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Original subtitles

...

...

Je suis désolé, M. Truffaut.

Ce suicide théâtral, cette mise en scène indigne d'Alfred Hitchcock.

Non, monsieur Truffaut, je n'y crois pas. Mais enfin, vous avez vu le corps.

Ce n'est pas difficile de comprendre que la prise de révolver est naturelle.

Comment voulez-vous que j'ai pu mettre de force une arme dans cette main?

Je ne dis pas que vous l'avez tué, je dis que vous auriez pu le faire.

Convenez qu'il y a de quoi s'interroger.

Les studios universales, qui ne sont au courant de rien,

apprennent subitement votre présence dans leur locaux

et découvrent en même temps la mort d'Alfred Hitchcock.

Avant de pénétrer dans ces studios, vous auriez dû vous annoncer. Qui êtes-vous?

Je ne vous vois pas, d'ailleurs, cette glace, Antain.

M. Truffaut, comme je vous l'ai dit, je représente les studios universales.

Je suis avocat, ma mère est française.

La mort d'Alfredi Tchoc déclenchera un séisme.

Quoi qu'il ait pu se produire, vous y êtes mêlé. Si vous ne me dites pas tout.

Rigoureusement tout. Vous échapperez peut-être à une incrémination,

mais votre personne sera à coups surconsidérée comme indésirable aux États-Unis.

Votre personne et vos films. Reprenez.

Si vous arrivez il y a peu près une demi-heure,

touchez son front, vous verrez bien si il est froid.

On ne fait rien avant l'intervention du laboratoire.

Vous êtes arrivé, Lyenne Demiheur. Mais hier, vous étiez là.

Quand vous avez quitté ce bureau, M. Hitchcock était vivant?

Évidemment, je me tue à vous le dire.

Vous avez une façon un peu cynique de choisir vos mots.

Excusez-moi, c'est une façon de parler, je suis bouleversé.

Cette mort est pour moi chagrin, vous ne pouvez pas...

Il faudra nous en convaincre, M.-Trifot. Racontez-moi.

M. Hitchcock est arrivé vers 15h venant, je suppose, de sa salle de montage.

Non, non, non. Depuis le début, je vous dis, donc, vous avez frappé? Oui.

Vous aviez pourtant qu'il n'y aurait personne?

Effectivement, on me l'avait dit, mais on ne sait jamais. Qui, vous l'avez dit?

Je vous le répète, monsieur Hitchcock, une des ses collaboratrices, je ne sais plus.

Mais enfin, qu'est-ce que c'est interrogatoire?

Je te refais, nous avons devant nous une heure au

maximum avant que les événements ne s'ébrouitent.

Je vous répète je suis là pour vous aider,

mettons au point au moins notre version des faits. Donc, hier...

Donc hier...

J'allume d'abord la lumière parce que la pièce

est dans le noir et je pose mes affaires.

Ensuite, je fais le tour du bureau.

Vous cherchez quelque chose?

Non, non, j'étais surtout très très impressionné.

Je ne sais pas si vous retournez souvent en France, mais M.

Hitchcock est considéré là-bas comme un très grand cinéaste.

Et en même temps, je sous-estime.

Enfin, c'est une autre histoire, dans une revue où

j'ai beaucoup travaillé, nous avions l'habitude.

Il est cahier du cinéma. Vous connaissez les cahiers?

M.Hitchcock insiste pour que le studio les reçoive.

Donc l'idée c'était de faire un très long entretien avec Mr Hitchcock

pour en tirer un beau livre avec des photos, des brouillons de scène,

montrer l'envers de la tapisserie.

Tout ce travail invisible qu'il y a derrière chaque film,

mais Mr Hickcock était d'accord, enfin... Je le pensais. Vous le pensiez? Oui.

Tout cela est incompréhensible. Ne vous découragez pas, Mr Trifot,

reprenez concrètement, vous faites le tour du bureau, et puis...

Et puis...

Oui, je pose mon magnétophone pour l'essayer,

je sors mes affaires et me trouvent en seul.

Oui, c'est ça, me trouvant en seul, j'ai commencé à dicter quelques textes

dans l'intention de les envoyer à ma collaboratrice à Paris. Votre collaboratrices?

Oui, mon assistante au film du carrosse, ma maison de production, Lucette de Givray.

Et c'est pas mal là.

Pendant que je dictais, j'ai eu busquement le sentiment d'une présence.

Merci, t'es quoi?

Mr Truffaut, je vous présume. Oh, je suis... je suis désolé.

Ne vous excusez pas. Je suis Alma Hitchcock. Enchantée. Excuse-moi. Vériglade.

Parles français. Merci. Mon anglais est tellement épouvantable.

Vous avez essayé les noix. Les noix?

C'est souverain pour l'apprentissage des langues.

Leur huile agit sur les neurones. Tenez. Regardez

à l'intérieur. La preuve.

On dirait un petit cerveau.

Merci. Et tu adores vos films? Venant de lui...

Nous avons vu deux fois je l'ai gême. Une fois pour Jules... Une fois par Jules.

C'est tellement chocant. Merci. Vous connaissez Jean Renoir, évidemment.

Oui, très bien. Vous savez qu'il habite à quelques blanques, ici? Oui, oui, je sais.

J'essaierai d'aller le voir, mais le livre ne laissera peu de temps.

Vous allez vraiment écrire un livre sur et-je-en? Oui.

Comme je le disais à votre mari dans notre échange de télégramme,

un livre nous analyseront chacun de ses films en cinéphile.

Il a eu l'air touché par ma proposition.

Non, mais Marie a encore beaucoup pas à prendre, vous savez.

Après psycho, Riruindo et Vertigo. Il peut faire beaucoup mieux.

À votre place, c'est ce renoir que je ferai un livre. Sur renoire?

Mais renoirs est illustre. Et alors? Et alors?

Pensez que moi, François Truffaut, qui n'est réalisé que trois malheureux films,

je pourrais contribuer, si peu que ce soit, à la

connaissance que le monde entier de Jean Renoir serait

de ma part une intolérable prétention.

Ce que vous dites là n' est pas très gentil pour Richie.

Comment ça? Pas très gentil? Ça nous vous gêne pas de le faire connaître, lui.

Oh.

Madame, votre mari n'occupe pas du tout la place qui devrait être la sienne.

M. Hitchcock est cruellement sous-estimé en Amérique.

Vous avez vu les horreurs que les journaux New Yorkers ont écrits sur psychos?

Ah, ils n'ont rien compris. Ils ne le prennent tout bonnement pas au sérieux.

Les critiques ont souvent raison,

mais dans certains domaines, justement, celui qui concerne M.Hitchcock,

il passe forcément à côté de la vérité. Et vous n'étiez pas critique? Si.

D'ailleurs, quand je préparais les 400 coups, je

passais la moitié de mon temps au cahier du cinéma.

Il ne fallait pas nous pousser beaucoup pour

qu'on flingue un film et son metteur en scène.

Le reste du temps, j'étais metteu en scène et je n'avais qu'une envie.

Zigouillez les critiques!

ce qui, dans les deux cas, était assez injuste.

Les critiques s'imaginent toujours que les cinéastes ne pensent qu'au commerce.

C'est idiot!

Même les metteurs en scène les plus médiocre ne

rêvent tant secret que de faire des chefs d'oeuvre.

Et c'est d'ailleurs pour ça qu'ils échouent la plupart du temps. Oh, really?

Oui, oui, c'était Algébric. Algégbric? Oui.

Le bon cinéma est un art de voyo.

Les cinéastes sont là pour secouer les règles, pour transgresser.

Un bon metteur en scène va donc multiplier les fausse-pistes, les petits jeux,

amuser le public pour pouvoir dire ensuite des choses importantes.

C'est ce que les critiques n'aiment pas. Ils estiment qu'on les manipule.

Or, votre mari est le plus grand des manipulateurs, d'où l'hostilité des critiques.

Ils ont l'impression que M. Hitchcock distrait les élèves au lieu de les édifier.

Les pires d'entre eux ont fini par inventer cette

opposition révolte entre œuvre de réflexion et œuvre

de divertissement.

Je n'ai pas compris un seul mot de ce que vous venez de dire.

Mais j'adore vous écouter. Vous avez tellement de passion.

et chief et du suspense.

Madame...

Mon livre n'aura pas d'autre ambition que de révéler au monde

le véritable génie de votre mari. Songeé comme l'avril dernier à New York,

un critique m'a presque dissuadé de le faire, allant jusqu'à insinuer que ce livre

ferait du tort à ma réputation de cinéaste. Alors, ce livre, comment le voyez-vous?

Votre mari a dit un jour, les meurtres il faut les filmer comme des scènes d'amour.

Et les scèdes d'amour comme des meurtre. Eh bien nous allons faire un livre d'Amour

et nous allons le construire comme un meurtre. Stop! Stop!

Comme un meurtre, vous

avez vraiment dit ça?

Oui, oui, je comprends qu'aujourd'hui, cela puisse prendre un tour fâcheux,

mais c'était une formule plutôt littéraire. Mme Mich Coquente témoignera... Enfin...

Et ensuite...

Ensuite, nous étions Alma, Hitchcock et moi.

Et ce livre d'amour, nous allons le construire comme un meurtre.

Je serai le flic qui mène un interrogatoire. Un interrogatoire? Oui.

Dans la première scène de Psycho, pourquoi avez-vous mis l'homme torse nu

alors que Janet Lee porte un soutien gorge? Pourquoi?

Ce n'est pas le sens, Mr Truffaut. Janet Devry d'être le plus grand,

elle veut le faire. C'est un pitié. Bonjour, Mr Hitchcock.

Oh, Hitchie, tu es un enfant. Tu penses que c'est amusant de nous agir comme ça?

Easter Hitchcock.

Merci d'avoir reçu mes recettes et d'accepter une bouteille avec votre expérience.

François, on voudrait que vous aiez l'air d'y remercier.

Mets-vous à l'honneur, pour moi.

Et une Américase, elle chole...

Euh... In America, they call you each. But we in France, we call you Mr. Itchcock.

Thank you. Thank you so much, Francois. So, à plein moir, Hirsch.

Avez-vous fait bon voyage? Comment avez-vous trouvé votre hôtel?

Avez vous le temps de prendre une douche? Une douche!

Oh, et si vous allez terroriser François?

Oh, French wine. Pour moi, c'est trône.

Il a été choisi par mon ami Chabrol.

Je suis un sain, mon rachet. Oh là là.

...

Je m'en pourlèche les bobis.

C'est bien le vin qu'ouvre Graskelli au début de fenêtres sur cours

pour céler ses filles en saille avec James Stewart. Precisely.

Happy birthday, Mr Redcock.

Vous savez.

Oh, kind.

Ouh

Vous savez quoi?

C'est mon anniversaire aussi. Nous sommes nés la même année.

– Euh, le même jour? – Oh, non! Je suis beaucoup plus jeune.

Mon anniversaires à moi, c'est demain.

Ah, et bien, bon anniversaire, madame. La même année, presque le même jour,

c'est un signe du ciel. Je m'en veux mortellement d'arriver les mains vides.

Ne vous inquiétez pas, le cadeau pour Alfred me convient tout à fait.

Glass of blood, Mrs Hitchcock.

Qu'est ce qu'il y a?

Cheers!

En France, les journaux parlent beaucoup de votre nouveau film, Les Oiseaux.

Je suppose que vous êtes en plein montage.

Foswai est en train de refermer les enfants.

Ah oui, je fais des éditions, le montage, ici dans une pièce à côté.

Mais ici en Amérique, tout le monde s'en fiche.

On parle que de la mort de Marilyn Monroe pour Kriegsch.

Ah oui oui, c'est une tragédie. Elle avait du talon.

Justine, une fragilité, on sentait dans son jeu qu'elle ne

vieillirait pas, qu'il allait se briser tout de suite,

qu''elle garderait éternellement l'image de sa jeunesse.

C'est le privilège de ceux qui meurent trop vite.

Je ne comprends pas pourquoi les hommes préfèrent les blondes.

Madame, elle avait surtout une blondeur d'âme.

Oui, bon, de toute façon, les gens ne veulent

savoir si c'est un accident ou une suicide.

Ni l'un, ni l'autre, évidemment. Pardon? C'est naturellement un murder.

Naturellement, M. Sechkopf, vous avez raison.

Quand une jolie fille meurt, il faut toujours chercher le coupable.

Comme vous dites en France, chercher l'homme.

Ah?

Alors pour moi, c'est... John Houston.

Quand Marilynne a vu les misfitts sur l'écran,

le choc a été trop rude, vous ne croyez pas.

Very brilliant, François. Houston ne ferait pas un bon coupable.

Il est trop brutal, trop direct. Too obvious. Vous comprenez?

trop évident. Pour que le public soit content, il faut tenir un assassin plus tordu.

Comprenez, mon cher François, le plus inattendu possible.

Je préfère un homme très respectable, quelqu'un de très bien.

Moi, je ferai plutôt une femme. Une question de vice? Ne semble plus pervers.

C'est ce que vous voulez dire? Non, non, non. Pas question de vices.

Question de netteté. Je pense que les femmes plus entières,

plus intransigeantes, quand il s'agit de sentiments. Moi, je reste un homme.

Un cerveau méthodique. Après tout, c'est un crime impossible à prouver.

The perfect murder. Chasse de l'immobile.

Come on, first of all!

Bah...

Alors pour moi, c'est... Jody Maggio, le joueur de baseball, son ex-marie,

complètement perdu dans les magouilles d'Hollywood et qui craque... Non?

Arthur Miller, son mari actuel...

Une jalousie intellectuelle. Oui. 1000 heures, dramaturges célèbres,

voient que George Cucorque, il méprise, met en scène sa femme.

Vous savez à quel point George Cocorque est un homosexuel notoire,

en voute les femmes. Donc, dans ces cas-là,

le mari peut avoir l'impression d'être doublement évincé,

que sa virilité ne lui sert à rien, ou pire qu'elle lui ait reproché. Yes.

Alors, très froidement, il a tué.

On a un close-up sur une clé, la clé de l'armoir à pharmacie.

Deux mains, on va ouvrir la porte et on va prendre la bicarbonate de soda.

Qui sont pas du bicarbonnate de soule.

Et qui ne remplacent pas des sommes néfaires.

Bravo François, très brilliant. Vous me flétez.

Seulement vous oubliez qu'ils étaient divorcés. Divorcé? Oui.

Milaire et Romarié depuis 6 mois.

Allaga

Votre coupable?

John Fitzgerald Kennedy.

Le président? Yes.

Il est amoureux de elle. Tout le monde sait ça. C'est délicat pour ses ambitions.

Les électrices n'aiment pas les infidélités.

Elles ont l'impression que si ils trompent sa femme, ils les fait toutes cocques.

Oui, oui, oui. C'était un mobile plausible. N'oubliez pas le règles, François.

Meilleur serait le méchant. Meilleure serait le fil.

C'est très intéressant ce que vous dites là, Mr Hitchcock.

Nous sommes au coeur de notre livre.

Vous n'avez jamais eu envie de faire jouer Monro?

Elle portait son sexe sur le visage.

C'était impossible de faire de suspense avec elle. Elle n'avait aucun mystère.

Excepte, après sa mort.

la mort et le moment le plus enrichissant de l'existence. M. Truffaut.

Ce sont ses paroles exactes.

Au mot prêt, vous pensez bien que la formule m'a frappée. Et...

Vous vous souvenez du ton qu'avait Monsieur Hitchcock?

Son ton habituel, le sérieux,

la base même de son humour et peut-être même de tout son style de cinéaste,

asséné les fels les plus extraordinaires avec une extrême tranquillité,

comme une évidence du monde.

De sorte que toute la réalité est basculée dans une espèce de quatrième dimension.

Rien qui évoque, je ne sais pas moi, un découragement, une dépression?

Non, non, bien au contraire. M. Hitchcock est même mystifié.

Il avait toujours quelque chose de joyeux. Continué?

Oui.

Oui.

Vous comprenez? Je m'attendais à le voir passionné par le projet du livre,

or je trouvais en face de moi quelqu'un qui n'arrêtait pas de se dérober.

Remarquablement secondé par sa femme, je dois dire, et à cet instant,

je n'étais pas loin de penser que c'était Madame

Hitchcock qui tirait toutes les ficelles.

Bref, je ramets. Je ramets, je me battais les flancs pour trouver une accroche.

Concernant les oiseaux, j'ai cherché le roman de Daphné

Dumourier et je dois dire que je ne l'ai pas trouvé.

Vous m'excuserez de ne pas l'avoir lu.

Mais vous excusez pas, moi je l'ai parlé non plus.

Vous voulez dire que vous avez adapté le livre sans le lire.

On m'a raconté l'histoire. C'est suffisant.

Vous savez, ça arrive tout le temps à Hollywood.

Je pense que pour un réalisateur de votre qualité, il en allait autrement.

Oh, François, vous êtes jeunes, mais parle en plus de votre cinéma français,

qui est beaucoup plus intéressant.

Ici à Hollywood, nous faisons des films pour amuser les enfants.

Non, pas du tout, M. Hitchcock.

Vos films à vous sont très adultes, et je suis ici pour le prouver.

Françoi,

stay funny. Vous allez ennouiller le public.

...

Non, c'est du cac.

Vous avez travaillé avec des écrivains William I. Rich,

Raymond Chandler, vous vous êtes inspiré de Patricia Ismice.

Patricia c'est aussi le prénom de notre fille, Patricia. Patricia? Oui.

Pouvez-vous me dire ce qui vous intéresse dans les livres?

Qu'est-ce que ces livres ont été portés à votre travail?

Ça dépend de la taille de livres. Certains font des très bonnes cales pour la table.

Les autres ne sont bons que être lus.

Vous ne vous en souvenez peut-être pas, M. Hitchcock,

mais nous nous sommes vus il y a 7 ans à Paris,

au studio de Saint-Maurice quand vous faisiez

la poste synchronisation de la main au collet.

T'es catéocif! Comment voulez-vous que j'oublie un moment pareil?

Vous étiez tellement frose! Conchelet à Paris!

Oui, mon ami Chabrol et moi nous avions été ridicules,

mais il faut que vous sachiez que nous étions

très très impressionnés à l'idée de vous voir.

C'était en décembre, la nuit,

J'avais recouvert la cour du studio dans laquelle il y avait un petit bassin

et blouillé par les roches de la main au collet, nous sommes

sortis sans voir que nous marchions sur le bassin gelé.

La glace a craqué, nous avions de logis que

la taille et le magné de fun était foutu.

Vous êtes sorti à l'état de glaçans.

Et maintenant, chaque fois que je prends un

whisky on the rocks, je peux pas m'empêcher,

mais de penser à vous deux lorsque j'entends les glaçons.

et je me sens tout choqué dans le verre.

Et à cette époque-là, vous nous avez annoncé trois projets.

Un remake de l'homme qui en savait trop,

un film plus réaliste que vous avez appelé le faux coupable et vertigo.

D'après les romanciers français, Bois-Los et Narce Jacques.

En ces trois films, vous les avez tous menés à bien.

Ce qui est extrêmement rare dans l'histoire du cinéma,

trois films magnifiques, tous totalement différents.

C. François, c'est très amable.

Le Faux coupable par exemple est un film magnifique,

puisqu'il est fait entièrement du point de vue de l'homme incarcéré.

Au cahier du cinéma, nous avions beaucoup aimé ce film.

Mais qu'est-ce qu'un film à côté de votre beau gagne si délicieux?

Chaque fois que je vais tourner en France, je m'agris exprès pour avoir de la marge.

Pour le moment, au Côte d'Azur, j'ai perdu 5 kilos.

Oui, mais en revenant de la Côtes d'Asure après

le tournage, vous faisiez 10 kilos de plus.

J'aime beaucoup la façon de vous filmer la côte d'Azur.

Par exemple, au début de rébecca, quand la mère magnifique s'étant au

pied de l'orange olivier et que john fontaine n'a du que pour lui

Rebecca, avec cette grande maison mandelée, il n'y

a pas plus romantique que nos manoirs anglais

Rebecca, c'est un bon film, un peu vieux, un peut déjà vu

Déjà vu? Je vous assure que pour nous, en France...

C'est un film qui manque un peu d'amour. Comme Madame Hitchcock vient de l'affirmer.

Je ne l'ai pas dit. Pardon, vous avez dit « It's Romantic ». Et ça?

« It is Romantic », ça veut dire « All the public will be good »!

J'ai revu le film la semaine dernière. C'était très moderne, très stylisé.

On sent que c'est votre premier film à l'Américaine.

Un américain, oui, mais avec un directeur anglais, avec un acteur anglaise.

Et d'après le roman de notre homme, anglais!

L'adaptation était-elle fidèle au

roman? Très fidèle!

Parlons de fidélité. Concez-vous l'histoire des deux chèvres

qui sont en train de manger les bobines d'un film adaptés d'une best-seller.

A un sevre, Adia, à l'autre.

Pfff! Moi, je préfère le livre!

Le grand personnage du film, c'est Mme Danvers, la gouvernante.

Danvers darling, Danvers. Yanné, c''est la sorcière.

Rebecca, elle est un conte de fée avec un beau prince et une belle ingenue.

Et Joan Fontaine, cée Cinderella. Oui, Sandrillon.

C'est ça qui donne au film son universe.

La versalité, la façon de filmer est complètement d'aujourd'hui et pourtant

au fur et à mesure que surgissent les images, on retrouve le carrosse.

Comme une histoire qui vient de loin, qui fait ressurgir à la surface des

éléments d'enfance, des moments que nous avons tous, j'a dit, vécu.

Precisely, cendrillon, bot in the rain. Cendrillion sous la pluie?

C'est un facte little-known. Ce qu'on ne sait pas dans l'histoire de Sandrian,

c'est que le soir du balle il pleuvait des cordes

et cinderella a été trompée. Alors, quand elle est arrivée au château,

elle a été précipitée par la grande cheminée et elle a levé ses jupes

et ses juppons dans une manière un peu... Vos luxuries.

Elle a écarté ses jambes afin de se sécher.

À ce moment précis, le prince charming a surgi dans la pièce.

Et il a dit à la Cinderella, si c'est pour moi, pas trop bien cuisée.

Oh Hitchie, I can't say it. Dicleu en français.

Et à ce moment précis, le prince charment a sauté dans la pièce et il disait,

« Sondrion, si ça c'est pour moi, pas treuquis! »

Vous avez toujours dit à mon mari, pour apprendre

à écrire un bon scénario, il faut s'entraîner

à raconter des jokes. Oui, c'est très bénéfique.

C'est...

Ce que je retiens de cette histoire, M. Hitchcock,

malgré la joyeuse gayardise de la conclusion,

c'est qu'elle révèle chez vous un grand esprit d'enfance.

J'ai toujours eu l'impression que dans vos films, les

faits, les carrosse, les fantômes ne sont jamais loin,

que vous faites les films que vous auriez aimé voir quand vous étiez petits.

Oh, François sait que c'est un peu un peu de frère. Ouais, c'était bien.

Bravo, François.

Bravo, c'est un peu trop compris.

Moi, je suis comme vous au cahier du cinéma.

Moi, Je crois pas au film, au message.

Moi, je fais des thrillers pour donner des conseils aux enfants.

Allez-y!

premier concert.

n'allez jamais en prison!

STAY OUT OF JAIL!

Je vous remercie. Connaissez-vous l'histoire des chaussettes magiques.

Oh, let's talk film, Hitchie.

Connée de savoir, le roi et le roc du désert.

C'est vrai, très tôt.

Il faut que je rentre. François, nous allons fêter nos deux anniversaires ce soir.

Je compte absolument sur vous. Simple little dinner party.

Non, je te regrette. Merci.

Mais ce n'est pas possible.

Mais je vous avais préparé de la cuisine française.

Oh, Madame Hitchcock, c'est vous qui le faites, Flir.

Euh, non, non. Je vais appeler mon bureau à Paris.

Je dois travailler sur mon prochain film. Bon. Bon, caca appellé de se poste.

D.C. The Long Distance course of order preved.

d'ici, pour payer le réveil.

Je vais vous appréhendre à voir tout pour vous ramener à votre hôtel.

Mais dans le meantime...

Be my guest.

Bonne evening Mr Truffaut.

C'est bon?

et vous êtes restés seuls.

Vous avez appelé votre bureau?

Oui.

Enfin non? Oui ou non? J'ai appelé

Paris mais pas mon bureau. Vraiment? Oui. Qui?

Écoutez, autant vous le dire, j'ai été un peu... indélica. Expliquez-vous.

Je suis désolé de l'avoir fait au frais de la U.S.

J'avais d'ailleurs l'intention de rembourser la somme.

Ce n'est pas le problème, M. Treffaut. Bornez-vous-en au fait.

La vérité, c'est que j'aie appelé mon ami Claude Chabrol.

C'est un ancien journaliste de Caillet, aujourd'hui réalisateur, comme moi.

Il est très investi dans le projet du livre. Et alors?

Et alors, Chabrol m'a expliqué que les grands studios

se méfient des metteurs en scène intellectuels.

Ce que la critique soutient et qui donne des interviews aux journaux spécialisés.

Ils craignent que le public les boute. Cet arriveur, Sanwell, c'est à son avis,

Mr Hitchcock craignait quelque chose de semblable.

Le livre les frayets. Il a essayé de m'en dissuader. Avec raison? Oui.

Chabrol m'a conseillé d'écrire une lettre à M.

Hitchcock pour le piquer au vif, ce que j'ai fait.

Une lettre? Oui.

J'ai écrit la lettre, je l'ai confié au portier du studio

pour qu'elle parvienne sans attendre chez les Hitchcocks.

Et puis c'est tout.

La suite, je suis arrivé ce matin le premier au studio comme on me l'avait demandé.

J'écoute.

Je vous ai tout dit.

Le temps nous est compté, monsieur Treffaut, racontez, essayez de vous souvenir.

Tout cela doit bien avoir un sens.

Oui.

soit si vous voulez donc...

Je suis arrivé ce matin, le premier au studio, comme on me l'avait demandé,

et me trouvant seul, j'ai... J'ai commencé à travailler pour moi.

Bonne matin, Mr Truffaut.

Good morning, madame.

Mr. Hitchcock, il est avec vous? Hitchi? Je crois qu'il était avec vous.

Non, je ne l'ai pas lu.

C'est bizarre.

Ce matin, il est parti très tôt.

Hier soir on était en train de boire le champagne

et il a reçu une lettre des studios qu'il a beaucoup perturbé. Il n'a pas dormi?

Je ne sais pas.

Je l'ai entendu qui allait, qui venait.

Je me demande ce qu'univers salve y voulait.

C'est moi qui lui écris.

Je voulais qu'il sache combien le livre que nous allons

faire est important pour lui et pour l'histoire du cinéma.

Vous l'avez engueulé? Je vais être franc, madame. Hier soir, j'étais fou de rage.

Son comportement m'avait beaucoup déçu.

J'ai pensé qu' il fallait lui donner un choc,

mais j'ai peut-être appris un peu fort.

Qu'est-ce que vous avez dit de si méchant?

Ce que j' ai dit, ce sont des choses qu'on ne s'en est pensé...

En gros, j ai écrit que si M. Hitchcock jugait ses derniers films un peu faibles,

qu'ils acceptent au moins d'évoquer ses réussites d'autrefois. Vous avez dit ça?

Vous avez écrit que ces derniers films étaient faibles!

C'était pour les piquets au vif!

Louis qui a une telle confiance en vous!

Et qu'est-ce que vous faites là? Je prépare le matériel.

Vous êtes vraiment très sûr de vous, Monsieur Trouffon. C'est comme ton presse.

Bonne nuit.

On dirait que quelqu'un s'en est servi.

Mon petit François, j'ai reçu votre lettre et j'apprécie votre franchise.

Je reconnais là l'impertinence des jeunes gens de Caillet de cinéma.

Vous avez raison. Je pense que j'aie peut-être de talent. Autre fois.

J'ai tourné il y a bien longtemps, deux ou trois films qui mérite de l'intérêt.

J'aimais assez de nature sur cours, grâce à qu'elle était soubline.

Mais cette guerre, comme vous le dites avec tant

de justesse, il faut obéir un loi de la nature.

Votre nature si intelligente m'a convaincu de mes limites. Je me suis bien amusé.

Et le public aussi, je crois. Alors, je vous le dis avec soulagement.

The birds sur le dernier Alfred Hitchcock.

Rentrez vite à Paris. Tournez-vous si joli film. J'aurais aimé faire je l'ai gine,

mais à mon époque, une femme ne pouvait vivre entre deux hommes,

que si l'un était son père et l'autre son psychoanalyste.

Be happy from Swa. Yours

is here, the hitch.

Vous savez, on appelle souvent, mon mari, The Diabolical Mr Hitchcock.

Mais je crois que le diable...

C'est vous.

Il doit être rentré maintenant.

Je suis un gomme!

...

C'est là que nous avons trouvé le corps.

Il était étendu là, le revolver à la main. Nous ne l'avons pas touché.

La mort était certaine, le suicide évident.

C'est à ce moment-là que Mme. Tchocque vous a appelé.

Moi, j'étais trop bouleversé pour faire quoi que ce soit.

Merci Mr MacGuffin. Ce sera tout pour maintenant. Laissez-nous.

...

...

...

...

Ah!

Vous savez c'est très fatiguant d'être mort.

Ne dites pas ça, Hitchie. Je suis sûr que vous avez adoré.

Vous êtes tellement necrophile.

N'oubliez pas, Madame Verve Hitchcock, que vous parlez avec un défaim. Ah!

Yes, Frankie. Je souis mort. Et c'était vous qui m'avez tué.

C'est quoi qui vous est tué?

Oui. Vous avez accompli un meurtre diaboliquement habile,

puisque vous êtes arrangé pour que quelqu'un d'autre fasse le geste à votre âge.

On a pris en nez trigger, but it's you, it's Boo, the culprit! T'as dit?

Boo, you made me think it's a Raimalan! Don the crime was almost perfect.

Oui, quand il s'avance so that his wife is accused of her place,

she becomes avert a murder and victim like me in this sad story.

It's me, grass, Kenny. Oh, you murderer! Monsieur Eticoque,

I never wanted to kill you, and you're not dead. I don't know what I'm saying.

Je sais, je vous mets dans l'opposition de l'innocent accusé à tort.

Mais c'est tout ce que j'avais comme moyen à ma disposition,

so that you feel the way you feel when you're wrongly accused.

Vous pouvez ressentir ce qu'on éprouve quand on est injustement accusé.

Pour que vous aurez cette appréhension.

Telling what is that word, the word for the emptiness. Void, void, void.

Vide, vide, brutal, et cette peur, cette peur... Vite, vite, marde, vime, marte.

C'est exactement ça, mais vous savez, la peur, je connais.

Je sais, François.

Je le sens.

C'est ce qui nous réunit.

Vous avez vu comme je réglais la lumière? Focus! Son visage... La tombe...

Pfff... Les taches de sang. Le reste je laisse gagne le noir.

Ça c'est ma farde donc.

Vous avez pensé quoi de ma petite mise en scène?

Parfait.

et mon interprétation.

Merveuse

de naturel, comme disait James Mason dans l'amour aux trousses.

Je ne remercierai jamais à ces Claude Chabro.

Vous n'avez pas de plus grande admirateur, croyez-le,

il était très investi dans le projet du livre.

Oh, I know that, François. Y a qu'un à l'écouter.

Hidget a vieux cabotin, on ne peut pas lui parler, il se vautre dans la connerie.

Mais la connnerie, c'est très seduisant la conné.

J'adore enregistrer les conversations, ça fait gagner beaucoup de temps.

Au Place Athéonée, je l'ai vu tenir 3,5 heures devant 12 journalistes

sans lâcher une seule confidence sur lui-même.

Ce type est prêt à tout pour cacher son âme. Tu crois qu'il en a une?

Le flex est en très fine. Ce qui serait bien, c'est que tu puisses voir les oiseaux.

Il doit avoir fini le montage. C'est difficile de lui demander ça.

D'autant que sa femme le colle, c''est l'ombre de la lumière.

Alma, il parait qu'il l'appelle Mme Hitchcock. Exact, et elle répond... Hitchi.

Une belle association de malfaiteurs, 40 ans de crime organisé.

Tu sais qu'elle a débuté avant lui dans le cinéma, elle était montéeuse.

Elle lui a tout appris. C'est l'aigle à deux têtes, le couple infernal.

Je n'ai pas un mais deux Hitch-Cop contre moi. ...Ijé d'intimisme comme toi...

...des uns qui voulient tous les deux.

Ah, le bonhomme est assez nourrissant pour que chacun y trouve son compte.

Remercie, gaffe de chrétienté, Godard de paradoxe, moi de gastronomie, toi.

Tu es fasciné par son angoisse face au monde.

C'est vrai qu'il fait le montage dans son bureau? Il est très équipé.

Il y a même un projecteur dans la pièce d'à côté.

C'était dans ce bureau-là que t'es en ce moment? Oui. Tu es seul?

Oui, oui, tu peux parler. Mais dans ce cas, tu sais... Oh...

Comment dire non à des jeunes gens pareils? Allez, on écoute encore un peu?

En tout cas pour le Hitchbook, ça me paraît râpé.

Mais pas du tout, c'est maintenant quitte, ça a besoin de se faire entendre.

Pour lui, ce livre est une formidable occasion de s'expliquer.

Travaille à sa statue, il finira par s'admirer lui-même.

Encore faudrait-il qu'il veuille bien me parler? Cogne, fais-le-sors dire le second.

Frappe au complexe, c''est une chose que tu sais faire.

Je t'ai bu à assassiner des gens pour moins que ça. Merci du conflument.

Hitchcock c'est comme un coffre fort. Attaque-le, il s'ouvrira. T'as vu Rivette?

Oui, il fait une pièce avec la religieuse de Diderot. Ça le met en pleine assaisa.

J'ai voulu l'emmener au grand VFour, on a fini au Rivettes Bar. Au Rivettes bar?

Oui, c' est le self-service de la rue Pierre Charon. C'est devenu sa cantine.

Oh, pour Rivette.

Mr Truffaut, à vous visionner les bords.

Oui ou non?

puisque tout ceci, autant vous l'avouer,

j'ai essayé de faire ce que me conseiller Chabrol, mais... Mais?

Je n'ai pas réussi à ouvrir la porte.

Excusez-moi en franquée, les dieux sont contre vous.

D'autant plus que mauvaise nouvelle, les studios ne veulent plus de ce livre.

Hitch est sous contrat.

Vous n'allez pas céder au chantage.

Les studios sont puissants.

Mais je crois même le droit de vous parler, non?

Oui, oui, oui. Une conversation. Voilà ce que sera notre livre.

On a quand même le droit d'écrire ce qu'on se dit, non? Oui, oui.

Je me suis arrangé pour revoir tous vos films plusieurs fois.

Nous allons tous les passer en revue à commencer par

vos films muets faits en angleterre avec vos...

collaboration madame

Jusqu'aux dernières images, que vous venez de tourner pour les oiseaux?

Ça vous convient?

Vous êtes le boss, Frankie.

pour chaque film.

Vous me raconterez les circonstances, l'élaboration du scénario,

la situation du film dans la progression de votre oeuvre,

les problèmes de mise en scène qu'ils vous apposaient, vous êtes d'accord? Yes!

Nous parlerons également des bons, des mauvais scénarios,

des dialogues, du trucage, du montage, de la direction des acteurs. Hum hum.

Je voudrais d'abord parler de... Prends-en le shoot du Jules et Jim. Tournage!

Esquemad-Moiselle Jean-Morot, escaléatia, naughty girl.

Coquine. Je vous demande pardon, Mr Hitchcock.

Esquelafé do do avec les deux armes.

Je ne sais pas.

...

en sent que elle est très amoureuse des deux hommes.

Et on se voit aussi que vous, vous vous êtes très amoureux de...

...the thing we both do... Darling, what was her character's name? Catherine.

Catherine. Vous vous êtes tres amoureuse de Catherine.

Mr. Hitchcock, vous connaissez mieux que moi le métier d'actrice.

Pour elle, sentir le scénario du film sans rapprocher,

c'est quelque chose de très important. Il y en a qui essaient de le vivre.

Le script est juste une excuse.

Le scenario n'est qu'un prête texte.

Un film est un set de complication. Un film n'est qu'une suite de complications

dans les femmes sans le moteur.

Oui, je suis d'accord avec vous, M. Hitchcock.

Parfois, je me demande si nous ne faisons pas des

films uniquement pour essayer de comprendre

ce que nous ne savons pas de nos sentiments intérieurs. Hum hum. Vous, les Français,

hum, on a l'impression qu'on regarde votre cinéma,

où vous nous montrez que des actrices dont vous êtes amoureux. Comme...

Roberto Rossellini est une gréde d'Allemagne. No. Comme mademoiselle Jean Monroe.

Moro.

Jean Moro...

C'est un truc comme ça.

Vous avez forcément remarqué que lorsque une

bonne actrice met tout entière au service

des personnages que vous avez imaginés, vous

finissez par éprouver pour elle un sentiment

d'affection.

Les actrices souvent le ressentent et parfois,

vous font des avances, mais ils ne vous

pas si trompés. C'est le personnage qui se donne à vous.

...père la femme.

et qu'il fait la même chose. Madame Hitchcock il couche avec toutes ses actrices

dans ses rêves.

Comme il la peur d'elle, il n'ose pas.

Alors il les met dans les bras de James Stewart, ou Gregory Peck, et il regarde.

comme le char.

regard le canari, a travers

l'Ouvitra.

J'ai mon style de séductrice. Ces femmes de monde, glacées,

qui s'arrangent pour vous amener dans leur chambre à coucher,

et qui vous arrachent la chemise.

C'est moi qui choisis ces actrices.

Ça doit être très frustrant. Frustrant? Pourquoi?

Je choisis aussi ces acteurs.

Vous avez mis le grand-chou?

Un bon mari partage, tout avec sa femme.

Mmh.

Et vous, fracquez,

laquelle de vos actrices vous avez préféré?

La dernière. Toujours. La dernière? Elle est vraiment...

J'aime beaucoup Jeanne Moreau. J'ai beaucoup aimé Marie-Dubois.

Vous avez vu mon précédent film, Tuer sur les planistes?

Non, je voulais le voir, mais je crois pas qu'il soit sorti de cette asévie.

Et là, vous avez un film en route? Oui.

Ça vous intéresserait, j'ai envie de filmer un meurtre.

Mais pas n'importe quel meurte, hein.

Ce que je veux montrer, c'est un crime passionnel. Un crime de passion.

Ce sont mes préférés. C'est une arquise, ma dame Hitchcock.

Le droit au divorce simplifie tout, on ne se tue plus par amour.

Vous n'avez jamais choisi l'actrice? Je voudrais qu'il n'en ait d'eux.

Vous savez, dans ce genre de film, il faut que la maîtresse

soit aussi intéressante que les pouses légitimes.

Right! Alors vous pensez à qui pour la maitresse? Je hésite.

Vous avez pas envie de tourner avec madame Brigitte Bardot?

Oh, non. Je ne vous vois pas du tout avec une fille comme ça.

Oh madame, je crois que vous protège.

Ok, dis-se-les-mains, nous aimons beaucoup Brigitte Bardo.

Je sais comme vous, mais c'est...

Monsieur Hitchcock, je défend toujours les innocents à justement accuser.

Et à mon avis, Brigitte Bardot, c'est l'astérité de l'innocence livrée au Lyon.

Oh, Madame Hitchcock, j'adorerai en faire un suspect.

Nous en reparlerons, Hitchie.

J'ai revu les photos de votre actrice des oiseaux. Tipee et drain, elle est très...

très hétichocaine.

Vous voulez dire une glace en trécheur.

Je vais vous la présenter.

Bon, je serai charmé.

Vous avez deux heures à me donner?

Tout de suite? Il faut dire à personne!

Hum.

Venez avec moi.

Je vais vous montrer mes petits oiseaux.

à la prochaine fois.

Yeah.

en versant ce film. Exagération Tré-Français.

La séquence où les oiseaux viennent se rassembler de

plus en plus nombreux devant l'école et d'une maîtrise.

Implacable.

On sent toute l'impuissance de l'homme devant ce

qui ressemble à la préparation de la désastre.

Ce que je préfère, moi, c'est quand elle conduit la voiture,

elle et deux oiseaux perchés se penchent dans les

virages, dans exactement la même mouvement.

Oui, oui, c''est une très jolie métaphore de la vie à deux.

où nous formons à la fois un seul couple et deux individus séparés.

Et vous les appelez inséparables en français? C'est moi qui as choisi les oiseaux.

On les appelle Lovebirds. Vous trouvez pas le début de film trop long?

Non.

La force incroyable de votre film, Mr Hitchcock,

vient de la personnalité du méchant.

Les meilleurs sont toujours les plus innocents. Un fou, par exemple.

Parce que Mala de Montal n'est pas responsable du mal qu'il fait...

Et un oiseau encore moins. Un oiseaux est incapable de préméditation.

Vous en êtes sûr?

par définition, il me semble que l'absence de conscience...

Si le Buds racontait l'histoire d'une vengeance... T'es une vengeance?

Oui, une vengeance!

Vous permettez?

À tableau!

Imaginons la scène, nous ne sommes plus des êtres humains,

mais des énormes oiseaux très gourmands.

Nous ne mettons un tas, et d'autres oiseau nous amènent... ENORME!

Parfaitement cuit, doré à poing, sorti juste de four,

et nous, nous allons déguster ses cuisses, ses bras.

D'accord, et comment on dit plompe?

Euh, Dodi?

Vous savez, mon père était marchand de volailles.

C'était insupportable ce qui faisait subir à ces innocent animals.

Maintenant, on les fait élever dans des pouleillets,

éclairer jour et nuit pour qu'ils pond davantage.

On peut imaginer que jusqu'au maintenant, ils ont été très patients.

Milam!

La!

La!

Il n'en parle pas, Brut.

Alors, il se vange!

Voila, la histoire de l'Alfred Hitchcock, The Birds.

Ce que je trouve très fort, c'est qu'il n'y a

même pas cette explication-là dans le film.

Rien, aucune justification, c est beaucoup plus terrifiant.

Vous parlez bien François, on devrait en faire un livre.

Non, un film c' est comme l'amour, ça ne s'explique pas.

En tout cas, ça devrait pas s'expliquer.

Un film comme l amour a besoin d' un peu d'aventure.

Anoméen Fab.

qui s'aime depuis 40 ans, comme Madame Hitchcock et moi,

c'est tout à fait invraisemblable.

surtout pour un français. Je ne peux même pas en faire un film

parce que ma femme va penser immédiatement que je vais la tuer à la femme.

Pourtant, il faudrait y croire.

J'ai connu autre fois Salvador Dali.

Il a fait les décors du rêve dans la maison du Dr. Edwards.

François, vous êtes un redoutable policier.

Saviez-vous pourquoi les montres moulds de Salvador Daly ont été si étonnantes

qu'elles ont fait le tour du monde?

parce qu'elle ressemble à des vrais montres.

Il fallait absolument que mes oiseaux ressemblent à des vrai oiseau.

C'est un film très menteur, vous savez.

François, aimez-vous mentir?

Si je vous disais non, vous ne croyez pas. Mentir est un devoir.

Vous vous souvenez de la scène dans North by Northwest

concarié groundé poursuivie par un avion. Oui, le monde entier s'en souvient.

Vous avez remarqué, elle est complètement idiote.

Oui.

Je le dis toujours. D'accord.

Parce que si vous voulez vous débarrasser d'un

indiscret qui vous empêche de vendre des

secrets d'État, vous n'allez pas trouver un moyen de meurtre aussi parabisconté.

Bien sûr que non, mais ça n'a aucune importance.

Les images sont tellement efficaces qu'on ne se pose pas de questions. Exactement.

Parce que au cinéma, le logic de l'image est plus fort que le logic du cerveau.

Absolument. Il ne faut jamais le dire au public.

Sinon, il aurait l'impression qu'en se fiche de lui.

Je suis venu, je suis venus, je me suis venue!

Hello.

Ah, un big affaire.

Quoi?

C'est comme ça, il parle ultra-mort.

Je comprends.

C'est un petit love of car.

Le magnifiste McGuffin, il dit qu'il va être en train de se droguer en 1,25h.

Il va être là pour le... Oh, pardon, excusez-moi, François.

Euh, il va passer dans un cadreur, il vas chercher la liste des cuts. Les coupes.

K.C.

François, au début du film, tout ce voyage autour de la baie de San Francisco,

c'est beaucoup trop long, non? Non. C'est le moment heureux.

C'est tellement amusant, les progrès de cet amour entre Tipi et Dren et Rotelor,

cette passion qui ne veut pas savouer et qui peut à peu les envahir.

Ah, vous préférez couper dans la deuxième partie de film,

quand les oiseaux deviennent plus en plus menaçants.

Mais pourquoi voulez-vous couper? Il ne faut pas enlever une image.

La nouvelle vague.

François, vous ne m'avez pas beaucoup... C'est votre meilleur film.

Chaque seconde est indispensable. On le comprendra plus tard, vous verrez.

Françoi, ici, on est par appareil. Ici, c'est le studio qui décide.

Je pourrais raccrocier mon film. L'arrivée dans la petite ville

où tout ce qui se passe de côté de chez la belle-mère. Ah non!

Vous ne touchez pas à votre belle-maire. Françoie, il faut que je coupe mon film

parce que mon film est coupable. Coupable de quoi? Françoy!

J'ai besoin de votre aide.

Je suis du quoi que... Vous vous prétend la main pour couper votre film?

J'aurais l'impression de commettre en meurtre!

François qui suis-je moi, tout seul pour penser que

mon avis est supérieur à toute une publique entière?

Vous êtes l'auteur! Oh, l'autor! C'est lui qui fait le film!

Croyez-vous que William Shakespeare est demandé

son avis au public quand il a écrit ses pièces?

Shakespeare était un acteur, il sentait la réaction de public.

Ben il faut croire que...

que ces réactions étaient très favorables puisque Hamlet dure plus de 4 heures,

vos oiseaux n'en font même pas la moitié.

Shakespeare, il savait montrer des rois adhéren et des censières.

Moi, je sais que montrer que des hommes ordinaires, et savez-vous pourquoi?

Pour que vos personnages ressemblent à leur public.

Non, parce que je ne suis qu'un homme ordinaire!

Vous connaissez Cluzo?

C'était pendant la guerre.

Une fois un homme m'a écrit pour se plaindre, il me disait

«Depuis que ma fille a vu les diaboliques, elle refuse de prendre le bain.

Depuis qu'elle a vu psychose, elle ne refuse de la douche.

» Moi, je lui ai répondu «Envoyez-la au pressing. »

Suits-chocs, soyez enfin sérieux.

Bien remettre. C'était pendant la guerre.

Je vais aller voir le corbeau de Cluzo et ce corbeaux m'a terrorisé.

Encore ces maudises oiseaux?

J'avais d'autant plus peur que ce film, je le voyais en cachette.

Il était interdit aux enfants.

Je me glissais en tremblant dans la salle par la sortie de secours,

et j'ai resté jusqu'au soir, parce qu'il me semblait que

ce serait moins dangereux de sortir à la nuit tombante.

Et d'ailleurs, je me sentais mieux devant cet écran effrayant,

où se déroulaient des choses terribles plutôt que

dans le cercle complètement glacé de ma famille.

à la libération Clouseau avec les pires ennuis.

des gens qui avaient passé toute la guerre à fricoter avec les Allemands,

se sont retournés contre son film en l'accusant d'avoir démoralisé la France.

Il a été interdit de travail pendant un an.

C'est la première fois que j'ai rencontré l'injustice,

l'innocence seule contre tous, la foule qui traque l'accusé, comme dans vos films.

Il y a quelque chose qui fait que dans l'organisation humaine, certains sont

doués pour rattraper le mal que font les autres et vous en faites partie.

Vos films servent à ça!

Vous n'avez pas le droit de couper quoi que ce soit au Beurt.

Fonds-soir.

C'est un coût de cinéma.

Dans 100 ans, personne, mais personne, s'intéressera.

Vous pouvez l'entendre.

Qui êtes-vous? Alfred Hedgecock. Pour contredire, François Truffaut.

Un film n'est pas moins profond qu'un livre. Le cinéma n'ait plus un art inférieur.

A la littérature, vos films sont des oeuvres

au même titre que les romans du XIXe siècle.

Oui, je sais. Les livrez-vous, ou quelles étables d'Alid nous parlions.

en explorant nos hantises, nos fantasmes, que faites-vous d'autres que de l'art?

Je vais vous dire, je vais vous donner des points pour le swap.

Je vais vous avouer mon vrai crime.

Je fais que copier l'art des autres.

parce que je n'ai aucune originalité.

Qu'est-ce que vous dites, M. Tchikok? Je l'ai fait très jeune.

Moi, je ne suis pas comme Shakespeare.

Moi, ne sais pas raconter des histoires avec des rois, des renés, des sorcières.

Alors, je mets beaucoup de meurtres.

et quelques très jolies femmes.

Mes films sont des rêves, vous dites, cauchemar.

C'est ainsi que je me cache derrière mon travail,

parce que le sien de Varseur a voulu que je sois comme tout le monde. Un copierre?

Vous? Le plus grand inventeur

de forme depuis Murnau?

Quand je ne sais pas comment avancer dans l'écriture d'un scénario,

quand une scène me pose problème, savez-vous ce que je me demande?

Qu'aurait fait Lou Beach, qu'aurai fait Renoir, qu''aurai fais Hitchcock?

Vous m'avez piqué des seins?

Pas encore?

J'ai vu les 400 coups.

Antoine D'Ouel.

comment tout à l'heure être aussi dur avec une gosse ou aussi charmant.

Moi, je n'ai pas fait le prison comme lui, ni comme vous, je suppose.

Bon père m'a mis dans une cellule au commissariat pendant 5 minutes

pour que je sens le sort que la société réserve vire à Gassant!

Je n'ai pas eu une maîtrisie, non plus.

que ce soit au Pont-Cielin ou à la maison.

Moi aussi, je me sentais prisonnié de cette enfance.

Moi aussi je regardais les adultes en cachette, entre deux portes, en silence.

J'avais très peur, mais au même temps j'étais très excité.

Je regarde à des amis de ma mère.

Je devinais leur bas sur leurs jambes.

Je respirez leurs parfums après leur départ.

Il m'est même arrivé de me déguiser en femme, en

utilisant des vêtements et maquillage de ma mère.

Ah.

Je ne crois pas que vous ayez jamais raconté ça, je ne savais pas? Non.

Mais vous l'avez deviné.

François, pourquoi tenez-vous absolument à faire ce livre?

Pourquoi ressourcez-vous tellement de ma réputation?

Parce que si le cinéma a changé ma vie, c'est grâce à des gens comme vous.

terriblement agréable de parler avec vous.

Hello? No! No, no, no. I'll change my mind. J'ai changé d'avis.

Il n'y aura pas de coupe.

Et monsieur Truffaut, il faut relis le livre et qu'il veut avec moi.

Même si le studio envoie toute une armée de brillants avocats comme vous.

C'est compris?

Voilà, enfin, raisonnable, my garfin.

Non, non. C'est vraiment bien. Je suis très heureux.

Le petit cassez-vous, verrez avec mon agent.

Je suis vraiment content de vous abonner.

à la prochaine fois.

Merci.

J'avais tout compris. Mais qu'est-ce qui vous a mis sur la piste?

un anglais se met à parler français avec un avocat américain, c'est louche.

Well done François. Vous voyez, Hitchie, on ne réussit jamais le crime parfait.

Il y a toujours un moment où on tombe dans le piège.

J'aurais dû m'effier avec un nom pareil, McGuffine.

C'est votre façon à vous de nommer une fausse piste, c't'est ça?

sauf que ce me gaffe de là c'est plutôt une genre de George Kaplan.

L'espion imaginaire de la mort aux trousses. Sauf que...

il est ni avocat ni policier. C'est juste un acteur que j'avais envie de tester.

Il était très bien d'ailleurs.

François.

C'est moi qui voulais faire the cuts on the birds.

Universal vous l'est rien de tout. Petit, il fait ce qu'il veut dans la maison.

C'élu est l'actionnaire principal. Oui, laissez-vous le chef dans ce bureau.

François.

Je pensais que je pourrais raccourcir mon film avec l'aide d'un jeune Français,

plan d'avenir, brillant ici.

Tout m'avait démontré le contraire.

Si nous faisions ce livre...

Vous voulez faire un livre avec moi, monsieur Hitchcock? Vraiment?

Faut le dire vous-même.

On peut tremper tout le monde.

hauteur, metteur en scène, producteur, tout le monde, acceptez le public.

On y va?

Monsieur Hitchcock, mettez-vous là. On va mettre un micro.

Je vais appeler un ingénie à 200 et il faudrait tout le trahler là.

Bon, Madame Hitchcock? Oh non, non, ah, si, si.

Vous tenez un rôle tellement important auprès de votre mari.

Vous savez, c'est une tradition anglaise.

Chez nous, les hommes sont un peu simples. Ils manquent de perversité.

Nous sommes là pour les aider. Chalee écrivait des poèmes radio.

Sa femme, Frankenstein. Stevenson a fait l'île au trésor.

C'est Madame Stevenson Fanny, qui lui a suggéré Dr. Jekyll and Mr. Hyde.

Moi, je reste derrière, Hitchie. Je invente mes petits tempêtes

et je reste cachée au fond de mon village. Comme les so-brontés.

Hollywood vous a plaissé un village?

Oh! Si vous saviez, Hollywood est très campagnard.

Je vais vous dire que vous êtes l'art de la maire Jane.

C'est la maires Jane Churchill? Non, la mairie Jane de Groven Square.

C'était un couple merveilleux.

Mais leur couple est basé sur un entente physique

un peu spéciale, un peu au lait au laît.

Vous voyez ce que je veux dire. Mais là, j'ai passé par là.

et leurs nuits sont nettement moins mouvementés qu'avant.

Donc ils décident ensemble d'aller voir Merlin, leur chanteur,

qui leur explique que Sanariano de Grave,

c'est juste une petite panne, passageur comme ça.

Tenez, il va aller chercher dans le placard. Les chaussettes... Magique!

Ta-da! Que l'Ordre

Archibald va y bien les mettre le soir avant d'aller se coucher.

L'Odre Archibo va y me...

Et... Et...

Il devient un véritable étalon et toute la nuit, dans tous les sens,

Saïba, Saïb, Saib, Il en a un sa femme, dix fois.

depuis le temps que vous faites peur aux autres, et de chez.

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