All language subtitles for Watch Candice Renoir 01_subtitlesالاولي

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Original subtitles

Hé, la blonde ! C'est interdit

de se garer là. Tu te prends pour qui ?

- Je crois que je vais rester. - Ben ouais !

C'est votre Durit qui est pétée.

Oui, Chrystelle ?

Non, commencez sans moi. J'ai fait un crochet par Garano.

Je voulais boucler l'affaire du casino.

Je sais qu'il est dangereux,

je veux juste l'interroger sur l'affaire

comme témoin, donc il n'y a pas de raison que ça tourne mal.

OK ? A tout à l'heure, alors !

Il écoute de la musique rap.

Il y a quelqu'un ?

Bonjour.

Il y a quelqu'un ?

Je peux savoir

ce que tu fous là ?

Quel accueil !

Tu voulais plus me voir.

Ben oui ! C'est toujours vrai.

Je suis venue pour le travail.

Je dois auditionner Garano

et j'ai vu que, par le passé, tu l'avais interrogé, toi aussi.

Ouais. Tu veux que je te rancarde

- sur Garano, c'est ça ? - Exactement.

C'est juste pour le boulot ?

C'est ça.

Elle rit.

Sonnerie.

Attends !

Oui, Chrystelle.

- Non, je suis encore chez Garano. - Chez Garano ?

Euh... Merde.

Ben, j'arrive.

- T'es une sacrée menteuse ! - Ca va, c'est un demi-mensonge.

- C'est excitant, la demi-menteuse. - Non, on m'attend.

- Qui ça ? - Un cadavre.

Il a été admis aux urgences hier pour vomissements et saignements.

- Qui a demandé l'autopsie ? - Le médecin.

Il pense à un empoisonnement.

Joachim Brisset,

24 ans.

Il était beau.

T'as l'air d'avoir beaucoup souffert, Joachim.

Tu m'étonnes.

Il n'avait qu'un portefeuille sur lui avec quelques euros

et une carte d'identité. C'est l'hôpital qui a prévenu sa famille.

Je préférerais que ce soit quelqu'un du groupe qui appelle.

T'es au courant que le groupe, c'est juste toi et moi ?

C'est parfait. T'as fini tes séances de kiné ?

Il m'en reste 2.

T'es comme neuf ! T'as une sacrée chance,

- tu sais. - Si tu le dis.

Tu dors comment ?

T'as failli crever, Antoine.

Ca te travaille.

Non, en fait, c'est loin. C'est juste que

je me sens fatigué.

Tu vois un psy ?

J'ai pas envie qu'on farfouille dans ma tête.

Maman n'aurait pas dû t'y traîner

de force. Voilà ce que je te propose !

Je prolonge ton arrêt maladie et toi, tu vas te chercher un psy.

Il y en a de très bons.

C'est plus ta mère qui décide.

C'est Medjaoui

qui l'a laissé en cadeau de départ.

Vous allez bien ?

Et vous ?

Ca va, merci.

Tout le monde a démissionné ?

Non, mais le parquet va retirer l'enquête à Renoir et Da Silva.

Pourquoi ?

On est en sous-effectifs. Donc la DIPJ

de Montpellier reprendra l'affaire.

Le Samu a été prévenu vers 22h,

ils l'ont trouvé seul, dans son vomi.

Il a laissé sa signature.

Il a été pris

de vomissements, ici. Après, il a essayé de marcher,

peut-être pour chercher

du secours.

- Il s'est écroulé là. - Je commence les prélèvements ?

- Oui ! - Il a été empoisonné ?

C'est pas une palourde qui l'a mis

dans cet état.

- T'as vu le sang ? - T'as une idée

- du poison utilisé ? - Non. Il a dû en ingurgiter

une bonne dose et rapidement.

De toutes les morts que je connais, et j'en connais un paquet,

- celle-là ne me plairait pas. - Laquelle

te plairait ?

- Qui a appelé le Samu ? - Appel anonyme

avec une carte prépayée. Intraçable.

Un bon samaritain discret ?

Ou son assassin.

Pas de bars,

pas de commerces ouverts le soir, je le sens mal.

Il te reste le porte-à-porte. Les gens devraient te parler.

Ouais, ben, Candice va venir avec moi !

Elle est où ?

Sortie de table sans débarrasser ?

Vous avez du feu ?

Je peux en avoir une ?

Oui, bien sûr ! Pardon.

Merci.

Les enfants ne veulent pas que je fume mais bon...

- Je m'appelle Candice. - Jeff.

Il fait chaud, ce matin.

Vous n'avez pas un verre d'eau ?

Ah non ! L'eau, c'est pas bon.

J'ai mieux.

C'est gentil, mais non.

C'est de bon coeur.

Vous en avez, je sais.

C'était gentil d'appeler le Samu

pour ce garçon malade.

Quoi ?

Vous étiez un peu plus haut, hier soir, sur le quai.

N'importe quoi.

Allez, dégagez !

Et comme vous êtes très gentil,

je voudrais pas

que vous ayez des problèmes. Vous allez tout me raconter.

Seul ?

Allez-y, on rentre !

La seule chose dont les gens se souviennent, c'est la sirène.

De quoi tu te plains ? C'est un début.

Elle klaxonne.

C'est ça qui te démangeait, le vélo ?

C'est un vélo et une pièce à conviction.

- A tout à l'heure ! - A tout à l'heure !

Candice !

Candice.

Hello !

Jeff

voit Joachim sur le vélo.

Il est malade, il s'effondre.

Jeff appelle le Samu.

Avant de partir avec le vélo.

Il n'avait pas envie de passer la nuit chez nous.

Ce vélo, quelqu'un l'aurait pris.

Il n'a pas pris que le vélo. Le portable, le fric de Joachim ?

Ton clodo a pu l'empoisonner avec son vin

- pour le voler ? - Il aurait quitté la ville.

Il serait pas resté.

T'aurais dû l'appréhender.

On n'a pas à l'interroger !

Baissez d'un ton.

- T'es passé déjeuner ? - Non.

Je vais travailler.

J'ai récupéré la vidéosurveillance.

- Tu reprends ? - T'as rien dit.

Pour faire une surprise ! Vous en avez besoin, non ?

- Candice 1, Chrystelle 0. - Il faisait quoi

- à Sète ? - Du tourisme.

T'as retrouvé la carte dans sa sacoche.

Ouais.

Avec des croix et des adresses mais...

Ce vélo, c'est pas un vélo de location.

On va vite le savoir.

Son père est là.

M. Brisset,

bonjour...

- Vous devriez avoir honte. - Pardon ?

Un appel en pleine nuit pour vous annoncer la mort de votre enfant !

Je voulais vous présenter mes condoléances.

Vous le faites exprès ?

Joachim n'est pas mort, il est à Cuba !

C'est pas possible.

- Quand lui avez-vous parlé... - Hier.

On s'est parlé au téléphone, tout allait bien.

Il était à Varadero sur la plage.

- Il avait l'air tellement heureux. - C'est vous qui l'avez appelé ?

Non, c'est lui.

Depuis qu'il travaille à Cuba, il m'appelle toujours.

- Pourquoi ? - Il n'a pas de portable.

Les communications sont hors de prix.

Vous n'avez pas un numéro fixe ?

Pas vraiment.

Joachim travaille...

Joachim travaillait pour une... chaîne de clubs de vacances.

Il bougeait tout le temps.

Et j'avais pas vraiment besoin, il m'appelait 3 fois par semaine.

Et il y avait les mails.

Il aurait pu le faire de n'importe où.

Pourquoi

il m'aurait menti ?

Pourquoi ?

Vous voyez...

Hier, au téléphone,

j'entendais la musique

cubaine.

Il commandait un mojito à la serveuse.

"El mejor del mundo !"

Vous comprenez bien qu'il était à Sète, hier.

Je ne comprends pas.

Vous avez fini ? On a besoin du corps pour l'autopsie.

(Vous pouvez le laisser seul avec son fils un moment ?)

Il avait peut-être une très bonne raison de mentir.

Moi qui croyais qu'on était proches.

Je l'ai élevé seul,

comme j'ai pu.

Il y a 6 mois, quand il est parti,

il vous a donné l'impression de fuir, d'avoir peur ?

Pas du tout. Il semblait enfin avoir pris sa vie en main.

Il sortait d'une période difficile,

il s'était fait larguer par sa copine qui le traitait de loser.

Pourquoi ?

Joachim peinait à décrocher sa licence d'espagnol,

il était intelligent pourtant,

mais il a toujours eu du mal avec ses études.

Là,

Cuba, le tourisme...

Il semblait enfin avoir trouvé sa voie.

Je peux te voir

- deux minutes ? - Excusez-moi.

Le gamin est dans nos fichiers, il a été arrêté, il y a 2 mois,

pour violation de domicile. Il allait passer en correctionnelle.

Il vit dans un squat à Sète.

- Je lui dis ? - (Non, ça ferait trop d'un coup.)

Ca va, toi ?

Oui, mais c'est à toi qu'il faut demander ça.

- Nickel ! On y va ? - (2 secondes.)

Je suis obligée de vous laisser.

Ca va aller ?

C'est bien aussi, le centre.

- T'en es où, de tes recherches ? - Je visite que des taudis.

Tu déménages ?

Oui ! Elle s'installe avec son fils et son amoureux.

- Le prof de basket ? - Merci

- pour ta discrétion. - Ca va ! Réjouis-toi.

Les bonnes nouvelles se partagent.

On se réjouira quand j'aurai trouvé.

Les squatteurs s'embêtent pas ! C'est un des plus beaux immeubles.

J'ai peur

de ce qu'on va trouver.

Putain !

C'est un squat, ça ?

- Bonjour, on est... - La police. Ca se voit !

- Quoique... - S'il y avait un classement

des squats, vous auriez 4 étoiles.

Alors vous pouvez peut-être dire au proprio de nous foutre la paix.

J'avais la même. Elle est cassée.

Ca m'étonne pas. Le fabricant met une pièce

qui casse au bout de 2 ans.

- Vous l'avez jetée ? - Oui.

C'est peut-être la vôtre. On trouve tout

dans les poubelles.

- La réparer, c'est 3 fois rien. - C'est un atelier clandestin.

Personne travaille ici. On est "gratuivores".

On vit sans argent,

sans carte de crédit, sans compte en banque.

Le gaspillage de la société

de consommation suffit pour nous faire vivre.

Vous ne pouvez pas vivre

- que de choses gratuites ? - Si.

- On récupère, on répare, on troque. - Et pour la nourriture ?

On glane à la fin des marchés et on récupère des produits périmés

dans les magasins. Vous pouvez pas

imaginer le gaspillage.

On vole rien.

Faudra dire ça au proprio, il n'a jamais vu de loyer.

C'est pas à louer, cet appart.

Encore un proprio qui fait de la spéculation immobilière.

Continuez, restez à sa botte,

on bougera pas !

On n'est pas là pour le squat.

Joachim Brisset, il faisait quoi au sein de la communauté ?

Pourquoi "faisait" ?

Parce qu'il est mort.

Un empoisonnement ?

L'autopsie nous le dira. On va saisir votre nourriture.

Et les poubelles.

Joachim n'a pas dîné là, hier.

Il est parti dans l'après-midi, il est pas rentré.

Ca vous a pas inquiétés qu'il ne rentre pas ?

Non.

On est libres.

On doit quelques heures par jour à la communauté, c'est tout.

C'était quoi, son rôle

dans la communauté ?

Je vous ai posé une question.

Vous pouvez me montrer sa chambre ?

Ouais.

Tous ces livres étaient à lui ?

Il en trouvait tous les jours

dans les poubelles.

Comment il est arrivé parmi vous ?

On était potes de la fac.

Il y a 6 mois, je l'ai vu dans une fête, complètement déprimé.

Son père lui foutait la pression

pour qu'il trouve un travail mais Joachim voulait reprendre

le contrôle de sa vie, lui donner un vrai sens.

En lisant ?

C'est quand, vous,

la dernière fois que vous avez lu un livre ?

Les annonces immobilières, c'est pas de la grande littérature.

Mais bien sûr !

C'était ça, le rôle qu'il avait au sein de la communauté.

Toutes les adresses entourées.

Les petites croix.

Hier soir, il cherchait un nouveau squat.

Vous avez intérêt à me répondre, sinon je vous mets en garde à vue.

Il adorait ça parce qu'il fallait aller se promener, observer.

Il le faisait souvent la nuit car on repère plus facilement les lieux

- où les lumières s'allument pas. - Il a déjà eu des problèmes

- avec un propriétaire ? - Ca vous arrangerait

de mettre sa mort sur le dos de notre mode de vie !

Je voudrais arrêter le meurtrier.

Le gagnant est la strychnine.

Traduction : de la vulgaire mort-aux-rats.

Le meurtrier l'a mélangée à son dernier repas.

Ce produit ne se vend plus depuis 3 ans.

Tu peux nous dire

- comment ça s'est passé ? - Entre le dosage établi et le bol

alimentaire, il a dû ingurgiter

le plat fatal entre 15mn et 1h avant que le poison ne fasse effet.

Il faut trouver où il a dîné et avec qui.

C'est quoi le délire avec Garano ?

Garano ?

- Ouais. - Le témoin

de ce matin.

C'est mon indic,

bordel !

Je reviens. D'abord,

tu dis bonjour.

C'est de pire en pire ?

C'est comme ça depuis ton accident. Elle lui en veut.

Si tu veux auditionner mon indic, tu viens m'en parler.

Il y a des règles, c'est comme ça !

Indic ? Vraiment !

Non, mais ça pourrait.

Benoît ?

On frappe.

- Benoît ? - Tu sais tout.

Salut, Yasmine ! Tu fais le brief avec nous ?

J'étais avec le commandant qui m'aide sur une enquête.

L'agression du casino. Heureusement qu'il est là !

Sinon, comment je peux m'en sortir ?

On en est où ? Sur le remplacement de Jean-Baptiste ?

Cessez de râler. Dumas a repris le boulot, 25 % d'effectifs en plus,

c'est déjà formidable. Ah oui, j'oubliais !

C'est vous qui avez son certificat

- de reprise ? - Non.

Notre société vit dans le gaspillage,

mais c'est elle qui les nourrit. C'est des parasites !

Antoine ?

T'as fait connaissance avec Pépito ?

Pépito ?

C'est JB. Il voulait être sûr qu'on pense à lui.

On fait le brief ? Je dois récupérer Lucas.

Oui.

Après, t'iras voir Attia, elle réclame ton certificat de reprise.

Je l'ai déposé ce matin.

- Ca rend amnésique, la grossesse ? - Je sais pas, j'ai oublié.

Joachim avait repéré

- une dizaine d'endroits. - On a affaire à un propriétaire

ou à un voisin qui veut se débarrasser des...

Des parasites ?

Vous trouvez pas ça bizarre qu'un fils

appelle son père 3 fois par semaine en lui mentant

sur l'endroit où il est et sur ce qu'il fait ?

Il lui a menti pendant 6 mois.

Ca aurait été plus simple de broder autour de la vérité.

Ca aurait fait

un demi-mensonge.

On dirait une spécialiste.

Téléphone.

Non, je sais pas mentir. Je suis pas une menteuse.

Un problème ?

"Maman, si t'es pas là

"avant 18 heures,

"pas la peine de rentrer."

17h59, yes !

Oh là là !

Ca a l'air grave.

- On en a marre. - T'es jamais là.

- Vous exagérez ! - Tu veux voir ? On a tout noté.

- C'est pour le juge. - Ou pour la Ddass.

Papa sera obligé de nous prendre chez lui.

Bon !

Ces dernières semaines, j'ai pas été tellement là

mais je vais faire des efforts.

Les promesses, on n'en veut plus, on veut des actes.

Demain, tu prends

ta journée.

Demain, c'est mercredi.

Et toute la journée, on va à la plage !

- Ouais, OK. - OK.

- OK ! - Pas plus d'enthousiasme ?

On est contents.

- Ben oui ! - Mains.

- Désolé. - C'est pas comme si on avait

10 enquêtes à faire.

Candice n'est pas là ?

Non.

Sonneries.

Une journée à Cuba ?

T'as la photo aussi ?

C'est quoi, ce délire encore ?

Recette du demi-mensonge.

Allez, on y va !

Regarde, il n'y a pas de doute.

C'est d'ici qu'il a fait sa fameuse photo cubaine.

Salut.

Oh !

Buenos Dias. Vous tombez bien.

Le Cuba Libre vient d'ouvrir.

C'est un peu tôt pour l'apéro.

Vous pourrez leur montrer la photo

de Joachim. Il a dû téléphoner à son père d'ici.

Et ?

Ca fait un bon début pour reconstituer son emploi du temps.

Et toi, tu...

Quand je vous regarde,

je me dis que j'ai du retard à rattraper au niveau du bronzage.

Un petit café, je suis pas contre... Ou un thé vert.

Sans sucre, avec des petits trucs à manger.

Les enfants, vous voulez quelque chose ?

Non ?

Tu m'as mis de la crème dans l'oeil !

Va faire des câlins à ta bouée canard !

- C'était un plan pourri. - Personne reconnaît

Joachim.

C'est pas possible.

Joachim n'avait pas

de portable.

On lui a donc donné l'autorisation pour appeler du fixe.

Vous vous êtes fait balader.

On va retourner travailler à la circulation,

- on laisse bosser les pros. - On parlera des récups.

Ca fait un mois que j'ai pas passé un mercredi avec mon fils.

- J'avais oublié combien... - Ouais.

Faudrait aller à Villeroy. Joachim avait coché des maisons

- et il y a aussi des plaintes. - OK, mais avant, dépose-moi

- quelque part. C'est urgent. - Où ?

Au stand de tir, ça va aller vite.

T'as pas passé ton évaluation ?

Le médecin, c'était pour ta reprise ?

Oui, je l'ai eu.

Si Attia apprend que t'as repris avant tes autorisations ?

- Il n'y a que toi qui le sais. - Tu déconnes !

Quand j'ai appris que t'avais un gosse, j'ai rien dit. Fais pareil.

Langlois, écoutez-moi !

J'ai faim !

Rends mon pain ou je te casse la tête !

Ca fait une demi-heure

- qu'on a commandé. - T'as réfléchi pour mes vacances

- avec Clément ? - Oui, c'est beaucoup d'argent.

J'ai 17 ans. Je vais pas passer mes vacances avec toi et les casos.

Quoi ?

Moi, à ton âge, je travaillais pour payer mes vacances.

T'es parfaite.

S'il vous plaît !

Mes enfants sont affamés.

Désolé, on manque de personnel.

Je connais ça.

Depuis... hier ?

Non, ça fait une semaine

qu'on cherche.

J'ai été serveuse dans une grande brasserie,

ça me fait pas peur.

Mais ça date, non ?

Vous devez être opérationnelle.

Hé !

Regardez !

C'est comme le vélo, ça s'oublie pas !

N'insistez pas, j'ai pas votre taille.

Je suis désolé.

A votre service !

Non, c'est pas possible.

La plonge ?

Allez, zou !

Allez, au boulot !

Portable.

Oui ?

Euh... Non, pas vraiment.

Je suis un peu occupée.

Range ça ! Si le patron te chope avec, tu finis pas la journée.

Merci.

- Merci, au revoir. - Susana !

Je te laisse gérer la boutique, et la nouvelle...

"Vale" ! Je m'occupe de tout.

Tu fais quoi là ?

File sur la plage !

Les clients s'impatientent. Allez, zou !

- Et jus de goyave, vous avez ? - Non, on n'a pas.

Jus de kiwi, alors.

On n'a pas de jus de kiwi non plus.

Je vais prendre un cocktail multifruits et un banana split.

Vous croyez pas que vous exagérez là ?

C'est le prix à payer pour qu'on te laisse bosser.

Zut !

T'as déjà été serveuse ?

Oui, mais à l'époque,

on n'avait pas besoin d'un bac +12 en informatique.

Bon, comment on efface ?

Tu te débrouilles.

Bon courage !

Voilà !

- T'as compris ? - Oui.

Tu me sauves le coup.

Des clients m'ont demandé s'il était bon, le mojito.

Claro que si, hombre ! El mejor del mundo.

La machine à glaçons, elle marche comment ?

Tu es serveuse ?

Non ! Moi, je suis flic.

Et je sais que tu diras rien

parce que t'as un secret. Tu le connaissais bien, Joachim.

Tu lui donnais l'autorisation

de téléphoner du téléphone fixe.

Il a été empoisonné.

Et j'aimerais bien que tu m'aides.

Il était gentil, Joachim.

Il me parlait toujours en espagnol

et on se prêtait des livres.

Lundi, le jour de sa mort, il a dîné ici ?

Non, il est parti vers 18h, avant que le patron arrive.

Il aimait bien venir l'après-midi,

quand c'était calme.

Tu lui prêtais ton portable pour faire ça ?

Non, il a fait ça avec son ami.

- Son ami ? - Oui.

Il venait souvent ici, il discutait, il prenait un verre.

Parfois, Dan me laissait une enveloppe pour Joachim.

Puis parfois, c'était l'inverse.

- Lundi, ils se sont vus ? - Oui, mais ça s'est mal passé.

Ils se sont disputés.

Dan a dit à Joachim que s'il arrêtait,

il devait lui rendre

son argent. Vous... Enfin !

Je pense que c'est Dan qui l'a tué.

Tu sais où je pourrais le trouver ?

Avant de t'asseoir, tu peux me faire un mojito ?

Merci de t'être occupé des enfants.

Ca valait le coup.

Et vous, vous avez trouvé quoi sur Dan ?

Les gratuivores ne le connaissent pas.

Ils sont sincères, je pense.

Si Joachim allait rencontrer Dan au Cuba Libre,

c'est qu'il voulait rester discret.

Il manigançait un truc

dans le dos de ses potes ?

J'aimerais bien savoir ce qu'il y avait dans ces enveloppes.

Du fric ?

Qu'est-ce que Joachim pouvait bien vendre ?

Il y a un truc qui a de la valeur : la liste des maisons non occupées.

Pour un cambrioleur, ça vaut de l'or.

Je vais comparer la liste des logements notés par Joachim

avec celle des cambriolages.

Tu retourneras au Cuba Libre pour retrouver ce Dan. Candice ?

Candice ?

Vous avez fait votre choix ?

Non, on n'a pas de carte.

Je vous conseille l'espadon, je l'ai pêché ce matin.

On va regarder la carte.

C'est pour la 12 ?

Tes clients attendent depuis 10mn, ils vont manger froid !

Ils vont pas laisser de pourboire. J'en ai marre de partager les pots

- communs avec toi. - Râle pas !

- Candice ? - Oui ?

- Viens vite. - C'est ce que je lui dis.

Le type a déposé une enveloppe.

C'est Dan.

T'as raison, réchauffe-les !

Attendez !

Joachim a laissé quelque chose pour vous.

Je comprends pas.

Que contenaient les enveloppes ?

Il y avait ses textes avec des corrections.

Je suis Dan Moreau, l'éditeur

de Joachim.

J'ai une petite maison d'édition à Montpellier.

"1 an chez les fous d'Allah".

Non, désolé. Jamais entendu parler.

Vous plaisantez ou quoi ? Ce bouquin fait le buzz partout.

L'auteur s'est infiltré dans une communauté religieuse extrémiste.

Il était chez Ruquier

- la semaine dernière. - Quel rapport avec Joachim ?

Il écrivait "1 an chez les gratuivores".

C'était un infiltré ?

Oui. Il y a un an, Joachim m'a envoyé

le manuscrit de son 1er livre sur la séparation

avec sa petite amie. C'était bien écrit.

Je lui ai proposé de rejoindre ma collection "Coup de poing".

Il a d'abord refusé puis il a eu l'idée des gratuivores.

Il connaissait un gars

- dans une communauté à Sète. - Moïse.

Je le voyais 2 à 3 fois par semaine au Cuba Libre.

Je lui donnais mes corrections, j'étais super pressé de publier.

- Lui ne voulait plus. - Vous avez exigé le remboursement

de toutes les avances

- qu'il avait reçues. - Je l'ai bousculé.

Il avait de plus en plus de mal à critiquer ses camarades.

Classique dans ce genre d'infiltration.

Mais il allait publier !

Il voulait trop épater son père et son ex.

Dumas !

Je savais pas

qu'il était mort.

Sinon je serais pas venu ici apporter mes corrections.

Oui ?

Vous avez repris sans autorisation ?

Le certificat dit que je suis en bonne santé et mes tests sont bons.

Vous les avez passés après avoir repris.

Vous me faites chier alors que je veux reprendre mon travail !

- Ecoutez. - Gardez vos arguments pour la psy.

Elle nous dira si vous êtes apte ou pas.

Ne faites pas comme si vous n'étiez pas concerné.

Vous savez parfaitement

qu'un de ses camarades aurait compris.

Je l'ai protégé.

Je lui ai loué un studio pour qu'il travaille.

Il n'est pas mort tranquillement.

- A 100m de là où il est mort. - Qu'est-ce que voulait Attia ?

Elle s'énerve. J'hésite entre le titre de commandant et la médaille.

Quand même,

- ils auront pris le temps. - T'as choisi quoi ?

Si je suis commandant, je peux te piquer ta place.

En même temps, ça ferait plaisir

à ta mère, la médaille. Hein ?

On a relevé des empreintes de Joachim partout, mais pas que.

Son éditeur Dan a dit qu'il n'était jamais venu.

Son assassin

- aura peut-être laissé sa signature. - J'ai un ordi.

Il est bien placé, ce lit.

Un connaisseur de feng shui.

En revanche, l'ordinateur dessous, c'est bizarre !

Il a jeté des résidus de son dîner à la poubelle, super bizarre !

Une carcasse de poulet.

Ca correspond aux résultats

de l'autopsie. On l'embarque !

Le soir de sa mort,

Joachim quitte le Cuba Libre à 18h, il revient et dîne ici.

Il repart en vélo vers le squat et, un peu plus loin, il s'effondre.

Qui a mis la mort-aux-rats dans le dîner ?

Regardez ça.

"3 de mes camarades préparent une action violente pour cette nuit.

"Ils restent discrets

"mais j'ai fait parler M. Ils vont incendier un hangar de vêtements

"fabriqués au Bangladesh.

"M me demande de venir."

C'est les gratuivores qui ont mis le feu à l'entrepôt.

Un secret empoisonnant, ça.

On prend les empreintes

de tout le monde et on vérifie les alibis pour le soir du meurtre.

C'est ridicule.

Tu as laissé rentrer le traître dans la bergerie,

t'as dû te sentir trahi, non ? On commence par toi.

Camille !

Ca va vous sembler un petit peu bizarre,

mais je voulais vous poser une question.

Moi, en tant que femme.

Je dors mal depuis des semaines.

Je voulais savoir si la position du lit

avait de l'importance.

Bien sûr.

Il faut que le lit ne soit pas dans une zone où le qi prédispose

au conflit. Il est où dans votre chambre, votre lit ?

On a retrouvé ces cagoules.

On va les ramener chez nous.

Pour l'incendie,

on va laisser ça à Vidal. Pour le crime, on emmène Camille.

Elle a laissé ses empreintes au studio.

Chez Joachim.

N'importe quoi !

- Tu m'expliques ? - Elle est feng shui.

Regarde, Antoine, le positionnement du lit.

Il est en face de la porte.

Il répond aux règles de feng shui, comme dans le studio de Joachim.

Lui, il s'en fiche du feng shui.

Tu vas dans sa chambre,

et le lit est pile en travers.

Les énergies ne peuvent pas

passer, il devait très mal dormir.

Donc, c'est elle

qui a déplacé le lit, car ils étaient amants.

Oui, on couchait ensemble. Et alors ?

- La différence d'âge vous gêne ? - Non, le fait qu'il soit mort.

Je vous l'ai caché pour ne pas vous servir de suspecte idéale.

La preuve.

Mais vous le cachiez à vos copains.

Pourquoi ?

J'étais avec Moïse, avant. On préférait rester discrets.

Et le fait que Joachim louait un studio,

ça dérangeait pas vos principes ?

Le studio était un squat aussi.

Le soir du meurtre, vous avez déclaré

que vous étiez partie aux Halles, mais je vous crois pas.

Vous étiez avec Joachim, je pense.

Je me trompe ?

Je suis passée au studio après les Halles.

Joachim m'attendait.

Je suis partie avant 9h. Je voulais rentrer dîner avec les autres.

Vous n'avez pas mangé avec lui ?

Mais vous lui avez apporté le dîner, saupoudré d'un peu

de mort-aux-rats.

Pourquoi j'aurais tué Joachim ? Je l'aimais.

Pour le punir.

Si elle a déjà lu le livre,

- elle joue bien la comédie. - Ses empreintes

sont partout chez Joachim, même sur l'ordinateur.

Donc c'est une bonne comédienne.

Allô ?

Oui, bonsoir, M. Albert.

Euh... Je suis désolée,

je ne pourrai pas faire le service,

ce soir. Oui, je comprends.

J'ai peut-être une solution.

On va la laisser mariner

toute une nuit en cellule et demain, elle signera ses aveux.

On va pouvoir profiter de toi.

Ca se passe bien aux indemnisations ?

- C'est passionnant. - Tu fais quoi au juste ?

Je range les dossiers, je fais des piles

et je disparais dessous.

Ah ouais...

Je suis sûre qu'Audrey va finir par oublier

ce qui est arrivé à Antoine.

Tu retourneras sur le terrain.

Ca m'étonnerait. Je finis à 18h, ça l'arrange.

- Vous avez fini ? - Elle est jolie, la serveuse !

- Je prendrais bien un dessert. - Les moelleux

- au chocolat ! - Un moelleux.

Vous n'avez pas fini et vous voulez un dessert ?

T'es censée nous faire consommer.

Elle a raison, on jette trop.

Tu vas devenir gratuivore si ça continue.

J'ai lu dans le bouquin de Joachim

que la solution à la faim,

c'est dans les poubelles.

Mais oui, les poubelles !

Tu vas où ?

Faire les poubelles !

- Même ça, ça me manque. - Donc pas de dessert ?

- Il faut que je te parle. - Non, jamais pendant mon service.

Je suis en service aussi.

C'est toi qui donnais de la nourriture à Joachim ?

Bouge pas !

- Police. - Les mains

dans le dos !

Attends, Chrystelle.

Tiens, à toi l'honneur, JB.

- T'es sûr ? - Oui.

Ca m'avait manqué, ça.

Allez !

Merci.

Ca va ?

Ca, c'est le produit qui a servi à empoisonner Joachim Brisset.

On l'a retrouvé

dans ta remise avec tes empreintes.

Je voulais pas le tuer. Il est périmé, ce truc-là.

Je voulais le rendre malade.

Pourquoi ?

Pour le dégoûter de la bouffe, pour qu'il revienne plus.

Il avait convaincu Susana de parler

au patron pour qu'il lui file les restes pour une association.

C'était pour lui et ses potes. Des parasites, voilà ce que c'est.

Comment tu le sais ?

J'ai ouvert une enveloppe qu'il avait laissé traîner sur le bar.

J'ai pas fait d'études, mais je sais lire.

On travaille, on est des crétins car on peut vivre sans.

C'est sur notre dos qu'ils vivent.

On se débarrasse des parasites avec un dîner à la mort-aux-rats ?

Je bosse 15h par jour depuis mes 16 ans.

Vous savez ce que c'est le boulot en cuisine ? Avec les heures sup

pas payées, le chômage, l'hiver ? J'ai une femme et 2 gosses.

Les restes de bouffe, c'était pour eux.

Je revendais aussi.

J'en suis pas fier mais je le mérite.

Je bosse. Je suis pas un rat qui doit faire les poubelles.

Joachim n'était pas un gratuivore. Il écrivait un livre sur eux.

Je vous jure que je voulais pas le tuer. C'est vrai.

S'il vous plaît, croyez-moi.

Mes gosses ont besoin de moi, je peux pas aller en prison.

Dites-le à la juge que je voulais pas. Je voulais le rendre malade.

S'il vous plaît.

Ca me regarde pas, mais je pense pas

- que Joachim vous jouait la comédie. - Ah non ?

Je me demande même s'il n'allait pas tout vous avouer.

En vous laissant rentrer

chez lui, aller sur son ordi, il voulait vous mettre sur la voie.

Je suis pas sûre que le livre,

il l'aurait publié.

Je peux y aller ?

Il y a le père de Joachim qui est dans le couloir.

Il aimerait bien vous parler de son fils.

Tout est là.

Vous pensez au moment

où on vous a tiré dessus ?

Au début, ça revenait pas mal, sous forme de mauvais rêves,

comme quasiment toutes les nuits.

Puis de moins en moins. Aujourd'hui, quasiment plus.

Quelle image revient ?

A vrai dire, aucune.

C'est comme si ça s'était... effacé progressivement de mon esprit.

En êtes-vous sûr ?

Oui.

Bonjour.

T'es pas en planque ?

Non. J'ai fini mon enquête cette nuit.

Du coup, on pourrait reprendre là où on s'est arrêtés.

Tu sais...

Mon affaire de casino.

Tu veux des infos sur Luc Garano, c'est ça ?

C'est ça.

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