All language subtitles for La Stagiaire.S09E03

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Original subtitles

...

...

...

- Je vous attendais plus tôt.

Vous étiez dans les bouchons ? - Marseille !

Une chaleur ! Et pas de clim dans la voiture évidemment.

Une chaleur ! Et pas de clim dans la voiture évidemment.

- Rien ne pourra gâcher le souvenir

de ces super "vacaciones en Espana".

- Ca a été avec l'espagnol ? - L'appli de ton père a planté.

J'ai dû faire la traductrice. - Bien sûr...

Les paysages étaient magnifiques.

Les paysages étaient magnifiques.

- On descendait une colline pour aller au village.

- Les voisins, adorables. Diego va même refaire la peinture.

- Diego ?

- Diego ?

- Très sympa. On se comprenait très bien.

- Je vous envie.

- Tu viendras. Ici, ça a été ? - Oui, oui.

- Tu viendras. Ici, ça a été ? - Oui, oui.

Mais le disjoncteur est mort.

- Vous n'avez pas su le réenclencher ?

- On appuyait sur le bouton, ça marchait pas.

- On appuyait sur le bouton, ça marchait pas.

L'électricien vient demain. Normalement.

- Mais... on n'a pas d'eau chaude ?

- Douche glacée. Buffet froid.

- Douche glacée. Buffet froid.

Bienvenue chez nous.

- Betty !

Betty !

Betty ?

...

...

...

...

- M. le juge. Constance. - Capitaine.

- Bonjour.

- Bonjour.

- Alors... Elisabeth Millot, 70 ans.

C'est un étudiant

qui tond la pelouse qui l'a découverte.

- Qui est l'homme avec lui ?

- Qui est l'homme avec lui ?

- Son grand-père. Philippe Vannier.

Il vit en colocation ici avec la victime et 3 autres seniors.

Il vit en colocation ici avec la victime et 3 autres seniors.

- Une maison partagée. - C'est ce qu'il a dit.

- C'est plus sympa qu'un EHPAD.

Enfin normalement.

Enfin normalement.

- Où sont les autres colocataires ? - Vannier les a prévenus.

On les attend.

D'après le légiste, on l'a étranglée avec son foulard.

D'après le légiste, on l'a étranglée avec son foulard.

- Ce matin ? - Entre 10h16,

moment où elle a confirmé le rendez-vous avec l'étudiant,

moment où elle a confirmé le rendez-vous avec l'étudiant,

et 10h45 quand il est arrivé.

Elle passait ses journées dans cet atelier.

Je vous en prie.

Je vous en prie.

- C'était toujours ouvert pour les clients ?

- Voilà.

- Il y a de l'ambiance.

- J'ai croisé Betty au petit-déj. C'est une lève-tôt.

- Elle adorait prendre son thé en regardant le soleil se lever.

- Elle adorait prendre son thé en regardant le soleil se lever.

Les couleurs lui rappelaient ses mosaïques.

- A quelle heure est-elle allée à son atelier ?

- A quelle heure est-elle allée à son atelier ?

- Il devait être... 8h30. Hein ? - Oui.

Elle avait une commande à finir. Moi, je suis partie

Elle avait une commande à finir. Moi, je suis partie

à 9 heures.

A la permanence d'une association d'alphabétisation.

- Et moi juste après chez le concessionnaire de deux-roues.

- Et moi juste après chez le concessionnaire de deux-roues.

J'offre une moto à mon petit-fils. C'est une surprise.

- A part vous, elle avait des amis ?

Elle voyait quelqu'un ? - Non. Betty disait

qu'en amour elle avait beaucoup donné et pas reçu grand-chose.

- Mais c'était une battante.

Harmonia, c'était son idée. Une maison où vivre ensemble.

Harmonia, c'était son idée. Une maison où vivre ensemble.

- Un bel endroit.

On partage les frais et les bons moments. Enfin...

On partage les frais et les bons moments. Enfin...

jusqu'à aujourd'hui.

- Pourquoi les pompiers

sont là ? - T'as pas reçu mon message ?

sont là ? - T'as pas reçu mon message ?

- Bah non.

Je n'ai pas pris mon portable.

Mais dites-moi !

- C'est Betty. - Oui ?

- C'est Betty. - Oui ?

- Elle est morte.

- Clarisse !

- Il n'y a pas de désordre dans les parties communes,

ni dans les chambres.

On peut exclure le cambriolage qui tourne mal.

On peut exclure le cambriolage qui tourne mal.

Mais il y a quelque chose

de bizarre avec Mareuil, le 5e colocataire.

- Celui qui est au piano

- Celui qui est au piano

sur la photo. - Et qui n'a toujours pas

répondu à Philippe Vannier.

- Il manque ses affaires de toilette

et plusieurs de ses vêtements.

Comme s'il était parti.

- On en avait parlé avec Betty ! On n'a pas besoin de se protéger.

- On en avait parlé avec Betty ! On n'a pas besoin de se protéger.

- Vous aviez voté contre mon idée de portail.

Mais il y a eu des cambriolages l'an dernier.

- Betty tenait à avoir un accès libre pour ses visiteurs.

- Betty tenait à avoir un accès libre pour ses visiteurs.

- Vous savez où est M. Mareuil ?

- Eh bien... Normalement,

- Eh bien... Normalement,

le matin il fait sa marche nordique.

- Il ne prend jamais sa voiture. - Elle était encore là

- Il ne prend jamais sa voiture. - Elle était encore là

vers 9h30.

- Quelle était sa relation avec Elisabeth Millot ?

- Qu'est-ce que vous insinuez ?

Nous on est, on était, comme les cinq doigts de la main.

Pas vrai ?

Pas vrai ?

- On pourra rester ici ?

- Dès que la police scientifique

aura fini. Mais restez à notre disposition.

aura fini. Mais restez à notre disposition.

- Qu'est-ce qu'on va

faire sans Betty ?

- Des messages, Fanny ? - Deux secondes,

M. le juge. Je finis mon chapitre.

Perdon. Euh oui.

Vous devez rappeler le juge Vivier

pour la cosaisine. - Très bien.

- Ton bouquin

a l'air passionnant. - Oui.

Ma collègue me l'a passé. Génial.

- Un thriller judiciaire ? - Une jeune juge d'instruction

- Un thriller judiciaire ? - Une jeune juge d'instruction

prise en otage doit résoudre une affaire

où son kidnappeur est accusé.

où son kidnappeur est accusé.

Super bien ficelé. - Merci.

Merci de me donner le numéro du juge que je dois rappeler.

Merci de me donner le numéro du juge que je dois rappeler.

- Bah ! C'est noté dessus.

En plus, ça se passe sur la Côte.

Le palais de justice, on dirait le nôtre.

Le palais de justice, on dirait le nôtre.

L'auteur doit le connaître. - "Arthur Magis" ?

Ca vous dit quelque chose ?

- Non.

- Sûrement un journaliste judiciaire.

- Peut-être. - Enfin...

Ma collègue pense que c'est quelqu'un de la maison sous pseudo.

Ma collègue pense que c'est quelqu'un de la maison sous pseudo.

Non ?

- Peut-être. Vous pourrez

me sortir le dossier Langer quand vous aurez fini ?

me sortir le dossier Langer quand vous aurez fini ?

Votre salade. Pas le livre.

- D'après l'enquête de voisinage, personne n'a rien vu ni entendu.

- D'après l'enquête de voisinage, personne n'a rien vu ni entendu.

Mais tout le monde décrit Betty comme une femme très sympathique,

Mais tout le monde décrit Betty comme une femme très sympathique,

généreuse et extrêmement bien organisée.

- C'est quoi, ce classeur ? - L'historique de la colocation.

- C'est quoi, ce classeur ? - L'historique de la colocation.

Un vrai thriller.

Betty Millot a mis un an pour trouver

la villa, créer l'association et faire le casting.

- Ils ne se connaissaient pas ?

- Ils ne se connaissaient pas ?

- Non. Ils viennent d'horizons différents.

Là, une ancienne infirmière, un professeur d'informatique,

Là, une ancienne infirmière, un professeur d'informatique,

une commerciale. Chacun a sa fiche bien détaillée.

Regardez celle-là. Pierre-Simon

Mareuil.

Mareuil.

- Veuf, sans enfant, ingénieur pétrolier.

Brillante carrière en Asie et en Afrique.

- C'est le dernier arrivé.

- C'est le dernier arrivé.

Il a permis l'équilibre financier de la coloc.

- Elle conclut par son avis : "Séduisant, grand voyageur,

"excellent pianiste, concerts possibles. Un peu condescendant."

Ca, c'est quoi ? - La charte

du "bien vivre ensemble", une espèce de compte rendu

du "bien vivre ensemble", une espèce de compte rendu

avec toute l'intendance, les courses, les tours de lessive.

avec toute l'intendance, les courses, les tours de lessive.

Rien de particulier. Sur son portable non plus.

Et puis on a ça : une vidéo qu'a prise Betty Millot

Et puis on a ça : une vidéo qu'a prise Betty Millot

pour l'anniversaire de Vannier. *-Et on fête l'anniversaire de ?

*-PHPPE !

*-Joyeux anniversaire, Philippe !

*-Joyeux anniversaire, Philippe !

*-Eh oui ! 50 ans !

*Ca se fête. *-On trinque !

*-Allez. Tchin ! *-Tchin.

*-Allez. Tchin ! *-Tchin.

*-Et vive la coloc !

- Ils s'amusent bien !

Oui, Nadia ?

D'accord. Merci.

Elle va à Marignane.

Elle va à Marignane.

On a repéré la voiture de Mareuil sur le parking de l'aéroport.

- Tu fais des mots croisés ? - Oui.

- Tu fais des mots croisés ? - Oui.

"Etre désoeuvré", en 9 lettres.

S'emmerder.

Voilà mon triste sort.

Voilà mon triste sort.

On ne me confie plus de dossier, on annule mes rendez-vous.

Le prochain est dans 15 jours. Il ne me reste plus que du temps.

Le prochain est dans 15 jours. Il ne me reste plus que du temps.

Et le temps, c'est long, quand on a le temps.

Tu es sur une nouvelle affaire, j'ai vu ?

Tu es sur une nouvelle affaire, j'ai vu ?

- Un meurtre dans une colocation de seniors.

- L'antichambre de la maison de retraite.

Quelle horreur !

Quelle horreur !

- Pourquoi ? C'est important de ne pas s'isoler, d'avoir des projets.

C'est une nouvelle vie qui commence.

- Tu m'emmerdes. Arrêtez de me répéter ça.

- Tu m'emmerdes. Arrêtez de me répéter ça.

Laissez-moi vivre la première jusqu'au bout.

J'ai une expérience irremplaçable et on me pousse vers la sortie.

J'ai une expérience irremplaçable et on me pousse vers la sortie.

- Alors qu'on manque de magistrats. - Exactement. Bon...

Je ne demande pas à mourir sur scène comme Molière.

Je ne demande pas à mourir sur scène comme Molière.

Quoique...

Un infarctus... en pleine cour d'assises.

Un infarctus... en pleine cour d'assises.

Après un vibrant réquisitoire. - Ca aurait de la gueule.

- Hein ?

Aïe aïe aïe...

- C'est scandaleux !

- M. Mareuil, je suis le juge Delcourt,

- M. Mareuil, je suis le juge Delcourt,

chargé de l'enquête sur la mort... - Vos cowboys m'ont embarqué

devant tout le monde

comme un trafiquant ! - Vous refusiez de les suivre.

comme un trafiquant ! - Vous refusiez de les suivre.

Veuillez lui retirer les menottes. Je vais l'entendre.

- Merci.

- Après vous.

Merci, messieurs.

- J'ai vu

Betty dans le salon, je l'ai prévenue de mon départ.

Il était... environ 9h45.

Il était... environ 9h45.

- Vous avez passé les barrières de l'aéroport à 11h17.

Alors que depuis la villa, on s'y rend

Alors que depuis la villa, on s'y rend

en 30 min.

- Ca vous arrive de rouler dans Marseille ? C'est l'enfer.

J'ai cru que je n'y arriverai pas.

J'ai cru que je n'y arriverai pas.

- Vous avez pris un billet pour Yaoundé au guichet.

Donc ce voyage n'était pas prévu.

Et vous n'avez pas répondu à Philippe Vannier.

Et vous n'avez pas répondu à Philippe Vannier.

Car vous saviez déjà ce qui était arrivé.

- C'est ridicule. J'avais d'autres préoccupations.

J'essayais de joindre Mariama.

J'essayais de joindre Mariama.

- Mariama ? - Mon amie.

Elle vit au Cameroun.

Elle se sépare de son mari. Un type violent.

Elle se sépare de son mari. Un type violent.

Cette nuit, notre connexion a été interrompue.

Je ne supportais pas d'être ici, impuissant.

Je ne supportais pas d'être ici, impuissant.

- Plutôt impulsif, comme réaction.

- Vous ne feriez pas ça pour la femme

que vous aimez ?

que vous aimez ?

- Parlez-nous de vos relations avec la victime.

- Amicales.

- Amicales ?

Ce n'est pas l'impression que donnent vos textos.

Vous avez envoyé à Philippe Vannier "J'en peux plus de Betty".

Vous la traitez de...

Vous la traitez de...

"sorcière mal baisée".

- Oui. J'étais énervé.

- Vous êtes souvent comme ça ?

- Non... Hier soir, on a eu des mots quand je suis rentré.

J'avais un peu bu.

- Belle table.

- Tu ne dînes pas avec nous ?

- Tu ne dînes pas avec nous ?

On va goûter la dernière création de Clarisse.

- Sans moi. J'ai dîné à la brasserie. Merci.

- Ca fait deux fois que tu loupes le dîner.

- Ca fait deux fois que tu loupes le dîner.

Pierrot... On voit bien que ça ne va pas.

On est là, tu sais. - Pierrot, il sature !

On est là, tu sais. - Pierrot, il sature !

On n'est pas obligés de se raconter nos vies sans arrêt.

- En venant, tu t'es engagé... - Ah !

- En venant, tu t'es engagé... - Ah !

Je me suis engagé ? C'est pénible, cette obsession

du règlement !

On se croirait à l'armée.

On se croirait à l'armée.

Je comprends que ton mari ait divorcé.

C'est pas vrai ! Je te jure...

J'ai exagéré.

Mais ce matin,

Mais ce matin,

je lui ai parlé. - Et la dispute

a repris.

- Non ! Je lui ai expliqué ce qui se passait.

Elle m'a même dit que Mariama était la bienvenue

Elle m'a même dit que Mariama était la bienvenue

à la villa. - Une embellie soudaine.

- C'est pourtant la vérité.

Elle était vivante quand je suis parti.

Bon.

Bon.

J'ai répondu à vos questions ? Vous allez me libérer ?

J'ai un avion à prendre. - Vous restez en garde à vue.

J'ai un avion à prendre. - Vous restez en garde à vue.

Le temps de vérifier tout ça.

- Excusez-moi. Votre rendez-vous avec le président du tribunal

- Excusez-moi. Votre rendez-vous avec le président du tribunal

est avancé. - Et ?

- C'est tout de suite. - J'arrive.

Terminez avec Monsieur. - Oui.

Je peux avoir les coordonnées

de votre amie ? - Mariama Diallo.

Elle est instit à Yaoundé.

Elle est instit à Yaoundé.

- Son téléphone ?

- Non. Je n'ai pas de téléphone.

On se contacte via une application mobile.

On se contacte via une application mobile.

- Désolé. Le président n'en finissait pas.

Qu'est-ce que c'est ? - La retranscription des tchats

entre Mareuil et Mariama. Et ça, c'est juste la semaine dernière.

- Une vraie correspondance.

- Ils s'envoient aussi des messages audio et vidéo.

- Ils s'envoient aussi des messages audio et vidéo.

Sans s'être jamais vus. - Et il partait la chercher ?

- Elle a un joli sourire. On le comprend.

Il l'a rencontrée sur une appli il y a 2 mois.

Mariama avait l'air très amoureuse dans ses messages vidéo.

Mariama avait l'air très amoureuse dans ses messages vidéo.

Celui-ci date de la semaine dernière.

*-Ousmane pense que je le trompe. Il m'a frappée.

*Mais ça va. Ca va, mon amour.

*Mais ça va. Ca va, mon amour.

*On tchatche plus tard.

- Ca confirme ses déclarations.

Mais il cherche peut-être à justifier sa fuite.

Mais il cherche peut-être à justifier sa fuite.

- Possible.

Mais quelque chose me chagrine.

Très vite, Mariama lui a demandé de l'argent. Ca a commencé

Très vite, Mariama lui a demandé de l'argent. Ca a commencé

par des petites sommes.

Mais avant-hier, elle lui a demandé 3 500E

pour louer un appart. - Une arnaque ?

pour louer un appart. - Une arnaque ?

- Ca y ressemble.

- Désolé, mais ça ne le disculpe pas du meurtre.

- J'attends votre retour. - Merci, M. le président.

- J'attends votre retour. - Merci, M. le président.

- A tout à l'heure.

- Tu leur as donné le livre ?

- Tu leur as donné le livre ?

- Elles l'ont acheté après avoir lu la gazette du Palais.

- Cool. Ma greffière le lit aussi.

- Il y a même un hashtag 24hAuPalais avec des super retours.

- Il y a même un hashtag 24hAuPalais avec des super retours.

Tout le monde se demande qui est ce mystérieux auteur.

- Et si jamais on apprend que c'est moi ?

- Et si jamais on apprend que c'est moi ?

- C'est un roman. T'as pas violé

le secret de l'instruction. - Je ne veux pas être mis en avant !

le secret de l'instruction. - Je ne veux pas être mis en avant !

Je repasse à mon bureau et on y va ?

- Dans ton roman, j'aime bien le moment où le copain de la juge

la rejoint le soir dans son cabinet.

- Hum hum.

- Je vous croyais...

- Nadia a appelé. Il y a du nouveau. - Ah bon ?

- Nadia a appelé. Il y a du nouveau. - Ah bon ?

- Désolée.

- Je passe un coup de fil. Je t'attends à côté.

- Oui. Et donc ?

- Oui. Et donc ?

- La veste est à l'envers.

D'après la vidéosurveillance, Mareuil était bloqué

dans le tunnel du Prado au moment où Betty a été tuée.

dans le tunnel du Prado au moment où Betty a été tuée.

- Je vais lever sa garde à vue. - Hum hum.

Personne n'a parlé de la dispute de la veille avec Mareuil. Curieux.

Personne n'a parlé de la dispute de la veille avec Mareuil. Curieux.

- A part lui, ils nous ont vendu l'idée

d'une coloc harmonieuse

avec des rapports excellents.

avec des rapports excellents.

La vérité est dans le classeur ? - L'un des trois nous cache

quelque chose.

quelque chose.

La chemise.

- Visualise la quille. - La quille.

- L'important n'est pas la force, mais le mouvement de balancier.

Lâche devant et envoie la jambe droite derrière la gauche. 1, 2...

Voilà. C'est pas l'Opéra non plus.

Voilà. - C'est hyper technique, en fait.

- Cool et décontracté. - J'ai inventé le concept.

- Vas-y. Sens le mouvement. - Je le sens bien.

- Vas-y. Sens le mouvement. - Je le sens bien.

- Tu le sens ?

Tu le sens mais t'as pas la boule.

C'est pas du cristal. Pouce dans pouce, doigt dans doigt.

Sens bien le mouvement. Fluide... Tu allonges.

Sens bien le mouvement. Fluide... Tu allonges.

Et puis tu lâches. Bien dans l'axe. - Je lâche. Bien dans l'axe.

- Peut-être trop décontracté. - On recommence ?

- Non, je vais choper les lapins. - Ponponge !

- Non, je vais choper les lapins. - Ponponge !

- Viens ici. - Pupuce !

- Oh, Perdon. - Prenez votre temps.

- C'est juste...

- C'est juste...

Il me manquait 3 pages.

J'espère qu'il y aura une suite. La juge est trop géniale.

Elle a du cran. Elle bouscule son monde.

Elle a du cran. Elle bouscule son monde.

Un peu comme toi.

- Fanny, il faut que je t'avoue : c'est moi qui l'ai écrit.

- Fanny, il faut que je t'avoue : c'est moi qui l'ai écrit.

- Non ?

- Je n'ai rien dit parce que...

- Je n'ai rien dit parce que...

J'ai pris un pseudo pour être tranquille.

- Arrête. C'est toi ?

Ouais...

Tu me fais marcher.

- Tu as couru !

- Il faudrait que je le lise, ce bouquin.

- Vous avez quelque chose ? - Peut-être.

Dans les mails de Betty,

j'ai vu qu'elle s'était renseignée sur une croisière

pour deux. - Avec qui ?

- Je sais juste que la 2e personne est intolérante au gluten.

- Dans ce cas, l'info doit être dans sa fiche.

...

...

...

...

- Jamais je ne pensais tomber amoureuse d'une femme.

Betty non plus. Et à notre âge...

Mais il y a trois mois, j'ai fait

Mais il y a trois mois, j'ai fait

une chute, fracture du radius,

six semaines d'attelle... Je ne pouvais rien faire.

Habituellement, c'est moi qui m'occupe des autres, mais là...

C'est Betty qui s'est occupée de moi.

C'est Betty qui s'est occupée de moi.

On n'a rien dit à personne.

On ne voulait pas brusquer les choses. Et j'ai deux filles.

On ne voulait pas brusquer les choses. Et j'ai deux filles.

Betty n'en a pas parlé à Pierre-Simon,

parce qu'il est parfois... - Intolérant ?

parce qu'il est parfois... - Intolérant ?

- Voilà. C'est ça.

- Sur ce bateau, vous n'auriez pas eu à vous cacher.

- Vous savez

si elle avait un problème avec un autre membre ?

- Aucun. Elle a dû surprendre un voleur.

- Si vous voulez qu'on trouve

- Si vous voulez qu'on trouve

celui qui a tué Betty, il faut nous aider.

Anna.

- Betty m'a dit que Clarisse avait du mal à payer sa part du loyer.

- Betty m'a dit que Clarisse avait du mal à payer sa part du loyer.

Mais de là...

- Elle a des soucis financiers ?

- Elle joue au casino. Et elle perd. Beaucoup.

- Elle joue au casino. Et elle perd. Beaucoup.

- On attend avant de convoquer Clarisse. Vous prenez Nadia ?

- On attend avant de convoquer Clarisse. Vous prenez Nadia ?

- M. le juge. Quand me rendrez-vous mon passeport ?

Je ne suis plus suspect.

- Ce serait prématuré.

- Ce serait prématuré.

- La lenteur de la justice n'est pas une légende.

- Des nouvelles de Mariama ?

- Elle m'a dit que ça allait.

- Elle m'a dit que ça allait.

Elle me recontactera quand sa situation se sera stabilisée.

Bon... Je compte sur vous ?

Bon... Je compte sur vous ?

- Vous en pensez quoi ?

- Qu'il n'aura plus de nouvelles de Mariama ni de son argent.

- Qu'il n'aura plus de nouvelles de Mariama ni de son argent.

- Fils de pute ! Je vais t'attraper !

- On a acheté un trampoline.

- On a acheté un trampoline.

- Ah oui ? - Titou se régale. Il fait des sauts

incroy...

- Bon appétit, mesdames. - Merci.

- Bon appétit, mesdames. - Merci.

- Boris est là ?

- Non. Il a une réunion pour la cosaisine d'un dossier.

- Ah...

- Vous vouliez le voir pour... ?

- Non, non. Comme ça. Histoire de prendre un café, de bavarder.

- Non, non. Comme ça. Histoire de prendre un café, de bavarder.

Ah...

Voilà le roman qui affole

le landerneau judiciaire. Il paraît que la description

des rouages du Palais est très réussie.

Un de mes substituts a même cru

que j'en étais l'auteur ! Je ne l'ai pas démenti.

que j'en étais l'auteur ! Je ne l'ai pas démenti.

- Prenez-le, si ça vous intéresse.

Je l'ai fini. - Ah ! Merci.

Il serait judicieux que je me plonge dans mon oeuvre.

Il serait judicieux que je me plonge dans mon oeuvre.

Dites donc... Ca a l'air bon, ça. - Oui, c'est très bon.

Dites donc... Ca a l'air bon, ça. - Oui, c'est très bon.

- Vous la fabriquez vous-même ?

Ou vous l'avez achetée ? - C'est Fanny qui l'a faite.

Ou vous l'avez achetée ? - C'est Fanny qui l'a faite.

- Ah oui ? - Oui.

- Fanny ?

- Vous voulez goûter ?

- Vous voulez goûter ?

- Pourquoi pas ?

- De toute façon, j'avais terminé.

- Merci. Ah, c'est quand même plus sympa de déjeuner ensemble.

- Merci. Ah, c'est quand même plus sympa de déjeuner ensemble.

Vous faites ça souvent ?

De bureau à bureau ?

De bureau à bureau ?

- Désolée. Je dois vous laisser.

Alors ?

- Euh... Un petit café ? - Non, merci.

- D'après les comptes de Clarisse Salvet,

- D'après les comptes de Clarisse Salvet,

le distributeur qu'elle utilise le plus est au casino de Cassis.

- Comment combattre l'ennui après la retraite.

- En plus, elle a pris des crédits.

- En plus, elle a pris des crédits.

Elle flambe.

- La spirale de l'addiction. D'où ses arriérés de loyer.

- Betty Millot lui a avancé les 6 derniers mois.

- Betty Millot lui a avancé les 6 derniers mois.

Notre joueuse n'arrive pas à éponger sa dette.

- Betty en a eu marre et l'autre a mal réagi.

- J'ai découvert

quelque chose de surprenant dans le passé de Clarisse.

- Un casier judiciaire ?

- Un casier judiciaire ?

- Hmm.

- Oui.

Betty m'a avancé de l'argent. On s'entraide. Par exemple moi,

Betty m'a avancé de l'argent. On s'entraide. Par exemple moi,

j'ai fait le plan de financement pour la vente de ses mosaïques.

j'ai fait le plan de financement pour la vente de ses mosaïques.

Et puis je la remboursais. - Pas facile quand on perd.

La veille du meurtre, vous avez mis en gage des bijoux

La veille du meurtre, vous avez mis en gage des bijoux

au crédit municipal et vous avez tout perdu au casino.

Le 5 n'est jamais sorti.

- Betty vous a entendue rentrer.

Elle savait où vous étiez.

L'échéance du loyer arrivait et une fois de plus,

L'échéance du loyer arrivait et une fois de plus,

vous ne pourriez pas payer. Elle en a eu assez.

- Pas du tout.

- D'après la charte d'Harmonia, c'est un motif d'exclusion.

- D'après la charte d'Harmonia, c'est un motif d'exclusion.

Se retrouver sans domicile à 60 ans, c'est terrifiant.

Se retrouver sans domicile à 60 ans, c'est terrifiant.

Surtout pour vous.

A 24 ans, vous avez vécu 2 ans

dans la rue et vous avez volé pour survivre.

dans la rue et vous avez volé pour survivre.

La perspective de revivre ça était insupportable.

Betty allait vous lâcher.

Betty allait vous lâcher.

C'est ce qu'elle vous a dit hier matin ?

- Oui.

Je me ferai interdire de casino. - Tu disais déjà ça

Je me ferai interdire de casino. - Tu disais déjà ça

la première fois que tu n'as pas pu payer. J'en ai assez.

- J'y vais ce matin, si tu veux. - Si je veux ?

- J'y vais ce matin, si tu veux. - Si je veux ?

C'est à toi de réagir.

La bonne poire ! Je pensais te rendre service.

La bonne poire ! Je pensais te rendre service.

Je n'ai fait qu'encourager ton vice. Mais c'est fini.

- Betty, j'ai tout mis au clou.

J'ai plus un rond.

- Vendredi j'en parle à la réunion. Il faut crever l'abcès.

- Ils vont voter contre moi ! Je veux pas finir à la rue.

- Ils vont voter contre moi ! Je veux pas finir à la rue.

Je t'en supplie, Betty ! - Arrête ton cinéma.

- Je lui ai raconté ce que j'ai vécu.

Ca l'a touchée. Elle a dit qu'on allait trouver une solution.

Ca l'a touchée. Elle a dit qu'on allait trouver une solution.

- Et vous êtes partie à la plage comme tous les matins.

- Oui. - Personne ne vous a vue.

- Oui. - Personne ne vous a vue.

Ni les maîtres-nageurs ni le barman

qui vous sert votre latte macchiato.

- Parce que je me suis promenée sur la côte pour réfléchir.

- Parce que je me suis promenée sur la côte pour réfléchir.

- Personne ne peut le prouver.

Votre portable était resté à la villa.

- Vous savez ce que je pense ?

- Vous savez ce que je pense ?

Que la discussion avec Betty s'est mal terminée, que vous avez

fait semblant

de revenir de la plage.

de revenir de la plage.

- Non, non. Je n'ai pas assassiné Betty.

C'est la seule qui pouvait m'aider.

- Viens ici. Ne cours pas après le lapin. Allez, tu manges.

- Viens ici. Ne cours pas après le lapin. Allez, tu manges.

Combien il y a de lapins ? Deux, trois, quatre.

Avec lui, cinq. - Oui ?

Avec lui, cinq. - Oui ?

- Gentil, toi. Je n'en compte que cinq.

- Gros bisous, ma chérie. Passez une bonne soirée.

Alice et Ludo sortent.

Ca va nous rappeler les vacances. - Je n'en peux plus de courir

Ca va nous rappeler les vacances. - Je n'en peux plus de courir

après ces lapins. J'ai mis deux plombes à récupérer Brioche.

Il était sous la tondeuse. Imagine que je la démarre !

- Tu crois qu'ils se comprennent

entre eux ?

- Je ne pense pas, Constance.

Le dircab a oublié de me prévenir de la réunion pour le budget.

L'année va être longue.

Vivement qu'on retourne en Espagne. - Ah oui... Profiter

Vivement qu'on retourne en Espagne. - Ah oui... Profiter

au rythme de la campagne. - Oui...

S'occuper de la vigne.

On peut toujours rêver.

- On peut aussi le décider.

Là-bas, tu étais détendu, joyeux.

Ca faisait longtemps. Tu es à ta place dans les vignes.

Ca faisait longtemps. Tu es à ta place dans les vignes.

On a déjà eu deux vies, on peut en avoir une troisième.

- Tu es sérieuse ?

- Quand j'ai repris mes études pour devenir juge,

tu m'as suivie jusqu'ici.

Aujourd'hui, je peux faire la même chose pour toi.

Aujourd'hui, je peux faire la même chose pour toi.

- Te quiero mucho.

Mais ça ne se décide pas sur un coup de tête.

Mais ça ne se décide pas sur un coup de tête.

- Bah oui... On va réfléchir. On va faire un joli tableau.

Avec la colonne des "pour" et des "contre".

Avec la colonne des "pour" et des "contre".

- Très grosse colonne des "pour", avec paella, sangria et "siesta".

- N'oublie pas la fiesta. - J'ai une tête à oublier ça ?

- N'oublie pas la fiesta. - J'ai une tête à oublier ça ?

- Non.

Ah... Mi amor, mi amor...

- Constanza ! - Si, Bartolomeo !

- Constanza ! - Si, Bartolomeo !

- Boris ! Solène ! Venez !

J'ai besoin de vous. - Maintenant ?

- Maintenant, oui.

- Maintenant, oui.

Dépêchons ! - J'arrive, j'arrive !

Pourquoi déplacer ton bureau ?

- J'ai besoin de changement. De nouvelles perspectives.

- J'ai besoin de changement. De nouvelles perspectives.

Ah oui...

Avec le soleil l'après-midi, là...

- Alors, ce livre ? C'est si bien que ça ?

- Quelle déception ! Je n'ai pas dépassé la page 30.

Ah non ! La juge retenue en otage qui en même temps

Ah non ! La juge retenue en otage qui en même temps

rouvre le dossier de son kidnappeur...

C'était d'un ridicule ! Et après,

ça part dans tous les sens. Passé, présent, n'importe quoi.

ça part dans tous les sens. Passé, présent, n'importe quoi.

- Le lecteur aime

quand il y a du suspense.

- La justice mérite mieux que ça. Il y a tant à dire

- La justice mérite mieux que ça. Il y a tant à dire

sur notre belle institution. - C'est un thriller, pas une thèse.

- Arrête.

- Arrête.

Rien ne vaut une biographie. Ou des mémoires. Chateaubriand,

voilà de la littérature.

Euh...

Euh...

Boris, s'il te plaît.

Un peu plus à gauche,

s'il te plaît.

Non, non.

Non, non.

Là, on est dans le roman de gare. Un peu plus vers moi.

Eh bien voilà ! Parfait.

Eh bien voilà ! Parfait.

- Pourquoi tu n'écris pas tes mémoires ?

Tu as le temps.

- Je vais y réfléchir.

Je vous remercie, les enfants. Je me sens beaucoup mieux.

Je vous remercie, les enfants. Je me sens beaucoup mieux.

Ah ! Tu rendras ça à ta greffière.

Attends, attends.

Attends, attends.

"Arthur Magis" ?

A l'envers, ça fait "Magis Arthur". "Magistrature."

A l'envers, ça fait "Magis Arthur". "Magistrature."

Extraordinaire !

Dommage qu'il ait été moins inspiré pour le reste ! Tiens.

Dommage qu'il ait été moins inspiré pour le reste ! Tiens.

- Salut.

- Bah quoi ?

- Rien.

Bonne journée.

- J'ai dit une connerie ?

- On ne peut pas plaire à tout le monde.

- Je sais.

- Je sais.

Et je n'ai pas écrit le livre pour plaire à mon père.

- On veut toujours épater ses proches.

Il a juste pas accroché.

Il a juste pas accroché.

- A quelle page il s'est arrêté ?

- 30, je crois. - Fais voir.

C'est la 1re fois qu'on voit le proc.

Il a dû se reconnaître. - Mais oui !

Il a dû se reconnaître. - Mais oui !

Il s'est vexé. Ton Procurator est horrible.

Avec la juge, il est tellement suffisant.

- Toute ressemblance avec une personne réelle

- Toute ressemblance avec une personne réelle

n'est pas fortuite.

- Quand Betty a parlé à Clarisse au salon,

- Quand Betty a parlé à Clarisse au salon,

elle pliait du linge pour le distribuer aux locataires.

Ca, c'est la chambre de Vannier.

Ca, c'est la chambre de Vannier.

- Le panier à linge est sur le lit.

Donc elle l'a posé là après avoir vu Clarisse.

- Rien ne vous semble bizarre ?

- Des vêtements

de femme ? - Mélangés au reste.

Betty a été interrompue dans sa distribution.

- Par Vannier ?

Donc ils se seraient vus.

Donc ils se seraient vus.

Au moment du meurtre,

il était chez le concessionnaire.

- Il est resté 2h. Le vendeur a pu s'absenter.

- Il est resté 2h. Le vendeur a pu s'absenter.

Et Vannier revenir à la villa. - Pourquoi il l'aurait tuée ?

S'ils avaient eu un problème, Anna l'aurait dit.

S'ils avaient eu un problème, Anna l'aurait dit.

- J'ai demandé à Nadia de s'intéresser à lui.

Décidément,

tout le monde le lit. Vous aussi ? - Ah non, non.

Ca, c'est mon collègue. Moi j'attends

que ça sorte au cinéma. - Alors ? Vannier ?

que ça sorte au cinéma. - Alors ? Vannier ?

- J'ai étudié ses relevés : il y a 2 mois,

il s'est inscrit sur le même site que Mareuil.

Il a fait des dépôts d'argent en liquide,

près de 6 000 euros, et il a acheté une moto à son petit-fils. Cash.

- Au moment où Mareuil envoie de l'argent à Mariama,

c'est Vannier qui récupère le liquide ?

- Il encaisserait les mandats ?

- Il encaisserait les mandats ?

Vannier et Mariama seraient la même personne.

- Pour le coincer, il me faut son ordinateur et son téléphone.

- Pour le coincer, il me faut son ordinateur et son téléphone.

- Très bien.

- J'ai une surprise pour toi. - C'est vrai ? Pourquoi ?

- Regarde.

- Regarde.

- Une moto ? - On dirait. Je crois

que ça va te plaire.

- C'est génial. Merci, papi.

- C'est génial. Merci, papi.

- Monsieur Vannier.

On a besoin de vous parler.

- Ton bolide

t'attend chez le concessionnaire.

Je te rejoins là-bas. - OK.

- On doit perquisitionner votre chambre.

- On doit perquisitionner votre chambre.

- Quoi ? Vous me soupçonnez ?

Betty, c'était comme une frangine.

J'étais son premier colocataire.

J'étais son premier colocataire.

- Allez-y, capitaine.

- Allez. Allez.

- Allez. Allez.

- Nous avons besoin de vous parler.

Nous avons besoin de vous parler. Juste vous.

Nous avons besoin de vous parler. Juste vous.

- Désolé, mesdames. Le juge est roi.

- Désolé, mesdames. Le juge est roi.

- Est-ce que

M. Vannier a des soucis d'argent ?

- Quel rapport avec la mort de Betty ?

- Quel rapport avec la mort de Betty ?

- Est-ce qu'il vous en a demandé ? - Oui.

Il y a deux mois. Il voulait m'emprunter 5 000 euros.

Pour acheter la moto à son petit-fils.

Pour acheter la moto à son petit-fils.

Une lubie. J'ai refusé.

Philippe m'est rentré dedans

Philippe m'est rentré dedans

en mode lutte des classes, "fils d'ouvrier contre bourgeois".

- Betty était au courant ?

- Elle est arrivée à la fin. Philippe est parti furieux

- Elle est arrivée à la fin. Philippe est parti furieux

et ne m'en a plus reparlé.

Il a dû se débrouiller.

- Oui, il s'est débrouillé.

C'est avec votre argent

qu'il a payé la moto.

- Comment ça ?

- Comment ça ?

- Nous le soupçonnons d'avoir récupéré l'argent

envoyé à Mariama.

- Mais enfin, ils ne se connaissent pas !

- C'est compliqué. Nous pensons

- C'est compliqué. Nous pensons

qu'il a détourné des images sur Internet

d'une jeune Camerounaise

et qu'il a pris son identité pendant que vous tchattiez.

et qu'il a pris son identité pendant que vous tchattiez.

- Mais... - Il existe une technologie

qui permet de faire dire ce qu'on veut à n'importe qui.

qui permet de faire dire ce qu'on veut à n'importe qui.

Ca s'appelle le "deep fake".

- Et...

Les vidéos que j'ai reçues... étaient trafiquées ?

- Oui.

Mariama n'existe pas.

Mariama n'existe pas.

- M. le juge. Constance. Je peux vous...

- M. le juge. Constance. Je peux vous...

On embarque le matériel informatique

et on l'envoie au labo.

Mais regardez

ce que j'ai retrouvé dans une paire de chaussettes.

ce que j'ai retrouvé dans une paire de chaussettes.

Il y en a pour plus de 1 000 euros.

- Salaud !

- C'est des conneries ! - C'est toi le connard !

- C'est des conneries ! - C'est toi le connard !

- Lâche-moi ! Tu vas pas croire ce qu'ils racontent !

C'est des conneries ! Lâche-moi. - Je te crois pas. Tu m'écoutais

C'est des conneries ! Lâche-moi. - Je te crois pas. Tu m'écoutais

raconter ma vie pour voler mon pognon !

- Du calme. S'il vous plaît.

Occupez-vous

de M. Mareuil. - Connard.

- Allez-y. Emmenez M. Vannier. - Dites à Hugo

- Allez-y. Emmenez M. Vannier. - Dites à Hugo

que c'est un malentendu !

Dites-lui bien que c'est un malentendu !

- Je comprends qu'il ait cru à l'existence de cette femme.

- Je comprends qu'il ait cru à l'existence de cette femme.

Techniquement, c'est bluffant. - La solitude, le manque d'amour...

On peut tous se faire piéger. - Toujours se méfier

des relations virtuelles.

des relations virtuelles.

- N'importe qui peut se cacher derrière un pseudo.

C'est-à-dire ? Attendez, je vous mets en haut-parleur.

*-L'examen de l'ordinateur de Vannier

*-L'examen de l'ordinateur de Vannier

a été très rapide.

Son disque dur a été effacé avant-hier.

La mémoire de son téléphone aussi.

La mémoire de son téléphone aussi.

- Ca n'est pas un accident ?

*-Non. Et l'adresse IP

de "Mariama" était masquée. C'est très dur à remonter.

- On sait où les virements de Mareuil ont été récupérés ?

- On sait où les virements de Mareuil ont été récupérés ?

- Non. La société de transfert invoque le secret bancaire.

- Merci, capitaine.

Sans preuve de l'arnaque, impossible de coincer Vannier

pour le meurtre.

- Lors de votre entretien pour intégrer Harmonia,

vous avez confié à Betty qu'à la mort de votre fils,

vous avez confié à Betty qu'à la mort de votre fils,

vous vous êtes raccroché à votre petit-fils et lui à vous.

- Où vous voulez en venir ?

- Où vous voulez en venir ?

- Votre divorce vous a éloigné de votre fils

et vous n'avez jamais pu renouer avec lui.

et vous n'avez jamais pu renouer avec lui.

- A travers Hugo, vous pouviez réparer le passé.

- Son rêve est d'être champion de moto.

Vous êtes prêt à tout pour qu'il le réalise.

Vous êtes prêt à tout pour qu'il le réalise.

- J'essaie juste d'être un bon grand-père. Voilà.

- Quand M. Mareuil a refusé

- Quand M. Mareuil a refusé

de vous prêter de l'argent, vous avez eu une autre idée.

Vous vous êtes inscrit

sur le même site de rencontres.

sur le même site de rencontres.

Et grâce à un logiciel de deep fake,

vous avez créé Mariama Diallo.

- Vous connaissiez assez M. Mareuil pour savoir sur quelle corde jouer.

Et ça a marché. Il est tombé amoureux.

Et ça a marché. Il est tombé amoureux.

Vous avez manipulé ses sentiments

pour toucher les mandats

et vous avez acheté la moto.

et vous avez acheté la moto.

Ce matin-là, Betty a tout découvert.

- En déposant le linge dans votre chambre, elle a vu

sur votre ordinateur les échanges entre Mariama et Pierre-Simon.

- Si Betty révélait la vérité,

vous alliez perdre l'admiration de votre petit-fils

vous alliez perdre l'admiration de votre petit-fils

et ne plus être un héros à ses yeux.

C'est la seule chose qui compte pour vous.

C'est la seule chose qui compte pour vous.

Si vous voulez être un exemple pour Hugo,

montrez-lui comment on assume ses actes.

- En me rendant chez le concessionnaire,

je me suis rendu compte que j'avais oublié un justificatif de domicile.

je me suis rendu compte que j'avais oublié un justificatif de domicile.

Alors comme le vendeur était occupé,

je suis retourné le chercher.

je suis retourné le chercher.

Qu'est-ce que tu regardes ?

- C'est à cause de toi que Pierre-Simon est parti au Cameroun

- C'est à cause de toi que Pierre-Simon est parti au Cameroun

chercher son amie.

- Oh merde... - Pourquoi tu t'es fait

passer pour cette femme ?

passer pour cette femme ?

- C'était le seul moyen de payer la moto.

- Tu as joué avec ses sentiments

- Tu as joué avec ses sentiments

pour du fric ? - Pff. Il s'en fout.

Il s'en remettra. - Tu t'entends ?

Je vais le prévenir. - Tu ne peux pas faire ça !

Je vais le prévenir. - Tu ne peux pas faire ça !

- Pas question

d'être ta complice !

- Betty !

- Vous avez rattrapé Betty.

- Elle me repoussait.

Elle criait... - Alors vous l'avez étranglée.

Elle criait... - Alors vous l'avez étranglée.

Avec son foulard.

- J'ai paniqué. Voilà. J'ai paniqué.

Puis Hugo est arrivé. Je ne voulais pas

qu'il me voie, alors je me suis enfui.

Mon petit-fils,

c'est tout ce qui me reste dans la vie.

c'est tout ce qui me reste dans la vie.

C'est tout.

- Allez ! - On trinque.

- Tchin ! Tchin.

- Vive la coloc !

- C'est la fin de la villa Harmonia. - Oui.

Anna ne restera pas là-bas. Les deux autres non plus.

Anna ne restera pas là-bas. Les deux autres non plus.

C'est vous qui l'avez écrit ?

- Pourquoi vous dites ça ? - Parce que...

- Pourquoi vous dites ça ? - Parce que...

Ca commence par une scène de crime sur une île.

Et la juge a le mal de mer. On a vécu ça

ensemble, non ?

ensemble, non ?

- Euh... - Je plaisante !

C'est vous qui l'avez écrit ?

C'est vous qui l'avez écrit ?

- Oui.

- Bah ça alors !

- Au début j'écrivais pour moi et puis j'ai rencontré un éditeur

- Au début j'écrivais pour moi et puis j'ai rencontré un éditeur

qui m'a incité à publier. - Il a eu raison.

Et ça marche.

Et ça marche.

Je suis contente pour vous. - Merci.

En revanche,

vous pourriez rester discrète ? Je ne veux pas d'amalgame

vous pourriez rester discrète ? Je ne veux pas d'amalgame

entre l'auteur et le juge. - Vous me connaissez.

- Dans la maison de la cousine ?

- Oui. Et on va reprendre son exploitation viticole.

Elle est à l'abandon.

Elle est à l'abandon.

- C'est un super projet pour votre retraite.

- Ah non. C'est pour la fin de l'année.

- De... cette année-là ? - Oui.

- De... cette année-là ? - Oui.

- Vous avez décidé ça comme ça ?

- Pas du tout, non. On a réfléchi.

- Vous allez faire quoi de la maison ?

- Bah... On a encore quelques mois pour y songer.

- Et si on a besoin de vous ? - Oh, ça va !

- Et si on a besoin de vous ? - Oh, ça va !

Vous n'avez plus 12 ans. Vous vous débrouillerez.

Et il y a le téléphone.

- Vous serez les bienvenus. On prendra les enfants

pendant les vacances. - Ca, j'y tiens.

- Ah ouais...

- Ah ouais...

Super.

- Comment tu te sens ? - Très bien. Et toi ?

- Très bien aussi.

- Très bien aussi.

- Eux manquent

un peu d'enthousiasme. - Ils ne s'y attendaient pas.

Ils se feront à l'idée.

- Arriba Espana ! - Ah oui !

Alors... Oh ! Il envoie des photos des travaux.

Alors... Oh ! Il envoie des photos des travaux.

Alors...

- Mais qu'est-ce qu'il a fait ? - Il a défoncé le mur du salon !

- Mais qu'est-ce qu'il a fait ? - Il a défoncé le mur du salon !

- On lui a demandé ça ?

Tu lui as demandé ça ? - Mais non !

Il devait juste mettre un coup de blanc.

Il devait juste mettre un coup de blanc.

- On l'appelle. - Hein ?

- Appelle-le. - Tu crois ?

Hum.

Hum.

Diego ! Hola ! *-Hola, Constanza. Como estas ?

- Hola, Diego. *-Hola.

- Vous... Vous faites quoi, là ?

- Vous... Vous faites quoi, là ?

On ne vous a pas demandé de défoncer les murs.

*-Claro. Todo esta muy bien. - Il comprend rien.

*-Claro. Todo esta muy bien. - Il comprend rien.

- Normal, tu lui parles en français. Escuchame.

La pared cocina salon... no deribar.

*-Si. Acabo de terminarlo.

- Pas défonçar los muros del salones.

Stop trabajo. Stop ! *-Acabo de terminarlo.

Stop trabajo. Stop ! *-Acabo de terminarlo.

- La barrière de la langue est intacte, elle.

- Oui, bon. Diego !

Escucha. Diego !

Escucha. Diego !

Diego, escuchame. Me. Pas lui.

- Il continue à tout défoncer !

france. tv access

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