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Voilà. Une eau toute propre pour une journée toute neuve.
Il te manque aussi, JB, hein ?
Bruit d'une moto.
Tu vois, il a accepté mes excuses.
Pour arriver aussi tôt,
c'est pour un dossier très urgent, non ?
Très urgent, Renoir. La BRI vient nous aider pour une perquisition.
Merci d'être
- venu, David. Tu viens ? - Mm. Salut,
Renoir.
Bonjour, David.
"Respect".
What you want,
Baby, I got.
What you need, do you know I've got it ?
All I'm askin'
is for a little respect when you come home.
- Hey Baby ! - Just a little bit.
When you get home.
- Just a little bit. - Mister.
Just a little bit.
I ain't gonna do you wrong
while you're gone.
Ain't gonna do you wrong.
Philippe Herman, notre nouveau brigadier.
- Bonjour, Philippe. Bienvenue. - Appelez-moi, Phil.
Très bien.
- Qu'a-t-on ? - Suivez-moi. On a retrouvé le bus
porte ouverte, le chauffeur mort à l'intérieur. Sûrement un meurtre.
Tant de sang, c'est pas un infarctus.
Le ou les tueurs ont dû détourner le bus pour l'agresser au calme.
- Bien vu, Phil. - Merci. Je vais voir aux alentours.
Les agresseurs balancent toujours la caisse.
- Y aura peut-être des empreintes. - C'est une bonne idée, Phil.
Euh... Chrystelle. Tu peux l'accompagner, s'il te plaît ?
Eh ben...
Sois sympa avec lui. Moi, je le trouve très bien.
Ils l'ont recruté dans une école de commerce ?
Ca lui va bien la cravate. Ca change.
Pour vendre des assurances décès, peut-être.
Salut, Candice.
- Et ta chef est partie en vacances. - Aziz Fedal.
35 ans, d'origine marocaine.
- L'adresse n'est pas à Sète. - Il a reçu
plusieurs coups violents. Mais la mort est due à sa chute.
Quel gâchis.
Tout ça pour qu'on lui pique sa caisse.
C'est génial.
Quoi ?
- Le meurtre. - Ouais, c'est génial. C'est le mot.
Avant, je me tapais les cambriolages. Là, je m'éclate.
La famille de la victime va moins s'éclater.
Je voulais pas dire ça.
- Tu bossais où, avant ? - Ces derniers temps, j'ai bougé.
Béziers,
Montpellier, Lodève.
Encore 6 mois et t'auras fait tout le tour du département.
Yes !
T'as vu, les caméras ont été taguées. Faut récupérer les vidéos.
Elles ont déjà dû être détruites.
Non car tout est envoyé au PC sécurité et stocké sur place.
Que fais-tu ? T'as faim ?
Non.
J'aime pas annoncer une mauvaise nouvelle à une femme amoureuse,
ça me coupe l'appétit.
Voilà. Qui est d'accord ?
On est bien d'accord ?
On se laisse pas faire. On la fait cette grève ou pas ?
- OUAIS ! - On veut travailler
en sécurité. Nul ne rentre.
On vient pour le meurtre d'Aziz Fedal.
Bien sûr. C'est maintenant que vous arrivez ? C'est avant
qu'il fallait venir. Aziz est mort. On vous avait prévenus.
- Justement, on est là... - Vous êtes comme des vautours.
- S'y a pas de sang, vous venez pas. - Au quotidien, on se fait agresser,
cracher dessus, bousculer. Vous n'en avez rien à foutre !
HO !
- Qu'as-tu ? - Lâche-moi, connard.
Antoine, arrête !
Antoi...
Cris.
Antoine !
Mais putain, arrêtez !
Antoine !
Calmez-vous, bordel. Candice !
Quelqu'un d'autre pour un rafraîchissement ?
Bien.
Heureusement, j'avais mes affaires de sport.
- Phil attend dans la voiture. - Il a failli créer une émeute,
ce connard.
C'est ta nouvelle conquête qui te met dans cet état ?
C'est ça. On dort pas de la nuit.
Tu pourras aller avec Chrystelle vérifier les bandes vidéo ?
Je vais interroger les collègues de la victime.
Tenez.
Merci.
Vous étiez la petite amie d'Aziz Fedal ?
- Et vous ? - Ah oui, pardon.
Moi, je suis Candice Renoir.
Myriam Delessert.
Comment vous savez pour Aziz et moi ?
Votre couleur de rouge à lèvres, c'est la même.
J'ai horreur de cette couleur. Mais c'est Aziz qui me l'a offert.
Je le trouve joli.
Vous étiez ensemble depuis ?
7 mois, 2 semaines et 3 jours.
Je suis désolée.
On devait se marier bientôt.
Il devait emménager chez moi dans 2 semaines. Si je les tenais,
je leur couperais les couilles.
On s'en occupe. Enfin, on va les arrêter.
C'était un homme adorable.
Il avait même
proposé d'adopter William, mon fils.
Son père ne s'en occupe pas.
Et William adore Aziz.
Y avait-il eu un problème avec un passager, récemment ?
Non.
Il était toujours de bonne humeur.
Nul ne pouvait se fâcher avec Aziz.
A Noël, il achetait des sucreries pour les gamins.
Au carnaval, il se déguisait, il faisait rire tout le monde.
Pourtant, c'est pas un métier facile.
Je me suis fait agresser 2 fois.
Encore aujourd'hui, je dors mal.
Et je suis morte de trouille quand je me retrouve seule
avec 2 ou 3 jeunes.
On n'a pas le droit d'avoir plus de 100E dans notre caisse.
100E...
Ils ont tué Aziz pour 100E.
100E pour une vie, c'est pas dégueulasse, ça ?
Il claque la portière.
Sirènes de police.
- Elle trompe déjà Yann ? - Ca nous regarde pas, non ?
- Salut, Antoine. - Salut.
Que veux-tu ?
- Te parler. - On n'a rien à se dire.
- Y a 9 ans, j'étais trop jeune. - Arrête.
J'ai changé, Chrystelle. Je te jure, j'ai mûri.
T'as trouvé tes arguments dans "Comment virer une ado enceinte ?"
- Je voudrais réparer mon erreur. - C'est trop tard.
Je veux voir Lucas.
Non.
Donc on a nos coupables
- mais rien pour les identifier. - Samy peut trouver des empreintes.
- Où est Phil ? - Il sèche.
Sous le sèche-mains des toilettes.
Oui.
Oui, elle est là.
Je lui dis.
Candice, Attia veut te voir.
Vous allez finir par accoucher dans votre bureau.
Je vais très bien, Renoir. C'est pas le cas de Philippe.
- Phil. Il préfère Phil. - Il n'a pas supporté
d'être arrosé et enfermé.
Et moi, qu'il agresse le délégué syndical.
Il vous en a parlé ?
On sait que Phil n'est pas une flèche.
Mais j'ai pas le choix.
C'est le neveu du préfet, il sait plus quoi en faire.
Je compte sur vous pour que tout se passe au mieux.
Vous devriez faire les vitres.
Oui. Euh...
Comme Jules ne sortait pas, toute une journée,
j'ai fait les vitres. Le lendemain...
J'ai accouché.
Bonne journée, Renoir.
(Les vitres.)
Ah !
Samy a trouvé des empreintes.
C'est pas des pros.
Il n'a identifié qu'une personne, Sébastien Malinier, dit Seb.
19 ans, condamné 2 fois pour vol à l'arraché. La dernière fois,
arrêté avec un certain Kader Slimani, d'un an son cadet.
Où peut-on les loger ?
Cité de Thau.
- Meurtrier à 18 ans, putain. - Ca t'étonne ?
Il faut leur donner une bonne leçon.
Et on devrait débarquer pour les arrêter ? Mais c'est ton truc,
- les émeutes. - La BRI les calmerait.
Allons-y avec un hélicoptère, non ?
- Mm. Ou une voiture anti-émeute. - Ou un canon à eau, c'est efficace.
Aux grands maux, les grands remèdes.
- On a le numéro de Seb ? - Oui.
(Tiens.)
Tu vois, Phil,
la BRI, l'hélicoptère, on manque de moyens. C'est la crise.
Alors, on va choisir la méthode low cost. Tu vois ?
Allô, Sébastien Malinier ?
Bonjour. Magali de Radio 7, la radio du soleil 103.7.
Votre numéro a été sélectionné, vous avez gagné
un voyage à New York,
à deux personnes.
- Bonjour. - Vous avez appelé pour le jeu.
New York...
New York...
Quelle chance, hein ?
- Vous êtes Sébastien ? - Malinier.
- Vous ? - Kader. On part quand ?
Immédiatement.
Avec une petite escale à l'hôtel de police.
C'est quoi le problème ?
Le meurtre d'Aziz Fedal.
- Aziz ? Il est mort ? - Oui.
C'est pas nous.
- Et vos empreintes ? - On est partis, il était vivant.
Ca suffit !
Sur les vidéos, vous tapez dessus comme des malades.
On a fait semblant de le frapper. Aziz nous a même donné 150E
en plus de la caisse pour faire le coup.
L'agression, c'est bidon.
Regardez,
Aziz nous a donné rendez-vous par texto.
Je vous écoute.
On devait attendre que le bus soit vide. Il nous a montré les caméras.
Comme ça, on le frappait de dos. C'est plus facile pour simuler.
- Il vous a trouvés... - Comme ça.
Prenez-moi pour une blonde.
Dites la vérité.
C'était pas la 1re fois, c'est ça ?
C'est Kader et Seb, agressions en tous genres.
On l'a fait pour une femme.
Une femme ?
Quelle femme ?
C'était il y a presque un an,
ma ligne était difficile, j'en pouvais plus.
Insultes, intimidations, ça n'arrêtait pas.
Comme ils ne voulaient pas me muter sur une ligne plus calme, ben...
J'ai eu l'idée de l'agression.
Après, ils ne pouvaient plus rien me refuser.
Ca a marché ?
Oui.
Mais si ça se sait, je suis virée. J'élève seule mon fils.
Son père ne me donne rien.
- Vous l'aviez dit à Aziz ? - Oui.
Et lui avez présenté les jeunes ?
Mais ça n'a aucun sens.
Lui n'avait aucune raison de monter une fausse agression.
Il y a 15 jours, il a changé de ligne. C'est peut-être lié ?
Ca n'a rien à voir.
Il était sur ma ligne que tous veulent avoir.
C'est lui qui a demandé à avoir une ligne passant par les cités.
Franchement, personne la veut. Il n'a eu aucun mal à l'obtenir.
Pourquoi échanger une ligne
- tranquille contre une à risque ? - Il disait ne pas avoir peur,
qu'il avait déjà travaillé dans des banlieues plus difficiles.
Personne n'a compris.
Moi non plus, j'ai pas compris.
J'arrive pas
à croire qu'Aziz ait pu faire ça. Je le prenais pour un type bien.
Eh non. Qu'est-ce qui l'aurait motivé à simuler son agression ?
L'argent.
C'est-à-dire ?
Après une agression, un chauffeur qui ne veut pas reprendre
peut négocier un licenciement avec indemnités.
- Combien ? - Ca peut aller jusqu'à 20 000E.
C'est valable pour tous les chauffeurs ?
Oui.
Il aurait organisé ça pour de l'argent ?
Pour régler des dettes. Allons chez lui.
Vas-y, j'ai promis ma soirée aux enfants. Prends Phil.
- Quoi ? - Non négociable.
Oh Fabio, t'es trop romantique ! T'as trop la classe.
- Fabio, t'es incroyable. - Rendez-moi mon portable !
- Trop bonne. - Ca va. Rendez-le-moi.
- Vous êtes vraiment trop cons. - Emma, tu parles pas comme ça.
- Dis-leur d'arrêter, alors. - Arrêtez.
Ah !
Vous avez vu ? Regardez.
Vous avez vu ?
Y a pas de carte.
- Tu me le donnes ? - C'est peut-être pas pour toi.
Pour qui ce serait ?
Merci pour les fleurs. Elles sont trop belles.
C'est pas toi ?
Tu me fais marcher, là ?
Je suis sûre que c'est toi.
OK, à toute. Bisous.
- Alors ? - Il dit que c'est pas lui mais...
- Chut. - (Qu'y a-t-il ?)
- T'entends pas une moto ? - Non, pourquoi ?
Pour rien, c'est pas grave. J'ai pris du risotto
et des Saint-Jacques. On les fait ce soir ?
- Non, je suis fatigué. - Tu te lèves fatigué,
manges fatigué, te couches fatigué. T'as un problème ?
- Arrête. - Quoi ?
- Il est malade. - Il a quoi ?
- L'adolescence. - Ah.
Bonjour.
Tu m'écoutes quand je te parle ? Je te dis que ça colle pas.
Comment un appartement serait-il trop normal ?
Rien n'attire l'attention.
- Vous parlez de la perquisition ? - On a détecté un gros truc.
- Une cellule dormante d'Al-Qaïda. - T'es malade.
J'ai vu des séries sur le sujet,
- je connais. - Où est Antoine ?
Il est en train de checker l'ordinateur d'Aziz.
- On en sait plus sur ta formation. - Tu devrais regarder des épisodes
car c'est très formateur.
- On avait signé un contrat. - J'aurais besoin de le voir.
Un instant, s'il vous plaît. Un instant.
M. Zahid a une entreprise de tourisme à Marrakech.
Aziz Fedal et lui se connectaient souvent.
Bonjour.
Vous me répétez ce que vous m'avez dit.
Aziz m'a contacté il y a 3 semaines pour acheter des parts
dans ma société, pour 20 000E.
Aziz allait quitter Sète pour s'installer au Maroc.
- C'est ce qu'il m'a dit. - Et Myriam ?
- Myriam ? C'est qui ? - Sa compagne.
Ils allaient vivre ensemble et même se marier.
Au dernier appel, il m'a dit se sentir seul
et vouloir rentrer au pays.
Il était moins tendre. Vous l'avez ressenti.
Non.
Votre ex-mari, il vous a quittée avant la naissance
de votre 1er enfant, non ? Aziz allait faire la même chose.
- C'est dégueulasse. - Il m'aurait jamais fait ça.
Voici des photos de la maison qu'il allait louer à Marrakech,
ultra-luxueuse. Y a même un tennis.
Il voulait une belle vie mais sans vous.
- C'est pas possible. - Il allait partir, vous l'avez tué.
Je vous interdis de dire ça.
Lundi, à 1h, vous étiez où ?
- C'est quoi cette question ? - C'est l'enquête.
J'étais chez moi.
- Seule ? - Mon fils dormait.
Vous avez pu ressortir, rejoindre Aziz. Vous connaissiez son trajet.
Je l'ai pas tué. Vous comprenez ?
Je l'ai pas tué !
Il est 14h05, vous êtes en garde à vue. Vous avez droit à un médecin
- et un avocat. On revient dans 1h. - Mais je vous jure...
Regardez.
On s'aimait. Ca se voit, non ?
Je regardais les photos que Myriam a faites d'Aziz. Il y a 2 mois,
il avait drôlement grossi, quand même. Regardez.
Il avait pris 10-12kg, non ?
- C'est toi la spécialiste. - Je grossis quand je suis stressée.
Stressé, il devait l'être. Sa fausse agression,
son déménagement, tout ça dans le secret. Pas facile à gérer.
Quelque chose cloche. Il a changé de ligne alors qu'il savait
qu'il allait partir au Maroc.
C'était celle de Myriam. Il voulait l'éviter.
Menteur et lâche. Les 2 grandes qualités masculines.
Il quitte brutalement sa ligne. Il abandonne ce qu'il a construit
et va se réfugier au Maroc. Il s'est passé quelque chose
sur la ligne qu'il voulait fuir.
Bon, t'as une idée derrière la tête.
On va faire le trajet de bus pour voir ce qu'il tentait de fuir.
Va me chercher Myriam.
Tu vas mettre notre suspecte au volant d'un bus ?
Elle est fragile mais ce n'est pas une meurtrière. Allez, vas-y.
- Moi, je crois pas. - Oh !
C'est ta chef de groupe. T'obéis.
De quoi tu te mêles, toi ?
Et arrête de toucher au fauteuil de JB, OK ?
Elle est complètement barge, elle.
Il souffle.
Je supporte pas Phil, il me soûle.
T'es à cran ces derniers jours, hein ?
Le... Le beau mec qu'on a vu hier,
c'est ton ex ?
Il veut voir Lucas.
Il se souvient qu'il est papa.
Sauf qu'on a plus besoin de lui.
- Mais c'est son fils. - La génétique, ça fait pas un père.
C'est vrai.
Mais toi,
tu serais à la place de Lucas, tu penserais quoi ?
Te mêles pas de ça, Candice.
Ca va aller ?
Pousse-toi.
Ca fait longtemps qu'on n'a pas parlé, hein ?
- Candice, commence pas. - Dis-moi son prénom.
T'aurais dû partir
avec le nouveau.
Elle est comment ? Brune, blonde, rousse ?
Les trois. Comme un chat.
La prochaine question, c'est : comment ça se passe sexuellement ?
Non.
Comment ça se passe ?
Allez, dis-moi où tu l'as rencontrée. C'est la stagiaire ?
- Comment elle s'appelle ? - Coralie.
Voilà, je suis sûre que c'est elle. Hein ? Non ?
- Un peu vulgaire, non ? - Oui.
Mais c'est une bombe.
Tu trouves pas ?
Un avion de chasse.
Elle est sexy, non ?
Si, elle est sexy.
Moi, je dirais plutôt vulgaire.
C'est terrible ce qui est arrivé à votre collègue.
C'était un mec bien.
- Toujours serviable. - Mon neveu a eu un stage par lui.
- Il avait de la famille ? - Avancez dans le fond.
Ca va ?
Je n'y arriverai pas.
Si, vous allez y arriver. Prenez votre temps.
Respirez.
Là. Respirez.
Klaxon.
- Vous attendez quoi pour partir ? - Un instant. OK ?
Je vais conduire. On échange nos vestes.
Tu rigoles ?
J'ai déjà conduit des camions avec mon père. Et c'est comme le vélo,
- ça s'oublie pas. - Là, c'est un gros vélo.
Alors. Là, j'ai le rétroviseur.
Le clignotant, c'est là-bas.
Ca, c'est le frein.
Ca, c'est le levier de vitesses ? OK. Il est où, le prochain arrêt ?
Euh...
200m plus loin, en bas de l'avenue.
OK.
Elle ferme la porte.
Sérieusement ?
Ben vas-y, démarre.
Va pas trop vite.
Va pas trop vite. Va...
Attention.
T'es trop près du trottoir. T'es... T'es trop près du trottoir, là.
T'es trop proche, tu vas taper.
Pourquoi tu t'arrêtes ?
- Tu me rends nerveuse. - J'essaie d'aider.
Derrière. Avec les autres.
J'ai vu des passagers s'énerver,
parce que le bus avait 5mn de retard.
Aziz savait les calmer.
Il a quand même failli se battre.
C'était quand, ça ?
Il y a peut-être 3 semaines.
- Un passager lui gueulait dessus. - Il était comment ?
J'ai pas fait attention, je descendais.
Vous n'avez pas essayé d'aider le chauffeur ?
Ben non, pourquoi ? C'est pas mon problème.
Mm.
OK.
- Oui, moi. - Monsieur.
Ah oui.
M. Aziz, je me souviens.
- Je lui avais promis mon héritage. - Votre héritage ?
Il lui faisait
des caresses.
Au moins, lui, il s'en serait occupé. Hein, Spiderman ?
Elle embrasse le chien.
Je me souviens d'une dispute, oui.
C'était chaud. L'autre le menaçait.
Ils sont descendus pour s'expliquer.
- J'ai cru qu'ils allaient se battre. - C'était quand ?
- Je dirais 3 semaines. - 3 semaines.
OK. Vous pouvez me le décrire ?
Je suis pas sûr.
J'étais loin. Je dirais assez grand,
1m80...
Que se passe-t-il ?
Du calme, messieurs dames, tout est sous contrôle.
Candice.
Quoi, tu la connais ?
Ludivine Fabregues, elle a été assassinée ici.
Tu m'expliques ?
T'étais à l'hôpital.
Elle rentrait d'une fête chez une amie, un peu plus haut.
Son agresseur l'a attaquée sur la route et l'a traînée à l'écart
et il l'a violée et étranglée, juste après.
Elle était toute jeune, elle avait la vie devant elle.
Elle allait passer son bac.
Vous avez arrêté le meurtrier ?
L'ADN sous les ongles correspondait à un Frank Garnier.
Il était jeune, lui aussi, il avait 28 ans.
Il avait déjà été arrêté pour attouchements.
On a lancé un avis de recherche et on l'a jamais retrouvé.
Ca aurait un rapport avec notre affaire ?
C'est difficile de croire aux coïncidences.
Aziz Fedal change de ligne pour en prendre une autre
et fuit à l'étranger. Il organise sa fuite à l'étranger.
Des témoins parlent d'une violente altercation avec un passager.
Et si c'était Fedal qui avait tué Ludivine ?
Ludivine est partie
de chez sa copine à 23h45.
Elle voulait prendre
le dernier bus pour chez elle qui devait passer à 23h50.
C'était bien Aziz Fedal qui conduisait.
Avant de s'installer ici, Aziz a déménagé au moins 3 fois.
- A Villeurbanne, Amiens, Roubaix. - C'est Francis Heaulme, votre mec.
Il déménage après chaque crime.
Antoine, tu vérifies.
On avait auditionné Aziz Fedal pour le meurtre de L. Fabregues.
JB l'avait reçu.
Vous la connaissez ?
Je ne pouvais pas me douter. Et c'était l'ADN de Franck Garnier,
- pas celui d'Aziz Fedal. - Rien d'anormal dans son attitude ?
Non. Il était normal. Il était un peu nerveux mais bon.
En venant ici, tu sais pas quand tu sors.
C'est une impasse, ça. Elle devait prendre le bus.
- Pourquoi elle l'a pas pris ? - Pour mille raisons.
Elle voulait marcher ou avait rendez-vous ailleurs.
Tu culpabilises car on n'a pas arrêté Garnier.
Mais si c'était pas lui ?
- On a son ADN. - Ca veut rien dire !
Ils s'étaient peut-être vus plus tôt.
OK. Ils se sont battus, elle l'a griffé et elle est allée
à la soirée. Ca n'a pas de sens. Le passager qui a agressé Aziz,
ça c'est une piste solide.
Oublie ta théorie de Heaulme. J'ai vérifié les adresses d'Aziz,
aucun meurtre similaire.
Dommage.
Un tueur en série, la classe, non ?
On va se taper
les vidéos, tu verras, c'est la classe.
Aziz Fedal était sur le lieu du meurtre.
C'est pas un hasard.
Ludivine a téléphoné à son père, juste avant son agression, à 23h52.
Il pourrait peut-être nous aider.
Phil, tu viens.
Bruit d'eau.
Comment il a grossi, Pepito, là.
J'espère que Candice lui donne pas à manger.
Il va finir obèse comme ça.
Hein, mon petit poisson ?
Antoine tousse.
Quoi ? Pas question que je regarde
vos vidéos. C'est votre enquête. Des dossiers urgents m'attendent
à Montpellier.
Des dossiers urgents, aux indemnisations ?
Oui, t'as pas idée.
Ben...
Si je poursuis mon raisonnement, son comportement est bizarre, non ?
Une personnalité instable. On peut tout envisager. En plus,
il n'arrête pas de déménager.
Et si Aziz Fedal était le complice de Franck Garnier ?
Nul n'y a pensé. Mais ils se sont croisés ce soir-là.
Ils voient Ludivine et ils craquent,
ils l'agressent ensemble.
- Quoi ? - Je vais y aller seule.
Il a beaucoup souffert. Moi, il me connaît. C'est mieux comme ça.
Bien sûr que ça se tient.
Vous l'avez arrêté ?
J'ai bien un mec agressif mais s'il a 15 ans, c'est le maximum.
J'en suis à 38 fraudeurs, pas un de plus de 40 ans.
Qu'as-tu, Antoine ?
Je dois couver un truc.
Je crois que j'en ai un. Viens voir.
Le mec, là.
C'est Pierre Fabregues, le père de la victime.
- J'appelle Phil. - Moi Candice.
Bien sûr, elle a coupé son téléphone.
- Et toi ? - Ca sonne dans le vide.
Sonnerie.
Pétards.
Arrêtez-vous. Police !
Arrêtez-vous.
- C'est très dangereux, les pétards. - Les flics sont pas en costume.
Le FBI, si.
Ca peut vous exploser dans les mains. J'ai eu le cas à Lodève.
C'est pas le FBI mais la police du pétard.
Ecoutez, c'est plus puissant que vous croyez.
- Vous savez comment c'est fait ? - NON.
Bon. Vous regardez les séries américaines ?
- OUAIS. - Toutes les explosions,
elles sont faites du même explosif. Vous jouez avec votre vie, là.
Comment ça, une nouvelle piste ?
C'est pas Garnier que vous deviez arrêter ?
Il y a un mandat d'arrêt contre lui
mais il nous a toujours échappé. Ca durera pas.
Ca fait 2 mois que vous me dites ça.
Quand j'appelle vos services, c'est toujours la même rengaine.
Je sais. C'est dur.
Mais en même temps, on ne peut négliger aucune piste.
Connaissez-vous Aziz Fedal ?
Non.
Il y a encore 2 semaines, son bus passait en bas de chez vous.
- Je vais vous montrer une photo. - A quoi ça sert, ça ?
Que cherchez-vous, là ?
On se demande si votre fille n'est pas montée dans son bus
le soir de son agression.
Je voudrais savoir, quand elle vous a téléphoné,
- vous a-t-elle dit où elle était ? - C'est que je l'ai pas eue.
Elle m'a laissé un message.
Etait-elle dans un bus ? C'est important.
Qu'est-ce que ça change, qu'elle ait été dans le bus ou pas ?
On se demande si ce chauffeur n'aurait pas assassiné votre fille.
Non.
Elle a même poireauté 1/4h en vain.
Il était en retard ?
Il n'est jamais passé.
Comment ça ?
Il a voulu gagner un peu de temps en continuant sur la nationale.
Elle est morte à cause de lui !
- A cause d'Aziz Fedal ? - S'il avait bien fait son travail,
elle n'aurait jamais rencontré ce monstre.
Elle serait encore en vie.
Rentrez chez vous. Allez, rentrez chez vous.
- Que faites-vous là ? - T'as laissé Candice toute seule ?
Je la couvre ici.
Tu couvres rien du tout, c'est sûrement lui l'assassin d'Aziz.
Tu vas par là.
OK.
Vous l'avez tué ?
Je voulais juste qu'il reconnaisse sa faute.
Mais il n'a rien voulu entendre.
Il m'a même dit que Ludivine avait dû arriver en retard.
Mais moi, je sais qu'il l'avait déjà fait. Ils le font tous.
Ils évitent de faire le détour pour gagner un peu de temps.
Alors, je l'ai...
Je l'ai suivi. Je voulais le prendre en flagrant délit.
Je voulais qu'il paye pour ce qu'il a fait.
Vous allez devoir me suivre.
Mais barrez-vous !
Mais barrez-vous, merde ! Pétards.
Non, M. Fabregues. Ne faites pas de bêtises. Il n'est pas trop tard.
Rendez-moi mon arme.
J'arrive plus à vivre. Ma fille, c'était tout pour moi.
Mais justement. Pensez à elle. Elle n'aurait pas voulu ça.
Elle n'est plus là.
Coup de feu.
Ah putain.
Putain !
"Meaning".
I'm a strange man...
Like a ranger...
I'm invisible...
Like a monster...
But someday, you understand...
The meaning of my life...
But someday, you understand...
The meaning of this world.
I'm the speaker...
Of your silence...
I'm the question now...
To you answer...
But someday, you understand...
The meaning of my life...
But someday, you understand...
The meaning of this world...
T'es sûr de ton choix ?
Ouais.
Le terrain, c'était pas pour moi.
Faut vraiment que je fasse le point.
Chrystelle, t'as un message.
De Thomas, il veut que tu le rappelles.
Ben au revoir.
Au revoir, Phil.
Commandant. On a déposé ça pour vous à l'accueil.
Merci, Michel.
Bonjour.
Bonjour.
Désolé, Monsieur,
votre ordonnance a déjà servi.
Je sais, je vais chez le médecin la semaine prochaine pour ça.
Faites avancer votre visite.
Mais je ne peux pas. Si vous pouvez me dépanner...
- Non, c'est pas possible. - S'il vous plaît, faites-le.
Je vais voir ce que je peux faire.
Non, je ne peux pas prendre le risque d'un contrôle.
Non, ce n'est pas possible.
J'en ai besoin maintenant.
Il tousse.
- Vous êtes pressé ? - Oui.
- Vous pouvez vous écarter ? - D'accord.
- J'en ai vraiment besoin. - Oui mais ce n'est pas possible.
Je suis policier. Vous pouvez me les donner.
Vous croyez que vous seriez le 1er policier à vous droguer ?
Putain !
Bruit de moto.
- Salut. - Salut.
C'était toi, les fleurs ?
Ouais.
Le pont tourne.
On va où, là ?
Qui ? Nous deux ? Qu'est-ce qui te fait croire qu'on va quelque part ?
On peut essayer.
"Respect".
Ooh your kisses.
Sweeter than honey.
And guess what ?
So is my money.
All I want you to do for me. Is give it to me
when you get home. Yeah Baby !
- Whip it to me. - Respect, just a little bit.
When you get home, now...
R-E-S-P-E-C-T. Find out what it means to me.
R-E-S-P-E-C-T. Take care, TCB.
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