Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- Ca va ?
- Oui, et toi ?
- Oui, écoute...
Déclic.
Merci.
Une bouilloire ? - Celle d'ici marche plus.
- C'est cool. - Non, vital.
Il me faut ma dose de théine.
- Les clés de Séverine !
- Oh, putain !
Appelle les secours.
...
- C'est une toiture plein sud,
avec 30-35 degrés d'inclinaison,
avec 20m2 sans zone d'ombre. Idéal pour une installation.
- Souris ! T'es un vendeur solaire.
T'apportes chaleur et lumière.
- Alors...
En un an, vos panneaux pourront produire 2 500kWh.
Et vous ferez
60% d'économie. - Alors là, je signe.
- Sans parler de l'investissement durable
pour une énergie
renouvelable et inépuisable.
Pff ! Incollable.
- Là, t'es un vendeur formidable.
Dépêche-toi.
- Oui.
Sonnerie de portable.
- M. le juge.
Où ça ?
Je vous emmène.
A tout à l'heure.
M. le juge...
M. le juge, on y est !
- OK. - Vous avez passé la nuit
sur votre roman. - J'ai fini.
J'ai eu le déclic pour le dénouement.
Il est envoyé. - Solène va être contente.
- Elle répond pas
à mes textos depuis son départ en Italie.
- Mais enfin,
appelez-la, avant son retour.
Hmm ?
- Elle a sauté.
- Bonjour.
- Constance,
M. le juge.
- Bonjour. - Mlle Larcher,
35 ans, thérapeute.
Elle consultait au 2e.
On a trouvé ses clés.
Elle allait entrer.
- On l'a poussée ? - Oui.
Hémorragie cérébrale.
- Qui l'a trouvée ? - Ses collègues.
Ils ont vu personne.
- Ca a eu lieu ce matin ? - Oui, vers 7h30.
Ce serait l'heure
du décès.
Si tôt, l'immeuble est vide.
C'est par là.
Ses clés étaient là.
- Elle était seule ?
- On l'aura suivie.
Il y a un Digicode, mais on a pu se faufiler derrière elle.
Vincent Demange,
son mari, psy.
- Il est prévenu ?
- Il est au Danemark pour un colloque, il rentre.
- C'est eux
qui l'ont trouvée ? - Lebrun, addictologue,
Vogel, pédopsy. Ils sont là.
- Séverine venait tôt.
- Hou...
- Ca va aller ?
- Je pense à Vincent.
Ils avaient créé ce centre ensemble.
Sans elle...
- Vous étiez proches ? - Oui.
Ca a vite matché, Séverine était vive, à l'écoute.
- On est soudés. Nos thérapies se complètent.
- Elle avait des soucis professionnels ou personnels ?
- Non, je crois pas.
- Il y a eu ce patient hier, c'était un peu tendu entre eux.
Je revenais de déjeuner.
- Je veux continuer à voir ma fille !
- Vous verrez avec le juge à l'audience.
- Vous êtes contre moi.
Prête à me pourrir. - Au revoir.
- Espèce de sal...
- Monsieur, c'est une maison médicale.
OK ?
- Putain de psy de merde.
- Désolée. - T'inquiète.
Il va te mettre 5 étoiles sur le site, lui !
- Un divorce compliqué.
- Oui. - Un café ?
- Allez.
- Sujet sensible, la thérapie familiale.
Son nom ? - Séverine devait te parler
de leur gamine.
- Je suis partie plus tôt, j'avais rendez-vous.
On fait quoi
pour nos patients ? - On annule.
On pourra pas se concentrer.
- Le centre restera fermé.
Pour l'enquête.
- Hier, début d'après-midi :
Becker.
- Becker... Yohan ?
- Oui.
- C'est lui.
Tenez.
Sa femme veut
qu'on lui retire
son droit de visite, Larcher faisait
la médiation.
- J'ai des notes : "Très attaché à sa fille.
"Rupture difficile.
"Pas décidé de changer ses habitudes.
"Contrôle mal ses émotions."
Et là, "parano" souligné.
"Conciliation impossible. Préconise thérapie.
"Réévaluer la garde."
- Un rapport attendu
aujourd'hui.
Becker est revenu et ça a dérapé ?
La musique adoucit
pas les moeurs ?
Il est DJ. - Ah !
Ca dépend laquelle.
Au vu des dossiers, les autres médiations se passaient bien.
- Solène poste des photos.
Oh là là, que c'est beau !
Et la mer est d'un bleu...
- Très romantique.
- Et ces maisons
colorées... Vous avez vu ?
- Pas encore.
- Beau gosse, le guide !
Moi, je craque. Regardez.
Oh, ses yeux !
- Bon, nous, on bosse.
- Il voulait partir ?
Ah oui.
Mais c'est vrai,
qu'ils sont beaux ces Italiens !
- Allez, on se calme, hein !
- Oh, la chance !
- Je l'ai dit, je suis rentré d'une soirée à Cassis ce matin.
- A quelle heure ?
- J'ai pas regardé.
- Vous aviez des rapports tendus.
- Elle était du côté de mon ex.
Médiatrice, tu parles !
Je suis un bon père.
- Les nuits où vous faisiez le DJ,
votre fille de 5 ans dormait dans les loges,
dans la voiture.
- Et alors ?
Il y a jamais eu de problème, c'était safe.
Je fais comment ?
Cindy m'impose les dates, et ça, la juge s'en fout.
- Hier, vous étiez énervé.
- Je parlais, elle m'écoutait pas.
On parlait de ma fille. - Son rapport
était attendu aujourd'hui.
- J'y suis pas retourné.
- D'après les analyses, vous aviez bu et fumé.
En plus de conduire dans cet état...
Vous étiez désinhibé.
Le centre de thérapie est
sur le chemin, vous y êtes allé.
- C'est toi... - Changez
de ton, M. Becker.
- Mais enfin, j'ai rien fait.
Je pense juste à Louana.
Sonnerie.
- Oui, Léo.
Ca s'est bien passé.
J'ai deux prospects en centre-ville.
J'ai le temps, à moto, il y a jamais de bouchon.
OK, à demain.
Il essaie de démarrer.
...
Elle me fait quoi ?
...
- Un problème ?
- Elle démarre pas. - La batterie ?
- Je pense pas,
c'est allumé.
C'est le commodo.
Ou l'antiparasite. - Ah.
Allez-y.
Elle démarre.
C'est un faux contact.
Il faut du dégrippant. - Tu t'y connais ?
- Pour une fille ?
J'ai grandi
dans un garage.
- Pas le temps de t'offrir
un café. - Solidarité de motards.
- Merci...
- Lola.
- Séba. - Salut, Ba.
- Becker est hors de cause, il ne pouvait pas être au centre.
Un voisin l'a vu rentrer à 7h15.
Séverine a été tuée 15mn après, c'est trop court.
- Et les voisins du centre ?
- Rien, aucun témoin.
Mais il y a une plainte
déposée contre elle. - Pour quel motif ?
- Elle a heurté une voiture et a filé sans faire de constat.
- Plaignante :
Garance Miller.
Elle détaille les dégâts.
Pas les circonstances.
- Ca ne suffit pas.
- C'est une salle mythique.
Il y a une grande plaque avec les noms des grands ténors
qui y ont plaidé.
Allez-y en silence.
Salle C, derrière les colonnes.
- Tu donnes cours ?
- Non, je les convie à une audience.
- Des travaux pratiques.
- Combien ont suivi
un procès ? Trois. - C'est long
de potasser les codes.
- OK, mais imaginez
un futur chirurgien qui ne voit jamais d'opération.
C'est dans les prétoires que bat le coeur de la justice.
- Sans oublier le reste du corps judiciaire.
N'est-ce pas ? - Absolument.
Je leur ferai découvrir tous les rouages de cette mécanique.
D'ailleurs, je les rejoins.
- Ca lui réussit d'enseigner.
- On dirait Robin Williams dans "Le Cercle des poètes disparus".
- "Oh, capitaine !"
- "O captain ! My captain !"
- On a de la marge. - Oui.
- C'est elle.
J'arrivais, elle a fait marche arrière et voilà.
- Vous avez pas fait
de constat ?
- Elle a dit que j'étais garée
trop près et elle est partie. Mais j'ai pu noter son numéro.
- Vous l'avez vue arriver ?
- Oui. - Elle était seule ?
- Je sais pas,
désolée.
Mais enfin, c'est une récidiviste ?
- Elle a été tuée.
- OK, ma portière abîmée, à côté,
c'est rien.
Je sais rien de plus.
- Merci. - De rien.
Au revoir.
- Avec son métier, Larcher avait l'habitude des tensions.
- Elle surréagit à un accrochage.
- Le lendemain, elle écoute pas Becker.
Elle était préoccupée.
- Peut-être.
*-Ces séances vont aider
*les couples et les familles à appréhender leurs interactions
*et à les rendre plus harmonieuses.
*Pendant ces séances...
- Rincé par 11 rendez-vous.
- Tu les as éblouis.
- J'ai deux contacts sérieux.
J'y retourne demain, je vais insister.
- Ca laisse des traces.
- De quoi ?
J'ai eu un problème avec la moto, un faux contact.
Une gamine m'a dépanné.
Heureusement pour mes rendez-vous.
- Un ange gardien.
- Un ange en galère, vu l'état de ses fringues.
J'aurais dû l'aider.
- Si on connaît pas les gens, ils peuvent croire à de la pitié.
- On peut essayer.
Je la retrouverai jamais, j'ai que son prénom : Lola.
Je me sers un verre.
...
Sonnerie.
...
- Bonjour, ça va ? *-Salut.
*Ca va. - J'ai vu tes photos.
C'est beau.
Les maisons colorées, la mer.
T'as eu mon message ? *-Oui.
- J'ai fini mon roman, fini et envoyé.
*-Tant mieux.
- Je m'en veux.
J'aurais dû partir avec toi.
Je te promets :
maintenant, tu passeras avant le reste.
Je tiens tellement à Raphaël
et à toi, je veux pas vous perdre.
*-Moi non plus.
- Il fait beau.
*-Ca va.
- Le groupe est sympa ?
*-Oui, bof.
*Des bobos qui parlent de crypto.
*Mais le guide, ça va.
*Il est sympa.
*Il parle que de foot, mais il est sympa.
*Je te laisse.
*On va au resto.
- J'ai hâte de te voir.
*-Moi aussi.
*Je t'aime.
*Allez, salut.
- Oh oui...
Il chantonne.
...
- Je les ai emmenés
aux comparutions immédiates, ça s'est terminé à 23h.
- Ils sont restés ? - Tous.
Très intéressés.
Je les revois ce soir.
- En amphi ? - Non.
On va prendre un verre.
- Subornation de prof...
- Mauvais esprit. - Boh...
- Déformation professionnelle.
C'est si revigorant d'échanger... Sonnerie.
- Constance.
Demange est là ? J'arrive.
Bonne journée, et bonne soirée.
- Il s'en fout.
- On allait fêter nos 5 ans de mariage.
Et ceux du centre.
Vous soupçonnez quelqu'un.
- Mis hors de cause.
- Elle semblait préoccupée.
Après un accrochage, elle a filé sans faire de constat.
- Séverine ? Non, impossible.
Pas elle.
Un accrochage avec qui ?
- On peut pas
vous donner son nom.
- Elle s'appelle pas Garance Miller,
ou Muller ?
- Vous la connaissez ?
- Oui, enfin...
Pas vraiment.
Elle fait une fixation
sur moi.
Je l'ai croisée à une dédicace.
- Son livre
est sorti à l'automne.
- C'est ça, et je l'ai revue 15 jours après
à une conférence.
Puis dans un train. Elle a prétendu être là par hasard.
Il n'y a rien eu.
J'ai été clair avec elle.
Mais elle m'a contacté sur les réseaux.
Elle a eu mon téléphone, et je l'ai bloquée.
- Ca s'appelle l'érotomanie.
- Oui, elle en présente tous les signes.
Elle est dans l'illusion délirante d'être aimée.
- Elle paraît normale.
- En apparence.
Pathologie dure à identifier, sauf pour la victime.
- La police savait ? - Quoi ?
Qu'elle m'avait offert des cadeaux, volé un costume au pressing ?
Je gérais, enfin, je croyais.
- Votre femme
savait ? - Bien sûr.
Elle a dû comprendre qui c'était, c'est pour ça qu'elle est partie.
L'accrochage doit être faux.
- Qu'on vérifie le véhicule
de Séverine Larcher.
- Je pensais pas que cette femme l'agresserait.
- J'ai rien à voir
avec ce décès.
- Vous harcelez son mari.
- Nous sommes ensemble.
- Et l'accrochage avec elle ?
- J'ignorais qui c'était, j'ai pris son numéro pour porter plainte.
- M. le juge.
- C'est à lui ? - Oui.
Vincent laisse des vêtements ici.
- Vous l'auriez volé au pressing.
- Il m'a demandé de le récupérer.
- Vous l'avez connu
à une signature ? - Oui.
J'avais adoré son livre.
On a discuté et ça a été le coup de foudre.
Tenez, lisez la dédicace.
C'est sa déclaration.
- "Ma chère Garance.
"Merci de votre enthousiasme
"pour cet homme vulnérable
"que vous comprenez."
- J'ai de la chance.
- Vous avez menti.
Vous connaissez
Séverine Larcher.
- Vous êtes en garde à vue.
- Doucement, le livre.
- Ouh...
...
Salut, Lola.
Ca roule ? - Et vous ?
- Bien. C'était bien le commodo
qui était encrassé.
T'habites par ici ? - Là-bas.
Salut.
- Salut. Hé !
J'ai une Commando de 71
dans le garage.
Ca te dirait de regarder ? - Avant 90,
je connais pas.
- Essaie.
On habite dans le 2e. Viens.
- Peut-être.
Salut. - Salut.
Sonnerie de portable.
...
- Oui, M. Weiss.
Vous l'avez lu ?
Et... ça vous a plu ?
Tant mieux.
Non, là, je suis occupé.
Oui, je vous appelle ce soir.
Merci, au revoir.
Sortez-moi ces dossiers. - D'accord.
La suspecte va arriver.
- Et en effet,
elle a été diagnostiquée
érotomane il y a 3 ans, après avoir été obsédée
par un prof à la fac, dont elle pensait être aimée.
- C'est bizarre. - Elle interprète chaque mot,
chaque geste, pour créer une histoire d'amour.
- Avec n'importe qui ? - Non, plutôt
une figure d'autorité : médecin, professeur.
Juge.
- Ah ! Donc,
vous me donnez un Post-it,
et je lis : "Je vous aime."
- Un aveu ?
- Non... Oh, ça va.
- C'est souvent lié
à un manque affectif : mère morte jeune, père ayant fondé
une autre famille.
- Elle a été soignée ?
- Oui, mais c'est difficile de soigner quelqu'un dans le déni.
- Mais un amour imaginaire peut-il conduire à un vrai meurtre ?
- Elle vous empêchait
de vivre votre amour.
Vous l'avez abordée pour la convaincre de renoncer à son mari.
Elle vous a pas écoutée, vous a ignorée.
Et vous avez inventé
un accrochage.
- Non. - La police a vérifié.
Sa voiture est intacte. Vous avez abîmé la vôtre.
- Son mépris vous met en rage.
- Vous ruminez la scène, cette situation a assez duré.
Il faut qu'elle comprenne.
Vous allez au centre.
- Je travaillais chez moi. - Connexion
au site de l'entreprise à 9h15, mais vous avez pu y aller avant.
- Vous connaissez assez Demange
pour savoir que Séverine arrive tôt.
Vous l'avez
donc attendue.
- Le born... - C'était un accident.
Elle m'a poussée dehors,
je me suis défendue.
- Aaah !
Choc.
- Elle empêchait Vincent de développer ses projets.
Dans le bien-être.
- Elle vous a poussée dehors ?
Vous étiez
dans le hall ?
Elle vous a laissée entrer ?
- Oui, en m'insultant.
- Après votre altercation,
j'ai du mal à croire qu'elle vous ait laissée entrer.
Vous étiez déjà dans le hall.
Elle a ouvert,
vous avez bondi. - Pour la tuer.
Pas par accident.
Pour entrer, vous avez volé la clé ?
- Vincent me l'a donnée.
J'ai accepté de l'aider.
- A la tuer ?
- Il disait
que Séverine empêchait notre liaison.
J'ai agi pour lui, pour nous.
- Garance dit que son amant l'a persuadée de tuer sa femme.
- Encore du bluff ?
- Il y avait ça dans son sac.
- La clé du centre ? - Oui.
Elle l'a pas volée, il y avait un papier
avec le code d'accès et "merci".
- Adieu, fantasme.
- C'était un couple uni.
- La femme de ménage dit qu'il dormait souvent au cabinet.
- Pas si uni. - Rien n'est à lui.
Le centre, la maison.
A la mort des parents Larcher,
Séverine a réinvesti l'héritage.
- Il est bénéficiaire ?
- Hmm hmm.
- Vincent était sollicité pour son livre.
Il était moins présent, ça agaçait Séverine.
- Vincent
était pas là lors du drame.
- C'était tendu entre eux.
Il dormait parfois ici. - C'est vrai.
Travailler ensemble, ça crée des désaccords.
- Sur le nouveau centre ?
- C'est le moment de parler.
- Il y a 15 jours, ils se sont disputés.
- On ne peut pas faire ça.
- Le lieu est idéal, en bord de mer.
C'était l'occasion.
- T'as déjà signé ?
- Pour contrer
un promoteur.
- Mon avis compte pas ?
Je dois juste payer ? - S'il te plaît.
Dis pas ça.
- Je ne veux pas gérer de spa. C'est déjà serré pour nos patients.
- Tu veux passer ta vie à soigner des couples en difficulté ?
- Je veux pas faire
du business. - J'ai pas hérité.
- Tu profites de mon fric.
Là, c'est non.
Point final.
- Ca allait depuis ?
- Entre eux, je sais pas, mais ici, oui.
Vincent a abandonné le projet.
- Vous avez vu Vincent avec cette femme récemment ?
- Non.
- Moi non plus.
- Demange avait un mobile.
- Il connaît la pathologie de Garance, lui donne clé et code.
- Il est à l'étranger lors du crime, puis oriente l'enquête sur elle.
Reste à le prouver.
- Confrontons Garance.
Je vous raccompagne ? - Oui.
Vous avez mis des notes partout.
Oui, une juge
fait des interrogatoires.
"Manque d'action" ? C'est pas Wonder Woman.
Non, non, non.
Des "aménagements" ?
Tout est à refaire.
Porte.
- Coucou.
- Coucou.
Tu devais pas rentrer
samedi ?
- Je te manquais pas ?
- Si, mais je m'y attendais pas.
- T'es au téléphone ? - M. Weiss.
On se rappelle, à bientôt.
- L'éditeur ?
- Oui. - Il aime ?
- Oui, il m'appelait pour me dire qu'il adorait.
Content que tu sois là.
- Ca va ?
- Mon truc a pas marché.
Lola viendra pas.
- Patiente, ça date d'aujourd'hui.
- L'imaginer dehors me rend malade.
- Gagner la confiance de quelqu'un, c'est long.
Surtout une SDF.
- "L'homme vulnérable".
Tu t'inquiètes ?
- Ecrit par un suspect.
Je m'informe.
Ca parle de toi.
"Le syndrome du sauveur."
Qui veut aider. - C'est grave ?
- Je t'aime comme ça.
Page 30.
Sonnerie.
- Pardon. ...
Mon père en visio ?
Oui.
*-Est-ce que tu m'entends ?
- Je te vois, à peu près.
Ca va ? *-Alors...
*Rires.
*Alors...
*Mes étudiants refusent de me rendre mes clés de voiture.
*Oh... C'est Solène !
*Oh...
*Ils trouvent
*imprudent que je conduise dans mon état.
*Mais je suis en très bon état.
*Comme ma voiture.
- T'es au Bel Augusto ?
*-Là, ça avance...
*Bon...
*Mon fils
*juge d'instruction se porte garant de mon droit
*à prendre le volant.
*N'est-ce pas, Boris ?
- Non, je viens te chercher.
*-Tout va bien.
*Regardez tous, je fais le test.
*Et hop !
*Et hop ! Je touche mon nez.
*Il tombe.
- Désolé, cas de force majeure.
Il était soûl.
Et en pleine plaidoirie.
- Debout sur la table.
- Le bar ! Ca n'a pas été filmé.
On a dû trouver sa voiture, le ramener avec Solène.
- Déjà rentrée ?
- Oui, pile quand l'éditeur m'appelait.
C'est la cata.
- Aïe ! Sa réaction ? - J'ai menti.
Elle le croit fini. - Non.
- J'étais obligé. - Pire qu'une maîtresse, ce roman.
- Qu'est-ce que je fais ici ?
- Vincent.
- Asseyez-vous.
- Expliquez.
- Confrontons vos déclarations.
- J'ai été obligée de leur dire la vérité.
- C'est-à-dire ?
- Elle dit avoir tué Séverine.
- Il le fallait
pour qu'on soit ensemble. - C'est un délire.
C'est un cauchemar.
- Ils savent.
Inutile de mentir.
- Je n'ai jamais rien vécu avec cette femme.
- Votre couple semblait traverser une période difficile.
- Oui.
Ca arrive.
Mon travail
est trop prenant.
Et j'ai un livre en court.
C'était lourd pour Séverine.
- Elle a rejeté votre projet.
- Pas du tout.
Je l'avais convaincue
et tout allait bien. - Faux.
T'étais malheureux avec elle.
- Assez. - Avez-vous donné
la clé à Mme Miller ?
- Jamais. - Il est passé.
- Elle invente.
Je connais pas son adresse.
- T'es venu le 1er soir.
- Je l'ai déposée au coin de la rue et voilà
où j'en suis.
- Revenons à la clé.
- Tu oses me faire ça
après ce qu'on a vécu. - Foutaises !
Pauvre folle ! - Restez assis.
- Salaud, tu t'es servi de moi.
- Mme Miller.
Calmez-vous !
Elle sanglote.
Bon, la confrontation est suspendue.
- Pourquoi tu fais ça ?
Pourquoi il fait ça ?
Je lui ai tout donné, tout.
- C'est compliqué, l'amour.
Pas toujours réciproque.
- Il s'en sortira.
- Comment ça ?
- C'est lui qui m'a donné la clé.
Dites-le au juge. - C'était quand ?
- Mardi soir.
- Vous êtes sûre ? - Déposée devant ma porte.
- Vous l'avez vu ?
Sonnerie.
Excusez-moi.
Oui, Nadia.
Demange était au Danemark, il a pas pu déposer la clé.
- Il a pu mentir.
- Séverine a contacté sa banque
pour débloquer des fonds pour acheter le terrain
du futur centre.
- Alors, qui a manipulé Garance ?
- Quelqu'un qui la connaissait.
Et qui avait la clé.
- Quelqu'un du centre.
...
On frappe.
- Entrez.
- Comment ça va ?
- Oh là ! Oh là !
Moins fort.
Oh...
J'avais oublié ce que c'était.
On boit, on refait le monde.
Ah... - C'est à toi.
- Quoi ?
T'étais là ?
- Je t'ai ramené.
Tu m'as appelé.
Tu t'en souviens pas ? - Comment ?
- Ta plaidoirie a bien plu.
- Arrête. - Si.
- Au Bel Augusto ? - Hmm.
- J'ai cours avec eux.
- Prof ou pote, choisis.
Bon courage.
- Pas la porte.
Claquement. Oh !
- M. le juge, le relevé des prestations médicales
de Garance Miller.
Elle a consulté
Samuel Lebrun il y a six mois.
- Pour approcher Demange.
- Lebrun l'a pas reconnue.
Ou il a oublié...
- Ou menti.
- Pour quel mobile ?
- Venez voir.
Regardez le message qu'a posté Lebrun en arrivant au centre.
- "J'ai retrouvé mon pote de lycée."
Ce sont d'anciens amis.
- Lebrun participe à des manifs
de la communauté gay, la Gay Pride.
- Et alors ?
- Il a accompagné Demange à Lille pour la promotion de son livre.
Ils avaient le même hôtel, comme à Nantes.
- Ils ont une liaison ?
- Il nous faut des certitudes.
- Samuel n'a rien fait.
C'est cette folle.
- Vous lui avez dit que Garance
vous harcelait ?
- Oui.
Pourquoi la tuer ?
- Par amour.
Et par dépit.
Vous étiez amants.
Dans votre livre,
vous soulignez l'importance de s'assumer.
C'est difficile.
- Au début, je pensais que...
notre jeunesse était loin.
Mais à se voir tous les jours...
On s'est retrouvés.
Très vite, je me suis senti tiraillé entre Séverine et Samuel.
- Vous avez choisi Séverine.
- Je vivrais pas avec un homme.
Et j'aimais Séverine... C'était la femme de ma vie.
- La rupture a été dure ?
- J'en ai vu d'autres.
- Le premier garçon embrassé.
Le premier amour, celui qu'on n'oublie pas.
Mais il préfère sa femme.
L'humiliation !
- Il a été honnête avec moi.
- Vous avez dit
ne pas la connaître.
Or, elle vous a consulté.
- Je me souviens pas de tous mes patients.
- Elle a voulu
se rapprocher de Demange.
Elle est venue vous demander de jouer les intermédiaires.
- Elle dit que vous vous êtes parlé la veille du meurtre.
- Oui, je me souviens.
Elle racontait n'importe quoi.
- Que Séverine était toxique pour Vincent.
Empêchant leur amour.
Que sa disparition simplifierait les choses.
Elle délirait sur un amour fantôme.
Et ça vous a plu
d'entendre sa rancoeur, son amertume,
car vous les ressentiez aussi.
A germé l'idée de la manipuler pour éliminer Séverine.
- Pas du tout.
- On vous écoute.
- A mon embauche...
Je me demandais
si je resterais.
Quand ce patient a insulté Séverine...
On est allés se détendre.
- Tu seras là à la Toussaint ? - Oui.
- On va partir.
Tu géreras le centre ? - Ca va mieux.
- On avait besoin de parler. Bravo, les thérapeutes !
On repart
en lune de miel.
- Où ? - Au Costa Rica.
- Au Costa Rica ? - Tu connais ?
- Non. Un pays magnifique.
- T'auras des photos.
- On rêvait d'aller au Costa Rica avec Vincent quand on était ados.
C'était notre voyage.
Et il l'emmenait.
- Une trahison.
- Vous avez apporté
la clé avec le code chez Garance.
- Espérant qu'elle tue Séverine.
- Je sais pas.
J'avais
la haine.
J'ai regretté, j'ai pas pu dormir.
Le matin, j'ai voulu la récupérer.
Garance était partie.
- Et au centre, Séverine était morte.
- Je vous mets en examen pour complicité de meurtre.
Vous irez en provisoire.
- J'ai pas voulu ça.
- Aux jurés de déterminer votre degré de responsabilité.
- Pardonne-moi.
- Je crois pas.
- Ca va, la mécanique ?
- Lola...
Constance, ma femme. - Bonjour.
- Bonjour. La fée mécanicienne ?
- Sans toi, je poussais ma moto.
- Pff, c'était rien. Là, il y a du taf !
On s'y remet ?
- Oui, chef. Bien, chef.
- Et on fait le carburateur.
- OK. - Il y a du taf.
- Voici nos petits-enfants, Céleste et Tony.
Lui adore la moto. J'ai hâte de pouvoir l'emmener.
J'ai commencé à 17 ans. - Cool.
- On est partis entre potes faire le tour de France.
Et ta passion
vient de ton père ?
- Lui aime les bagnoles. - Ah.
- J'y vais. Merci.
- Il reste le dessert. - Et tu dors ici.
- Ben non. - Il est tard.
Il y a la place.
- J'ai dit non.
- Tu vas où ?
Hein ? Dans la rue ?
Dans une voiture ?
Ca dure depuis quand ?
- C'est ma vie.
- Dormir dehors ?
- Attends.
- Pas de pitié.
- De la pitié ?
On veut juste t'aider.
- J'ai rien demandé. - C'est vrai.
Te savoir dehors nous désole.
C'est dangereux pour une jeune femme.
- J'ai l'habitude.
- Tu pourrais dormir une nuit dans un lit.
Sans avoir peur.
Allez.
- Allez, à table ! On ne loupe pas son tiramisu.
- Tu sais ce que ça veut dire ? - Non.
- "Remonte-moi le moral."
- Donc, une grosse part. - Oui.
- La moitié ? - Au moins.
france.tv access
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.