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�dition sp�ciale ! Le Tueur au Narcisse frappe � nouveau !
�dition sp�ciale ! �dition sp�ciale !
Passez-moi Scotland Yard.
Allo ? Allo ?
LE NARCISSE JAUNE INTRIGUE SCOTLAND YARD
Votre attention, s'il vous pla�t !
Arriv�e du vol 246 de Global Airways en provenance de Hong Kong.
- Voulez-vous que je l'ouvre, Mr Tarling ? - Oui, s'il vous pla�t.
Nous avons imm�diatement tout bloqu�
d�s que nous avons re�u votre t�l�gramme de Hong Kong.
- Bien. Qui d'autre est au courant ? - Personne en dehors de cette pi�ce.
- Et elles sont toutes adress�es � Lyne ? - Lyne & Co, imports chinois, Londres.
- De l'h�ro�ne ! - Vous aviez raison, Mr Tarling.
- Quand ces caisses sont-elles arriv�es ? - Il y a trois jours de Hong Kong.
En colis-express. Et personne de chez Lyne n'est venu les r�clamer ?
- Non. - Gardez tout �a sous cl�.
Qui est l� ?
- Smith ! La voiture de Mr Tarling est l�. - Je viens.
Mr Tarling arrive...
- � bient�t. Et merci pour l'auto. - Je n'ai pas appel� de voiture.
- Vous ? - Smith !
Quelque chose est tomb� ?
- Ling Chu ! Que faites-vous ici ? - Je viens saluer un haut fonctionnaire,
qui est aussi un ami. Autrement dit, devoir et plaisir s'associent.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? - Quelque chose est parti en fum�e.
Lyne & Co, import-export chinois.
- Bonjour. - Bonjour.
- Ces narcisses ne sentent rien. Puis-je ? - Ils ne vous plaisent pas ?
- Alors maintenant, ce sont des vrais ? - Qui voudrait importer des imitations ?
- Mr Tarling, je suis juste employ�e ici. - Mais pas depuis longtemps, n'est-ce pas ?
Question de point de vue.
Apparemment, beaucoup de choses ont chang� ici depuis la mort du vieux.
Par exemple cette pi�ce.
- Et probablement aussi l'atmosph�re. - Puis-je vous demander ce que vous voulez dire ?
En d'autres termes, je parlais de Ray.
Il ne peut pas avoir chang� aussi subitement, non ?
Comme je le disais, je suis juste une employ�e ici.
- Puis-je faire autre chose pour vous ? - Oui. Dites-moi comment vous vous appelez.
Anne Rider. Ce sera tout ?
Non. Autre chose...
Connaissez-vous ceci ?
"Pour Min Ho, Hong Kong. Demande urgence r�p�ter commande fleurs artificielles,
exp�dition par Global Airways. R�p�te : urgent ! Lyne, Londres."
- Oui, je l'ai vu. - La cargaison est l� depuis trois jours.
Si c'�tait si urgent, pourquoi rien n'a �t� fait pour les r�cup�rer ?
Pour r�cup�rer quoi ?
Les narcisses, Mr Lyne.
- Qui a envoy� ceci ? - Je ne sais pas.
Voyez avec Mr Milburgh.
Mon cher Tarling ! Vous auriez d� me pr�venir que vous veniez en Angleterre !
J'aurais organis� une grande r�ception pour vous accueillir.
J'en ai eu une. Avec des feux d'artifice.
Ah bon ?
Entrez !
- Tarling. - Comment allez-vous, Milburgh ?
Je n'ai pas envoy� �a. Il n'y a aucune copie dans la correspondance.
- Comment le savez-vous ? - Cela fait partie de mon travail de savoir.
- Mais Mlle Rider s'en souvenait. - Alors elle doit avoir fait erreur.
- Le bureau de poste aussi ? - Est-ce si important ?
- C'est possible. - Baker saura peut-�tre quelque chose.
- Baker n'est pas venu ce matin. - Qui est Baker ?
Mon chef de bureau. Qu'il vienne me voir d�s qu'il arrive.
Oui ?
- Un appel pour Mr Tarling. - C'est pour vous, Tarling.
Merci. Oui ?
Mr Tarling, un monsieur veut vous parler. Son nom est Ling Chu. Je vous le passe.
- Anne, que cherches-tu ? - Le t�l�gramme.
- Ce t�l�gramme n'a jamais exist�. - Mais il �tait l�.
Anne !
Je repasserai.
Si vous apprenez quelque chose au sujet de ce t�l�gramme,
dans ce cas appelez-moi � l'h�tel Brunswick.
- Maisie, appelez Mr Baker chez lui. - J'ai d�j� essay�. Pas de r�ponse.
Essayez encore, Maisie.
Il y a un vieux proverbe chinois qui dit "pas de naufrage sans �pave."
- Vieux ? Vous venez de l'inventer. - Bien s�r.
La principale occupation des chinois est d'inventer d'anciens proverbes.
- Savez-vous qui c'est ? - Non, mais je sais qui c'�tait.
- Baker, chef de bureau chez Lyne. - Quelqu'un a peur.
- Il y a un autre proverbe chinois... - Oui, mais gardez-le pour Scotland Yard,
ils aiment s'amuser eux aussi de temps en temps.
Venons-en � notre affaire, Tarling.
Vous voudriez examiner le dossier du Tueur au Narcisse. Pourquoi ?
Ling Chu appartient � mon bureau des narcotiques � Hong Kong.
Il pense qu'il tient une piste.
Et pourquoi n'en avoir jamais inform� la police ?
La parole est d'argent, le silence est d'or, Sir Archibald.
Monsieur, quand on est confront� � une affaire de drogue
o� les sommes se comptent en millions...
- ...m�me la police peut �tre soudoy�e. - � Hong Kong peut-�tre,
- ...mais pas � Londres. J'ose esp�rer. - Un vieux proverbe chinois dit :
"L'espoir est la r�compense de l'innocence. Le soup�on est la punition de l'exp�rience."
Nous n'irons pas loin avec votre double jeu chinois, Ling.
Sir Archibald pr�f�rerait-il une formulation plus contemporaine ?
- Mieux vaut rester concentr�s. - Oui, et le probl�me est que...
toutes ces filles ont �t� tu�es apr�s avoir parl� � Ling Chu.
- Connaissez-vous l'inspecteur-chef Whiteside ? - Whiteside ?
- Non. Pourquoi ? - Il travaille sur cette affaire.
Allez lui parler. Vous le trouverez au Cosmos Club.
Pourquoi le Cosmos Club, si je puis me permettre ?
Parce que c'est l� que toutes ces filles travaillaient.
Et chaque fille �tait l�-bas le soir de sa mort.
Par ici, Inspecteur. Mademoiselle Gloria r�p�te en ce moment son nouveau num�ro.
- Bas les pattes, Trudy ! - Je voulais changer vos fleurs.
- Occupe-toi de ce qui te regarde. - Mais c'est mon travail.
- Je dois les garder ou les jeter ? - Ni l'un ni l'autre.
- Alors que dois-je faire ? - Tu poses trop de questions.
- Vous cherchez quelqu'un ? - Oui, l'inspecteur Whiteside. Il est ici ?
- Oui, � c�t�. - Merci.
Oui, elle �tait ici.
Seule ?
- Une fille dans son genre n'est jamais seule. - Dans ce cas, avec qui �tait-elle ?
Je vous l'ai dit, je ne m'en rappelle pas. Pourquoi vous me demandez � moi ?
- Vous le connaissez ? - Pourquoi ?
- Allez attendre dans votre loge. - Pourquoi ? Je vous ai dit ce que je savais.
Fais ce qu'il dit, mon chou, pas la peine de s'embrouiller avec eux.
- Oui ? - Jack Tarling,
services de s�curit� de Global Airways. Le commissaire m'envoie vous voir .
- Pourquoi ? - Nous allons travailler ensemble sur l'affaire.
Je vois.
- Allo ? - C'est moi, Putek. Tarling est l�.
- Qui �a ? - Tarling! Il est au club...
et il parle avec l'inspecteur Whiteside. J'ai pens� que c'�tait important pour vous.
- Trudy, o� sont... - Katja ! Que fais-tu ici ?
- La police est l� ! - La police ?
- Et c'est tout ? - Ce n'est pas suffisant ?
Un : de l'h�ro�ne dans des tiges de narcisse. Deux : Ling Chu interroge les filles.
Et trois : des narcisses sur les cadavres.
Pourquoi votre chinois ne vient pas me raconter tout �a, s'il en sait tant ?
Je suis d�sol�. Ling Chu est dou�, mais il travaille � sa fa�on.
Comment �a, � sa fa�on ?
Ici nous sommes en Angleterre, on n'est pas � Hong Kong.
Et moi je maintiens que le coupable est un maniaque sexuel d�rang� !
Mais pourquoi ?
Un : trois filles aux airs de mannequin, �a signifie du sexe !
Deux : trois filles tu�es avec le m�me couteau, �a veut dire un meurtre !
Trois : trois corps avec des narcisses, c'est de la folie !
Vous m'avez dit que votre Ling Chu est sur la trace d'une bande de trafiquants de drogue.
�videmment, il a parl� � plus d'une centaine de filles !
Toutes du m�me genre, qui courent � leur perte.
Tr�s bien. Admettons qu'il y a un lien.
- Qu'attendez-vous de moi ? - Tenez-moi au courant.
- J'en ferai de m�me avec vous. - Est-ce vraiment indispensable ?
Pardon ! Si je tire quelque chose de Lyne, je vous le ferai savoir.
Tarling...
Je sais, �a va donner du fil � retordre, hein ?
Fermez toutes les issues ! Que personne ne sorte !
- Excusez-moi ! - Qui �tes-vous ?
- Trudy Mahler. Je travaille ici. - Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Le chat a renvers� le vase. �a m'a fait un choc !
Un choc ? Suivez-moi. J'ai � vous parler.
- De quoi ? - De meurtre.
Nous avons un vieux proverbe : les Anglais ont apport� trois bienfaits � la Chine.
Le gin irlandais, le whisky �cossais, et les tailleurs anglais.
- Quelqu'un est sorti par ce c�t� ? - Je ne sais pas. J'�tais dans le bureau de Putek.
- O� j'ai trouv� ceci. - C'est ce que vous cherchiez ?
Non. Je cherchais l'adresse d'une fille qui s'appelle Katja.
Oh... Elle ?
- Oui. Elle est morte ? - Il s'en est fallu de peu.
Oh, je vous demande... Bonjour, Tarling ! D�cid�ment, vous �tes partout !
Bonjour.
- Vous achetez toutes vos affaires ici ? - Oh, seulement en cas de besoin.
- Pauvre Baker. Vous avez appris ? - Oui.
Eh bien, nous ne saurons jamais pour le t�l�gramme, hein ?
Tarling, passez donc me voir. Vous �tes toujours le bienvenu.
- C'est tr�s aimable. - Messieurs !
Anne ?
Qu'avez-vous ? Vous pensez toujours � ce pauvre Baker ?
T�l�phone, Mr Lyne.
Mes amis m'appellent Ray, Anne. Voudriez-vous que nous d�nions ensemble ?
- Je suis d�sol�e, j'ai un rendez-vous. - Alors demain ?
Dois-je r�pondre, Mr Lyne ?
Anne, vous n'avez aucun c�ur, alors que c'est le plus beau des printemps !
- Il ne d�croche pas. - Ce n'est pas grave. Je connais le chemin.
Mr Tarling, s'il vous pla�t ! Vous ne pouvez pas entrer sans rendez-vous !
- Oh ! - Que voulez-vous ?
Ne m'aviez-vous pas dit que j'�tais toujours le bienvenu ?
- Puis-je disposer ? - Pour le moment, oui.
Une seconde, Mlle Rider. Avez-vous d�couvert qui a envoy� le t�l�gramme ?
Ce sera tout !
Tarling, on vous a d�j� dit que Rider s'�tait tromp�e.
Elle n'a jamais vu le t�l�gramme.
Pourquoi Tarling est-il revenu ?
Il cherche toujours ce t�l�gramme.
Il ne croit pas que Baker l'a envoy� ?
Oliver... Pourquoi Baker s'est-il suicid� ?
Je... Je ne sais pas.
Et pourquoi ce t�l�gramme est-il si important ?
�a me semble clair, Baker �tait m�l� � une histoire de drogue.
En se servant de la r�putation de la compagnie comme couverture.
Votre compagnie a-t-elle toujours cette bonne r�putation ?
- Oui ? - Charles a fait venir Mr Keene.
Qu'il attende. O� allez-vous ?
- Je dois parler � Mlle Rider. - C'est tout � fait inutile.
Tarling, venez, venez ! Asseyez-vous. Je veux...
- ...vous pr�senter Peter Keene. - Peter Keene, qui est-ce ?
Son p�re commandait mon escadrille pendant la seconde guerre mondiale.
Mais il a �t� abattu, et depuis je m'occupe de Peter.
Mais il a de mauvaises fr�quentations, il a mal tourn�. Dettes,
- ...ch�ques sans provision, march� noir... - Charmant !
Oui, oui. Le pauvre bougre. Il n'a jamais �t� bon � rien.
- Pas m�me un bon criminel. - Comme qui, par exemple ?
Faites entrer Mr Keene.
Tous les amis de son p�re lui ont claqu� la porte au nez,
tous sauf moi.
- Salut, Ray. - Bonjour, Peter.
Si jamais je descends d'un train et que ta voiture ne m'attend pas,
- ...je sais ce que �a veut dire. - Tu parles trop, Peter.
Tu embarrasses Mr Tarling. Mr Tarling est un ami de la compagnie,
qui pense que mon p�re est un saint et moi un monstre.
Avez-vous jamais eu un dilemme ? Du genre qui m�ne droit dans le mur ?
- C'est l� qu'on reconna�t ses vrais amis. - Tu as l'air en forme ! Et ces vacances ?
J'ai envoy� Peter se reposer, apr�s un dur travail.
- Il veut dire des travaux forc�s. - J'en suis d�sol�.
Personne n'a demand� votre sympathie.
C'est enti�rement ma fichue faute s'ils m'ont attrap�.
- Je m'en vais, Mr Lyne. Au revoir. - � demain. Au revoir.
- Qui est cette jolie poup�e ? - Pas pour toi.
Tu lui cours apr�s ? Alors bien s�r, entr�e interdite pour tout le monde.
Tu embarrasses � nouveau Mr Tarling, Peter.
Les nanas se croient au septi�me ciel quand il est dans le coin.
Peter, voudrais-tu devenir serveur au Cosmos Club ?
- Oliver, qui est ce Peter Keene ? - Un des chiens de chasse de Lyne.
- Encore un ? - Oui, mais sans laisse, celui-ci.
- C'est presque pire. - Anne, aurais-tu f�ch� Lyne ?
Il voulait sortir avec moi. Je lui ai dit que j'avais d�j� un rendez-vous.
- Vraiment ? - Non.
- Si, avec moi. - � plus tard.
- Katja ? - Qui �tes-vous ?
Se conna�tre soi-m�me est le but inaccessible de toute sagesse.
C'est quoi, ce charabias ?
Un ancien proverbe chinois que je viens de composer.
D�gage, Confucius !
Pour Katja ! Je pense qu'elle en aura besoin.
- Vous en savez quelque chose, fils de pute ! - Parmi tous les anc�tres de mes anc�tres...
- Mis�re, salet� de voyou ! - O� est-elle ?
- Au Cosmos - B�te comme une oie.
- Ne sait-elle pas que... - Si ! Mais elle a besoin de la marchandise.
Et o� s'en procurerait-elle autrement ?
Je sais que ce n'est pas grand chose, Peter, mais il y a du travail � faire.
Conduis Mr Keene au Cosmos Club. Peter, voudrais-tu faire quelque chose pour moi ?
- Naturellement. Que veux-tu ? - R�cup�rer ma montre chez Heilbronn, d'accord ?
Il a dit qu'elle serait pr�te. Tu me la donneras ce soir.
- Il faudra aussi la payer ? - C'est pour toi.
Pas la peine de me donner d'argent, Ray. Tu as d�j� tant fait pour moi.
- Tu peux me demander n'importe quoi ! - Tu es un ange.
Prends-le quand m�me. Pour les frais.
Qu'est-ce qui vous amuse ?
Vous pensez toujours que mon p�re a h�rit� du monopole de la charit� chr�tienne ?
Je crois surtout que si votre p�re cherchait du travail pour quelqu'un sortant de prison,
- ...ce ne serait s�rement pas au Cosmos Club. - Pourquoi ? C'est un �tablissement respectable.
- Et le patron est un de mes amis. - Ah...
Peut-�tre a-t-il des informations sur le t�l�gramme ?
Pourquoi ne lui demandez-vous pas ?
- Mr Putek vous attend dans son bureau. - Merci.
On m'a dit que vous aviez une cl� qui peut ouvrir les machines � sous.
- Vous en voulez combien ? - Ce n'est pas dans vos moyens.
- C'est une bonne chose que tu sois l� ! - Pourquoi tout ce raffut ?
- Il faut qu'on s'en aille. - Oui, d�s qu'on aura de l'argent.
Non, tout de suite ! Ce matin on a tent� de me tuer.
Quoi ?
Mais, Trudy, qu'est-ce qu'on va faire sans argent ?
Putek va en cracher un morceau.
Charles, ch�ri, parle � Putek.
- Non, je ne veux pas �tre m�l� � �a. - Il te fait peur ?
N'importe quoi. Je ne veux pas tremper dans ces combines.
- Tu veux que ce soit moi qui lui parle ? - Trudy, ne dis pas des b�tises !
Ne t'approche pas de Putek.
Et si tu crois savoir quelque chose, oublie !
- Max, o� est Gloria ? - Pas encore.
- Je dois lui parler. - Katja, disparais.
Max ? Un whisky.
Oui.
J'ai d�j� dit qu'il y a eu un contretemps. Tes amis vont devoir attendre !
- Ah, mes amis... J'en ai besoin pour moi ! - Alors va voir ailleurs.
- Tu n'obtiendras rien ici. - Je ne crois pas.
La police ne te croira pas non plus apr�s que j'y sois all�e.
Je ne te conseille pas d'essayer, Katja. Et maintenant fiche le camp !
Gloria, pour l'amour de Dieu, rien qu'une pinc�e !
Tu veux que j'aille chercher Putek pour qu'il te jette dehors ?
- Vous connaissez Max, mon barman ? - Oui, je lui dois 10 livres.
Peter, je vous emploie uniquement pour rendre service � Mr Lyne.
- Pas de combines ! - Ne vous en faites pas, si Ray se porte garant,
vous pouvez �tre tranquille. Mais... vous devriez prendre �a.
- Qu'est-ce que c'est ? - La cl� des portes du paradis.
On m'a d�j� propos� beaucoup d'argent pour �a.
Charles !
Je vous ai demand� de ne pas rendre visite � mes employ�es pendant leur service.
Je suis terriblement d�sol�, Mr Putek ! Cela ne se reproduira plus.
Je suis vraiment d�sol�, Mr Putek.
C'est quoi, son probl�me ?
Allo ? Ling, o� �tes-vous ?
J'ai trouv� la fille aux cheveux d'or.
- Vous avez pu lui parler ? - Non.
- Bien, et maintenant ? - Maintenant, j'ai command� un Chop-suey.
- Vous lui parlerez. Je la vois plus tard. - Esp�rons-le en lieu s�r.
L'endroit le plus s�r pour un grain de sable, c'est la plage,
- ...dit un vieux proverbe chinois. - Ling, o� ?
Tant que l'Empire Britannique vivra, l'endroit le plus s�r au monde...
Piccadilly Circus.
L'endroit le plus s�r au monde.
Bien, merci.
Le m�decin de la police confirme qu'elle �tait toxicomane.
C'est toujours la m�me chose !
On commence par s�duire une fille avec de l'h�ro�ne
jusqu'� ce qu'elle soit pr�te � �couler la marchandise.
Quand les stocks diminuent, les filles deviennent dangereuses...
�tes-vous convaincu � pr�sent, Whiteside ?
Sur les motifs, oui. Mais je travaille toujours sur une affaire de meurtre.
Si Mr Tarling doit � nouveau rencontrer une victime,
il serait pr�f�rable de m'en informer au pr�alable.
Je ne peux vous informer que quand je sais moi-m�me quelque chose.
Ce qui semble �tre l'apanage de ce Mr Ling Chu.
- D'ailleurs, o� est-il, ce personnage ? - Aucune id�e, Monsieur.
Il �tait dans un restaurant d'o� l'on pouvait parfaitement voir le meurtre.
- Vous faites compl�tement fausse piste. - Peut-�tre.
Mais qu'un homme travaille pour vous ne fait pas de lui un incorruptible.
Les services secrets d'une compagnie a�rienne sont la couverture parfaite pour des trafiquants.
- Sans doute. Mais pas pour lui. - Ou pour un meurtrier astucieux.
Je parlerai � ce Mr Ling. Envoyez-le moi d�s qu'il se montrera.
- Autre chose ? - Oui, Monsieur.
- Quelqu'un devrait s'occuper de cette Trudy. - Qui ?
Trudy Mahler. Elle est serveuse au club, et elle a peur de quelque chose.
- Et t�t ou tard elle parlera. - Alors elle aura besoin de notre protection.
Merci, Mr Tarling. Je m'en suis d�j� occup�.
- Je vous quitte, Mr Putek. - Vous allez nous manquer, Trudy.
La police m'a pos� des questions. Je n'ai encore rien dit. Pour l'instant !
- Vous savez quelque chose ? - Je pourrais parler de certains narcisses.
Je crois que cela devrait avoir une certaine valeur pour vous.
R�fl�chissez-y, mais pas trop longtemps. Demain il sera peut-�tre d�j� trop tard.
- Que voulait-elle ? - Faire ses adieux, elle nous quitte.
- Ce n'�tait pas une amie de Katja ? - Je l'ignore. Pourquoi ?
Pour rien...
- Alors, on va o� ? - Qui �tes-vous ?
- Police ! - Je rentre chez moi. Un probl�me ?
Je vous raccompagne. O� habitez-vous ?
Au 114 Victoria Road.
C'est bon. Mettez le verrou. Je resterai � c�t�.
- Mais pourquoi faites-vous tout �a ? - Les ordres, Mademoiselle. Je peux ?
Je vous en prie.
Et maintenant, Mesdames et Messieurs, Mademoiselle Gloria !
Je ne me suis jamais cach�e dans les bois.
Quand j'�tais petite, j'ai d�couvert une chose.
Quand un homme me voit, il pense tout de suite � l'amour...
parce que je suis 100% nature.
Quand les hommes essaient, tant qu'assez souvent,
de me s�duire avec des diamants et des visons,
je sais que c'est juste pour ma figure...
parce que je suis 100% nature.
Quand vient quelqu'un qui me pla�t bien,
je suis humble et toute petite.
Alors je ne souhaite rien d'autre au monde
qu'il soit seulement un millionnaire.
Je suis une fille aussi pure que la neige...
O� est l'homme de haute vol�e ?
Celui qui cherche une femme avec un c�ur et de la culture...
parce que je suis 100% nature.
Les gens disent que je ne me comporte pas bien,
mais les gens, ce ne sont que des menteurs.
Un simple coup d'�il suffit, Mesdames et Messieurs, pour �tre s�r,
je suis 100% nature.
Qui sait, le jour viendra peut-�tre aussi pour moi
o� j'en rencontrerai un qui vraiment me plaira.
Je lui dirai : viens, ne sois pas t�tu...
parce que je suis 100% nature.
Oliver, qu'as-tu ?
- Tarling est ici. - Et alors ?
Je t'ai dit que tu devrais jeter tout �a.
Encore heureux que la police n'a pas trouv� �a dans tes poches.
- Ray, j'en ai besoin ! - Tu n'en auras pas en prison.
- Tu as assez bu. - Ray, je suis vid�e.
Rien ne peut t'arriver tant que tu gardes ton sang froid.
Mais comment ? La police a pass� toute la journ�e ici, et Tarling pose des questions.
- Il a parl� � qui ? - � tout le monde ici.
- Moi et Putek et Peter Keene. - Peter Keene ?
Qu'est-ce qu'il peut en tirer ? Comment jouer aux machines � sous...
- ...sans jamais perdre ? - Ne parle pas comme �a de Peter !
C'est un voyou mais il t'aime. �a ne signifie rien pour toi ?
- Il y a beaucoup de gens qui m'aiment, hein ? - Oui, mais Dieu seul sait pourquoi.
Qui d'autre Tarling a-t-il interrog� ?
Il s'int�ressait surtout � Milburgh et � la fille.
Anne ?
Ch�ri, laisse-la tranquille !
Puis-je ?
- Oui, avec plaisir. - Merci.
Peter, bas les pattes !
Ah, Ray, tu n'as pas � t'en faire. Tu sais, pour ce que je t'avais promis...
J'ai m�me donn� la cl� � Putek.
- Bonsoir, Monsieur. - Bonsoir.
- Anne ? - Oui ?
Ce matin, vous vous souveniez encore du t�l�gramme. Qui l'a exp�di� ?
- Ce n'�tait pas Baker, n'est-ce pas ? - Je ne sais pas. Je me suis tromp�e.
- Je ne l'ai jamais vu. - Oh, Anne...
Et qui vous a demand� de dire �a ? �tait-ce Lyne ? Ou Milburgh ?
Pourquoi tenez-vous tant � retrouver un t�l�gramme perdu ?
Pourquoi quelqu'un tient-il tant � le dissimuler ?
Le t�l�gramme a �t� exp�di� ouvertement comme une transaction commerciale.
Et vous l'avez vu, Anne. Ensuite, quelque chose s'est produit � Hong Kong...
et le t�l�gramme est devenu explosif. La copie a disparu des dossiers.
- Qui �tait-ce, Anne ? - Je l'ignore.
Il �tait manuscrit. De qui �tait-ce l'�criture ?
Anne, essayez de vous rappeler !
J'avais esp�r� une danse, Mr Tarling.
Apparemment, c'est devenu un interrogatoire.
Milburgh a d� retourner au bureau, un appel urgent de Hong Kong.
Il m'a demand� de l'excuser et de le repr�senter ici.
- Merci. Merci pour la danse, Mr Tarling. - Vous voulez danser ?
Merci.
- Vous voulez danser ? - Non.
- Et pourquoi devez-vous supporter �a ? - Oh, laissez-moi tranquille.
Puis-je entrer rien qu'un instant ?
- Non. Certainement pas. - Comme vous voudrez.
- Bonne nuit, Anne. - Bonne nuit.
- Un probl�me ? - Rien, Monsieur.
Alors arr�te ce petit sourire satisfait ! Je vais marcher. Passe me chercher demain.
Tr�s bien, Monsieur. Bonne nuit, Monsieur.
- Qui est l� ? - Police.
Il y a un monsieur qui pr�tend �tre votre mari.
- Charles, c'est toi ? - Qui veux-tu d'autre ?
Entre, mon ch�ri. Je ne l'attendais pas ce soir.
Rider a mis la puce � l'oreille au patron. Qu'est-ce que tu fais ?
- Comme je t'avais dit, on doit partir. - Sans argent ?
Comment �a, sans argent ? J'ai parl� � Putek.
Quoi ? Tu es devenue folle ? Je t'avais dit de laisser tomber !
L'homme sage porte une arme.
- Seul le fou appuie sur la g�chette. - Ling ! Comment �tes-vous entr� ?
Ling se rit des serrures. La devise de ma famille.
Le porteur du caf� noir vient avec de sombres nouvelles au destinataire.
- Piti�, pas d�s le r�veil. - Dois-je vous dire la v�rit� ?
- Oui, je pr�f�re. - Ils ont eu Trudy.
Quoi ? Mais elle �tait sous la protection de la police.
Malheureusement, personne n'�tait l� pour prot�ger la police.
M�me moi, je suis arriv� trop tard.
Mais d'abord, que faisiez-vous l�-bas ?
Trop de gens se promenaient dans les rues aujourd'hui.
- Qui, par exemple ? - Putek, Lyne, Milburgh.
Et �a pourrait �tre l'un des trois ?
C'est toute la question, mon ami.
Putek est inquiet, Milburgh a peur, Lyne est en col�re.
Les faits, Ling, rien que les faits.
Bien. Trudy �tait devenue dangereuse pour Putek.
Putek �tait devenu dangereux pour Lyne.
Et tous les deux, ils repr�sentaient un danger pour Milburgh.
- Vous pouvez �tre un peu plus clair ? - Milburgh m'a men� � Katja.
Un soir au club, elle a eu un malaise.
Pour lui rendre service... Milburgh l'a ramen�e chez elle.
Un peu maigre, cette histoire. Non ?
- Presque assez maigre pour �tre cr�dible. - Une histoire plausible.
- Vous en avez d'autres ? - Oui. Lyne voulait attaquer Mlle Rider.
Mais il n'a m�me pas atteint la surface de r�paration. J'ai emprunt� mon analogie...
- ... au football. - Tr�s spirituel.
- Vous d�siriez me voir, Monsieur ? - Vous avez lu les journaux, ce matin ?
Dois-je donner ma d�mission ?
Que diriez-vous si je confiais l'affaire � quelqu'un d'autre ?
Si vous pensez qu'un autre pourra faire mieux.
- Ling Chu �tait ici � l'instant. - Et il a tout r�solu ?
Non.
Mais il m'a fourni plus d'informations que je n'en ai jamais eu de mes propres hommes.
C'est d'abord Tarling qui a demand� notre aide. � pr�sent il semblerait
que c'est lui qui nous aide le plus.
Je veux savoir quelles sont vos intentions, Whiteside.
Vous allez imm�diatement parler � Sir Archibald !
Je ne peux plus continuer � vous inventer des excuses !
Je lui ai parl� tout � l'heure. Il s'est montr� tr�s compr�hensif.
Rien d'�tonnant.
Les m�thodes �prouv�es de Whiteside n'ont gu�re eu de succ�s.
Et o� allez-vous maintenant ?
M�me l'opposant aux m�thodes de la vielle �cole a besoin de sommeil.
Quand vous verrez Whiteside, dites-lui de garder un �il sur la voiture de Lyne.
- Pourquoi ? - L'assassin la conduisait en partant.
Jolie voiture, Mr Lyne. O� se trouvait-elle ce matin ?
� sa place habituelle. Devant mon appartement
Et comment est-elle arriv�e l�, Mr Lyne ?
- Mon chauffeur l'y a gar�e. - Votre chauffeur �tait mort.
Il ne vous est jamais venu � l'esprit qu'il avait pu la garer l� avant de mourir ?
Les voisins sont tr�s curieux, Mr Lyne.
Charles rendait visite � sa petite amie presque toutes les nuits
et laissait la voiture devant sa porte.
Tout comme la nuit derni�re. N'est-il pas hautement improbable
qu'il quitte son studio, ram�ne votre voiture...
et qu'il revienne juste � temps pour se faire tuer ?
S'il y a une autre explication, je vous souhaite de la trouver.
- Ah, Whiteside ! Il avait r�cup�r� sa voiture. - Elle ne lui a pas du tout manqu�.
La voiture �tait � sa porte ce matin.
- Il pourrait l'avoir conduite lui-m�me. - Oui, c'est possible, mais comment le prouver ?
Et Milburgh ?
Il se ronge les ongles et se plaint que la police le harc�le,
mais pas le d�but d'une mauvaise r�ponse.
Si je ne tire rien de plus de Putek, je fais mes valises.
Whiteside, attendez encore 24 heures.
- C'est assez long pour un miracle ? - Peut-�tre assez long...
- ...pour rafra�chir la m�moire de Mlle Rider. - Elle ne s'est pas pr�sent�e ce matin.
- Qu'est-ce que �a veut dire ? - Je ne sais pas.
Un instant, s'il vous pla�t !
- O� est Anne ? - Mlle Rider ne travaille plus parmi nous.
- Pourquoi �a ? - Demandez donc � Mr Lyne.
- O� est Mr Lyne ? - Il vient de partir. Chez lui, je crois.
Ces ouvriers sont si n�gligents.
Il aurait pu y avoir un accident, non ?
Que faites-vous ici ?
Je devais d�poser quelque chose � la petite.
Que d�posiez-vous ?
Elle a perdu sa pantoufle de verre pendant le bal hier soir.
Ah... Et vous �tes son prince qui lui retourne ?
- Oui, mais elle n'est pas l�. - Allons v�rifier ensemble.
Ne m'en veux pas, Ray. Je suis vraiment d�sol�.
C'est juste de la malchance si je suis tomb� nez � nez avec Tarling.
�a, je m'en fiche. Mais du coup, la poup�e a sauv� ses fesses.
- Que faites-vous ici ? - Je travaille l�. Vous vous rappelez ?
Je suis l'honn�te Peter Keene. Ou bien le bar reste-t-il ferm�
par respect envers les d�funts ?
Oh, la ferme ! D�barrasse-moi de �a !
- Du calme, Gloria. - Sers-moi un verre.
- Le bar est ferm�. - Allez, esp�ce d'idiot !
Entendu, mais rien qu'un.
Qu'est-ce que vous faites l� ?
J'essaie de comprendre pourquoi vous avez �t� renvoy�e.
Probablement parce que mon travail n'apportait pas satisfaction.
Pendant ou apr�s les heures de bureau ?
Vous trouvez sinc�rement que c'est une question �l�gante ?
Excusez-moi, mais je doute
que Lyne appr�cie qu'on lui claque la porte au nez.
Alors �a doit �tre l'explication.
Possible... Ou peut-�tre avez-vous pris 500 � dans la caisse ?
Je vous demande pardon ? C'est ce qu'on vous a sugg�r� ?
Pas � moi, mais � la police.
La police ?
Ils ont fouill� ici avec un mandat. Du bon travail, mais...
ils n'ont pas trouv� ceci.
500 livres dans votre linge. Est-ce Milburgh qui les a mis l� ?
Non.
Pourquoi en �tes-vous si s�re ?
- Il est votre amant ? - Non !
Mais il �tait ici la nuit derni�re, apr�s le d�part de Lyne.
Il aurait facilement pu cacher l'argent.
Non, il n'est rest� que quelques minutes.
Vous voulez dire que c'est vous qui avez vol� cet argent ?
- Qu'en pensez-vous ? - Ce que je pense ?
Par exemple que c'est Peter Keene qui a d�pos� cet �uf pourri.
- Peter Keene ? Pourquoi donc ? - Parce que Lyne lui a dit de le faire.
- Lyne n'avait pas besoin de �a pour me renvoyer. - Certainement.
Ou alors vous pensez que tout ceci, c'est parce que je ne me suis pas laiss�e s�duire ?
Et pourquoi pas ?
- Il voulait vous compromettre. - Me compromettre ? Mais pourquoi ?
Condamn�e pour vol, votre t�moignage aurait eu peu de valeur au tribunal.
Mon t�moignage ? � propos de quoi ?
� propos de savoir qui a envoy� le t�l�gramme. Anne !
- C'�tait Lyne lui-m�me, n'est-ce pas ? - Mon Dieu, encore cette histoire de t�l�gramme !
Vous ne pensez donc � rien d'autre qu'� cette commande ridicule de fleurs en plastique ?
Non! Ces vulgaires fleurs �taient une commande d'h�ro�ne,
pour un montant de plus de 200.000 livres !
Qu'est-ce qu'il fiche ici ?
Il cherche Putek.
Sers-moi un double. Allez !
- Que puis-je faire pour vous ? - Seule la mort, Mr Putek,
peut venir � bout du bavardage du fou. Un vieux proverbe chinois
qui n'est plus valable de nos jours.
�coutons le bavardage de deux fous
qui ont rejoint leurs anc�tres la nuit derni�re.
- Qu'est-ce qu'on va faire sans argent ? - Putek va en cracher un morceau.
- Mais �a ne prouve pas ce que vous pensez ! - Mr Putek,
dans ce pays, un enregistrement audio n'est peut-�tre pas une preuve.
Mais la police est toujours tr�s heureuse de l'�couter.
Et la crainte du chantage constitue un bon mobile de meurtre.
Mr Putek, je vous prie, ne fuyez pas.
Apr�s vous, Mr Putek.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Je vous aide � quitter la ville.
Puis-je au moins vous demander pourquoi ?
Lyne a probablement tout entendu par Peter Keene, et par la police.
Et alors ? Il m'a vir�e. Que peut-il me faire de plus ?
Rien, si ce n'est que vous �tes trop proche de lui.
Mais il a un instinct criminel.
Il sait qu'il n'a pas d'autre moyen de sauver sa t�te !
- Vous voulez dire... - Un meurtre ! Voil� ce que je veux dire.
Ray Lyne ? Je ne peux pas le croire.
Anne, faites votre valise.
Au fait,
Lyne sait-il o� vit votre m�re ?
Non. Et vous ?
- Vous aviez une lettre d'elle. - Vous avez des mani�res d�sagr�ables.
La fin justifie les moyens.
Vous resterez chez votre m�re ce soir.
Demain je vous trouverai un autre endroit.
- Mais, ch�ri, il faut que je te parle. - Tu es ivre, Gloria.
- Bien s�r que oui, qu'est-ce que tu crois ? - Rentre chez toi.
- Tu passeras me voir ? - Je ferai mon possible.
Il le faut ! Je n'en peux plus. La police a pass� la moiti� de la journ�e ici.
- Et Putek est parti avec le chinois. - Quoi ? O� ?
Comment le saurais-je ?
Restez � l'int�rieur. Et ne parlez � personne d'autre qu'� votre m�re.
Et ne r�pondez pas au t�l�phone. Si quelqu'un vous demande,
dans ce cas votre m�re ne sait pas o� vous �tes.
Je passerai vous voir demain quoi qu'il arrive. Entendu ?
Oui, c'est bon.
Prenez soin de vous, Anne.
C'�taient des adieux tr�s touchants.
Ray, tu veux d�j� t'en aller ? Je sais que tu veux te d�barrasser de moi.
Tu n'as d'yeux que pour cette petite oie � ton bureau.
Qu'est-ce que tu fais ?
Un simple avertissement pour t'apprendre � mieux choisir tes amis � l'avenir...
comme Putek.
Non ! Non !
Non ! Non, non !
Non ! Non !
Bonjour, j'ai re�u votre message.
Et vous n'avez toujours pas donn� votre d�mission ?
Nous devions bien attendre 24 heures, non ?
- Avez-vous trouv� Mlle Rider ? - Oui. Elle est en de bonnes mains.
- Tu es s�r que c'est la meilleure solution ? - Malheureusement oui.
- Oliver, est-ce vrai ? - Quoi ?
Ce que dit Jack Tarling. Que Lyne...
Pouvez-vous r�essayer mon num�ro ?
- Qu'il fait du trafic de drogue. - Je... Je n'en sais rien.
- Toujours pas de r�ponse. - Laisse sonner plus longtemps.
Et s'il ne me croyait pas ?
Il te croira ! Il est persuad� d'�tre un grand tombeur.
- Allo ? - Ray ? C'est Anne.
J'ai essay� de vous joindre toute la soir�e, Ray.
- Mais je n'ai pas pu me d�barrasser de Tarling. - Vous �tes une jeune fille raisonnable, Anne.
Retrouvons-nous � 10 heures au Phantasie-Bar.
J'ai d'autres choses � r�gler d'abord. � tout � l'heure.
Que feriez-vous � ma place ?
J'arr�terais Lyne.
Pour avoir renvoy� une secr�taire qui refusait ses avances ?
Apr�s tout, il a essay� de la faire accuser.
Essayez d'expliquer �a au tribunal. Je suis policier, Tarling.
Je ne peux pas accepter une th�orie aussi facilement.
Vous affirmez que Lyne est un assassin qui passe de la drogue cach�e dans des narcisses.
Oui.
Mais vos preuves ont �t� d�truites.
Si j'essaie d'arr�ter un homme comme Lyne sans preuves,
je n'aurai m�me pas besoin de d�missionner.
- Je retournerai rapidement � la circulation. - Vous pr�f�rez attendre un autre mort ?
Je... Je vais parler.
- Je vais tout vous dire. - Pas tout.
Seulement la v�rit�.
Oui, oui.
Votre th�orie est tout � fait plausible, mais elle vaut aussi bien pour Milburgh...
ou pour Putek.
Mais seul Lyne a pu ordonner � Keene de faire accuser Mlle Rider.
Ce n'est pas n�cessairement li� aux meurtres.
Placez au moins Lyne sous surveillance.
Ce sera fait, d�s mon retour au poste.
On doit toujours se serrer les coudes, Tarling.
En attendant, essayez de savoir ce que Ling Chu fait dans son coin.
Merci pour le verre.
Vous partez en voyage, Mr Putek ?
Vous avez d�j� dit au revoir � Mr Lyne ?
Aucune blessure grave, seule votre t�te m'inqui�te.
- Oui, moi aussi. - Savez-vous qui c'�tait ?
J'ai craqu� une allumette et j'ai juste vu venir un couteau.
- Excusez-moi, �tes-vous Mr Lyne ? - Oui.
Une lettre pour vous, Monsieur. Un messager vient de l'apporter.
Merci, Monsieur.
Voyons si c'est � votre taille.
Ling, pourquoi vous �tes-vous enferm� ? Qui �tait avec vous ?
- Quelqu'un qui se fait appeler Putek. - Putek ?
En Allemagne, il est recherch� pour meurtre. Lyne l'a d�couvert.
Ce qui signifie que Putek doit ob�ir � Lyne et tenir sa langue.
Et il vous a racont� tout �a spontan�ment ? Un petit brin de causette ?
Je lui ai demand�.
Oh, vous lui avez simplement demand� et il vous a avou� �tre un meurtrier.
Ma force de persuasion est illimit�e.
Je vois.
Dites-moi, est-ce vrai que selon la l�gislation anglaise,
on ne peut pas forcer une �pouse � t�moigner contre son mari ?
- Oui, pourquoi ? - Parce que cela expliquerait...
- ...que Lyne se soit mari� en secret. - Lyne ? Mari� ? Avec qui ?
Gloria.
- Qu'est-ce que c'est ? - Opium et mandragore.
Rassurez-vous, prescription du docteur.
Ling, qu'est-ce que Putek vous a dit d'autre gr�ce � votre persuasion ?
Qu'il a rendu visite � Trudy la nuit derni�re pour la pr�venir
- ...qu'elle faisait chanter la mauvaise personne. - Quoi ? Trudy faisait chanter Putek ?
- En effet. - Vous le saviez d�j� ?
- Oui. - Pourquoi ne m'avoir rien dit ?
- L'imp�n�trabilit� de l'Extr�me-Orient. - Oh, Ling, vous n'allez pas recommencer !
Jack, �coutez. Je dois toujours avoir un coup d'avance sur la police.
- Oui, �a ne me d�range pas. Mais pourquoi ? - Parce que selon le droit anglais, un fou...
ne peut pas �tre tenu responsable de ses actes. Et j'ai...
- ...d'autres plans pour le Tueur au Narcisse. - Et d'abord, en quoi tout ceci vous concerne ?
- L'essentiel est qu'il soit neutralis�. - La jeune fille chinoise...
qui a �t� assassin�e... Elle n'�tait pas comme les autres.
- Elle travaillait pour vous ? - Elle y contribuait.
C'�tait ma fille.
Dormez bien, mon ami. Vous en lirez plus demain matin dans les journaux.
- O� allez-vous, Ling ? - Je vais trouver Raymond Lyne et le tuer.
Ling. Ling, revenez.
Ling Chu !
C'�tait lui !
Allons, mon gar�on ! Je sais ce que Lyne repr�sentait pour vous.
Mais si vous ne pouvez pas vous tenir, je devrai vous emmener, c'est compris ?
Viens, Peter, viens. Allons-nous-en.
Peter ! Peter !
- Ling Chu l'a trouv� ? - Non, on le surveillait.
Et nous l'avons perdu � minuit et demi. Lyne a �t� tu� avant minuit.
- Je cherche toujours le Tueur au Narcisse. - Mais c'est impossible.
Vous aviez une merveilleuse th�orie, mais elle n'�tait pas tenable.
- O� est Anne Rider ? - Pourquoi ?
- Je voudrais l'interroger. - Pour quel motif ?
Parce que Lyne n'a pas �t� tu� au cimeti�re.
- Alors o� ? - Au domicile de Mlle Rider.
Passez-moi le dossier une seconde. Merci.
Nous avons trouv� ceci dans les poches de Lyne. Si Mlle Rider ne l'a pas tu�,
elle l'a de toute fa�on attir� avec une invitation mortelle.
"Mon cher Ray. Tarling vient de d�barquer,
et je ne peux pas m'en d�barrasser sans �veiller ses soup�ons.
Mais je vais essayer de m'en d�faire au plus vite.
En attendant, je vous envoie la cl� de mon appartement.
Attendez-moi. Je viendrai d�s que je me lib�rerai.
J'ai � vous parler. Votre Anne."
- Ce doit �tre un faux. - Nous le ferons v�rifier par le graphologue.
Mais le fait est que Lyne avait sa cl� en sa possession.
- Allo ? - Ici Tarling, un ami d'Anne.
- Puis-je lui parler ? - Anne n'est pas ici.
Je sais que c'est ce qu'on vous a demand� de r�pondre. Dites-lui...
- ...que Jack Tarling veut lui parler. - J'ignore de quoi vous parlez.
Madame Rider ?
Allo ?
- Une minute ! O� allez-vous ? - Je vous le dirai � mon retour.
- Dois-je le suivre, Monsieur ? - Non, il reviendra.
- Osborne ? - Oui, Monsieur ?
Avez-vous trouv� le messager qui a apport� le mot ?
Oui, Monsieur. Ses ordres �taient de retrouver une jeune femme
� la station de Piccadilly et d'apporter une lettre � Lyne au Phantasie-Bar.
- A-t-il reconnu Mlle Rider sur les photos ? - Oui, Monsieur.
Et nous avons trouv� ceci dans l'entr�e.
Le num�ro de s�rie reste � d�terminer.
West au Central, Monsieur. On vous attend au bureau de Lyne.
- O� est-elle ? - Je ne sais pas.
O� est-elle ?
- Tout est dans le m�me �tat ? - Tout l'appartement, Monsieur.
J'ai fait venir nos hommes. Ils auront beaucoup de travail.
Qui est l� ?
Nous l'avons d�couvert inconscient ici.
Le m�decin vient de l'examiner.
- Que faites-vous ici ? - Bonjour, Inspecteur.
- Je voulais rendre visite � Raymond Lyne. - Comment �tes-vous entr� ?
Je l'ignore. On me pose toujours la m�me question...
Par la porte. Mais quelqu'un m'avait devanc�.
- � quelle heure ? - Environ une heure du matin.
Raymond Lyne s'est fait tuer � minuit par le Tueur au Narcisse.
Je vois... Putek m'a donc menti.
Ce n'�tait pas Putek. Nous l'avons arr�t� � 22 heures � l'a�roport.
- Milburgh. - Avez-vous d�j� vu ceci ?
Oui. Oui, dans le sac � main d'une dame.
En fait je cherchais autre chose, mais je ne l'ai pas trouv�.
J'ai bien peur, Inspecteur,
que mes actions �taient parfaitement ill�gales.
J'en prendrai note sur votre longue liste de chefs d'inculpation.
- Merci. - � qui �tait ce sac � main ? Anne Rider ?
Non, il appartenait � la femme de Lyne. Gloria.
Inspecteur ! Puis-je me joindre � vous ?
Si vous voulez.
- Morte ? - Non.
Vos anc�tres peuvent annuler la r�ception de bienvenue.
La police de Hong Kong serait ravie de l'accueillir, Inspecteur.
- Inspecteur. - Oui ?
Milburgh cherchait peut-�tre ceci.
Qu'est-ce que c'est ?
La preuve d'un d�tournement de fonds que Milburgh avait commis chez Lyne & Co...
juste avant la mort de l'ancien directeur.
Apparemment, Raymond Lyne �tait plus malin que le vieux et l'a d�couvert,
mais a pr�f�r� ne pas porter plainte.
C'est pour cela que Milburgh devait se taire et faire ce que Lyne lui disait.
- Y compris tuer. - Je ne crois pas.
Pourquoi l'avez-vous tu�e ?
- Ma propre m�re ? - Votre m�re ?
Oui. Je suis le demi-fr�re d'Anne.
Nous avons grandi ensemble dans cette maison.
Ma m�re �tait malade. Elle souffrait du c�ur.
Nous savions tous les deux que si quelque chose m'arrivait,
le choc la tuerait.
Et maintenant elle est morte.
Qu'aurait-il d� vous arriver apr�s que vous ayez �limin� Lyne ?
Ne bougez pas ! Est-ce pour �a qu'Anne devait lui envoyer votre cl� ?
Non, je devais trouver quelque chose.
Je pensais que ce serait chez Lyne. Anne devait l'occuper.
- Et pour plus de s�curit�, vous l'avez tu� ! - Pour �a, je n'en avais h�las pas le courage.
Que cherchiez-vous chez Lyne ?
Pas un geste.
Reprenons. Qu'est-ce que c'�tait ?
C'est bon.
Le p�re de Lyne avait d�couvert que son fils �tait un escroc.
�a lui a pratiquement bris� le c�ur. Il l'a renvoy�.
Et il m'a suppli� de le couvrir.
J'ai �t� assez idiot pour accepter.
J'ai falsifi� les registres, j'ai tromp� les comptables.
Et puis le vieux est mort.
Et Raymond Lyne a h�rit� de la soci�t�...
ainsi que des preuves de mes malversations.
- Anne �tait-elle au courant ? - �videmment.
Je l'ai faite embaucher au bureau quand son pr�d�cesseur est devenu trop curieux.
- Elle savait pour le trafic de drogue ? - Non.
- Mais vous si ! - Je ne pouvais rien prouver.
C'est pour cette raison que je ne pouvais rien dire.
Vous ne deviez pas seulement garder le silence !
- Vous deviez tuer quand Lyne l'ordonnait ! - Non.
Alors qui �tait-ce ?
Je n'en sais rien. J'avais cru que c'�tait Lyne lui-m�me. Mais maintenant...
Qui savait que votre m�re vivait ici ?
- Et qui avait une raison de la tuer ? - Forc�ment quelqu'un qui cherchait Anne.
- Votre m�re savait-elle o� se trouve Anne ? - Non.
- Et o� est-elle � pr�sent ? - Au Queens Hotel. Sous le nom d'Anne Stevens.
Laissez-moi. Rattrapez-le, vite ! J'appellerai Anne.
Appelez d'abord Whiteside, il ira la chercher imm�diatement.
Allo ?
- Allo ? - Quel num�ro d�sirez-vous ?
�a suffit. Elle a besoin d'�tre hospitalis�e.
Vous pouvez r�essayer ce soir.
Qu'en avez-vous tir�, Inspecteur ?
Rien que nous n'aurions d�couvert par nous-m�mes.
Elle �tait folle de jalousie et �tait venue pour tuer Anne.
- Elle �tait l� lorsque Lyne s'est fait tuer. - Tout le monde tue...
Tout le monde tue ce qu'il aime le plus, mais tout le monde ne meurt pas.
- Que veut-elle dire ? - Vous ne voyez donc pas, Inspecteur ?
C'est Peter Keene.
L'homme qui �tait obs�d� par Lyne et qui ha�ssait tous les autres...
Quand quelqu'un se mettait en travers de la route de Lyne,
il n'avait qu'� faire un geste, et Peter �liminait la menace.
Et pourtant il aurait tu� l'homme qu'il admirait ?
Oui, par accident.
- Par accident ? - C'est la seule explication.
Il �tait venu pour tuer Anne, nous sommes d'accord ?
Mais il ignorait qu'elle avait donn� sa cl� � Lyne.
Quad la porte s'est ouverte, il a lanc� le couteau. Sans aucune h�sitation.
L'ambulance est en route. Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Scotland Yard.
L'inspecteur... Whiteside.
Allo ? J'�coute.
J'ai de nouveau appel� l'h�tel Brunswick.
Mr Tarling n'est toujours pas rentr�.
Oui. Eh bien, merci. Une derni�re chose...
Je n'ai vraiment re�u aucun message de Mr Mil... de quelqu'un d'autre ?
- Absolument pas. Aucun message. - Merci.
- O� est Peter Keene ? - Je l'ignore.
Vous �tiez avec lui ce matin. O� est-il ?
- Aucune id�e. - Qu'a-t-il dit ?
- Il g�missait � propos de Mr Lyne. - Qu'a-t-il dit ?
- Que Mlle Rider avait tu� Lyne. - Comment compte-t-il trouver Mlle Rider ?
- Je n'en sais rien ! - R�p�tez mot pour mot ce qu'il a dit !
- Police. - Oui ?
Je suis l'inspecteur Whiteside de Scotland Yard. Appelez Mlle Stevens.
Oh, �a lui fera tr�s plaisir. Elle vous a attendu toute la journ�e.
- J'attendrai dehors avec les autres hommes. - Mlle Stevens, la police est ici.
Peter, que faites-vous ici ?
- Tarling ! - Il l'a enlev�e ?
Il y a deux minutes ! Venez !
V�hicule Standard-Vanguard bleu clair, immatriculation NUD 264.
Je r�p�te : 264. Alerte niveau 1 !
Lib�rez toutes les communications radio.
Je r�p�te : lib�rez toutes les communications radio.
Nous ne pouvons pas �tre tr�s loin derri�re lui.
Il vient de tourner � Swain's Lane.
- O� se dirige-t-il ? - Au cimeti�re de Highgate.
- Encore un. - Oui, bien s�r.
C'est ce qui a co�t� sa vie � Peter. Et Ray �tait le fournisseur.
Une r�serve gratuite et illimit�e qui l'aura finalement rendu fou.
Quand il a tu� Ray Lyne, il s'est lui-m�me condamn� � mort.
- Deviez-vous le tuer ? - C'�tait de la l�gitime d�fense.
adaptation : laboratoires tchi-tcha Klow, Syldavie, 06.2014
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