All language subtitles for La Stagiaire.S10E03

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Original subtitles

- Ca va ?

- Oui, et toi ?

- Oui, écoute...

Déclic.

Merci.

Une bouilloire ? - Celle d'ici marche plus.

- C'est cool. - Non, vital.

Il me faut ma dose de théine.

- Les clés de Séverine !

- Oh, putain !

Appelle les secours.

...

- C'est une toiture plein sud,

avec 30-35 degrés d'inclinaison,

avec 20m2 sans zone d'ombre. Idéal pour une installation.

- Souris ! T'es un vendeur solaire.

T'apportes chaleur et lumière.

- Alors...

En un an, vos panneaux pourront produire 2 500kWh.

Et vous ferez

60% d'économie. - Alors là, je signe.

- Sans parler de l'investissement durable

pour une énergie

renouvelable et inépuisable.

Pff ! Incollable.

- Là, t'es un vendeur formidable.

Dépêche-toi.

- Oui.

Sonnerie de portable.

- M. le juge.

Où ça ?

Je vous emmène.

A tout à l'heure.

M. le juge...

M. le juge, on y est !

- OK. - Vous avez passé la nuit

sur votre roman. - J'ai fini.

J'ai eu le déclic pour le dénouement.

Il est envoyé. - Solène va être contente.

- Elle répond pas

à mes textos depuis son départ en Italie.

- Mais enfin,

appelez-la, avant son retour.

Hmm ?

- Elle a sauté.

- Bonjour.

- Constance,

M. le juge.

- Bonjour. - Mlle Larcher,

35 ans, thérapeute.

Elle consultait au 2e.

On a trouvé ses clés.

Elle allait entrer.

- On l'a poussée ? - Oui.

Hémorragie cérébrale.

- Qui l'a trouvée ? - Ses collègues.

Ils ont vu personne.

- Ca a eu lieu ce matin ? - Oui, vers 7h30.

Ce serait l'heure

du décès.

Si tôt, l'immeuble est vide.

C'est par là.

Ses clés étaient là.

- Elle était seule ?

- On l'aura suivie.

Il y a un Digicode, mais on a pu se faufiler derrière elle.

Vincent Demange,

son mari, psy.

- Il est prévenu ?

- Il est au Danemark pour un colloque, il rentre.

- C'est eux

qui l'ont trouvée ? - Lebrun, addictologue,

Vogel, pédopsy. Ils sont là.

- Séverine venait tôt.

- Hou...

- Ca va aller ?

- Je pense à Vincent.

Ils avaient créé ce centre ensemble.

Sans elle...

- Vous étiez proches ? - Oui.

Ca a vite matché, Séverine était vive, à l'écoute.

- On est soudés. Nos thérapies se complètent.

- Elle avait des soucis professionnels ou personnels ?

- Non, je crois pas.

- Il y a eu ce patient hier, c'était un peu tendu entre eux.

Je revenais de déjeuner.

- Je veux continuer à voir ma fille !

- Vous verrez avec le juge à l'audience.

- Vous êtes contre moi.

Prête à me pourrir. - Au revoir.

- Espèce de sal...

- Monsieur, c'est une maison médicale.

OK ?

- Putain de psy de merde.

- Désolée. - T'inquiète.

Il va te mettre 5 étoiles sur le site, lui !

- Un divorce compliqué.

- Oui. - Un café ?

- Allez.

- Sujet sensible, la thérapie familiale.

Son nom ? - Séverine devait te parler

de leur gamine.

- Je suis partie plus tôt, j'avais rendez-vous.

On fait quoi

pour nos patients ? - On annule.

On pourra pas se concentrer.

- Le centre restera fermé.

Pour l'enquête.

- Hier, début d'après-midi :

Becker.

- Becker... Yohan ?

- Oui.

- C'est lui.

Tenez.

Sa femme veut

qu'on lui retire

son droit de visite, Larcher faisait

la médiation.

- J'ai des notes : "Très attaché à sa fille.

"Rupture difficile.

"Pas décidé de changer ses habitudes.

"Contrôle mal ses émotions."

Et là, "parano" souligné.

"Conciliation impossible. Préconise thérapie.

"Réévaluer la garde."

- Un rapport attendu

aujourd'hui.

Becker est revenu et ça a dérapé ?

La musique adoucit

pas les moeurs ?

Il est DJ. - Ah !

Ca dépend laquelle.

Au vu des dossiers, les autres médiations se passaient bien.

- Solène poste des photos.

Oh là là, que c'est beau !

Et la mer est d'un bleu...

- Très romantique.

- Et ces maisons

colorées... Vous avez vu ?

- Pas encore.

- Beau gosse, le guide !

Moi, je craque. Regardez.

Oh, ses yeux !

- Bon, nous, on bosse.

- Il voulait partir ?

Ah oui.

Mais c'est vrai,

qu'ils sont beaux ces Italiens !

- Allez, on se calme, hein !

- Oh, la chance !

- Je l'ai dit, je suis rentré d'une soirée à Cassis ce matin.

- A quelle heure ?

- J'ai pas regardé.

- Vous aviez des rapports tendus.

- Elle était du côté de mon ex.

Médiatrice, tu parles !

Je suis un bon père.

- Les nuits où vous faisiez le DJ,

votre fille de 5 ans dormait dans les loges,

dans la voiture.

- Et alors ?

Il y a jamais eu de problème, c'était safe.

Je fais comment ?

Cindy m'impose les dates, et ça, la juge s'en fout.

- Hier, vous étiez énervé.

- Je parlais, elle m'écoutait pas.

On parlait de ma fille. - Son rapport

était attendu aujourd'hui.

- J'y suis pas retourné.

- D'après les analyses, vous aviez bu et fumé.

En plus de conduire dans cet état...

Vous étiez désinhibé.

Le centre de thérapie est

sur le chemin, vous y êtes allé.

- C'est toi... - Changez

de ton, M. Becker.

- Mais enfin, j'ai rien fait.

Je pense juste à Louana.

Sonnerie.

- Oui, Léo.

Ca s'est bien passé.

J'ai deux prospects en centre-ville.

J'ai le temps, à moto, il y a jamais de bouchon.

OK, à demain.

Il essaie de démarrer.

...

Elle me fait quoi ?

...

- Un problème ?

- Elle démarre pas. - La batterie ?

- Je pense pas,

c'est allumé.

C'est le commodo.

Ou l'antiparasite. - Ah.

Allez-y.

Elle démarre.

C'est un faux contact.

Il faut du dégrippant. - Tu t'y connais ?

- Pour une fille ?

J'ai grandi

dans un garage.

- Pas le temps de t'offrir

un café. - Solidarité de motards.

- Merci...

- Lola.

- Séba. - Salut, Ba.

- Becker est hors de cause, il ne pouvait pas être au centre.

Un voisin l'a vu rentrer à 7h15.

Séverine a été tuée 15mn après, c'est trop court.

- Et les voisins du centre ?

- Rien, aucun témoin.

Mais il y a une plainte

déposée contre elle. - Pour quel motif ?

- Elle a heurté une voiture et a filé sans faire de constat.

- Plaignante :

Garance Miller.

Elle détaille les dégâts.

Pas les circonstances.

- Ca ne suffit pas.

- C'est une salle mythique.

Il y a une grande plaque avec les noms des grands ténors

qui y ont plaidé.

Allez-y en silence.

Salle C, derrière les colonnes.

- Tu donnes cours ?

- Non, je les convie à une audience.

- Des travaux pratiques.

- Combien ont suivi

un procès ? Trois. - C'est long

de potasser les codes.

- OK, mais imaginez

un futur chirurgien qui ne voit jamais d'opération.

C'est dans les prétoires que bat le coeur de la justice.

- Sans oublier le reste du corps judiciaire.

N'est-ce pas ? - Absolument.

Je leur ferai découvrir tous les rouages de cette mécanique.

D'ailleurs, je les rejoins.

- Ca lui réussit d'enseigner.

- On dirait Robin Williams dans "Le Cercle des poètes disparus".

- "Oh, capitaine !"

- "O captain ! My captain !"

- On a de la marge. - Oui.

- C'est elle.

J'arrivais, elle a fait marche arrière et voilà.

- Vous avez pas fait

de constat ?

- Elle a dit que j'étais garée

trop près et elle est partie. Mais j'ai pu noter son numéro.

- Vous l'avez vue arriver ?

- Oui. - Elle était seule ?

- Je sais pas,

désolée.

Mais enfin, c'est une récidiviste ?

- Elle a été tuée.

- OK, ma portière abîmée, à côté,

c'est rien.

Je sais rien de plus.

- Merci. - De rien.

Au revoir.

- Avec son métier, Larcher avait l'habitude des tensions.

- Elle surréagit à un accrochage.

- Le lendemain, elle écoute pas Becker.

Elle était préoccupée.

- Peut-être.

*-Ces séances vont aider

*les couples et les familles à appréhender leurs interactions

*et à les rendre plus harmonieuses.

*Pendant ces séances...

- Rincé par 11 rendez-vous.

- Tu les as éblouis.

- J'ai deux contacts sérieux.

J'y retourne demain, je vais insister.

- Ca laisse des traces.

- De quoi ?

J'ai eu un problème avec la moto, un faux contact.

Une gamine m'a dépanné.

Heureusement pour mes rendez-vous.

- Un ange gardien.

- Un ange en galère, vu l'état de ses fringues.

J'aurais dû l'aider.

- Si on connaît pas les gens, ils peuvent croire à de la pitié.

- On peut essayer.

Je la retrouverai jamais, j'ai que son prénom : Lola.

Je me sers un verre.

...

Sonnerie.

...

- Bonjour, ça va ? *-Salut.

*Ca va. - J'ai vu tes photos.

C'est beau.

Les maisons colorées, la mer.

T'as eu mon message ? *-Oui.

- J'ai fini mon roman, fini et envoyé.

*-Tant mieux.

- Je m'en veux.

J'aurais dû partir avec toi.

Je te promets :

maintenant, tu passeras avant le reste.

Je tiens tellement à Raphaël

et à toi, je veux pas vous perdre.

*-Moi non plus.

- Il fait beau.

*-Ca va.

- Le groupe est sympa ?

*-Oui, bof.

*Des bobos qui parlent de crypto.

*Mais le guide, ça va.

*Il est sympa.

*Il parle que de foot, mais il est sympa.

*Je te laisse.

*On va au resto.

- J'ai hâte de te voir.

*-Moi aussi.

*Je t'aime.

*Allez, salut.

- Oh oui...

Il chantonne.

...

- Je les ai emmenés

aux comparutions immédiates, ça s'est terminé à 23h.

- Ils sont restés ? - Tous.

Très intéressés.

Je les revois ce soir.

- En amphi ? - Non.

On va prendre un verre.

- Subornation de prof...

- Mauvais esprit. - Boh...

- Déformation professionnelle.

C'est si revigorant d'échanger... Sonnerie.

- Constance.

Demange est là ? J'arrive.

Bonne journée, et bonne soirée.

- Il s'en fout.

- On allait fêter nos 5 ans de mariage.

Et ceux du centre.

Vous soupçonnez quelqu'un.

- Mis hors de cause.

- Elle semblait préoccupée.

Après un accrochage, elle a filé sans faire de constat.

- Séverine ? Non, impossible.

Pas elle.

Un accrochage avec qui ?

- On peut pas

vous donner son nom.

- Elle s'appelle pas Garance Miller,

ou Muller ?

- Vous la connaissez ?

- Oui, enfin...

Pas vraiment.

Elle fait une fixation

sur moi.

Je l'ai croisée à une dédicace.

- Son livre

est sorti à l'automne.

- C'est ça, et je l'ai revue 15 jours après

à une conférence.

Puis dans un train. Elle a prétendu être là par hasard.

Il n'y a rien eu.

J'ai été clair avec elle.

Mais elle m'a contacté sur les réseaux.

Elle a eu mon téléphone, et je l'ai bloquée.

- Ca s'appelle l'érotomanie.

- Oui, elle en présente tous les signes.

Elle est dans l'illusion délirante d'être aimée.

- Elle paraît normale.

- En apparence.

Pathologie dure à identifier, sauf pour la victime.

- La police savait ? - Quoi ?

Qu'elle m'avait offert des cadeaux, volé un costume au pressing ?

Je gérais, enfin, je croyais.

- Votre femme

savait ? - Bien sûr.

Elle a dû comprendre qui c'était, c'est pour ça qu'elle est partie.

L'accrochage doit être faux.

- Qu'on vérifie le véhicule

de Séverine Larcher.

- Je pensais pas que cette femme l'agresserait.

- J'ai rien à voir

avec ce décès.

- Vous harcelez son mari.

- Nous sommes ensemble.

- Et l'accrochage avec elle ?

- J'ignorais qui c'était, j'ai pris son numéro pour porter plainte.

- M. le juge.

- C'est à lui ? - Oui.

Vincent laisse des vêtements ici.

- Vous l'auriez volé au pressing.

- Il m'a demandé de le récupérer.

- Vous l'avez connu

à une signature ? - Oui.

J'avais adoré son livre.

On a discuté et ça a été le coup de foudre.

Tenez, lisez la dédicace.

C'est sa déclaration.

- "Ma chère Garance.

"Merci de votre enthousiasme

"pour cet homme vulnérable

"que vous comprenez."

- J'ai de la chance.

- Vous avez menti.

Vous connaissez

Séverine Larcher.

- Vous êtes en garde à vue.

- Doucement, le livre.

- Ouh...

...

Salut, Lola.

Ca roule ? - Et vous ?

- Bien. C'était bien le commodo

qui était encrassé.

T'habites par ici ? - Là-bas.

Salut.

- Salut. Hé !

J'ai une Commando de 71

dans le garage.

Ca te dirait de regarder ? - Avant 90,

je connais pas.

- Essaie.

On habite dans le 2e. Viens.

- Peut-être.

Salut. - Salut.

Sonnerie de portable.

...

- Oui, M. Weiss.

Vous l'avez lu ?

Et... ça vous a plu ?

Tant mieux.

Non, là, je suis occupé.

Oui, je vous appelle ce soir.

Merci, au revoir.

Sortez-moi ces dossiers. - D'accord.

La suspecte va arriver.

- Et en effet,

elle a été diagnostiquée

érotomane il y a 3 ans, après avoir été obsédée

par un prof à la fac, dont elle pensait être aimée.

- C'est bizarre. - Elle interprète chaque mot,

chaque geste, pour créer une histoire d'amour.

- Avec n'importe qui ? - Non, plutôt

une figure d'autorité : médecin, professeur.

Juge.

- Ah ! Donc,

vous me donnez un Post-it,

et je lis : "Je vous aime."

- Un aveu ?

- Non... Oh, ça va.

- C'est souvent lié

à un manque affectif : mère morte jeune, père ayant fondé

une autre famille.

- Elle a été soignée ?

- Oui, mais c'est difficile de soigner quelqu'un dans le déni.

- Mais un amour imaginaire peut-il conduire à un vrai meurtre ?

- Elle vous empêchait

de vivre votre amour.

Vous l'avez abordée pour la convaincre de renoncer à son mari.

Elle vous a pas écoutée, vous a ignorée.

Et vous avez inventé

un accrochage.

- Non. - La police a vérifié.

Sa voiture est intacte. Vous avez abîmé la vôtre.

- Son mépris vous met en rage.

- Vous ruminez la scène, cette situation a assez duré.

Il faut qu'elle comprenne.

Vous allez au centre.

- Je travaillais chez moi. - Connexion

au site de l'entreprise à 9h15, mais vous avez pu y aller avant.

- Vous connaissez assez Demange

pour savoir que Séverine arrive tôt.

Vous l'avez

donc attendue.

- Le born... - C'était un accident.

Elle m'a poussée dehors,

je me suis défendue.

- Aaah !

Choc.

- Elle empêchait Vincent de développer ses projets.

Dans le bien-être.

- Elle vous a poussée dehors ?

Vous étiez

dans le hall ?

Elle vous a laissée entrer ?

- Oui, en m'insultant.

- Après votre altercation,

j'ai du mal à croire qu'elle vous ait laissée entrer.

Vous étiez déjà dans le hall.

Elle a ouvert,

vous avez bondi. - Pour la tuer.

Pas par accident.

Pour entrer, vous avez volé la clé ?

- Vincent me l'a donnée.

J'ai accepté de l'aider.

- A la tuer ?

- Il disait

que Séverine empêchait notre liaison.

J'ai agi pour lui, pour nous.

- Garance dit que son amant l'a persuadée de tuer sa femme.

- Encore du bluff ?

- Il y avait ça dans son sac.

- La clé du centre ? - Oui.

Elle l'a pas volée, il y avait un papier

avec le code d'accès et "merci".

- Adieu, fantasme.

- C'était un couple uni.

- La femme de ménage dit qu'il dormait souvent au cabinet.

- Pas si uni. - Rien n'est à lui.

Le centre, la maison.

A la mort des parents Larcher,

Séverine a réinvesti l'héritage.

- Il est bénéficiaire ?

- Hmm hmm.

- Vincent était sollicité pour son livre.

Il était moins présent, ça agaçait Séverine.

- Vincent

était pas là lors du drame.

- C'était tendu entre eux.

Il dormait parfois ici. - C'est vrai.

Travailler ensemble, ça crée des désaccords.

- Sur le nouveau centre ?

- C'est le moment de parler.

- Il y a 15 jours, ils se sont disputés.

- On ne peut pas faire ça.

- Le lieu est idéal, en bord de mer.

C'était l'occasion.

- T'as déjà signé ?

- Pour contrer

un promoteur.

- Mon avis compte pas ?

Je dois juste payer ? - S'il te plaît.

Dis pas ça.

- Je ne veux pas gérer de spa. C'est déjà serré pour nos patients.

- Tu veux passer ta vie à soigner des couples en difficulté ?

- Je veux pas faire

du business. - J'ai pas hérité.

- Tu profites de mon fric.

Là, c'est non.

Point final.

- Ca allait depuis ?

- Entre eux, je sais pas, mais ici, oui.

Vincent a abandonné le projet.

- Vous avez vu Vincent avec cette femme récemment ?

- Non.

- Moi non plus.

- Demange avait un mobile.

- Il connaît la pathologie de Garance, lui donne clé et code.

- Il est à l'étranger lors du crime, puis oriente l'enquête sur elle.

Reste à le prouver.

- Confrontons Garance.

Je vous raccompagne ? - Oui.

Vous avez mis des notes partout.

Oui, une juge

fait des interrogatoires.

"Manque d'action" ? C'est pas Wonder Woman.

Non, non, non.

Des "aménagements" ?

Tout est à refaire.

Porte.

- Coucou.

- Coucou.

Tu devais pas rentrer

samedi ?

- Je te manquais pas ?

- Si, mais je m'y attendais pas.

- T'es au téléphone ? - M. Weiss.

On se rappelle, à bientôt.

- L'éditeur ?

- Oui. - Il aime ?

- Oui, il m'appelait pour me dire qu'il adorait.

Content que tu sois là.

- Ca va ?

- Mon truc a pas marché.

Lola viendra pas.

- Patiente, ça date d'aujourd'hui.

- L'imaginer dehors me rend malade.

- Gagner la confiance de quelqu'un, c'est long.

Surtout une SDF.

- "L'homme vulnérable".

Tu t'inquiètes ?

- Ecrit par un suspect.

Je m'informe.

Ca parle de toi.

"Le syndrome du sauveur."

Qui veut aider. - C'est grave ?

- Je t'aime comme ça.

Page 30.

Sonnerie.

- Pardon. ...

Mon père en visio ?

Oui.

*-Est-ce que tu m'entends ?

- Je te vois, à peu près.

Ca va ? *-Alors...

*Rires.

*Alors...

*Mes étudiants refusent de me rendre mes clés de voiture.

*Oh... C'est Solène !

*Oh...

*Ils trouvent

*imprudent que je conduise dans mon état.

*Mais je suis en très bon état.

*Comme ma voiture.

- T'es au Bel Augusto ?

*-Là, ça avance...

*Bon...

*Mon fils

*juge d'instruction se porte garant de mon droit

*à prendre le volant.

*N'est-ce pas, Boris ?

- Non, je viens te chercher.

*-Tout va bien.

*Regardez tous, je fais le test.

*Et hop !

*Et hop ! Je touche mon nez.

*Il tombe.

- Désolé, cas de force majeure.

Il était soûl.

Et en pleine plaidoirie.

- Debout sur la table.

- Le bar ! Ca n'a pas été filmé.

On a dû trouver sa voiture, le ramener avec Solène.

- Déjà rentrée ?

- Oui, pile quand l'éditeur m'appelait.

C'est la cata.

- Aïe ! Sa réaction ? - J'ai menti.

Elle le croit fini. - Non.

- J'étais obligé. - Pire qu'une maîtresse, ce roman.

- Qu'est-ce que je fais ici ?

- Vincent.

- Asseyez-vous.

- Expliquez.

- Confrontons vos déclarations.

- J'ai été obligée de leur dire la vérité.

- C'est-à-dire ?

- Elle dit avoir tué Séverine.

- Il le fallait

pour qu'on soit ensemble. - C'est un délire.

C'est un cauchemar.

- Ils savent.

Inutile de mentir.

- Je n'ai jamais rien vécu avec cette femme.

- Votre couple semblait traverser une période difficile.

- Oui.

Ca arrive.

Mon travail

est trop prenant.

Et j'ai un livre en court.

C'était lourd pour Séverine.

- Elle a rejeté votre projet.

- Pas du tout.

Je l'avais convaincue

et tout allait bien. - Faux.

T'étais malheureux avec elle.

- Assez. - Avez-vous donné

la clé à Mme Miller ?

- Jamais. - Il est passé.

- Elle invente.

Je connais pas son adresse.

- T'es venu le 1er soir.

- Je l'ai déposée au coin de la rue et voilà

où j'en suis.

- Revenons à la clé.

- Tu oses me faire ça

après ce qu'on a vécu. - Foutaises !

Pauvre folle ! - Restez assis.

- Salaud, tu t'es servi de moi.

- Mme Miller.

Calmez-vous !

Elle sanglote.

Bon, la confrontation est suspendue.

- Pourquoi tu fais ça ?

Pourquoi il fait ça ?

Je lui ai tout donné, tout.

- C'est compliqué, l'amour.

Pas toujours réciproque.

- Il s'en sortira.

- Comment ça ?

- C'est lui qui m'a donné la clé.

Dites-le au juge. - C'était quand ?

- Mardi soir.

- Vous êtes sûre ? - Déposée devant ma porte.

- Vous l'avez vu ?

Sonnerie.

Excusez-moi.

Oui, Nadia.

Demange était au Danemark, il a pas pu déposer la clé.

- Il a pu mentir.

- Séverine a contacté sa banque

pour débloquer des fonds pour acheter le terrain

du futur centre.

- Alors, qui a manipulé Garance ?

- Quelqu'un qui la connaissait.

Et qui avait la clé.

- Quelqu'un du centre.

...

On frappe.

- Entrez.

- Comment ça va ?

- Oh là ! Oh là !

Moins fort.

Oh...

J'avais oublié ce que c'était.

On boit, on refait le monde.

Ah... - C'est à toi.

- Quoi ?

T'étais là ?

- Je t'ai ramené.

Tu m'as appelé.

Tu t'en souviens pas ? - Comment ?

- Ta plaidoirie a bien plu.

- Arrête. - Si.

- Au Bel Augusto ? - Hmm.

- J'ai cours avec eux.

- Prof ou pote, choisis.

Bon courage.

- Pas la porte.

Claquement. Oh !

- M. le juge, le relevé des prestations médicales

de Garance Miller.

Elle a consulté

Samuel Lebrun il y a six mois.

- Pour approcher Demange.

- Lebrun l'a pas reconnue.

Ou il a oublié...

- Ou menti.

- Pour quel mobile ?

- Venez voir.

Regardez le message qu'a posté Lebrun en arrivant au centre.

- "J'ai retrouvé mon pote de lycée."

Ce sont d'anciens amis.

- Lebrun participe à des manifs

de la communauté gay, la Gay Pride.

- Et alors ?

- Il a accompagné Demange à Lille pour la promotion de son livre.

Ils avaient le même hôtel, comme à Nantes.

- Ils ont une liaison ?

- Il nous faut des certitudes.

- Samuel n'a rien fait.

C'est cette folle.

- Vous lui avez dit que Garance

vous harcelait ?

- Oui.

Pourquoi la tuer ?

- Par amour.

Et par dépit.

Vous étiez amants.

Dans votre livre,

vous soulignez l'importance de s'assumer.

C'est difficile.

- Au début, je pensais que...

notre jeunesse était loin.

Mais à se voir tous les jours...

On s'est retrouvés.

Très vite, je me suis senti tiraillé entre Séverine et Samuel.

- Vous avez choisi Séverine.

- Je vivrais pas avec un homme.

Et j'aimais Séverine... C'était la femme de ma vie.

- La rupture a été dure ?

- J'en ai vu d'autres.

- Le premier garçon embrassé.

Le premier amour, celui qu'on n'oublie pas.

Mais il préfère sa femme.

L'humiliation !

- Il a été honnête avec moi.

- Vous avez dit

ne pas la connaître.

Or, elle vous a consulté.

- Je me souviens pas de tous mes patients.

- Elle a voulu

se rapprocher de Demange.

Elle est venue vous demander de jouer les intermédiaires.

- Elle dit que vous vous êtes parlé la veille du meurtre.

- Oui, je me souviens.

Elle racontait n'importe quoi.

- Que Séverine était toxique pour Vincent.

Empêchant leur amour.

Que sa disparition simplifierait les choses.

Elle délirait sur un amour fantôme.

Et ça vous a plu

d'entendre sa rancoeur, son amertume,

car vous les ressentiez aussi.

A germé l'idée de la manipuler pour éliminer Séverine.

- Pas du tout.

- On vous écoute.

- A mon embauche...

Je me demandais

si je resterais.

Quand ce patient a insulté Séverine...

On est allés se détendre.

- Tu seras là à la Toussaint ? - Oui.

- On va partir.

Tu géreras le centre ? - Ca va mieux.

- On avait besoin de parler. Bravo, les thérapeutes !

On repart

en lune de miel.

- Où ? - Au Costa Rica.

- Au Costa Rica ? - Tu connais ?

- Non. Un pays magnifique.

- T'auras des photos.

- On rêvait d'aller au Costa Rica avec Vincent quand on était ados.

C'était notre voyage.

Et il l'emmenait.

- Une trahison.

- Vous avez apporté

la clé avec le code chez Garance.

- Espérant qu'elle tue Séverine.

- Je sais pas.

J'avais

la haine.

J'ai regretté, j'ai pas pu dormir.

Le matin, j'ai voulu la récupérer.

Garance était partie.

- Et au centre, Séverine était morte.

- Je vous mets en examen pour complicité de meurtre.

Vous irez en provisoire.

- J'ai pas voulu ça.

- Aux jurés de déterminer votre degré de responsabilité.

- Pardonne-moi.

- Je crois pas.

- Ca va, la mécanique ?

- Lola...

Constance, ma femme. - Bonjour.

- Bonjour. La fée mécanicienne ?

- Sans toi, je poussais ma moto.

- Pff, c'était rien. Là, il y a du taf !

On s'y remet ?

- Oui, chef. Bien, chef.

- Et on fait le carburateur.

- OK. - Il y a du taf.

- Voici nos petits-enfants, Céleste et Tony.

Lui adore la moto. J'ai hâte de pouvoir l'emmener.

J'ai commencé à 17 ans. - Cool.

- On est partis entre potes faire le tour de France.

Et ta passion

vient de ton père ?

- Lui aime les bagnoles. - Ah.

- J'y vais. Merci.

- Il reste le dessert. - Et tu dors ici.

- Ben non. - Il est tard.

Il y a la place.

- J'ai dit non.

- Tu vas où ?

Hein ? Dans la rue ?

Dans une voiture ?

Ca dure depuis quand ?

- C'est ma vie.

- Dormir dehors ?

- Attends.

- Pas de pitié.

- De la pitié ?

On veut juste t'aider.

- J'ai rien demandé. - C'est vrai.

Te savoir dehors nous désole.

C'est dangereux pour une jeune femme.

- J'ai l'habitude.

- Tu pourrais dormir une nuit dans un lit.

Sans avoir peur.

Allez.

- Allez, à table ! On ne loupe pas son tiramisu.

- Tu sais ce que ça veut dire ? - Non.

- "Remonte-moi le moral."

- Donc, une grosse part. - Oui.

- La moitié ? - Au moins.

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