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Original subtitles

LES TANKS ARRIVENT

Ce film raconte une histoire inédite des tanks américains.

Elle commence près de Saint-Lô en France

le 6 juillet 1944, quand la 3ème Division blindée

s'apprêtait à intervenir pour la première fois.

L'arme blindée américaine allait porter le coup décisif.

Ces hommes intrépides et courageux

savaient ce qui les attendait.

Envoyés en avant-garde, leur objectif était la ligne Siegfried.

Ils comptaient les minutes, attendant l'ordre "en avant".

Voici le tank de tête : "California Jane".

Sergent Joe Davis, chef de tank.

Cinq hommes choisis pour tracer le chemin

soutenus par le peloton du lieutenant Rawson.

Et, commandant la colonne, le capitaine Horner.

Assez d'essence ?

Vérifiez la radio.

Nous sommes prêts à partir, Lemchek ?

Oui, mon lieutenant.

Ne retardons pas la victoire. Je hais la guerre !

Et j'ai de bonnes raisons.

Fais passer, Danny.

Ce ne sont pas des jouets. Et les nazis ne sont pas de notre côté.

Nous partons bientôt ?

Oui. Je vois que vous avez de quoi occuper vos hommes.

C'est un moyen d'embarquer plus de munitions.

L'attente les rend nerveux.

Nous le sommes tous !

- Voulez-vous me la censurer ? - Est-ce utile ?

Non. C'est pour ma femme, Jane.

Je la ferai expédier.

2.700 appareils lourds et moyens,

500 bombardiers d'assaut...

constituaient l'armada qui pilonna le secteur St-Lô-Perrier.

Bien qu'aucun détail n'ait été révélé officiellement

ce serait le début de là plus vaste opération combinée

depuis le débarquement de nos forces

il y a 40 jours.

Écoutez nos prochaines informations. Ici la BBC à Londres.

Ike, descends de là.

Passe-moi la clef de 12.

Regarde ici, Ike, et instruis-toi !

J'ai assez de boulot comme ça.

Ils les démolissent plus vite que je ne peux les réparer.

Clef à bougie.

Dire que c'est ton père qui tient mon garage là-bas !

Et que j'ai promis de veiller sur toi !

Il me faut les pinces.

Mais je te ramènerai vivant

dussé-je te casser la figure.

Il veut nous tuer ou quoi ?

Allez, va lui dire d'arrêter le moteur.

Lemcheck veut que tu arrêtes le moteur.

J'aimerais m'asseoir à ta place, Kemp !

Je te la céderais bien volontiers même sans bénéfice.

Je la prendrais tout de suite si Lemchek voulait.

Ah, sacré Lemcheck.

"C’est le mécanicien qui gagne la guerre, non le conducteur."

"Je prépare son tank. Il se bat avec et l'esquinte."

"Reste avec moi, dans 10 ans je t'emploierai dans mon garage."

"Un pauvre vieux mécano."

"Mal rasé, plein de cambouis

comme moi !" C'est Lemchek que le dit.

"C'est Lemcheck qui le dit."

"Joe, ceci est pour fêter ton anniversaire avec ton équipage."

"Avec tout mon amour, Jane."

Cache ça, Danny !

J'ai une cachette sûre, toute trouvée.

On la liquide tout de suite ?

Tu as dit : quand on sera en Allemagne.

A ma femme ! Mais ça peut être long.

Nous ne sommes pas pressés, pas vrai ?

En effet.

- Kemp ? - Moi non plus.

- Heinie ? - L'Allemagne n'est pas loin.

Vous pouvez y aller.

Bonne chance, Bob !

Bonne chance, Rawson.

Prêts ! En avant !

Remuez-vous les gars, on y va.

C'est parti !

Cap. Horner à Lt Rawson En avant !

1er peloton, en avant !

Ainsi s'ouvrait une page nouvelle de l'histoire de la guerre.

Attention ! Route mauvaise sur la droite !

Route mauvaise sur la droite !

Tank N° 5, avancez de 20 mètres.

Poste de Commandement à trois quatre.

Avez-vous atteint votre position fixée ?

Avancez-vous toujours ?

Nous avançons toujours.

Augmentez votre vitesse de 8 km.

Kemp, augmente la vitesse de 8 km.

Si ça continue, les fraüleins, c'est pour bientôt.

Nous n'y sommes pas encore !

Non, mais on en met un coup !

Sergent ! Des Allemands ! Sur la gauche !

A gauche ! 300 mètres !

Heinie ! Les explosifs !

Cessez le feu.

Cessez le feu ! L'infanterie va entrer en action !

Johnson, nettoyez le coin avec 2 groupes et rejoignez-nous !

Rawson, en route !

Davis, en avant !

Kemp, tu as entendu ?

Bien tiré !

Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Il avait la tête trop près du canon.

Mais on a fait fuir les Allemands.

Et on n'a perdu personne !

Kemp ! Ralentis. Cette route est peut être minée.

Dans ce cas, on le sentira vite !

Lieutenant ! Une Panthère sur la route !

Tire !

Notre 75 ricoche sur le Panthère !

En arrière !

Tire !

On ne peut rien contre ce tank.

Charge un obus antichar.

Tous nos obus ricochent ! Nous ne l'aurons pas !

Vous ne l'aurez pas de front ! Aveuglez-le au phosphore !

Charge un obus au phosphore.

Suivez-moi ! Attaque de flanc !

Tank N° 2, tenez la route !

Marconi ! Kemp ! Sortez de là !

Répondez ! Sortez de là !

Sortez de là !

Kemp est tué !

Tank n° 6, tirez !

Cessez le feu ! Nous l'avons eu !

Et voilà !

Prenez la suite. Je vais voir les dégâts.

Les brancardiers, vont venir. Ne nous abandonne pas, Joe !

Tu ne peux pas nous faire ça. Comment ferons-nous sans toi ?

Rappelle-toi le champagnes !

Nous allons le boire en Allemagne.

Grouillez-vous, bon sang.

On a eu ce Panthère, Joe !

Quelles sont ses chances ?

On peut le sauver si on l'opère vite.

Regarde-le.

Regarde ça.

Conducteur, c'est dangereux.

Ce soir-là, les tanks quittèrent la route.

Ceux qui étaient touchés étaient réparés ou mis à la ferraille.

Les hommes s'occupaient pour tout oublier

avant le coucher du soleil.

Si seulement c'était le cou de mon beau-frère.

Où est le capitaine Horner ?

Au P.C., par là-bas.

Eh, caporal ! Debout, la Belle au Bois Dormant !

Lève-toi, et vivement !

C'est la guerre !

Vous autres vous êtes saouls ou couchés !

Où est le capitaine Horner ?

Qui demande à le voir ?

Il demande à me voir !

Ah, vraiment ?

A quel sujet ?

Il a besoin d'un nouveau sergent. C’est moi !

Allons, un peu d'organisation !

Un instant, sergent.

Je suis le capitaine Horner !

Sergent Sullivan, à vos ordres.

Repos.

Enchanté, mon capitaine.

Le colonel vous a en haute estime.

J'ai combattu avec le colonel Matthews, il était capitaine.

Sergent-chef Sullivan.

Francis Aloysius Sullivan, hein ?

Je préféré qu'on ignore "Aloysius".

Que ce prénom reste entre nous.

Nous ferons en sorte que vous soyez heureux parmi nous.

Nous avons perdu notre meilleur sergent.

Le remplacerez-vous heureusement ?

En 2 ans de combats, nul ne s'est jamais plaint de moi.

Vous aurez l'équipage de votre prédécesseur et un tank neuf.

Il vous faudra un conducteur.

Si je puis me permettre

j'aimerais bien connaître mon conducteur.

Puis-je choisir le mien ?

Qui voulez-vous ?

Je veux Tucker.

Il est en prison.

Ce vieux briscard a dû encore boire ?

Il n’a jamais cessé. Et vous le voulez malgré ça ?

Je l'ai déjà eu. Je sais le manier.

Vous pouvez tout manier, hein ?

Il est à l'arrière.

Vous aurez besoin de ça pour qu'il sorte.

Puis-je prendre votre Jeep pour aller le chercher ?

Bien sûr. Faut-il vous conduire ?

Je suis un très bon conducteur.

Présentez-vous au Lt Rawson ensuite.

C'est un beau jour, mon vieux ! Un beau jour !

Je ne pensais pas être si heureux de revoir ta fiole !

C'est sympa que tu sois là, Sully.

Tu combats avec, je les conduis, on les perd ensemble.

Belle époque !

Elle restera belle tant que tu éviteras l'eau de vie.

Bien sûr ! Pour la durée de la guerre.

"Mes lèvres se refusent aux lèvres de l'alcoolique."

Qu'est-ce que tu fais ?

Tucker, ta cure a commencé, à l'instant même.

Bon, ça va être une longue guerre sèche.

Ralentis, Tiucker.

Maintenant stoppe ! Fais attention, Tucker.

Salut, Pat !

Oh non, encore vous !

Plus la guerre durera, plus vous risquerez de me rencontrer.

Il y a des limites !

J'espérais bien ne plus vous revoir.

Vous dites ça !

Je vous ai entendue dans l'ambulance, Pat !

"Docteur, pour Sullivan, c'est grave ?"

Avec nous depuis longtemps ?

- Depuis l’Angleterre. - Depuis l'Angleterre ?

Si j'avais su ça plus tôt ! Que de temps perdu !

Vous ne changerez pas !

Dites-lui de vous laisser !

Rentre dans ton trou !

Montrons-nous gentlemen, il y a une dame parmi nous.

On vous pousse ?

Oui. Ma batterie est à plat.

Vraiment ? Impossible avec vous !

A bientôt à Berlin !

Sans vous si possible !

A bientôt, Pat !

Embrasse-moi.

Tuck, rentre donc là-dedans !

Tu parles de Davis ?

J'essaie d'expliquer.

Qu'as-tu écrit ?

Mes parents ne lisent que l'allemand.

Dis-moi ça en anglais.

"Il était aussi bon que brave"

"On se sent perdu sans lui."

Je n'ai jamais vu de soldats aussi pitoyables !

Qu'est-ce qui vous prend ?

Un tank est démoli on le remplace !

Un sergent est tué, la guerre continue !

Qui êtes-vous ?

Je suis votre nouveau sergent-chef Sullivan.

Voici notre nouveau tank !

Vous pourriez le baptiser "California Jane II".

Nous partons dans 10 minutes. Remuez-vous !

Je vous ai dit de vous remuer !

- Qui est le tireur ? - C'est moi.

Caporal Rhinberger !

Allemand, hein ? Êtes-vous-bien du bon côté ?

Oui, sergent, je suis du bon côté.

- Qui est votre chargeur ? - Moi, soldat Whitehouse.

Vous êtes rapide ?

L'un des plus rapides.

Et qui êtes-vous ?

Soldat Kolowicz. Conducteur !

Second conducteur !

Mon conducteur, c'est lui.

Il devait être muté.

Oui. Je viens de le réintégrer.

Je ne vous répéterai pas ce que je vais vous dire :

Tucker, je le connais. Vous, pas encore !

Si vous n'êtes pas à la hauteur

ça fera du remue-ménage !

Mon tank doit être toujours en tête !

Sur la ligne Siegried et en Allemagne !

C’est ainsi que Sullivan opère !

Tout ça dans le tank.

C'est au sergent Davis.

Donnez-le à l'Intendance.

Les autres, chargez le matériel !

Vous deviez vous présenter à moi !

Je voulais d'abord organiser mon équipage.

"Votre" équipage ? Venez, sergent !

- Vous avez eu des ennuis ? - Quelques-uns.

J'étais comme vous au début.

- Vous vous habituerez ! - C'est encourageant !

Qui fait l'omelette sans casser d'œufs ?

Vous avez été un peu dur avec les hommes du sergent Davis !

Le sergent Davis n'est plus ici.

Mais vous y êtes !

J'ai entraîné ce peloton moi-même.

Vous ne sacrifierez pas mes hommes

pour monter en grade !

Vous ne m'avez pas compris. Je ne sacrifierai personne.

On est toujours victime de ses fautes. Je n'en fais pas !

Davis n'en faisait pas.

Alors, c’est qu’il n'avait vraiment pas de chance !

Moi je créé ma chance ! Celle de mon équipage, s'il m'obéit.

Je suis la tête. Ils sont le corps.

Mes hommes se déplacent à mon commandement.

Qui est le cœur ?

Le quoi ?

C'est tout, sergent !

Une chose encore. Je surveillerai chacun de vos gestes.

Bien, mon lieutenant.

Je croyais vous avoir dit de charger ce matériel.

- Chargez ce matériel. - Et vite !

Allez, on se dépêche.

Plus vite que ça.

Alors, j'observai Sullivan.

Les lois de la guerre changeaient, mais pas lui !

Nous traversâmes le territoire ennemi

ne nous arrêtant que faute d'essence

et nous reposant dans l'attente du ravitaillement.

Mais Sullivan ne se reposait jamais.

Il ne félicitait jamais ses hommes.

Totalement insensible, il faisait SA guerre.

Coutances, Marigny,

Mortain, Mayenne. Retour à Mortain après une contre-attaque.

Puis la 7ème Armée allemande battit en retraite.

Argentan, Falaise. Puis la Seine, Château-Thierry, Soissons.

Nous roulions vers l'Allemagne

sur des routes truffées de mines.

Toujours en tête, Sullivan brusquait ses hommes

comme il malmenait ses tanks,

engins privés de vie.

Qu'y a-t-il, mon lieutenant ?

- Ils ont fait sauter le pont. - Je n'entends rien.

Les Allemands ont fait sauter le pont.

Sullivan à Rawson, terminé.

Ici Rawson, terminé.

Il parait que les allemands on fait, sauter le pont.

Dégage la route ! Je vais parler au Cap. Horner.

Bien, mon lieutenant.

Dégage la route !

P C. N° 5 à trois-quatre, termine.

Ici trois-quatre, terminé.

Qu'y a-t-il, mon capitaine ?

Le pont est démoli. Essayons de passer à gué.

Ce sera long ?

J'attends le compte rendu.

Essayez de faire activer.

Horner appelle Rawson.

Où est le lieutenant Rawson ?

Toujours en reconnaissance, mon capitaine.

Il a eu des ennuis ? On a tiré ?

Je n'ai rien entendu.

Que le Lt Rawson me rappelle.

Pour savoir si on a besoin du génie.

Bien, mon capitaine, je lui dirai.

Pourquoi ne pas dire oui ?

Dis-lui aussi d'envoyer les parachutistes et les WACS !

Tout, pourvu qu'on ne bouge pas !

Tu veux aller en Allemagne ?

Oui. Et le plus vite possible !

C'est même déjà trop tard !

Trop tard ? Pourquoi ?

Une affaire personnelle !

Je ne te comprends pas.

Dis-moi...

Ça t’est pénible de tirer sur les Fritz ?

J'essaie de ne pas y penser.

Ce doit être dur de tuer ses compatriotes.

Pourquoi mes compatriotes ? Je suis américain autant que toi.

Quoi ?

- Sullivan ne revient pas. - Et alors ?

C'est inquiétant. Il a dû lui arriver quelque chose.

Espérons-le !

Il nous a assez torturés comme ça.

Pour faire de nous de bons soldats !

Il fait attention à nous.

Autant qu'un shérif à ses prisonniers.

- Remets-le. - Remettre quoi ?

Où as-tu fait ton entraînement, Danny ?

Fort Knox, Kentucky. Tu le sais.

- T'as aimé Louisville. - Jolie ville.

J'aime l'hospitalité des gens du sud.

- Tu les as comptées ? - Compté quoi ?

A Louisville il y en avait six. Les plus beaux bâtiments.

Quels bâtiments ?

Des distilleries de whisky !

Remets-la !

Tu parles de ça ?

Hé, voilà le sergent.

Embarquez, on y va.

- Rawson à Horner. - Qu'avez-vous trouvé ?

Il y a un passage de fond rocheux.

- C'est profond ? - Les tanks pourraient traverser.

- D'accord, allez-y. - Bien, mon capitaine.

C’est parti, sergent.

Très bien, vas-y, Tucker ! Dépêche-toi, avance !

Ralentis au coude. Attention !

Des mitrailleuses.

Heinie ! Ça y est ! Tu l'as eu !

Tucker, recule !

Sortez du tank ! Il va sauter !

- Qu'y a-t-il ? - Continue à tirer !

- Répondez-moi ! - Va sur la droite !

On a touché une mine ! Sortons de là !

Restez ! Continuez à tirer !

Plus haut.

Heinie, tu l'as eu !

Continuez à tirer.

Nous avons eu ce 88 !

Heinie, tu as réussi ! Tu les as eus !

Joli-tir ! Tu nous as sauvés !

Oh, toi, je t'aime !

- Il s'en est fallu de peu. - Gentils petits.

Oui, des gentils petits.

Si je vous avais laissés fuir vous seriez tous morts !

Tués à terre, comme Henderson.

N'essayez plus d'abandonner ce tank

ou je vous descends !

Qu'est-ce que tu as ?

Les mains brûlées en chargeant.

Je n'avais pas mis mes gants.

Devra-t-on te décorer pour ça ?

Mais il est blessé, sergent !

La prochaine fois, il mettra ses gants.

- Où vas-tu ? - J'allais chercher Henderson.

Reste ! Ils le repêcheront.

Venez par ici.

Va constater les dégâts.

Récupère ce qui reste du tank d'Henderson.

Dis à Lemchek de s'occuper de celui-ci.

Vous ne répondiez pas !

Désolé, mon lieutenant. J'étais occupe.

Je dois être renseigné. Nous devons combattre en groupe !

Vous ne donniez aucune information.

Mais vous étiez si occupé à jouer au héros

que nous avons perdu 2 tanks, et qu'Henderson a été tué.

Vous, un sergent ! Il vous faudrait une armée personnelle !

Henderson m'aidait. à descendre ce 88.

Quand vous aurez combattu autant que moi...

Si je n'avais pas anéanti ce 88, il nous aurait tous eus !

Lt Rawson qui a descendu ce 88 ?

Le sergent Sullivan.

Excellente tactique !

Penser et agir simultanément !

Le lieutenant m'a mal compris.

Je le dois à mon équipage bien entraîné.

C'est bien. Continuez ce bon travail !

Lieutenant, on est partis.

Sergent, occupez-vous du corps d'Henderson.

- Et ralliez rapidement la colonne. - Très bien, mon lieutenant.

Tu ne peux pas répondre ?

J'ai autre chose à faire que de te chercher partout.

J'ai tout vu, Lemchek !

Je l'ai vu de mes yeux vu.

- J'ai assisté à toute la bataille. - Tu aurais pu te faire tuer.

Viens ! Nous devons réparer le tank de Sullivan.

Ce canon. Ce 88... c'est meurtrier !

Notre meilleur canon, c'est le 75 !

Allons, allons.

C'est pour ça que le sergent Davis a été tués.

Et Kemp et le caporal Henderson.

On ne peut pas se mesurer avec le 88 !

Bien sûr. Va te plaindre !

Va trouver le général et expose-lui ton point de vue.

- Viens. - Et ma Jeep ?

Ne crie pas comme ça !

Hé, Lemcheck, vas-y doucement.

Les Fritz ont des oreilles.

- De grandes oreilles. - Ils peuvent nous entendre à 1 km.

Peut-être sont-ils tout près sans qu'on s'en doute !

Et notre infanterie est loin !

- Nous n'avons cesse de les doubler. - Qu’est-ce que tu veux y faire ?

Vous voulez vous sauver comme Ike ? Et la radio ?

Elle ne marche pas.

Écoutez, Sullivan.

Ne vous moquez pas de Ike ! C’est un bon gosse.

Mais s'il était là notre tank serait réparé.

S’il n'est pas là, ce doit être pour une bonne raison.

Nous le réparerons à son retour.

Si on en a envie !

Et si les Fritz ne le coincent pas.

- Le général est ici ? - Et alors ?

- Je veux lui parler. - Quoi ?

- Je veux lui parler. - De la part ?

- De Lemcheck. - A quel sujet ?

- C'est personnel ! - C'est ça.

Dégage avant qu'on te chasse.

Je dois parler au général, c'est important.

- Un problème - Non, monsieur.

Un gosse un peu nerveux.

Je ne suis pas nerveux. Vous êtes le général ?

Oui, fiston.

Je voudrais vous parler.

Entrez ! Mettez-vous à l'abri.

George Eisenhower, mon général. Compagnie C. Groupe Matthews.

Repos.

Eisenhower ? Vous appelle-t-on Ike ?

Ouais. Je veux dire, oui, monsieur.

Parfois on m'appelle "général".

Asseyez-vous, mon général.

Bien. Qu'est-ce qui vous arrive ?

Parlez. Ne soyez pas nerveux !

Les généraux sont des hommes comme les autres. Je vous écoute.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

C'est au sujet du 88 allemand. C'est terrible !

Nos 75 ricochent sur les tanks allemands.

Mais leur 88 ne nous rate pas.

C'est un assassinat.

Cigarette ?

Je ne fume pas. Lemchek me le défend.

C'est mon chef. Il doit s'inquiéter. Il faut que je parte.

S'il le faut, j'arrangerai les choses avec Lemchek.

Si vous le connaissiez !

Donc, à propos de ces 88.

Voilà ce qui se passe.

Leur vitesse initiale est de 1.170 mètres seconde.

Celle de nos 75 n'est que de 850.

Leur blindage est de 13 centimètres, le nôtre de 7.

Alors nos obus ricochent dessus.

Et c'est pour cela que nos amis se font tuer.

Peut-on faire quelque chose ?

Nous essayons, Ike !

Bientôt nous recevrons des tanks plus puissants.

Armés de 90.

Des 90, Ike.

Ils ne ricocheront pas sur les Panthères.

Je ne savais pas ça.

Les Allemands non plus. Ils le sauront !

Pourrais-je en parler aux camarades ?

Ça leur remonterait le moral.

Bien sûr, dites-leur.

Et dites à vos amis personnels, Ike

que mon premier nouveau tank vous sera affecté !

Vraiment, mon général ?

Vraiment ?

Vraiment, Ike !

Merci de cette conversation, mon général.

- Excusez-moi. - A vos souhaits.

Allez vous changer. Un bon soldat ne doit pas s'enrhumer.

Merci beaucoup, mon général. Merci.

Merci beaucoup.

Merci à vous, mon général.

J'entends une voiture qui remonte la rivière.

A vos postes.

Ne tire pas ! Laisse-la approcher.

Tire quand elle arrivera au coude.

Tenez-vous prêts.

Non, c'est moi, George. C'est moi, Ike.

Ne tirez pas.

C'est Ike.

Où étais-tu ? Tu aurais pu te faire tuer, dans la nuit.

Il y a des Allemands partout. Tu es fou ?

La ferme, Lemcheck !

Où j'étais ? Chez le général !

- Où ça ? - Chez le général.

Il est cinglé. Au boulot !

T'as entendu ? Bouge-toi.

Tu as pris un bon rhume sous la pluie.

Tu as de la fièvre !

Il m'a dit qu'il était un homme comme les autres.

Le gosse déménage !

J'ai entendu ! Je vous dis que j'ai parlé avec le général.

Il a mis son bras sur mon épaule et m'a appelé "général" et...

- Ouais, c'est ça. - Laisse-moi finir.

Il m'a confié un grand secret.

Nous aurons bientôt des tanks armés de 90.

Des 90 !

Les Allemands n'ont qu'à se tenir !

Une vraie boucherie ! Allez, au boulot !

Il a dit qu'il m'enverrait personnellement son premier 90

que j'étais un bon soldat.

Il est piqué !

Je t'ai entendu ! Il a dit que je le conduirai.

Je discuterai de ça avec le général à la première occasion.

- Je vous dis la vérité ! - C'est ça, c'est ça.

Aucun de vous ne me croit.

Allez, au boulot !

Je vais avoir un nouveau 90. Faisons...

- équipe ensemble. - Au boulot.

J'entends une autre voiture ! Sur la route !

Ne tirez pas.

- Couche-toi. - Ne tirez pas !

Reste où tu es. Couvre-moi !

Dis-lui de se dépêcher

et de lever les bras en l'air !

C'est le général Von Kolber.

Il veut voir un supérieur.

Je suis votre supérieur !

Tu lui as dit quoi ?

Je lui dis que vous êtes dangereux.

Rien d’autre, j'espère ?

Emmène-le au tank.

Heinie, va écouter ce qu'ils racontent.

Quoi ?

Merci de m'avoir sauvé la vie.

De rien.

Cette manie de dire des stupidités !

A l'avenir je vous laisserai tomber.

Sale... Lâchez-moi !

Laissez-moi le frapper.

Misérable caricature d'homme !

Je demande ma mutation. J'en ai marre !

Retourne à ton poste !

Qu'est-ce que c'est ?

Assis !

On croirait des cousins !

La ferme, Tucker. Heinie, continue.

Des ordres de l'Etat-Major.

Leurs divisions d'élite se replient sur Mons, en Belgique.

Maintenant il comprend l'anglais.

Il ne veut pas parler.

Allez, parle !

Une armée d'environ 100.000 soldats d'élite ira de Mons

s'accrocher dans la ligne Siegfried.

C'est exact.

Il dit que nous périrons tous sur la ligne Siegfried.

Tu penses que c'est vrai ?

Oui. C'est un officier important, décoré par Hitler lui-même.

Non, sergent.

On est arrivés.

Allez, raus.

- Attendez. - Je dois voir le Cap. Horner.

- Pourquoi ? - Ça me regarde.

Voici le général Von Kolber.

- Sergent-chef Sullivan au rapport. - Repos.

J'ai un cadeau pour vous, mon général.

Général ober quelque chose.

Il avait ça sur lui.

C'est très important. Je me suis dépêché de venir.

Je n'ai pas utilisé la radio

pour que les Allemands ignorent que nous connaissons leurs plans.

Ils perceraient ici, à 23 km au sud.

Il faudrait aller vite !

Je déciderai des mouvements, si ça ne vous fait rien.

Ce sera tout.

Que sait-on de la Division Aérienne de Von Heyking ?

On n'en a jamais parlé.

Nos lignes sont faibles, mais doivent stopper l'ennemi.

Jusqu'à l'arrivée de l'infanterie.

Combattons-les à découvert pour les empêcher

d'atteindre la ligne Siegfried.

Sans quoi nous aurons beaucoup d'ennuis.

Chaque homme, véhicule ou canon disponible

sera employé. Cuisinier, secrétaire, tout homme valide !

Les tanks avariés serviront à bloquer les routes.

Des questions ?

Alors, on est partis.

Et cette entrevue avec le général ?

Je pensais que le tank serait réparé.

J'y ai travaillé ! Ça me brise le cœur mais je vous informe

que selon mes camarades et moi-même, vous avez fait

de ce tank un amas de ferraille.

Il est fini, kaput ! J'espère la même fin pour Sullivan.

Viens, on s'en va.

Mon tank avec le 90 devrait arriver...

Lemchek, allez me chercher un tank neuf, et vite !

Vous remorquerez le tank de Sullivan.

Jusqu'où ?

Bloquez la route à l'embranchement.

Prévenez l'artillerie s'il y a lieu.

L'observation serait meilleure de ce terrain élevé.

Ordre du colonel.

Placez un homme avec la radio ici

pour signaler les mouvements de l'ennemi.

Et pas de combat individuel cette fois. Est-ce clair ?

- Très clair. - Filez.

Il ne peut plus obéir.

Son équipage l'a plaqué.

Savez-vous pourquoi, mon lieutenant ?

Je sais. Préparez son tank !

Ike, on y va.

Je suis presque désolé.

Vous avez dix minutes pour retrouver vos hommes.

Si vous y parvenez.

Assis, sale Fritz.

Où sont Kolowicz et Marconi ?

Je ne sais pas, sergent.

Tu étais de garde !

Je voulais un renseignement.

Tu n'as rien à faire ici.

Retourne au tank !

Au sergent Tucker.

Au soldat Tucker.

Tu m'as manque !

Ça n’allait pas. Je crois que j'ai un ulcère.

- Sors d'ici. - On est des potes, hein ?

Sors d'ici, mon pote.

Je sors.

Ce n'est pas tant le canard, c'est le sentiment !

On est ensemble depuis si longtemps.

Il y a eu des moments ou je désespérais de le manger.

Nous avons déserté.

Ne te tracasse pas pour ça !

Si c'était Sullivan sur la broche, quand sa méchanceté...

Si ce type-là m'insulte encore, je...

Eh bien quoi ?

Retourne immédiatement au tank. Toi aussi, Marconi !

Tu peux encore le supporter ?

Jusqu'à quand vas-tu obéir à cette brute ?

La dernière fois on m'a arrêté,

mais pas cette fois.

Appelez donc la patrouille !

Inutile, Kolowicz ! Je réglerai ça tout seul.

Tu resteras dans mon équipage !

Et ce ne sera pas une partie de plaisir !

Allez, dégage.

La trouée se refermait à mesure que les tanks arrivaient

concentrant leur puissance de feu.

Tous les canons disponibles étaient en ligne.

Les tanks immobilisés étaient remorqués sur leur position.

Certains, exposés en pleins champs.

D'autres étaient enterrés.

Mais c'était toujours pour combattre l'ennemi.

Maintenant il fallait attendre que les Allemands bougent.

Ils tentèrent d'échapper à l'encerclement, lançant en hâte

des hommes et du matériel là où ils espéraient

percer les défenses américaines.

Entre-temps, nos hommes bourraient leurs tanks de munitions,

peaufinaient leurs positions

camouflaient leurs tanks

pour paraître inoffensifs comme le paysage.

Couvre le tank mieux que ça. Qu'il soit invisible !

Enlève ça de la gueule du canon.

Va te mettre en observation sur ce talus.

Et rends-moi compte !

Tu attends qu'on te prenne par la main ?

Allez !

Allez, bouge-toi !

Fais attention à toi !

Bouge-toi !

Retourne à ton canon !

Tucker, prépare les obus explosifs.

Grimpe dans ta tourelle.

Je suis à mon poste, sergent.

Je suis installé. Vous m'entendez ? Terminé.

Vous m'entendez ? Terminé.

Oui. Les Allemands aussi s'il y en a.

Que vois-tu ?

Rien.

Rien ne bouge nulle part.

Redouble de vigilance !

Que ferai-je si je vois surgir les Allemands ?

Tu me diras où, quand, combien ils sont.

Mais s'ils me repèrent ?

Ce sera la fin de tes ennuis.

Mais dites-moi ce que je ferai !

Ça m'est complètement égal.

Tais-toi, tant que tu ne vois rien.

Sergent, j'entends quelque chose !

Mais je ne vois rien.

On dirait le bruit de toute une armée.

Regarde bien et baisse la tête.

Je les vois !

Ils arrivent ! Ils sont à peine a 200 mètres.

Tenez-vous prêt, sergent. Un,

deux, trois, quatre, cinq,

six, sept.

7, ils sont 7, sergent.

Il y en aura d'autres !

Echo, Bravo, Zoulou 3-8

à Onset 5.

Ici Onset 5. Passez message.

Ici 3-8. Concentration ennemie au point de contrôle

Fox 241 Lima 3901.

Position notée. Sommes prêts ici.

Tenez-vous prêts.

Les voilà !

3-8 à Onset 5. Tirez !

Ils tirent trop en arrière.

Trop long ! Tirez 100 mètres plus court !

3-8 à Onset 5 tirez 100 mètres plus court.

Encore trop long ! Ils suivent la route.

Rapprochez encore de 100 mètres ! Vite, sergent.

Ça nous fera tirer juste au-dessus de toi.

Je sais ! Je sais !

Allez-y ! Allez-y ! Vite !

3-8 à Onset 5. Réduisez la distance de 100.

Feu à volonté !

Marconi, sors de là ! Replie-toi !

Marconi, tu m'entends ?

Marconi, dégage de là, replie-toi, Jerry.

Marconi, dégage de la et vite.

Heinie, remplace-moi.

Attends qu'ils arrivent et fais-les sauter !

Où vas-tu ?

- Kolowicz ? - Lâchez-moi.

Dans le tank !

Vous sacrifiez Marconi pour avoir une autre citation !

Danny ! Reviens à ta pièce !

Et restes-y.

Tu vois ce que je vois ?

Aucun de ta connaissance ?

Ne tire pas, Danny !

Attends.

Tire !

Cessez le feu !

Cessez le feu.

Allez, les Fritz, on avance. Les mains en l'air.

Les mains en l'air.

- Range-moi ça. - Jamais.

Range-moi ça !

Je boirai à la santé d'un grand type !

Sans Sullivan, tu serais mort !

Qu’a-t-il fait pour moi ?

En t'empêchant d'aller chercher Marconi, il t'a sauvé la vie !

C'est vrai, Danny. Il a risque sa vie pour toi et Marconi.

C'est difficile à croire.

Mais il a fait ça, alors...

Tu te trompes peut-être sur lui. Tu verras bien !

Regardez !

- Encore des Fritz ! - Ils les mains en l'air.

C'est peut-être...

L’indestructible Sullivan !

C'est bon, je vais la remettre !

C'est Sullivan, il est vivant ! Et Marconi est avec lui !

Marconi ! Sain et sauf ! C’est incroyable !

Vous avez de la bibine ?

Vous avez de l’eau de vie ? De la bière ? Non ?

Mon ami Sullivan ! Je le disais, l'indestructible !

Tucker ! Occupe-toi d'eux !

Allez, en avant, on dégage.

Nous étions inquiets !

Ça va ?

- Tu n’es pas blesse ? - Tout va bien.

Si tu l'avais vu ! Quel soldat, ce Sullivan !

Hé, Fritz,

tu as déjà tué quelqu'un avec ?

Echo Bravo Zoulou 3-8 à 3-7. Terminé.

Pouvez-vous envoyer chercher les prisonniers ?

Il s'en est échappé ?

Aucun, mon lieutenant. Nous les avons arrêtés.

Vous avez perdu des hommes ?

Pas un, mon lieutenant !

Très bien, Sully. Terminé.

Merci, mon lieutenant. Terminé.

Puis la division retourna à Mons pour un court repos.

Un avant-goût de notre "libération".

Déçus de n'avoir pas vu Paris, ils espéraient voir Mons.

Car ils ne furent jamais à Paris.

Et ils connurent très peu Mons.

D'un tank en marche, il eût été difficile de goûter aux joies

des villes recouvrées !

Où est le tank du sergent Sullivan ?

Là-bas ! J'aimerais vous y conduire.

Viens donc par ici.

Les gars, Pat Kane.

- Enchanté. - Joli morceau.

Elle fait de belles photos.

Je veux une photo du héros.

Le sergent Sullivan n’est pas ici.

Je cherche le soldat Jerry Whitehouse.

- Je suis Jerry Whitehouse. - Je peux faire une photo ?

Faire pointer sur soi ses propres canons ! Quel cran !

J'ai vu surgir l'ennemi, j'étais affolé !

Il a arrêté un régiment ! Comment le saviez-vous ?

Vous allez voir l'Etoile d'Argent.

C'est Sullivan qui vous a proposé.

Le sergent a proposé Marconi ?

Tu peux te tromper avec Sullivan.

- Il n'apprécie que ses actes. - Peut-être, Danny.

Mais ceux de Marconi aussi.

Vous commencez à le découvrir.

Attendez une minute.

Dites-moi, Mlle Kane...

Et lui, pour quelle décoration s'est-il proposé ?

Aucune ! Pour une fois, Sullivan n'a pas parlé de Sullivan !

Il aurait dû.

Il a risqué sa vie pour sauver Marconi.

Tais-toi, laisse-moi réfléchir !

Laisse-le réfléchir !

Tu râles parce qu'il veut faire de toi un soldat.

Mais il perd son temps, je crois.

Oh, la vache ! Regardez-moi ça.

Il fait le double du 88.

Une sacrée voiture d'enfant !

Voiture d'enfant ?

Un de ces nouveaux 90 dont on parle tant !

- Lt Rawson ? - Quoi, sergent ?

Comment faire pour avoir le même ?

Demandez donc à Ike.

Moi ? C'est de moi qu'il s'agit ?

En effet, écoutez ça.

"A George Eisenhower dit Ike ou le général."

"Aux bons soins du Cap. Horner."

"Mon cher général."

"Voici pour vous. Bonne chance." Signé du général !

Allez, circulez les gars ! Vous allez me l'abîmer !

Reculez, reculez. Vous allez rayer ma propriété.

N'est-il pas mignon ?

- Je te l'avais dit ! - Ta visite au général !

Vous voulez dire que Ike dispose de ce tank ?

C'est ce que dit le général.

Bon, que me proposez-vous ?

Je suppose que tu veux le conduire ?

Peut-être bien.

Voyons voir.

Comme Danny nous quitte, Tucker aura besoin d'un second.

Tu es bien entraîné maintenant. D'accord !

Attendez une minute.

Je ne veux plus être muté. J'ai pu dire ça une fois.

Je ne romprai pas une belle équipe comme la vôtre !

Même une bonne équipe se remplace !

Ah, je dois m'occuper de Lemchek.

Qui doit s'occuper de qui ?

Attention, Ike peut te signaler au général !

Quand partons-nous ?

D'ici une heure.

Allez, on met notre matériel là-dedans.

Chargez-moi ça.

Qu’attends-tu ? Embarque ton équipement.

Pas de problème, Sully.

Le 4 septembre 1944, quatre colonnes quittaient Mons

fonçant afin d'atteindre l'Allemagne avant l'ennemi.

Encore loin en tête, les blindés

follement acclamés, traversaient vivement la Belgique.

Charleroi, Namur, Liège.

En 18 jours ils étaient parvenus aux portes de l'Allemagne.

Maintenant, affamés, épuisés, à court de ravitaillement

il ne restait que 100 équipages de tanks sur les 400,

pour lancer l'attaque.

Ils se préparaient à renouveler les victoires napoléoniennes.

Le 11 septembre dans la forêt d'Aix-la-Chapelle

les chefs décidaient du sort de la ligne Siegfried

la plus puissante ligne de défense de nos temps

difficile à briser même pour nos blindés.

Et plus ils en approchaient, plus sa résistance durcissait.

Les blockhaus faisant obstacle,

les tanks prenaient bois et champs

tâtant, cherchant un point faible

où percer les défenses ennemies

le point où une brèche pourrait être élargie

et transformée en une grande route menant droit à Berlin.

Et naturellement. Sullivan était en tête !

Sullivan, tendu pour le combat.

Le génie, venez par ici !

Faites-nous une brèche dans ces dents !

Mettez les charges en place.

Nous sommes repérés !

On ferme, Lemcheck !

Infirmiers !

Là-dedans.

Ils tirent à bout portant sur nous !

On se replie ?

Il faut faire quelque chose.

Tucker, on avance !

Sully, qu'est-ce que tu fais ?

Je vais franchir cette ligne avec mon tank !

Avance toujours ! Tirez !

Tucker, avec moi.

Mitrailleuse ennemie à gauche !

Feu !

Un 88, un Panthère, droit devant !

Beau travail ! Un coup de notre 90. Regarde-le brûler !

Tirez encore dans ce tank allemand !

On y va, Tucker !

Prêtez-moi votre engin !

J'en ai bien besoin !

Tout le monde descend.

Tucker, mets-toi aux commandes.

Fais-le chauffer.

Tireur, venez voir.

Un observateur dans cet arbre !

Tirez-lui dessus.

- Prêt, monsieur. - Feu !

Bien ! Leur artillerie va faiblir.

Faites passer les tanks, mon lieutenant !

Peloton, à mon commandement, en avant !

Et maintenant le champagne !

- Nous n'y sommes pas. - Comment ça ?

Attends le passage de tous les tanks.

Quoi ? Tous ces tanks ?

Allez, on avance.

Grouillez-vous.

Hé, vous !

C'est vous le chef, ici ?

C'est le sergent Eisenhower !

Sergent ? Ike a été promu !

Et il est sévère !

Où est Lemcheck ?

Il est blessé. Mon chef est allé le voir.

- Pouvez-vous changer une bougie ? - J'espère.

Allez sur ce tank et changez-la !

- Nous partons dans 15 minutes. - Merci, sergent.

- Maintenant buvons la bouteille ! - On attend Heinie.

Pourquoi attendre Heinie ?

Où est-il ?

Il devait aller à Stahlberg.

Emmène-moi à Stahlberg !

Rentre vite, Sullivan ! Je meurs de soif !

- Je ne supporte pas ça. - Du calme, tu veux ?

Je la tiens ?

- Où tu veux aller ? - Je la tiendrai jusqu'à son retour.

- Tu restes ici ? - Promis.

Laisse-le la tenir.

Ne l'ouvre pas.

Ça suffit maintenant.

Je leur ai dit que vous êtes mon ami.

C'est mon grand-père et ma grand-mère !

Tes grands-parents ?

C'est pour ça que je voulais vite arriver.

Je suis né ici.

Je craignais qu'ils ne soient morts.

Mais Dieu a été bon.

Heureux de vous connaître.

Vous avez un brave petit-fils.

Et je m'y connais.

"Une poignée de mains d'un Américain c'est bon signe !"

Tu es un chic type, Heinie !

Hello, tu viens avec nous ?

Allez, viens, mon petit. Viens avec nous.

- Il ne comprend pas. - Parlez-lui en allemand !

Voilà Sullivan !

Sully est revenu, c'est l'heure !

On va pouvoir enfin ouvrir la bouteille.

Nous devions la boire en Allemagne.

Eh bien, nous y sommes tous, et grâce à vous, sergent !

Votre tasse.

On l'a volée !

Il y a un voleur par ici !

Je ne la trouve plus !

Attendez Tucker !

Attendez, attendez !

Eh bien, au sergent Joe Davis !

Je déteste perdre uni bon sergent.

Mais vous êtes proposé pour le grade de lieutenant.

Félicitations, Sully.

Portons un toast au Lt Sullivan.

Une minute.

Cela signifie-t-il que je serai transféré ?

Oui, c'est ça l'armée !

Vous devez être contents, les gars.

Vous pensez pouvoir vous en tirer sans moi, maintenant !

Eh bien, non ! Je reste et je poursuis ma tâche !

Je suis encore la tête ! Vous bougerez à mon commandement !

Vous vous arrêterez à mon ordre !

A vos ordres !

- Ça ira sûrement ! - Avec de la chance !

Pourquoi, de la chance ?

Moi, Sullivan, je crée ma chance et celle de mon équipage !

Allez, on y va, en avant !

Montez dans ce tank !

C'est bon, Tucker ! Prépare-toi. En avant !

O.K., en avant !

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