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Oiran signifie courtisane, mais dans l'ancien Japon, seuls les prostituées de
grande classe avaient droit à cet outre.
Elles devaient allier à la beauté une connaissance étendue des choses du
monde, tout particulièrement en matière d'art, et leur conversation était
souvent plus brillante que celle des prétendus intellectuels.
Elles vivaient dans de luxueux quartiers réservés et si elles connaissaient
merveilleusement bien l'art de plaire à leurs clients, elles n'en avaient pas
moins le droit de les choisir.
Aux environs de 1880, à Nagazette.
Tu te reposes un peu trop tôt et il reste encore un client.
Qui est-ce ? Achiba, il me marche au meuble.
Achiba ? Ce sera très difficile de le satisfaire, il est si vieux et si
fatigué.
Oh, j'ai eu douze clients depuis ce matin. Je devrais refuser de le voir.
Fais-le pour moi, sois gentil.
Oh non, il y a une fête, tu le sais bien. Il me faut des sous pour mon
costume. Alors c'est cent yens que je veux pour moi.
Ça m'aidera à partager les fantasmes de cet affreux vieillard.
Allons, cesse de rêver. Ça représente la location de cinq maisons.
Penses-tu vraiment qu'un homme ordinaire t'offrira une telle somme d'argent ?
Sois pour lui une parfaite O'Hiran et tu auras ce que tu désires vraiment après.
Tu m'as dit tout à l'heure que Kizuke m'attendait.
Oui, ma chérie.
Je sens que tu vas être très aimable avec Hashibaï.
Elle vous attend.
Merci.
Salut à toi, Ayame. Tu es aussi belle qu'un soleil.
Merci, Seigneur Achipal.
Il est temps de te débêtir, Ayame.
Allons, je ne peux pas rester longtemps.
Un instant, enlevez vos chaussettes.
Je vous souhaite du plaisir, Shibai.
Montagne.
Oh, dans ta miséricorde, pardonne-moi mes péchés.
Viens aider ton serviteur, viens.
Avancez, on ne doit pas regarder.
Mais, dites donc, je vous en prie, allez-vous-en.
Délire pissé, espèce de voyou, fichez le camp. Alors, c'est voyant, ce n'est pas
raison.
Que votre plaisir soit divin.
Non !
Arrêtez
! Montre-moi ton corps.
Non ! Vous agissez comme une brute.
Je veux te voir nu, je te le demande.
Tu fais des bras et une peau.
Vous êtes trop nerveux.
Finissons-en, voulez-vous ?
Mes
cuisses sont lisses.
Tes fesses doivent être douces et crémeuses.
Tourne-toi.
Vous nous gênez. C'est vous qui m'embêtez.
C'est vous qui nous gênez.
Vous n'êtes pas à votre place ici.
Vous êtes complètement fou.
Laisse, viens.
Je t'en supplie, Miyano.
Fais-moi voir ton dos. Fais-le voir.
Non, je ne le ferai pas.
Tu pourrais au moins me donner un peu de temps.
Ne peux-tu pas te contenter de ça ?
Tu veux de l'argent ? Tu n'as qu
'à me le demander.
Qu'est-ce que c'est ? Mais si, c'est un gros billet.
Tu peux en avoir d'autres.
Tu veux dire que celui-ci, je le garde ? Si tu me montres tout ton corps.
Mais il y a des conditions pour ce genre de choses.
Je veux savoir si tu veux rester toute l'année. Si tu me montres tout ce que je
fais. La tradition veut que tu ne demandes cela qu'à la deuxième visite.
Il y a des arrangements.
Otatsu ! Otatsu !
Je suis ensemble.
Ensemble.
Denis, excusez-vous.
Je me suis laissé aller.
Veuillez m'excuser, Achibaï.
Où vas-tu?
Au bain.
Je veux que tu
sois
mieux.
Vous êtes médecin ? Non, mon art c'est le tatouage.
Le tatouage ? Oui, c'est ma spécialité.
C'est pour cela que vous voulez voir mon corps ? Je veux réaliser mon chef-d
'oeuvre. Je veux tatouer une araignée géante qui entourera une femme de ses
pattes.
Le dessin est déjà fait, mais je n'ai pas encore trouvé le corps.
Une femme qui a un épiderme assez beau pour mon œuvre n'est pas facile à
trouver.
J'ai enfin découvert ce que je cherchais ici, à Nagasaki.
Seigneur Seikichi, qu'une chose soit claire, jamais je ne me laisserai
tatouer. Mais qui t'a dit que c'était toi ? Pourtant, je t'avoue que ce qui m
'intéresse, c'est d'étudier ta peau, la qualité de ta peau.
Vous ne voulez que la regarder ? Eh bien, la voilà.
C'est celle-là même.
C'est la peau dont chaque tatoueur a rêvé.
Arrêtez, vous me chatouillez, Zikichi.
Arrêtez. Je t'en supplie, laisse-moi te tatouer, Myono.
Non, je refuse.
Mon tatouage te donnera une vie nouvelle.
Il fera de toi une fille encore plus belle.
L'araignée géante que j'ai dessinée semblera te posséder.
Tu attireras les hommes comme les araignées attirent les mouches.
Tu les étreindras et tu leur suceras le sang.
Vous dites des outils, Sekichi.
Venez, couchez-vous près de moi.
Vous verrez que je sais étreindre un homme sans lui ôter son sang.
Venez, Sekichi.
La coiffure.
Non, ce n'est rien.
Je m'étais un peu trop tiré les cheveux ce matin.
Et ça me faisait même un petit peu mal.
Pardonne-moi quand même.
Kizuki.
Dis-moi, quel est ce livre ? Ce livre-là, ce sont des œuvres d'Okuzai.
Okuzai ?
C'est un très grand artiste. Dans son genre, il a des contemporains.
Aizen, Kunisada, qui ne dessine et ne peint que des travestis.
Okuzai, lui, se consacre aux femmes.
Tu as raison. Okuzai est un très grand artiste. Et en plus, il est très
populaire.
Pizuke, tu as vu ça ? Crois-tu vraiment qu'on puisse faire ça ? Oui, bien sûr.
Le vrai artiste ne peint que la vie.
Mais en l'interprétant.
Alors, on peut l'essayer ? Tu veux qu'on essaie ça ? Oui, viens, allez.
Essayons, ça m'intrigue.
Je veux savoir si c'est réalisable.
J'en doute.
Et trois fois, c'est déjà beaucoup.
Tu es jeune.
Je suis sûre que tu y arriveras.
D'abord, les jambes.
Les genoux.
Oui, voilà.
Attends.
Là.
Kizuke, non, ne te recule pas, reste là.
Je vais t'aider.
Tu me chatouilles. Je vais t'exciter.
Je trouve que ce n'est pas très confortable.
Je mets mon bras autour de ton cou, c'est mieux.
Tiens mes seins.
Oui, c'est ça, caresse-moi.
La main posée derrière, ça aide à rester droit.
Ce qui va t'aider, c'est ma main.
Tu le saches, c'est difficile.
Ça y est.
Continue.
Caresse-moi ça, caresse-moi.
Tu as entendu Yamabuki ? Tu as entendu quoi, Naruto ? Tu n'as pas entendu
parler du couple inséparable ? C'est Miyono qui a fait l'amour avec Segichi,
celui qu'on appelle le tatoueur, pendant trois jours sans interruption.
Pendant trois jours ? Ce n'est pas possible.
A-t-il un sexe en acier ? Otatsu était derrière la porte.
Ils n'ont presque rien mangé, mais elle les a entendus s'aimer.
Des heures entières ! C'est un code de combat, non ?
Si cela m'arrivait à moi, vous ne pourrez plus marcher pendant un mois.
Il s'appelle Sadichi, disais-tu ? N'est-ce pas l'individu qui s'est battu
l'autre jour avec des pignons ? Je crois, oui. C'est un homme méchant, prêt
à tout pour avoir ce qu'il veut. Miliono prend de gros risques.
Mais si cet homme a des sentiments d'amour pour Miliono, c'est différent.
En tout cas, il sera fatigué avant elle.
Je me sens... Je me sens morte de fatigue.
Combien de fois avons-nous fait l'amour ? Ne pense plus en ces termes.
Tu m'appartiens corps et âme maintenant.
Quoi ? Que m'as-tu fait ? Non ! Ne te fais aucun souci.
Ce que tu vois est une part de mon âme que je t'ai donnée.
J'ai chaud, je suis bouillante.
Tu as encore envie de jouer ? Oui, je crois.
Maintenant, il faut te laver.
Me laver ? Pourquoi ? Pour que les couleurs soient une fois pour toutes
fixées. Les couleurs ? Quelles couleurs ? Celles de mon tatouage sur ton corps.
Il faut qu'elles soient fixées.
Comment ?
Je vais devoir le conserver pour toujours ? Je suis aussi grand que
Okuzai. Tu es un grand chef-d'œuvre vivant.
Admire ta beauté.
Est-ce vraiment mon dos ?
Oui, tu as raison.
Saïd Kitchi, tu avais dit que tu allais faire de moi une nouvelle femme.
Je crois que tu as réussi.
Oui, il n'y a qu'un petit détail.
Allons au bain.
Mais les clients n'ont pas le droit d'y aller.
Je sais, mais maintenant, il n'y a plus personne qui se baigne.
La dernière fois, à la même heure, j'ai pu me laver.
Lève-toi, viens avec moi.
Et nous ferons très attention.
Voilà.
Il doit souffrir pour en être dignes.
Aide-moi, l'eau.
Aide-moi à résister à la douleur. L'eau est très chaude.
Oui, oui.
C'est ça.
Je te veux.
Tu es une peau merveilleuse.
Prête-toi.
Voilà celui que tu attends.
Seikichi ! Seikichi !
Quelle joie de vous
revoir. Miyono vous attend avec impatience. Otatsu, je voudrais avoir
Ayame ce soir.
Je ne comprends pas, Seikichi.
Vous vous prétendiez pourtant l'ami de Miyono.
Peu importe.
Ce soir, je veux Ayame. Un point, c'est tout.
Mais vous... Appelez-la, voulez-vous.
Avec joie, Seigneur, avec joie.
Eh bien, combien il faut-il de temps pour arriver ici ?
Vous avez l'air étonné.
On m'a dit que vous me vouliez, c'est exact.
Miano, qu'est-ce qu'il y a ? Je voulais vous avertir, Kizuki.
Le tatoueur a demandé à Yame. Elle est avec lui.
Et après ? Je n'y peux rien. Elle est à la disposition des clients.
Lui, ce n'est pas pareil. Le tatoueur est dangereux.
Que veux-tu dire ? Vous êtes en train de perdre du temps, Kizuki.
Explique-toi.
Quel superbe bâtard ! Mais regardez !
C'est moi !
C'est une nouvelle Oiran qui est née, Jigoku.
Nous vous présentons la nouvelle courtisane Jigoku.
Voici la nouvelle Oiran.
Nous accueillons la nouvelle courtisane Oiran, Jigoku.
Je suis heureuse pour toi, Mion.
Oh non !
Courtisane Jigoku, toutes mes félicitations.
Je te remercie, Ayame. Tu me combles de joie.
Nous présentons notre nouvelle courtisane Jigoku.
Ils se sont éloignés.
Miyono a été rebaptisée ? Parce qu'elle n'est plus tout à fait la même qu
'auparavant.
Qu'est-ce que tu as, Kizuke ? Tu parais bien préoccupé.
J'ai des raisons.
La police a découvert que je vendais de la pornographie.
On me recherche à travers toute la ville. Pourquoi ? C'est passible d'une
peine de prison.
Il devrait pourtant bien savoir que Okuzai n'a peint que de merveilleux
chefs-d'oeuvre.
Ayame, veux-tu fuir avec moi ? Où fuir ? S'ils sont incapables d
'apprécier nos plus grands peintres, je n'ai pas envie de rester ici.
Je m'en vais.
J'irai en Amérique.
Je pourrai y vendre mes livres.
Tu pourras embarquer ? Oui, je trouverai bien un moyen.
Il y a toujours un coin, n'importe quoi.
Seulement, qui t'aidera ? Souviens-toi, un jour tu as reçu un marin, c'était un
Américain.
Essaye de le voir.
Je pense qu'il t'aidera.
D'accord ? Bob...
J'aimerais... que tu me rendes... un service.
Oui, Ayame.
Tu n'as qu'à demander... tout ce que tu voudras.
Je... Je voudrais... aller sur un navire.
Eh bien, d'accord.
C'est facile.
Je te demande de ne rien dire.
Comme passager clandestin ? Bon, je me débrouillerai.
Ça pourrait être une aventure amusante.
Mais après, une fois que nous serons arrivés en Amérique, je te préviens,
Ayame, je te veux à moi.
D'accord.
Nous sommes des... Tu veux dire des
valises, hein ? Eh bien, je vais essayer d'arranger ça.
Je te cacherai dans un panier et
après tu iras dans la soupe du navire.
Une fois à bord.
Soyez digne de ma confiance.
Je me tairai, parce que je t'aime beaucoup, Ayame.
Moi aussi, je t'aime.
La décision, c'est de pleurer.
Oui.
Oh, j'oubliais. Mes livres d'art érotiques, ma seule fortune.
Par ici.
Nous devons tomber ici.
Oui.
Bob m'a bien expliqué ce que nous devions faire.
Très bien.
Tiens, voilà quelqu'un.
C'est Kichi.
C'est toi, Kizuke, qui cherches à t'enfuir avec Ayame.
Oui, elle est à moi.
Saisissez-vous de lui ! Eh bien, qu'est-ce que vous attendez ?
Non, pas ça. C'est trop.
On ne va pas les tuer.
Il est déjà assez fini, non ? Très bien. Fais gaffe au fil.
Qu'est
-ce
qui se passe ?
Tu es blessé ? Aïe, tu n'as rien ? Aïe, tu n'as
rien ?
Quelle est la voix que j'entends ? Il n'y a personne autour.
Oh Seigneur, je vois ton visage.
Tu es Kizuke, n'est-ce pas ?
Tu vis alors ?
Où est-ce que j'imagine ta présence ?
Ah, je t'aime.
Oui, je suis sûre que c'est toi.
Je t'aime tant.
Je devais venir avec toi ici.
Et maintenant, je n'ai que ton image sur un genou.
Viens, viens avec moi en Amérique. Kizuke, comme on avait prévu de le
faire. Viens, mon chéri.
Viens.
Mais, tu as été blessé.
C'est l'ignoble Saikichi qui a essayé de te tuer.
Je vois que ton front est couvert de sang.
Oh, Kizuke ! Il te haïssait à cause
de mon amour, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?
Maintenant, tu es là et je n'ai
rien à craindre.
Je ne suis plus seule.
Tu es là et tout est illuminé désormais.
Je t'avais cru mort quand ces bandits m'ont violée.
J'aurais dû savoir que personne n'arriverait à nous séparer.
Aujourd'hui, nous sommes vraiment ensemble.
Je le sais.
Et... Etant ensemble, nous pouvons nous embrasser et ainsi le passé
revivra.
Eva, dis-moi, c'est bon de se retrouver dans une baignoire, hein ?
Merci,
Bob.
Grâce à toi, j'ai réussi à venir en Amérique.
Où sommes nous ? Dans une nouvelle colonie.
Une nouvelle colonie ? C'est bizarre.
On se croirait au Japon.
ou n'est pas guérie ? Attends. Là, montre-moi.
Qu'est-ce que tu caches ?
Je voudrais tellement que tu puisses vivre ainsi avec moi jusqu'à la fin des
temps.
Cependant, tu l'as vu, c'est impossible.
Car tu fais fuir ceux qui veulent m'approcher.
Que deviendrais-je ? Seule, livrée à moi-même en Amérique.
Comment pourrais-je s'exister sur cette terre étrangère ?
Je t'en supplie, quitte mon genou.
Au moins quelques temps.
En échange, je te garantis une chose.
Si je dois vendre mon corps afin de s'exiter, je le ferai, mais je ne me
marierai jamais.
Tu dois avoir confiance en moi.
Tu resteras jusqu'à mon dernier jour.
Celui que j'aime le plus au monde.
Quelle merveilleuse.
Ne te fais pas de soucis, Georges. Et pourquoi m'en ferais-je ? Je ne suis pas
en forme.
C'est tout.
Tu verras, tout se passera bien.
Je ne cherche qu'à te débarrasser de ton angoisse.
Dans ce quartier de Yokohama, on fait ce qu'on veut, sans crainte de la loi.
Et jamais personne ne te reprochera tes actes.
Tiens, nous y voilà.
Viens.
Occupez-vous de lui, c'est un novice. Un puceau ? Mais comment ça se fait, un si
joli garçon ? C'est George Morgan, un vieil ami à moi.
C'est l'héritier d'une famille de millionnaires.
Vous ne voulez pas dire la famille Morgan de New York ? Mais si.
Il a été si traumatisé par une femme qu'il en a perdu le boire et le manger
depuis ce jour-là.
Ses parents sont si inquiets à son sujet qu'ils me l'ont envoyé pour que j'essaie
de le distraire un peu.
Vous voyez, il est en pleine dépression.
Pauvre petit.
Vous auriez difficilement pu tomber dans un endroit plus agréable que le mien.
Je vais vous envoyer une jeune femme très douce, très compréhensive.
Elle sera charmée de vous tenir compagnie.
Écoute, Ed, je crois qu'il vaut mieux que je m'en aille. Oh, Georges, non,
attends un peu.
Jette un coup d'œil. Si tu t'en vas, tu vas le regretter, j'en suis sûr.
Bonsoir, messieurs.
Bonsoir, beau gosse.
Soyez le bienvenu.
Je voudrais vous présenter mon amie, George Morgan.
Elle s'appelle Ayame.
Elle est japonaise.
Enchantée.
Enchantée.
George.
C'est un prénom qui n'existe pas au Japon.
Mais il a du charme.
Oh !
Ayame, j'ai quelque chose d'important à te dire.
Vous m'intriguez.
Vous avez l'air si sérieux.
Voilà, j'ai découvert un certain bonheur.
Et je repars pour mon pays dans quelques jours à peine.
Ayame, veux-tu m'épouser ?
Qu'est-ce que vous dites ? Vous êtes fou ! New York est à des milliers de
kilomètres. Nul ne saura ce qui s'est passé ici, à Yokohama.
Mais... mais je suis... Si tu refuses de te marier avec moi, je vais rechuter.
Je risque de me tuer comme j'ai failli le faire. Non, ne dites pas ça.
Vous me peinez.
Il suffit de m'épouser, c'est tout.
Ayame, acceptez-vous de prendre George Morgan pour et pour, jusqu'à ce que la
mort vous sépare.
Jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Comment est votre bonheur ?
Êtes-tu heureuse, Ayame ? Oui, George.
Enfin, je connais le bonheur.
À
partir
de maintenant... George...
Tu es mon mari.
Et moi, je suis ta femme.
Qu'est-ce que tu as ? Je suis en sexe, maman ! Je suis habité dans...
Qu'est-ce qui t'arrive ? Un
docteur ! Un docteur !
Qu'est-ce qui t'arrive ?
D'accord, j'y vais. J'y vais tout de suite.
C'est l'horreur.
Je vais mourir.
Kizuke, pardonne-moi.
Je sais que tu m'en veux.
Parce que je n'ai pas tenu ma promesse.
J'en peux plus.
J'en peux plus, je vais mourir.
Il est là, dans cette pièce.
Entrez.
Mon père, un esprit malin est entré en possession de mon sexe.
Ne perdez pas de temps. Il faut chasser le démon avant qu'il le tue.
Démon, disparaît.
Démon, abandonne ce corps.
Il va partir !
Non, je vous en prie.
Ce démon n'est pas d'origine chrétienne.
Il ne craint ni le crucifix, ni la Bible.
Ayame, il n'y a pas d'esprit malin qui puisse lutter contre la croix.
La question n'est pas là, mon père.
Il est en colère, parce que je n'ai pas tenu une promesse.
Il faut surtout que je lui explique. Ensuite, je pense qu'il acceptera de
disparaître à jamais.
George, veux-tu aller à côté un instant, s'il te plaît ? Tu ne cours aucun danger
? Non, je ne cours aucun danger.
Partez, partez, laissez-moi.
Je n'ai jamais aimé un autre que toi, jamais.
J'ai décidé de quitter le Japon avec toi et je croyais qu'on pourrait se marier.
Ta mort n'a pas permis la réalisation de ce bonheur. Et ton esprit en a souffert,
je le comprends.
Mais si tu deviens un esprit malin qui me hante, c'est toi qui risques l'avenir
de ton âme.
Nous devrions un jour nous revoir s'il y a un paradis.
Tu dois avoir la sagesse qui rendra cela possible.
Alors, jusqu'au jour de ma mort, trouve la paix dans le ciel.
Tu veux bien ? Tu m
'as comprise, je le vois.
Votre supplice est terminé.
Es-tu guéri à Yamé ? Rassure-toi.
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