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L'�le sur le toit du monde
- Bonsoir. - Je suis le Pr Ivarsson.
Sir Anthony vous attendait.
Tenez bon face � ces industriels. Vous parviendrez � un accord.
Si vous avez un probl�me, adressez-vous au conseil.
Pr Ivarsson, je suis ravi que vous acceptiez de vous joindre � moi.
Je n'ai encore rien accept�.
Quelqu'un pr�tendant �tre l'ambassadeur anglais m'a r�veill� hier.
C'�tait bien l'ambassadeur.
Il veut que je gagne la Norv�ge puis l'Angleterre.
Puis un colosse m'a aid� � faire mes valises et m'a conduit au port.
- Votre train part dans 10 minutes. - Suivez-moi, Ivarsson
Mais, Sir Anthony...
Une exp�dition dans l'Arctique...
Mais, je n'ai rien d'un explorateur professionnel.
Laissez-moi finir. Je me suis renseign� sur vous:
Am�ricain, de l'universit� du Minnesota,
ma�tre-assistant de l'universit� de Christiania,
sp�cialiste de l'arch�ologie du Nord.
Et vous avez men� de brillantes exp�ditions dans le pass�.
Vos travaux sur le Groenland font autorit�. Vous �tes l'homme id�al.
De quelle exp�dition s'agit-il? Qu'esp�rez-vous trouver l�-bas?
Mon... fils.
Donald, mon fils, �tait petit � la mort de sa m�re.
Je l'ai form� � mon m�tier, pour qu'il me succ�de.
Je me suis montr� trop exigeant. Enfin... on s'est disput�s.
Et Donald a tout abandonn� pour embarquer comme simple matelot.
Trois mois apr�s, il avait quitt� le baleinier en terre de Baffin.
- Pour quelle raison? - Pas la moindre id�e.
J'ai fini par recevoir cette missive de Fort Conger, sur l'�le Ellesmere.
Donald avait d� la confier par pr�caution,
le temps de son exp�dition.
Comme il n'est pas rentr�, la poste me l'a retransmise.
C'est une page du journal de bord du Hudson's Bay Company.
Regardez la date: 15 janvier 1856.
"En ce lieu s'est pr�sent�, ce jour, John Murchison et sa cohorte d'esquimaux,
"qui chassent l'ours blanc au-del� de ces lointaines contr�es.
"Il raconte avoir vu un nuage solitaire qui surplombait la glace
"et cachait une �le.
"Il souhaitait explorer cette �le, mais les Esquimaux s'y oppos�rent,
"d�clarant qu'elle renfermait des esprits mal�fiques.
"Cette �le �tait en fait le cimeti�re des baleines."
- Nous arrivons � Douvres, monsieur. - Merci.
Cette histoire de cimeti�re de baleines est absurde.
Il croyait trouver un �den d'ossements de baleines et d'ambre gris!
�a n'existe pas. Ce cimeti�re de baleines n'est rien qu'une l�gende.
L�gende ou pas, c'est ce que mon fils est parti chercher.
Et moi, je recherche mon fils.
- Un porteur? - Emmenez nos bagages � l'Amiraut�.
Sir Anthony, sans vous vexer, mon chemin s'arr�te ici.
J'aimerais vous aider. Ce projet vous tient tant � c�ur.
Mais vous tentez l'impossible. Retrouver un homme
� l'aide d'une simple page de journal...
J'ai un autre �l�ment. Donald avait �galement laiss� ceci.
Peut-�tre saurez-vous me dire ce que c'est.
C'est un os sculpt� par les Esquimaux, typique en Arctique.
Il repr�sente une carte. Il me manque un portulan pour vous l'expliquer.
Mon voilier est au port. J'ai tous les portulans qu'il faut.
La forme de l'os devrait correspondre au d�coupage des c�tes sur la carte.
Regardez! Bien qu'� moindre �chelle, cela correspond.
Ce point rouge indiquerait notre �le?
- Si toutefois elle existe. - Et pourquoi pas?
Il n'y a pas de terre, juste une immense �tendue de glace!
Tous concordent: Peary, Nanson...
Et qu'en pense le Pr Ivarsson?
Il est �vident que les explorateurs n'ont pas tout d�couvert.
Mais si cette �le et ce cimeti�re de baleines existaient vraiment?
Personne ne le saura jamais, � moins que vous ne d�couvriez quelque chose.
Ou qu'un autre ne le fasse.
Sir Anthony, vous savez arriver � vos fins!
N'est-ce pas?
Voici votre contrat, votre autorisation de cong�
et votre procuration. Mes avocats s'occuperont de vos affaires.
- On a appareill�. - �a fait un moment!
Nous serons en France demain matin.
Ce n'est pas la voie la plus courte pour Fort Conger.
D�trompez-vous. Vous allez voir que si!
Il ne peut pas ralentir? Je pensais qu'on n'arrivait que demain matin.
- C'est le cas. - Quoi?
J'ai dit: "C'est le cas." Demain, � la premi�re heure.
Impossible! Aucun bateau ne peut passer le d�troit avant le printemps.
- J'ai pris d'autres dispositions. - Et lesquelles?
Si je vous le disais, vous me traiteriez de fou.
Sir Anthony, vous �tes fou!
Vous allez en rencontrer un de plus. Capitaine Brieux!
Monsieur Ross! Quel plaisir!
Il l'a construit pour un syndicat am�ricain, mais il l'a plum�.
J'�tais au courant et je l'ai rachet�.
- Capitaine Brieux! - Bonsoir!
- Le Pr Ivarsson - Enchant�.
- Enchant�. Je peux jeter un �il? - Je vous en prie.
Je suis honor� que vous soyez des n�tres � la c�r�monie de demain.
- Quelle c�r�monie? - Eh bien, le bapt�me, quoi!
Demain, le monde entier d�couvrira l'Hyp�rion et son g�nial inventeur!
Annulez vos projets. Demain, nous partons pour l'Arctique.
L'Arctique? L'Arctique?!
C'est absurde! Vous ne pouvez pas, c'est impossible!
Il nous faudrait des vivres, du combustible...
Le combustible, c'est votre affaire, Capitaine!
Pour ce qui est des vivres, mes �quipiers s'en sont gentiment charg�s.
- Nous devons nous mettre d'accord... - Mais nous sommes d'accord.
Je vous ai achet� votre dirigeable. Il est donc � moi.
J'ai l'intention de m'en servir pour retrouver mon fils en Arctique.
Mais je ne peux rien faire sans votre aide.
Je n'ai � vous offrir que les �preuves, le p�ril
et votre nom dans l'histoire.
- L'histoire? - R�fl�chissez bien!
Ce genre d'occasion est historique.
Le monde entier vous acclamera pour avoir survol� l'Arctique,
mais surtout, pour avoir �t� le premier � affronter le P�le Nord.
Nous entrons dans l'histoire.
On pourrait imaginer des drapeaux, de la musique, le discours pr�sidentiel...
Mais non, au lieu de �a: Deux enfants et des ch�vres.
Vous verrez quand vous retournerez en France avec votre dirigeable!
- Nous sommes pr�ts � partir. - Bien.
Je n'admettrai aucun bruit!
Bien, nous sommes partis.
C'est un grand jour. Nous rejoignons le soleil!
F�licitations, capitaine. C'est un jour m�morable!
Quelque chose dans le panier m'a mordu.
Ce n'est pas un panier. C'est le petit boudoir de Jos�phine.
- C'est une esp�ce de chien. - Oui, et la meilleure: Un chien fran�ais.
Je me fiche bien de sa nationalit�. Qui l'a embarqu�?
Personne. Elle a toujours v�cu ici, depuis la construction du dirigeable.
Ce dirigeable n'est pas une niche volante!
- D�barrassez-nous-en. - Tr�s bien, monsieur.
Mais �a prendra du temps. Le soleil a chauff� le combustible.
Nous devons attendre la nuit pour regagner le hangar et la d�poser.
Attendre encore 12 heures? Je ne veux pas perdre de temps.
Vous avez tout � fait raison, sir Anthony.
F�licitations, Jos�phine. Tu es engag�e comme mascotte!
D'accord. Mais je n'ai jamais aim� les petits chiens.
La Grande-Bretagne domine les mers,
mais mon dirigeable fran�ais domine les cieux.
Nous traversons vos terres natales � une vitesse triomphale.
Il pleut, comme d'habitude! Quelle distance a-t-on parcouru?
- Environ 24 milles. - 24 milles? En six heures?
C'est �a que vous appelez "vitesse triomphale"?
Nous irons plus vite. L�, le moteur est � vitesse moyenne.
Et pourquoi donc?
Le moteur est neuf. Il faut qu'il se fasse.
Balivernes! D�clenchez la pleine vitesse!
Voici les contr�les? Si vous voulez la pleine vitesse, c'est votre responsabilit�.
Qu'en dites-vous, sir Anthony?
Je dis que je veux la pleine vitesse, et je l'aurai.
Tr�s bien, monsieur. Mais vous en assumez la responsabilit�!
- Qu'est-ce qui se passe? - Un probl�me avec une h�lice.
J'ai suivi vos ordres, monsieur. Vous voyez le r�sultat!
Direction la France pour les r�parations.
Pas question. Nous nous contenterons d'une seule h�lice!
Avec le vent qui souffle en Arctique, vous n'y songez pas!
Mon dirigeable ne survivra pas avec une seule h�lice.
- Je n'irai pas plus loin. - Je refuse de retourner sur mes pas.
Nous devons avancer. Capitaine, vous avez une h�lice de rechange?
- Bien s�r. - Pourquoi ne pas l'utiliser?
Changer l'h�lice en plein ciel? Impossible!
Rien n'est impossible. Brillante id�e, Ivarsson Donnez-moi un coup de main.
Sir Anthony! Je vous rappelle que c'est moi qui dirige le navire, ici!
Seul un idiot s'aviserait de faire �a. J'en fais mon affaire!
Soyez prudent. Ne prenez aucun risque!
Attention au vent!
Hissons-le!
Bravo, capitaine. Je vous f�licite.
Merci, sir Anthony. Je suis tr�s honor�.
Que fait-il � pr�sent?
- Quel brave homme! - Cet homme est incroyable!
Courageux, mais fou � lier!
Des b�ufs musqu�s!
C'est vrai? Que font-ils?
Ils se rassemblent. Ils pensent qu'on les attaque.
Capitaine, est-il indispensable de voler aussi bas?
On dirige plus facilement � basse altitude.
Ne craignez rien, sir Anthony! Je ma�trise parfaitement.
Vous seriez gentil de ne pas en faire trop, capitaine.
Attrapez les cordes!
Pourquoi Donald est-il parti avec un seul guide esquimau?
Un seul a accept� de le suivre. Ils savaient tous ce qu'il cherchait.
L'�le mythique, le cimeti�re des baleines.
Un mythe pour l'un est parole d'�vangile pour un autre.
Les Esquimaux pensent que l'�le existe.
�a les terrifie. Ils la pensent hant�e par des esprits mal�fiques.
Et l'Esquimau qui est parti avec lui?
Son nom est Oomiak. Ils le surnomment "l'Intr�pide".
Il n'�tait plus si intr�pide � son retour.
- Il est revenu? - Oui, d'ailleurs il est l�.
Il montre au capitaine comment red�marrer.
Allez-le chercher. Faites-le venir!
Vous ne pourrez rien tirer de lui.
- Tr�ve de bavardage, appelez-le! - Bien, monsieur.
Un homme qui part avec mon fils et qui ose revenir seul.
- Je vais le faire parler, moi. - Vous devriez me laisser faire.
Vous ignorez tout des Esquimaux. Ils ont une diplomatie particuli�re.
Vous croyez que je n'ai aucun tact?
Entre, Oomiak.
Ah, vous voil�. J'attends que vous m'expliquiez en d�tail les circonstances.
Vous parlez � Oomiak l�Intr�pide
- Qui conna�t Oomiak? - Votre r�putation a travers� les mers.
Quelle r�putation? Mes propres chiens m'ignorent.
Vous �tes le guide de mon fils. Que lui est-il arriv�?
- Hein? - Voici le p�re de Donald Ross.
- Nous voudrions savoir ce qui... - S'est pass� � votre d�part pour l'�le.
- L'�le? - Ne jouez pas � �a avec moi!
Oomiak, je crois que vous avez d�j� vu ceci.
�a repr�sente l'�le-cimeti�re des baleines. Celle que Donald cherchait.
Alors? Nous vous �coutons.
Mon esprit oublie.
"Oomiak l�Intr�pide" aurait peur de nous aider?
On a voyag� longtemps. Les esprits mal�fiques nous surveillaient.
Quand on a trouv� l'�le, ils ont d�clench� le blizzard.
Et ils nous ont attaqu�s. Je me suis battu comme un ours,
mais les esprits �taient trop forts.
Alors vous �tes parti, en abandonnant mon fils?
Non, on s'est �chapp�s tous les deux, aveugl�s par la neige.
Apr�s le blizzard, j'ai cherch� pendant des heures. Pas de Donald.
C'est la v�rit�. Vous �tes le p�re de Donald.
Moi, je suis l'ami de Donald.
Un vrai tissu de mensonges!
Possible. Mais il est notre seule chance!
Si on sait o� Donald a disparu, on pourra lancer la recherche.
Il ne sera pas des n�tres, j'imagine?
Oh, non! Il ne retournerait l�-bas pour rien au monde!
Pour rien au monde...
Capitaine! Pourquoi ne pas en laisser un monter � bord?
- Il racontera aux autres. - C'est le d�but de la fin.
Et pourquoi pas lui? Il nous a aid�s.
Vous aimeriez voir l'int�rieur du dirigeable?
Moi? Oui, je veux.
Brave homme! Aidez-le.
Pourquoi ne pas lui faire visiter?
- On peut peut-�tre le convaincre. - On peut essayer.
Capitaine! Puis-je vous dire deux mots?
Impossible, monsieur! Pas assez de place! On est d�j� surcharg�s.
On peut laisser le m�canicien � terre et le r�cup�rer apr�s.
Se passer du m�canicien?
Je suis � votre disposition, moi. Dites-moi quoi faire.
Je pourrais vous le dire, mais vous ne le feriez pas.
On va d�coller, je vous reconduis.
Lib�rez les cordages!
Attendez, Oomiak est toujours � bord.
Apr�s tout, il est le seul � savoir o� Donald est parti.
Nous le ram�nerons quand il nous aura aid�s � le retrouver.
Sir Anthony, comme je n'ai plus de m�canicien,
voudriez-vous bien fermer la porte
et grimper pour r�cup�rer les cordes d'atterrissage?
Bien, capitaine.
Nous sommes ici.
Difficile d'estimer combien de milles il reste: La carte est trop vague.
C'est risqu� de se fier � ce bout d'os.
Il ne nous aide pas beaucoup.
Vous vous attendez � ce qu'il nous aide?
Sir Anthony!
Venez vite. C'est de la plus haute importance.
- Qu'y a-t-il? - Regardez par l�!
- Des baleines. - Des b�lugas de l'Arctique.
Maintenant, regardez un peu l�.
Celle-ci est tr�s diff�rente.
La baleine grise de Californie, qu'on ne trouve que dans le Pacifique.
Un narval, ou licorne de mer!
Un v�ritable �v�nement, sir Anthony!
Ma foi, il y a des baleines partout.
Toutes sortes de baleines, qui vont dans la m�me direction.
Exactement!
Alors, ce cimeti�re des baleines n'est pas une l�gende.
Capitaine, vous voyez cette faille dans la glace? Suivez-la!
Normalement, nous aurions d� d�j� apercevoir quelque chose.
Regardez! Souvenez-vous du journal de bord!
"Un nuage solitaire, comme s'il surplombait la glace."
Oomiak!
- Est-ce la direction de l'�le? - Non, non!
Ile pas l�, �le derri�re nous!
- Pr�cher le faux pour conna�tre le vrai! - Oui. En douceur, capitaine.
Regardez!
"Cach�e sous le nuage... une �le."
Capitaine! Que se passe-t-il?
Capitaine!
Capitaine! Pourquoi s'arr�te-t-on?
Avec ce nuage, il est dangereux de continuer.
Dangereux? Comment �a?
Je n'y voyais plus assez clair. Un vent violent se pr�pare.
Le dirigeable pourrait heurter une falaise et se d�chiqueter.
On ne peut plus faire demi-tour.
C'est inutile.
On peut continuer � pied.
Brillante id�e! Faites-nous atterrir, Capitaine.
- Je vais tout pr�parer. - Vous ne quitterez pas le dirigeable!
Professeur, vous savez que c'est extr�mement dangereux.
Si vous survivez au froid, il restera les falaises � grimper.
Nous devons essayer, capitaine.
Je sais qu'il s'agit d'un v�ritable pari.
Pour mon fils, je n'ai pas le choix.
Sir Anthony, c'est moi qui n'ai pas le choix!
Je ne suis pas de marbre!
Parfois, il faut savoir �couter son c�ur.
Nous affronterons le nuage.
- On ne peut pas gagner en altitude? - Non, la charge est trop lourde.
H� bien, je vais l'all�ger!
Vite! On perd de l'altitude!
- �a va bien? - �a peut aller.
Je n'arr�te pas de penser au capitaine. Le pauvre!
- On va marcher longtemps? - On ne survivra pas au froid.
Nous devons trouver un abri. Dans ces montagnes, il y a s�rement des grottes.
Oomiak, vous reconnaissez l'endroit o� vous �tes venu avec Donald?
Je vous ai dit, p�re de Donald,
rien vu � cause du blizzard. Ensuite, les esprits mal�fiques sont apparus.
Puis vous vous �tes battu comme un ours. Je m'en souviens, oui.
- Quelqu'un nous espionne. - O�?
Je ne vois pas. Je sens.
Balivernes!
Quelque chose a boug�!
- Vous avez vu quelque chose? - Rien du tout.
Moi non plus!
On devrait quand m�me suivre cette piste.
Je vois. Si vous ignorez o� vous allez, tous les chemins sont bons � prendre.
C'est incroyable. Je n'arrive pas � y croire!
Verte et fertile!
Au milieu de toute cette glace et cette neige!
Voil� l'explication. Une �le volcanique!
Ce sont probablement des sources thermales, comme en Islande!
- On aper�oit des maisons! - On dirait un village.
Je vois des gens! Peut-�tre que Donald est l�-bas.
Les esprits! Les esprits!
Attendez!
On vient en amis!
- Vous comprenez ce qu'ils disent? - C'est du norrois, du vieux nordique.
Regardez leurs v�tements, leurs armes. Ce sont des Vikings!
Ils nous prennent pour des envahisseurs.
- Nous trois? - Ils pensent qu'on arrive par centaine.
Ridicule! Parlez-leur. Expliquez-leur ce qu'on cherche.
Je ne parle pas le norrois, je le lis juste.
Donald?
Donald Ross. O� est-il?
Dites-leur que je suis son p�re.
- Que se passe-t-il? - Il m'a compris.
Mais il s'en va alarmer son peuple.
- Nous allons �tre �troitement surveill�s. - Rien de bon.
Ils ont peut-�tre fait Donald prisonnier depuis des mois.
Exigez de savoir o� il est.
Oomiak! Non!
Idiot! Il aurait pu causer notre mort � tous!
Mais il se bat comme un ours!
- Il dit que vous lui avez sauv� la vie. - C'est tr�s aimable.
Dites-lui que je souhaite qu'il n'arrive rien � Oomiak.
Merci.
Il dit que votre fils est sain et sauf.
Il a �t� recueilli par une famille de fermiers apr�s la temp�te de neige.
Je le savais. Je savais qu'il �tait sain et sauf.
- Qu'y a-t-il? - On s'arr�te pour d�jeuner.
Je viens de discuter avec notre ami.
J'ai compris pourquoi il craignait tant les envahisseurs.
Ce peuple vit ici depuis des si�cles. Il descend des premiers Vikings.
- On a d�couvert une colonie perdue! - C'est remarquable.
Ils sont tr�s isol�s, � tel point qu'ils pensent
que le reste du monde est une immense �tendue de neige et de glace.
- Merci! - Merci.
Vous voulez dire qu'ils n'ont jamais quitt� l'�le?
Pourquoi le feraient-ils? Ils ont baptis� l'�le Astragard.
C'est le jardin des dieux: Une �le unique dans un monde d�sol�,
qui leur appartient pour toujours.
- Pourquoi cette peur des �trangers? - A cause de l'oracle.
Un jour, les barbares de la glace et de la neige conqu�rront leur paradis.
Voil� qui s'explique. Ils nous prennent pour des conqu�rants barbares.
Cela ne va pas �tre simple!
D�s que je serai pr�sent� � leur chef, je clarifierai les choses.
Des rennes. Ils doivent leur servir de b�tail.
- C'est la maison o� vit Donald. - Donald vit l�-bas? Allons-y.
Mon fils... Je ne l'ai pas vu depuis deux ans!
Dites-leur, Ivarsson
Je ne les suivrai pas avant d'avoir vu mon fils.
Merci, mon brave. C'est tr�s gentil de votre part!
Ils n'ont pas franchement l'air ravi de nous voir.
Je ne vois pas Donald.
Merci, monsieur. Donald... Donald Ross.
Quelqu'un peut me dire o� il se trouve?
- Parlez-lui de Donald.
Vous �tes bien son p�re?
- Vous parlez l'anglais! - Donald me l'a appris.
Il vit avec nous depuis qu'il est arriv� ici. Voici mon p�re.
Je vous suis reconnaissant d'avoir veill� sur mon fils. O� est-il?
Il veut qu'on aille � la maison pour discuter.
Tr�s bien. Merci.
Comment �a, ils ont emmen� Donald? Qui d'abord?
Les hommes du Godi. Ils �taient arm�s.
Le Godi est leur pr�tre supr�me.
C'est � cause du chasseur. Des montagnes, il a cri� aux envahisseurs.
- Le type � cheval? - Oui.
Le Godi a entendu et a souffl� dans sa corne.
La corne donne le signal de la bataille.
Quelle bataille? Qu'est-ce que Donald a � voir l�-dedans?
On a dit qu'un de ces envahisseurs �tait le p�re de Donald,
et que Donald �tait un espion qui voulait nous vendre � l'ennemi.
Vous ne pouvez pas croire �a?
Non, car nous connaissons Donald.
Beaucoup y ont cru. A cause du pr�sage dans le ciel.
Un pr�sage?
Oui, une sorte de baleine gigantesque.
Ah, je comprends. En fait, ce n'�tait que mon dirigeable.
Voyez-vous, c'est comme...
Comme l'un de vos drakkars, sauf que �a navigue dans les airs.
Si vous me laissiez parler � votre Godi, je lui raconterais.
Nous allons nous expliquer au Temple, devant le Conseil, dont Erik fait partie.
Cette jeune fille parle mieux l'anglais qu'Oomiak.
- Elle est plus jolie. - Si Donald lui a appris,
il doit avoir pass� du temps en sa compagnie.
- Vous le lui reprochez? - Pas le moins du monde.
C'est un vrai r�ve d'arch�ologue!
Retourner dans l'histoire et retrouver le monde comme il y a 1000 ans.
Oubliez le pass� et projetez-vous dans l'avenir,
qui, visiblement, n'a pas l'air tr�s prometteur.
Leurs v�tements, leurs armes, ils sortent droit d'un mus�e.
Exactement ce que je n'aime pas: Les reliques de mus�e.
Regardez �a!
Un drakkar viking, identique � ceux d'il y a un mill�naire.
Brave homme. Et dire que c'est de ma faute!
C'est le Temple o� se r�unit le conseil.
Droit au sommet, comme je dis toujours!
Odin, Tor et Froy: Les plus grands dieux vikings.
J'esp�re qu'ils seront avec nous. Il nous faut toute l'aide possible.
Le Conseil viking, sorti droit d'un livre d'histoire.
C'est le p�re de la jeune fille. Il m'a l'air r�fl�chi.
L'homme qui tient le b�ton est probablement leur homme de loi.
Ils ont tous l'air r�fl�chis. Peut-�tre mon futur conseil d'administration?
Costumes du terroir mis � part...
Il a dit: "Amenez l'autre prisonnier!"
- Donald! - P�re!
C'est mon fils!
- Je t'ai cherch�, tu sais. - Je m'en doutais.
C'est mon fils. Voici John Ivarsson...
- Donald, enchant�. - Il est arch�ologue, f�ru d'histoire.
D�sol� pour tout �a. La situation est un peu d�licate.
Il dit que quand je suis venu, j'ai jur� de venir seul et en ami.
Or, d'autres personnes sont arriv�es et un pr�sage mal�fique avec elles.
Ce n'est que mon satan� dirigeable!
- Prisonniers, parlez avant le jugement. - Pile ce que je voulais faire.
- P�re... - Je vais parler, et toi, tu traduis.
- Comment s'appelle cette �le? - Astragard, mais p�re...
- V�n�r� Conseil d'Astragard...
C'est en ami que je suis venu sur vos magnifiques terres.
En paix...
Mon seul but �tait de retrouver mon fils, qui m'avait �t� enlev�.
C'est le Godi!
Il leur dit que nous mentons.
Nous sommes des barbares qui convoitons leur terre.
Et nous devons �tre condamn�s imm�diatement, sans jugement.
Ecoutez, je croyais avoir �t� clair...
Notre sort ne rel�ve plus du conseil, car les dieux ont parl�.
Si on les �pargne, d'autres arriveront,
en hordes arm�es, pour piller et profaner notre terre sacr�e.
Il n'y a qu'un ch�timent pour les envahisseurs: La mort.
�a �t� exp�ditif. Avec les honneurs des Vikings!
Oui, et tr�s authentique.
Et tr�s radical.
- Je regrette sinc�rement, p�re. - Balivernes, mon fils.
- Donald! - Froya!
Nous vous sommes tr�s reconnaissants, jeune femme.
Ils arrivent.
Ramez!
Vers la rive! C'est notre seul espoir!
Restez ici. Je vais les �loigner.
- Non, c'est trop dangereux. - Il a raison.
C'est toi qu'ils poursuivent, pas moi.
Il y a une grotte l�-bas, avec des vivres et des v�tements. Je reviendrai.
Froya!
Les voil�!
- Elle a r�ussi. - Brave jeune fille!
Mon Dieu, s'ils l'attrapent...
Ne t'en fais pas, elle sait ce qu'elle fait.
Cherchons cette grotte!
Bonjour!
Oomiak, mon vieil ami!
- Je suis si heureux de te revoir. - Nous aussi.
Me suis cach� dans l'eau et ai nag� loin comme ours.
Tr�s bien. Filons!
- Je surveille. - Rien en vue.
Ivarsson rep�re le terrain, au-dessus.
- Bonjour, p�re. - Bonjour.
- Bien dormi? - Terriblement mal. Tu dois �tre �reint�.
- Je me fais du souci pour Froya. - Moi aussi, mon gar�on.
- J'ai tout g�ch�, hein? - G�ch� quoi?
Tout! Nous sommes en plein cauchemar!
- Tout est de ma faute, tout. - De ta faute? Pourquoi?
Non, c'est de la mienne. Si je ne me ber�ais pas d'illusions.
- Tu n'y es pour rien. - Oh si, depuis le d�but!
J'ai toujours essay� de te fa�onner � mon image.
Te tyrannisant, te harcelant, ne c�dant sur rien.
Si je ne t'avais chass�, rien ne serait arriv�.
P�re, tu ne m'as pas chass�.
Donald... je suis venu sur le toit du monde pour te dire cela.
Si nous nous en sortons sains et saufs, tu es libre de faire ce que tu veux.
- Je te ficherai la paix. - Mais ce n'est pas ce que je veux.
Je n'ai jamais souhait� cela. Je suis venu ici en qu�te d'aventures.
Et j'en ai eu pour mon compte! Tu sais, je ne suis pas � ma place ici.
Quand nous nous sortirons d'ici, et nous y arriverons,
je rentrerai avec toi.
Je souhaite travailler avec toi, si tu m'acceptes.
Et comment!
Tu ne le regretteras pas. J'y veillerai, sois-en s�r.
- Donald? - Froya!
- Il �tait inquiet pour vous. - Je suis retourn�e � la ferme.
Tout est r�gl�. P�re nous donnera des chiens et un tra�neau.
- Qu'est-ce qui est r�gl�? - Froya et moi voulons quitter l'�le.
Si on y arrive, on regagnera Fort Conger.
Tous les deux?
Tu pensais que j'allais l'abandonner?
Pas si tu es le fils de ton p�re!
Bateau! Ils arrivent!
Que faisons-nous � pr�sent?
On devrait pouvoir grimper sans qu'ils ne nous voient.
Trop tard!
Ne restons pas ici, les meutes vont nous trouver aussit�t.
Regardez... le Godi est avec eux.
Goujats sanguinaires! Filons, tous!
Ils partent! Ils partent!
- On a r�ussi. Ils capitulent! - Dieu du ciel!
Attention, p�re!
- Je suis maudit. La poursuite continue! - J'en ai bien peur, p�re.
C'est incroyable... incroyable!
- Quel endroit maudit! - Oomiak, surveille.
- Cachons-nous! - O�? Ils connaissent l'�le par c�ur.
La Baie des Baleines! C'est par l�, vers le sud.
La Baie est sacr�e, taboue. Ils ne l'approcheront pas.
Parfait, allons-y!
Non, Donald, je t'en supplie! Les esprits...
Froya, je t'en prie, crois-moi. Les esprits ne sont pas mal�fiques.
Ils ont prot�g� ton peuple � son arriv�e. Ils nous prot�geront aussi.
Ils arrivent! On y va!
Froya... fais-moi confiance!
Venez!
On dit curieusement que le soufre est bon pour les poumons.
Sir Anthony, ce n'est vraiment pas le moment de se reposer.
J'esp�re surtout que nous trouverons cette maudite Baie des Baleines.
Venez!
Mon p�re!
P�re!
D'abord, on br�le, ensuite on g�le. Il y a de quoi achever un homme!
C'est cette contradiction qui rend l'Arctique si fascinant.
- Ma premi�re visite en terre de Baffin... - Ivarsson, par piti�!
L'heure du conciliabule a sonn�!
Un conciliabule? A quel sujet, p�re?
Si nous trouvons la Baie des Baleines et qu'ils ne nous y suivent pas,
que ferons-nous apr�s?
On se cachera et on traversera les montagnes jusqu'� la ferme.
On ne va pas retourner dans cet enfer.
On trouvera bateau. Sur glace. Bien.
Un bateau? Mais de quoi parle-t-il?
Il veut trouver une banquise et contourner la montagne dessus.
C'est grotesque!
Le cimeti�re des baleines!
Toutes ces cr�atures qui �chouent ici, depuis le d�but du monde!
Tous ces ossements de baleines! �a vaut des millions de livres!
Dieu sait combien pourrait valoir l'ambre gris!
�a n'a plus grande importance, n'est-ce pas, p�re?
Froya...! N'aie pas peur!
Pense � la l�gende: Ce sont les baleines qui ont guid� ton peuple ici,
o� il a trouv� la s�r�nit� et le bonheur. N'aie pas peur.
Crois-moi.
Il nous faut un bateau. Comment on descend d'ici?
- Pas par ces falaises. - Les Vikings avaient trouv� une voie.
La l�gende dit-elle comment ils ont r�ussi?
Gr�ce aux dieux. La l�gende raconte qu'ils sont sortis de l'antre de l'enfer.
Voil� qui n'est pas tr�s explicite.
Attendez! Ce volcan islandais, le Mont Hekla, eh bien,
les premiers Chr�tiens en faisaient l'antre de l'enfer.
- Quoi? - L'antre... Quelle id�e!
Venez!
- Le crat�re d'un volcan �teint. - Silence!
Il y a probablement une rivi�re souterraine.
Si elle se jette dans la mer, c'est qu'il y a un passage entre le crat�re et la Baie!
Venez!
Regardez, l'eau s'�coule! Venez!
- O� �a? - On va suivre l'eau.
Ne craignez rien. J'ai d�j� chass� le phoque comme �a.
Ce n'est pas �a qui m'inqui�te. C'est eux.
Ils n'abdiqueront donc jamais?
Bizarre! Qu'attend l'archer pour tirer?
Inutile! Ils attendent de nous voir mourir.
La l�gende dit que la Baie est gard�e par des monstres marins.
On ne peut pas leur �chapper.
- Des orques! - Que fait-on?
Tout ce qu'on peut!
Et un autre!
Accrochez-vous tous!
H�, h�!
L'Hyp�rion!
Et que Dieu b�nisse, notre vieil ami, le capitaine!
Capitaine, vous �tes un fin cordon bleu!
Et un excellent fusil! Vous nous avez sauv� la vie.
- Merci. - Un impr�vu salvateur!
Depuis mon atterrissage, j'ai fait en sorte de sauver la mienne.
Mais il va �tre difficile de sortir d'ici, non, capitaine?
J'ai la solution.
Le dirigeable est peut-�tre en pi�ces, mais pas l'esprit de son cr�ateur!
Le dirigeable a beaucoup perdu en combustible, mais pas en flottabilit�.
Si nous arrivons � r�duire la charge, nous pourrons le faire voler.
Et comment r�duire la charge?
En laissant le moteur.
De toute fa�on, les h�lices et la nacelle sont hors service.
Qu'obtient-on si on lib�re le dirigeable de toute la charge inutile?
Un ballon libre!
- �a suffira pour passer la Baie. - Et atteindre la banquise.
On pourra aller plus loin encore. Le vent dominant vient du sud.
S'il r�siste, on atteindra le Groenland.
Une fois sur la c�te, on descend et on continue � pied jusqu'au premier village.
Capitaine Brieux, vous �tes un homme remarquable!
Je l'ai toujours pens�, oui.
Sir Anthony!
C'est un peu exag�r�, non? Pas le temps de f�ter �a. En route!
Sir Anthony... savourons ce moment!
Une fois de plus, nous sommes au seuil d'une grande aventure!
A mon Hyp�rion!
Qu'il renaisse de ses cendres, tel le ph�nix,
et s'�l�ve dans les cieux du Groenland, et bien plus loin encore!
A l'Hyp�rion!
- Bien... Poursuivons, d'accord? - Bien s�r, monsieur.
Je vais vous montrer les arrangements g�niaux con�us pour notre d�part.
Vous aurez s�rement remarqu� que j'ai d�tach� la nacelle.
Le dirigeable ne lui est plus reli� que par un c�ble.
De m�me que le moteur et la queue.
Cette section n'est reli�e que par un c�ble.
En l�chant les c�bles, la nacelle, le moteur et la queue se d�tachent,
- et on s'envole. - Vous �tes s�r?
Vous allez voir.
Messieurs, si vous voulez bien m'aider?
La nacelle... le moteur et la queue...
A trois, vous tirez de toutes vos forces!
Vous nous autorisez � poursuivre, monsieur?
Oui, oui, bien s�r.
Tr�s bien.
Un, deux, trois!
- Alors, sir Anthony? - �a fonctionne � merveille.
Une fois de plus, capitaine, je vous ai sous-estim�.
Je vais me coucher. Je n'ai pas bien dormi depuis des lustres.
Sir Anthony?
Jetez un �il.
Des feux de camp! Ils nous attendent toujours!
Quel dommage de devoir les d�cevoir!
Que se passe-t-il?
Tu n'as plus peur, quand m�me?
- Un peu. - Non, il ne faut pas.
Tout est fini. Nous sommes en s�curit�, � pr�sent.
Je sais. Ce n'est pas �a.
Qu'est-ce que c'est, alors?
Le monde au-del� de mes montagnes. Ton monde.
Mon monde n'est pas vraiment diff�rent.
Il est plus grand. Il bouge plus vite.
Des horloges et des machines remplacent les mar�es et les saisons.
Tu t'y feras.
Et tu seras heureuse.
Tu seras entour�e de gens que tu aimes et qui t'aiment.
J'aurais aim� que mon p�re soit avec nous.
Je sais.
Mais il vit � Astragard et son c�ur est l�-bas.
Mon c�ur est avec toi.
Ivarsson!
Quand le premier navire quitte-t-il le Groenland?
D�but avril, g�n�ralement.
Donc, nous devrions arriver en Angleterre d'ici six semaines.
Je n'y compterais pas, monsieur. Le vent a tourn�.
Nous sommes d�port�s vers le rivage.
- Mais faites quelque chose! - Je ne peux pas commander le vent!
- On monte. - On est en courant d'air ascendant.
Que se passera-t-il une fois au sommet?
Cachez-vous, tous!
Les dieux �taient bel et bien en col�re, mais Godi s'est fourvoy�
- en inspirant la haine et la violence. - C'est bien de l'admettre.
Les prisonniers sont libres de partir � condition qu'ils fassent le serment
- de ne pas r�v�ler l'existence de cette �le. - Bon compromis.
Pour s'assurer que le serment soit tenu � jamais, nous exigeons une chose.
Continuez, que dit-il?
Ils veulent un otage:
Ton fils.
Je refuse de revenir l�-dessus.
Moi, t'abandonner? Et pourquoi serais-je venu?
- Ce sont les conditions! - Je m'y oppose.
- Sans otage, personne ne partira d'ici. - Je serai leur otage!
Calmez-vous, sir Anthony. Tout est arrang�.
Et tout le monde devrait �tre satisfait.
Vous �tes s�r de ce que vous voulez?
Vous �tes s�r de vouloir rester?
Oh, oui! C'est une occasion r�v�e pour un arch�ologue!
Pour �tudier et revivre le pass�,
envelopp� dans cette brume, inchang� depuis 1000 ans.
Et puis, ce n'est pas si arri�r� ici. Les arch�ologues ont du recul.
Des civilisations enti�res ont d�j� disparu.
Un jour, cette terre pourrait �tre le dernier refuge des hommes.
Bonne chance!
Allons-y!
Adieu, mes amis!
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