All language subtitles for Watch Candice Renoir 06_subtitlesالسادسة

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Original subtitles

-Albert, je dois vous parler.

-Non, c'est ma pause.

-Commissaire... -Oui.

-Il faut remplacer Maruval.

Il est tout le temps en pause.

-Je m'en occupe.

Liquide qui s'écoule.

Quoi encore ?

-Vous allez vraiment le remplacer ?

Commissaire, vous avez perdu...

-Je sais, je perds les eaux.

-Vous allez accoucher !

-Ce n'est pas ça qui m'inquiète.

-Rien ne doit vous inquiéter. Ca va bien se passer.

-Je dois régler un problème avant.

-Quel problème ?

-Mon remplaçant arrive dans 10 jours.

C'est la personne

la plus gradée après moi qui doit assurer l'intérim. C'est vous.

"Respect", d'Aretha Franklin.

Rire attendri.

On frappe à la porte.

-Entrez.

-Mes respects, mon commandant.

-Bonjour, Régis... major. Rompez.

-Deux CEA.

Une IPM. Une GAV pour ILS.

On a aussi 150 MENS installées

sur le terrain de foot... -"MENS" ?

-Minorités ethniques

non sédentarisées. Des manouches.

Pour le bilan mensuel d'activité, la CSP de Sète

se trouve dans le 1er tiers de la stat nationale,

avec un taux de gestion de 98,85 % et 8 % de TOVP.

-Ah oui.

-Pour les IPS, les agrégats sont stables.

Les IRAS sont

en baisse de 2 % en raison des SO du mois dernier.

Hausse de 13 % des ILS

et des PAB.

-Merci, Régis.

Major.

Un chocolat ?

-Corruption de fonctionnaire ?

Vous m'achetez avec du chocolat ? -Non, non.

-Je rigole.

-Ah... -Merci.

Jamais entre les repas.

C'est le capitaine Dumas

qui vous remplace ? -Non, il est encore en congé.

-Ho !

Il y a quelqu'un ?

-On a qui en remplaçant ? -La blonde remplace la brune.

-C'est bon ou mauvais ?

-Vous savez ce qu'on dit sur les blondes...

Corne de brume.

-Laissez-moi sortir !

Ils rient.

Dumas crie. Il rit.

Vous êtes cons, je suis claustro.

-Tu n'es pas bien ?

-Arrête tes conneries.

-Il n'a pas

le sens de l'humour. -Arrête !

Il rit.

-Sinon quoi ?

Quoi ? -Quoi ? Vas-y !

-Allez ! Ho ! Ca va !

On arrête, il a eu son compte.

-Sinon quoi ?

-Ho ! Ho !

On arrête les conneries !

Ce n'est pas une salle de boxe ici !

Il reste des containers à décharger.

Allez, au boulot !

Si vous dépassez,

c'est pour votre pomme.

-Ca va aller ? -Oui, ça va.

-Il faut se décider pour l'affectation.

Je prendrais le numéro 1.

C'était le choix d'Attia. Enfin, du commissaire Attia.

Donc c'est bon ? On valide ?

Vous validez ?

-Non. Je vais vérifier les notes du commissaire Attia,

qui devraient confirmer vos choix.

Je préfère qu'on passe aux affaires urgentes.

Sonnerie de téléphone. Excusez-moi.

*-Commandant Renoir ? -Oui, M. le directeur.

*-Je n'ai pas reçu le TG. -La TG ? Le TG ?

*-Oui, le TG.

-Mais oui.

Bien sûr, le TG. Mais je m'en occupe.

Tonalité.

Rire nerveux. Au revoir,

monsieur le directeur.

-TG, le télégramme à envoyer tous les matins

au directeur départemental de sécurité publique,

avec le préfet en copie.

-Mais je le savais.

Bien. On a fini. Je vous ferai part de ma décision demain.

De toute façon, on va se voir tous les jours.

Un chocolat ?

Hein ? Pour commencer la journée.

-Merci.

C'est mon péché mignon.

Elle rit.

-Merci pour tout à l'heure. Tu n'étais pas obligé.

-De rien.

On est tous passés par là. C'est con, mais pas méchant.

Avant, c'était pire. Ton grand-père ne t'a pas dit ?

-Si, bien sûr. -Ben voilà. Viens m'aider.

Allez.

Ne bloque pas sur Stéphane. C'est un gros balourd.

Il n'est pas méchant. -Si tu le dis...

Merde.

-Quoi ? -Je me suis coupé.

-Attends.

Ne bouge pas.

Tiens, mets ça.

Ca va ?

-C'est un peu...

-Il faut que tu mettes des gants. Tiens, prends ceux-là.

-Merci.

Tu me feras penser à te les rendre ?

-Mon prénom est marqué dessus.

Ca va aller ?

-C'est la 2e fois que tu me sauves la mise.

-C'est bon ? On y retourne ? -Oui.

-Go.

-Pic et pic et colégram, bour et bour et ratatam.

Mais comme le roi ne le veut pas, ce ne sera pas toi.

Vous n'êtes pas en pause ? -On m'a dit de vous apporter ça.

A votre place,

je ne prendrais pas Nono. Il est sympa,

mais vraiment pas du matin. Alors, pour le poste...

-Comment vous savez ça ?

-30 ans de syndicat, ça crée des liens.

-Et vous connaissez quoi d'autre ?

-L'administratif, tout ce qui est procédures,

les règlements intérieurs, enfin...

30 ans de syndicat.

-Forcément.

-Forcément.

Petit rire.

-Ca te fait mal ? -Non, c'est le métier qui rentre.

En tout cas, c'est sympa de m'aider pour ma paye.

-Si on peut rendre service... Alors...

Hop.

Mais attends, "Dominique Marcioni". Tu es le petit-fils Marcioni ?

-Si. Tu connais ma famille ? -Ton grand-père, oui.

C'est un mythe chez les dockers.

Je comprends mieux pourquoi tu es arrivé ici.

-Le nom a bien aidé à décrocher le job.

-Il n'y a pas de honte

à avoir, au contraire. C'est normal de montrer patte blanche.

-Toi aussi ? -Bien sûr.

Chez moi, c'est de père en fils.

Enfin, en fille, en ce qui me concerne.

Voilà, c'est réglé.

-Merci.

-De rien.

-Pourquoi vous n'utilisez pas

le quai numéro 4 ?

C'est une superstition ?

-Il est en travaux depuis une éternité.

Travaux de quoi, je ne sais pas.

-Merci en tout cas.

-De rien.

-J'espère à bientôt. -Moi aussi.

Ca peut être rapide, je finis dans 2 heures.

-Je ne suis pas libre.

Une prochaine fois. -Oui. Salut.

-Tu en es où ?

-Je n'ai plus de main,

j'ai été bizuté en règle. Bref, j'avance.

-On a encore eu une overdose il y a deux jours.

-Les médicaments doivent transiter par le quai numéro 4,

officiellement en travaux.

J'ai vu des camions en sortir et des containers non répertoriés.

-Trouve les médocs et on lance le flag.

-Ouais, facile.

-Je te fais confiance.

-Et si je ne trouve pas ?

-Je te balance à l'IGPN.

Sonnerie de portable.

Excuse-moi, je n'ai pas eu le temps de te rappeler.

J'étais en rendez-vous avec un indic.

*Ca tient toujours pour demain soir ?

-Oui, bien sûr. Je t'embrasse. *-Moi aussi.

-Tu as l'air fatigué.

Il faut te ménager un peu.

Minute, papillon.

Ici, la clé, on la laisse, et je la donne.

Question de principe.

Qu'est-ce que tu as à la main ? -Ce n'est rien.

-Montre-moi ça.

Mais enfin, ce n'est pas beau, ça. Oh...

Ca va piquer. -Messieurs dames, bonjour.

Bonjour, tout le monde. Alors, ma Jacqueline,

toujours aussi belle ? -Couillon, tu n'en loupes pas une.

-Ca va ? Remis de tes émotions ?

-Oui, pourquoi ? -On y est allés fort.

Je t'offre un coup à boire ?

-Si tu insistes.

-On en profitera pour parler famille.

Tu sais que je bossais avec ton grand-père ?

-Je ne savais pas. Il me racontait tellement de trucs...

-Qu'est-ce que je vous offre ? -Un demi.

-La même. -Moi aussi. Trois demis.

-Coucou. Le chien glapit.

Bonne idée, ce petit feu.

Elle soupire.

Le chien glapit.

Cris d'enfants au loin.

Oh...

(Antoine...)

*-Bonjour, vous êtes sur la messagerie d'Antoine Dumas.

-Euh... Coucou, Antoine.

C'est Candice. Je voulais savoir comment se passaient tes...

Le chien glapit.

Je te rappelle.

Elle crie.

Le premier qui se dénonce aura une peine moins lourde.

Alors ?

-On voulait rendre service.

-On s'était dit qu'on allait faire à manger.

-En mettant une tête de poisson dans le lave-vaisselle ?

-Oui, pour le faire cuir. -On a trouvé une recette

sur Internet. Ca marche aussi avec du foie gras.

-Maintenant, la question, c'est : où est le reste du poisson ?

Déclics.

Déclics.

Il chantonne.

-3,8 kg, 53 cm.

Marius.

C'est joli, Marius, non ? -Bof.

-Tu es dur.

-Je n'imaginais pas Attia fan de Pagnol.

-Moi, j'aime bien.

J'ai appelé mon fils Jules, et je ne suis pas fan de César.

-Aucun rapport. -C'est bien ce que je dis.

Alors, ça va ? Tu te reposes bien ? Tu ne t'ennuies pas trop ?

-Sous-entendu : "Tu ne veux pas revenir ? On a besoin de toi."

-Non, c'est Chrystelle. Elle s'ennuie.

-Tu es gentille, mais j'en profite, là.

-Tu as raison. Tu fais des travaux ?

Ce n'est pas en lisant que tu t'abîmes la main.

-Perspicace...

Eh bien, figure-toi

que je refais le parquet.

Sur ma terrasse, j'ai décidé de poser du parquet.

-Ah oui ?

Tu as choisi du parquet flottant ou du parquet sur lambourdes ?

-Du parquet flottant. C'est plus facile.

Mais je me suis quand même blessé. Je ne suis pas...

Variété française à la radio.

-Commandant...

-Commissaire intérimaire, vous vous souvenez ?

-Oui. Hm...

-Alors ?

-Ah ben, le TG est envoyé.

Le problème de la JAV est réglé.

J'ai vu pour la mutation, tout va bien.

Sonnerie de téléphone.

C'est le numéro du directeur départemental de sécurité publique.

C'est la 3e fois qu'il appelle. -Je ne suis là pour personne.

Sauf le spécialiste

de l'électroménager. Vous me le passez.

-Bien sûr, mon commandant, euh... commissaire intérimaire.

-J'ai une géolocalisation d'urgence.

-C'est comme si c'était fait.

-Vous avez pris Pepito ?

-Oui, il était tout seul à côté.

Mais... c'est le numéro de Dumas.

-Et ?

-Ce n'est pas très syndical de géolocaliser un collègue,

d'autant plus qu'il est en congé.

-Je suis commissaire. Je fais ce que je veux.

Parquet flottant sur la terrasse...

Il m'a vraiment prise pour une quiche.

-Oui, peut-être.

-Parquet flottant, mon cul. Une partie de jambes en l'air.

Sonnerie de portable.

Oui, Maruval...

*-Le directeur départemental vient d'appeler.

-Eh ben, quoi ? *-Il voudrait vous parler.

Inventez quelque chose. *-Je ne sais plus quoi lui dire.

-J'arrive.

C'est quoi, cette embrouille ?

-Les tubes de médocs arrivent dans des caisses de vaisselle chinoise.

Les tubes sont vides.

-Pas de médocs, pas de flag.

-Il faut bien qu'ils les remplissent.

Tu as le mouchard que je voulais ? -Oui.

Pour l'allumer, tu as un bouton... -Je sais comment ça marche.

-Il faut te détendre.

C'est le sevrage qui te... Hein ?

Oh, putain...

Il démarre la voiture.

-Salut, les garçons !

-Salut ! -Salut !

-Bonne journée !

-Je pense que tu as un ticket. -Ah oui ?

Dommage.

-Pourquoi ? Tu es en main ? -On peut dire ça comme ça.

-Donne-moi une baguette.

Coups de klaxon.

-Je suis un peu raide au niveau thune en ce moment.

Il n'y a pas moyen de... -Tu veux que je t'avance ?

-Non, je ne peux pas te demander ça.

Il y a moyen de se faire du black ici ?

-Pourquoi tu penses ça ?

-Stéphane, pour un docker, il vit bien.

-Ce n'est pas avec son salaire qu'il a payé sa Harley.

-Tu peux me tuyauter ? -Ne compte pas sur moi.

Il y a des brebis galeuses, et ce n'est pas mon trip.

Je ne fais pas ça, moi.

-On reste groupés jusqu'au bout.

Elle claque la porte.

-Dehors !

-Ce n'est pas à vous de... -C'est bon, faites ce qu'elle dit.

-Bon.

-Qu'est-ce que tu fous avec Antoine ?

-Quoi ? -Je vous ai vus sur le port.

Vous ne parliez pas tricot.

-Qu'est-ce que tu foutais là-bas ?

-Je ne sortirai pas tant que tu ne diras pas la vérité.

-C'est bon, je vais t'expliquer.

Antoine fait une infiltration pour moi sur les docks.

-Une infiltration ? Une infiltration dans mon dos ?

-Je n'ai pas eu le choix. Mes gars sont grillés.

Il a accepté la mission.

Tu n'aurais jamais accepté.

-Tu sais ce qu'il risque ?

-Mathilde Dubreuil,

21 ans.

Overdose de médocs.

Elle en prenait pour se booster en prépa, mais c'était de la merde.

Tu veux toute la liste des victimes ?

-Tu aurais dû m'en parler.

Maintenant...

-Maintenant, rien du tout.

Tu restes en dehors.

-Je fais ce que je veux.

Si Antoine est en danger, je n'hésiterai pas.

-A quoi ?

Il a bon dos, Antoine. Ca ne t'a pas emmerdée

qu'il se dope depuis des semaines ?

Tu n'es même pas au courant.

C'est bizarre, hein ?

Quelqu'un d'aussi concerné...

Des gens arrivent.

Propos indistincts. -Merde, presse-toi !

Propos indistincts.

Quelqu'un tousse. De l'eau coule.

-Putain.

-Je suis venue voir l'avancée de ta terrasse.

Le parquet flottant, c'est dur à installer, hein ?

-Comment tu es entrée ? -La patronne m'a ouvert.

Je lui ai dit que j'étais ta femme.

Je n'y crois pas.

Je travaille avec toi, et je n'ai rien vu.

Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

-Je pensais que je pouvais m'en sortir tout seul.

Je voulais le cacher.

-Mais je n'aurais rien dit.

-Je ne voulais pas que tu le saches.

-Mais qu'est-ce que tu avais à perdre ?

-La bonne nouvelle, c'est que je n'ai rien pris depuis 15 jours.

Je suis clean.

Pour ça, on peut remercier Canovas.

-Eh ben, dites donc, les tourtereaux,

vous m'avez l'air bien sérieux.

Il a aimé la surprise ?

-Oh... Adoré.

-Je vous ai rajouté un oreiller.

Vous verrez, la literie est très bonne.

Votre femme est charmante.

Il y a longtemps que vous êtes ensemble ?

-2 ans. -Oui.

-Des enfants ? -Pas encore.

-Mais on va s'y mettre, hein, mon amour ?

-Bien sûr.

-Et vous,

vous avez un enfant ? -Oui, un.

Il est grand maintenant. L'apéro à venir, c'est pour moi.

Je vous ai mis près de la fenêtre.

C'est plus calme et il fait bon.

Bonne soirée. -Merci.

-Tu es sûre que tu n'en fais pas un peu trop ?

-Tu conseilles quoi pour le menu ?

-Le soir, c'est plat unique.

-Eh ben, mon salaud.

Si j'avais su que tu nous cachais une telle beauté,

j'aurais dit aux gars

de te laisser dans le container. Je travaille avec votre mari.

Enfin, je donne les ordres. Eux, ils travaillent.

Enchanté. -Enchantée.

J'ai le même. Ca vient du Vanuatu.

-Oui. Vous connaissez ? -Oui, bien sûr.

C'était notre voyage de noce.

-Moi, je n'ai pas trouvé l'âme soeur. Je n'ai pas ta chance.

Tu l'as rencontrée où, ta vahiné ?

Sonnerie de portable. -Sur la plage.

-Il va vous raconter.

-Sur la plage... -Oui, sur la plage.

-En paréo ?

-En uniforme.

-En uniforme ?

-En uniforme de majorette.

Oui.

J'étais dans une équipe de rugby.

-C'est super, ça.

Quel poste ? -Pilier.

-Moi, je suis pilier de bar.

-J'ai complètement oublié notre dîner, je suis désolée.

Un de mes jumeaux avait de la fièvre

et j'ai dû l'emmener chez le médecin.

Je dois te laisser

parce que je vais lui donner ses médicaments.

Je t'embrasse.

*-Oui, moi aussi, je t'embrasse.

Bip.

Coup de tonnerre.

Des chiens aboient.

-Tu étais où ? J'étais inquiète. -Sur le port.

J'avais mis un mouchard sur une caisse qui a été déplacée.

-Il fallait me réveiller. J'aurais été là en cas de pépin

-C'était dangereux.

-C'est mon métier d'être en danger. -C'est fait, c'est fait.

Les labos clandestins étaient cachés dans des containers.

On s'est gourés sur toute la ligne. Les médicaments sont fabriqués ici.

-On prévient Canovas, alors.

-Le labo était vide. La distribution a commencé.

-Il faut fouiller tous les camions qui sortent des docks.

-C'est impossible de tous les fouiller.

-A moins de découvrir avec quelles marchandises les médocs sortent.

-Qu'est-ce que tu fais ? -Du collage.

-Ce n'est pas plus simple de faire tes courses sur Internet ?

-Non.

J'essaie de comprendre par quelle filière les médicaments trafiqués

sortent des docks.

-Tu travailles pour la BRI ? -Je suis commissaire intérimaire.

J'ouvre mon champ de compétences.

Corne de brume.

-Merde.

-Qu'est-ce qu'il y a ? -J'ai perdu un gant.

Fred n'est pas avec nous aujourd'hui ?

-Il commence à 5h du mat.

Sirène.

-C'est quoi ? -Ca, c'est un accident.

-Pardon.

Qu'est-ce qui se passe ?

-Un saisisseur a pris une barre. -C'est qui ?

-C'est Fred.

-Avec leur putain de cadence, il y a de plus en plus d'accidents.

-La cadence, c'est vite dit. -Pourquoi tu dis ça ?

-Fred n'aurait jamais dû se trouver ici ce matin.

Propos indistincts.

-Allez, pousse.

Sirène de pompiers.

-Je n'en sais rien, c'est peut-être un accident.

Ce serait trop tôt de m'exfiltrer maintenant, Canovas.

Oui, je ferai gaffe.

Il faut que j'y retourne. Je te rappelle.

-Oui, major, mais là, je ne suis pas disponible.

Je suis avec le directeur départemental de la sécurité.

Oui. Encore, oui.

Voilà. Ben au revoir et à plus tard.

Ca va durer encore longtemps ?

-On a un souci, là. -Quel souci ? Vous ou moi ?

-La machine.

-Elle est neuve. -Elle s'est pris un chtar.

Il va falloir qu'on en installe une autre.

-Changez les pièces abîmées.

-Ca revient trop cher.

Il y a un pourcentage de pertes pendant le transport.

-Ah bon ?

Vous en faites quoi, des machines remisées, après ?

-Hé, Marco...

-Ouais. -Bonnieux t'appelle sur le pont.

-J'irai après. -Vas-y, sinon, il va nous emmerder.

Je te remplace. -Ca va.

-C'est drôle, j'ai rencontré un type qui connaît ta famille.

-Ah ouais ?

-Il m'a dit que tu avais eu un grave accident de voiture.

-J'ai bien récupéré. -Tu n'aurais pas rencontré Jésus ?

-Quoi ?

-Tu t'en es bien sorti pour un paraplégique.

-Ah oui... Il rit.

-Hé, amène-toi !

-C'est ça que tu cherches ?

-Tu savais que dans les transports de gros électroménager,

il y avait des machines qui étaient abîmées ?

-Ah ! Et ?

-Et ces machines, on ne va pas les réparer.

On les emmène dans des entrepôts de pièces détachées

à Béziers, à Bédarieux

et à Ganges.

-Redis-moi le nom des 3 villes. -Bédarieux, Béziers et Ganges.

-Ca tombe pile-poil avec les 3 zones de distribution.

-Les trafiquants abîment volontairement les machines

pour cacher les médicaments à l'intérieur.

Ils arrivent directement dans les entrepôts.

-Putain, évidemment !

Et ils trouvent un complice sur place. Comment tu as su ça ?

-Grâce à un poisson.

-Ouais, bien sûr. On va pouvoir lancer une perquise,

parce que l'accident de ce matin, je le sens mal.

Un docker est tombé d'une grue.

-Son nom ? -Quoi ?

-Son nom ?

-Euh... Fred, je crois.

-C'est le pote d'Antoine.

-Merde. -Merde.

Sonnerie de portable.

-Je ne supporte pas les fouineurs.

Oh...

Surtout les flics.

-Je ne sais pas de quoi tu parles.

-Et ça, tu l'as perdu hier soir

lors de ta promenade sur les docks. -Ce n'est pas à moi.

-Ah ouais ?

C'est ça.

-J'ai essayé de localiser son portable. Soit il l'a éteint...

-Soit il est dans la merde.

-Salut.

-Merde !

-Vous allez buter deux gars le même jour ?

C'est un peu gros.

-Tuer un flic ? Tu nous prends pour qui ?

On n'est pas fous à ce point.

Détache-le.

Tu ne bouges pas.

Un corps sans papiers retrouvé à des milliers de kilomètres.

Personne ne saura d'où tu viens.

Un tragique accident.

-Bon voyage, connard.

-Tiens. Enlève la plaque du port.

-Sortez-moi de là !

-On cherche Antoine Dumas. -Qui ?

-Dominique Marcioni.

-C'est un flic en infiltration.

-Il est où ?

-Il est parti avec Jean-Marc.

-Vers où ?

-Vers le quai numéro 4. Il lui est arrivé quelque chose ?

-Non, il n'est pas repassé par sa chambre.

Qu'est-ce qui vous arrive ?

Vous avez l'air toute chose.

-Je suis inquiète. Il ne répond pas à son portable.

-Ne vous inquiétez pas, il ne risque rien.

Les nouveaux, ils ne les mettent pas sur des postes dangereux.

-Il n'est pas dans sa chambre ? Il n'y a pas sa clé, là.

-Je... Ah !

Je l'ai donnée au plombier. Il y a un problème de canalisation.

-Ah...

Vous devez avoir raison, je m'inquiète pour rien.

-Patronne !

-Ah, le cuisinier !

C'est difficile de trouver

un cuistot qui connaisse le boulot.

J'arrive !

Un incapable.

Qu'est-ce que tu fous ?

On ne met pas de la langouste dans la paëlla !

Propos indistincts.

Ton tablier, tu peux le raccrocher.

Plus minable, on crève.

Propos indistincts.

Je ne peux plus te saquer !

Antoine halète.

Antoine crie.

-Oh !

-Ta gueule !

Sirènes de police.

Antoine crie.

Sirènes de police.

-Antoine est sur le port. Il a été vu avec Jean-Marc Lefol.

Ils allaient vers le quai 4.

-(Lefol, tu es sûr ?)

(Je comprends mieux, maintenant.)

(Il nous reste encore une carte à jouer.)

(Oui.)

-Baisse le gaz, ce n'est pas toi qui payes.

Qu'est-ce qui se passe ?

-Il y a eu une fusillade sur les docks.

-Il y a des blessés ? -Oui.

Il y en a plusieurs.

J'espère que Dom va bien.

Je ne sais pas où c'est, les docks. -Je vous accompagne.

Antoine crie.

Sirène de police.

-OK, il est où ?

-De qui tu parles ?

-Ne m'oblige pas à fouiller les containers.

-La dernière perquisition n'a pas suffi ?

-Là, je vais commencer par l'électroménager.

Eh ouais.

Toutes les issues sont bloquées.

Tu es baisé.

-Tu vois, le container, là-haut ?

-Ouais.

-Ton pote est dedans.

J'appuie sur ce bouton, et il fait une chute de 30 m.

Qui est baisé ?

-Si tu butes un flic, tu en prends pour 30 ans.

-On prend le risque ?

-Tournez à gauche. On y est.

C'est bourré de flics.

On ne pourra pas entrer.

-J'ai un truc. -Votre joli sourire ?

Ca m'étonnerait que ça suffise.

Elle siffle. -Benoît !

-C'est la merde. Antoine est dans le container

en haut de la grue. -Là-haut ?

-Lefol menace

de le faire tomber.

Pas par là !

-Qu'est-ce qu'elle fout ?

-Vous faites quoi, là ?

-Je nous ai mises en dessous du container.

Il tombe, on meurt.

-C'est quoi, ça ?

-Calme-toi, je l'appelle.

-Magne-toi !

-Qu'est-ce que tu fous ?

-J'étais en train de demander à Mme Lefol,

*qui est à côté de moi, d'appeler son gamin

pour lui dire d'arrêter. -Mon gamin ? N'importe quoi.

-Ca va. A d'autres.

Ca, c'est votre carte postale. "Ton fils, Jean-Marc".

-Je ne l'appellerai pas. Vous bluffez.

*Vous n'allez pas risquer votre vie pour un collègue.

-Je ne suis pas mariée avec Antoine.

Antoine, c'est son vrai nom.

Mais c'est plus qu'un collègue pour moi.

La preuve.

-Vous faites quoi ?

-Vous croyez toujours que je bluffe ?

-Laisse-moi partir. Tu as 30 secondes.

-Il y a ta mère dans la bagnole.

-Tu me prends pour une bille ?

-Oh ! Quelqu'un ! Oh !

-5, 4...

Portable. Tu bouges, j'appuie.

-Alors ? Qui est baisé ?

-Ne me fais plus jamais ça.

-Ca va ?

Ils ne t'ont pas loupé.

-Attends, doucement. -J'ai mon brevet de secouriste.

-Ca va, les secours vont arriver.

-Les 1ers soins, ça n'attend pas.

-Viens par là, toi.

Lefol comptait vraiment te balancer le container

sur la gueule. Tu as pris des risques.

-C'était pour une bonne raison. Tu as eu peur pour moi ?

-Ben...

-Ca, c'est ta...

-Patronne. -Patronne...

Candice rit. Corne de brume.

-Tu pensais ce que tu as dit sur Antoine ?

-Mais non, c'était du bluff.

-Hm ? -Tu m'as crue ?

-Ben...

Du bluff, c'est vrai ? -Ben oui.

Allez...

-D'accord.

Sous-titrage MFP.

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