All language subtitles for La Stagiaire.S11E05

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Original subtitles

Vacarme du moteur.

Marteau.

-Un café ? -C'est gentil.

-C'est des étagères ?

-Un bac à compost. -On en a un.

-Pour une amie.

-"Une amie" ?

-Rencontrée au théâtre.

On a parlé écologie et...

-D'où le compost. C'est glamour !

-L'intention est bonne.

-Et un bouquet ?

-Mais c'est plus...

-Joli. -Plus engageant.

-L'engagement.

Pour avancer, il faut oser.

-Vous faites agent matrimonial ?

-Plus coach de vie et soutien psychologique.

C'est ça, les Meyer.

-On est bien chez eux.

Sonnerie. -Le devoir

m'appelle.

A plus tard. -A ce soir.

...

-M. le juge.

...

-Solène, on ne sait pas.

Calme-toi, on va s'en occuper.

Je te rappelle, d'accord ?

Bisou.

-Alors, cette thérapie ?

-Raphaël est pas venu au rendez-vous.

-Le message est clair.

-Il s'est enfermé, refuse de parler ou manger.

C'est difficile.

-Il appelle à l'aide.

-Sans ouvrir la porte.

-Essayez de trouver un autre moyen de communiquer.

-La fenêtre ?

-Alors ?

M. le juge, Constance.

-Bonjour. -Léa Chaudray, 26 ans.

Tombée de tout en haut.

Elle est morte

sur le coup, tôt ce matin.

Ce n'est pas

un accident ni un suicide.

Elle a des marques là, elle a dû se battre.

Elle avait pas

de téléphone. -De la famille ?

-Des parents à Bordeaux.

-Elle vivait ici ?

-Oui, on a son adresse.

C'est à 200m d'ici.

-Que faisait-elle ici aussi tôt ?

-On sait pas.

Son colocataire, Anton Novak,

était chez son copain, mais il arrive.

On perquisitionne chez eux. -Capitaine !

-Ca doit être Novak.

-Vous étiez colocataires depuis un an ?

-C'était ma meilleure amie.

Depuis près de dix ans.

-Que faisait-elle ici ? -Je sais pas.

Hier, j'ai dormi chez mon mec.

-Elle faisait quoi ?

-On est profs de pole dance au studio Belle Danse à Marseille.

-Quelqu'un pouvait

lui en vouloir ?

-Que devrait-on savoir ?

-Euh...

Dahlia, la patronne, qui a créé le studio...

Et ex-coach de Léa.

Elles se sont disputées avant-hier.

*Musique d'ambiance.

Fin de cours. Bravo, tout le monde.

Trop génial. -Merci.

-Bravo. Trop bien.

A tout', allez.

-Tu peux pas être contente pour moi ?

J'ai réfléchi, j'ai envie de me lancer.

Je suis prête.

-A quoi ? -A monter

mon studio.

-Tu m'avais rien dit. -J'osais pas.

-C'est super.

T'as décidé quand ?

-Il y a deux mois.

-Deux mois ?

Tu pars quand ?

-Dès que possible.

-Je dois te remplacer.

-C'est pas si dur.

-Que tu dis.

C'est comme gérer des employés, l'administratif.

C'est pas dur ?

-T'insinues quoi ?

-Ca s'apprend. -Je sais.

-Tout ça pour ça.

Dégage et reviens pas.

-Dahlia !

-Il faut être

bosseuse et humble.

Pas ton genre.

-Tu peux pas être contente pour moi ?

M'encourager ? -Je l'ai fait.

T'étais à ça d'être championne

de France, mais il fallait bosser.

T'as préféré être une starlette des réseaux.

Pardon,

"influenceuse". Super !

-Léa était sur Instagram

et avait une chaîne, "Léa Pole Dance".

Elle publiait

des vidéos, des tutos, des conseils d'hygiène de vie, de nutrition.

Avec 50 000 abonnés.

-Elle avait le lieu ?

-Oui.

On avait un super local.

-"On", c'est vous et Léa ?

-Oui.

Ca devait être notre école.

-Veuillez rester à la disposition de la justice.

-Montée contrôlée.

*Musique groove.

*...

Allez, oui !

*...

On tend !

Laissez, on tend !

Descends.

-C'est pas du strip-tease. -C'est une discipline

sportive depuis 20 ans.

Avec une fédération, des compétitions.

-Au temps pour moi.

-Stop, vous êtes pas synchrones.

Le public le verra.

Regardez bien.

Vas-y. Gardez le tempo.

Tempo, tempo.

On commence

par une montée contrôlée.

On tire pas avec les bras.

Baissez les épaules.

En haut, on compte

2 secondes, pole sit.

On s'assied dans la prise.

Et on respire.

1...

2... 3...

4 secondes et on redescend.

Voilà.

Pause

de 5 minutes.

Elle soupire.

Je l'ai repérée à 16 ans.

Elle avait tout pour elle : la grâce, la force, l'instinct.

Elle était vice-championne.

-Mais elle a préféré les réseaux à la compétition.

-Sa célébrité était

une aubaine pour vous.

-Oui, bien sûr.

-Sa démission

mettait votre studio en péril.

Elle soupire. -D'accord, je vois.

-Vous vous êtes disputées.

-J'ai pas tué Léa, enfin.

-Vous l'avez revue

après la dispute ?

-Non.

Je l'ai eue au téléphone.

-Vous étiez où ce matin ?

-Chez moi, je dormais. -Seule ?

-Oui.

-Elle a pas d'alibi et un mobile.

-La tuer 2 jours après ?

-Si le conflit a été réactivé.

-Il fait quoi ?

Une inspection ?

-T'as vu Ludo ?

-Non.

-Vous avez vu Ludo ?

-On arrive. -Oh ! Il me fuit.

Il s'absente et répond pas à mes appels.

-Ton assistant ! -Non.

Mon élève, son grand oral est dans deux jours.

-Le sprint final.

-Répétition, répétition,

répétition.

Si vous le voyez...

-On te l'envoie.

-Ben non, surtout pas.

Vous m'appelez. Ou il va encore disparaître.

-Un problème ?

-Oh ! Vous avez vu le procureur ?

-Oui, dans le hall.

-OK, pff !

Au fait, la perquisition chez la victime n'a rien donné.

-D'accord.

-Hou !

C'est bon.

-Tu fais quoi ?

-J'ai pas le choix pour réviser t...

t... tranquille.

Quiring me met la p...

p...

Ouh... ça me st...

-"Stresse" ! Ca le stresse.

Petit, Ludo bégayait.

C'était parti, mais là... -Ca re...

re...

re... -"Recommence".

-Re...

-"Reprend."

-Revient.

Bien, même.

-Bon...

Je vous laisse.

Bon courage.

-Merci.

-Vous êtes là ?

-Mon bureau est squatté.

-J'ai vu ça.

-Ce pauvre Ludo, ce bégaiement qui le reprend.

Il va imploser.

-C'est Quiring ou l'examen ?

-Les deux.

Regardez.

Sonia Ramin gère un centre

de fitness tout nouveau.

-Un lien avec Léa ?

-La capitaine a eu accès à la messagerie de Léa.

*-Léa, me plante pas la veille

*de l'ouverture ! -De la salle ?

-Sûrement. Sonia a laissé 4 messages

la veille du crime.

-On va l'auditionner.

*-Si tu me rappelles pas, je sais pas ce que je fais.

-Expliquez-nous.

-Je suis depuis peu gérante

d'un centre de fitness.

Léa devait faire la promo du lancement.

Un reportage publié sur ses réseaux.

-Du marketing. -Oui.

Le pole dance sportif, ça mêle danse, pilates,

et fitness, donc nos publics

sont proches.

On était copines au lycée, même si on s'était perdues de vue.

En découvrant sa chaîne,

je l'ai appelée. -Et elle vous a lâchée.

-Oui.

La veille.

Je suis allée la voir.

Léa !

T'as pas eu mes messages ?

Alors ?

-Je te rembourserai.

-Tu réalises dans quelle merde je suis ?

C'est trop la honte devant mon patron !

Léa...

Ca va pas ?

Je t'aiderai, mais parle.

-Je peux rien faire. -Non !

Léa !

-Vous savez où elle allait ?

-Non.

Elle semblait perturbée.

Comme si quelque chose de grave s'était passé.

-Où étiez-vous

ce matin tôt ?

-Vous me soupçonnez ?

-Répondez.

-Je me préparais pour sortir.

-Un témoin ?

-Non.

J'étais seule.

Je me suis battue

pour organiser cet événement.

J'avais un gros budget

pour Léa.

J'étais verte qu'elle me plante, mais je l'ai pas tuée.

-Restez à la disposition

de la justice.

Elle soupire.

-Léa était dans le rouge.

Entre la caution pour le local et le matériel, ça coinçait.

-Elle devait avoir des raisons de renoncer à l'argent de Sonia.

Il faut trouver

où elle allait. -On cherche à identifier

le chauffeur VTC. -On verra demain.

Antoine vient réviser ses plaidoiries ici ?

-Oh !

-Bonsoir. -Bonsoir.

Panne de machine à café ?

-Eh oui, c'est... c'est...

Non, non, non.

-La lettre de l'amoureuse

de ton client ?

-Oui, "Emma".

Elle trouve que j'écris très bien.

-Sam plutôt.

-Oui, Sam.

-Tu tombes pas amoureux ?

-Je veux plus suivre son affaire, ni le laisser tomber.

-Trouve-lui un avocat.

-Oui.

Je vais y penser.

-Regarde ça, c'est bien fini.

-Est-ce que ça ferme bien ?

-Il y a atelier bricolage ? -Ton frangin

a bien bossé. -Constance.

-Peggy. -Fred m'a beaucoup

parlé de vous.

-Il parle pourtant peu.

-C'est sûr.

-Restez boire un verre.

-Je veux pas déranger.

-Allez.

Un apéro dînatoire ?

-Ne bougez pas, je m'en occupe.

-Fred... -Oui ?

Attends, je viens t'aider.

-Bienvenue.

-Merci, je suis ravie.

-C'est à Raph. -Chut !

Il prend sa douche.

-T'as pas son code.

Si ?

-Boris...

On a un problème.

-Quoi ?

-Raph...

-Oui ? -Est amoureux.

-Oh ! Tu m'as fait peur.

-Non, attends, la fille l'a jeté.

Elle dit l'aimer et change de mec.

Une Louna.

-Oh, Solène !

-Regarde, elle est pas tendre.

-Non, ça me regarde pas.

-Le pauvre doit avoir mal.

Il mange plus.

-Les chagrins d'amour, ça fait mal, mais on s'en remet.

Tout le monde. -Plus ou moins.

Ca peut traumatiser à vie.

Moi et ma thérapie à la con !

-On est là pour lui, on va lui faire plaisir.

Et ça va aller, hein ?

-Mon gros bébé.

-Je fais des carbonara avec plein de lardons.

Ca le stimulera.

-Merci.

-Je vous ressers ? On se tutoie ?

-Oui... Non merci, j'ai assez bu.

-J'en reprends.

-Demain, parachute.

-Ah ? -T'en as déjà fait ?

-Non, mais j'essaie

de me mettre au niveau de Fred.

-La marine,

c'est pas les paras.

-Modeste avec ça.

-Sinon, tu fais quoi ?

-Lithothérapeute énergéticienne.

-Tu as deux métiers ?

-Oh, Barth...

-Et ta boutique ? -En plus.

J'utilise le pouvoir des pierres.

-Oh...

-Oui...

-Constance.

Clarté d'esprit, logique.

Equilibre.

Pour rendre la justice,

une sodalite.

-Oh, merci.

C'est beau. -Magnifique.

-Merci.

Et pour Fred ?

-Elle favorise l'union de deux âmes.

Le lâcher prise.

Pour toi, Fred,

une rhodonite.

Mais attention.

L'amour doit être sincère.

-Evidemment.

-Euh...

-Et pour moi ?

-Force.

Stabilité.

Le jaspe rouge.

-Quand même ! Joli symbole.

-Parfait pour les piliers de famille.

-Pas mieux.

-Mon petit mari va avoir son ego tout surdimensionné.

-Garde-la toujours avec toi.

-C'est pas très scientifique.

-Non, mais c'est inoffensif, comme moi.

-Vous voulez

du tiramisu ?

Je vais m'en occuper.

-Merci pour ta pierre.

-C'est vraiment très gentil.

Et ça va avec ma chemise.

-Je fais les courses.

-Déjà ?

-Il faut du lait. -On n'en boit pas.

-On ne sait jamais.

-C'était sympa avec Peggy.

-Oui, enfin, ses pierres, ouh !

-Non, elle est originale.

-Je suis cartésien. -C'est complémentaire.

-Les contraires s'attirent ? Pas toujours.

-Fred, laisse-toi porter.

Ce serait bien.

-C'est à moi de m'adapter ?

Lait, beurre, oeufs, feta.

J'y vais.

S'il faut autre chose, appelle.

Salut, Barth. -Salut.

Il va où ?

-Faire des courses.

-C'est fermé aussi tôt. -Je sais.

-C'est Peggy

qui le perturbe ?

-C'était trop tôt pour l'inviter.

-Ca va, ils sont grands.

Un café ? -Oui.

C'est la pierre de Peggy ?

-Elle a dit de la garder.

-T'as dormi avec ?

-Ben non.

-"Ben non"... Menteur.

Raphaël est amoureux ?

-Il s'est pris une veste.

-Oh ! Le premier chagrin d'amour fait mal.

-Je sais pas qui

de Raphaël ou de Solène souffre le plus.

-"Quelques joies vite effacées par d'inoubliables chagrins."

-Pagnol. -"Le Château de ma mère".

L'inverse est vrai aussi.

Bonjour, Fanny.

-Bonjour, Constance, M. le juge.

Sonia Ramin était bien à sa salle de sport

à 8h, à 45mn de la scène de crime,

en voiture.

Sinon, la capitaine a retracé le parcours de Léa

grâce au VTC.

-Et alors ?

-Après la visite de Sonia,

le chauffeur l'a déposée à l'hôpital de la Timone à 11h.

-Son secret serait une opération ou une maladie ?

-Elle n'a pas été

enregistrée.

-Une visite ?

-Il n'y a pas de registre.

-Regardons à nouveau

les dernières vidéos de Léa.

-Bonne idée.

*-Aujourd'hui, on va voir

*des figures assez simples pour débuter.

*Musique instrumentale.

-C'est beau.

*...

Ca hypnotise, le fait que ça tourne.

Ca vous dirait, d'essayer ?

-Je vais y réfléchir.

-Grand écart

en suspension, trop fort.

*...

-Vous voulez un café ?

*...

D'accord.

*...

-Boris, j'étais avec Solène.

Pauvre Raph.

-Au moins, il remange.

Ca va, ton bégaiement.

-P... pas ouf, Quiring a su.

P... panique.

-Ca aide pas.

-Ah non.

P... pas du tout.

-Je t'offre un café.

-Un d... déca, c'est p... plus prudent.

-Comme tu veux.

-Très bien, merci.

Bonne journée.

Dans la dernière vidéo de Léa, j'ai remarqué une anomalie.

D'habitude, elle poste ses vidéos le mercredi à 13h.

Celle-ci, à 5h du matin.

Et elle fait le geste d'un coeur avec ses mains.

Et sur la fin, il y a un message muet.

-On peut pas comprendre.

-Concentrez-vous.

-"Pou... a...

"o... o..."

"Pour toi.

"O... o..."

-"Pour toi, ma Nono."

-Qui c'est ?

-Noémie Lefur, 17 ans, une de ses élèves.

Hospitalisée pour malaise

cardiaque.

-A son âge ? -Et grave.

Léa était bouleversée.

-On peut la voir ?

-Pas encore, elle est sortie du coma hier.

On peut voir sa mère. -Hum.

-On nous a demandé si Noémie s'était droguée.

Et on a trouvé ça dans son sac de danse.

-Des coupe-faim.

-Les médecins l'ont analysé, c'est de la sibutramine à 90%.

Une molécule interdite en Europe depuis 2010.

Vendue sur Internet.

-Vous portez plainte ?

-Oui, mais...

Contre qui ?

J'attends que Noémie puisse me dire où elle a trouvé ça.

-Elle ne sait pas

pour Léa.

-Ca va être terrible, c'était son idole.

-Léa est venue la voir.

-Oui, avec la directrice du studio, Dahlia Setini.

Nono était dans le coma.

Je peux y retourner ?

-Bien sûr, Mme Lefur.

On le garde. -Très bien.

-Bon courage. -Merci.

-Dahlia a menti en disant qu'elle avait pas revu Léa.

-Elle a fourni les coupe-faim. -Et risquait gros.

-Et Léa l'a découvert.

-On va l'interroger.

Vous avez revu Léa

à l'hôpital la veille de sa mort.

-Que s'est-il passé avec Noémie ?

Elle soupire.

-Elle finissait la séance.

Tout allait bien.

-On pointe bien le pied.

Nono, ça va ? -J'ai des vertiges.

-Léa, amène-lui du miel.

Hé ho !

T'as mangé ce matin ?

Appelle les pompiers.

Nono ! Reste avec nous !

Nono !

Appelez !

Reste avec nous.

Nono...

-Et sa maman vous a montré

les coupe-faim

trouvés dans son sac. -Oui.

-Que vous lui avez fournis.

-Non. -Vous avez eu peur

que Léa parle.

-Pas du tout.

Le coma de la petite,

ça lui a fait un choc, ça venait donc d'elle.

Elle devait

tout arranger.

-Arranger quoi ? Sortir Noémie du coma ?

-Je sais pas.

-Pourquoi mentir ?

-J'ai eu peur.

On a tué Léa.

J'ignore si c'est lié à Noémie, mais on aurait pu me viser.

-C'est ça, c'est bien ça.

-Oh, Boris !

-On reste concentré.

Descends dans ta chaise invisible.

C'est ça.

C'est bien, ça.

-En conclusion,

le véritable défi

est de transformer la prise de conscience en actions.

-On enchaîne.

Fente avant.

-Agir,

c'est préserver

notre avenir.

Ca marche. -Bravo, Ludo.

Excellent.

Fanny a trouvé cette méthode : la gym rhétorique.

-Depuis, je bégaie plus.

C'est magique. -Oui.

On stimule le système

parasympathique, pour réduire le stress.

-Je dois me préparer.

-Oui, en petites foulées, allez !

-Il va pas faire ça à l'examen.

-Non, mais c'est dans moins de deux heures.

Normalement, il a libéré assez d'endorphines pour que ça perdure.

-"Normalement".

-Normalement, oui.

-Léa se sentait mal au point de planter Sonia.

-Se sentant responsable pour Noémie.

Vendre ces pilules magiques lui rapportait de l'argent

à investir dans l'école.

-Elèves et followers obsédés par leur physique

sont des clients.

-Il y a de la pub ?

-J'ai rien vu sur sa chaîne.

-Elle a pu supprimer les vidéos.

-Elle postait donc une vidéo tous les mercredis à 13h.

Il y a un mercredi sans rien.

Le 15 février.

-Je rédige une commission rogatoire pour saisir

les données du réseau social.

-"Tu as allumé un incendie.

"Raconte-moi ce que ton coeur n'ose toujours pas dire.

"Le mien est grand ouvert. Emma."

-J'ai la chair de poule.

Vous avez vu, "un incendie" !

Pourquoi

changer d'avis ?

-J'ai besoin de vous en forme si on veut gagner ce procès.

Vous aviez l'air miné

devant mon refus.

-Quoi que vous ayez écrit, ça marche.

Merci, maître.

-De rien.

Bien, on s'y remet ? -OK.

-Devant le juge, limitez-vous aux faits.

-J'irai pas. -C'est ridicule.

-J'y arriverai pas. -Ca va aller.

-Non, je vais d... d... d...

droit dans le mur.

-Dis-lui

qu'il harangue son jury

comme un général ses troupes.

-Moi, un g... g... g... général ?

Hou...

Hou...

-Super, l'endorphine !

-Il va sombrer comme le Titanic, je sais plus quoi faire.

-Hou...

Hou...

-Ludo, arrête, écoute-moi.

Imagine la personne que tu crains le plus.

-J... je l'ai. -OK.

Ferme les yeux.

-Oui. -Maintenant,

tu la rétrécis, tu la rends minuscule.

Elle est comment ?

-Elle est t... toute petite.

Petite fourmi.

-Bien !

Tu la broies, la pulvérises,

l'exploses. -Boris.

-Quoi ?

-C'est bon, il a compris.

-Donc, agir maintenant, c'est préserver notre avenir.

Waouh.

-Vas-y. -Les abeilles,

la biodiversité, c'est nous.

La planète, c'est nous.

Mon général.

Boris.

-Tu vois.

-Si avec ça, il peut réussir...

Mais je vais offrir 48 cierges à la Bonne Mère.

-48 ?

-Môme, j'étais responsable

des cierges, et les cartons, c'était par 48.

-Ca fait beaucoup.

-Pour Ludo, il faut bien ça.

*-Pour la pole, quelques kilos en moins peuvent t'aider.

*Tu peux faire une cure minceur, d'ailleurs, avec le code "LEA-20",

*t'as 20% de réduction sur Natioba.

*Jusqu'à la fin du mois.

-Une vidéo supprimée le jour de sa mort à 8h30.

-Après sa mort.

-Le site marchand a été supprimé aussi.

Un site créé par Novak, son colocataire.

-Et futur associé.

Ce trafic devait financer l'école.

-Si Léa avait décidé de prévenir ses clients

du danger... -Plus de financement.

Vous avez vendu ce produit à Noémie Lefur.

-Via un site marchand.

-Plein d'autres gens en achètent

sans qu'il se passe rien.

Pour Léa et moi, ça a marché.

-Sans connaître la composition.

-C'est écrit : "90% de plantes naturelles."

-D'où ça vient ?

-Du site d'une influenceuse brésilienne.

-Et ensuite ?

-J'en ai commandé 50 boîtes, puis 100.

Ca partait.

-De l'argent pour lancer

l'école. -Hum.

-Vous avez perdu

votre mère à 2 ans.

Votre père est en prison pour braquage violent.

-Et alors ? -Vous alliez rompre

avec ce passé.

-Qu'insinuez-vous ?

-Léa allait

tout gâcher.

-On va tout reprendre au début. Et vérifier votre alibi.

Convoquez Hugo Jeannet,

son compagnon.

-Hugo, pourquoi ?

-Ca vous dérange ?

En cas de faux témoignage... -Il risque

5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

-C'était notre 1re embrouille.

Léa.

-T'as pas vu mes SMS ?

-Si, mais j'avais plus de batterie.

Alors ? -J'ai pas fermé l'oeil.

-Nono a peut-être abusé.

Ou a fait une allergie.

Ou c'est autre chose.

-"Natioba", quel nom pourri ! Tu pensais que c'était un placebo.

-On savait pas.

-C'est un poison.

Interdit de vente en France.

-OK, on arrête.

Je ferme le site. C'est bon, t'es contente ?

Viens.

-Ca suffit pas.

Je préviens les gens.

-Pour briser ta carrière ?

Notre école repose sur toi.

-Nono est dans le coma à cause de nous.

Et tu penses à toi ?

-On sera accusés d'empoisonnement.

-Si ça arrive à d'autres ? -Mais toi,

tu sauras rebondir.

Moi, je fais quoi ?

-Je préviens les gens.

-Non. -Lâche-moi.

-Fais pas ça !

Elle dévale l'escalier.

Je voulais pas la tuer.

Juste l'empêcher de ruiner ma vie.

J'ai jeté son portable

dans une poubelle.

-Et vous êtes allé

chez votre ami.

-Il y est pour rien, lui m'a juste obéi.

Il savait pas.

-Je vais voir Noémie, elle doit savoir pour Léa.

Ca vous va ?

-Oui... C'est Solène. -Raph va mieux ?

-Pas plus mal.

On va lui offrir son cadeau d'anniversaire en avance.

-Ca va le consoler. Il a de la chance de vous avoir.

-Merci. -Bonsoir.

Sonnerie. -Bonsoir.

Oui, Solène.

...

-Bonjour. -Bonjour.

Alors ? -Mme la juge ?

-Oui.

Je m'appelle Constance.

Je te savais ici.

-Vous savez, ce qui s'est passé,

c'est pas leur faute.

C'est moi.

J'ai insisté pour essayer

les pilules, pour me sentir plus légère.

Etre meilleure.

-T'as besoin de rien pour ça.

Tu as tout pour devenir une championne.

-Sans Léa, je sais pas.

-Elle aurait voulu.

-Vous avez raison.

-On le laisse dehors.

-Non, dans le salon pour qu'il le voie.

-T'es sûre ? -Oui.

-Maman ?

Déjà rentrés ?

-Ben oui.

Toi aussi.

-Oui, ben... Camille.

Ma maman, et Boris,

mon beau-père.

-Bonjour, Camille.

-C'est quoi ?

-Une surprise pour toi. -Non !

Arrête, maman ! Merci.

Il est magnifique. Je t'aime.

Il est trop beau. On monte ?

Merci, maman.

-J'ai raté un truc.

-Il a trouvé comment faire passer son chagrin.

-Je le croyais désespéré.

-Louna l'a pas traumatisé.

-Suis-je soulagée ou vexée ?

-On est soulagés.

On va fêter ça tout de suite.

-Resto ?

-Apéro, resto, ciné.

-Raphaël, on sort.

Attends...

Il a séché un cours. -On oublie.

C'est pas grave.

OK ? Madame.

Après vous.

-Merci, monsieur.

...

-Barbecue, ce soir ?

-Oui, si ton frère finit par rapporter le charbon de bois.

Peggy voulait le voir ce week-end, il lui a dit

qu'il était malade.

-Il a peur de la décevoir.

-De "se" décevoir.

Il doit s'autoriser à s'estimer plus.

Je ne vois qu'une solution.

Oui, Fred.

Ca te dit une rando, demain ?

A l'aube ?

Oui, à l'aube.

On s'en parle à ton retour.

Si on veut manger, on n'a pas le choix.

-Une rando ? A l'aube ?

Mon chéri, t'es très courageux.

-Je n'abandonne jamais.

Force et stabilité.

-Tu l'as gardée ? -Oui.

-Moi, je préfère...

Ame soeur, amour.

-Nous, quoi. -Oui.

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