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Alors, tu es sourd ? Je suis malade.
Je n'arrive pas à digérer.
Où as-tu mal ? Ici ? Ou là ? J'ai envie de vomir.
Tu veux que je te masse ? Je vais te préparer une tisane.
Qu'est-ce qui a bien pu me provoquer ça ? C'est la choucroute aux bananes ?
À moins que ce soit la salade d'escargot au kirsch.
Avec tes idées de restaurant à la mode.
Merci.
Aussitôt que je peux me lever, je fais sauter cette baraque à la dynamite. Qu
'il y ait des escrocs dans la restauration, passe encore, mais des
criminels, non.
À propos d'escrocs, je te rappelle que tu commences à tourner ton film porno
aujourd'hui.
Il se fera sans moi.
Ben voyons, en soufflant dessus peut-être.
Dis donc Dominique, j'ai une idée.
Aïe, c'est plus grave que je ne le pensais.
Si tu allais au tournage à ma place.
Voilà qu'il délire à présent, j'appelle le docteur. Mais je parle sérieusement.
Ta mère m'avait prévenu que t'avais un grain, mais je crois que t'es mieux pour
l'infirmerie. Tu verras, c'est pas difficile. Il suffit de dire moteur,
coupé, tu suis le scénario.
Tout est écrit dessus.
Et tes assistants ? Écoute, ce sont des anciens de la nouvelle vague au chômage.
Toute la chair est passée dans le cerveau, c'est pas des jouisseurs.
Tu m'en fais un beau jouisseur.
Depuis le temps que tu me rabats les oreilles avec l'exploitation de la femme
dans le porno, c'est l'occasion ou jamais de prendre ta revanche. Mais je n
'ai jamais fait ça.
Et moi alors ?
Avant, j'étais représentant en machine à coudre.
Et de fil en aiguille, je suis là.
Mais toi, tu es un homme.
Ah, si je n'avais pas si mal, je rigolerais. Allez, habille-toi, prends
la voiture, le scénario, l'adresse du tournage. Moi, je m'occupe du
producteur. Mais Hervé, comment je vais faire ? C'est facile, tu penses aux
impôts, au loyer, au gaz à payer. N'oublie jamais que c'est grâce au porno
qu'on bouffe.
Quand on voit le résultat ? Dépêche-toi, je t'en supplie.
Repasse-toi un de mes films, Pénétration humide, par exemple.
Oh, c'est le plus débile de tous.
Imagine-toi la place du personnage principal, c'est facile, tu vas voir, ça
va venir tout seul.
Sous-titrage FR ?
J'arrive, j'arrive, j'arrive.
Enchantée, n'attendez plus.
Est-ce que les comédiens sont au courant que je... Pensez-vous, ce qui les
intéresse, c'est de toucher leur cachet. Alors, ce soir, le reste.
Vous pouvez me les présenter, s'il vous plaît ? Bon,
mais alors, vite fait. On a déjà 20 minutes 15 secondes de retard.
Richard, tu peux venir une seconde ? Allez, allez, viens.
Bonsoir, une nouvelle ?
Je vois ce que c'est. C'est la première fois que tu fais du porno.
Timidité, traque.
Allez, venez. Vous faites erreur.
Allons, allons, pas avec moi. Vous savez comment on m'appelle ? Que de béton.
On fera 150 films en 5 ans.
Je suis dans le dictionnaire.
Moi, je suis la femme de... Je ne veux pas le savoir.
Moi aussi, je suis marié. J'ai des gosses.
Tenez, je vais vous présenter ma femme.
Liliane, tu peux venir, ma chérie ?
Bonjour.
Comment ça va ? Eh bien, et vous ? Oh, ça va, ça vient.
Je crois que l'un dans l'autre, on tient bon.
Dites donc, vous pratiquez la sodomie ? Pardon ? Je vous pose la question parce
que... parce que j'ai dit au metteur en scène que ma femme l'a pratiquée, mais c
'est pas vrai.
Ah, tiens.
Alors voyez-vous, on pourrait s'arranger.
Vous doublez Liliane dans les gros plans, et moi...
Et moi, je vous file un petit pourcentage sur son cachet.
Je vous rassure tout de suite, Richard est un expert en la matière.
On l'appelle piston de velours.
Oh, pas exagéré, quoi.
Si on essayait un petit coup avant l'arrivée du metteur en scène.
Mais c'est moi le metteur en scène.
Enfin, sa femme. Je le remplace, il m'a la... D'accord, mais ça ne résout rien.
Le scénario prévoit une sodomie.
Moi, je n'en fais pas.
Alors, qu'est-ce qui se passe-t-il ? On l'a fait cette scène, oui ou non ? Il n
'y a personne pour faire la sodomie ? Oh ! Ben, et vous ? Vous que sentez, j
'espère ? J'en mets dans le boulot.
Ah oui, c'est comme ça.
C'est bon, ça, comme casse-couille.
Allez, on travaille.
Je vois bien les couilles.
C'est bon, c'est bon.
C'est bon, c'est bon. C'est bon, c'est bon. C'est bon,
c
'est bon.
Oui, oui.
Ah là là, oui.
Oui,
oui.
Oui, oui.
Bouffe-moi le cul, c'est bon, quand il bouffe le cul, j'en dis Dieu.
Oui,
oui.
Oui, oui. Oui, oui.
T'arrête pas, t'arrête pas.
Oui, oui, oui.
T'aimes ça, hein, salope ? T'aimes ça, hein, petit gars ? Oui.
Ah, j'ai mouillé.
Ouais.
C'est trop chaud.
Oui, c'est bon, c'est bon.
Très bien.
Je comprends pourquoi mon mari rentre épuisé.
La douche, c'est par là.
À présent, on fait la scène du gode.
Mettez la caméra dans la cuisine.
N'oubliez pas le sel, le poivre, les aromates.
Dis donc, Richard, tu me prends pour une idiote.
Tu crois que je n'ai pas pigé ton petit manège ?
De quoi parles-tu ? C'est pour avoir un rôle dans son prochain film que tu t'es
tapé la metteuse en scène.
Tu es folle.
Tu devrais plutôt aller la remercier, oui.
C'est pas ma faute si j'aime pas la sodomie.
Comment peux-tu le savoir ? T'as jamais voulu essayer de ce côté-là, enfin.
C'est au niveau de la tête que ça pénètre pas. On va pas remettre ça sur
le tapis.
T'as raison, Gaston.
Va plutôt voir Dominique et excuse-toi d'être aussi lâche.
Bon, je vais lui passer un peu de pommade.
Je peux entrer ? Comment vous sentez-vous ? En pleine forme.
Moi qui croyais vous ramasser la petite cuillère, ça m'aurait plutôt donné l
'envie de recommencer.
À la bonne heure, vous apprenez vite. Vous allez faire carrière.
Vous voulez bien me frotter le dos ? Oui, bien sûr.
Comme ça ?
Un peu plus bas s'il vous plaît, je me sens encore toute mouillée.
Lâche-moi plus vite.
C'est le
moment
où je me m'assure avec un arrosoir.
Oui, alors tu rentres par là.
Attention, ma chérie.
Tu ne casses pas la gueule, hein ? Oh là là, mais il fait tout noir.
Et moi, je suis assis.
Je dis, t'es drôlement bien roulée, mignonne.
Avec plus de sentiments, tu vois, comme si tu étais M. Bogart dans Le Grand
Sommeil. Tu connais Bogart ? Oui, le peintre.
Qu'est-ce que vous fichez ici, vous ? Je fais le ménage, pourquoi ? Vous voyez
bien qu'on tourne un film.
C'est pas trop mon rien-dit, c'est pour la télé ? Oui,
c'est la piste aux étoiles, vous ne me reconnaissez pas.
Monsieur Malabar, je regarde toute l'éthnène.
Je vous croyais plus costaud.
Venez par ici, je vais vous faire voir les coulisses de l'exploit.
C'est-à-dire, question exploit, je manque de vocation. Oh, ne mentez pas,
je devine en vous une future spikrine.
Oh, vous plaisantez.
Jamais dans le boulot.
Ça tombe bien, je suis examinateur au but de chômeau.
C'est moi qui teste les candidats.
Ça c'est de la veine, vous allez pouvoir me pisterner.
Ah, vous ne croyez pas si bien dire. J'ai déjà plusieurs kilomètres de va et
vient au compteur. Je n'attendais plus vous pour le remettre à zéro. Je ne
piche rien à ce que vous dites.
C'est du langage collé.
Figurez-vous que j'ai un haut niveau technique. Vous me suivez ? Non ? Allez,
venez quand même.
C'est parti.
Comment vous vous arrêtez ? Je me déproque.
Allez.
Sousse.
Allez, je te la susse, va.
Voilà.
Oh oui, je sens que ça va être bon, ça dit.
Oh là là.
Au revoir.
Oh, tu as le coup de main, toi, dis.
Oh,
mais dis donc.
Oh, tu cours bien, dis-toi.
Tu as du talent déjà, là, au départ.
Oh là, dis.
Oh là.
Oh.
Oh là, oui, ça, c'est bon, dis.
Oh.
Mouais, continue comme ça, dis.
Oh, ça, c'est bon.
Oh là, oui.
Dis donc.
Oh, oui.
Oh
là
là, allez.
Dis, là, c'est pas mal non plus.
Tu la sens bien, ça ? Oui, je la sens.
Oh,
dis, quoi t'es fait pour ce métier, là ? Viens.
Oh, là, là, oui.
Oh, le moi, oui.
Oh, dis donc.
Oh,
ma mère.
Oh,
ça commence à chauffer.
Comme ça, c'est mieux.
Je vais te faire un tourniquet.
Mais comment ça lui va venir ? C'est trop beau.
Suis-moi. Oui.
Tu m'appelles.
Oui. Tu vois où je veux en venir.
Tu la vois venir, celle-là.
Dépense-moi. Oui.
C'est bon comme ça.
Oui.
Encore.
Encore. Oui.
Oui, ça fait du bien par où ça passe.
Je vous rappelle qu'il nous reste 23 minutes et 30 secondes pour manger.
Dans le porno, c'est le seul moment vraiment exaltant, le repas.
Moi, je n'ai pas très faim, j'ai l'estomac noué. Il y a beaucoup de
métaux en scène, dans votre cas. L'angoisse, ça le rétrécit l'estomac.
Je me rappelle, quand je travaillais avec Godard... Oh, la barbe, encore un
qui a tout vu, tout entendu.
Un jour, c'est la télé, un autre jour, c'est l'avant-garde.
Ça avance un peu, et ça cause comme un ancien combattant. Laisse-le parler, au
moins. C'est qui, ce Godard ?
Il fait du porno ? Oh, bien ! Je ferme ma trappe, comme ça je serai sûr d'être
compris.
Si on mettait bout à bout toutes les queues qu'on m'a sucées... Oui, je sais,
350 films, on t'appelle le marteau-piqueur du porno.
N'empêche que si t'étais à ma place, mec, il y aurait longtemps que tu serais
tombé en rideau.
Le mec, verseur émoussé, et la chignole en pâte sèche.
Vous aussi vous parlez en code ? Dites donc, au lieu d'essayer de nous foutre
des complexes, est-ce que vous vous remettrez pas votre fameux record en jeu
? en 26 minutes 45.
A votre place, je ne resterai pas.
Vous oubliez que mon mari a remporté la coupe du monde.
Laisse-le rêver, ce petit.
Faut jamais rompre les élans d'enthousiasme. Je voudrais pas trop la
ramener, mais je trouve ça suicidaire. D'autant plus que moi, je suis plutôt le
genre à retardement.
Je vois.
On a la trouille.
Bon, très bien. Je mets mon titre en jeu.
Dites-moi seulement l'adresse de vos parents en cas de malheur.
C'est parti.
ça commence bien
Oui, c'est bon, ça aussi.
Toi, tu suces bien aussi.
Je vous le parle, moi, le record.
Vous allez voir.
On va voir, on va voir.
Il est peut-être noir, hein ? Oui, ça aussi, c'est bon, dis-donc.
Oh, dis-donc, Richard et ta femme, elles sucent bien.
Oh là là, oui, ça c'est bon aussi.
Ouais, ouais, d'accord.
Tu te places comme ça.
Tu te places ici, comme ça.
Oui,
ça, c'est du beurre.
Oui,
oui.
C'est une bonne entrée en matière.
Dépêche-toi !
Sous-titrage ST' 501
Voilà, deuxième service, c'est bon.
T'as le bien de ça.
Je sens que je vais faire un tour au bureau d'embauche.
On peut dire que vous m'avez dégusté en grande peau. Merci.
Désolé d'interrompre la remise des médailles, mais le temps passe et le
cinéma attend.
On va y aller.
C'est vrai qu'on est en pleine avant-garde.
Vous n'avez jamais pensé à ça ? Que le porno, c'était l'avenir.
Tant que je ne verrai pas les spikrines à poil, moi je me sentirai toujours au
Moyen-Âge.
Tout le monde en place.
Maintenant, on va faire une triple pénétration, avec saut périlleux et
rétablissement sur les mains.
La truche de secours est prête, alors en avant. Oui, c'est ça, en avant, ma mère,
allez.
Oh, dites, monsieur Balabar, je m'excuse de vous aborder comme ça, mais... Qu'est
-ce qui se passe, mon pigeon ? Tu veux un autographe ? Si c'était pas trop
abusé de votre santé, je me demanderais bien de me terminer, vu que José l'a mis
le Jésus en surchauffe, et j'ai un roche de Michel.
C'est demandé si gentiment que je peux pas refuser. Vous allez penser que je
suis une effrontée, mais dans un de vos fils... Je vous ai vu baiser dans la
pâte à crêpes. J'ai cru que j'allais bouffer mon flic. Ça t'a plu, hein, mon
lapin ? Je me souviens, c'était en 76.
C'est ça, avec Poudricourt.
Un maître.
Est-ce pour nous ? En ce temps-là, on s'avait cousé aux dames.
Ça te plairait de remettre le couvert avec moi ? Un remake, en quelque sorte.
Oh, merci, monsieur Malabar. Laissez-moi baiser votre main. Non, plus bas.
Plus bas.
Et insiste.
Je l'aime beaucoup.
Sous-titrage FR ?
C'est bon, celui-là.
Il arrive quand même à m'exciter.
... ... ...
...
Un petit mitron, hein ? Oh là là, dis donc ! Ah, c'est bon, la pâtisserie !
Ah, c'est bien, ça, la pâtisserie, hein ? Une bonne goutte croustillante, on la
sent arriver, celle-là.
Elle est chaude, hein ? Elle est bonne, celle-là, hein ? Même dans les brumeaux,
hein ? Oui, oui.
Oh là là ! Oui,
oui, oui.
Ça colle un peu, hein ? Oui.
Oui, oui.
Ça colle, hein ? Tu la sens bien, là ? On s'arrête pas sans ça, je reste connu.
Regarde, ça sèche, vite.
Qu'est-ce que je fais, là, alors ? Tu la sens
pas, là ? Oui, je m'accroche.
Oui,
oui.
C'est bien beau, là, c'est dur.
Je pense que ça sèche, oui.
Oui, oui, oui, oui, oui, oui.
Oui,
oui, oui, oui, oui. Oh là là, je sens que je vais te mettre au four, là.
Bientôt, là.
Tu es à point, là.
Oui, oui, oui, oui, oui, oui.
Merci. Elles sont vraiment bonnes.
Elles ne sont pas épaisses, dis.
C'est ma spécialité, les crêpes puritiques.
D'ailleurs, on avait l'intention de monter une crêperie.
On fera une démonstration tous les soirs devant nos clients.
Eh bien, ça va être du joli, va.
Ça deviendra un restaurant à la mode où viendront les gens de cinéma.
Les restos bizarres, je connais, mon mari est au lit à cause de ça.
Bon, les enfants... Il nous reste une scène à tourner. Je parie que t'es une
partouze. Ah, dis donc, comment t'as deviné, toi ? Alors là, si vous voulez,
je peux vous proposer une nouveauté. Une partouze dans les spaghettis.
Qu'est-ce que t'en dis, hein ? Menteur, on a déjà fait ça il y a 15 jours dans
le double pénétration.
Bon, d'accord, vous voulez de l'inédit.
Bon alors, une partouze dans les serpentins.
C'est pas très original, mais ça coûte moins cher que les spaghettis.
Surtout qu'il nous reste... 12 francs 13 centimes dans la caisse. Allez.
Bon, alors, vous avez commencé par vous mettre à poil, n'est-ce pas ? Et puis,
voilà, alors vous vous mettez là, tout doucement.
Alors, Dominique, pas trop déçue par l'industrie du cul ? Je trouve surtout
qu'on paye beaucoup de sa personne.
Dame, de temps en temps, il faut mettre la main à la pâte.
Je crois que je ne pousserai pas plus loin la plaisanterie.
Dommage, on aurait pu devenir amis. Par contre, la comédie musicale, ça me
dirait assez.
Ah oui ? Quel genre ? Dans le style...
Allez, dépressez-vous, c'est la fin de la table.
Allez, poussez-vous ça là. Allez,
roulez, roulez, roulez.
C'est bon, ça.
Où t'es ? Ah, t'es là. Oui, oui.
Ah ! Viens.
Viens.
Ah,
oui. Oh, oui.
Oh, oui.
Là.
Oh, oui.
Continue comme ça.
Oh ! Oh ! Oh !
Ah oui.
Oh, j'ai des petites couilles.
Ah oui.
Oh, j'aime bien.
Oui.
T'as l'air bien, tout ça.
Ravale-toi, les serpents.
Oh là là.
Oh là là.
Oh, qu'est-ce que t'as la garde, toi, avec tout ça.
C'est bon, ça ! C'est encore
meilleur que la langue !
Tu l'aimes pas, hein ? C'est beau, hein ? Oui, c'est beau.
Oui, la coulisse.
C'est nous, le groupe du plan !
C'est la gueule, Richard.
Elle est bonne, celle-là.
Qui qu'on veut, là ? Ils viennent.
Ouh !
Je vous sers le déconcentre. Ah oui,
respire.
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