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Quelle heure est-il ? L'heure des braves.
Je m'en fous, j'ai plein faim là.
Regarde.
Tu me suis savant ma chérie.
Tu ne me vois pas ? Ça
fait
des transformations ? Ouais.
Ça te convient ?
Quand es-tu sortie de... Ce matin.
Un an de prison, c'est long.
Jamais de visite.
Tu sais avec mon boulot... Tu m'excuses pas.
T'es pas le seul.
Tout le monde m'a laissée tomber.
Toi, moi, t'envoyais des mandats.
Ça n'a pas été trop dur ? Ben... Si.
Surtout quand tu es innocent, c'est pas marron-marron.
Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? C'est encore mon ami.
Il m'héberge quelques jours.
J'ai une chambre en vue.
Ah, ok.
Ah, d'accord, j'ai compris.
Désolée. Non, ne parlez pas.
J'ai tout entendu.
Vous avez des ennuis. On ne va pas vous laisser tomber, mon chéri.
Jeune femme isolée, après sortie de prison, recherche amitié et soutien
sincère, écrive Alice Bernay.
Poste restante, licence 70-77.
C'est toi, ça ? Oui, c'est moi.
T'as pas peur de faire ça ? Non, écoute, j'ai envie de rencontrer d'autres gens.
On présente toujours une nouvelle tête, j'en ai marre, vraiment, j'en ai marre.
Et tu mets que tu sors de prison et... Et ça fait pas peur.
Non, puis de toute manière, on verra.
Tu répondras, tu verras.
Peut-être même des obsidiennes.
C'est bon.
Tiens, pécule ça.
Chère madame ou mademoiselle, ça commence bien.
Votre annonce m'intéresse.
Tiens donc.
Je vous demande de venir habiter chez moi.
J'habite à deux pièces, près de Neuilly et à Levallois.
Je vous donnerai ma chambre car il n'y en a qu'une.
Je coucherai dans le salon.
J'ai aussi une machine à laver et la télécouleur.
C'est joli, c'est drôle. C'est amique ça, non ? Oui, j'en ai sélectionné
trois, ces trois-là.
Laquelle tu vas prendre ? Aucune idée.
Bah, tiens ça.
Ah tiens, ça c'est pas mal.
Tiens, il me plait bien celui-là.
C'est un homosexuel.
Je vais lui téléphoner tout de suite.
J'aime bien les homosexuels, ils sont sympas comme tout.
Oh mince, on peut pas être tranquille le samedi, c'est pas vrai.
Allô, oui ? Allô, je suis bien chez M.
Castel ? Oui, c'est bien ça.
Arthur Cassel, c'est moi.
Je vous dérange pas, moi ? Ah non, pas du tout.
Je croyais que... Mon téléphone est toujours en dérangement.
Puis-je m'inviter, Arthur ? Absolument. Ma proposition tient
toujours.
Mais pourquoi vous m'avez invité ? Je vais vous expliquer de vive voix.
Vous êtes bien homosexuel ou moi c'est pas une blague ? À 100%, je vous en
donne ma parole.
On peut se voir tout à l'heure ? D'accord, je vous attends.
Bisous bisous.
Au revoir Arthur.
Bon, c'est d'accord ? C'est fou.
C'est complètement fou.
J'accepte.
Merci du fond du cœur.
Pour me permettre de me marier.
Quand même, ce n'est pas difficile d'être une bonne épouse.
D'autant que ce n'est que juste pour recevoir mes clients.
Allez, à la transaction.
Vous ne faites pas du tout amour.
Dans notre métier, il faut bien être discret.
Et de toute manière, j'ai horreur de grande folle.
Demain, nous irons faire quelques courses. Vous avez besoin de quelques
robes.
Arthur, vous êtes un pédé adorable.
Celle-là, comment tu la trouves ?
Ravissante.
Il va falloir que je fasse attention de ma ligne.
Alors, ce soir, c'est le grand jour ? Oui.
Viennent à quelle heure tes clients ? À 8 heures.
Dis, toi qui n'aimes pas les femmes, tu vas pouvoir me donner un avis sincère.
Je suis pas un beau corps ? Bon, excuse-moi, j'ai du travail.
Allô, Diane ? Salut, c'est moi, Alice.
Fabuleux. Ouais, vachement sympa.
J'arrête pas de me marrer avec ce mec.
Alors, il est vraiment pédé, ton mec ? Complètement, ma vieille.
Quand je suis nue, il ne bronche même pas.
Étonnant, ce mec, c'est toi qui va craquer.
Peut-être.
Il est mignon, tu sais.
J'aimerais bien, moi.
Pourquoi il veut une femme chez lui ? Il ne les aime pas.
Oh, c'est à cause de son boulot.
Je dois me faire passer pour sa femme.
Ça fait plus chic.
C'est dingue ce truc.
J'aimerais bien venir vous voir.
Ce soir, ça serait sympa.
Attends. Arthur ! Oui, qu'est-ce qu'il y a ? Il y a deux copains qui voudraient
passer à la maison ce soir.
Ça pose un problème ? Aucun, pas de problème.
Tu as entendu ?
Bon, ben, on vous attend. Salut ! Au revoir, Alice.
pour la culture des poireaux, c'est pas aussi évident qu'on pense. Il faut bien
les traiter.
Il faut voir l'enfer pour prier.
Mais maintenant,
le langret, c'est pas si bon.
Madame, il est temps d'entrer.
Merci pour cette charmante soirée.
Monsieur Castel, votre femme est charmante.
Je vous en prie.
Au revoir à tous, chers amis.
Au revoir, mon ami.
C'est compliqué.
Tu ne pouvais pas la sauter sans faire de manière ? Allez, perds-toi, mec.
Salut. Et merci.
Elle va te coucher, mon chéri.
Attends, je vais un peu s'attraper.
T'es un rigolo, toi.
Moi ? T'avais filé du fric à ton copain.
J'avoue.
T'es un dragueur, cette dernière.
Tu aimes bien des choses compliquées.
Tu me plais, toi.
Nous aussi, on aime bien les choses compliquées.
Arthur, tu fais quoi ? Rien, je sens
qu'on rentre.
Déjà ? Ça va, merci pour tout. La maison vous est ouverte, vous pouvez venir
quand vous voulez.
Ça m'a fait très plaisir de voir, ainsi que votre épouse, qui est charmante.
Tu t'es réveillée ? Quand vous voulez, c'est réveillé.
Ça me fait très plaisir, ainsi qu'à ma femme.
Demain, tu vas jouer au tennis.
La prochaine fois, on pourra faire une petite partie ensemble.
Avec plaisir.
Très volontiers.
Je suis une fine raquette.
Bien, mais je vous raccompagne, les amis.
Merci pour tout.
Je m'en vais. Je ne t'en veux
pas de m'avoir menti. Mais je préférerais
encore cette situation
équivoque.
Rien n'était dit.
Rien n'était dit.
Et rien n'était fait.
Je t'embrasse.
C'est la fin.
Je lève mon verre pour remercier le ciel de vous avoir conduit dans notre
demeure.
Cette enfant m'inquiète.
Elle me semble pervertie. Oh, moi je la trouve plutôt sympathique.
Une petite dépravée.
Nous allons nous en occuper sérieusement.
Oh, ne la condamne pas trop vite.
De la fermeté.
Voilà.
Bonsoir, Clara.
Bonsoir, Richard.
Ce soir, je sens que je vais te visiter.
Ah oui, je vais te visiter ce soir.
Cette femme, elle me met dans tous mes états.
Il est 7 heures, il faut vous lever.
7 heures ? C'est épouvantable.
Moi, ça fait une heure que je suis debout.
Je ne suis pas à l'habitude.
Ce n'est pas bon le matelas.
Ça fatigue le matelas ? Mon café,
pour vous aider.
Un peu plus de café ? On ira faire des courses en ville, ça vous réveillera.
Qu'est-ce qu'il fait dans la vie, votre mari ? Il est prédicateur.
Quoi ? Prédicateur, il prêche la parole du Dieu.
Sans blague, y'a que dans les westerns que ça existe.
Pardon.
Ça rate pas, tout le monde.
La maison appartient à l'église.
Salut, c'est Jean-Pierre.
Pardon ? Rien.
Tenez, cette crème vous lavera des sourires qui aient pu connaître votre
corps.
Qu'est-ce que c'est ? C'est une composition secrète mise au point par
des sorciers africains.
Oui, davantage sur les seins, là.
Le ventre.
Les gens de matin.
Donne.
Tournez-vous, Alice.
Voilà, votre corps a retrouvé une nouvelle virginité.
Allez vous laver maintenant, mon enfant.
Ça m'a complètement excitée ce petit jeu.
Fais-vous.
Vous avez déjà goûté aux femmes ? Oui, avant mon mariage.
Avec ça, ton mari va devenir une bombe sexuelle. J'ai jamais vu un homme qui
insiste à ce traitement.
Mais il sera pas malade ? Tu penses, il sera équipé, c'est tout.
Ouh, t'as peut-être déjà des effets.
Et tu vas voir avec les petites pilules.
Tu es en forme au moins, Clara.
Parce que je te préviens, Richard m'en demandait toute la nuit.
Mais tu as déjà essayé cette recette ? Plusieurs fois, je te dis.
Les hommes avec ça deviennent des bombes sexuelles. Ah, vite mon soir.
Qu'est-ce que j'ai mangé ?
C
'est bon ? Oui.
Je me sens tout drôle.
Non,
pas malade.
Bizarre.
C'est chaud.
Alice, je peux vous demander de sortir un moment, s'il vous plaît ?
Merci.
Je ne peux pas attendre.
On va aller chercher.
Aïe !
Oh, il y a encore un peu de pipe.
Suis-moi bien.
Je n'avais pas pu prédire ça avant.
C'est aussi bon.
Oui, c'est bon.
Suis-moi.
Allez.
Suis-moi bien.
Ah, tu m'acclameras un petit peu.
Ah, tu m'acclameras.
Parmi les succès.
... ...
...
... ...
Je suis heureux.
Je suis heureux.
C'est bon.
Sous-titrage ST' 501
Vous avez l'air épuisé.
Reposez-vous.
Je vous dérange ? Pas du tout. Vous n'espérez plus avoir de nouvelles, mais
vous n'avez même pas répondu à notre lettre.
C'est une longue histoire.
Vous avez besoin de dormir.
Vous raconterez plus tard.
Qui est-ce ? Tu te souviens de la fille qui avait passé une annonce, qui sortait
tôt ? Elle est partie pour la nuit.
Faut pas la laisser comme ça, on va la déshabiller.
Non, non, arrête, tu vas la réveiller.
Mais non, vous avez dit...
C'est quoi le manque d'habitude ? T'as l'idée d'entrer en prison, hein ?
Pourquoi tu es allée en prison ? Excuse-moi, ça ne me regarde pas.
Oh, il s'est passé très, très tard.
J'avais un vieux copain.
Je savais qu'il trafiquait un peu.
Enfin, je ne savais pas quoi.
D'ailleurs, je m'en foutais.
Un jour, il est venu boire un verre à la maison.
En partant, il a oublié un paquet.
Exprès, je suppose ? Bien sûr.
Je cherchais une planque.
J'étais encore en train de chercher le meilleur moyen pour me débarrasser du
paquet. Pas les filles qui ont débarqué chez moi.
Il t'avait vendu ? Jamais eu la preuve.
Je sais plus tard qu'il avait été arrêté pour lâcher.
Bizarre. Ouais.
J'ai trouvé qu'on faisait un trafic de faux papiers.
Heureusement, j'avais un bon avocat.
Bien, tu as eu.
Allo ?
Oui, c'est bien.
Ça, c'est bien.
C'est bien, c'est bien.
Salut, Cathy.
Qu'est-ce que tu écris ? Mon expérience de la taux.
Pour un magazine de femmes.
Tu crois qu'il va être pris ? J'espère bien.
C'est bien payé, ce truc-là ? Je n'en sais rien.
D'ailleurs, je fais ça parce que ça me fait plaisir.
Dis-donc, ce matin, j'ai vu la photo d'Anne dans ta chambre.
C'est mon mari. On a été mariés trois ans.
Qu'est-ce qui s'est passé ? L'assitude, c'est tout.
Alice, on se fait un jogging ? OK.
Non, merci.
Tu sais, le samedi, c'est sacré. Moi, je travaille toute la semaine.
Voilà. Tu te plais avec nous ? Mais non, mais moi ! Cathy m'a dit qu'elle avait
été mariée.
Ils ne l'ont pas divorcée.
Tu connais son mec ? Ouais.
Super sympa.
Tu sais, il t'aime toujours. C'est son volaille.
Même tous les jours, il va débarquer. C'est un victoire.
Je te parie, ma première pilote moyenne, qu'ils vont se remettre ensemble.
Sors-tu le drague ?
Allez,
viens !
Je serai là, s'il vous plaît ? Oui, mademoiselle.
Alors, c'est l'heure de la connaissance ? Oui.
Vous habitez à Troyes ? Oui, ça t'épate ? Plutôt.
Vous voulez quelque chose ? Un grand verre d'eau.
Trois filles ? Oui, trois filles. Pour toi, il n'en manque qu'une. C'est bien
comme ça.
Merci.
Dis donc, tu as une belle descente.
Avec ce qui va arriver.
Ça n'arrive pas tous les jours, des trucs pareils.
C
'est
tout drôle de se faire déshabiller.
J'en ai parlé depuis 25 ans.
J'enlève ça ? Oui, j'enlève la lettre.
Entrez !
Victor !
Tu te déranges ? Non.
Victor, quoi c'est que ça ?
Tu me manques.
On était bien tous les deux.
Il m'a déjà oublié ? J'ai pas envie de parler de ça.
C
'est
moi qui te mets dans tous ces états ? Non, Valérie est amoureuse.
D'un mec ? Ouais.
Dommage. Me plaisait bien, cette fille.
Je suis content de te revoir.
Bonjour. Bonjour.
Vous êtes Alice, n'est-ce pas ? Oui.
Cathy va parler de vous.
Moi, je m'appelle... Victor, oui.
Vous vous en avez fait connaissance ? Tu as trouvé des boulons ? Non.
Quand je dis où j'étais ces derniers mois, tout est parti en ferme.
Oh, ça va s'arranger.
Tout finit par s'arranger.
Regarde-moi, ce matin, j'étais un écrou la plus totale, et ce soir, je plane.
Ben oui, Cathy et moi, on va reprendre la vie commune.
Les vacances sont finies ? Non.
Tu prends tout à demain alors.
Pourquoi ? Ça ne change rien pour toi.
On vient se passer pour trois ici.
Dis-moi, ça ne me range pas de vivre avec deux femmes ? Oh le mec, tout de
suite.
Bonjour, ma chérie.
Ce mec, c'est une vraie bête.
Demande à Alice.
Ah bon, parce que Alice aussi ? On va aller s'asseoir pour discuter un peu de
tout ça. On a des choses à se raconter.
Merci.
Ah !
Au revoir.
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