est � bord.
Et merde !
Merde !
C'est quoi �a ?
Mon Dieu, Maes est mort.
Ce n'�tait pas mon intention.
Adieu.
Stan, non ! On a encore besoin de lui.
Qui va conduire ce navire ?
Fais-nous partir d'ici.
Je vais garder �a pour grand-papa.
Je viens ou tu pr�f�res me refourguer � un collabo ?
- Commence pas. Tout le monde est l� ? - Non.
- Ce n�gre va pas venir avec ? - Non, Fons, on va le jeter � l'eau.
Emm�ne-le.
Moteurs.
Par�s.
On y va.
Mettez le cap sur 3-10.
Gouvernail tribord � 20.
Les deux moteurs en avant lente.
Il n'y a pas assez de pression.
- La vanne est � moiti� ouverte. - Quoi ?
- La vanne principale est � moiti� ouverte. - Ouvre-la !
Bordel !
Je peux passer, mon ami ?
- Il y a rien qui change. - Attends.
Oui, c'est mieux. Les jauges bougent.
Tamme, on a du renfort.
- Jenga, machiniste ? - Oui, oui.
Bienvenue � bord.
Alors ?
Ils sont encore loin, mais vaut mieux rester hors de port�e.
Fais-nous plonger.
Par�s � plonger.
Profondeur : 30 m�tres.
Devant au-dessus de dix, derri�re, cinq.
Cinq degr�s vers le bas.
Vers le bas.
Oui...
Immersion. Ouvre les vannes.
Toi, ouvre les purges.
Coupez le diesel, mode �lectrique. Les deux moteurs en avant lente.
Jenga.
Maintenant.
profondeur
On est sous l'eau. Comme Jules Verne.
C'est un bateau tr�s sp�cial, Jenga.
Sous l'eau, pas sur l'eau. Sous l'eau.
Retire-les-moi. J'ai besoin de mes mains.
Je les enl�verai quand j'aurai confiance.
Quand tu auras cess� de respirer.
Qu'est-ce qui me garantit que tu ne me tueras pas � New York ?
Qu'est-ce qui me garantit que tu ne vas pas tous nous tuer avant ?
On est dans le m�me bateau.
Stan ?
Stan ?
- Qu'y a-t-il ? - �coute.
Un ronronnement bizarre.
Ils nous recherchent.
Tant qu'on est immerg�, il n'y a pas de probl�me.
C'�tait quoi d�j� ?
Je sais plus.
Fuite dans les chiottes !
Bon sang. Je dois tout faire tout seul ?
Imb�cile. Tu veux tous nous tuer ?
L7, B5, L6.
C3 et B1.
- C'est si difficile � retenir ? - Je vais te mettre la t�te entre B5 et C3.
Quel compartiment se trouve en dessous ?
Les batteries ! Batteries et eau ne font pas beau mariage.
Laisse-le.
Mate-moi �a !
Gaz chlor�. Envoyez l'air, on remonte.
- L'avion est parti ? - Si on n'a�re pas tout de suite, on meurt.
Plus vite.
- Fons, le Flak. - Oui.
Merde, il s'en va.
- Pourquoi il attaque pas ? - Il ne prend pas le risque avec ce Flak.
Il va nous survoler en cercles jusqu'� ce qu'on plonge.
Ils s'entra�nent sur des U-boots qui plongent comme cible.
Alors, on ne plonge pas. Il va �puiser son carburant.
Il est d�j� sur radio. D'autres vont arriver.
Vite.
Trappe ferm�e. Hop, hop, hop, les gars.
Merde.
Merde, il l'a eu.
Stan.
Stan.
Stan.
Il a eu de la chance.
Dormir ici.
Allez.
Allez, voil�.
Tu rigoles ou quoi, mec ?
Qui t'a dit qu'il pouvait dormir l� ?
Jenga a boss� dix fois plus que toi, mon gros !
- Dans la salle des torpilles. - Arr�te, Fons.
Allez, hop.
Oui, monsieur.
Et prends ton poisson.
Tonton Kriechbaum va te donner le bain.
Il a l'air d'aimer �a.
- S'il vous pla�t, ne lui faites rien. - Je crois que papa va te sauver.
- N'est-ce pas ? - En haut, derri�re la chemin�e.
Allez voir.
Dans la nature, il faut parfois
corriger la taille d'une certaine population,
afin qu'un �quilibre stable soit r�tabli
et c'est pour �a qu'on fait cela.
Nous r�tablissons l'�quilibre naturel
de la nature.
Il est d'une importance cruciale pour lui
- d'apprendre... - Non.
- ... d�j�... l'�quilibre. - Non !
Non, je vous en supplie, partez pas ! Ne le laissez pas l�. Je vous en supplie.
Louis, Louis...
Comment est-ce possible ?
Pourquoi as-tu d�vi� de 50 degr�s ?
- On �tait � 90 degr�s. - Quoi ?
Qu'est-ce que j'en peux, mon cochon ? C'est Filip ici d'habitude.
Ton escapade nous a co�t� huit heures.
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Je v�rifie les axes. Il faut les huiler.
H�, h�. Arr�te. Du calme.
Doucement. Calme-toi ! Doucement.
Ouvre le tube 5.
Stan, calme-toi.
Un volontaire pour un test torpille ?
Arr�tez-le.
J'�coute seulement mon capitaine.
Tu vas nager, allez.
- �a suffit. Laisse-moi vivre ma vie. - Il n'a pas le droit de te toucher.
- C'est mon corps. C'est moi qui d�cide. - Tu es trop jeune.
Ah oui ? Et � quel �ge j'aurai le droit alors ? � quarante ans ?
Quand tu seras mari�e. En attendant, tu m'ob�is.
Tr�s bien.
Un capitaine peut marier les gens.
Viens.
Capitaine, on va se marier.
Venez, les gars.
Messieurs, la mari�e attend.
Pas de bible. On fera avec �a.
Ch�rie, ce n'est pas une bonne id�e.
Mettez vos mains sur la "bible".
Nadine, veux-tu prendre Filip ici pr�sent
- comme l�gitime �poux ? - Oui.
Filip, veux-tu prendre Nadine ici pr�sente comme l�gitime �pouse ?
- J�ger. - Non, c'est rien. Allez.
Bon sang.
On rentre. Allez, on se bouge.
Vite, il pourrait y avoir un sous-marin.
- Viens. - Non.
Vite.
- H�. - Va-t'en.
Difficile de c�l�brer un mariage avec un navire ennemi pas loin.
Tu aurais pu dire dix fois "oui".
- Il nous surveillait. - Et alors ?
On pourrait attendre d'�tre en Am�rique ?
Je t'aime vraiment, tu sais.
- Mais Stan... - C'est un vrai salaud.
Maman n'aurait pas r�agi comme �a.
Tu ne peux pas savoir � quel point j'ai h�te de la revoir.
Et de te pr�senter � elle comme mon mari.
Elle serait fi�re de moi.
Qu'est-ce qu'il y a ?
H� ?
Rien.
Quoi ?
H�...
Elle est morte, Nadine.
Ta maman est morte. Je l'ai vue.
Et Louis aussi.
- Qu'est-ce que tu dis ? Ils sont en France. - Non.
Quoi ?
Stan a cherch� un million de fa�ons de te le dire,
mais comment un p�re peut-il dire � sa fille
que sa maman et son petit fr�re sont morts ?
Il ne pouvait pas supporter de te briser le cour en mille morceaux.
D�sol�.
Torpille !
Alarme !
Torpille, cap 2-2-3, cinq cents m�tres.
On plonge. De 15 degr�s.
- Filip. - Oui.
- Viens, viens. - Merde.
On plonge.
Pr�parez-vous � l'impact.
Deux cents m�tres.
Cinquante m�tres.
Accrochez-vous.
Ils nous ont rat�s. Ils ont rat�.
Silence.
Les deux moteurs en mode silencieux.
Silence absolu.
Ajuste de 20 � tribord.
- Alors ? - Toujours rien.
Il ne le trouve pas.
Il est quelque part derri�re.
Viens avec moi.
Klisse.
Tu as le manuel avec les plans techniques des torpilles ?
- Oui, il est dans... - Parfait. Prends-le et lis l'annexe C.
Va dans la salle des torpilles arri�re et coupe les fils 4 et 5 de la torpille.
OK.
Attention, seulement les 4 et 5. Ne touche pas aux autres.
C'est quoi �a ?
�teins ce truc, merde.
Moteurs.
- �a va avec la torpille ? - On s'en occupe.
Allez.
Il est derri�re nous.
- On charge la torpille arri�re. - Allez, les gars.
- Allez. - Oui.
Je l'ai.
- Distance ? - Quatre cents m�tres.
- Position ? - 1-8-0, juste derri�re nous.
Maintenant ou jamais.
La torpille est charg�e ?
- C'est bon. - Vite, vite...
Allez.
Attends, attends. Je suis coinc�.
Qu'est-ce que tu fais ? Bordel de merde.
Jenga.
Allez.
Sors-le de l�.
Plus haut.
On a besoin de la torpille, tout de suite.
Tube cinq pr�t.
Tire sur ces boches.
Qu'est-ce que t'attends ?
Tirez.
Impact imminent.
Torpille.
Cent m�tres, vitesse de 40 n�uds.
- Vire � b�bord. - C'est trop tard.
Cinquante m�tres.
- Et maintenant ? - On prie.
Dix m�tres.
Que s'est-il pass� ?
On �tait trop pr�s. Ils n'ont pas coup� le m�canisme de distance de s�curit�.
Mais nous, oui.
Quels sont les d�g�ts ?
Les commandes sont cass�es.
La barre est bloqu�e.
On peut remonter ? J�ger ?
On remonte.
Euh... les gars ?
Van Praag est en mauvais �tat.
Bois. Bois encore.
Faut boire, mec.
- Il n'y a pas d'autre option. - Je sais...
Quoi ?
- T'es fou. Tu peux pas me demander �a ! - Tu es le seul � avoir de l'exp�rience.
- Oui, avec des vaches et des porcs. - Fons...
Si tu ne le fais pas, il va mourir.
Tu ne peux pas me demander �a.
Le premier boche venu, je lui coupe les jambes et les bras,
tout ce que tu veux. Mais pas � Van Praag, pas lui !
Je saurai plus le regarder dans les yeux. Je peux pas. Impossible.
Non, les gars. C'est pas possible.
Non.
Tamme, laisse passer.
- Arr�te, je vais vomir. - Bois encore un peu, mon gars.
C'est pour ton bien.
Qu'est-ce que vous allez faire ?
Tenez-le bien.
C'est pour ton bien.
- Faites un garrot au-dessus du genou. - Oui.
Voil�. Puis il faut scier sous le genou.
- Fons, ici ? Ici ? - Oui.
Allez.
Il faut r�parer le navire. Jenga, Tamme, viens avec moi.
- Allez, tu tiens bien ? - Oui, oui.
- Pr�ts ? - Allez, les gars.
- Je suis pr�t. - On y va.
Vas-y.
Allez, continue.
Maintenant, le droit !
Pour que tu puisses mieux r�parer les moteurs.
Je comprends.
C'est ce qu'il fallait faire. Tu lui as sauv� la vie.
Il ne pourra plus jouer au foot.
Encore un talent de g�ch�.
Tous les grands clubs se le disputaient.
Il avait l'embarras du choix.
Tu jouais au foot ?
Non. J'ai toujours �t� un soldat, aussi loin que je me souvienne.
Et un soldat ne choisit pas son �quipe.
Werner, radio.
Un destroyer allemand.
- On peut partir ? - On n'a qu'un moteur.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Si on bouge sans s'identifier, ils ouvriront le feu avec leur canon de pont.
Stan ?
Viens.
Capitaine Max Schultz, identifiez-vous, � vous.
Allez.
Capitaine Franz J�ger, U-235, 8e flotte. Qu'y a-t-il ? � vous.
8e flotte ?
Que faites-vous dans ce p�rim�tre ? � vous.
Nous avons heurt� une mine et nous r�parons les d�g�ts, � vous.
Une mine ? Je vous envoie des hommes pour vous aider. � vous.
Non, merci. Ce n'est pas la peine.
Ne vous inqui�tez pas, tout est sous contr�le. � vous.
Pas de discussion. Nous venons, �videmment.
Nous arrivons. � vous.
Tr�s bien. On a du whisky. Termin�.
Merde.
Salaud.
Ils vont se m�fier si on ne les laisse pas venir et s'ils se m�fient, ils tirent.
Vous devez vous rendre.
Impossible.
Bon sang. Ils ont mis un bateau � l'eau.
OK, les gars. Toi, tu vas avec ton pote. Nadine, dans les WC.
Fons, � l'arri�re.
C'est toi qui vas parler.
Camarades, c'est pas le meilleur temps pour nous rendre visite.
En effet.
Camarades.
- Vous avez heurt� une mine ? - Oui, on a pas mal de d�g�ts.
Mais c'est un U-boot, il y a toujours un truc � r�parer.
Mais �a peut attendre. Pas le whisky. Par ici.
C'est une bonne id�e.
Il y aurait un sous-marin ren�gat dans le p�rim�tre.
� destination des USA, charg� d'uranium. On doit ouvrir l'�il.
De l'uranium, vous dites ?
Je ne sais pas ce que c'est, mais �a a l'air d'�tre important.
Quoi qu'il en soit, c'est au-dessus de notre solde.
Messieurs, le whisky attend. Par ici.
Fons...
- On est arriv� ? - Chut, il y a des Allemands � bord.
Tu veux bien me gratter le pied droit ? �a me d�mange.
Gratte-moi. J'ai des fourmis.
Comme �a ?
Oui, c'est bien.
- Sant�. - Sant�.
- Un sacr� bon whisky, J�ger. - Je vous l'avais dit ?
- Vous �tes l� depuis longtemps ? - Un petit temps. On attend les ordres.
C'est rien. C'est Gerhard. Il a repris connaissance.
Tais-toi.
Les boches vont t'entendre.
Il a eu un accident. On a d� l'op�rer en urgence.
- Je vais aller voir. - Pas besoin. Il est bien soign�.
Mayer est infirmier. Il peut aider.
Va voir.
On va reprendre un verre.
Tais-toi.
- Vous avez d� amputer les deux jambes ? - Oui.
Je comprends. Comment est-ce arriv� ?
Comment... Oui.
- L'amputation a eu lieu � bord ? - Oui...
On peut juste le soulager en lui donnant de la morphine.
- Oui, oui. - Je vais en chercher.
Rendez-moi mes jambes !
O� sont mes jambes ?
Alerte, ils ne sont pas allemands.
Une fois, j'ai vu une exp�rience scientifique r�alis�e sur un Juif.
L'homme �tait attach� dans une baignoire d'eau glac�e.
� z�ro degr�.
Quand il �tait sur le point de mourir, apr�s cinq heures d'agonie,
ils ont r�chauff� son corps
en remplissant son estomac d'eau bouillante,
ses intestins
et sa vessie.
Votre cargaison...
D'uranium. J'ai entendu des rumeurs l�-dessus.
� propos d'une arme de destruction massive.
J'ai vu ce qu'ils peuvent faire avec un bain d'eau froide.
Alors avec une arme de destruction massive...
J'ai ferm� les yeux une fois.
Je ne referai pas la m�me erreur.
Que Dieu nous vienne en aide
si jamais Hitler est le premier � avoir cette arme.
Alors...
on va sortir ce navire de l�.
Merde, ils s'impatientent.
Ils veulent que l'�quipage revienne.
Leur canon est point� sur nous. D�p�chez-vous.
Tu es s�r ? C'est un coup impossible.
Pas pour toi.
OK, allez. Ouvrez les vannes.
Vite.
On doit partir, allez.
C'est un fusible. J'ai besoin de dix secondes.
Ce n'est qu'un fusible...
Oui, oui. OK, �a refonctionne.
Silence, c'est quoi ce bruit ?
Accrochez-vous !
Nadine.
Il faut sortir de ce compartiment.
Fermez l'�coutille.
Nadine ?
Ferme la trappe ou on va mourir. Vite.
Klisse ?
Klisse ?
On doit fermer.
Je suis coinc�.
Allez, Klisse.
Klisse.
Klisse, il faut fermer.
� l'arri�re. Allez, allez.
Allez.
Allez, mec. Klisse.
Venez.
Venez.
Nadine, Nadine. Merde !
Non, non, non.
Pousse vers le haut.
Au secours !
C'est ton foie. �a l'a travers�.
- Prends �a. - Merci.
- Allez. - On va y arriver.
Il faut faire quelque chose.
Nadine est bloqu�e.
Calme-toi. Il ne faut pas paniquer.
Merde, qu'est-ce que je peux faire ?
Du calme.
C'est de la folie, il va mourir.
- Que disent-ils ? - Ton p�re arrive.
Fais pas �a. C'est du suicide.
Je peux pas laisser encore mon enfant se noyer.
Allez.
OK ?
Doucement.
Calme-toi.
Oui.
Allez, vite.
Pas de pouls.
Allez, ma puce.
Vas-y, ma ch�rie.
Allez, vas-y.
Allez.
Allez.
Allez, ma puce.
Bats-toi !
Allez, merde !
�coute-moi pour une fois !
Bats-toi !
Stan, arr�te.
Stan...
Laisse-la partir.
Non.
Tu es avec nous.
Il est... Elle a...
Ils sont...
Putain de merde. Elle vivre !
On est presque en Am�rique, camarades.
- On n'a pas le choix. - C'est un aller simple, tu sais �a ?
Je le sais depuis que je suis mont� � bord.
Attends.
Tiens.
D�sol�, on a...
Merci.
Ne la fais pas attendre
aussi longtemps
la prochaine fois.
Promis.
Bon Dieu, il a r�ussi.
- Maman, Louis... - Chut, papa.
Si tu n'as pas pu les sauver, c'est que personne ne pouvait.
4 ans plus tard
Miami, le 6 ao�t 1945
- T'as gagn�. - Ah merde, oui. �chec et mat.
- Bordel de merde. - Allez, dis.
Viens, on va nager.
Nous devons interrompre pour un message du pr�sident Truman.
Il y a quelques heures un avion am�ricain a lanc� une bombe sur Hiroshima
et d�truit cette base militaire ennemie.
Cette bombe a une puissance sup�rieure � 20�000 tonnes de TNT.
Avec cette nouvelle bombe,
nous avons accru notre capacit�
de destruction.
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