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Zulu
Nous sommes les premiers.
Nous sommes les premiers arrivés ici.
Nous sommes les premiers.
Nous sommes les premiers qui sont venus ici.
C'est une chose qui sort du ciel.
C'est une lumière très belle, mais très effrayante.
Plus de espace, s'il vous plaît.
Je pensais justement que cette langue vous était familière, mais je crois que
je saurais me débrouiller.
Je l'ai appris à l'école.
Vous assisterez Lacombe pendant notre séjour ici ou durant toute l'opération ?
Oui, oui, j'ai été décidé pour l'assister pendant la durée de l
'opération, oui.
Êtes-vous monsieur Loughlin ? Loughlin, oui.
Oh, Loughlin, pardon.
Depuis combien de temps travaillez-vous avec nous sur ce projet ? Je suis avec l
'équipe américaine depuis longtemps, mais je ne suis pas très au courant de
ce projet.
En fait, je vous ai aperçu à la conférence de Montsoro, qui nous a
beaucoup appris grâce à votre remarquable intervention et à celle de
vos collègues.
Et si ça n'est pas trop tard, félicitations ! Merci ! Ils sont tous
là, tous au complet ! Alors, de quoi s'agit-il ?
Ecoutez-moi bien, je veux les numéros de fabrication de tous ces moteurs.
Monsieur Lacombe voudrait relever les numéros de ces moteurs.
Quoi s'agit-il exactement ? C'est l'escadrille 19.
Et alors ? Ils étaient partis en mission depuis la base aéronavale de Fort
Lauderdale. Ils faisaient des approches sur une vieille carcasse.
L'aéronavale s'en sert encore de ses coucous ? Vous rigolez ? Ces appareils
ont été portés manquants en 1945.
Mais ils sont flambant neufs.
Est-ce que les pilotes sont là ? Je ne comprends pas.
Où sont les pilotes de cette escadrille ? Comment sont
-ils arrivés jusqu'ici ?
Il dit
que cet
homme est du village voisin. Hier soir, il a vu ce qui s'est passé.
Je crois qu'il serait utile de noter son témoignage.
Il est brûlé.
Regardez, il est brûlé là, le pauvre homme.
Il dit que le soleil s'est levé la nuit dernière, que le soleil a chanté pour
lui.
Vous savez, il est tradition dans ces pays d'adorer le soleil.
Cela dit, c'est toujours un témoignage.
Paris, dis donc, tu veux bien surveiller le plot que je t'ai indiqué, il est sur
122.9, je reviens.
Contrôle Indianapolis, signalé de trafic pour RIS 31.
RIS 31 négatif, le seul trafic que j'aperçois est un L1011 de la TWA sur
votre position 6 heures, distance 21 miles.
Vous avez un DC9 à Légany à 12h aussi, à environ 50 miles.
Bon, je passe sur écran large. Vous gardez l'écoute, à vous.
Aeris 31, j'ai un signal à 2h, un peu au-dessus et en descente.
Aeris 31, compris.
J'ai moi-même un écho correspondant à la position indiquée.
Je n'ai pas de trafic recensé à cette altitude.
Je vais voir ce que j'ai sur les autres paniers.
Regarde le trafic bas et tâche de savoir qui c'est.
Hériste, vous pouvez nous dire quel appareil ?
Paris 31, est-ce que vous confirmez qu'il est à 10 heures sur votre position
et à 8 miles ? Répondez à vous.
31, affirmatif.
L'appareil se déplace nord-est, pas d'altitude enregistrée.
Compris, contrôle.
Je n'ai pas l'impression qu'il va nous gêner.
RS-31, descendez au palier 3-1-0 et tournez immédiatement de 30 degrés à
droite. Téléphonez au 45ème d'observation et demandez-leur s'il y a
des essais de missiles prévus.
Centre dit, il y a la police, il y a tous des essais de missiles dans le
périmètre 2-5-0-8.
Compris, RS-31, continuez votre descente à volonté, à vous.
Demandez-leur s'ils veulent faire un rapport officiel.
TWA 517, voulez-vous faire un rapport sur un ovni ?
TWA 517, voulez-vous faire un rapport
sur un ovni, à vous ? Mégatim, contrôle, nous ne ferons pas de rapport.
Eris, voulez-vous faire un rapport officiel sur un ovni, à vous ?
Eris 31 désirait vous faire un rapport quelconque, à vous.
Si je faisais un rapport, je ne saurais pas qu'un imprimé choisir.
J'avoue que moi non plus, Eris 31.
J'essaierai de suivre l'objet à destination, à vous.
Sous-titrage ST' 501
Est-ce que oui ?
... ... ...
... ...
Marie ? C
'est
qui ? Marie !
Marie ! Marie !
Papa, tu me fais mon problème ? Hors de question, c'est ton problème, mon vieux.
Quand on a un problème, on le résout.
J'ai la chance d'avoir terminé mes études, alors j'ai plus de problème à
faire.
Je comprends rien à ces histoires de fractions.
Ok, combien c'est un tiers de soixante ?
Je sais, mais je te dis que ça rentre pas. Bon.
Mettons que ce wagon-là a 60 mètres de long. T'es d'accord ? D'accord.
Et qu'un tiers du wagon dépasse cette intersection.
Vu ? T'es d'accord ? Tout d'un coup, voilà un autre convoi qui arrive.
De combien de mètres faudrait-il déplacer ce wagon sur la voie afin que l
'autre train ne l'écrabouille pas ?
Vite la réponse des centaines de vies humaines sont en jeu.
Bon alors, Fabien ? Non.
Dis donc Roy, la semaine dernière, tu avais dit que cette semaine, tu nous
emmènerais tous au ciné.
Chéri ? Et tu nous avais promis un golf miniature, tu te souviens ? Ah oui.
C'est tous ces outils sur ma table.
Je croyais t'avoir dit que cette table, c'est pour mes affaires à moi. T'as qu'à
te servir de cette table-là, je te la laisse. Mais ça, c'est la table où on
mange et j'ai pas envie d'attraper le tétanos.
Et ça, c'est quoi ? Tu sais ce qu'on a dans Ville ? Pinocchio. Je veux pas de
ça sur ma table.
Les enfants, vous connaissez pas Pinocchio. Vous allez adorer.
C'est nul d'aller voir un dessin animé débile. Y a que les enfants qui vont
voir ce truc-là.
Quel âge tu as ? 8 ans.
Tu veux avoir 9 ans ? Ouais.
Alors tu verras Pinocchio demain soir.
Finalement, je vois que t'as trouvé la bonne méthode pour convaincre les
enfants. Oh, dis-je plaisante, quoi. Ce que je veux dire, c'est que Pinocchio
sait toute mon enfance.
Et comme les enfants sont encore des enfants, il pourrait aimer ça.
D'accord.
Ça va, j'ai tort.
J'ai tort, ça va, j'ai tort, je le reconnais. Toby, je vais te casser la
tienne de tête ! Viens par ici !
Non, très bien.
Alors voilà, je vais vous laisser le choix. Je vais être tout à fait
démocratique. Demain soir, ou bien vous jouez au golf miniature avec les queues,
les bousculades, les balles perdues et pour finir avec un zéro où on voit
Pinocchio avec des tas de petits animaux en peluche et des trucs magiques et tout
et tout et tout.
D'accord ? Alors on vote.
Golf ! C'est l'heure, tout le monde au lit.
Attends. On se dépêche. Attends, t'as dit qu'on regardait les petits
commandements.
Oh, c'est pas possible, ce film il dure 4 heures.
J'ai dit qu'ils pouvaient le regarder cinq minutes, c'est tout. Allô ? Salut,
Rony, c'est Earl. Salut, Earl. On a un problème, un gros problème.
Quoi ? J'ai besoin de ton mari tout de suite.
Tu sais bien qu'il conduit pas la nuit sans moi.
Attends, attends, t'as qu'à lui dire, alors.
Hé, chérie ! Jiminy Cricket ! C'est Earl au téléphone.
Je te le passe.
Ouais.
J'aimerais bien savoir où se niche Tolono sur cette carte.
Allez, dis-moi où j'aide ou non.
Je sais que c'est la nationale 90.
C'est seulement un rappeur. Comme moi.
Quoi ?
des patins ! Alors dis-moi où est Cornbread, hein ? Très bien !
834, 834, M27, tout ça c'est M Marie 10 jusqu'à M Marie 12, ok, ça va, ça va.
Très bien, on va voir où ça raccorde.
Allez, passe, on va attendre qu'il raccorde, ça, ça nous donne exactement
nulle part.
Ouais, M Marie.
Madame, il n'y a pas de casse ? Excusez-moi, je ne l'ai même pas vu. Il
était dans le virage au milieu de la route.
C'est danser.
Regarde, bon Dieu, t'as vu ça ? T'as vu ce qu'ils font ? Ils collent à la route,
ces vaches !
Réveille-toi.
Réveille-toi,
j'ai vu un truc faramineux.
Réveille-toi.
Non, non, écoute, moi, j'ai jamais vu un truc pareil.
Une espèce de... Dans la camionnette, tout à coup.
Il y a eu de la... C'est des rouges.
Roy,
j'ai essayé de te joindre.
Mais... McGovern, il veut que tu lui téléphones tout de suite. Il dit qu'il n
'arrive pas à te joindre. Oui, normal, j'avais été à ma radio.
Qui est à ma radio. Tenez, Sylvie a été réveillée deux fois déjà. Je crois que
tu ferais mieux de les rappeler.
Tu te souviens des photos dans la revue géographique qui montraient des aurores
boréales ? C'est plus joli encore.
C'est comme un... Allez, viens, René, lève-toi.
Mais qu'est-ce qui va pas ? Tout va bien ou très mal, je sais pas, mais je blague
pas, je te jure.
Allez, viens, viens. Il y a eu un accident ? Mais non, c'est pas un
accident. Tu voulais sortir ce soir, non ? Alors, on sort. Je voulais sortir,
mais pas à 4h du matin.
René, il y a quelque chose qu'il faut que tu vois absolument.
C'est très important.
Ouais, ouais. D'accord, je viens, mais qu'est-ce qu'on fait des enfants ? Les
quoi ? Ah, les enfants, je vais les chercher.
Sylvia, lève-toi, on va voir un truc dément.
Allez, Topi, Brad, debout, debout, tous les deux, venez, venez.
C'est mieux que le train fantôme. Venez, venez, venez.
Bon, ça y est, ça va mieux ? T'as fait ton numéro, t'es content ? Roy ? Roy !
Oh là là ! Roy, regarde-toi, t'as pris un coup de soleil ! T'es tout rouge !
Wow ! Chérie... Qu'est-ce qui s'est passé ? Raconte !
Et ça ressemblait à quoi ?
Ça ressemblait à un cornet de glace.
Oui, c'était orange.
Et ça ne ressemblait pas à un cornet de glace.
Finalement, c'était plutôt comme un coquillage, une pâtisserie.
Comme un chausson ? Comme un de ces chaussons en forme de croissant de lune
? Oui, un croissant, c'est ça, un croissant.
Dis donc, tu ne trouves pas que je prends ça bien ?
À une époque, on venait dans des coins comme celui-ci rien que pour se regarder
dans les yeux.
Un canard.
Ils sont venus !
C'est bon.
C'est quoi ?
C'est incroyable ! C'est incroyable ! C'est incroyable ! C'est incroyable ! C
'est incroyable ! C'est incroyable !
C'est
incroyable
!
C'est ici la chambre de bain ? Chut !
Arrête
de jouer avec l'appareil photo dès que j'ai le dos tourné ! Il a l'air d'un
biftec pas cuit ! Bon allez, sortez tous ! Sortez de cette maison ! Je suis chez
moi ici !
Je suis désolée mais tu n'as pas à t'amuser avec ça ! Jamais ! Bon allez,
dehors, pendant que je range votre téléphone à toi ! Comme du putain de...
Comme du postin, toi !
Tiens
Roy, j'ai acheté ça. C'est un lait autobronzant.
Tu en étales un peu sur l'autre moitié de ta figure pour qu'elle ait une teinte
uniforme partout. Mais ça, je suis carotte. Qu'est-ce que c'est que cette
forme de rappel ? Oh, très bien. Alors on dira à tous nos amis que tu t'es
endormi hier soir avec la lampe à bronzer sur la joue droite.
Pourquoi faire ? Papa, je peux te poser une question ? Ouais, vas-y.
Est-ce qu'ils existent ? Eh ben voilà pourquoi faire.
Mais non, ils n'existent pas.
Allez, maintenant vous allez sortir vous acheter des hot dogs, d'accord ? Non,
René, il ne lui dit pas ça.
Écoute, chérie, si tu ne sais pas ce que tu racontes, il ne faut pas en parler. C
'est complètement dingue. Si je n'en parle pas, comment veux-tu que je
comprenne ce qui se passe ? Que tu crois.
Maman, tu sais, moi, j'y crois. Moi aussi, moi.
Oh non, tu n'y crois pas.
Papa dit qu'on y croit.
Il n'a rien dit d'hôtel.
Tu as dit ça, Rony ? Rony, tout ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce qui se
passe.
Mais il ne se passe rien, ce sont des choses qui arrivent, c'est tout.
Quelle chose ? Mais dis-moi, quelle chose ? Ça suffit, je ne veux plus rien
savoir. C'est d'une importance capitale.
Je ne vais pas m'en tenir là. Je vais téléphoner à quelqu'un. Je ne t'écoute
pas.
J'ai été témoin hier soir de quelque chose d'inexplicable.
Moi aussi, je suis témoin d'une chose inexplicable.
Moi, je te préviens, j'y retourne cette nuit.
Je te dis que non.
J'y retourne.
Je te dis que non.
Je retourne.
Je te dis que non.
Ils habitent sur la lune, ils ont des bases là-haut et puis la nuit, ils
entrent par ta fenêtre.
C'est toi qui le dis, tu le dis. Ça, c'est pas un coup de lune, ce que j'ai
sur la figure. Dormis dans la lune, je le sais, t'es passé par ma fenêtre.
Arrête de dire des mensonges.
T'as fauché tous mes crayons de couleur, je t'ai vu. Ouais, c'est toi qui t'es
allé les cacher dans ton lit.
Tais-toi, c'est toi le menteur et tu le sais.
Renée, je peux pas travailler ce soir.
Non, je ne suis pas un martien, c'est toi le martien.
C'est toi ! Allô ?
Roy, ton envoyé.
Il n'a même pas osé te le dire.
C'est un peu mieux de se...
Je n'ai pas le vocabulaire. Est-ce que vous voulez bien lui poser la question,
s'il vous plaît ?
Nous voudrions savoir d'où proviennent ces sons, quelle est leur origine.
Mesdames et messieurs, bonsoir. J'espère que vous parlez tous le français.
Merci.
Il est possible qu'un jour, nous parlerons tous un langage codé.
Je voudrais ce soir soumettre à votre réflexion un élément musical que nous
avons pu recueillir en Inde.
Nous pensons qu'il va dans le sens de nos recherches.
Nous pensons que c'est un fait capital.
Pour vous aider à suivre, j'utilise...
le langage gestuel créé par Zoltan Kodaly.
Kodaly a élaboré ces signes pour enseigner la musique aux enfants
atteints de surdité.
Alors, voici le premier son. Le premier son, s'il vous plaît.
Voici le deuxième son.
Troisième son.
Quatrième son, c'est la même chose.
Le cinquième qui est le dernier.
Et maintenant, tous les sons ensemble, s'il vous plaît.
C'est à qui de jouer ?
Bonsoir.
Oh, salut, comment ça va ? Alors, vous êtes venue aussi ? Oui, Gillian Geller.
Roynerie, je suis désolé pour votre garçon l'autre soir, je vous assure.
Non, venez dans la lumière.
Laissez-moi vous regarder.
Tiens, vous aussi, vous êtes bronzé. Et ici.
Ah oui, mais sur vous, c'est plus joli. C'est uniforme, en tout cas.
Ce soir, il faudrait que je bronze l'autre côté.
Et comment va le petit ? Vraiment, je suis désolé. Il est là. Attendez, je
reviens. Lève un peu la tête, fais-moi un grand sourire et dis-moi ce que vous
avez vu. Dites, il est un peu jeune pour témoigner, vous ne croyez pas ?
C'est bizarre.
Je sais que ça a l'air dingue, mais depuis hier déjà, sur la route, je la
vois partout, cette forme.
Dans la crème à raser, et mon oreiller...
Je
sais.
Je sais que c'est... Ça
signifie quelque chose.
Et c'est important.
On se croirait à la fête foraine avec toutes ces lumières.
On se saura jeunir.
Qu'est-ce qui se passe là ?
Voici les coordonnées. Nous venons de recevoir deux émissions de 15 minutes
chacune. Ce sont des signaux non aléatoires. Il y a 104 pulsations
accélérées. Après 5 secondes d'intervalle, 44 pulsations, encore une
pause de 5 secondes et 30 pulsations. Un silence de 60 secondes et ensuite une
série entièrement différente.
40, pause de 5 secondes, 36, pause de 5 secondes, 10.
Et au bout de 60 secondes, ensuite, toute la chienlit recommence.
Oui, mais d'où proviennent ces émissions ? Pratiquement de la porte d'à côté. En
temps-lumière, à peu près 7 secondes, et qui plus est, dans les limites du plan
de l'éclair.
Cette série de pulsations non alliées à 3, 40, 36, 10, vient en réponse à ça ?
Non, mais elle devrait. Ça fait des semaines que nous diffusons cette
combinaison de notes, mais en retour, nous ne captons que des nombres.
Ce qui voudrait dire que les cinq notes indiennes se perdent dans l'infini et ne
signifient rien.
Il y a tellement de choses qu'on ne sait pas.
Par exemple, l'origine de ces signaux.
Excusez-moi.
104 sur la table périodique, ça donne quoi ? C'est un métal ? Excusez-moi.
Moi, avant ce projet, je m'étais spécialisé...
Dans les cartes, la topographie.
Ce premier nombre est une longitude.
Deux séries de trois nombres, degrés, minutes et secondes. Le premier est un
nombre à trois chiffres, et les deux autres sont inférieurs à 60.
De toute évidence, il ne s'agit pas de coordonner dans l'espace.
C'est sûrement une position terrestre.
Carte, une mappement... Il y a une mappement dans le bureau du superviseur.
Ah, elle est là. Voilà ce qu'il nous faut pour dégager un globe.
Il y a peut-être une vis en dessous. Il y en a une sur le dessus.
Et ce globe a coûté 2500 dollars.
C'est lourd et c'est sur les pieds. C'est parti.
Par ici, vas-y.
J'oublie pas.
On y va, on y va.
C'est en Amérique du Nord.
104, 104, 104.
On avait des antennes partout, sauf là, cet idiot.
Oui, mais orienté comment aussi ? Tout est là.
Il nous faut une carte géodésique du Wyoming immédiatement.
Demandez-la à l'échelle la plus réduite géographique qu'il me faut. C'est une
carte géodésique du Wyoming, pas Pétarque maintenant.
Au besoin, faites intervenir vos contacts dans les milieux militaires.
Écoutez, écoutez, je reçois des informations maintenant.
Écoutez, écoutez.
Merci.
Merci.
Je veux jouer avec moi ! Entrez par la
porte ! Un, deux, trois
! Qu
'est-ce que c'est ?
Maman, maman, regarde le soleil !
Avez-vous une déclaration à faire ? Votre déposition à la police était
vraiment émouvante. Est-ce que vous pouvez nous le refaire, le journal de 20
heures ? Madame Gellert, s'il vous plaît.
Il en fait... Quoi ? Est-il vrai que vous allez partir à la recherche de
votre enfant ? Madame Gellert, qui a enlevé votre fils ? Et le gosse qui a
dit par lui sa tête comment déjà ? Le gosse, comme vous dites, c'est mon fils.
Madame, madame, vous n'êtes pas sans savoir, n'est-ce pas, que des phénomènes
optiques sont... On voudrait passer votre histoire à 20 heures.
Vous voulez passer la télévision ? Non. Votre déposé voit la police, madame.
Voulez-vous nous la répéter pour la télévision ? Ils sont tous là.
Si vous voulez entrer, salle 320, au fond.
Nous allons commencer.
Ceci est une soucoupe volante. C'est celle-là que j'ai rencontrée. C'est tout
ce que vous avez rencontré ? Il faut savoir les reconnaître.
En matière plastique, un produit japonais, il a été lancé dans le ciel
par un de mes enfants.
J'ai voulu simplement vous montrer qu'on n'en est pas moins farceur quand on est
militaire. Je voudrais aussi préciser que l'an dernier dans ce pays, il a été
pris plus de 7 milliards de photographies. Il a été dépensé 6
milliards 600 millions de dollars en appareils, en développement et
pellicules. Au milieu de ce déluge de clichés, y en a-t-il un seul qui soit un
témoignage photographique convaincant ? Comment dans le cas ? J'ai à mon actif
plus de 20 ans de journalisme et nos caméras n'ont jamais pu enregistrer des
images de voitures en train de se télescoper, de cataclysmes et autres
accidents d'avions à diffuser dans le 20e siècle. Mais c'est vrai ! C'est vrai
! C'est pas ça la télé ! C'est pas ça la télé ! Il y
a des tas de théories auxquelles parfois on se
plaît à croire.
Il y a la télépathie.
Le voyage dans le temps, l'immortalité et même le Père Noël.
Je sais que ce n'est pas drôle en rentrant chez soi de dire, vous savez ce
qui m'est arrivé ? J'étais au centre commercial et je vois une grande lumière
éblouissante. Alors je me précipite dehors et j'aperçois un avion.
Excusez-moi monsieur, je ne cherchais pas à l'avoir.
Eh bien moi aussi.
Vous savez, depuis 15 ans que je cherche un de ces bons dieux d'objets qui
scintillent la nuit dans le ciel.
Je n'en ai jamais vu un seul.
Alors j'aurais bien aimé, parce que je crois que la vie existe ailleurs.
Pourquoi refusez-vous de reconnaître que l'armée fait des essais, des tirs
secrets dans la région ? Il serait facile de vous dire que c'est exact,
mais je ne veux pas vous induire en erreur, il n'y a aucun essai secret.
Je dois avouer que je ne sais pas ce que vous avez vu.
Vous essayez de nous avoir en étant avec nous.
Je suis désolé, ça ne marche pas.
J'ai vu l'abominable homme des neiges, moi.
En 1951, oui, parfaitement, c'était au parc national de Sequoia. Il avait un
panard qui faisait bien 80 centimètres de l'orteil au talon.
Il a poussé un cri tellement affreux que j'ai eu froid dans mes tripes.
Ce soir, chez moi, je regardais par la fenêtre et je vois une grosse tache
blanche dans le ciel. Puis elle devient rouge, bleue et verte. Et avant de
disparaître, elle passe plusieurs fois devant ma fenêtre et... Terminé. Les
ovnis ne représentent pas une menace directe pour notre sécurité nationale.
Nous ne reconnaissons pas leur existence et nous vous recommandons de les
ignorer.
Il faut nous mettre en rapport avec le service forestier, sinon on va se
retrouver avec des tas de véhicules dans une zone de pâturage.
Nous savons que l'élevage, c'est sacré pour les habitants du Wyoming.
Si cette mission est menée à terme, je suis pris de sueur froide quand je pense
aux milliers de personnes qui pourraient en pâtir.
Votre vol doit partir à 20 heures précises.
Il y a une voiture de service qui va vous conduire à l'héliport tout de
suite. Vous venez aussi ? Et naturellement, le transport sera assuré
à vous. C'est parfait.
Non, attendez. L'inondation est une bien meilleure idée. Mais où allez-vous
trouver l'eau ? 5 cm de... On va aller loin avec ça. Nous pourrons faire un
relevé des réservoirs et des barrages et leur donner tous les points de vue.
Il y a pas que ça. Il y a aussi la question de la map réatique. Il faudra
leur faire croire que l'eau risque d'être contaminée avec des effets
désastreux sur les habitants et sur les récoltes. L'épidémie.
Quel genre d'épidémie ? La peste. Une épidémie de peste ?
A personne ne croira une épidémie de peste de nos jours.
L'anthrax, c'est une contrée sauvage. Oui, il y a des milliers de moutons dans
ces collines. C'est ça, un instant.
Ça, c'est excellent.
Mais il se peut que l'on ne puisse pas évacuer tout le monde. Il y a toujours
un rigolo qui croit qu'il est immunisé.
Il faudrait un truc tellement terrifiant que les gens s'enfuiraient en masse, qu
'il n'y aurait plus âme qui vive à 80 kilomètres à la ronde.
Oh mais c'est pas une mouche c'est une miette Tiens je l'ai enlevé
Vous avez dû remarquer que depuis quelques jours, j'ai une attitude
bizarre.
Ne craignez rien, je suis... Je n'ai pas changé.
Je n'arrive pas à expliquer ce que je ressens et ce que je pense.
Tout ça doit signifier quelque chose.
Quelque chose d'important.
C'est pas ça.
C'est pas comme ça.
C'est pas ça.
Non ! Non ! Qu
'est-ce que c'est ?
Mais qu'est-ce que c'est ?
C
'est pas juste.
Dites-le moi !
Roy ? Roy ? Ouvre, s'il te plaît.
Ouvre ! Roy ? Roy ! Ouvre cette porte ! Ouvre
cette porte ! Mais tu...
Là, voilà.
Je ne sais pas ce qui m'arrive.
Je t'en ai parlé hier soir.
Une thérapie familiale. On y va tous ensemble.
Chacun de nous parle. On est tous concernés, tu vois. D'ailleurs, tu n'es
peut-être pas responsable de ce qui t'arrive.
Elle marche encore.
Elle marche encore.
Mais dis-moi que tu viendras. Je t'en prie. Tu es un plornichard.
Un pleurnichard ! Un pleurnichard ! Un pleurnichard ! Un pleurnichard ! Un
pleurnichard ! Un
pleurnichard
!
Excuse-moi, Roni, s'il te plaît. Écoute-moi.
Serre-moi avant tes bras. Non ! Mais tu ne vois pas ce qui se passe. Nos amis ne
nous téléphonent plus.
Tu es au chômage et tu t'en fiches.
Tu te cherches des excuses.
Roni, attends.
Non ! Je t'en prie, Roni.
Roni.
Roni.
Roni.
Est-ce que tu vas me compter ?
Les OVNIs, les voir, c'est y croire.
Le Canada, refuge des OVNIs. Rony ! Ça va, c'est fini !
Ça
va, Rony, allez hop ! Tout
va rentrer dans l'ordre ! On s'accroît pas !
Roy ? Excuse-moi pour hier soir.
Roy ? Roy, qu'est-ce qui te prend ? Mais qu'est-ce que tu fais ?
Roy
? Roy ?
Les plantes sont très bien à la moche d'eau !
Mais arrête ! Arrête ! Qu'est-ce que tu fais ? Tu vas voir, ça va te plaire ! Qu
'est-ce qui va me plaire ? Tu vas être emballé ! Roy, mais réponds-moi, qu'est
-ce que tu fais ? Maman !
Ronnie ! Tu vois, c'est ça.
C'est ça qui va m'éviter l'asile.
Qu'est-ce que tu fais ? J'ai vu un truc.
Qu'est-ce que tu as vu ? Tout devient clair et net. C'est tout. Tu veux m
'écouter ? Non.
Ronnie, écoute.
Est-ce que tu as jamais vu quelque chose qui a de pas de sens et puis tu le
regardes ? Je vous ajouterai un message biologique.
Comment non ? Mais dis pas de bêtises, Ronnie. Et écoute-moi 30 secondes. J
'essaie de comprendre ce que tu fais. Si tu fermes les yeux, si tu fermes les
yeux 5 minutes seulement, en retenant ta respiration, tout deviendra vraiment
magnifique. Roy, tu nous fais peur maintenant.
N'aie pas peur.
Surtenez pas peur, je suis en pleine forme.
Je vais bien, tout va bien, ça va aller.
Ça fait des années que je me suis pas senti aussi bien.
Tout va s'arranger, je le sais.
Je ne me sens pas plus.
Voilà, qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Et cela, je la jette ? Qu'est-ce qu'il y a
d'autre ?
Tu sais quoi ? Ouais !
Et ça aussi ? Du grillage.
Vous n'avez pas le droit, c'est
illégal ! N'ayez pas peur, il va le remettre tout de suite. Je vous le
paierai, votre grillage. Prenez-le, prenez-le ! Je me sens parfaitement
bien. Arrête, tu vas lâcher ça tout de suite. Tu m'attends ? Allez, tu vas avec
moi. Tu veux une claque ? Veux-tu lâcher ce grillage ? Toby, tu vas m'obéir !
Lâche ça ! Lâche ça immédiatement ! Je n'ai pas envie ! Lâche ce grillage, je
te dis !
Dans la voiture, les enfants.
Allez, vite, montez.
Où est-ce qu'on va, maman ? Grinde, Toby.
Allez, vite.
On s'en va.
Papa, encore besoin de nous.
Verrouillez les portières.
On se tait. Verrouillez les portières et remontez les vies. Papa, encore besoin
de nous.
Chérie, où est-ce que tu vas ? Quoi ? Où tu vas ? J'emmène les enfants chez ma
sœur.
T'es folle ? T'es encore en chemise de nuit ? Quoi ? Je suis quoi ?
On se voit ?
Qu'est-ce qui se passe avec moi aujourd'hui ?
Qui est-ce, s'il vous plaît ?
C'est le mailman.
C'est le paquet pour Julie Anderson.
Vous pouvez juste le laisser à l'entrée.
Je ne peux pas faire ça.
Je suis censé être le COD, n'est-ce pas ? Comme ça.
Et en plus...
Vous et moi, nous devons parler un peu.
Sur Kim.
Mesdames et messieurs, bonjour. Une catastrophe ferroviaire est à la une de
cette édition. A Davis Tower, dans le Wyoming, un train chargé d'un produit
chimique extrêmement dangereux a déraillé et de ce fait a provoqué un
exode massif de population.
Ce qui soulève à nouveau l'éternelle controverse sur les transports
militaires par traque. Par chance, une grande portion du territoire contaminé
avait été interdite au public depuis trois semaines pour assurer les travaux
d'entretien du parc national.
Nous rejoignons Charles Paxonat dans le Wyoming pour le reportage.
Je suis sain d'esprit. Les unités de l'armée et de la garde nationale
supervisent l'évacuation.
Je ne suis pas un enfant, d'accord ? Tout ça, c'est dans ta tête.
Je plaisantais, c'est tout.
Oui,
tout ce que tu voudras.
Je ferai tout ce que tu nous demanderas.
Tu vas être content ?
Les enfants aussi ?
Non. Mais non,
on en parlera à la maison plus tard.
Mais c'est idiot, ceci, c'est pas un truc à voir au téléphone.
D'accord. Mais pourquoi... Non, ne raccroche pas, ne raccroche pas !
Ce qui veut dire, commandez votre steak, pas trop saignant.
Devil's Tower, un site spectaculaire qui a été inscrit au patrimoine national par
Theodore Roosevelt en 1915.
qui sont renversés à l'embranchement de Hualcachi, étaient remplis à ras bord de
gaz paralysant GM.
Pour aggraver les choses, la région attendait les 400 000 vacanciers qui,
chaque année, viennent profiter du paysage. Il est heureux que, jusqu'ici,
l'accident n'ait fait aucune victime. Nous sommes nous-mêmes invités à quitter
ce secteur qui, sous changement de direction des vents dominants, a été
déclaré d'eau de boue.
Nous nous sommes approchés d'aussi près qu'il nous a été permis du lieu de la
catastrophe. Le fort vent nord-sud qui s'est levé tout à l'heure n'arrange
rien. Les ingénieurs chimistes de l'armée et de la garde nationale du
Wyoming s'emploient activement à deux tâches essentielles. Colmater les fuites
de gaz toxiques et évacuer un périmètre de plus de 70 000 hectares.
Aussi, nous lançons cet appel à tous.
Évacuez la zone dangereuse.
Évacuez, s'il vous plaît, la zone dangereuse. 10 000 personnes sont sans
abri. Le commandement militaire a plié de nouvelles restrictions à la
circulation. Sont fermées toutes les routes du nord de Crowhead sur la
nationale 25.
Pourquoi il n'y a pas de grosse ligne au lieu de ces vermicelles ? Attention !
Les personnes dont le nom commence par la lettre F comme Franck et jusqu'à la
lettre J comme John doivent se diriger vers le quai numéro 3.
Embarquement immédiat.
Vous regretteriez amèrement de ne pas vous munir d'un de ces articles pour
vous protéger du gaz toxique. Les oiseaux, c'est bien, mais le masque, c
'est plus efficace. Tenez, même mon chien porte un masque à gaz. La vie de n
'importe quel d'entre vous vaut plus que celle d'un chien. C'est une honneur et c
'est un colère. Alors, si vous offrez deux masques à gaz pour le prix d'un
seul, deux oiseaux pour le prix d'un seul, vous éclaterez votre mère.
Il y aura de la place pour tout le monde dans ce train.
Nous avons prévu d'évacuer tout le monde.
Il n'y a aucun danger immédiat. Il est donc inutile de bousculer ceux qui sont
devant vous. Et tout se passera très bien.
Pourquoi on s'arrête ? Le seul moyen de retourner par là, c'est de couper à
travers champ. Il faut déforcer les clôtures. Allons-y alors. Accrochez
-vous, on y va.
Attention
!
La police a dragué la rivière pour le retrouver.
Je leur ai dit qu'ils n'y seraient pas, et évidemment, ils n'y étaient pas.
Ensuite, ils ont fait le tour de chaque maison dans un rayon de 7 kilomètres.
Ils ont fouillé les caves, ils ont regardé dans les remises.
Puis ils m'ont demandé si j'avais vu des inconnus dans les parages.
Sous-titrage ST' 501
Je n'aurais jamais cru que ça existait.
C'est pas vrai.
Je n'en crois pas, messieurs.
Oui, ça existe.
On va redescendre.
Il faut trouver le chemin.
Qu'est-ce que c'est ?
Écoutez, je suis sûr que tout ça, c'est de la mise en scène.
Oh, merde !
Ça va
? Ça va, hein, la poire ? Qu'est-ce que vous voulez, les mecs ? Ne me touchez
pas ! Comment vous sentez-vous ? On peut mieux ! Ils ont des oiseaux à l'arrière
! Mon petit oiseau m'a dit que la pollution ici, c'est de votre cul qu
'elle émane !
Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous faites ? Vous venez avec moi.
Hé, stop ! Pourquoi on nous sépare, là ? Attention à la marche.
Nous n
'avons
pas beaucoup de temps, monsieur Neary.
Voici M.
Lacombe. Bonjour.
Vous allez nous donner des réponses franches, directes et précises.
Où est la jeune femme ? Est-ce que vous vous rendez compte du danger que vous
courez ? Vous ne lisez pas les journaux ? Vous ne regardez pas la télévision ?
En venant ici, vous vous exposez au gaz toxique. J'imagine que vous avez de
bonnes raisons de courir ce genre de risques.
Je suis vivant. Oui, je le vois bien. Je vous parle. Il ne se rend pas compte.
Vous avez beaucoup de chance.
C'est vrai, beaucoup de chance.
Et si les vents dominants avaient soufflé du sud ? Excusez-moi, le fait
que vous vous soyez munis de masques indique que vous étiez au courant. Vous
ne saviez pas que l'air était pollué ? Nous aimerions bien savoir quelles
étaient vos intentions.
L'air n'est pas pollué.
Pas pollué.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Vous l'avez analysé ? J'en suis sûr.
L'air n'est pas pollué.
Si vous ne me croyez pas, allez voir dehors.
Non. Ça suffit. Dites au responsable que je veux le voir.
Monsieur Lacombe est la plus haute autorité.
Lui ? Qu'est-ce qui me prouve que c'est vrai ? Rien. Monsieur Nery, êtes-vous un
artiste, un peintre ? Peut-être un écrivain, un journaliste en reportage ?
Ni l'un ni l'autre.
Est-ce qu'il vous arrive d'entendre des sons curieux dans votre oreille, des
sons persistants ? Répondez.
Presque agréables, mélodiques ? Non.
Avez-vous des maux de tête, des migraines ? Des saignements de nez ?
Oui. Irritation des yeux et des sinus ? Ce qu'on cherche, ce sont des réactions
physiques. J'en ai. Des démangeaisons, des allergies ? Des étourdissements,
vous avez des vertiges, des nausées ? Des brûlures sur le visage et sur le
corps ? Oui, des brûlures ou d'autres symptômes. Oui, mais vous êtes qui d
'abord ? Regardez ceci. Oui, j'en ai un comme ça dans mon living. Mais j
'aimerais bien qu'on me réponde.
Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? J'ai l'impression qu'il sait quelque
chose.
Monsieur va vous poser une question, si vous le permettez.
Une question qui peut vous sembler incongrue. Oui, avez-vous fait ces
derniers temps une rencontre ? Une rencontre plutôt inhabituelle ? Un
contact avec un phénomène terrestre ou aérien.
Vous êtes de la police.
Monsieur Neri, s'il vous plaît, regardez bien les visages de ces gens, de ces
hommes et de ces femmes.
Et puis dites-moi si vous les connaissez ou alors sont-ils tous des étrangers
pour vous ? Oui, appareils. La fille de la voiture. Et vous vous êtes cru
obligé, elle et vous, de venir ici ? Vous aviez tous les deux un objectif
similaire ?
Oui, c'est tout à fait ça. Mais qu'est-ce que vous trouvez ? Vous êtes
parti comme ça, à l'aventure. Je cherche à savoir.
Si je suis fou, alors dites-le.
Je crois qu'on pourrait les mettre dans l'hélicoptère avec les autres. Je
parlerai au Major Walsh. Il faudrait peut-être vérifier les deux témoignages.
Non, j'ai confiance dans mon intuition. Ces gens-là ont été choisis au hasard. C
'était eux, ça aurait pu être d'autres. Ils n'ont rien de spécial. Ils sont
simplement tombés au bon endroit, au bon moment. Oh, une seconde, une seconde. C
'est tout ? C'est ça ?
C'est ça, votre interrogatoire bidon ? Eh, mais moi, ça fait dix minutes que j
'essaie d'en placer une, figurez-vous. Je demande à parler aux responsables.
Je veux faire une réclamation.
Vous n'avez pas le droit de manipuler les gens. Vous croyez que je vais aller
vérifier toutes les salades que racontent les présentateurs télé ? Et s
'il y a tout ce gaz toxique, comment et pourquoi je suis venu jusqu'ici ? Je
connais pas ce patelin, moi.
Alors dites-moi quel est ce mystère.
Mais qu'est-ce qu'on est en train de foutre ?
Mais qui êtes-vous à la fin, merde ?
C
'est tout
? Répondez-moi !
Je ne suis pas venu de si loin pour que me revoir chez moi comme un malpropre.
Ne partez pas, ne partez pas jusqu'à ce que je revienne.
Je veux cinq minutes, cinq minutes, cinq.
On part pas tout de suite.
Trois minutes.
Il a fallu que nous fassions évacuer ces douze personnes au lieu de les amener
ici. Eh bien, allez-y, je vous écoute, messieurs. Je voudrais savoir pourquoi
ces gens sont là. Parce qu'il y a un fait nouveau. Un fait d'une grande
importance. Ces gens sont venus de partout, n'est-ce pas ? Sans même savoir
ce qu'ils voulaient, sans même se connaître. Dans un endroit dont on leur
a dit qu'il était dangereux pour leur vie. Ils n'ont pas le tempérament
suicidaire, ce sont des gens très simples. Alors, pourquoi ? Oui. Pourquoi
? Eh bien, parce que certaines personnes ont peut-être intérêt à saboter toutes
ces opérations en mobilisant des fanatiques d'incultes, des terroristes
et Dieu sait quoi encore. Robert.
Oui.
Merci beaucoup.
Il s'agit d'un petit groupe de gens. Et c'est un groupe de douze personnes, pas
plus. Qui ont eu la même vision en même temps. Et qui sont venus chacun de leur
côté chercher une réponse.
Et regardez.
C'est toujours un mystère pour moi.
Pourquoi sont-ils venus là ? Eux-mêmes ne savent pas pourquoi.
Jillian ! Jillian !
Non, vous serez fixés ! Non, écoutez ! L'air qu'on respire, il est parfaitement
inoffensif ! Si l'armée nous fait évacuer, c'est parce qu'on les gêne !
Parce qu'ils veulent pas de témoins ! Mais alors, si l'armée ne nous veut pas
ici, ce qu'ils font, c'est pas notre affaire ! Nous, ce qu'on voulait, c
'était voir la montagne, et si je l'ai dessinée, c'est une simple coche ! Je l
'ai enlevée, et regardez, je respire comme un poisson dans l'eau ! Écoutez,
écoutez, il y en a quelques-uns parmi vous qui veulent foutre le camp !
Moi non plus je ne sais pas ce qui se passe et j'aimerais bien qu'on m
'explique tout cela. Nous cherchons à savoir pourquoi ils ont été attirés à
Devil's Tower.
Il ne s'agit pas seulement de ces 12 personnes inquiètes, angoissées,
tourmentées qui sont venues jusqu'ici. Il nous faut déterminer la cause de
cette angoisse et comment cet endroit peut les en délivrer. Il y a sûrement
des centaines d'autres à qui on a implanté une vision du même genre. Qui
ont peut-être été traumatisés ou qui n'ont pas eu matériellement la
possibilité de venir. Tout simplement parce qu'ils n'ont pas regardé la
télévision. Ils n'ont pas pensé que le modèle existait.
Ou bien elles l'ont regardé, mais elles n'ont pas établi le rapprochement. Il n
'est pas impossible que dans les prochains jours, des milliers de gens
envahissent le secteur. C'est une coïncidence.
Ça n'a rien de scientifique.
Écoutez-moi, commandant Walsh. C'est un événement sociologique.
Qu'est-ce que vous faites ? Attendez ! Vite ! Dépêchez-vous
!
Je
m'appelle Roy Neary.
Larry, patelot ! Enchanté ! Ravi de vous rencontrer.
Vite ! N'enlevez pas vos masques à gorge !
Attendez d'être en route et hors de danger.
Écoutez, écoutez, nous n'avons plus rien à faire ici. Qu'est-ce que vous entendez
?
Commandant
Walsh ? Commandant Walsh ? Oui, colonel. Dans une petite demi-heure, la montagne
sera dégagée.
détection en infrarouge. Je veux aussi une spectroscopie de la face nord. J'ai
déjà donné des ordres dans ce sens.
Commandant, écoutez, nous avons déjà assez d'ennuis avec les éleveurs et je n
'aime pas avoir recours à ces procédés. Mais si vous n'arrivez pas à faire
évacuer ces gens de la montagne et des alentours d'équipateurs, commencez à
arroser au EZ4. Qu'est-ce que c'est le EZ4 exactement ?
C'est un gaz anesthésiant qui est destiné aux bétails. Dans les cas
extrêmes, on peut s'en servir contre... Je ne veux pas être alarmiste, mais on
est en pleine dérive. Ces gens-là vont gazer des innocents. Nous n'avons pas
choisi cet endroit.
Vous n'avez pas le droit d'expulser ces citoyens. Ce n'est pas à nous de les
expulser maintenant.
C'est un abus d'autorité. Vous m'entendez ?
Ils sont autant à leur place ici que vous et moi.
Quand je pense que dans ma jeunesse je courais le marathon. Vous voyez cette
petite gorge au coin de la montagne ? Vous passez la peur en moins de vous
verrez. Les hélicoptères ! Il y
a une entaille qui conduit jusqu'au sommet sur
le versant nord-est.
J'ai apprendu sur mon dessin, elle est pratiquable. Ça ne sert à rien, ça ne
sert à rien. On arrive au sommet, on a une planète de trompettes à plis. C'est
bon. Qu'est-ce qu'on va trouver ?
Il y a un ravin très encaissé sur l'autre versant avec des pistes et des
sentiers. On peut y accéder par cette montée. Là, juste à droite.
Vous n'ayez pas ça cœur sain dans mon dessin. J'étais qu'un seul côté.
Il n'y avait pas de ravin dans mon prébouillage. Pour un fait à la
sculpture. Tu nous prends pour des guides de montagne. Il y a une heure de
gravette. Allez, en route.
Hamas, ici Pyramide, à vous.
Parlez.
Rien à signaler à mi-chemin de la crête.
Il y a des milliers de rancrois là-haut, on peut se cacher.
Il faudrait prendre quatre sections supplémentaires pour attisser tout ça à
temps. S'il n'y aura pas de renfort, j'y peux très bien trop.
Régagez votre postard, rappelez la force cachante à lui, on va suivre après.
Sérieux, c'est des pesticides ! Va donc pour lui !
Ma vie, c'est de l'autre côté.
Fais un effort.
Allez. Non, ne descends pas.
Allez.
Ne fais rien.
Allez, Ron.
Tu vas te bailler le bras. Dépêche-toi, je te dis.
Ron, je t'en prie. Encore un effort.
Vas-y !
Sors de là
!
Dis
donc, tu vois ça ? Ah oui.
On y est.
Mesdames, Messieurs, prenez position s'il vous plait.
Ceci n'est pas un exercice.
Je répète, ceci n'est pas un exercice.
Est-ce qu'on pourrait réduire les projecteurs de 60% s'il vous plaît ? 60%
!
Sous-titrage Société Radio-Canada
Il est seul à savoir.
Lysanne !
C
'est quoi ça ? Oui.
C'est eux ?
central d'approche.
Technicien d'analyse audio, vous restez derrière la double ligne jaune.
ITC, résonance et résistance.
Audio est prêt.
Interpolation harmonique en synergie. Altitude, diminution. En interlock,
allons-y.
La vitesse fixée à 7,5.
Tout système opérationnel. On est paré.
Les unités spéciales C comme Charlie et F comme Tron sur la plateforme
principale.
Trépuscule. Temps.
Code bleu.
Remontez d'une quinte juste.
Rien du tout, pas le moindre écho.
Ré à la seconde.
Mi à la tierce. Do tonique.
Do à l'octave, oui.
Sol à la quinte juste.
Plus vite !
Je
reconnais cet air !
Plus
vite ! Plus
vite
! Le plus vite possible.
Mais qu'est-ce qui se passe ? Allez, allez, allons-y.
Plus vite, plus vite.
Bravo les écrans !
Qu'est-ce qui se passe ? Je ne sais pas, mais c'est beau.
Viens, viens, allez, suis-moi.
Baisse-toi.
Mais qu'est-ce qu'ils essaient de nous dire ? Je voudrais bien savoir.
On a plein d'isoles !
Il faut que j
'aille
voir.
Je sais.
Ici contrôle informatique à tout le personnel.
Nous n'enregistrons aucun risque biologique.
Rayon de sécurité assuré.
Oh mon dieu...
Oh, bon Dieu !
Extraordinaire
!
Nous délimitons la zone de sécurité à 25 mètres du vaisseau.
Les unités spéciales ne sont pas concernées, mais doivent s'attendre à un
degré de pesanteur réduit et à de légers étourdissements.
Méfiez-vous de l'électricité statique.
Toutes les sections qui restent opérationnelles... Passez-moi le relais
sur la console. On va l'entendre de près.
Si tout est en place sur la face cachée de la Lune...
Vous pouvez jouer les cinq notes.
Envoyez-lui six croches et faites une pause. L'ouverture doit se trouver sur
la gauche.
Ils nous ont envoyé d'abord quatre croches, puis un groupe de cinq croches,
et puis un groupe de quatre croches.
C'est bon ? Presque toujours au-dessous de 9000 angstrues.
Progresse.
Pas de problème.
Réfléchissez.
Arrivation.
Le seul élément que ces phrases ont en commun sont les règles de tonalité.
Ils cherchent à nous enseigner un vocabulaire tonal élémentaire. C'est
notre premier jour de classe, messieurs.
Suivez tout ce que fait Sa Majesté. Collez à sa partition, note par note.
qui ont une horloge de leur signaux audio.
Nous allons enregistrer le dialogue.
Je suis Claude Lacombe.
Moi, c'est Frank Taylor, lieutenant aéronaval des États-Unis.
Matricule 064122.
Lieutenant, bienvenue au pays.
Venez, suivez-moi. Nous allons faire votre rapport. Harry Ward-Cray,
capitaine aéronaval des États-Unis.
049431.
Capitaine, par ici, s'il vous plaît.
Vous êtes maintenant parmi vos compatriotes.
Craig Harry Ward, capitaine aéronaval des États-Unis, 049431, disparu au large
de Chicken Shoals, escadrille 19.
Matthew McMichael, lieutenant de vaisseau, aéronaval, 0909 416.
Je suis heureux de vous voir.
Ils n'ont même pas vieilli.
Einstein n'avait pas tort. Einstein était probablement un extraterrestre.
Monsieur Neri, qu'est-ce que vous voulez ? Je
veux m'assurer que je vois ça de mes yeux.
Oh, Paris ! Je suis montée dans le ciel et j'ai vu la maison.
C'est vrai.
Oh, mon chéri, j'étais en dessous quand tu t'es envolée dans le ciel. Est-ce que
tu m'as vu courir après toi ? Il faut réunir les responsables, je dois leur
parler, c'est pas possible. Qu'est-ce que vous comptez faire ? Attendez, il
faut qu'on parle.
Oui ? Je voudrais vous parler du cas de M. Néry. On va vous demander d'être
totalement...
Ils vont partir
? Oui.
C'est absolument hors de question. Ce sont des gens ordinaires placés dans
des circonstances extraordinaires, c'est tout.
Monsieur Néry, je vous envie.
Monsieur Neri, on me dit que nous pouvons compter sur votre entière
collaboration. Quel est votre groupe sanguin ? J'en ai aucune idée.
Votre date de naissance ? 4 décembre 44.
Avez-vous été vacciné contre la variole, la diphtérie ? Est-ce qu'il y a eu des
hépatites dans votre famille ?
Que la divine providence soit louée à jamais.
Que le Seigneur nous bénisse et nous accorde un voyage heureux. Qu'il nous
indique la voie. Qu'il nous conduise le long de son chemin. Le Seigneur a confié
à ses anges la charge de vous guider.
Accorde à ses pèlerins, nous t'en prions, un heureux voyage et des jours
paisibles, afin que sous la sainte protection de tes anges, ils parviennent
sans encombre à leur destination pour assurer ton triomphe et ta gloire
infinie.
Merci.
Sous-titrage ST' 501
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