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Original subtitles

La m�me chose. Sans glace.

On va fermer.

M. et Mme Caprer, votre d�ner s'est bien pass� ?

- J'aimerais remettre mes bijoux au coffre. - Bien s�r. Je vais vous ouvrir.

Je pars maintenant. J'�tais coinc� au bureau.

Oui, tout va bien.

Je rentre � la maison, l�.

Moi aussi, je t'aime. Salut.

Donne-moi ce t�l�phone, ordure.

- Prenez ce que vous voulez. - Ta gueule.

Salut, ch�ri.

Paul ? �a va ?

- Non, c'est moi. - Gully.

Je veux que tu sois partie quand je rentre.

10 mois plus tard

�a fait un an.

C'est � vous que je le dois. Merci � tous. Vraiment.

- Ce sera bient�t ton tour, Gully. - Merci.

H�, Pudding.

- Salut, Finn. - Tu es d�j� all� encaisser ?

Non, j'y vais maintenant. Tout va bien.

OK, alors � demain chez moi.

H�, mon pote. Le d�ner est servi. Voil�, r�gale-toi.

- Il y a quoi, dans ce sac ? - Toujours la m�me chose.

- Tu as de la r�glisse ? - Tiens.

Parfait.

Tu as toujours de petites attentions pour moi.

Faut bien qu'on s'occupe de toi.

- Quel temps il fait ? - Il fait froid.

Tout est l�.

J'ai v�rifi�. Jusqu'au dernier centime. Une seule fois.

J'ai confiance, Maz. Fais gaffe � toi.

Attends, Gully.

Je dois te dire un secret.

Avec ceci, je fais �a. N'importe quel bijou, je le retaille.

C'est mon secret. Il arrive "sale" et il ressort "propre".

C'est mon secret.

- Maz, tu me le dis � chaque fois. - C'est vrai, je sais que tu le sais.

- Je voulais �tre s�r que tu savais. - Tu sais quoi ?

Arr�te le caf�, mon pote.

Quatorze.

Spike. Allez, viens mon chien.

Viens l�, Spike. Allez, viens.

- Connard. - �a va pas, mon pote.

C'est mon chien, merde.

Tu es un vrai dur, Finn.

Voil� l'argent, les mecs.

On a gagn� 62 700. Moins 5 500 de frais.

�a nous fait chacun 14 300.

Un toast � Gully Mercer. Le meilleur boss qui soit, apr�s ton p�re, peut-�tre.

C'est gentil. Bon, Maz m'a donn� l'argent.

Tu bosses toujours avec lui ? Il est...

Il est bizarre, mais j'ai confiance en lui. Tout est toujours correct.

- Pourquoi il a autant que nous ? - Tu te sens l�s�, Finn ?

- Non, pas de probl�me. - Pas de probl�me ?

Pas de probl�me.

On fait �a dans deux mois.

- Heureux de vous revoir � The Grange. - Bonne ann�e.

Bonne ann�e.

- J'ai r�serv�. - James Kutner. Bienvenue.

- Merci. Ma carte de cr�dit. - Merci.

Voici votre carte. Merci.

- Merci, M. Goodman. Bonne soir�e. - Bonne ann�e.

- Chambre 301. - Merci.

- Content de vous revoir. - Moi aussi.

- No�l s'est bien pass� ? - Tr�s bien. Et vous ?

- Bien, merci. Beaucoup de travail. - �a ne m'�tonne pas.

Laissez �a l�.

- Bonne continuation. - Merci.

- Bonne ann�e, mon gar�on. - Merci, monsieur.

Ici James Kutner, chambre 301. Je veux mettre quelque chose au coffre.

Bien. Merci.

All� ? Je te rappelle d'une cabine.

- Oui. - Tout va bien ?

Oui, tr�s bien. Je voulais avoir des nouvelles.

- Tu as ton costume ? - Oui, super classe.

Je le regarde l�. Je peux faire autre chose ?

Non, on se voit ce soir.

- Gully ? Merci. - De rien. � plus.

Dans le dernier �pisode d'Harmony Park.

C'est juste Harmony Park.

Comme si je ne le savais pas.

C'est moi, Kara.

Une minute.

Salut Willy. Je suis venue voir comment tu allais.

Alors, �a va ? Tu as trouv� du travail ?

Willy, je ne suis pas que ton agent de probation.

On est aussi amis.

Je vais faire quelques petits boulots apr�s les f�tes.

C'est un bon d�but.

Kara, je ne veux pas �tre impoli, mais j'allais sortir.

Mon cousin organise une f�te pour le r�veillon.

Pas de probl�me.

Pas de probl�me. Super. Je voulais juste savoir comment tu allais.

Je vais bien.

Kara.

Bonne ann�e.

- Je te croyais morte. - C'�tait ma jumelle.

Ta jumelle ? J'aurais d� m'en douter.

Allez.

Vous �tes bien chez Jody, Finn, Miles, Pat et Spike. Laissez un message.

Finn, c'est moi. D�croche.

La ferme.

Assez.

- C'est moi. Tu t'es occup� de la voiture ? - Oui, je suis all� la chercher ce matin.

- � ce soir. - �a roule.

Quoi ? � quoi tu penses ?

Qu'est-ce que tu veux ?

R�p�te apr�s moi. Moi, Lee le perdant, je dois me concentrer.

- Moi, Lee le perdant... - Je dois me concentrer.

- ... me concentrer. - �tre plus attentif.

- Je dois �tre plus attentif. - Sinon, je fais ma valise.

D�sol�e, l'h�tel est complet.

M. Regal ne doit �tre d�rang� sous aucun pr�texte.

- Vous avez bien compris ? - Oui, monsieur.

Pas d'appels, pas d'amis, pas de m�dias...

... et absolument personne de sa famille.

Je comprends. Il ne sera pas d�rang�.

- D�sol�e, M. Kutner. - Il faut de tout pour faire un monde.

Tu vas o� ? J'ai combien de mains, l�, Miles ?

J'y vais.

C'est quoi cette odeur ?

- Tu as chang� Patty ? - Elle va bien.

- Tu pouvais changer sa couche, non ? - Je t'ai dit que je dois y aller.

Vas-y. Laisse-moi encore toute seule un soir de r�veillon.

- J'ai touch� le gros lot, avec toi. - � demain.

- Miles, embrasse ton connard de p�re. - � tout � l'heure.

O� est Spike ?

- Spike. - C'est vrai �a, o� il est ?

- O� il est ? - Je ne voulais pas de chien.

- Tu l'as laiss� sortir ? - Non. Je hais les chiens.

Connard.

Sympa. Moi aussi, je t'aime. � plus tard.

Oui, c'est �a.

Ma belle Carolyn, pourquoi tu m'as quitt� ?

J'aurais d� partir en premier.

Ma belle Carolyn.

Lee. Le t�l�phone. R�ponds, Lee.

- Lee. - Un instant.

Un instant ? Le t�l�phone sonne. Le t�l�phone sonne.

Le t�l�phone ne sonne plus. �a veut dire que tu es dans la merde.

Je vais les rappeler tout de suite.

Tu sais combien de gens voudraient �tre l'assistant de Chance Regal ?

Des dizaines de milliers. De gens.

- Votre tonic avec citron vert, M. Kutner. - Merci.

- Bonne ann�e. - Vous aussi.

Excusez-moi. Vous attendez quelqu'un ?

- Non. - Je peux m'asseoir ?

- Bien s�r. - Je crois qu'on m'a pos� un lapin.

D�sol� pour vous.

Je me disais...

Normalement, je ne fais jamais �a...

- ... mais je n'ai pas envie d'�tre seule, l�. - Pas de probl�me.

Votre mari ? Vous portez une alliance. Votre mari ?

Non. On est s�par�s. Mais je pensais qu'il viendrait, ce soir. C'est idiot.

C'est le r�veillon. Peut-�tre qu'il viendra ?

- Il devait �tre l� � 9 h. - Alors il vous a pos� un lapin.

Je m'appelle Helen, au fait.

- Et vous ? - James.

Dommage que tu aies rat� �a. Un truc dingue.

Les petits hurlaient, Jody n'�tait pas l� et le chien me rendait fou, � aboyer.

Jody partie, je me suis dit : Assez.

J'ai tir� le chien dehors par le collier et je lui ai coll� une balle dans la t�te.

Tu n'es pas bien dans ta t�te. Je plains tes gamins, mon pote.

Moi aussi. Mais il l'avait m�rit�. Toujours � chier, pisser et aboyer.

- Mais ils adorent ce chien. - Qu'est-ce que j'y peux ?

C'�tait juste un chien. Un animal tar�.

Tu sais ce qui est dr�le ? Je te regarde et je me demande qui c'est, l'animal.

- Tu as fini ? - Non, je ne fais que commencer.

Je meurs d'impatience.

- Je vais pisser. - Oui, va pisser.

Finn, va te faire foutre.

Il doit s'asseoir, pour pisser.

- Je trouvais �a marrant. - Regarde un peu ces nichons.

Il fait quoi, en fait ? � quoi il nous sert ?

Il a fait de la taule avec le p�re de Gully. J'en sais pas plus. Ne t'inqui�te pas.

Il est vieux, il est lent et je peux pas le blairer.

Arr�te de r�ler. �a va �tre un truc rapide. On entre et on sort. Deux heures maxi ?

Peut-�tre.

- J'ai rat� quelque chose ? - Elle a sorti une pomme de son cul.

Et d'un superbe cul.

- C'est marrant, non ? - C'est toi qui est marrant.

- Qu'est-ce que tu fais, James ? - Je suis dans l'immobilier.

- C'est tout ? - J'ach�te des maisons pour les retaper.

- Et je les vends. - Super.

C'est le job du si�cle, non ?

- Il y a une Mme James dans ta vie ? - Non.

- Des enfants ? - Pas d'enfants. Juste Rico.

- Qui est Rico ? - Mon poisson.

- Un poisson ? C'est mignon. - J'ai un poisson. Pourquoi tu ris ?

- Un petit poisson. - C'est original.

Il est cool. Et toi ?

Je n'ai ni enfants, ni mari. Il �tait mari� � son boulot.

- Que fait-il ? - Il est flic.

Bon sang. Pas �tonnant que ce soit un con. C'est un connard, Helen.

Qui peut s'int�resser � autre chose qu'� toi ?

Regarde-moi �a. Quel beau sourire.

- Merci. - Il est mignon.

J'ai bu du tonic au citron vert toute la soir�e.

Je vais me transformer en tonic au citron vert.

- �coute, je dois faire quelque chose. - Tu dois partir ?

Oui, j'ai un truc � faire.

- Tu loges ici ? - Non, j'habite en ville, pas ici.

On se donnait rendez-vous ici, avant.

- Je voudrais te donner mon num�ro. - J'aimerais beaucoup. Bien s�r.

Je vais payer. J'ai pris plusieurs tonics au citron vert, et elle un verre de vin.

- Vous voulez la monnaie ? - Garde-la.

- Merci. - Ils ferment, ici.

- Pour toi. - C'est ton portable ?

Regarde-moi �a. Sur une belle serviette blanche.

C'�tait tr�s sympa. Prends soin de toi, OK ?

Et ne te laisse plus poser de lapin.

C'est bon.

Le plus dur, c'est l'attente.

- Qui veut une clope ? - Donne-m'en une.

C'est l'heure.

- Votre chambre vous pla�t, M. Kutner ? - Oui.

- Bonne nuit. - Merci.

Bonsoir, H�tel Grange, all� ?

R�ception.

La chambre 217 veut un sandwich BLT.

Je peux le faire. En prison, je pr�parais la bouffe.

Prends un tablier. La cuisine est par l�. Ignore le chef.

Finn, on retourne aux coffres. Gael, tu fais le guet.

Service � l'�tage.

Votre BLT. Je l'ai fait moi-m�me.

Il faut que je signe ?

Non, c'est d�j� pay�. Offert par la maison.

- La maison ? - C'est l'h�tel qui offre.

- � cause du r�veillon de l'an, et tout �a. - Ah bon, OK.

- Merci. - Merci � vous. Bonne nuit.

Pour vous.

Merci, c'est tr�s gentil.

- Bonne ann�e. - Vous aussi.

Merci. Merci beaucoup.

Laisse celui-l�. C'est le mien.

Il est vide. Et celui-l� aussi.

- Comment �a s'est pass� ? - Bien. 20 $ de pourboire.

- Mets-le dans le sac. - Arr�te de d�conner, Finn.

- Du calme, je plaisante, merde. - Mets tes gants et au travail.

- Comment �a va, Gael ? - Bien. �a va �tre long ?

- Une heure, avec de la chance. - Alors la nuit va �tre longue.

Reste l�. Reste l�.

Si tu fais du bruit, tu es mort.

Tu sais ce que c'est, �a ?

Pas un bruit. On n'en a pas pour longtemps.

Fais-le entrer.

On se g�le, dehors.

- Tu es d�bile ou quoi ? - D�sol�, je fixais l'�cran.

- Un bon champagne pour la 204. - Oui, monsieur.

- Tu ne notes pas ? - 204, un bon champagne.

Gully, tu veux que je m'en occupe ?

Non, je m'en charge.

- R�ception. - Il y a tellement de bruit � c�t�...

... qu'on n'a pas pu fermer l'�il. C'est quoi, cet h�tel ?

J'exige que vous interveniez tout de suite.

�coutez, on entend d'ici.

C'est ce que tu veux, salope ? C'est ce que tu veux ? C'est �a ?

- C'est ce que tu veux ? C'est �a ? C'est �a ? - Fais-moi mal, fais-moi mal.

- Un client se plaint du bruit de la 316. - Tu veux que je les butte ?

Non, je m'en occupe. Attends, laisse-moi r�fl�chir.

- R�ception. - Champagne, 204. Oublie ton pourboire.

- C'�tait qui ? - La 204. Attache-les et am�ne-les ici.

Encore 20 coffres et on a fini. Gael, prends les masques.

- Willy, trouve-leur un endroit. - La cuisine.

- Parfait. - Je m'occupe de la 204.

- C'est �a. - Tu veux que je t'aide ?

Non, reste ici et prends le chariot.

Ce soir, je peux pas. J'ai un truc � faire.

Non, ce soir, j'ai un truc � faire.

Je peux faire mon boulot ? Je peux bosser, au moins ?

Je serai peut-�tre l� ou pas. Je ne peux pas te dire.

Il faut que je reste ici toute la nuit ou quoi ?

Tu sais quoi ? Tu ne m'�coutes pas, l�.

- Oh oui, oh oui. - C'est ce que tu veux ? Je vais te baiser.

- Qui est l� ? - C'est la direction.

- Une seconde. - N'ouvre pas la porte.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Des gens se plaignent du bruit.

Pas un mot.

C'est quoi cette merde ?

Putain. Bon, on les emm�ne en bas.

Allez.

Grouillez-vous.

- Et maintenant, Gully ? - Toi et Willy faites les derniers coffres.

Finn, � la cuisine. Il est 3 h 30. Dans une demi-heure, on se tire.

Qu'on ait tous les coffres ou pas. On a d�j� un bon butin.

Regarde un peu ce que j'ai trouv�.

- 204 ? �a ne m'�tonne pas. - Il doit bien y avoir 30 ou 40 000.

- Belle montre, de la coke... - Garde le fric et la montre.

- Remets la came. - Il y avait aussi une fille en overdose.

- Mal en point ? - Pas g�nial.

Exactement ce qu'il nous fallait. Merde. On y va. Gael, viens.

Elle a pris quoi ?

Elle a pris quoi ?

Tu es vraiment dans la merde, mon pote.

Laisse-moi partir et on ne s'est jamais rencontr�s.

Si elle meurt, tu meurs. Je te r�p�te : si elle meurt, tu meurs.

Elle a pris quoi, connard ?

Elle prend des comprim�s. On s'en fout. Elle ne fait que �a.

- Elle a pris des tranquillisants, alors ? - Oui, des tranquillisants.

- Tu vas voir ce que je vais te faire. - Ah oui ? Esp�ce de connard.

Regarde-moi.

Je te butte, connard.

Viens l�, petite. Viens l�. Ouvre la bouche. Allez.

Encore une fois. C'est bien.

Encore une fois. Allez.

Je veux dormir.

- Il te faut quelque chose ? - Non, �a va.

Putain. Tu es ce type... Regarde-moi.

C'est pas vrai. Attends.

C'est quoi, ton feuilleton pr�f�r� ?

Harmony Park. J'y crois pas.

Chance Regal, le roi de la t�l� de l'apr�s-midi.

Il est diff�rent, en personne.

Comment tu peux faire �a ? Et tous tes fans ?

Regarde un peu ce dingo. C'est d�go�tant. Je peux pas regarder.

- Laissez-moi sortir. - Tu vas o� ?

- Bite noire veut dire un truc. - Laissez-le. Vous ne le connaissez pas.

- C'est bon, c'est bon. - Personne ne le comprend vraiment.

Surveille-les. O� est-ce qu'il est parti ?

H�, Willy, �a va ?

Respire lentement. Tu veux un verre d'eau ?

- �a va ? Fais une pause. - Non, c'est bon, �a va.

Tu es s�r ? On a presque fini.

Tu veux dire quelque chose ?

Tu vas hurler ?

- Je peux vous parler ? - Vas-y.

- En priv� ? - Plus priv� que �a, c'est pas possible.

Vous ne comprenez pas. Laissez-moi partir. Je vous paierai.

- Combien ? - Cent mille.

- Cent mille ? - Oui.

- Tu as tant de fric que �a ? - Je suis PDG d'une grosse bo�te.

- Je vous fais un ch�que tout de suite. - Un ch�que ?

J'irai � la banque demain matin retirer des esp�ces.

Pourquoi je te ferais confiance ?

Car j'ai tout � perdre.

Je perdrai mon poste. Ma femme ne me pardonnera jamais. J'ai deux enfants.

C'est pas ta femme ?

C'est comme un �pisode de ton feuilleton, Chance.

� elle de parler.

Qu'est-ce que tu regardes ? Tu veux tenter un truc ?

Regarde-moi �a ?

- Je suis vraiment d�sol�. - �a je le prends.

Bouge-toi.

Je vois personne.

Personne ne bosse, ici, ou quoi ? Tu l'appelles ?

- Combien ? - Deux.

Tu es s�r que c'est ici ?

Il est marqu� quoi, sur la porte ?

- Tu es s�r qu'il n'a pas dit "The Grand" ? - Non, il a dit "The Grange".

- C'�tait clair ? - Comme de l'eau de roche.

- Rappelle-le. - J'appelle ce connard.

Les flics.

� ton avis ?

- Je peux vous aider ? - Oui, vous pouvez m'aider.

On a rendez-vous avec un mec.

En g�n�ral, on nous avertit. Quel est son nom ?

Young. Curtis Young.

Nous n'avons personne de ce nom ici. Il est peut-�tre � un autre h�tel ?

Vous �tes s�r ? Il est � la chambre 204.

- On n'a personne de ce nom, monsieur. - Tu n'as m�me pas contr�l�, connard.

Je n'appr�cie pas votre ton.

- Messieurs. - Il y a un probl�me ?

- Non. Tout va bien. - Il est 4 h 15.

Et alors ?

- Ils logent ici ? - Ils se sont tromp�s d'h�tel.

- Oui, on s'est tromp�s d'h�tel. - D�sol�. �a doit �tre "The Grand".

- C'est ce que je lui disais. - C'est fr�quent.

- Bonne nuit. - Bonne ann�e.

- D�sol�, Gully. - Je sais. Ramassez tout, on part.

Curtis. Tu te caches o�, sale connard ?

Il doit �tre avec GG, cette pute drogu�e qui sniffe notre poudre.

Je peux te jurer...

que s'il vient pas, je le descends.

- Combien il a ? Trente, trente-cinq ? - Quarante mille.

Putain, pourquoi t'es aussi calme ?

Il y a un truc qui cloche.

C'est pas Curtis.

- C'est l'employ� de l'h�tel. - On s'en fout, de lui.

C'est pas Curtis. Tu as vu ses mains ? Il avait les ongles noirs.

C'est bizarre, dans un endroit comme �a.

C'est bizarre, dans un endroit comme �a.

C'est pas un employ� de l'h�tel.

Rudy.

Coups de feu � l'h�tel The Grange. Toutes les unit�s de la zone, r�pondez.

Ici 218, on est dans la zone.

Inspecteur Swain. Les experts l�gistes viennent de partir.

Le gardien de nuit est � l'h�pital. Les clients sont l�-haut.

H�tel The Grange. Quelle co�ncidence.

J'�tais cens� y d�ner avec mon ex-femme hier soir.

Pardon ?

Rien. Je...

Je connais ce type.

Il �tait avec la bande de Yogi, il y a un an ou deux. Ce connard a la d�tente facile.

- Ton nom ? - Nolan, monsieur.

Excuse-moi.

Dis-lui que c'est ce que j'ai dit. OK.

- Ma famille. Tu es mari� ? - Oui, monsieur.

- Des enfants ? - Deux, monsieur.

C'est bien. La famille, c'est important.

On les avait d�j� vus. Ils cherchaient des clients dans le mauvais h�tel.

- Je n'ai rien suspect�, sur le coup. - Et maintenant ?

Un vrai carnage.

Plusieurs tireurs. Ils ont �t� surpris.

Il y avait une voiture gar�e l�. Ils les attendaient.

- Ils sont arriv�s au coin... - OK, bang bang. Deux voyous en moins.

Qu'est-ce qu'on a l� ?

Ils n'ont pas tout pris.

Swain, viens voir. Tu ne devineras jamais ce qu'on a trouv� dans la cuisine.

- �a va aller, avec Gael ? - Je pense que oui.

C'est juste superficiel. Plus de peur que de mal.

- �a sent bon, tes �ufs. - C'est presque pr�t, Willy.

Je me souviens quand ton p�re et moi, on �tait � San Francisco.

On avait juste assez d'argent pour partager un bol de soupe.

- Mon vieux �tait un sacr� joueur. - Oui, un sacr� joueur.

Il jouait aux d�s.

Il �tait vraiment super.

Une fois, je l'ai vu gagner gros aux d�s. Je lui ai dit : Allez, quitte la table.

Il a pris tout l'argent, est all� � la roulette...

... et a tout mis sur le double z�ro.

- Il a gagn� ? - Il a gagn�. Trois fois la mise.

Cette fois-l�.

- Tiens. Go�te-moi �a, Willy. - Merci.

Je vais parler � Tony. Il te trouvera un boulot. Tu ne devras rien faire.

C'est pour ta contr�leuse judiciaire.

- �a va ? - Oui. Oui.

J'�tais en train de prier pour nous.

Et pour Gael.

Je me sens bien. Un vrai jeune homme.

Comme quand j'�tais avec ton p�re, en 87.

On venait de sortir de t�le. On �tait � Portland.

- Ou � Seattle, je ne sais plus. - Portland.

C'�tait � Portland, hein ?

Il y avait une bijouterie, dans le centre. On a �t� dessus pendant des semaines.

Ton p�re planifiait super bien. Comme toi.

On est entr�s et ressortis. Devine combien on s'est fait sur ce coup ?

- Je sais pas. Dis-moi. - 28 000.

C'�tait beaucoup, pour l'�poque. On se sentait pleins aux as.

C'�tait un beau coup.

Il aurait �t� fier de toi.

Merci, Willy.

Encore quelques mois et je te fais sortir de cette cage � lapin.

Pourquoi ? Je me plais bien, ici.

Tu es vraiment bizarre.

Tu sais, ce qui s'est pass� ce soir, ce n'est pas de ta faute.

Je sais.

Un truc m'inqui�te, quand m�me.

Quand j'ai apport� son BLT au Fran�ais...

... je ne portais pas de masque.

Ne t'en fais pas, �a ira. Tu m'as dit toi-m�me qu'il parlait � peine anglais.

- Oui, mais ils vont faire des recherches. - Il faut juste que tu te fasses discret.

Ne te fais pas remarquer et �a ira.

- Je suis fatigu�. - Tu veux dormir sur le canap� ?

- �a va, Bizzy ? - Oui, pas mal de boulot.

- Et l�-haut, comment il va ? - Plus agit� qu'hier.

Merci, Bizzy.

Faut contr�ler. Faut contr�ler. Faut contr�ler.

Faut contr�ler, faut contr�ler.

- Du calme. - Faut contr�ler.

- Faut contr�ler. - Du calme. Respire � fond.

- Pas un sou en moins. Je suis honn�te. - Tu es honn�te, c'est pourquoi je suis l�.

120 000, environ.

�a c'est cinquante � soixante, et �a huit ou neuf. Combien au total ?

- Difficile � dire. 350 ? - Et le d�lai ?

- 10 jours. - �a marche.

- Toi et moi, un et un, �a fait onze. - Tu me dis toujours �a.

Je vais te dire un secret. Quel temps il fait ?

Il fait encore froid.

- Je dois y aller. Fais gaffe � toi. - Je fais toujours gaffe.

- Pourquoi ? On t'a dit quoi ? - On ne m'a rien dit.

J'entends tout. �coute.

J'entends rien, Maz.

Va voir un m�decin. Je t'appelle bient�t. Prends soin de toi.

Gully, je vais te dire un secret.

Je retaille tout.

Tu m'apportes �a et �a ressort comme �a.

Je sais.

Je retaille. �a arrive "sale" et �a ressort "propre".

- C'est mon secret. - Je sais, Maz. Prends soin de toi, OK ?

- Faites gaffe � vous, les mecs. - Toi aussi.

Fais gaffe � ton portefeuille, Willy.

- Je me tire. - Tu commences t�t ?

J'ai promis � mon fils d'aller � la SPA. � cause de ce truc avec Spike.

- Fais gaffe � toi. - Salut, Finn.

Je t'aime. On s'appelle.

- J'y vais, Gully. - OK.

- Tu veux aller manger quelque chose ? - Non, va retrouver ta ch�rie.

Fais-lui une bise de ma part.

All� ? Il y a quelqu'un ?

Je r�gle un truc en vitesse et apr�s, on va � la SPA te prendre un chien.

Un qui ne s'�chappera pas. Garde �a pour moi, OK ?

Si je ne suis pas revenu dans 15 minutes, tu entres et tu leur tires dessus, OK ?

Je plaisante, merde.

Laisse-le sous le si�ge. Et touche pas � la radio.

Je viens voir Yogi.

Il est clean ?

Il y a environ un kilo et demi.

- Trois mille. - Je veux plus et tu vas m'offrir moins.

On dit 10 et je me casse d'ici, OK ?

Quatre mille.

- Et puis merde, c'est bon. - Tu es press� ou quoi ?

Non, pas du tout.

- Tu recomptes pas ? - Tu rigoles ?

- Tu veux pas recompter ? - Comme tu veux.

- Yogi te cherche. - Il est en bas ?

Oui, mais il est avec quelqu'un.

- Il est en p�tard ? - Il est pas super content.

J'ai l'air super content ?

On a encore un tour � faire.

Je vais pisser.

Tu veux me tenir la bite ou quoi ? Am�ne la voiture derri�re.

Putain, c'est pas vrai.

- On devait pas prendre un truc ? - C'est le truc � prendre.

- C'est qui ? - Attrape ses pieds.

- C'est lui ? - Oui.

C'est le connard qui m'a piqu� mon fric.

Tu pensais pas que je te trouverais, hein ? Pas vrai ?

O� est mon fric ? Tu m'as piqu� ma cha�ne. Tu l'as mise au clou ?

Non, je ne l'ai pas mise au clou.

Rentre chez toi, petit.

- Rentre chez toi. - Je cherche mon p�re.

Appelle ta m�re.

Vous �tiez combien ? Trois ou quatre mecs ?

Tu sais quoi ? Vous m'avez foutu dans la merde, bande de connards.

Je veux tout le fric.

C'est ta famille ? Tu as une bien jolie petite famille.

3315 Oak Drive. Maintenant, j'ai ton adresse, enfoir�.

Si tu parles, je ne leur ferai rien.

Si tu ne parles pas, je te promets...

... que je vais les d�membrer. Commence � parler.

Je vais te dire.

� mon avis, tu l'as tu�.

Allez, viens.

La tigresse sent le danger poursuivre son petit, qui dispara�t dans la for�t.

Pourquoi tu es encore l�, Willy ? C'est ton nom ? Willy ?

Ton pote t'a donn�, Willy. C'est ton nom, n'est-ce pas ? Willy ?

- O� est mon fric ? - Je t'emmerde

Tu m'emmerdes ? O� est ma coca�ne ?

Tu te bats comme une fille.

- O� est ma coca�ne ? - Je t'emmerde.

Willy ? O� est mon fric ?

Jusqu'o� tu veux aller ?

Jusque-l�.

Putain, Willy. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

Qui t'a fait �a, Willy ? Qui t'a fait �a ?

Qui t'a fait �a ?

Putain.

Que Dieu ait ton �me, mon pote. Que Dieu ait ton �me.

Gael, c'est moi.

C'est Finn.

J'ai d�conn�. J'ai vraiment d�conn�.

C'est Finn. J'ai d�conn�. J'ai vraiment d�conn�.

Pourquoi tu as fait �a, Finn ? Pourquoi ?

C'est Finn. J'ai d�conn�. J'ai vraiment d�conn�.

T'aurais pas d� faire �a, Finn.

C'est Finn. J'ai d�conn�. J'ai vraiment d�conn�.

J'ai trouv� quelque chose.

Regarde-moi. O� est ton ami ?

- O� est ton copain ? - Je t'emmerde.

Tu m'emmerdes ? Tu �tais dans un h�tel, au r�veillon de l'an, The Grange.

Chambre 204. Tu �tais avec qui ?

Tu �tais chambre 204. Tu �tais avec qui ?

Curtis ? C'est pas mon copain.

- O� je peux le trouver ? - Je sais pas.

H�, regarde-moi. O� je peux le trouver ?

Je sais pas. Va voir au Silver Dollar.

Ou le Red Room. Je sais pas, connard.

Il est l�.

Il faut toujours avoir une longueur d'avance.

C'est si facile que �a ? Vraiment ?

Ce chemin, c'est toi qui l'as choisi.

Parfait. Non, tu n'as qu'� continuer.

Bon. On s'appelle.

Salut, Roxy. Comment �a va ?

- Merci. - Ta bague est vraiment superbe, Roxy.

Fais voir. Je savais m�me pas que tu �tais fianc�e.

- Je le suis pas. - Elle doit co�ter une fortune.

Belle bague.

Je t'aime.

Comment tu t'appelles ?

- Tu habites dans le coin ? - Oui.

Bon apr�s-midi.

Prends soin de toi.

J'arrive.

Tu veux ma photo ?

Traduction : Pascal Plissonneau

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