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...
...
- Mlle Lola Maignan, je vous rappelle les chefs d'accusation :
non-présentation
à votre contrôle judiciaire, fuite du foyer où vous aviez été placée,
vol, effraction... - Tes barres de céréales ?
C'est abusé, t'es de quel côté ? - Du côté de la justice.
- Il a raison. Plus tu reconnais tes fautes, même légères,
plus tu seras convaincante. - C'est la base de la rédemption.
- Et devant le juge, profil bas. - Voilà, écoute ton avocat.
Allez, on reprend. - C'est bon, on est prêts.
- Non, on n'est pas prêts. L'audition, c'est demain.
- Tu préfères un stage en prison ?
- Recommence. Téléphone.
- Excusez-moi.
Oui, M. le juge ?
Lariaux ? Le procureur ?
J'arrive.
Oui.
- M. le juge, ma cliente reconnaît les faits qui lui sont imputés
et s'engage à se comporter en citoyenne responsable.
- Excusez-moi, faut que j'y aille. - On est toujours interrompus !
- Une scène de crime ? - Oui.
- Constance pourchasse les vrais méchants, elle.
- C'est ton argument pour le juge ? - Bon courage, Lola.
- On reprend. Lola,
on fait ça pour toi !
Mlle Maignan...
- Vous le connaissiez bien ? - Lariaux ?
Je le croisais au palais, pas plus que ça. Et vous ?
- De réputation, seulement. Un procureur efficace, respecté,
droit dans ses bottes.
- Ca sera pas simple pour Quiring. Ils étaient proches.
- Allez-y, capitaine. - Une patrouille
l'a trouvé étendu là-bas, ce matin.
- Que s'est-il passé ? - Vu la position du corps,
il a été percuté par un véhicule,
hier, entre 20h et minuit, alors qu'il retournait à sa voiture.
- C'est désert, ici, c'est pas un accident.
- Et dans sa voiture ?
- Rien à signaler. - Sa famille ?
- Lariaux était veuf. On a prévenu son fils.
- Merci, capitaine.
- Qu'est-il venu faire ici ?
Ils étaient amis ? - Non, juste collègues.
Avec un respect mutuel.
Lariaux était un exemple de probité pour Quiring.
Il l'inspirait. - Quiring ? Admiratif de quelqu'un ?
- Ses réquisitoires étaient mémorables.
Le voilà.
Papa. - La nouvelle de la mort de Denis
a déjà fuité.
En tuant Lariaux, c'est la Justice qu'on assassine.
Je fermerai pas l'oeil tant qu'on n'aura pas trouvé l'assassin.
- Il a l'air très affecté. - Et c'est pas si souvent.
- Je suis désolée, Isabelle. Je sais...
Plein de courage.
Bonjour. J'étais avec mon amie Isabelle,
l'assistante de Lariaux. Elle est effondrée.
M. le juge,
le fils de la victime, Alexis Lariaux, voulait vous voir.
Il patiente dans votre bureau. - Merci.
Bonjour, M. Lariaux.
- Bonjour. - Constance Meyer instruit avec moi
l'enquête sur la mort de votre père.
- Je voulais vous voir : on faisait chanter mon père à cause de moi.
C'était y a quelques jours, à un pot de la mairie.
- Vous êtes 1er adjoint au maire ? - Oui.
J'ai rencontré une jeune femme à cette soirée.
On a un peu flirté, on a échangé nos numéros.
Y a trois jours, elle m'a donné rendez-vous.
- Continuez.
- Arrivé chez elle, on a bu. Beaucoup.
Elle m'a proposé de la cocaïne.
Après, je me souviens de rien.
Le lendemain, mon père a reçu une vidéo.
La drogue, le sexe, tout avait été filmé.
- Et on menaçait
de diffuser ces images ? - A ma femme, à toute la mairie
et à la presse locale. - Que voulait le maître-chanteur ?
- Aucune idée. Mon père semblait l'ignorer aussi.
Il m'a dit qu'il s'occupait de tout.
- Et hier soir, vous étiez où ?
- A Lyon.
Je représentais la mairie au Congrès des maires de France.
Mon père a appelé, mais j'ai raté son appel.
Quand j'ai essayé de le rappeler...
- Il nous faut la description de cette jeune femme
ainsi que son adresse, si vous vous en souvenez.
- Bien sûr.
- L'analyse
de l'ordinateur du procureur confirme le chantage.
Avant-hier, il reçoit un e-mail avec en pièce jointe
une vidéo du déroulé de la soirée entre son fils et cette fille.
Regardez le message.
- "La fille est mineure. Pour éviter que cette vidéo soit diffusée,
"rendez-vous sur Messagecrypt". - Une messagerie cryptée.
Les messages disparaissent une fois lus.
Lariaux avait l'application sur son téléphone.
- Et l'origine du mail ?
- Cachée derrière un VPN.
Et le SMS que la fille a envoyé au fils Lariaux
venait d'un téléphone prépayé.
J'ai une équipe à l'appartement qu'on voit sur la vidéo.
Un meublé loué pour 24 heures.
- Et Lariaux ? Quelque chose explique qu'on le fasse chanter ?
- Non. Sa vie privée est fidèle à sa réputation d'homme intègre :
pas de casseroles.
- Merci, capitaine. - De rien.
- Un chantage à la sextape pour mettre la pression sur le père ?
C'est la fonction qui était visée.
- Voyons les dossiers qu'il traitait.
Téléphone.
- Oui, Nadia.
Je note.
Mickaël Lamar, 30 ans.
Joli pedigree : vols, braquages, outrages,
plusieurs séjours en prison. - Et il sort d'où ?
- Il a loué l'appartement où a été filmé Alexis Lariaux.
- Ca pourrait être notre maître-chanteur.
- Il fait l'objet d'une plainte pour coups et blessures.
- Les circonstances ? - Un accrochage.
- Et le procureur Lariaux était sur l'affaire ?
Ce Lamar mettrait un chantage en place
pour une histoire d'accrochage ? - La police est intervenue.
Ils ont retrouvé 30 000E en liquide dans la voiture de Lamar.
- Je vois. Vous pensez que Lariaux voulait approfondir ?
- Il prévoyait une perquisition.
- Le chantage concernait cet argent, sur lequel Lariaux enquêtait.
Et ce Lamar, Nadia l'a interpellé ?
- Il est introuvable.
Son appartement a été vidé, son téléphone n'émet plus.
- Il s'est volatilisé ?
Je demande à Quiring de lancer un avis de recherche.
- J'ai le bornage de son téléphone ces dernières semaines.
Regardez.
Il a fait des allers-retours dans cette zone.
- Y a pas grand-chose.
- Faudrait aller voir. - Nadia enverra une équipe.
S'il lui reste
des effectifs.
- Je peux y passer, c'est sur mon chemin.
- Attendez...
- On est pressés ou pas ?
Hein ?
...
- Agence Favère ?
Je suis Valérie Montel.
- Oui, le portail était ouvert, je me suis permis...
- Vous avez bien fait. Ce machin ne ferme plus depuis des siècles.
Vous êtes Murielle Favère ?
- Oui, c'est moi.
- Vous me suivez ? - Oui, bien sûr.
- Vous êtes injoignable. J'ai cru que vous m'aviez laissée tomber.
Je suis stressée par la fête. C'est pas la 1re que j'organise,
mais celle-ci doit être parfaite.
Téléphone.
Pardon, c'est mon traiteur.
Allô ? Oui.
Oui.
Non, j'avais dit 13h.
Oui, 13h. Et j'y tiens. Oui, je compte sur vous. Merci.
J'ai encore tout à régler et je suis déjà KO !
Mais c'est pas tous les jours que ma fille a 18 ans !
J'ai entendu tellement de bien de votre agence !
Je vous fais confiance. Ca va être très réussi.
Je vous montre ? - Oui, bien sûr.
- Alors...
Vibreur.
- Nadia ?
Oui...
- Le matériel est arrivé hier.
Vous n'aurez pas trop de la journée de demain pour tout monter.
- Effectivement.
- Je dois me préparer
pour un dîner. Jetez un oeil, on se voit demain matin ?
- Oui, à demain alors. - A demain, 9h.
Merci.
Vibreur.
- Ah !
- L'agence d'événementiel !
- Je suis le père de Julia, Nathan Montel.
- Enchantée.
- Moi, c'est Julia, la reine de la fête.
- Je suis Murielle et je suis ravie de faire votre connaissance.
- Vous vous posez la question, donc : je souffre d'une dystonie.
Une maladie dégénérative qui atteint les muscles.
- Voilà, on a fait connaissance ! On va prendre un rafraîchissement,
le temps que Valérie se prépare.
Vous vous joignez à nous ? - Volontiers.
- Allez, je te pousse.
Tenez. - Merci.
- Micka,
tu prends un verre ? - Avec plaisir.
- Votre fils, j'imagine ?
- Lui, mon frère ? Non, merci. Au secours.
- T'es un cadeau, peut-être ?
- Mickaël travaille avec moi. Son père est parti trop tôt,
je le considère un peu comme mon fils.
D'ailleurs, chérie,
Micka a un dégât des eaux, il reste à la maison jusqu'à demain.
- Tu dors chez le patron ?
Tiens-toi à carreau ! - Je vais essayer.
- Murielle, sollicitez donc Micka, plus adroit qu'il n'y paraît.
- Santé.
- Murielle Favère ?
- Je voulais être sûre que Lamar était là. J'ai saisi l'opportunité.
- La vraie Murielle Favère est arrivée une heure plus tard.
La capitaine Saïdi l'a interceptée. - A défaut d'intercepter Lamar.
- On n'a pas assez d'éléments pour l'interpeller.
Mais on a des policiers en planque au cas où elle sortirait de là-bas.
- Tu comptes faire quoi ?
- On doit savoir ce que fait Lamar chez Montel.
- Montel pourrait être lié au meurtre de Lariaux ?
- C'est une piste à envisager.
- Bien... Il est pas question que Meyer poursuive l'instruction.
En revanche,
travaillez avec Boris, mais sous mon autorité en tant qu'indic.
- Indic ? - Indicateur, informateur.
A quelle heure ils attendent Murielle Favère demain ?
- 9h. - Très bien.
Occupez-vous de l'agence d'événementiel.
- Rien d'autre ? - Si : Meyer,
pas un mot de votre mission d'infiltration à personne.
C'est la règle. - Bien, M. le procureur.
- On a répété toute la journée la défense de Lola, je suis cuit.
- Et en quoi consiste sa défense ?
- On a insisté sur la famille :
père alcoolique, mère démissionnaire.
- J'espère que ça se passera bien. - Moi aussi.
J'ai reçu un colis au bureau de poste.
Tu peux le prendre demain matin ? - J'aurai pas le temps, demain.
- Et en rentrant ?
- Je sais pas à quelle heure je rentre. Je suis sur une affaire
un peu délicate.
- Si j'avais pas confiance en toi, je me dirais
que tu caches quelque chose. - Mais tu as confiance.
- Oui.
- A la longue journée de demain.
Et à Lola. - Evidemment.
- Nathan Montel est associé à un cabinet
de gestion de portefeuilles. Avec sa femme, ils ont créé
une fondation pour aider les malades
atteints de dystonie, parrainée par plusieurs mécènes.
- Voilà.
On entendra tout.
Vous voulez bien qu'on fasse un test ?
- Paris, Bordeaux, Le Mans.
- Nickel.
- T'es prête ? Je t'ai préparé une Thermos de café sur ton bureau.
C'est joli, ça. *Larsen.
- Non !
Faut pas toucher. C'est un micro très sensible.
On évite les frottements.
- Cette mission ne me paraît pas impossible.
- Votre sens de l'humour est intact. - D'ici, vous entendez tout ?
- On entend ce que ça capte.
C'est pour ça qu'on a mis les mouchards en continu.
L'oreillette tient bien ?
- Oui, ça va.
- Meyer 007, vous me recevez ?
- 5 sur 5, miss Fannypenny.
- Fanny, touchez pas les trucs.
La clé USB. - C'est simple :
branchez-la sur l'ordinateur, on récupère les données.
Ca ira ?
- Va bien falloir. - Rassurez-vous,
on reste en liaison. Nadia a une équipe à proximité.
- J'oubliais ! Vous appuyez là, la maison explose.
C'est une blague, Fanny.
- Ah ! J'avais pas...
- Les plans de l'agence pour la déco d'anniversaire ?
- Les voilà. Votre mission : décorer la villa sur le thème de l'envol.
- Bien !
Je vous présente Murielle Favère.
- Murielle ! Pile à l'heure ! - C'est la moindre des choses.
- Vous avez fait très bonne impression
*sur Julia, hier.
*Et c'est pas facile ! *-On va bien s'entendre.
Voilà. Qu'en pensez-vous ?
- C'est magnifique. Dire que la maison va ressembler à ça !
Ce sera prêt à temps ? - Bien sûr !
Je suis Murielle Favère !
- Et pour les fleurs ?
- Les fleurs ?
- Vous m'aviez parlé par mail d'une animation florale.
- Oui, bien sûr !
Comme on est sur le thème de l'envol, je pensais
à des bouquets en suspension qui flotteraient dans l'air.
*-Très jolie idée ! Je vais m'occuper
du cadeau de Julia. Pour quoi que ce soit, appelez-moi.
- Des bouquets en suspension ? - Je devais trouver quelque chose.
- Suspendre des fleurs ?
- Salut, Murielle. - Mickaël !
J'ai besoin de vos muscles. - Je suis votre homme.
- Il faudra déménager tout ça. - Pour le cerveau, je suis là !
- Avec toi, on va tout monter à l'envers.
Je mets ça où ?
- Sur la terrasse. - OK.
- Vous aussi, vous allez travailler. Alors, je mets celui-là...
- Oui... - Voilà.
Allez, roule, ma poule !
Là, des plantes, les fleurs...
Il faudrait des... *Funk.
*...
Waouh ! J'adore !
Bravo, les jeunes, super boulot.
Vous vous complétez bien.
- Ca vous plaît, la musique ? - J'adore.
Mais est-ce le ton choisi par Valérie ?
Elle coupe le son.
- C'est son anniversaire à elle ? J'ai 18 ans, merde !
Je suis plus une gamine. Texto.
- Désolé.
- Excuse-moi, je voulais pas te... Je peux te tutoyer ?
- Oui. C'est pas vous, c'est ma mère.
Elle me prend pour un bébé. Je voulais pas tout ça !
Je voulais un truc simple, dans un bar avec des potes.
- Pourquoi tu lui dis pas ?
- Si elle peut plus me gâter, elle aura rien à faire de ses journées.
- Et ton père ? Tu lui parles ?
- Oui, mais pas besoin. Mon père, il sait.
Il s'est fait tout seul.
Il sait ce que c'est, de se sentir différent.
- Essaie de profiter de la soirée, avec tout le mal que je me donne !
- Je vais aller me faire une bonne sieste avant d'affronter tout ça.
- Et moi, je vais me faire un café. - A tout à l'heure.
*Expresso.
...
- Je vous ai envoyé
*des faux papiers et un billet d'avion pour Lima.
- Murielle ?
- Mickaël ! - Je peux vous aider ?
- Je cherchais la salle de bains.
Un vrai labyrinthe, cette maison ! - A gauche après l'ascenseur.
- Merci beaucoup.
- Le Pérou n'a pas
*d'accord d'extradition avec la France.
*Lamar organise sa fuite. Il faut accéder à l'ordinateur de Montel
*pour savoir s'il est dans le coup. - Facile à dire !
Montel quitte pas son bureau, et j'ai un traiteur à réceptionner.
*-Vous trouverez une solution.
Et votre couverture
*n'est qu'une couverture. - Je voudrais bien vous y voir.
Vous avez pensé à mes fleurs ?
Vibreur.
Les desserts ! Vous les mettez dans le cellier ?
On frappe. - Entrez.
Murielle ! Tout se passe bien ? - Tout à fait.
Je cherche votre femme.
- Valérie ? A cette heure-là, elle doit être encore en ville.
- Tant pis. Peu importe. - Quoi donc ?
- Je veux pas vous embêter avec ça. - Si je peux vous aider... Entrez.
- Le traiteur dit que les macarons n'ont pas été commandés,
alors qu'ils figurent sur le menu. Je l'ai menacé de ne pas payer,
et il s'énerve.
*-Valérie a suffisamment à gérer. Vous inquiétez pas :
je vais lui parler.
- Ca y est, la clé est dedans. - Il va me falloir 2 ou 3mn.
- J'ai pas 3mn.
*Montel va revenir.
On frappe.
- Nathan m'a dit que vous étiez ici. C'est arrivé pour vous,
avec une dizaine de bouquets.
- C'est bien, j'arrive.
- OK.
- Merci pour les fleurs.
- Une amie de Solène est fleuriste. Je lui ai recommandé un avocat
pour son divorce.
Bref, elle me devait un service.
- C'est bon.
Retirez la clé.
- Le traiteur assure qu'il n'y avait pas de macarons dans la commande.
Mais il va les faire en urgence.
Tant mieux.
Je suis d'une maladresse, pardon !
Vous êtes un gentleman.
*Merci.
A plus tard, bonne continuation.
- Merci.
On frappe. - Entrez.
Où il m'a fourré ça, Ludovic ? - Que cherches-tu ?
- Le faire-part pour l'hommage à Lariaux, demain matin.
J'ai promis à Alexis d'être là. Je t'écoute.
- L'ordinateur de Montel est clean. Rien d'incriminant.
C'est pas ça ?
- Le faire-part comme marque-page du traité de procédure pénale...
Ca aurait plu à Lariaux.
- Lamar prépare sa fuite au Pérou. Y a quelque chose derrière.
- Bon...
On s'est plantés sur Montel. Sortez Meyer, on interpelle Lamar.
- OK.
- Il faudrait qu'on ait l'impression que ça flotte dans l'air.
- Je suis pas Merlin l'Enchanteur. Y a pas une autre idée ?
- Julia, viens voir.
T'en penses quoi ? - Plus tard.
- Julia, on peut discuter ?
- Non !
- Elle dit que je la couve trop.
Je peux pas m'en empêcher.
Je me sens responsable de sa maladie.
- Pourtant, vous y êtes pour rien.
- Je sais bien, mais vous savez comment c'est.
Tous leurs problèmes, on se dit que c'est notre faute.
Vous avez des enfants ?
- Malheureusement, non.
- Ou heureusement.
C'est dur de maintenir le dialogue, parfois.
- Faut continuer d'essayer.
- C'est joli, ce que vous avez fait.
Espérons que ça plaise à Julia.
- Je suis là pour ça.
Allez vous reposer. Je m'occupe de tout.
- Y compris de Julia.
- Y compris de Julia.
- Merci, Murielle.
*...
Elle frappe. - Fous-moi la paix !
- Julia, c'est Murielle.
*-Constance, le PC de Montel est clean.
On prépare votre exfiltration et on chope Lamar.
- Que voulez-vous ?
*-Je veux savoir comment tu vas.
- Entrez.
*...
Le cadeau de ma mère pour mes 18 ans,
c'est un loulou de Poméranie.
Le mini-chien.
- Je vois. C'est pas ce que tu voulais ?
- Si, quand j'avais huit ans.
C'est mignon, le loulou de Poméranie, mais bon...
- Qu'est-ce qui te met de cette humeur ?
- Rien.
C'était mort, évidemment.
- Mickaël ?
- Oui... Il a une meuf.
Une mannequin, j'imagine.
- Ou peut-être pas.
- Pourquoi il joue avec moi s'il a une copine ?
- Ca l'empêche pas de t'apprécier.
Le plaisir de tomber amoureux, c'est des histoires.
La vérité est différente.
- Ouais, il paraît. En tout cas, elle a des goûts de luxe :
restaurants étoilés, piscines d'hôtel. Il lui refuse rien.
- Comment tu sais tout ça ? - Les réseaux.
On trouve tout, là-dessus. Et je suis une espionne redoutable.
- C'est un sacré matos que tu as là. - Mon père a tout installé,
vu que je rêve d'être DJ. A cause de moi, c'est devenu un vrai geek.
Il vient tester les nouveaux logiciels,
*quand je suis pas là.
- Tu dois parler à ta mère.
Elle veut te faire plaisir. - Elle veut "se" faire plaisir.
- Montre-lui qu'elle compte pour toi et elle te laissera respirer.
- Vous avez raison.
J'ai pas été sympa.
- Tu devrais lui demander de t'aider à choisir la tenue pour la fête.
Fais un pas vers elle. Je suis sûre qu'elle demande que ça, au fond.
- OK, alors restez là. Y a moins de chances que ça dégénère.
- Allez, va la chercher. Je t'attends.
*-Branchez la clé dès que possible.
Y a quelque chose.
Montel a des dossiers sensibles cachés dans le PC de sa fille.
Je suis dans le système.
- Je préviens Quiring. On va laisser un peu de temps à Constance.
- Au vu du parcours
de Mlle Maignan, émaillé de manques et de maltraitance,
je requiers l'indulgence.
Personne ne lui a jamais appris à respecter les règles.
- Des jeunes maltraités par la vie, j'en vois tous les jours.
C'est pas pour autant qu'ils font fi de leur contrôle judiciaire.
- Ecoutez, M. le juge, Lola a grandi vite, trop vite.
Elle est devenue indépendante très tôt,
et cette indépendance est à encourager.
Lola a besoin d'une émancipation juridique
pour mettre à profit cette indépendance forcée,
pouvoir travailler
et se loger comme une personne majeure.
- C'est bon ?
- Oui, super.
- Parfait. Notification.
Allô, mon coeur.
*Oui, j'ai changé de numéro.
*Pas longtemps, je te promets.
Quand je reviens, je t'emmène dans le plus beau palace du monde.
*Non, encore plus beau que celui de mardi à Monaco.
*C'est une surprise.
Bon, faut que je te laisse.
Je t'aime.
- Mardi, c'était le jour du meurtre. Il était à Monaco ?
- Je vais voir.
- Louis, pensez aux seaux à champagne.
Alors ? Ca sent bon ?
J'adore, mettez-en beaucoup.
- Constance, on a du nouveau :
*des fichiers cachés dans l'ordinateur de Julia.
*Vous pouvez partir discrètement.
*Montel est à la tête d'un système d'évasion fiscale.
*Ses clients évadent des fonds dans des paradis fiscaux,
*et il les rapatrie
dans des valises de billets via Lamar.
*Le cash est ensuite blanchi.
- Montel a créé ici pour ses clients des sociétés immobilières.
*Le cash doit servir à payer les ouvriers au noir.
*-L'argent évadé retourne dans le système normal
*pour augmenter le patrimoine des clients, qui paient des impôts,
*mais sur des biens qu'ils n'auraient pas dû acquérir.
Montel a créé sa fortune ainsi.
Lariaux l'aurait démasqué en enquêtant sur les 30 000E
*trouvés dans la voiture de Lamar. - Alors, il envoie Lamar le tuer,
puis se cacher au Pérou. *-Sauf que Lamar a un alibi.
*Le soir du meurtre, il était à Monaco, dans un hôtel avec...
- Tu vas t'expliquer, sale fouineuse.
- Constance ?
*Tout va bien ?
- Que se passe-t-il ? - Je sais pas.
On n'entend plus rien...
Son micro n'émet plus.
- On la sort de là et on chope Lamar et Montel.
- Nadia, rassemblez une équipe et passez me récupérer.
- Je vous avais dit qu'elle était louche.
- Va te montrer en bas, je m'occupe d'elle.
Et après,
tu files sans attirer l'attention. - OK.
- Vous êtes qui ? Hein ?
La Brigade financière ?
Que me voulez-vous ?
- Votre système financier a été dévoilé. C'est fini pour vous.
- Mon système m'a permis de mettre sur pied une fondation
pour aider les enfants atteints de dystonie
et financer la recherche.
Des enfants renoncent aux soins faute de moyens.
- Vous êtes un arnaqueur, mais aussi un bienfaiteur de l'humanité.
- Je prends l'argent où il est pour combler les lacunes du système.
Au moins, cet argent
n'est pas dilapidé par l'Etat. Vous allez me mettre en prison
pour avoir voulu le bien d'autrui ? - Le bien d'autrui ?
Le meurtre du procureur Lariaux ?
Il montait un dossier sur Lamar.
Il vous aurait fait tomber.
- J'ai laissé le choix à Lariaux. Il a refusé de coopérer.
Monsieur le procureur...
Je lui ai dit de classer l'affaire. Ca va être dangereux pour vous.
- Le droit passera. - Il a refusé de coopérer,
malgré ce qu'il en coûtait à son fils.
- Ne comptez pas sur moi.
...
- Deux sur les côtés, les autres avec moi.
- OK, on y va.
- La police est là.
Ca va être à vous de coopérer, maintenant.
- Toi, coupe le son. Ne paniquez pas, c'est la police.
- Reste là !
- Il est où ? Ils sont où ? - Là-haut.
Bouge pas. - On y va.
Constance ?
Vous êtes là ?
- Avancez pas.
- Lâchez votre arme.
- Laissez-moi partir. - La villa est pleine de policiers.
- Je fais tout ça pour ma fille. Faut me laisser partir.
Je peux pas aller en prison.
Je peux pas être un poids de plus pour elle.
- Ne faites pas ça.
Montel ! - Nathan !
Pensez à Julia.
Vous êtes son pilier. La seule personne en qui elle ait confiance.
Ne la rendez pas responsable de votre mort.
- Papa ?
Qu'est-ce que tu fous ?
Lâche-moi !
- Pardon.
...
- C'est l'heure, tu y vas ? - Oui. Ca va, le noeud, là ?
- Oui, ça ira. - Ca va ou ça ira ?
Lariaux était parfait, je veux être parfait pour lui dire au revoir.
- Voilà. Là, c'est parfait.
Tu veux que je t'accompagne ? - Si t'as rien d'important, oui.
- Allez.
- La vie passe si vite, mon fils. Elle peut basculer n'importe quand.
Faut en profiter,
ne pas s'embrouiller avec ceux qui nous aiment.
- Grâce à Antoine, je n'ai eu que des travaux d'intérêt général.
Il a été brillant. - J'ai fait que mon travail.
- Et toi, ta journée d'hier ? T'as été brillante ?
- J'ai accompli ma mission.
- T'as réussi à pas te faire tuer, c'est déjà pas mal.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Que font-ils là ?
- Tu m'expliques rien : je suis allé à la source.
Je les ai invités pour fêter ton exploit.
- Vous avez une épouse qui en a.
- Du courage ? - Bien sûr.
- Je le savais déjà. - Beau jardin !
C'est vous, Barth ? - Oui.
- Et derrière moi,
une Commando 71, toute ma jeunesse. - Procureur et connaisseur !
- Tenez, Constance. - Merci.
- Votre sang-froid m'a vraiment impressionné.
- C'est parce que j'ai une confiance absolue en vous, M. le juge.
- Tenez, M. le juge.
Vous allez bien ?
- M. le procureur. - Merci, mon coeur.
- Aux Meyer,
pour l'ensemble de leur oeuvre ! - AUX MEYER !
- Et à la nouvelle vie de Lola qui commence.
- Et à Antoine, merveilleux avocat.
- C'est prodigieux d'avoir amadoué cette vieille carne de Boyer.
Un juge d'application des peines détesté. Vous savez son surnom ?
Le JAP honni.
Le JAP : le juge d'application des peines.
Honni :
détesté.
- Ah !
- Ah oui...
- C'est drôle.
- Oui... A nous, aussi !
On a assuré les arrières et préparé le repas.
- Oui, bravo, mes chéris. - Et bravo à Ludovic,
qui a le mérite de supporter mon père
au quotidien. - Je plaide coupable.
- Moi,
j'ai rien à fêter, sinon ma chance folle d'être si bien entouré.
Et puis là,
je me sens plein d'énergie, de projets et d'amour pour vous.
- Ca se fête, non ?
- Evidemment. - SANTE !
- A nous tous !
- Tu nous la racontes, cette mission impossible ?
- Oui, alors là, j'ai besoin du soutien de mes deux acolytes.
Vous savez
comment se passe une infiltration ? C'est très simple...
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