All language subtitles for Tutta una vita (1992)

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Original subtitles

Attends mon retour.

Attends de toutes tes forces.

Attends quand la douleur te submergera et t'empêchera de voir les pluies d

'automne. Attends que le vent balaie les monceaux de neige.

Attends quand la chaleur se fera suffocante.

Attends quand tous les autres se seront lassés d'attendre.

Attends quand tu penseras que je ne suis plus. Attends-moi encore toute une vie

parce que je reviendrai.

La tour est tenace !

Sans toute cette agitation, sans cet air irrespirable, on pourrait croire que le

temps avait suspendu son cours.

Oh, ma maison ! Y retourner après plus de quarante ans, c'était le plus grand

cadeau que le destin pouvait me réserver.

Toute ma vie durant.

J'aurais conservé en mémoire les plus beaux moments de mon existence.

Mes plus chers souvenirs sont attachés à ces murs. Papa, Sarah, Roberto, qui sait

où vous êtes en cet instant ? Il me semble entendre vos voix et sentir vos

bras me serrer pour m'accueillir, tous ensemble à nouveau, unis comme

autrefois. Comme à l'époque où le bonheur régnait dans cette maison,

tandis qu'autour résonnait le bruit des armes. La guerre ravageait le monde

depuis des années, mais malgré la peur et les privations, Nous paraissions

mener une vie à part, comme si l'amour et la chaleur familiale qui nous

unissaient réussissaient à nous protéger des horreurs qui nous environnaient.

Tout s'est achevé un jour lointain de 1944, quand se produisit un événement

qui devait bouleverser toute notre vie.

Attention, les Vlaams, tiens-toi prêt.

Oh, par pitié ! Elle s'arrêtera donc jamais, cette guerre ? Ils cesseront

donc jamais de s'entretuer ? Oh, mon pauvre cœur ! Tous ces fous finiront

bien par me tuer ! Combien de temps encore devront nous supporter toutes ces

abominations ? Oh, ma belle petite chérie !

Tu entends ça ? Tu entends ces coups de feu ? Il faudrait être saoul pour ne pas

entendre. Tu n'as pas peur, ça ne te fait rien. Que veux-tu ? Je suis finie

par m'habituer. Tiens, bois ton café. Oui, ça me fera peut-être du bien.

Calme-toi un peu, détends-toi. J'aimerais bien, mais que veux-tu ? Ah,

te voilà encore.

Où est-ce que tu étais passé, malheureux ? Je me suis fait un sang d'or. J'ai

attendu qu'ils arrêtent de tuer pour rentrer.

Et Roberto ? Où est Roberto ? Je ne sais rien.

Arrête de pleurer. Viens me donner un bisou. Un bon gros bisou. Toi aussi, ma

jolie. Allez vous cacher.

Sauvez-vous dans votre chambre. Filez vite, vous cachez.

Pauvre de moi.

Pauvre de moi. Ils me feront mourir.

Ayez pitié de nous.

Mais qu'est-ce qu'on pourrait bien faire pour que ça s'arrête ? Qu'est-ce qu'on

devra subir encore ? Moi, j'en peux plus.

C'est un honneur de vous recevoir chez moi. Je vous en prie, asseyez-vous.

Je vais vous faire goûter un cognac de derrière les fagots.

J'ai entendu dire à la radio que le franc occidental était en état d'alerte.

Mais je ne crois pas que la coalition anglo-américaine risquerait un

débarquement en Normandie.

C'est dommage, remarquez, je suis sûr que vous n'en feriez qu'une bouchée.

Et une fois ces imbéciles rejetés à la mer, nous aurions la paix pour

longtemps.

Tenez, merci.

Alors, dites-moi, comme vaut l'honneur de votre visite ? Je ne vous cache pas

que l'heure est grave, cher ami. Les Américains ont débarqué à Naples. Ils

marchent sur Rome et nous devons partir.

Nous n'avons plus d'espoir, tout est terminé. Et comme vous avez été un

précieux collaborateur, je vous conseille de vous sauver sans plus

tarder. Oui, c'est bien gentil, mais où me cacher ?

Ici, je suis beaucoup trop connu.

Personne ne voudra prendre le risque de m'héberger.

Réflexion faite, il y aurait peut-être un moyen.

Mon frère habite à la campagne, à quelques kilomètres d'ici. Il n'y a pas

hésité. Malheureusement, nous n'avons jamais été d'accord. C'est un

antifasciste. Il faudrait que vous lui parliez, que vous fassiez preuve d'un

peu d'autorité.

À vrai dire, ce n'est pas un problème.

Donnez-moi son adresse, j'irai lui parler ce soir.

Parfait. Alors maintenant, levons nos verres à notre idéal immortel.

À notre idéal.

Alors, petit, comment tu la trouves, cette soupe ? Papa, papa, dis-moi un

peu, où est passée Sarah ? Sarah, elle est partie se coucher, la pauvre.

Elle avait des crampes d'estomac, cette foutue guerre là, en malade.

C'est pas la seule.

Dis-moi, à propos, qu'est-ce qui s'est passé au juste ce matin ? C'était quoi

tous ces coups de pétard ? Ce matin, une colonne d'Allemands est arrivée sur le

secteur. Ils se sont éparpillés dans tout le coin, c'était incroyable.

Et alors ? Il paraît qu'ils avaient repéré un avion à feu et qu'ils

recherchaient deux parachutistes américains. Ils en ont eu un, l'autre a

réussi à s'enfuir.

C'était l'enfer. Si t'avais vu... Mange pendant que c'est chaud.

Tu sais comme j'aime le minestrone.

Mais toute cette guerre, ça me coupe l'appétit. Je comprends ça. Alors, tu es

un con à la fin de la guerre, mon fils. À la fin de cette foutue guerre.

J'ai couché. Bonne nuit.

Dors bien, ma jolie.

Merci. Le minestrone était une vraie merveille. Bravo. Bonne nuit.

Faites bon rêve, petit.

Allez.

Avec qui ça peut être ? Va ouvrir, vite.

Bonsoir.

Bonsoir, monsieur.

Bonsoir. Je vous en prie, asseyez-vous.

Merci.

Vous voulez manger ? Non, merci, j'ai déjà dîné.

Vous prendrez bien un pot de vin ? Volontiers.

À la vôtre.

À la vôtre.

Excellent, ce petit vin.

Que nous vaut l'honneur de votre visite. Je suis venu vous dire que votre frère

viendra ici demain matin.

Mon frère ? Oui.

Mais vous savez, nous ne nous sommes jamais bien entendus.

Je ne veux pas le savoir.

Il sera chez vous demain.

Il est vraiment obligé de venir ? Tout juste.

Eh bien, alors, dans ce cas, faites-le donc venir. J'y compte.

C'est un ordre.

J'avais cru comprendre.

Qu'ils viennent.

Votre petit vin a un petit goût d'or, viens-y.

Je m'attarderai bien encore un peu ici.

C'est comme vous voulez.

Excusez-moi de ne pas vous tenir compagnie, mais la journée a été longue.

Je vais me mettre au lit, avec votre permission.

Bonne nuit, mon trésor.

Bonne nuit, papa.

Les temps sont durs à présent.

Il paraît que les Américains sont déjà arrivés à Cassino.

Il paraît même qu'ils s'y préparent une bataille décisive contre les Allemands.

Et j'ai l'impression que d'ici quelques jours, les Américains entreront ici dans

la capitale.

Justement, un ami est venu me rendre visite chez moi tout à l'heure.

Le lieutenant Werneck.

Il m'a conseillé d'aller me mettre au vert quelque temps.

Mais où vas-tu que j'aille ? Je lui ai demandé d'aller dire un mot à mon

imbécile de frère.

T'imagines être obligé de demander l'hospitalité à un crétin antifasciste ?

Ah, on peut le dire, les temps sont difficiles.

À qui le dis-tu, mon vieux ? Moi aussi, j'ai compris.

Je pense que demain ou après-demain, il faudra que j'abandonne cette maison.

Imagine un peu, moi, un avocat, me cacher à la campagne comme un sale

paysan. Quelle honte ! Tout le monde me connaît, Rome.

Il me faudra bien changer d'air.

Eh oui, voilà où on en est à cause de ces communistes.

Être obligé de se tairer comme des lapins parce qu'on est des patriotes et

qu'on refuse la gangrène marxiste, c'est honteux.

Un petit whisky ? Tu verras, c'est du bon.

Je te le répète, c'est scandaleux.

Mon cher ami, notre temps est hélas révelu. Nous devons reconnaître l

'évidence que nous avons perdue.

Nous ne pouvons plus jouer les héros désormais.

Là, tu te trompes. Notre idéal, notre devise, notre drapeau existeront jusqu'à

la fin du monde.

Vive le douché ! Tu sais que tu es vraiment

ravissante.

Oh, très bien, si tu le prends comme ça.

Continue donc à bouffer ton paletti, italienne de merde.

Et bon appétit !

Allez, réveille-le.

Papa ? Papa ? Papa ? Papa ?

Papa ? Gris donc ! Papa ! Mais qu'est-ce que c'est ? Pas un geste !

Silence ! Parfait.

Bien, je ne vous veux aucun mal.

Je demande juste l'hospitalité.

J'ai besoin de me cacher une petite semaine.

Je suis recherché par les Allemands. Huit jours, ça donnera le temps à mon

armée d'arriver.

Papa, où est-ce qu'on va le mettre ?

Demain, son frère arrive et c'est un ami de ces sales boches. Je me contenterai

de n'importe quoi.

T'inquiète donc pas pour moi. Je suppose que vous êtes américain. Oui.

Moi, je ne peux pas encaisser les boches.

Je ne peux pas blairer les étrangers, à part les américains, bien sûr.

Non, non, non, les américains sont nos amis. Je vais t'aider. J'ai une cachette

idéale pour toi, mais surtout, il ne faudra pas en bouger.

Vous inquiétez pas. Pas d'acte d'héroïsme. Je resterai tranquille.

Parfait. Tu peux baisser ton arme.

J'ai failli faire dans mon froc.

Bref.

Sarah, je t'en prie, vite, réveille-toi.

Allez, ce n'est pas le moment de dormir.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu ne devineras jamais ce qui est arrivé.

Un soldat américain se cache dans la maison. Si tu voyais comme il est beau,

j'en ai les frissons. Il est recherché par les allemands. Un soldat américain ?

Oui, et beau comme un dieu.

Comment il a réussi ? Comment il a pu entrer ? T'as rêvé, c'est impossible.

Ah, je te jure que c'est la vérité.

Et qu'est-ce que papa a dit ? Il a accepté de l'aider, tu le verras demain.

Il est bel homme. Ah, si tu le voyais.

Il a un cher regard, on dirait un prince charmant.

C'est extraordinaire, je suis contente. Moi aussi, si tu savais.

Il te plaît tant que ça ? Oui.

Je ne vous cacherai pas que la situation devient critique.

Les Américains sont à nos portes, demain ils entreront à Rome. Ils sont déjà à

Cassino. Demain matin, à la première heure, nous filons dans notre maison de

campagne.

Nous allons devoir changer de vie, de style vestimentaire. Nous sommes

beaucoup trop connus ici.

Et puis toi, ma chère, ne sois pas tout le temps aussi triste.

Je sais bien, ton mari est parti à la guerre et il est porté disparu. Mais c

'est un honneur pour toi que lui au moins soit resté fidèle à notre douché.

Je m'en fiche de l'honneur. Il est parti et je me sens seule, abandonnée. J'ai

perdu ma raison de vivre.

Et franchement, je vois pas comment je pourrais pas être triste, mais je

conçois très bien que ça te dépasse.

Et toi aussi, tu ne pourrais pas lui expliquer à ta sœur que ça ne sert à

rien de se lamenter ? À quoi ça sert ? D'ici peu, la guerre sera plus qu'un

mauvais souvenir.

Et à ce moment-là, ton mari te reviendra.

Non, je le sors, ne t'en fais donc pas.

Nous attendrons à la campagne que tout s'astasse.

Et après, nous pourrons enfin rentrer chez nous.

Encore merci pour tout.

Nous vaincrons.

Ah, bonjour, mon oncle.

Bonjour.

Comment tu vas ? Bien, merci. Merci à toi.

Regardez-moi un peu ça. C'est pas une maison, c'est une porcherie. Ah, je te

jure. On va dire qu'il y en a qui vivent là-dedans.

Ah, t'es déjà là ? On est plutôt matinal chez les fascistes. La première chose, à

peine tu as ouvert les yeux, c'est de foncer chez ton frère. Regarde-moi l

'heure. À 7h.

Papa, j'aimerais bien finir ma nuit. T'as besoin de sommeil.

Explique-moi en quoi 7h20, c'est tellement tôt.

Pour nous les fascistes, 7h20, c'est comme midi pour toi.

Parce que laisse-moi te dire une bonne chose, tu dors trop.

Je dors trop comme ça, hein ? Un vrai sonneur. Regarde un peu combien t'as l

'air minable dans ton petit uniforme. T'es plutôt mal placé pour critiquer, il

me semble.

Non mais regarde-toi, t'as pas de miroir chez toi, ma parole ? J'ai la vague

impression que je ne suis pas le bienvenu dans la maison de mon frère.

Ah, t'as la vague impression, hein ? Ben tu dois avoir raison, disons que t'es

accueilli comme le choléra. Je te reçois pas chez moi par plaisir, mais

uniquement, et tu le sais, parce que tu m'es imposé. M'imposé par qui, on peut

savoir. Tu le sais pas, hein ? Tu le sais pas ? C'est pas toi qui m'as envoyé

l'allemand d'hier, peut-être ? C'est pas toi, bien sûr.

Il est venu comme ça, tout seul, à l'inspiration.

Est-ce que tu peux, oui ou non, me prêter une chambre avec un lit pour que

je puisse me reposer ? Oui, bien sûr, puisque je dois te la donner de force,

ta chambre. Et où c'est que je vais trouver un petit coin, un petit tang

pour te mettre un tas de paille ? Comment ça, un tas de paille ? Tu me

prends pour un chien ou quoi ? Pourquoi pas un panier tantier ? Je veux que tu

me donnes une chambre et un lit convenable.

Tu te compares à un chien ? Un chien vaut mieux que toi. Mais on ne va pas

passer la journée à discutailler. Je vais te trouver un petit coin, un

endroit où tu pourras installer un lit et rester autant qu'il faudra.

T'es content comme ça ? Il faudra bien.

Ah bon, bah reste donc ici puisque j'ai vraiment pas le choix.

Bon, je tâcherai de trouver le moyen de te voir le moins possible. Il n'y aura

pas de dispute comme ça. Je ferai comme si tu n'existais pas.

Quel saloperie de destin !

Regarde où on en est rendu.

Non, mais tu te rends compte un peu ? Avec la maison qu'on possède ? Pas en

location, à nous.

À nous, et on doit dormir ici.

Espérons seulement que ça ne durera pas.

Espérons-le.

Et ça ne sera plus jamais comme avant.

T'as entendu ? Attends-moi un petit instant.

Quoi ? Je vais voir.

Ça vient de chez ta sœur.

Je vais voir ce que c'est.

Oui, c'est ça.

Je reviens dans une minute.

Hé ! Non, non, n'aie pas peur.

Si tu as besoin de quelque chose, viens dans ma chambre.

Écoute-moi bien, ma petite caille.

Tu sais que je n'ai pas l'habitude de te parler pour ne rien dire.

Je te conseille de parler à personne, compris ? Je ne vois pas ce que tu veux

dire.

On vit des temps difficiles, ma chérie, une ère de violents. J'ai tellement peur

pour toi, tu es si jolie. Tu dois faire attention.

Méfie-toi des Allemands que tu peux rencontrer.

Ils sont loin de leur pays, de leur femme et de leur fiancée qu'ils

aimeraient serrer dans leurs bras.

Tout peut arriver, surtout à une jeune fille aussi ravissante que toi.

Qu'est-ce que c'est que cette façon de traiter les gens ? Si je mange,

faut que je mange tout seul ? Si je veux avaler un café, faut que je boive seul ?

Ça vous paraît juste de faire ça ? Tu devrais mourir, espèce de salaud, et si

les Américains s'en chargent pas, je te tuerai de mes mains.

Ah, moi, je devrais mourir. Et comment ? C'est toi qui devrais passer l'arme à

gauche, parce que t'es un salaud d'antifasciste. Tu ne sais même pas à

qui tu parles. Je suis pas un vanupié comme toi. Je suis un routinitaire du

parti. T'es qu'une merde en chemise brune.

Tu emploies la terminologie d'écrapule communiste à présent.

Tu verras un peu à la fin de la guerre ce qu'on fera aux canailles dans ton

genre. Et vive le dossier !

T'inquiète pas pour ton papa. Il n'arrivera rien du tout.

Bonjour. Bonjour.

Tiens, avec ça, t'auras plus froid. Ça, c'est gentil.

Et une pomme.

Merci. Et encore ça.

C'est très bon.

J'ai dû te faire très peur hier soir.

Excuse-moi.

Malheureusement, c'est la guerre.

Je me suis comporté de cette façon uniquement parce que j'ai été forcé.

Ça me fait du bien de manger un peu.

Ça te plaît ? Tu te sens mieux maintenant ?

Oui, je... Je te remercie du fond du cœur pour ce que tu as fait pour moi. C

'est rien, tu sais.

C'est bon.

Bon appétit.

Je n'avais jamais vu un homme comme toi.

Je te trouve magnifique.

Je parle sérieusement, tu sais. C'est toi qui es belle.

C'est vrai, s'il te plaît.

C'est bien vrai.

Mange, tu en as bien besoin.

Il y avait trois jours que je n'ai rien mangé. Toujours à me cacher avec les

Allemands. Tu es en sécurité ici maintenant.

J'espère sincèrement.

Comme tu es belle.

Je m'en veux de t'avoir flanqué la frousse.

Espérons que tout ça finira bientôt.

Ah, mon amour. Je n'ai pas vu ton père. Où est-ce qu'il est ? Il est sorti. Il

ne supporte pas de rester à la maison avec l'oncle.

Il a bien raison. Un bon verre lui fera oublier cette tranche d'ingénieur.

Et ta sœurette ? Ça, ce n'est pas compliqué.

Où veux-tu qu'elle soit, elle est encore partie voir son beau soldat américain.

Elle en est folle, la pauvre, elle a complètement perdu la tête.

Alors nous voilà celles à la maison.

Faut croire.

C'est parfait.

Alors on peut passer un petit moment ensemble.

Non, mon amour, il y a l'ombre qui traîne dans la maison. Et puis papa peut

rentrer. Je serai pas tranquille. Ta soeur est au grenier, ton père est

parti. On l'entendra rentrer. Allez, s'il te plaît, j'ai envie de faire l

'amour. Non, je t'en prie, mon chéri, sois raisonnable. Allons, sois gentil. J

'ai envie de toi.

On a tellement peu d'occasion d'être tranquille tous les deux.

Pour une fois qu'on peut prendre du bon temps. C'est pas possible, n'insiste

pas. Allez, laisse-toi faire, mon amour.

Allez, viens.

Donne-moi un petit baiser, dame.

Tu ne crois pas que c'est dangereux de monter ici ? Nous devons être

extrêmement prudents, ma belle. On ne peut pas se permettre que ton oncle se

doute de quelque chose. Ne t'inquiète pas pour ça, il y a ma sœur en bas qui

contrôle la situation.

Alors il n'y a pas de problème. Au fait, ça fait longtemps que tu habites ici ?

Oui, avant on habitait à Rome, mais je ne me souviens pas parce qu'on a

déménagé quand j'étais petite.

Ça me fait drôle d'être si près de toi, de tenir les mains, de me noyer dans ton

car si doux.

Tu es fiancée ? Non.

Je dois même dire que c'est la première fois que je tiens les mains d'un homme.

Si je me suis permis de te demander ça, c'est que j'aimerais beaucoup te

connaître un peu mieux. J'ai envie de tout savoir sur toi, ma belle.

T'as pas à te sentir gênée, j'aime ça parler avec toi.

J'aimerais qu'il n'y ait plus toutes ces armes et toutes ces mains, qu'on puisse

se rencontrer dans un monde différent et se découvrir en paix.

Ouvre la portière et viche-moi le...

Ma chérie.

T'es un ami du temps. Quand je te vois, j'oublie mes problèmes, tout devient

réel, tous mes soucis et même la guerre.

C'est comme si rien n'existait plus.

Embrasse-moi, mon amour.

Quelle beauté.

Silence,

je t'ai vu parler avec le soldat américain que vous cachez dans le

grenier.

Alors je te conseille d'être très gentille.

Si tu veux pas que je vous dénonce, tu sais que j'ai beaucoup d'amis chez les

Allemands. T'as compris ? Tu le sais bien, mon bel amour. J'ai été obligé de

partir.

C'est pas de gaieté de cœur que je te laisse.

Mais j'ai pas le choix, tu peux me croire.

Tout ça pour rester avec ta mouquère ? Mais non, tu te fais des idées.

Tu verras.

Quand la guerre sera finie, on trouvera une solution.

Je t'aime.

Je suis fou de ton corps.

Embrasse-moi encore.

J'ai envie de dévorer ton corps de déesse.

Il n'y a que toi qui compte, tu sais.

Que toi.

Tu me rends fou.

Oui, j'ai mis ce plaisir.

Oui.

Maintenant, occupe-toi de ta sœur.

C'est bien.

Fais-lui mouiller sa culotte.

Bien.

Fais-lui durcir le bout de ses seins.

Et maintenant, remonte un peu sa chemise de nuit.

C'est ça, tout doucement.

Oui.

C'est bien.

Oui, parfait.

Soulève la couverture que je vois son intimité.

Qu'est-ce que c'est joli.

Continue à lui caresser les seins, mais plus fort.

Regarde comment son corps réagit, c'est parfait, continue.

Oui, regarde comme elle se tortille de plaisir, ta sœur.

Ouvre-lui les portes du plaisir que son sexe magnifique ruisselle.

Oui.

On fait mon petit plaisir à vous.

C'est très bien.

Qu

'est

-ce que tu es belle.

C'est bon.

Restez sœurs en même temps.

Vas-y, ma belle.

Rires

Très bien.

Roberto. Putain, s'il te plaît.

Ben quoi, réponds. T'es déjà endormi. Qu'est-ce qui te fait croire ça ? Je t

'écoute, est-ce que tu veux... J'arrive pas à trouver le sommeil.

Je suis trop tendu, je me fais du mauvais sens. Tu t'inquiètes à quel

sujet, au juste ? Je pense à ce jeune aviateur que nous cachons au grenier en

attendant l'arrivée de son armée.

Ben alors, il fait pas d'histoire, où est le problème ? Ben le problème, c'est

ma fille. Je m'en fais pour Gabriela.

Tu sais, j'ai l'impression qu'elle est tombée amoureuse de ce garçon.

Papa, c'est un beau jeune homme. Ils sont jeunes, qu'est-ce que tu veux ? Je

dis pas que c'est pas normal, mais c'est un Américain. Tu sais comment ils sont

les Américains. Un jour ici, le lendemain là, et neuf mois plus tard, c

'est la famille qui se retrouve. Qu'est-ce que je veux dire sur les bras

?

C'est loin, la mère, tu as raison.

Permets-moi de te faire un reproche. Je t'aime comme mon père, mais je trouve

que tu te fais vieux. Ça fait deux ans que Sarah et moi, on est fiancés et tu

ne nous permets pas de dormir ensemble.

Ah non, je t'en prie, recommence pas avec cette histoire.

Je ne veux pas parler de ces choses-là. Je suis peut-être vieux ou d'un autre

âge, mais je suis ce que je suis. Je ne changerai pas.

Mais quand je me suis marié, mon petit, quand j'ai épousé ma petite femme

adorée, qu'elle repose en paix, la pauvre.

J'ai dû attendre jusqu'à la nuit de noces, et tu m'entends jusqu'à la nuit

de noces pour avoir le droit de rester dans la même chambre qu'elle, et pas

avant. À quelle patience. Là-bas de mon temps, c'était comme ça. Mais assez

parlé de ça, c'est pas le moment.

Je t'ai parlé de mon insomnie.

Par-dessus tout, tu sais pourquoi j'arrive pas à fermer l'œil ? C'est à

cause de ce bouc de bandit en uniforme qui déshonore ma maison, mon frère. Tu

parles d'une tête de con.

Encore un sale fasciste de merde qu'il crève. Bravo, ça c'est parlé, cette con.

C'est qu'un infâme salaud. S'il se rend compte de quelque chose, s'il voit quoi

que ce soit, il nous vendra aux Allemands. Et adieu la vie. Espérons que

ça n'arrivera pas. Tu sais que rien l'arrêtera, cet ordre. Il a le vice dans

le sang. Il ne respecte rien.

Je préférerais attraper le choléra que de nous savoir à la merci de ce haut

dignitaire de partie de brillants. T'en fais pas, papa. La guerre finira bien

par s'arrêter. C'est qu'une question de jour. Maintenant, laisse-moi dormir.

Demain, il faut que je me lève tôt.

Dors-toi vite.

Repose-toi bien, mon petit.

Et comment veux-tu que je trouve le sommeil ? Moi, comment s'endormir avec

tous ces soucis ? Ben, le soleil finira bien par se lever, tant qu'il y a de l

'ailier et de l'espoir. Demain sera un autre jour.

Je m'appelle Mario De Sica.

j'ai un renseignement de la plus haute importance je dois absolument rencontrer

le lieutenant werneck c'est un excellent ami à moi je dois l'informer au plus tôt

que mon frère abrite un soldat américain ce doit être l'aviateur que nous

recherchons bonne prise suivez-moi au camp nous serons plus tranquilles pour

parler de tout ça

Viens avec moi, je vais te présenter ma sœur. Elle est impatiente de faire ta

connaissance. T'as perdu la tête, c'est dangereux si quelqu'un venait. T

'inquiète pas, tous les autres sont sortis.

Allez, viens.

T'auras pas besoin de ton arme.

Avec toi, regarde qui je t'amène.

Quelle surprise.

Je te présente mon prince charmant, Jim.

C'est son nom.

Enfin, je te rencontre. Au bout de vie, tu aurais été presque temps. Oui.

Tu veux bien mettre la musique un peu plus fort ? Tout de suite, ma chérie.

Non. J'aimerais danser avec toi.

Oui, allez-y, dansez. Bien. Allez.

Mademoiselle.

J'entends de la musique, mon lieutenant.

Ils font la fête. On va mener le bal.

Qu

'est

-ce que c'est que cette musique ? On fait la fête ici, à ce que je vois.

Mesdemoiselles, nous savons que vous cachez un soldat américain qui l'a mangé

à cette table.

Cela pourrait vous valoir de gros problèmes.

Surtout que par votre faute, il a dû réussir à s'enfuir.

Mais si vous vous montrez coopérative, je pourrais oublier toute cette

affaire.

Vous comprenez ce que je veux dire, alors c'est à vous de décider.

Ce que je me demande, c'est pourquoi je ne peux pas toucher Sarah.

Ah, mais c'est pas possible. Tu ne pourrais pas penser à autre chose qu'à

coucher avec ma fille. Ah, je ne suis pas de moi que... Ah, non, t'as le

prendre un peu sur toi, t'es pas un gosse.

Justement, t'as plus longtemps à attendre. Maintenant, ça suffit. Fais

-moi plaisir et ne parle plus de tout ça. J'en ai assez que tu me casses la

tête à tout bout de champ avec tes douleurs.

Sincèrement, j'ai suffisamment de problèmes comme ça.

Mon frère, cette fichuière, essaie de me comprendre. Tu connais mon point de vue,

j'en changerai pas. Alors, inutile de discuter.

Mais qu'est-ce que c'est que ce bruit ?

Une patrouille allemande. Il ne manquait plus que ça.

Détends-toi, il faut passer. Il suffit d'être aimable et ils ne nous feront

rien.

Bonsoir, messieurs.

Comment ça va ? Camarades ! Venez immédiatement.

Pourquoi on n'a rien fait ? Je vous ai dit de monter.

Tout de suite, on le fait.

Maintenant, caresse-toi. Vas-y, frotte-toi contre elle.

Pendant ce temps-là, masturbe-toi. Allez, dépêche-toi.

Allez.

C'est ça.

Caresse-la avec ton pied. Tâche de la faire mourir.

Mais y plus de passion, plus d'ardeur. Excitez-moi. Allez.

Vous aimez ça, hein ? Ça te plaît ? Oui.

Oui, alors bouge.

Bien.

Bouge un peu ton pied, accélère.

Accélère un peu la cadence.

Oui, c'est ça.

Vas-y.

Mieux que ça, je veux l'entendre crier.

Alors ?

Vous préférez qui, petite garce ? Moi ou cet Américain de merde ? Vous aimez

danser ? Eh bien, moi, je vais vous divertir comme il faut.

Encore.

Encore.

Bien. C'est ça.

Viens un peu par ici, petite garce.

Je vais vous faire votre fête.

Les Américains ne savent pas faire ça.

J'oublierai jamais l'humiliation et la violence que ce port nous a fait subir.

Mon père et Roberto disparurent au cours de cette nuit-là, ainsi que Jim.

Ma sœur et moi dûmes nous séparer.

Il aurait été trop dangereux de continuer à vivre sous le même toit.

Ma sœur partit donc habiter chez notre oncle à Rome, tandis que je fus hébergée

par Cristiano dans sa maison de campagne.

Quatre noms mois s'écoulèrent.

Pourquoi es-tu si triste ? Maintenant la guerre est finie.

Les Américains sont entrés à Rome.

Tous les problèmes sont terminés. Tu verras que tu auras bientôt des

nouvelles de ton père.

Tant que je n'aurai pas retrouvé mon père et ma soeur, la vie n'aura plus de

sens pour moi. Je te dis que vous serez bientôt tous réunis. En attendant, tu es

mon invité. Et tu peux manger à ta faim, dormir dans un bon lit et faire tout ce

que tu veux.

Dis-moi vite, tu as des nouvelles ? Je t'en prie, assieds-toi, calme-toi.

Il n'y a rien de nouveau. J'ai rencontré le commandant américain à Rome.

Ils n'ont pas encore la liste des déportés en Allemagne.

Il faut attendre et espérer.

Bonjour, Saret.

Aie confiance.

Oh !

Je vais continuer.

Oui, comme ça, comme ça.

Ne reste pas toute seule dans ton coin.

Viens t'amuser un peu avec nous.

Tu verras mieux.

Regarde-toi.

Regarde comme tu es belle.

Tu peux te caresser devant nous. Tu sais, il n'y a pas de honte à avoir

devant ta sœur. Ça nous excitera de te regarder te donner du plaisir. Oui, c

'est ça.

Devant la glace.

Caresse-toi à nous deux, mon amour.

Oh, non.

Pense que c'est toi.

Oui. Oui.

Avale-moi à fond, ma beauté.

Oui.

Oui je vais jouer.

ici maintenant tu me reconnais

roberto

c'est toi et papa il est où

Tu ne peux pas savoir ce que j'ai vu.

Des bébés massacrés.

Des innocents brûlés vifs.

Enterrés par centaines.

C'est amoureux.

Mais papa t'a aimé jusqu'au bout sans te faire de reproches.

Tu sais où est Sarah ? Elle va bien ? Elle est hébergée chez l'oncle Mario.

Quelques mois plus tard, nous sommes tous partis chez l'oncle Mario.

La guerre finie, il paraissait complètement métamorphosé.

Il prit soin de nous et offrit un travail à Roberto qui réalisa enfin le

rêve de sa vie, épouser Sarah en octobre 1946.

C'était vraiment une belle cérémonie.

Madame, après toutes vos épreuves, vous avez enfin pu réaliser votre rêve d

'amour. J'en profite pour te dire, petite nièce de mon cœur, que tu es

vraiment magnifique.

Tu as l'air d'une princesse.

Merci, mon oncle. Je suis tellement émue que je ne sais pas quoi dire. Mon cœur n

'a jamais battu avec une telle force.

Mais je n'ai pas vu Gabriela depuis la cérémonie. Où est-elle ? Ma chérie, je

pense savoir où est passée Gabriela. Elle est sûrement encore partie à la

recherche de son aviateur. Elle a dû aller voir l'avocat, comme d'habitude.

Ta sœur traverse une période très difficile en ce moment. Il faut la

comprendre, elle l'aime encore.

Bien, je crois que vous devez être épuisée, après une journée aussi

éprouvante.

Et si vous voulez, montez-vous détendre dans la chambre que j'ai mise à votre

disposition.

Mon oncle, tu es fantastique. Merci.

Nous n'avions plus la moindre nouvelle de Jim.

Le seul moyen que j'avais de le sentir près de moi, c'était de retourner dans

ma vieille maison et de m'abandonner aux souvenirs.

Deux années s'étaient écoulées depuis cette terrible nuit, mais je sentais

encore la chaleur de son corps sur le mien durant notre seule valse.

Où es-tu, mon amour ? Pourquoi n'es-tu pas revenu ? Pourquoi m'as-tu abandonné

à l'enfer des souvenirs ?

Ma chérie, le mariage était vraiment superbe.

Sarah était merveilleuse.

Je suis content pour Roberto.

Il a réalisé son rêve. Ils forment un beau couple tous les deux. Ils ont

trouvé le bonheur.

Il mérite d'être heureux, tu crois pas. Il faisait vraiment plaisir à voir.

Malheureusement, ce n'était pas le cas de la pauvre petite.

Elle était encore une fois complètement perdue dans ses pensées. J'ai l

'impression qu'elle ne s'en remettra jamais toute cette aventure.

Ah, c'est un drame pour elle, et moi je la comprends. Elle a perdu son père qu

'elle adorait, ainsi que le garçon qu'elle avait caché dans son grenier.

Il n'est jamais revenu. Elle en est toujours amoureuse.

Ça me brise le cœur de la voir rôder comme une âme en peine.

Il faudrait la divertir, lui changer les idées.

On pourrait peut-être la réinviter chez nous.

Tu as besoin de t'amuser, toi aussi, on dirait.

Où étais-tu passé ? Tu as disparu juste après la cérémonie.

On s'est inquiété, on t'a cherché partout.

Qu'est-ce que tu as ? T'as l'air triste.

Reprends-toi et essaie de sourire.

Le sourire ! Ma vie est fichue, il ne me reste plus rien. Ma seule et unique

consolation, c'est mes pauvres souvenirs, tu comprends ? Tout ce que je

veux, c'est qu'on me laisse en paix.

Tu es trop jeune pour t'enfermer avec tes rêves passés. Tu as encore toute ta

vie devant toi.

Tiens, ça te fera du bien. Allez ! Mais pourquoi pas ?

Tu es encore plus

belle que d'habitude, mon amour. Tu es splendide.

Ton oncle a drôlement changé. C'est gentil de sa part de nous héberger.

Et cette chambre est magnifique.

Un vrai palais. Et je ne te parle pas du lit.

Tu devrais l'essayer.

Viens, ma chérie. Depuis le temps que j'attends cet instant, déshabille-toi.

C'est notre première nuit d'amour.

Tâche d'être un peu patient.

C'est bien ma petite vie de ton verre, c'est ça. L'alcool rongué jusqu'à la

dernière goutte. Allez, donne-moi ton verre que je l'emplisse à nouveau.

Faut noyer ton chagrin.

Tu te sentiras mieux après.

Tiens, j'aime pas te voir triste.

Allez,

vide-le mon cœur.

Allez, c'est ça.

Allez, je te promets une belle soirée.

Voilà.

Encore un peu et tu te sentiras mieux. L'ivresse fera passer ta tristesse.

C'est bien.

Interdiction d'arracher une goutte. Là, c'est bien. Et maintenant, donne-moi ton

verre. Parfait.

Laisse-toi aller.

Là, tu es si belle. Il ne faut pas gâcher ta vie.

Là.

Oui, sois gentille avec Tonton.

Tu es plus belle que jamais, mon trésor.

Laisse-toi faire.

Maintenant, je t'emmène voir un spectacle magnifique.

Viens.

Continue.

Tu es splendide.

Regarde ta sœur se préparer pour sa nuit de noces.

Ne t'inquiète pas, c'est un miroir sans teint.

Je t'assure qu'elle ne peut pas nous voir.

Oh.

Aïe.

Aïe.

Aïe.

Aïe.

C'est bon, oui.

Agasse mon gland, oui.

Allez, vas-y, abonne-toi.

T'es bonne, oui.

Ah, tu l'aimes ton tonton, hein ? Ah,

t'es bonne.

Oh, c'est bon !

Ma chérie.

J'attendais ça depuis si longtemps.

C

'est bon.

Remets-la-moi vite.

« J'ai des nouvelles de ce jeune homme.

Comme tu me l'avais demandé, j'ai parlé à tous les commandants américains de

Rome, mais sans aucun résultat. J'ai tout essayé. J'ai même téléphoné au

colonel Andros.

Tu dois savoir qui c'est.

C'est le commandant suprême des forces alliées en Italie.

Lui non plus n'a rien pu me dire.

Mais en tout cas, une chose est sûre, ce jeune homme n'est pas mort.

Il ne figure pas sur la liste des personnes portées disparues. »

Merci pour tout ce que tu as fait, mais je veux continuer. Tu n'aurais pas une

autre démarche à me conseiller ? Une démarche ? J'ai déjà tout essayé.

Tout ce que je peux te conseiller, c'est d'attendre encore un petit peu.

Je voudrais te demander un autre service. J'ai des problèmes avec mon

oncle. Je ne peux plus rester chez lui. Si tu pouvais m'héberger chez toi

quelque temps, ça m'arrangerait.

Je te promets que je ne m'incrusterai pas.

Tu sais qu'il ne faut pas te gêner avec moi, ma chère. Il n'y a aucun problème.

Ma porte est grande ouverte.

Tu es toujours la bienvenue chez moi.

Viens quand tu veux, ce soir, pourquoi pas.

T'es sérieux ? Toujours. Entendu. Je te remercie beaucoup.

Bien.

C'est rare de voir une femme en avance à un rendez-vous.

Mes compliments, votre robe est magnifique.

Je serais quand même curieux de savoir comment vous avez fait pour avoir mon

numéro de téléphone.

Remarquez, ce n'est pas important. C'est le genre de détails qu'on verra après.

Je vous en prie, asseyez-vous.

Et à présent, j'aimerais savoir ce qui me vaut le plaisir de votre visite.

Ça fait des années que je suis la maîtresse de Cristiano. Je sais que c

'est votre meilleur ami.

J'ai découvert depuis peu qu'il a une aventure avec une de vos nièces, avec

Sarah, qui vient à peine de se marier et qui vit toujours chez vous. Que voulez

-vous ? Mon problème, c'est que je l'ai dans la peau, Cristiano.

Je vous demande une faveur. Je voudrais que vous parliez à votre nièce et que

vous mettiez fin à cette liaison.

Je sais que ça vous serait très facile, si vous saviez comme je l'aime. Je vous

en prie, aidez-moi, vous n'aurez pas affaire à une ingrate.

Voyez-vous, Cristiano est à moi, à moi et à personne d'autre.

Je ne vois pas ce que je peux faire.

Malheureusement, mes nièces sont majeures et vaccinées.

Elles sont libres de faire ce qu'elles veulent.

À ce propos, d'ailleurs, j'ai eu un différent avec la plus jeune il y a

quelque temps.

Et tu sais où elle est maintenant ? Elle a fait ses valises et elle est partie se

faire héberger chez ton Cristiano.

Mais tu sais, par amitié pour toi, je vais essayer.

Je ne peux pas te garantir que l'affaire est faite.

Mais si je trouve un moyen de te faire revenir Cristiano, je le ferai.

Crois-moi.

Je t'avais pourtant dit de ne jamais venir chez moi.

Tu sais que ma femme peut rentrer à tout instant.

Sans parler de ta sœur qui habite ici, elle pourrait nous voir.

Je pensais qu'il n'y aurait personne chez toi.

Et puis j'avais envie de te voir.

Je ne sais plus quoi faire. Je ne supporte plus de vivre chez mon oncle.

Je n'arrive plus à jouer les hypocrites comme mon mari et rester chez Mario

uniquement par intérêt.

Pourquoi tu parles comme ça de ton oncle ? J'avoue que je ne comprends pas.

Vous habitez chez lui depuis des mois.

Vous ne manquez de rien, il me semble. Pas vrai ? Oh, bien sûr, de ce côté-là,

il n'y a rien à dire. Il a été parfait.

Mais ce que tu ne sais pas, c'est que c'est lui qui a fait arrêter mon père et

Roberto pendant la guerre. Tu comprends maintenant ? Qu'est-ce que tu racontes ?

Je te dis ce que j'ai entendu, mais c'est un secret.

Après l'arrestation de papa et de Roberto, il m'a recueilli chez lui,

comme tu sais.

J'ai surpris une conversation avec un officier allemand.

J'ai pas eu le courage d'en parler à quelqu'un, parce que je savais qu'une

fois la guerre finie, il serait notre seul soutien à ma sœur et à moi.

J'aime pas ça, mais tu as bien fait de garder le silence là-dessus.

Tu ne dois plus y penser, tout ça c'est du passé.

Ça ne fera pas revenir ton père, il faut oublier tout ça.

Embrasse-moi, ma belle.

Oh, que tu es douce.

Oh oui, comme ça.

Oui.

J'aurais jamais cru que ma sœur aurait pu garder un tel secret uniquement par

intérêt. Mais ça n'avait plus d'importance désormais. Il ne me restait

plus qu'à me venger.

C'est pas compliqué.

J'aimerais participer à une de tes petites soirées spéciales que tu sais si

bien organiser dans les grandes occasions.

Et je voudrais que tu invites ton ami Mario.

Excuse-moi, mais je ne comprends pas très bien de quoi tu veux parler.

Figure-toi que j'ai appris une chose amusante dernièrement. C'est que toi et

ma sœur avions une amitié toute particulière. Je me suis dit que t

'aimerais peut-être distraire le reste de la famille. Non, non, non, te

chanter.

Je ne vois pas où est le problème.

Mais si tu ne me fais pas ce plaisir, j'avertis tout de suite Roberto.

Très bien, qu'est-ce que tu veux ? Je te le répète, je veux participer à une de

tes petites sauteries spéciales et je veux que tu y invites aussi l'oncle

Mario.

Je devrais moins inviter Mario ? Tu comprends bien quand tu veux.

Mais qu'est-ce que tu lui veux, ton oncle ? Écoute, ça, c'est mon problème.

Compris ? Occupe-toi de faire ce que je t'ai dit si tu ne veux pas que je parle.

Excusez-moi, monsieur, mais je n'ai pas bien compris le but de votre visite.

Avant toute chose, permettez-moi de m'excuser de venir vous déranger si tard

à votre domicile.

Mais vous êtes la seule personne qui pourrait m'aider.

Car j'ai un très gros problème. Je recherche une personne que j'aime

énormément.

Je suis allé dans sa maison, mais malheureusement, elle n'y habite plus

maintenant.

Je vous prie de m'excuser encore une fois.

J'oublie le plus important.

Je me suis renseigné et j'ai fini par apprendre que cette personne est de

votre famille.

Il s'agit de votre nièce. J'ai peur que vous vous trompiez.

Comment ça ? Eh bien, moi, des nièces, j'en ai deux.

Ça ne peut pas être elle que vous cherchez.

Si, d'ailleurs, je les connais toutes les deux.

La personne que je recherche se prénomme Gabriela.

Gabriela ? Excusez-moi.

Oui, j'écoute.

Oh, comment va, vieille canaille ? Très bien, merci.

Euh... Mario, j'ai un petit problème. Je viens de finir une conversation avec ta

nièce, la petite Gabriela.

Et qu'est-ce qu'elle voulait ? Oh, c'est pas facile à dire.

Eh bien, figure-toi qu'elle m'a dit qu'elle savait que j'organisais des

soirées un petit peu particulières en famille et pense un peu.

Elle m'a dit qu'elle voulait participer à une de ses sauteries avec nous deux.

J'ai bien compris. Elle veut que je sois de la fête moi aussi, c'est ça ? Bien.

Mais si ça peut lui faire plaisir, je suis partant, disons, demain soir chez

toi vers 8 heures.

Entendu pour demain soir.

On va passer une bonne soirée, je te le garantis.

Parfait. Très bien, à demain soir, salut.

Et comment l'avez-vous connu, Gabriella ? C'est une longue histoire.

Voyez-vous, je suis américain.

Et environ deux ans avant la fin de la guerre, je me trouvais en avant-poste à

Rome. Je regagnais mes lignes quand mon avion fut abattu.

Il fallait me cacher des Allemands.

Votre frère m'a caché pendant quelque temps, et c'est ainsi que j'ai fait la

connaissance de votre nièce. Elle était douce et gentille.

Je l'aime de tout mon cœur.

Jamais je ne l'oublierai.

Justement, non. Je suis désolé, monsieur. Je comprends ce que vous

éprouvez, mais vous devez l'oublier.

Et pour la bonne raison que ma nièce est mariée.

Comment ça ? Eh oui, jeune homme.

Elle a épousé le garçon avec qui elle était fiancée avant la guerre.

Elle était fiancée ? Il était parti sur le front. C'est le grand amour de sa

vie.

Mais... Comment dire ? Si un jour ou l'autre je la rencontre...

Je lui dirais que vous avez cherché à la revoir, monsieur.

Non, excusez-moi.

Inutile de l'embêter avec ça, ça n'a plus la moindre importance.

Je vous remercie de m'avoir ouvert les yeux.

Oui.

Allez, pompe moelle, allez.

Sous-titrage ST'

501

Ah !

Oh ! Oh

!

Oh !

Oui.

Oui.

Oui, comme ça.

Oui, pompe. Pomme fort.

Quelle belle soirée, mon ami. C'est vraiment ce qu'on peut appeler une

grande réunion de famille.

La seule chose qui m'étonne, c'est que toi, ma nièce, tu t'intéresses avec

autant de passion à ces jeux.

J'avoue que ça me dépasse.

J'espère simplement que tu n'as pas quelque idée bizarre

derrière la tête.

Parce que le vieux loup que je suis a encore des dents.

J'espère pour toi que tu es sincère.

Dis, Cristiano, tu as vu la belle petite surprise que je t'ai réservée ? Allez,

reste pas là à rien faire.

Réchauffe un peu l'ambiance.

Oh !

Ah !

Excuse-moi, je reviens tout de suite.

T'arrêtes pas, tonton.

Non.

Pas un geste. Continue à tripoter, vieux pauvre. J'ai pas ça, je t'en prie. T

'inquiète pas de ça, toi où je te descends. Je t'en prie, ne fais pas ça.

Masturbe-toi, je te fais sauter la tête.

Non.

Depuis ce jour terrible, ma vie fut détruite à jamais. La prison me vola mon

existence et mes êtres les plus chers.

Gabriela, je t'ai cherchée durant toute ma vie.

Enfin, je t'ai retrouvée.

Je n'ai pas eu le courage et la force de venir te voir en prison.

Jim... J'ai préféré t'attendre.

J'étais sûr qu'un jour, tu reviendrais ici.

Je voulais te dire que je t'ai toujours aimée et je voulais finir la valse que

nous avions commencé.

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