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...
- Alors, ça dit quoi ? - Ca dit qu'entretenir
2 maisons en même temps, ça va pas être possible. Il va falloir
vendre les Tamaris. Alice va devoir
trouver un appartement, et là, ça va être le drame.
trouver un appartement, et là, ça va être le drame.
- Tu peux me rappeler
l'âge de nos enfants ? 3 et 6 ans ? Non, mais mon coeur,
l'âge de nos enfants ? 3 et 6 ans ? Non, mais mon coeur,
ce sont des adultes, même parents. On va pas les biberonner
toute leur vie ! - Tu te vois leur dire :
toute leur vie ! - Tu te vois leur dire :
"On vend les Tamaris, on est très contents, débrouillez-vous" ?
- On peut aussi louer. - Et confier notre maison
- On peut aussi louer. - Et confier notre maison
à n'importe qui ?
- On peut trouver des locataires de confiance.
On renonce à l'Espagne, alors ? - Non. Ca, c'est hors de question.
OK, on loue et on essaie de trouver des gens bien.
OK, on loue et on essaie de trouver des gens bien.
En plus, je dois annoncer mon départ au palais.
- Tu n'en as pas encore parlé ?
- Tu n'en as pas encore parlé ?
- Non. Et toi, à la mairie ?
- Moi, lettre de démission envoyée avec accusé de réception.
- Moi, lettre de démission envoyée avec accusé de réception.
- Efficace !
- Barthélémy Meyer !
Ca va être le changement de vie le plus doux, le plus fluide,
Ca va être le changement de vie le plus doux, le plus fluide,
le plus heureux de toute l'histoire de l'humanité.
le plus heureux de toute l'histoire de l'humanité.
Je double.
Allez !
Allez !
- Bon... Merci.
M. le juge, Constance. - BONJOUR.
M. le juge, Constance. - BONJOUR.
- Ca vous va bien. - Merci. J'avais envie
d'un petit coup de frais. - Nouvelle coupe, nouvelle vie !
C'est bien. - Merci.
- Bon, alors ?
- La victime s'appelle Axel Milan, 32 ans,
il habitait ici et il serait mort hier, entre 18h et 22h.
il habitait ici et il serait mort hier, entre 18h et 22h.
- On a une idée de ce qui s'est passé ?
- Oui. Il a été étouffé avec un coussin du salon.
Le légiste a retrouvé des fibres de tissu
sur la langue et dans la gorge. Et il a le visage tout cyanosé.
Ca ne fait pas de doute, il a été étouffé.
Ca ne fait pas de doute, il a été étouffé.
- Pourquoi le coussin est mouillé ? - On l'a repêché dans la piscine.
- Le meurtrier l'a jeté dans l'eau
- Le meurtrier l'a jeté dans l'eau
après avoir étouffé la victime. Pour effacer ses traces ?
- Ou une impulsion ?
- Ou une impulsion ?
"Jade" ?
- C'est le nom de sa femme.
- Qui a découvert le corps ?
- C'est sa femme, justement. Elle est là, dans le salon.
- Mme Milan ?
Juge Boris Delcourt, Constance Meyer.
Juge Boris Delcourt, Constance Meyer.
- Bonjour. - Bonjour.
- Comment l'avez-vous découvert ?
- Je suis venue voir Axel, ce matin,
- Je suis venue voir Axel, ce matin,
avec Loris,
notre bébé.
- Mme Milan,
je sais que c'est difficile,
mais on va être obligés de vous poser quelques questions.
mais on va être obligés de vous poser quelques questions.
Ca va être possible ?
Vous dites que vous êtes venue
le voir, mais... vous ne vivez pas avec lui ?
- Non. Mais on n'était pas séparés.
Avant la naissance de Loris, on vivait ensemble.
Avant la naissance de Loris, on vivait ensemble.
Et puis... quand le petit est arrivé,
Axel a complètement changé, ça devenait impossible.
Axel a complètement changé, ça devenait impossible.
- Changé comment ?
- Il s'est renfermé
sur lui-même...
Il a pas du tout assuré les premiers mois du petit...
Je le reconnaissais pas. J'ai dû me débrouiller toute seule.
Je le reconnaissais pas. J'ai dû me débrouiller toute seule.
- Il ne vous a pas dit ce qui lui arrivait ?
- Non. Il fuyait mes questions.
Je n'en pouvais plus, on a décidé de faire un break.
Il a pris cette location et je suis restée à la maison avec Loris.
Il a pris cette location et je suis restée à la maison avec Loris.
Il faisait beaucoup d'efforts, ces derniers temps.
Je pensais qu'il allait mieux. Il y a quelques semaines,
il a proposé qu'on prenne un nouveau départ,
il a proposé qu'on prenne un nouveau départ,
ailleurs.
J'ai accepté, je voulais que ça marche.
Je n'ai jamais voulu
Je n'ai jamais voulu
élever notre enfant seule.
- Vous a-t-il parlé récemment d'un souci qu'il aurait eu
- Vous a-t-il parlé récemment d'un souci qu'il aurait eu
avec quelqu'un ?
- Non. Il ne parlait pas beaucoup de lui, ces derniers temps.
- Bien. Merci. On vous tiendra au courant.
Vous pensez qu'Axel aurait pu
se défiler de nouveau ? Jade aurait craqué et l'aurait tué.
Elle n'a pas d'alibi. - Je l'imagine mal tuer le père
Elle n'a pas d'alibi. - Je l'imagine mal tuer le père
de son enfant. Ca n'aurait pas arrangé ses problèmes.
Oui, Tristan ?
Oui, c'est Arthur. Les ventes sont excellentes ?
Oui, c'est Arthur. Les ventes sont excellentes ?
Combien ?
Waouh !
Les interviews radio et télé ? Non, ça, c'est pas possible.
Les interviews radio et télé ? Non, ça, c'est pas possible.
Pareil pour les salons !
Oui, je sais que le succès, ça se construit, mais...
Une conférence de presse ?
Allô ? Je ne vous entends plus. Je vous rappelle.
Allô ? Je ne vous entends plus. Je vous rappelle.
- Le coup du tunnel ! - Enfin, une conférence de presse !
- C'est sûr que l'anonymat, ça limite la promo.
- Je veux pas qu'on mette un visage et un nom sur Arthur Magis.
- Je veux pas qu'on mette un visage et un nom sur Arthur Magis.
On se retrouve au bureau. - Oui.
On se retrouve au bureau. - Oui.
- Papa, j'ai besoin que tu rédiges une requête dans l'affaire Dumont.
- Excellente idée. Tu l'auras dans 10mn chrono.
- Excellente idée. Tu l'auras dans 10mn chrono.
- C'est pas si urgent. - La vie est une urgence, Boris.
- Ca va mieux, toi !
- Je vais très bien. J'ai digéré mon départ à la retraite
- Je vais très bien. J'ai digéré mon départ à la retraite
et je vais larguer les amarres. Milena est ravie.
Un vent nouveau
Un vent nouveau
souffle sur ton vieux père.
Un souffle de projets à réaliser dans ma nouvelle vie.
- C'est génial. Quel genre
de projets ? - Du vélo.
D'intérieur ! Le matin. Je regardais les salles de sport.
- Ah, c'est bien.
- Ah, c'est bien.
Et ?
- Et ? Et...
Et je pensais me mettre à la natation.
Et je pensais me mettre à la natation.
Je pourrais enfin apprendre le crawl.
- Je croyais que le chlore te donnait
des allergies. - Je te parle
de la piscine du monde, notre sublime Méditerranée !
- La piscine du monde... - Eh oui !
- C'est bien. Et à part ça ? - Mais c'est un interrogatoire !
- Non, je m'intéresse à tes projets.
- Alors, je te retiens pas. D'autant que moi,
- Alors, je te retiens pas. D'autant que moi,
j'ai une requête à rédiger. - Très bien.
Je m'en vais. - C'est ça.
A plus tard. - A plus tard.
A plus tard. - A plus tard.
- Je viens de les recevoir. Merci, Nadia.
- Je viens de les recevoir. Merci, Nadia.
Tu le relis encore ?
- Ah non !
Je le re-re-relis. Mais je crois que j'ai trouvé qui est l'auteur.
- Ah bon ?
- Ah bon ?
- C'est Antoine.
Ton Antoine.
- Antoine ?
Mon fils ?
N'importe quoi. - J'ai des preuves.
Ecoute.
"Il y avait un jeune avocat fringant
"Il y avait un jeune avocat fringant
"et plein de talent, mais incapable
"de se fixer amoureusement ou géographiquement."
Là, il parle de lui-même. Ton fils change d'appart
Là, il parle de lui-même. Ton fils change d'appart
tous les deux mois et de femme au même rythme.
- Fanny, arrête avec cette enquête. C'est n'importe quoi.
- Fanny, arrête avec cette enquête. C'est n'importe quoi.
C'est pas mon fils.
Et si on ne connaît pas l'auteur, c'est qu'il n'en a pas envie.
Et si on ne connaît pas l'auteur, c'est qu'il n'en a pas envie.
- Oh ! Tu vois, là, tu le protèges.
- Bonjour, Fanny.
- Bonjour, M. le juge.
- Nadia nous a envoyé des éléments du téléphone d'Axel.
- Nadia nous a envoyé des éléments du téléphone d'Axel.
Des SMS assez cinglants entre la victime
et son associé, un certain Quentin Lefort.
et son associé, un certain Quentin Lefort.
- Montrez-moi. Ils étaient associés dans quoi ?
- Une épicerie fine, à Marseille. "Les Délices de Mellona".
- Une épicerie fine, à Marseille. "Les Délices de Mellona".
- "Si tu me plantes, tu le regretteras."
Ca date de la veille du meurtre.
- Ces derniers mois,
- Ces derniers mois,
l'associé inondait Axel de reproches professionnels.
Des messages agressifs. Et Quentin Lefort a un casier.
Des messages agressifs. Et Quentin Lefort a un casier.
Il y a 10 ans,
pour une bagarre dans une boîte de nuit.
- Quelle était la nature
- Quelle était la nature
de votre association ?
- Axel trouvait les produits, et moi, j'étais avec la clientèle.
- Quel type de produits ? - Des produits artisanaux
- Quel type de produits ? - Des produits artisanaux
de grande qualité. Des huiles essentielles,
des savons, des huiles de table... Axel rencontrait les producteurs.
des savons, des huiles de table... Axel rencontrait les producteurs.
Il avait un réseau solide et c'était un super négociateur.
- Vos rapports étaient tendus, ces dernières semaines.
On a eu accès à vos SMS.
- Je ne sais pas ce qui s'est passé.
Tout allait bien et, d'un coup, tout s'est mis à vriller.
Tout allait bien et, d'un coup, tout s'est mis à vriller.
- Sa femme a dit qu'il avait changé à la naissance de leur fils.
- Oui. Il venait au boulot
- Oui. Il venait au boulot
quand ça lui chantait. Il n'allait plus voir les producteurs,
vu qu'il circulait à vélo. Je faisais tout, j'en pouvais plus.
vu qu'il circulait à vélo. Je faisais tout, j'en pouvais plus.
- Jusqu'à quel point ? Je cite votre message d'avant-hier :
"Si tu me plantes, tu le regretteras."
"Si tu me plantes, tu le regretteras."
- Il y a 2 jours...
Goûte-moi ça.
- Ca vient d'où ? - Un nouvel exploitant,
pas loin d'Aix.
- Tu t'es débrouillé comme un chef. - J'ai galéré.
- Tu t'es débrouillé comme un chef. - J'ai galéré.
Le type était dur en affaires.
Il n'y a que toi pour faire ce taf.
Tu sais parler aux fournisseurs, ils te font confiance.
- J'arrête.
- T'arrêtes quoi ?
- J'arrête l'activité. Je te vends mes parts.
- Si c'est une blague, elle est pas drôle.
- Si c'est une blague, elle est pas drôle.
- Je veux refaire ma vie ailleurs.
Avec Jade et Loris,
on va tout recommencer.
on va tout recommencer.
- Sans Axel, votre entreprise ne valait plus rien.
- Je n'aurais jamais continué sans lui.
- Je n'aurais jamais continué sans lui.
La boutique, c'était notre rêve de gosses.
- Parce qu'il brisait ce rêve et votre amitié, vous l'avez tué.
- Parce qu'il brisait ce rêve et votre amitié, vous l'avez tué.
- Ca va pas ?
C'était mon meilleur pote, j'ai grandi avec lui !
- Calmez-vous, M. Lefort.
Vos antécédents racontent que vous savez être violent.
Vos antécédents racontent que vous savez être violent.
- C'était il y a 10 ans.
J'étais soûl, c'est la seule bagarre de ma vie.
J'étais soûl, c'est la seule bagarre de ma vie.
Quand Axel a été tué, j'étais chez moi, devant la télé.
- Quel programme ?
- Du rugby. - Qui a gagné ?
- Du rugby. - Qui a gagné ?
Je ne sais plus, je me suis endormi.
- Je vais devoir vous mettre en examen
et demander votre placement en détention provisoire.
et demander votre placement en détention provisoire.
- Il paraît que les artistes en consomment beaucoup.
- Il paraît que les artistes en consomment beaucoup.
- Beaucoup de quoi, Fanny ? - De café.
- Ah oui ?
- Bon. Allez, Antoine. Dites-le, que c'est vous.
Le jeune avocat qui déménage tout le temps,
Le jeune avocat qui déménage tout le temps,
qui enchaîne les "dates". Arthur Magis, c'est vous.
- Bravo, Fanny.
Oh, vous avez deviné, c'est...
Arthur Magis est bien un Meyer... mais c'est pas moi.
Arthur Magis est bien un Meyer... mais c'est pas moi.
C'est un autre Meyer...
qui connaît le palais comme sa poche.
qui connaît le palais comme sa poche.
- Constance ! - Hé...
- Vous êtes sûr ?
- Vous tenez quelque chose, là.
- Vous tenez quelque chose, là.
- Hm...
D'accord. Très bien, merci.
Lefort vit dans une résidence truffée de caméras de surveillance.
Lefort vit dans une résidence truffée de caméras de surveillance.
Il était bien chez lui
au moment du décès, il en est sorti le lendemain matin.
au moment du décès, il en est sorti le lendemain matin.
- Il y a quelque chose qui me chiffonne.
Jade et Quentin ont dit qu'Axel avait changé de comportement
Jade et Quentin ont dit qu'Axel avait changé de comportement
après la naissance du petit.
- Et ? - On ne peut pas
mettre tout ça sur le compte d'un baby blues.
mettre tout ça sur le compte d'un baby blues.
- Vous pensez à quoi ? - Il s'est peut-être passé
quelque chose de grave, dont Axel n'a pas parlé et qui le hantait.
quelque chose de grave, dont Axel n'a pas parlé et qui le hantait.
- Et qu'il aurait mis sur le compte de la difficulté à être père ?
- Il avait peut-être de mauvaises fréquentations
- Il avait peut-être de mauvaises fréquentations
depuis peu. Il a peut-être développé une addiction.
- Une addiction, ça se voit, ça se sait.
Et ça n'arrive pas du jour au lendemain.
Et ça n'arrive pas du jour au lendemain.
Et pour les mauvaises fréquentions, d'après l'enquête de voisinage,
il avait un tempérament solitaire. - Et la perquisition
il avait un tempérament solitaire. - Et la perquisition
de son domicile n'a rien donné. Quelque chose nous échappe.
Il faudrait
réentendre Quentin Lefort avant de le libérer.
réentendre Quentin Lefort avant de le libérer.
- Très bien.
- Quand avez-vous noté un changement chez Axel, la toute première fois ?
- Quand avez-vous noté un changement chez Axel, la toute première fois ?
- C'était le jour de la naissance de Loris.
Axel revenait de la maternité,
Axel revenait de la maternité,
il m'a appelé pour m'annoncer l'heureux événement et pour me dire
qu'il avait récupéré du champagne. Il voulait fêter ça.
qu'il avait récupéré du champagne. Il voulait fêter ça.
- Donc, il vous a annoncé la nouvelle, et ensuite ?
- Ensuite, il a coupé court à la conversation,
- Ensuite, il a coupé court à la conversation,
il m'a dit : "Je te rappelle", et plus de nouvelles.
- Vous ne vous êtes pas inquiété ? - Ben si.
Surtout que Jade n'arrivait pas à le joindre, elle non plus.
Surtout que Jade n'arrivait pas à le joindre, elle non plus.
Je suis passé chez lui, il était là, mais perdu,
hagard, déconnecté.
hagard, déconnecté.
- Pourquoi ? - Je ne sais pas. Il ne disait rien.
Je pensais que c'était l'émotion d'être papa
ou le manque de sommeil, donc, je l'ai laissé tranquille.
ou le manque de sommeil, donc, je l'ai laissé tranquille.
Mais à partir de là, c'est allé de pire en pire.
- Axel était heureux
quand Loris est né, heureux d'avoir Quentin au téléphone.
Et soudain, tout change. - Si je suis votre raisonnement,
Et soudain, tout change. - Si je suis votre raisonnement,
il a pu se passer quelque chose quand Axel raccroche brusquement
de sa conversation avec Quentin. - J'ai récupéré
de sa conversation avec Quentin. - J'ai récupéré
le bornage téléphonique du téléphone d'Axel.
Il a appelé Quentin à 14h46, puis son téléphone
Il a appelé Quentin à 14h46, puis son téléphone
n'a plus émis aucun signal pendant 4 heures.
Comme si Axel avait enlevé la carte SIM
Comme si Axel avait enlevé la carte SIM
de son téléphone. - Qui fait ça, à part les voyous ?
- Surtout quand on vient d'être père.
- S'il s'est passé quelque chose, il y a une trace.
- S'il s'est passé quelque chose, il y a une trace.
- Nadia doit m'envoyer les procès-verbaux établis
dans le secteur, ce jour-là.
- Alors, Meyer, l'affaire Milan ? - Ca avance.
- Vous êtes pressée ? - Ce soir, c'est mon tour
- Vous êtes pressée ? - Ce soir, c'est mon tour
de cuisiner, puis j'enchaîne sur un entraînement de bowling.
- Vous pratiquez le bowling ? - On prépare une compétition
- Vous pratiquez le bowling ? - On prépare une compétition
avec mon mari, mon fils et Ludo. - C'est intéressant, ça !
Racontez-moi. Je veux tout savoir.
Racontez-moi. Je veux tout savoir.
Je veux tout savoir : où, quand, comment.
- Tu as dit oui ? - J'ai dit que je t'en parlerais.
- Tu as dit oui ? - J'ai dit que je t'en parlerais.
- On va pas plomber le niveau de l'équipe
pour occuper ton procureur ! C'est sérieux, c'est un tournoi,
pour occuper ton procureur ! C'est sérieux, c'est un tournoi,
c'est une compète ! - On va pas plomber la soirée,
parce que j'ai une super nouvelle à vous annoncer.
C'est nous qui allons vous louer la maison.
- Qui ça, "nous" ? - Ben, Antoine et moi.
- Qu'est-ce que tu racontes ? Vous êtes incapables
- Qu'est-ce que tu racontes ? Vous êtes incapables
de vivre ensemble. - Vous vous embrouillez sans arrêt.
- Mais non, ça, c'est quand on avait 12 ans.
- Mais non, ça, c'est quand on avait 12 ans.
Moi, j'ai envie que Céleste grandisse avec Ludo
et Tony et Raphaël. Ce sera une coloc de folie.
et Tony et Raphaël. Ce sera une coloc de folie.
- Pas trop quand même, hein !
Au moins, les Tamaris resteront dans la famille.
- Oui, mais bon... Il faut qu'on en parle.
- Oui, mais bon... Il faut qu'on en parle.
- Mais papa... Tu vois qu'Antoine galère à payer ses loyers.
Et Ludo et moi, nos projets de maison écolo, c'est en stand-by.
Et Ludo et moi, nos projets de maison écolo, c'est en stand-by.
Vous trouverez pas de locataires plus fiables que nous.
- Ca, ça reste à prouver.
- Ca, ça reste à prouver.
- Vous nous ferez une petite place quand on viendra vous voir ?
- Vous aurez la chambre de Céleste. - On sera bien,
- Vous aurez la chambre de Céleste. - On sera bien,
dans le lit à barreaux ! - Comme ça, vous galèrerez pas
de maison en maison. Et puis vous nous verrez tous ensemble.
de maison en maison. Et puis vous nous verrez tous ensemble.
Je vous adore, tous les deux.
Je vous adore, tous les deux.
...
...
...
...
- Allô, le commissariat de La Ciotat ?
- M. le juge, je crois qu'on tient quelque chose.
- M. le juge, je crois qu'on tient quelque chose.
Le jour de la naissance du fils d'Axel,
il y a eu un accident
il y a eu un accident
sur le trajet entre la maternité et l'ancien domicile d'Axel.
J'ai récupéré le dossier
auprès du commissariat qui s'est chargé de l'affaire.
auprès du commissariat qui s'est chargé de l'affaire.
- "La police et les pompiers sont intervenus à 15h06."
- "La police et les pompiers sont intervenus à 15h06."
20mn après le coup de fil entre Axel et Quentin.
- La conductrice, Astrid Cabrera,
est morte sur le coup.
est morte sur le coup.
Elle emmenait sa fille Laetitia à l'hôpital
pour une opération d'urgence pour une péritonite.
- La voiture semble s'être mise toute seule dans le talus.
- La voiture semble s'être mise toute seule dans le talus.
Quel est le rapport avec Axel ?
- Quelques semaines plus tard, Laetitia est venue
témoigner au commissariat. Elle a dit
avoir vu un homme passer son bras dans la voiture,
juste après l'accident.
- Les enquêteurs n'ont pas tenu compte de son témoignage ?
- Les enquêteurs n'ont pas tenu compte de son témoignage ?
- L'enquête était close
et ils ont considéré son témoignage comme fragile.
et ils ont considéré son témoignage comme fragile.
- Vous pensez que cet homme pourrait être Axel Milan ?
Pourquoi il n'a rien dit ? - C'est ce qu'il faut
Pourquoi il n'a rien dit ? - C'est ce qu'il faut
qu'on découvre. Ca mérite d'aller faire un tour sur place.
- Meyer ? Boris ?
- Meyer ? Boris ?
Venez voir, Meyer. Tu peux venir aussi, Boris.
Venez voir, Meyer. Tu peux venir aussi, Boris.
Vous allez être contente. J'ai acheté cette boule ce matin.
Une boule ligneuse, pas suiveuse ! 22cm de diamètre, sans noyau.
Une boule ligneuse, pas suiveuse ! 22cm de diamètre, sans noyau.
Vous savez, ça, le noyau, c'est pour les suiveuses,
pour leur donner une trajectoire courbe au moment du lancer.
pour leur donner une trajectoire courbe au moment du lancer.
Et bien entendu...
à la forme de mes doigts.
Et celle-là, c'est une 12kg.
Et les 12kg, c'est les meilleures.
Meyer ne t'a pas parlé du tournoi ?
Meyer ne t'a pas parlé du tournoi ?
- Euh... - Ah, d'accord.
Bonjour la communication !
Rassurez-moi, vous en avez parlé à Barth ?
Il est d'accord ? - Disons qu'il n'est pas contre.
Il est d'accord ? - Disons qu'il n'est pas contre.
Mais il doit en parler avec son équipe.
- Oui, non... C'est parfait. Il ne regrettera pas son choix.
- Oui, non... C'est parfait. Il ne regrettera pas son choix.
- On y va, M. le juge ?
- Magnifique. - Ha !
- Magnifique. - Ha !
- J'ai pas dit non tout de suite, alors, il a pris ça pour un oui.
- Typique de Quiring. Bon courage.
- Typique de Quiring. Bon courage.
C'est là qu'Astrid Cabrera a percuté le talus.
Lui, il a pu emprunter cette départementale.
Parce qu'elle va de la maternité jusqu'à son domicile.
Parce qu'elle va de la maternité jusqu'à son domicile.
- Euphorique, pressé, de surcroît au téléphone avec Quentin,
il a très bien pu griller le stop.
il a très bien pu griller le stop.
- Astrid venait de là
et elle fonçait à l'hôpital qui est là-bas,
et elle fonçait à l'hôpital qui est là-bas,
avec sa fille. Elle veut éviter la voiture d'Axel,
elle braque et elle se prend le talus.
elle braque et elle se prend le talus.
- Et seule sa fille sait ce qui s'est passé.
- Elle a pu retrouver Axel pour faire justice elle-même.
- Elle a pu retrouver Axel pour faire justice elle-même.
- On va lui rendre visite.
M. Cabrera ? - Oui. Bonjour. C'est pour quoi ?
M. Cabrera ? - Oui. Bonjour. C'est pour quoi ?
- Juge Boris Delcourt, Constance Mayer.
- Bonjour.
- Votre fille, Laetitia, est-elle là ?
- Votre fille, Laetitia, est-elle là ?
- Il y a un problème ? - On voudrait juste la voir.
- Elle est pas là. Vous avez
de ses nouvelles ?
de ses nouvelles ?
- On peut vous parler ?
- Oui, entrez. - Merci.
- Que se passe-t-il ?
Ca lui arrive de ne pas dire où elle va,
Ca lui arrive de ne pas dire où elle va,
mais là, ça fait plusieurs jours...
Elle ne répond pas au téléphone.
- Il s'est passé quelque chose entre vous ?
Vous vous êtes disputés ?
- Depuis la mort de ma femme, Laetitia vit à la maison.
On a essayé de se soutenir, mais...
On a essayé de se soutenir, mais...
- Mais ? - On en bave tous les deux.
Chacun à notre manière.
Chacun à notre manière.
On n'arrive pas à s'occuper l'un de l'autre.
Au lieu de se rapprocher, on s'est éloignés.
Au lieu de se rapprocher, on s'est éloignés.
J'aurais dû être là quand Laetitia a fait sa péritonite.
Elle était venue passer le week-end à la maison. Elle étudie à Aix.
Elle était venue passer le week-end à la maison. Elle étudie à Aix.
C'est moi qui aurais dû la conduire à l'hôpital.
- Vous ne pouviez pas prévoir.
- Ma femme voulait qu'on passe le week-end tous les trois.
Et moi, j'ai préféré aller faire de la plongée avec des copains.
Et moi, j'ai préféré aller faire de la plongée avec des copains.
- Vous n'y êtes pour rien.
- Pouvez-vous nous indiquer sa chambre ?
- Pouvez-vous nous indiquer sa chambre ?
- C'est là.
- Elle m'a toujours plu, cette planète.
- Elle m'a toujours plu, cette planète.
Bon,
on cherche quoi ?
- Un élément qui conforterait votre hypothèse, par exemple.
- Un élément qui conforterait votre hypothèse, par exemple.
...
...
...
...
- Ca, c'est intéressant.
- Ca, c'est intéressant.
"Sort de chez lui
"tous les matins à 8h, direction l'épicerie.
"tous les matins à 8h, direction l'épicerie.
"Il prend la rue des Pavés, puis la rue Montegrand, à vélo.
"Aime boire une bière au Tokyo à 18h, rentre chez lui à 21h", etc.
"Aime boire une bière au Tokyo à 18h, rentre chez lui à 21h", etc.
- On dirait le carnet d'un flic qui fait une filature.
- Elle a même dessiné le portrait de Quentin,
d'Axel...
Elle a dessiné le tatouage qu'il avait sur les mains.
Elle a dessiné le tatouage qu'il avait sur les mains.
- Faites voir.
"De 12h à 12h15. A. prend un sandwich
"De 12h à 12h15. A. prend un sandwich
"qu'il mange seul sur la plage des Catalans.
"Après le Tokyo, il se balade seul dans la pinède, à 15mn de chez lui.
"Après le Tokyo, il se balade seul dans la pinède, à 15mn de chez lui.
"Jamais de visites."
- Elle met en évidence tous les moments où il est seul.
Donc, autant de possibilités...
- ... de le tuer. - Comment elle a fait
pour le retrouver ?
- C'est une vengeance préparée de longue date. Elle s'est enfuie.
- C'est une vengeance préparée de longue date. Elle s'est enfuie.
On va lancer
un avis de recherche.
- M. Cabrera, vous connaissez ce carnet ?
- Non.
- Non.
Vous l'avez trouvé où ? - Dans le tiroir de son bureau.
Vous saviez qu'elle traquait
le chauffard qui a causé la mort de votre femme ?
le chauffard qui a causé la mort de votre femme ?
- Quel chauffard ? - Quand votre fille
a fait sa déposition, après l'accident,
elle a raconté qu'un homme avait passé son bras par la portière.
elle a raconté qu'un homme avait passé son bras par la portière.
- Oui, elle me l'a dit. Ses propos étaient confus, j'ai mis ça
sur le compte du choc.
- Peut-être que cet homme a provoqué l'accident,
qu'il a vu que votre femme était décédée... et il a disparu
qu'il a vu que votre femme était décédée... et il a disparu
dans la nature.
- Vous pensez que ma fille l'a retrouvé pour le tuer ?
Elle ferait jamais ça.
Elle ferait jamais ça.
- Mais écoute, Barth,
- Mais écoute, Barth,
je n'ai pas dit oui à Quiring,
je ne lui ai juste pas dit que tu avais dit non.
- Mais ça revient à lui dire oui ! Quiring va s'engouffrer,
- Mais ça revient à lui dire oui ! Quiring va s'engouffrer,
genre pied dans la porte... Après, on ne saura plus quoi faire.
*-Il n'est peut-être pas si mauvais.
*-Il n'est peut-être pas si mauvais.
Et puis il s'est suréquipé. Une boule ligneuse de 12kg !
- Ca veut dire qu'il sait faire un lancer ?
- Ca veut dire qu'il sait faire un lancer ?
- Je vais te donner son numéro et tu vas voir avec lui.
Je dois aller voir Boris. *-Attends.
On peut développer un peu, non ? Allô ?
On peut développer un peu, non ? Allô ?
- Allô ? Allô ?
- Je suis sûr que tu m'entends, je te connais. Allô ?
- Barth ? Oh, je ne t'entends plus !
- Barth ? Oh, je ne t'entends plus !
Allô ? Allô ?
Excusez-moi, M. le juge. - On a diffusé
Excusez-moi, M. le juge. - On a diffusé
le signalement de Laetitia aux aéroports, aux frontières...
- Elle a 2 jours d'avance sur nous,
- Elle a 2 jours d'avance sur nous,
si elle est partie à l'étranger, ça va être compliqué.
Attendez, je vous mets sur haut-parleur.
Attendez, je vous mets sur haut-parleur.
- On a découvert que Laetitia travaille aux Délices de Mellona,
l'épicerie de Quentin et Axel. Depuis plus d'un mois.
l'épicerie de Quentin et Axel. Depuis plus d'un mois.
- On sait comment elle s'est fait embaucher ?
- Non, mais ils l'ont prise à l'essai à la demande d'Axel.
- Non, mais ils l'ont prise à l'essai à la demande d'Axel.
- Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? Il faut la retrouver, et vite.
- On s'en occupe.
- Merci, capitaine. - Merci.
- Merci, capitaine. - Merci.
Comment ils ont réagi ?
Ils se sont tous jetés sur moi, j'ai adoré.
Ils se sont tous jetés sur moi, j'ai adoré.
"Que se passe-t-il ?", "Où tu vas ?"...
Certains étaient curieux, d'autres, contents,
mais il y en avait quelques-uns qui étaient tristes.
mais il y en avait quelques-uns qui étaient tristes.
- Qu'est-ce que t'as répondu ?
- J'ai fait durer le plaisir et j'ai balancé l'info :
- J'ai fait durer le plaisir et j'ai balancé l'info :
un héritage colossalement faramineux.
- Il était jaloux, j'espère. - Comme un pou.
- Il était jaloux, j'espère. - Comme un pou.
J'ai exagéré les dimensions de la maison.
- Combien t'as dit ?
- Un nombre de m2 incalculable.
J'ai ajouté une piscine à débordement,
un tennis et des chevaux.
De lignée andalouse. - Donc, les hommes,
même les meilleurs, ça reste
même les meilleurs, ça reste
des petits coqs. - Quand, en plus, on gagnera
le tournoi de bowling, je pourrai partir la tête haute.
Cette compétition sera mon baroud d'honneur.
- Avec Quiring !
- Avec Quiring, avec Quiring...
- Avec Quiring, avec Quiring...
Tu as amorcé ton départ du palais de justice ?
- Oui, oui.
- Oui, oui.
- "Oui, oui", ça veut dire que tu en as parlé ?
- J'ai peur de la réaction de Fanny et de Boris.
- Mais tu vas le faire ? - Bien sûr !
- Demain. - Hein ?
- Demain. - Ah, demain ? Oui.
Fanny, il faut que je te dise quelque chose.
Fanny, il faut que je te dise quelque chose.
C'est un peu délicat, mais...
- Oui ?
- Bonjour, M. le juge. - Bonjour, Constance.
- Je crois savoir où on peut la trouver.
- Je crois savoir où on peut la trouver.
J'ai étudié attentivement les croquis du carnet de Laetitia.
Regardez.
Regardez.
Une crique, des cabanons avec des volets bleus,
c'est très reconnaissable. Ca ne peut être qu'à un endroit.
c'est très reconnaissable. Ca ne peut être qu'à un endroit.
Le Bain des Dames.
- Parfois, vous êtes géniale.
- Pourquoi parfois ?
- Pourquoi parfois ?
...
...
...
...
- On a retrouvé vos empreintes chez Axel Milan. Expliquez-nous.
- On a retrouvé vos empreintes chez Axel Milan. Expliquez-nous.
- Je suis allée chez lui. Je travaillais pour lui.
Je lui déposais les échantillons des nouveaux produits.
Je lui déposais les échantillons des nouveaux produits.
- Vous faisiez la tournée des fournisseurs ?
- Non, j'étais à la boutique.
C'est Quentin qui avait remplacé Axel.
C'est Quentin qui avait remplacé Axel.
C'était froid entre eux, donc je faisais l'intermédiaire.
- Axel ne se déplaçait plus qu'à vélo. Par souci d'écologie ?
- Ou à cause d'un accident de voiture...
- ... qui a coûté la vie à votre mère ?
- Euh... non. Je me souviens de rien de l'accident.
- Euh... non. Je me souviens de rien de l'accident.
- Pourtant, vous avez déclaré avoir vu un homme
passer son bras par la portière du véhicule.
passer son bras par la portière du véhicule.
- Vous avez voulu venger votre mère.
- Pourquoi vous n'avez pas
mentionné le tatouage aux enquêteurs ?
mentionné le tatouage aux enquêteurs ?
- Parce que je m'en suis souvenue quand je l'ai revu.
- Parce que je m'en suis souvenue quand je l'ai revu.
- Comment vous l'avez retrouvé ?
- Par hasard.
Un truc de fou.
- Ouais, mon pote.
Non.
Il faut que je m'en occupe, je vais la faire. Mais je sais pas,
Il faut que je m'en occupe, je vais la faire. Mais je sais pas,
dès que je peux.
- C'est là que l'accident
m'est revenu en détail. La voiture qui grille le stop,
m'est revenu en détail. La voiture qui grille le stop,
ma mère qui fait une embardée pour l'éviter
et moi qui suis projetée à l'arrière.
...
...
...
...
- Excusez-moi.
- Je n'arrivais pas à y croire.
- Je n'arrivais pas à y croire.
Quand il est parti, je l'ai suivi, les jours d'après aussi.
J'ai fini par l'aborder.
- Il vous est pas venu à l'esprit de retourner voir la police ?
- Ils m'avaient pas crue, la première fois.
- Ca, ça ne plaide pas
en votre faveur.
- J'avoue, je me suis fait embaucher dans l'intention de me venger.
- J'avoue, je me suis fait embaucher dans l'intention de me venger.
Mais je me suis dégonflée,
je l'ai pas tué. - Pourquoi vous avez renoncé ?
- Parce que j'ai appris à apprécier Axel.
Je l'ai vu avec son bébé, avec sa femme...
Il faisait tout pour que ça remarche entre eux...
Il faisait tout pour que ça remarche entre eux...
- Ca, c'est votre version.
- Le problème, c'est que vous avez disparu le jour du meurtre.
- Le problème, c'est que vous avez disparu le jour du meurtre.
Vous faisiez quoi, au Bain des Dames ?
- J'avais besoin de réfléchir.
- J'avais besoin de réfléchir.
- A quoi ?
- Axel m'avait annoncé qu'il voulait quitter l'épicerie.
Il voulait un nouveau départ avec sa famille.
Il voulait un nouveau départ avec sa famille.
J'étais obsédée par cette vengeance depuis des semaines.
Je pouvais pas rentrer chez mon père comme si de rien n'était.
J'avais besoin de temps
seule avec moi-même.
seule avec moi-même.
- Je la crois sincère.
- Il y a beaucoup d'éléments à charge contre elle.
- En un mois à l'épicerie, elle a eu mille occasions de se venger.
- Il est difficile de mettre au point
- Il est difficile de mettre au point
un crime parfait. - Comme il est difficile de tuer.
- Vous oubliez qu'elle s'est cachée et qu'elle a jeté son téléphone.
- Vous oubliez qu'elle s'est cachée et qu'elle a jeté son téléphone.
- Mais elle est restée à Marseille. Et vous l'imaginez
avoir la force physique pour étouffer Axel ?
avoir la force physique pour étouffer Axel ?
Pourquoi Benoît Cabrera n'a pas signalé sa disparition ?
- Il n'est peut-être pas assez inquiet,
leurs rapports étaient tendus.
leurs rapports étaient tendus.
- Il aurait fouillé sa chambre pour voir si elle avait pris
des affaires ! - Il aurait trouvé le carnet ?
des affaires ! - Il aurait trouvé le carnet ?
- Et découvert que Laetitia savait qui avait tué sa femme.
- Ca lui fait un mobile.
- Et il a la force physique.
- Et il a la force physique.
- Nous pensons que vous avez eu connaissance du carnet de Laetitia
avant notre visite. - Et que vous étiez
avant notre visite. - Et que vous étiez
au courant de son projet.
Vous devez bien comprendre
que vu les preuves à charge contre votre fille,
que vu les preuves à charge contre votre fille,
ce sera compliqué pour un avocat de la défendre.
- Vous tenez vraiment à ce qu'elle finisse en prison ?
- J'espérais qu'on s'en sortirait.
- Vous étiez inquiet. Ca faisait deux jours
- Vous étiez inquiet. Ca faisait deux jours
que vous n'aviez pas de nouvelles de Laetitia.
Vous êtes allé dans sa chambre.
- J'ai fouillé,
j'ai trouvé le carnet.
J'étais stupéfait.
Horrifié.
Je suis allé chez Axel.
Je suis allé chez Axel.
Son adresse était dans le carnet.
Où est Laetitia ? Qu'est-ce que tu lui as fait ?
- Vous êtes qui ? - Son père.
- Qu'est-ce que vous me voulez ?
- Qu'est-ce que vous me voulez ?
- Tu te fous de moi ? Laetitia a tout découvert et tu l'as tuée.
- De quoi vous parlez ?
- De l'accident du 12 novembre. Ma fille était à l'intérieur.
- De l'accident du 12 novembre. Ma fille était à l'intérieur.
- Laetitia était dans la voiture ? - Avec sa mère, que tu as tuée
- Laetitia était dans la voiture ? - Avec sa mère, que tu as tuée
quand elle a voulu éviter ta bagnole. Tu t'es tiré
sans appeler les secours. - J'ai pris son pouls.
Elle était morte. J'ai vu personne d'autre.
Elle était morte. J'ai vu personne d'autre.
- Laetitia était tombée à l'arrière.
Elle est où ? - Je sais pas. J'en sais rien.
Elle est où ? - Je sais pas. J'en sais rien.
- Tu vas aller te dénoncer. - Non.
J'ai une femme et un bébé, je ne peux pas.
- Tu vas tout dire aux flics. - Ca fera pas revenir votre femme.
- Tu vas tout dire aux flics. - Ca fera pas revenir votre femme.
Ca sert à rien.
C'est trop tard.
Je suis désolé...
C'est trop tard.
Elle reviendra pas. Arrêtez, ça sert à rien.
Lâchez-moi, je suis désolé.
Lâchez-moi, je suis désolé.
Au secours !
...
...
...
...
...
...
...
- Oh, papa...
...
...
...
...
- Ah, M. le juge !
Ou peut-être devrais-je dire : "M. Arthur Magis" ?
Ou peut-être devrais-je dire : "M. Arthur Magis" ?
- Qu'est-ce que vous racontez ?
- Eh oui, c'est ça, qui vous a trahi.
La ponctuation.
On met les points de suspension après le point d'exclamation.
Vous, quand vous êtes contrarié, vous les mettez
Vous, quand vous êtes contrarié, vous les mettez
avant.
Hm ?
En vous lisant
et en vous relisant,
et en vous relisant,
il y avait quelque chose qui me semblait familier.
La ponctuation, M. le juge !
On compare vos mémos à votre roman ?
- Non, non.
- J'ai toutes les preuves. - Non, ça ira.
- J'ai toutes les preuves. - Non, ça ira.
- Ca vous fait quoi
d'avoir une greffière aussi forte qu'un juge et un écrivain réunis ?
d'avoir une greffière aussi forte qu'un juge et un écrivain réunis ?
- Elle a rien lâché, hein !
- Je suis dans la mouise. Elle sera incapable de garder le secret.
- Je peux vous parler ?
- Je peux vous parler ?
J'ai quelque chose à vous annoncer. - Oui.
- J'attendais le meilleur moment pour vous en parler.
- Vous appréhendiez ? Vous aviez tort.
- Vous appréhendiez ? Vous aviez tort.
- Je suis contente que vous le preniez comme ça.
- Je vous cache pas que ça fait quand même un petit choc.
- Je vous cache pas que ça fait quand même un petit choc.
Je me demande bien comment je vais faire, sans vous.
Je me demande bien comment je vais faire, sans vous.
- Je vous abandonne pas,
vous savez.
Vous me raconterez vos affaires.
Je suivrai votre carrière d'écrivain.
Je suivrai votre carrière d'écrivain.
Je viendrai aux dédicaces.
Ca ira, vous verrez.
Ca ira, vous verrez.
- Si vous le dites !
- Ah ! Bonjour. - Bonjour.
- Entrez. - Merci.
- Entrez. - Merci.
Vous ne devriez pas vous occuper de ça toute seule.
- Je voulais pas demander à Quentin
- Je voulais pas demander à Quentin
et je voulais pas mêler mes amis à ça.
Vous allez pas vous y mettre !
- Il faut toujours terminer ce qu'on a commencé.
- Il faut toujours terminer ce qu'on a commencé.
Qu'allez-vous faire ?
- Ben...
Je vais essayer d'avancer... et je vais m'occuper de mon fils.
Je vais essayer d'avancer... et je vais m'occuper de mon fils.
- Et de vous aussi.
- Et de moi aussi.
- Et de moi aussi.
- Le palais de justice sans Constance, c'est comme Paris
- Le palais de justice sans Constance, c'est comme Paris
sans la tour Eiffel, Marseille sans la Bonne Mère
ou un été sans soleil.
Et Fanny qui m'a démasqué ! Tout le palais va être au courant.
- Ca, c'est merveilleux.
- Ca, c'est merveilleux.
- Quoi ? - Fais comme Constance !
T'as toujours rêvé d'être écrivain, t'as fait tes preuves
dans la justice, tu fais toujours ce qu'on attend de toi.
dans la justice, tu fais toujours ce qu'on attend de toi.
Saisis cette occasion
comme un nouveau départ. - T'es sérieuse ?
- Constance n'a pas peur du changement, elle.
Assume ton succès, Boris, et ton désir d'être écrivain. Hm ?
Assume ton succès, Boris, et ton désir d'être écrivain. Hm ?
- C'est quoi, ça ?
- C'est pas "quoi, ça", c'est "qui, ça".
Je te présente le coq Momo et la poule Luna.
Je te présente le coq Momo et la poule Luna.
- On va pas transformer les Tamaris en ferme !
- Pas du tout ! C'est une question d'équilibre. Un couple part,
- Pas du tout ! C'est une question d'équilibre. Un couple part,
un autre le remplace. La nature a horreur du vide.
T'as annoncé ton départ à Boris ?
Et ça va ?
Et ça va ?
- Ca va.
Tant que j'ai mon petit coq à moi !
Mon coq à moi.
Mon coq à moi.
- Rien qu'à toi. - Oui.
france. tv access
france. tv access
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