All language subtitles for La Verite Si Je Mens 3 - 1080p FR x264 ac3 mHDgz

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Original subtitles

C'est parti.

Sous-titrage ST'

501

Merci à tous.

T'es venu, la vérité, ça me fait plaisir.

Dis-moi, Xiong, t'es en train de devenir une multinationale à toi tout seul. Ah,

vous laissez la chance au produit.

C'est raison ou pas ? Les reines.

Comme payé.

Allez, dis.

Vends-moi ton affaire. Je t'accepte à bon prix.

La vérité, tu regretteras pas.

Laisse tomber, Xiong.

Ma boîte n'est pas à vendre. Un jour, tu me supplieras.

Regarde autour de toi.

Au Père Villiers, c'est si noir aujourd'hui. Les Juifs, ils sont tous

partis. C'est raison ou pas ? Oui, t'as raison, oui.

Moi, je suis pas juif.

Ah bon ? Ah.

C'est pas grave, je t'accepte quand même.

Eddy.

Eddy.

Faut qu'on fasse gaffe, Eddy.

Ils vont nous foutre la street.

Disons que c'est un de son ami, il rachète tout au Bermudier. Mais il

rachète ce qu'il y a à vendre, c'est tout.

Tu crois que Robert, il était mécontent de fruguer sa boîte ? Il a 68 ans, il a

touché un gros paquet, et maintenant, il tape le carton avec ses potes. Où est le

problème ? Je suis plaisant, toi, quoi.

Il a acheté l'éponge, oui.

Le pauvre, il y avait tellement de Chinois autour de lui qu'il est mort

étouffé, M'skin.

Mais la vérité, c'est normal.

Le pantalon qui touche à 7 euros.

Le Chinois, il le vend 7,50 euros.

Il gagne 50 centimes par pantalon. Mais il s'en fout, le Chinois. Il mange un

bol de riz, il consomme un louis, il dort dans sa boutique par terre comme un

chien. Les 50 centimes, il les touche même pas. C'est pas péché, ça ? Mais

alors ? On a tous commencé petit.

Je te rappelle que toi, tu dormais dans ta voiture.

Je niquais dans ma voiture. C'est différent.

Moi, je kiffais ma race.

Sortais, j'allais en boîte. Mais ces mecs-là, ils kiffent jamais rien.

Écoute-moi.

Franchement, Eddy.

On devrait s'associer.

Tu as une belle affaire, et moi aussi, grâce à Dieu.

Mais on se tient à bout pour rien.

Ok, ça va.

On dîne un soir chez Isaac, ok ? Si Dieu veut.

Mets-moi aussi des boots.

Le vintage, ces modèles-là.

Celles-là, elles sont à 39.

Vas-y, 39. Tu me la fais à 27, comme les autres. Non, mais tu plaisantes ou quoi

? Les autres, elles sont en poils d'osboube. Ça, c'est de la vachette

argentine. Touche ! Mais j'en ai rien à foutre à moi.

Touche ! Tu vas voir.

Pardon. Alors Yvan, oui, excuse-moi, j'essaye de joindre Dove, mais il est

tout le temps sur messagerie. Tu peux lui rappeler d'aller chercher sa fille

au cheval ? Elle finit à 17h. Ok, 17h.

Et t'insistes, parce que la dernière fois, il a oublié, et Rebecca est restée

trois quarts d'heure sous la pluie.

Bon, je compte sur toi, je t'embrasse.

Bah oui, mais... T'es marrant que tu me dis ça maintenant, c'est trop tard.

Bah quoi ? Attends, j'ai déjà un client, moi.

Philippe, je te la fais pas à l'envers, je t'en brûle pas, mais... À 39.

D'accord, mais tu me mets carrément dans la merde, là.

Ouais, ok, 17h, je t'attends.

D'accord.

Je suis désolé, je peux pas te les vendre. Quoi ? C'est Philippe Théboule,

tu sais, de Martingale. Il avait mis une option, j'avais oublié. Voilà, c'est de

ma faute. Mais qu'est-ce que t'en fous, c'est que des boots. Comment ça, c'est

que des boots ? À Martingale, tu lui donnes la belle-comme, et à moi, tu me

files des pommes à poils des culs ? Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Il

me les prend à 39.

Je suis commerçant, il faut bien que je gagne ma vie, t'es marrant, toi.

Dis-lui de... Ça va, je les prends moi aussi à 39.

Non mais je peux pas, c'est pas correct, ça se fait pas, en fin de gure.

40.

Bon, vendu.

Super malin, toi.

Il est bon, hein ? Eddy ! J'ai besoin d'un délai.

Non, non, d'où un délai ? Il n'y a pas de délai. Tu nous dois déjà une

commande, il n'y a pas de délai.

Sois sympa, délai, qu'il n'y a pas de problème.

Tu sais ce qu'on va faire ? Tu nous payes en espèces, et tu nous dis quand

tu veux qu'on les encaisse.

Vas-y, arrache-toi.

Continue.

Mais non, puisque je te dis que je la toucherai pas, c'est juste pour vous

regarder. Il travaille jamais.

Toujours en train d'échauffer une gonzesse.

Arrête, t'es folle. Et Dov ? C'est qui ? C'est ta femme. Il est con, celui-là.

Le pire, c'est que c'est vrai.

Tu déconnes, là ? Non, non. Ce soir ? Attends, encore une seconde.

Sgur ! T'as une partie, ce soir ? On joue, quoi.

Bien sûr qu'on joue, non ? Pourquoi on bosse, sinon ? C'est bon, c'est bon, je

passe. Tu devrais venir savoir les cours. Non, je préfère pas.

Je te jure, avec la chance de cocu que tu as...

Bon, allez, à plus. À la prochaine. Salut.

Oh ! Eh, qu'est-ce que tu fais, toi ? C'est quoi, ça ? Je ne sais pas.

Une mule de sorte. C'est quoi, voilà ? C'est quoi ? Je ne comprends rien. Tu

vas checker la commande avec Dove. Tu vois ? Dove, là-bas, avec le blouson

marron. Ah, OK. C'est pas mon propos. Tu ne peux pas laisser ça là. OK.

Ciao.

Ciao.

Dove, viens voir ça.

C'est quoi ces merdes ? J'en sais rien, moi.

Ça fait pas l'innocent, c'est toi qui l'as réceptionné. T'es malade, j'ai rien

réceptionné du tout, de quoi tu parles ? Mais si, je t'ai envoyé le livreur, là,

pour que tu lui signes son bon, un chinois.

J'y ai vu personne, je te jure.

Tiens, elles sont belles.

Regarde celle-là.

T'as vu ? On dirait vraiment la carbone. Je m'en fous, planque-moi cette caisse.

Faut retrouver ce putain de livreur, je veux pas d'histoire.

T'inquiète pas, y en a pour un paquet, le mec quand il va s'apercevoir de son

erreur, il va vite réappliquer.

C'est la voiture de papa

! Ah ! Ma

fille ! Salut !

Rebecca, Karim, je vous présente Ludmilla.

Nice to meet you.

Encore une Ludmilla ? Mais tu devrais leur donner des numéros, non ? S'ils en

trouveraient mieux, Ludmilla 5, Ludmilla 8.

Bientôt, il va les prendre dans ta classe. Allez, viens, ma chérie. On y

va.

Who's this bitch ? Ma femme.

Mon ex-femme.

Ben voilà, c'est bien comme ça.

Qu'est-ce que tu fais ? Oh ! Qu'est-ce que tu fais ?

Je t'ai dit de filmer les invités.

C'est l'amorce. Mais quelle amorce ? J'ai envie de te gifler la bouche

tellement que tu m'énerves. Tu crois que les gens ont envie d'avoir une amorce

sur le DVD ? Non.

Tu me filmes moi, moi avec ma femme, moi avec mes parents, moi avec mes amis. C

'est tout ce que je demande.

Serge,

tu te souviens de Mickaël ? Mais bien sûr ! Bouge pas, toi !

Tu te jettes pas sur les petits fours, c'est promis. Mais non, bien sûr que non

! Allez, allez, allez ! Allez de l'autre côté, allez vous amuser !

Allez, dans le fond, là-bas ! Tenez, un petit quelque chose pour votre lune de

miel.

Bonjour. Ça va, Marcel ? Ça va, ça va, grâce à Dieu. Tout le monde va bien,

grâce à Dieu.

Où allez-vous en voyage ? Aux Echelles, si Dieu veut.

Mon fils, mon fils, viens voir.

Echelles me raconte ta mère, là.

Tu nous as pris des places en première ? Non, mais je t'en supplie, mon fils. Ne

l'écoute pas, ton père est devenu complètement fou.

Vous êtes mes parents, c'est normal.

C'est quoi le problème ? Le problème ? Le problème est que tout le monde va

nous voir. Mais qu'est-ce que tu racontes ? Les gens, ils s'en fichent

que vous voyagiez en première.

Ah, mais ne crois pas ça.

Nos amis ne s'en fichent pas.

Et quand Willy Tailleb va monter de l'avion pour aller jusqu'à son fauteuil

en économique, la première chose qu'il va voir, c'est qu'on a payé des millions

pour nous asseoir à l'écart.

Et il va se demander pourquoi.

Dieu lui-même peut se demander pourquoi.

C'est péché. Mais quel c'est péché ? Où Dieu, il a dit en seconde classe, il

voyagera ? C'est un oubli.

Ah, eh bien, on n'a qu'à aller dans la soute.

Là, au moins, personne, il nous verra.

C'est ça que tu veux ? Que je voyage l'Esther avec les caniches et les

hamsters ? Non, moi je vous laisse.

Regardez-moi ce Serge.

Infatigable. Toujours sur la brèche.

C'est sûr, il est gentil.

Du moment qu'on ne fait pas de business avec lui, il est gentil.

T'es vraiment salé.

Dis-moi, si on profitait de l'occasion pour annoncer à tout le monde qu'on se

marie ? Mais enfin, ça se fait pas.

Quoi ? D'où ça se fait pareil ? Pourquoi ? Parce que c'est pas sympa. Je veux

dire, c'est leur fête.

En plus, il faut d'abord que Dov et moi on divorce.

T'as encore changé d'avis, c'est ça ? Pas du tout.

C'est juste que je suis superstitieuse. Tant que les choses sont parfaites, je

préfère qu'on reste discrets.

Allez,

c'est encore notre petit secret à tous les deux. Quel secret ? Ta maman et moi,

on envisage de se marier.

Je te préviens, si tu fais ça, je vais vivre chez papa.

mais dis moi je le connais celui là c'est pas le coiffeur qui passe à la

télé et comment il s'appelle déjà en gros vous c'est pas vrai comme il a

réussi mon fils sa

femme

et les enfants voilà mes deux petites merveilles myriam et mathieu

Je t'ai jamais parlé d'Hervé Cockpit.

Il travaille comme un Jean de Marc à Shanghai.

Je fais des allers-retours de moi ici, de moi là-bas.

En Chine, il connaît tout le monde.

Tu vois pas qu'on attend le lundi ? Pourquoi ? On est bien là.

Vas-y, raconte-lui l'histoire.

Edi, regarde-moi.

Tu veux gagner de l'argent ? L'affaire est simple.

J'ai un fournisseur à Shenzhen.

Il vient de fabriquer des accessoires et des chaussures pour une grosse marque

américaine. Les américains voulaient s'implanter dans toute l'Europe,

seulement, bon, ils ont pas eu les emplacements qu'ils voulaient. Ils ont

eu un coup de chrène, un coup de racerat grave. Ils ont dit, les mecs, on arrête

tout. Du coup, ils se retrouvent avec 800 000 paires de pompes sur les bras.

Attention, hein. La folie, les pompes, hein.

La first class.

C'est quoi, la marque ? Whitcomb Judson.

Non, non, attends, là, c'est mal prononcé. Non, non, non, c'est mal

prononcé. Je te jure, ça fait une tuerie.

Il dit, à Paris, les mômes, ils font ramener les t-shirts par leurs potes.

Non, sur la Torah, il dit, c'est l'affaire du siècle. Sur la Toto d

'Israël, c'est une embellie. Le mec, il est prêt à tout lâcher pour 800 000

euros. Comme il a reçu un dédit, bon, il est pas gourmand.

Je vais bien lui prendre 50 000 paires, là, comme ça, pour voir. Pourquoi 50 000

paires ? Non, 50 000 paires, on peut pas.

Prends-nous tout le stock ou rien, non. Mais non, c'est trop de cash à sortir,

je suis désolé, non, ça va.

Ça veut dire quoi, 800 000 paires ? Ça veut dire qu'il faut couvrir l'

On l'a déjà donné là-dedans, c'est bon. Je suis désolé de te dire non, mais c

'est pas... Enfin Eddy, putain ! On peut se faire les couilles en or ! Witchcombe

et Judson ! Witchcombe et Judson ! Witchcombe et Judson ! Et tu fais quoi

toi là-dedans ? Eh ben moi je te présente Hervé, et on partage à trois,

50-50.

Mais bien sûr.

50-50 à quoi ? Ben oui, moitié-moitié-moitié.

Quoi ?

Dis-donc Serge, tonton et tata, ils sont bien mariés en 68.

Oui, je sais pas pourquoi.

Ça fait 44 ans.

Les noces d'or, c'est 50 ans de mariage, pas 44.

Là, c'est les noces placures.

On

remballe tout,

honte du patron.

Monsieur Mélanie, je vous en prie, vous pouvez pas nous faire ça. Qu'est-ce qu

'il se passe ? Rien n'a été réglé. Bon, écoutez, chéri, va t'occuper de nos

invités, s'il te plaît. Je me charge de ça. T'inquiète pas, c'est juste un petit

malentendu. Oh là là là là ! Va, va, va, amuse-toi. Tiens, je suis derrière toi.

Va faire des amours dans le jardin.

Monsieur Bélaïche, vous pouvez pas retirer le pain de la bouche de mes

invités. C'est péché.

Vous me connaissez quand même.

Ben, justement.

Bon, attendez. Je vais appeler mon comptable. Je suis sûr qu'il y a une

grosse erreur.

Je sais pas.

Oui, c'est moi.

Qu'est-ce que j'apprends ? J'ai le tout parié à ma tête des gens qui viennent

des quatre coins de la planète. Monsieur Bélaïche qui attend là pour démontrer ce

qu'est la

Non, monsieur Serge, on ne peut pas régler une fête privée avec l'argent de

la société.

Ah oui ? Et qui dit ça ? J'aimerais bien savoir qui.

Mais c'est la loi, monsieur Benhamou. La loi ? La loi, elle a bon dos, la loi.

Écoute-moi bien, Filos.

Puisqu'une fois de plus, je suis incapable de faire ton travail, je vais

régler ça moi-même. Faut que je fasse tout.

Mais régler avec quoi ? Tous vos comptes sont à découvert.

Ça fait trois fois que la banque me réclame les chéquiers.

J'en peux plus, moi, je jette l'éponge.

Vous n'avez qu'à trouver un autre comptable, monsieur Benhamou.

Ah ben, c'est ça, bon débarras. Tu sais quoi ? D'ailleurs, c'est moi qui te

vire, tu m'entends ?

Et voilà, tout est arrangé. Je vais régler ça moi-même. Regarde.

Ah, quand même.

Et voilà, monsieur Balay.

Merci.

Mais, il y a mille de trop.

Personnel. Allez, et vous m'arrangez ça comme il faut.

Allez, venez, on réinstalle. T'as vu quelque chose ou pas ? Ouais, bien sûr.

Comme chez moi.

Alors, dis-moi, combien je te dois ? Ah, non, non, non, non.

Non, non, ça va pas être possible, Serge.

Quoi ? Pas de chèque ?

Les deux derniers, ils étaient en bois.

Donc tu me fais du cash, sinon je chante pas.

Attends, Denis, qu'est-ce que tu me fais ? Où est-ce que tu veux que je trouve du

cash à ce temps-là ? C'est une fête de famille ! Alors je chante pas. Va me

chercher ma veste, toi. Non mais attends, arrête de tourner, toi, je t

'égorge. Attends, attends, Denis, en plus j'ai dit à ma mère que tu

chanterais pour elle ce soir. Elle attend qu'une chose, c'est que tu

chantes « Vous les femmes », elle est comme une folle. « Vous les femmes, vous

les femmes ». Quoi ? Mais tu te fous de ma gueule, là ? Tu me prends pour Louis

Eglisias ? Quoi ? J'ai jamais chanté « Vous les femmes ».

Moi, c'est tant qu'il y aura des femmes. Ah, c'est ça.

Non, non, non. Attends, attends, attends. Tant qu'il y aura des femmes,

vous, les femmes, excuse-moi, mais là, avec l'organisation, j'y arrive pas.

Bon, attends, je vais trouver de l'argent. Tu bouges pas.

Les herbibs, ils ont fait un petit des herbibs.

Ça fait combien de temps qu'ils sont mariés ? À peine trois ans.

Oui, mais c'est parce qu'ils travaillent.

C'est parce qu'ils sont allongés à regarder la télé. Non, pas vraiment.

Je jouais un peu quand j'étais jeune.

C'est vous qui insinuez. Moi, j'insinue.

Moi, j'insinue. Alors, ça, c'est la meilleure.

Et voilà.

Donc, ça vient de ma chèche Anna. C'est pas moi qui dis, moi je dis... J'ai

parfaitement compris la vision.

Hein, Maurice ? Quoi encore ? Je dis ce qu'il était son mari.

Et que le soir, quand il rentrait, il était peut-être un petit peu moins

fatigué que mon fils.

Mais qu'est-ce que vous racontez, Jean-Saint-Anne ? Rien. Quand je pense

comment il se tue au travail pour lui faire une vie de princesse à votre

fille.

Je t'avais dit de faire attention.

Qu'est-ce qui se passe encore ? Les enveloppes, il en manque plus de la

moitié. Oh non, maman, t'as pas laissé les enveloppes sans surveillance quand

même. Mais quelle surveillance ? Mais il n'y a que des amis ici.

Et le personnel alors ? Pardon,

excusez-moi.

Excusez-moi.

Dany, Dany, vas-y, chante, chante, s'il te plaît. Vas-y, on clique.

Allez.

Qu'est-ce que tu dirais si je reprenais la fac ? Pour

quoi faire ? Pour avoir mon diplôme.

J'étais à deux doigts de l'avoir quand je t'ai connue.

J'aurais quelques examens à passer, ça ne me prendrait pas longtemps.

Et comme ça, je pourrais avoir mon cabinet.

Non, mon petit cœur, ça ne sert à rien d'assister. Je n'irais pas faire de

test.

Mon amour, je sais que ce n'est pas facile, mais il faut se rendre à l

'évidence.

Il faut qu'on essaye, on n'arrive pas à avoir de l'enfant. Et pourquoi c'est moi

qui devrais faire le test ? Je vois pas pourquoi moi j'aurais un problème alors

que c'est toi qui n'arrives pas à tomber enceinte.

Parce que je l'ai fait moi le test, si tu veux tout savoir.

Et alors ? Et alors tout est normal.

Y'a aucun problème de mon côté.

C'est pour ça qu'il faut que tu le fasses toi aussi.

Comme ça on sera fixés.

Fixés de quoi ? C'est ma faute, c'est clair. J'ai pas besoin de recevoir

davantage. Par eux je reviens pas, j'ai jamais eu un seul contrôle de toute ma

vie alors qu'ils auraient pu me coincer 50 fois.

Et là je reçois un coup de fil des impôts.

Bonjour monsieur Abitbol, on a un problème avec votre dernière

déclaration. Putain, tu pouvais pas embaucher des déménageurs ? Oui,

pourquoi pas une fanfare et des cons, celui-là ? Qu'est-ce que c'est ça ?

Quoi, qu'est-ce que c'est ? C'est le bureau qu'il y avait dans ta chambre ?

Je te raconte pas comment on a galéré pour le démonter. Comment ça pour le

démonter ? Il se démonte pas.

Ah, c'est ça.

Oui, je t'avais dit de pas forcer.

Allez, on est finis.

Ah non, non, mais je fume pas, moi.

Donne-moi deux, trois. Donne-moi deux, trois.

Tu es gourmand, toi aussi.

Ils me foutent tous la pression.

Mes parents, Maurice et Suzy, même Shoshana s'y met.

Elle veut que je fasse un test.

Un test ? Quoi ? Elle veut que j'aille à la banque du sperme, je sais pas quoi,

pour savoir si je suis pas un puissant. Un puissant ? Mais non, pas un puissant,

ça va pas ou quoi ? Qu'est-ce qui se passe, Serge ? T'as un problème ? Les

pauvres, ils arrivent pas à avoir d'enfants.

Putain, mais t'es dégueulasse.

Pourquoi tu lui dis, putain ? Je te parle de ma vie privée, c'est intime !

Et alors, quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? On est entre nous.

C'est vrai,

Serge. Tu nous fais des secrets, maintenant. Je suis ton cousin, quand

même. Bon, allez, dis-nous, qu'est-ce qui se passe ? C'est Shoshanna qui te

met la pression, c'est ça ? Elle veut qu'il aille à la banque du sperme, puis

lui, il veut pas.

C'est dommage, pour une fois qu'une banque veut bien de toi.

Oh, vous êtes cons, hein.

Elle veut que je fasse un test dans un labo.

Moi, ça me fait peur. Je sais pas ce qu'ils vont me faire.

Ah, mais non, mais ça, c'est rien.

Je t'explique le principe.

Tu mets ton zboub dans une sorte de tuyau, et là, il te traie comme une

vache. C'est tout simple. T'as rien à branler, c'est automatique.

Oui, attention, hein.

Faut faire gaffe aux débits, hein, parce qu'ils peuvent t'aspirer une couille,

hein, facile.

Quoi ? Ouais, il demande à Martiano, il a dérouillé grave.

Félix Martiano ? Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? Il y a eu un souci avec la

tréeuse, elle s'est emballée, ça marchait plus, et là, le pauvre, il s

'est fait avaler une couille. Comme ça, d'un coup.

Oh putain ! Oh putain, ça doit faire mal de chien ! Je crois qu'il lui en a en

remis une en résine. Et quand tu la pinces, elle couine. J'ai bien entendu,

quand il s'assoit, des fois, ça fait... Ah,

putain, vous êtes vraiment trop cons, hein ! Bon, allez, c'est bon, c'est bon.

Déjà, tu nous dis comment tu fais avec Shoshanna.

Ça va,

ça va, je parle plus avec vous. Mais non, mais il a raison, vous êtes lourds.

Faut pas déconner avec ça, enfin... Viens, Serge.

Quoi ? Pourquoi tu lui fais pas l'amulette marocaine à Shoshanna ?

Et alors quoi, c'est pas le meilleur moyen d'avoir des bébés ? Non mais

arrête, déjà qu'il flippe, il a peur d'aller faire un test.

Justement, avec l'amulette marocaine, il n'aura pas besoin d'y aller.

Il a raison, Dov.

Pourquoi ces conneries d'amulettes marocaines ? Vous vous foutez de ma

gueule, c'est ça ? Dov, dis-lui. Tiens, comment tu crois qu'il a eu Rebecca ?

Dis-lui.

Ah oui ? Vous aviez des problèmes pour...

Karine et moi, on n'arrivait pas à avoir d'enfant, on a essayé l'amulette, Baruch

HaShem, ça a marché du premier coup. Attention, il faut que Shoshana soit d

'accord. Non, non, jamais de l'avis.

Si elle lui dit, elle voudra pas. Ah bon ? Mais non, moi je l'ai pas dit à

Karine. Ah, je savais pas tout ça, putain. Mais non, faut pas le dire. Et

pourquoi ? Ça fait mal ? Non, ça fait pas mal, tu sais, c'est spécial.

C'est vrai, les femmes, ça peut les embarrasser, tu vois, il vaut mieux rien

dire. Et en même temps, après, elles en redemandent. Tiens, demande à Lucien

Toledano, c'est comme ça qu'il a eu ses sept enfants.

Combien ? Sept.

La vérité, si je mens, il en a eu sept. Ah oui ?

Puis si ça peut t'éviter de te faire gober une couille... Oh, ça va, putain,

vous me chambrez, vous faites chier, hein.

Moi, je marche comme un con, là. Non, Serge, Serge, je te jure.

Demande à Lucien, je te jure.

Alors, Eddy, à toi, je te fais confiance, dis-moi la vérité.

Franchement, c'est quoi, cette putain d'amulette ? C'est des conneries.

Non, mais ça dépend.

Ça dépend de quoi ? Dis-lui, dis-lui, il nous croit pas.

Dis-lui, dis-lui.

Tu veux une fille ou un garçon ? Ouais.

Hein ?

Je ne sais pas, pourquoi on peut choisir ? Bien sûr. Attends, on peut choisir ?

Bien sûr.

Ecoute-moi. Putain, c'est vachement bien. Pourquoi vous ne me mettez jamais

dans le cou ? Qu'est-ce qu'on fait là ? Ecoute-moi, écoute bien ce que je dis.

C'est de la vraie magie. C'est de la vraie magie.

C'est de la vraie magie. C'est de la vraie magie. C'est de la vraie magie.

C'est de la vraie magie.

C'est de la vraie magie. C'est de la vraie magie. C'est de la vraie magie. C

'est de la vraie magie. C'est de la vraie magie.

C'est de la vraie magie. C'est de la vraie magie. C'est de la vraie magie. C

'est de la vraie

mag

C'est rien ça, c'est... Écoute, c'est l'amulette marocaine. C'est pour qu'on

puisse avoir des enfants.

Mais t'es un grand malade, toi ! Espèce de pétraquais ! Pissieux ! Pissieux,

putain de merde !

Voilà.

Vous faites bien attention de mettre votre spherme dans ce flacon. Vous

rebouchez, et quand vous avez fini, vous venez me voir l'accueil.

Excusez-moi, mais où elle est, là ?

La... la trailleuse.

Alors, Van ? Mon amour, mais qu'est-ce que t'es belle ce soir ! C'est vrai,

elle est belle, hein ? C'est qui ? Ah oui, j'ai oublié de te dire, on a un

invité. Ah ! Salut, Pa ! Oh putain, encore lui, mais il a pas de maison ou

quoi ? Hello ! Je l'ai

ramené à boire.

Hein, t'es un seigneur ? Péné à l'arrabiata ! Tu pouvais

pas me faire plus plaisir ? Surtout en ce moment.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? C'est-à-dire que... Tu lui as pris sa

place.

Ah, excuse-moi.

Monsieur a ses petites habitudes.

Ça n'a rien à voir, Rebecca, mais enfin... Un peu, quand même.

Il a vu de l'ail ? Eh oui, il est ouf, lui.

Bien sûr, des penelles arrabiates à sansail.

Tu sais très bien que je ne remange pas.

Ah oui, c'est vrai.

Je l'avais oublié.

Bon, je ne te sers pas alors. C'est quand même incroyable que tu ne t'en

souviennes pas.

Oui, excuse-moi, mais j'ai voulu faire plaisir à Dove.

C'est réussi.

Tu me passes le parmesan, s'il te plaît ? Quel kiff ! La dernière fois que j'ai

mangé des pâtes comme ça, c'était pendant notre croisière. Tu te souviens

? À Capri ? Ah, que carina, signorina !

Mais vous étiez à Capri ? Et moi, pourquoi j'y étais pas ? Parce que

Capri, c'est pour les amoureux.

Pourquoi moi je t'appelais le bateau ? On s'en fout, non ? Ouais, ouais, calme

-toi, c'est juste des souvenirs.

Le Costa Serena.

Il était beau, le bateau, la vérité. Tu te souviens ? Le jacuzzi.

La vue. Bon, mais ça va, Dove, t'es lourd.

Tu vas pas nous décrire la chambre non plus, non ? Capri, c'est fini.

Tiens, il est soudé ou quoi, ce truc-là ? Ah, mais si ça fait le, je rigole.

Leur répétition, leur contenu, à savoir la honte, la douleur physique... Ou

encore ? Ou encore la naissance des frères-sœurs, Freud... Où ça va ? Je

te présente Corentin, Gaspard... Non, monsieur.

Monsieur. Ça tourne pas de t'occuper des devoirs des enfants.

Tu leur dis de prendre un bain, et tu leur fais un petit dîner. J'ai tout

préparé sur la table de la cuisine.

C'est quoi le problème ? Il faut démontrer que si le triangle AMB est

équilatéral, alors le triangle AGH l'est aussi, sachant que AH et AG sont les

rayons de la même serre.

D'accord.

AB c'est BA, c'est-à-dire BMMA.

Mais après je sais pas comment on arrive à GAGH.

C'est combien de temps pour le poisson chez lui ? Tu regardes avec une

fourchette près de l'arête, si c'est rose c'est pas cuit.

D'accord, excusez-moi, je vous dérange plus.

Mais papa, qu'est-ce que t'as pris comme plat ? C'est le plateau de fruits que

maman a remporté de Bali, ça va pas dans le four.

Je vais prévenir maman. Non, surtout pas, elle la dérange pas, elle

travaille.

Bonsoir, c'est les sushis, monsieur.

Combien je dois ? 48,80.

Bah quoi ? Ça reste du poisson, hein ?

Qu

'est-ce qu'ils veulent ? Ça fait mille ans qu'on les a pas vus.

Valence, Saint-Loul, vous faites les clients, Jean-Paul Masson, le personnel,

les cieux, l'entrepôt.

Les montres ? Quoi, les montres ? Oh putain d'or ! Réveille-toi !

Putain, tu devais t'en occuper ! Mais qu'est-ce que tu veux que se fasse, que

je les balance à la poubelle ? Tiens, tiens, la poche derrière le carton, là !

Contrôle des douanes, personne ne sort.

Lambert, tu me prends à Gélard et vous commencez par l'attraper du fond là-bas.

C'est parti.

Oh, c'est qui le responsable ici ?

Contrôle

des douanes, c'est qui le gérant ? Il est absent pour le moment, mais on est

ses associés.

C'est quoi ici ? Ça, c'est la remise pour les invendus. Allons-y. Ah bon ?

Après vous, allez-y.

Allez-y.

Voilà.

Les invendus, donc, tout ce qui part pas, qui intéresse pas, qui plaît pas.

C'est cela, c'est... Aucun intérêt.

Cette caisse, on l'a mise là parce que justement, on ne sait pas d'où elle

vient. On ne donne pas dans ce genre de marchandises.

Et ça là ? C'est aussi une erreur de livraison, je suppose.

Service des douanes, monsieur Vuibert ? Oui, c'est moi, c'est pour quoi ?

Veuillez nous suivre, s'il vous plaît. Commencez à mettre en oeuvre, pour

quelle raison ? On vous expliquera tout ça au centre. Qu'est-ce qui se passe ?

Maman, qu'est-ce qu'il a fait, papa ? Rien, ma chérie, c'est pas grave, c'est

un contrôle, c'est pas grave.

Attendez, vous arrêtez mon mari, sans même une explication ? Mais où est-ce

que vous l'emmenez ? S'il vous plaît, je peux quand même prendre une baisse, c

'est possible, oui ? Je vous en prie, monsieur.

Eddy, tu peux m'expliquer ce qui se passe ? Je ne sais pas, chérie, c'est

rien, c'est un contrôle, c'est pas grave.

Ceinture.

C'est tout, vous avez rien d'autre ? T'as rien dans le cible ? C'est du

délire.

Ce qui est du délire, c'est qu'on puisse se faire livrer n'importe quoi, comme

dans un moulin, sans que personne ne contrôle rien.

Ah non, me regardez pas comme ça, parce que moi, le livreur, je l'ai jamais vu.

Bien sûr, toi, tu t'es juste servi dans la boîte. Ça, c'est une idée de génie,

ça.

C'est... Le lire.

J'ai fait aussi vite que j'ai pu.

Tu vas nous sortir de là.

Oui, mais on pourra pas échapper à la demande de caution.

Une caution ?

On n'a rien fait.

Importation de marchandises sans déclaration et contrefaçon, c'est ainsi,

ça coûte bonbon. On n'a rien à voir là-dedans, nous.

Non, non, c'est un coup de montée, Lily. Ça fait plus de cinq ans qu'on est là.

On a toujours été blanc-bleu. Je sais, chaque chose en son temps.

Pour l'instant, l'urgence, c'est de vous faire sortir d'ici.

Je m'en occupe.

Bravo.

D'accord ? T'imagines pas ce qu'on a vécu, hein ? Bien sûr que si, j'ai vu

une acte express.

Ouais, non, non, ma chérie, non, non. Tout va bien, t'inquiète pas.

C'est pas truc à payer à la caution, ouais.

On sera à la maison d'ici deux heures, d'accord ? Allez, faut que je file le

palais. On s'appelle.

Courage, ça va bien se passer.

Ça peut être grave, le mec, là-bas.

Tu as vu ce qu'ils fument ? Des cohibas béiqués.

Ça coûte un oeil.

Et en plus, c'est absolument introuvable.

Ça, c'est l'avantage quand tu travailles pour les douanes.

Tu peux faire tes courses pour pas cher. Ça sent le coup pourri à plein nez.

On nous lève une caisse de fausses montres, et deux jours plus tard...

Bah, les douanes qui débarquent comme des fleurs, alors qu'on l'a pas été

contrôlé depuis des mois.

Mais alors, c'est ceux qui nous ont envoyé la cam' qui nous ont balancé.

On sait d'où ça vient, non ?

C'est quoi ce coup fort, Exxon

? On a toujours été clean avec vous, nous.

Je suis vraiment désolé de ce qui t'arrive.

La vérité ? La vérité, c'est qu'un mec de chez toi, il est venu chez nous, avec

une caisse de fausse montre, avant de prévenir les douanes.

Nous, on veut savoir qui c'est.

Laisse pas réfléchir.

C'est pas un petit homme à la posonne avec des petits yeux bridés comme ça ?

Rien de ce qui se passe chez vous ne t'échappe. Arrête de nous prendre pour

des cons, ok ? Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit, l'homme prudent évite

de poser le pied sur l'ombre de son voisin.

Qu'est-ce que c'est que ce proverbe de Harler là ? Tu nous menaces, c'est ça tu

nous menaces ? Parce que nous aussi on en connait des proverbes.

La vérité tu me déçois, il y a un chinois qui fait la misère, alors

forcément il travaille pour moi.

C'est ça que tu dis ?

Ce que je dis, c'est que j'ai pas du tout l'intention de me laisser baisser.

T'as compris ? Qu

'est-ce que vous faites ?

Vous imitez la signature de votre beau-père ? Vous êtes au courant que là,

c'est la prison, hein ? J'ai pas le choix.

Où est-ce que tu veux que je trouve 300 000 euros ? Mais en fait, je croyais que

vous étiez sur une affaire avec votre ami qui habite en Chine.

Vous deviez le présenter à monsieur Wiber. Mais il en a pas voulu, il dit

que c'est trop gros pour lui.

Mais pourquoi vous demandez pas de l'argent à votre beau-père ? Mais

impossible, il va vouloir regarder les comptes. Bah oui, évidemment, c'est un

problème, mais c'est quand même ses affaires. Vous n'êtes que le gérant.

Vous n'avez pas le choix, vous lui devez la vérité. La vérité, à quoi ça sert que

je paye un comptable si c'est pour dire la vérité ? Bah justement, vous me payez

plus que depuis trois mois.

Je vous rappelle que vous m'avez congédié la semaine dernière.

Oh là là, qu'est-ce que t'es susceptible ? Je t'ai pas congédié, tu m'as énervé

avec tes principes idiots.

J'ai vraiment pas de chance, moi, à tomber sur le seul comptable honnête de

Paris,

Je te dis plus qu'on a un trou de 300 000 qui prend rendez-vous avec monsieur

Mazot, le directeur de la banque. Il se connaisse depuis 35 ans.

Allô ? Monsieur Serge, courage.

Allô ? Allô ? Allô ? Ah, ben c'est toi

Serge. C'est gentil de demander de ses nouvelles. Oui, oui, il est juste à côté

de moi.

Je te le passe.

C'est Serge. Surtout, tu touches pas l'interrupteur.

Allô Serge, comment ça va mon fils ? Chauchard m'a dit que tu étais tout le

temps au bureau. Tu travailles pas trop, j'espère ? Ça va. On a eu une petite

baisse de régime.

Ah bon ? Tu m'inquiètes, là ? Non, faut pas. C'est bien reparti, depuis.

Enfin, c'est bien reparti.

C'est pas non plus... On est morts.

On est morts.

Maurice, on a un gros problème.

Je vais regarder les comptes de M.

Fellouz et il se pourrait qu'on ait un petit déficit.

Combien ? Ils ont un moyen déficit.

Combien ? 300 000 euros.

Quoi ? La vérité, c'est que si on n'a pas remboursé la banque avant la fin du

mois, on saute.

On saute ? Non ! Je

l'ai tué.

Ah, Serge, enfin !

Je suis désolé.

Désolé. Désolé. Je ne pensais pas que ça lui ferait un tel choc.

Il a été foudroyé sur place.

C'est à cause de ce idiot du comptable. Il m'a touché. Pourquoi j'ai touché à

cet interrupteur ? L'interrupteur ? Quel interrupteur ? Et toi qui étais au

téléphone, qu'est-ce que tu as dû t'imaginer ? Mais le pire.

Je me suis imaginé le pire. Il a retrouvé l'usage de ses bras, mais pas

encore de ses jambes. Le docteur dit que c'est normal.

Le problème, c'est la mémoire. Il ne se souvient plus de rien.

Il ne reconnaît plus personne.

Ce n'est pas vrai. Si.

Et le docteur sait même pas si ça reviendra un jour. Il a tout oublié.

Tout.

Mais qu'est-ce que t'as, mon amour ? Ah,

docteur, alors ? Vous pouvez aller le voir maintenant, mais je compte sur

vous, vous me le fatiguez pas.

Docteur, est-ce qu'il y a du progrès ? Pas vraiment.

Il se souvient d'une seule chose, c'est son enfance à Tunis.

Coucou, Maurice.

C'est moi.

Maxou.

Maxou, où tu étais ? Non, je ne sais pas, Maxou.

Tu crois que je ne t'ai pas reconnu ? Tu as rasé ta moustache.

Ma moustache ? Tu deviens beau gosse, toi, comme ton frère.

On va se faire de ses sorties, toi et moi.

Hein, Maxou ? Et pourquoi tu n'es pas au magasin ? Au magasin ? Eh bien, j'y

vais, moi, au magasin.

Dis-moi, tu es au courant pour M.

Stewie ? Non.

Il vend son local.

T'imagines, Loben ? J'ai dit à papa qu'il fallait qu'on rachète.

Il veut rien savoir.

Il faut que tu lui parles.

De nous deux, c'est toi le raisonnable. Et il a confiance en toi.

Ah bon ? Oui.

Parle-lui dimanche.

J'ai réservé des parasols chez Fortuné à la goulette.

Attends la Kémia, la petite Boukha qui fasse son kiff.

Ça sera le moment idéal. D'accord, Maxou ? Allez, va, va.

Mesdames.

Un problème ? On

peut vous aider ? C'est très aimable, mais mon collègue est déjà parti

chercher de l'aide. Merci.

Je tape du coup d'œil.

Vous penserez quand même à changer le démarreur ? Je sais vraiment pas comment

vous remercier.

Non, faites rien.

Tout le plaisir a été pour moi, chère madame.

Oh. Vous ? Vous vous connaissez ? C'est le monsieur qui nous a si gentiment

dépannés ? Ah oui, le monsieur à la grosse voiture.

Monsieur Pitbull ? Lui-même.

Gilbert Tomazini et ma collègue Muriel Salomon. Nous venons pour le petit

contrôle.

Vous savez, le petit... C'est trop bête.

Si j'avais su exactement quand vous veniez... J'aurais fait un feu.

Asseyez-vous, je vous en prie. Faites attention, les fauteuils sont un peu

vieux. Je vous fais un petit café.

Vous avez de la chance, on m'a pas encore coupé le gaz.

On serait mieux dans votre voiture, non ? Il paraît qu'elle est de toute beauté.

Ma... Ah là, la Bentley.

Oui, c'est ça.

La Bentley.

Hélas, non, elle n'est pas à moi.

Elle est à... à mon cousin.

Il réside souvent à l'étranger, alors il me l'apprête.

Pour que je la lave.

Et puis je fais le chauffeur aussi, de temps en temps.

Déclaré, j'imagine. Ah non, non, non, ça c'est pour dépanner.

Je vois, décidément, vous aimez dépanner.

Vous avez préparé les documents qui vous ont été demandés par courrier ? Il y

avait des demandes de justificatifs ? Ah oui, les justificatifs. Je crains d

'avoir tout jeté. Enfin, je vais voir si par miracle, il me reste encore un petit

quelque chose. On sait jamais.

Il est pas mal, non ? Oui, il a un certain charme.

Je voulais dire comme cas.

Ah oui, oui, bien sûr.

Il est mûr pour les annales.

Salomon, je sens qu'on va faire des jaloux.

Et voilà, sauvé.

Voilà.

Voilà. Voilà.

Vous, vous nous cassez les couilles depuis 15 jours. Donc j'ai quand même le

droit de savoir ce que vous cherchez. Je fais mon métier. C'est uniquement mon

métier. Je vais vous aider.

Moi, je suis libre.

Ça va pas, vous êtes malades ? J'ai plus de boulot.

Ça fait 3 heures que je suis là. Je peux savoir ce qui se passe ? C'est quoi ce

bordel ? Je te parle. Je suis désolé monsieur Hamsalem, mais on peut plus

rien sortir sans autorisation.

Mais dis, c'est la guerre là, faut que tu fasses quelque chose.

Oh ouais, vous allez où avec ça là ? On les emmène au labo pour savoir s'ils

sont bien aux normes. Non soyons sérieux maintenant, ça va durer combien de temps

ce cirque là ? On sait quand ça commence, mais quand ça finit on sait

jamais. Ouais ils se foutent de notre gueule en plus. Les lycées plus

supportables. Les mecs des douanes sont toujours là, ils prétendent vérifier si

les marchandises sont aux normes. C'est quoi ce bordel ? Écoute, j'ai reçu la

notification du juge.

Vas-y.

Deux millions.

L'amende est de deux millions.

C'est n'importe quoi.

N'importe quoi, tu vas négocier ? Ils bougeront pas.

Quoi ? Ils refusent tout arrangement.

On est en pleine campagne de lutte contre la contrefaçon. Le juge a voulu

faire un exemple et il baissera pas.

Mais c'est une histoire de fou. D'un côté il nous assomme, de l'autre il nous

empêche de bosser. Comment on peut s'en sortir ? J'ai pas de dominion, moi !

J'sais pas ! Comment on fait ? Merde !

Bonjour, Maurice.

Maxou ! Maxou !

Maxou ! Comme c'est gentil de me rendre visite, Maxou ! Oh là là ! Comment

ça ? Ça va, ça va. Ça me change des deux autres folles. Surtout la petite

blattard avec les gros biages.

Elle me regarde et elle pleure. Ça m'énerve.

Mon Maurice, je t'ai apporté le papier.

Tu n'as plus qu'à signer.

Mais quel papier ? Les papiers comme quoi tu me donnes l'autorisation de m

'occuper de l'achat du local. Comme tu ne peux plus te déplacer.

Je me suis dit que ce serait plus simple.

Tiens, regarde.

Tu n'as plus qu'à signer ici, ici et là. D'accord.

Je te donne un stylo.

Alors, je sous-signais, M. Ludwig Moritz autorise le versement au comité.

Mais qu'est-ce que tu fais, là ? Tu lis, toi, maintenant ? Est-ce que je lis,

moi, quand tu me demandes de signer les registres du magasin ? Non.

Tu me fais plus confiance, à moi ? Maxou ? Mais bien sûr que je te fais

confiance.

Excuse-moi, hein ?

Je voulais pas te vexer.

Ah, je te jure, si papa était là... Bon, alors, maintenant, tu signes ici, ici et

là. Allez, dépêche-toi.

Où ? Ici, ici et là.

Il marche pas. Ah, Mauritien, arrête de faire l'enfant, sinon je te tarte, hein.

Ah, bah, quelle bonne surprise.

T'es encore venu lui rendre visite.

Maxou. Tu as vu comme il est gentil avec toi ? Alors, voilà.

Et Boris ? Monsieur Abitbol, rien qu'au cours de cette année, nous comptons deux

allers-retours Paris-Saint-Barthes à votre nom, deux Paris-Los Angeles, cinq

allers-retours Paris-Hong Kong.

C'est la famille, les cousins.

Les cousins chinois ? Il y en a 27 comme ça et toujours en première, vous pouvez

nous expliquer ? Je vous l'ai déjà dit, à Los Angeles.

J'étais au mariage de ma nièce. Non, vous nous avez dit que c'était votre

cousine. En fait, c'est une cousine, mais c'est comme ma nièce.

Et les autres voyages, ne sera-t-ce pas des voyages d'affaires ? Quelle affaire

? J'ai pas d'affaires, moi.

J'ai des bar mitzvahs, des circoncisions, des mariages. Je peux pas

dire non. Chez nous, la famille, c'est sacré, monsieur. Oui, ça, on a commencé

à comprendre, monsieur la pitbull.

Seulement, il va falloir faire preuve, maintenant, d'un peu plus d'imagination.

Vous me croyez pas, hein ? Sur les yeux de mon fils.

Vous avez un fils ? Un jour, si Dieu veut.

Moi, j'ai assez ri pour aujourd'hui.

Ce bleu vous va ravir.

Monsieur Abitbol, si vous pensez obtenir mon indulgence avec ce genre d'attitude,

permettez-moi de vous dire que vous faites fausse route et que vous perdez

votre temps. Loin de moi cette idée, je vous assure.

Vous venez, Salomon ? Je vous revois quand ? Enfin, je veux dire, vous

revenez quand ? Eh bien, je ne sais pas encore, mais si vous retrouvez la

mémoire, n'hésitez pas à nous appeler.

J'y manquerai pas.

Vous avez remarqué ? Il vous drague. Pourquoi vous dites ça ? C'est évident,

il vous grignote du regard.

Vous n'avez rien remarqué ? Non, enfin si, peut-être un peu, je ne sais pas.

La prochaine fois, je vous laisse lui parler.

J'imagine que vous avez noté, il est de confession israélite.

Avec vous, il va se sentir en confiance.

Pardon, je ne comprends pas très bien.

Vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de contribuables corses que j'ai

piégés comme ça.

Rien qu'avec mon nom. Ils se disaient « Tomazini, il est gentil, Tomazini, il va

comprendre, il est des nôtres. » Redressement.

Mais quel rapport avec moi ? Votre nom, c'est bien Salomon.

Ah oui, mais je ne suis pas juive.

Vous n'êtes pas juive ? Mais non, père est breton.

Salomon n'est pas juive.

Alors ça... Il faut choper Xiong.

Non, non, non, on n'a aucune preuve contre Xiong. Elle est où, maman ? Je n

'en sais rien.

Tu vois pas que je suis au téléphone, là ? Eh ben, bonjour l'ambiance ! Anna,

attends ! Attends, attends, excuse-moi, attends. Il faut que je te laisse. Anna

! Anna, chérie ! Mais qu'est-ce qui l'attend pour bouger, putain ? La

vérité, je le reconnais plus ! Allez, basta ! On va le choper, sinon on va le

faire cracher.

Sors de là.

Sors de là ! Viens là ! Fils de ma mère ! Mais... Tu me propres d'être fou ou

quoi ? Ça va, ça va.

Maintenant, on arrête de jouer, OK ? T'as cru nous baiser, hein ? Toi, t'es

une grosse erreur.

Je suis fière.

C'est de la frime.

Vas-y.

Je te jure que tu vas chier tes lents.

Nique-le ! Ça va, ça va !

Nique-le, non, nique-le ! Tu lui fais mal, Ziong ! Tu lui fais mal ! Attaque !

Ah ! La vérité, ton histoire, ça m'a empêché de dormir.

Je me disais, c'est pas possible qu'on puisse rien faire pour empêcher ces

enculés chinois de nous niquer.

Tu connais personne qui serait intéressé par une reprise ? C'est une belle

affaire, tu le sais.

C'était une belle affaire, Eddy, c'était.

Malheureusement, plus ça va, moins ça l'est.

Non, je vois pas.

À part Ziong, évidemment, le salaud. Il sait bien que les douanes te lâcheront

pas. Il a juste à attendre ta mise en adjudication, voilà, comme un snake, là.

Et toi, tu serais pas intéressé, toi ?

Pas te racheter, je peux pas Eddy, c'est trop gros pour moi. J'ai déjà ma petite

affaire, grâce à Dieu.

Ça me suffit. On peut peut-être trouver un arrangement.

C'est toi qui me disais qu'on devrait s'associer. Je sais ce que je t'ai dit

Eddy, mais seulement maintenant, c'est un peu tard.

Tes fournisseurs, tes clients, tout le monde te lâche. Et puis, il y a la

crise.

Pardon.

Oui, Marlène, ma femme.

Allô, oui chérie.

Oui, non mais, qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu n'as pas dit ? La bleue,

elle est bien. Ben, prends les deux.

Non, je ne peux toujours rien faire. Voilà. Non, je suis en rendez-vous.

Ciao, ciao. Allez, bisous, bisous. Oui, bisous.

On en était où ? Je vais y aller, moi. Oh, Eddy.

Écoute, ça me fait vraiment trop chier de te voir comme ça.

Surtout qu'après toi, c'est moi le prochain sur leur liste.

Bon, écoute, je te promets que je vais réfléchir. En attendant, en attendant,

surtout, tu ne fais rien sans m'en parler avant. OK ? Oh là là, quelle

misère. Je te l'avais dit, je t'avais prévenu. Si seulement tu m'avais écouté.

Je reconnais que...

J'aurais dû me méfier davantage.

Allez.

Sans déconner.

Eddie Vuibert, le cador d'Aubervilliers qui vient chez moi, se mettra à genoux

pour me supplier de racheter sa boîte.

C'est pas beau, ça ? J'ai vu l'administrateur judiciaire pour la

liquidation. Il te filera les clés pour 50 000.

50... 1000 euros, Eddy.

C'est tout ce que tu vaux, espèce de prétentieux, va !

Mais

la vérité, ton Simon, il est plus prudent qu'un serpent.

Alors méfie-toi. En tout cas, merci.

J'ai deux élections.

Ça va ? Je t'ai pas fait mal ? Simon ! Oh, sa

race !

Putain mais qu'est-ce qu'on est con aussi.

Evidemment qu'on est trop con.

Ça fait des luzes qu'il est pris à la gorge là.

Nous racheter pour bleche, c'est sa dernière chance de pas sauter.

On va quand même pas lui vendre la boîte. De quoi tu parles ? Il a jamais

eu l'intention de nous racheter au fond.

Il veut juste nous endormir, tranquille, en attendant l'adjudication, c'est tout.

Mais dis, viens on y va, on va se le farcir cet enculé là.

Qu'est-ce que tu vas te farcir ? Tu vas rien te farcir du tout, tu t'es vu ? Ça

t'a pas suffit là ? Mais quoi alors, qu'est-ce qu'on fait ? On reste assis là

et on se fait bouffer sans broncher ?

On ne s'occupe pas du plus tard.

En attendant, il faut sauver la boîte. Moi, je suis d'accord avec ça.

Alors, on fait comment ? Je n'en sais rien, Yvan. Mais surtout, si tu as une

idée, surtout ne te gêne pas pour une fois.

Parce que jusque-là, les mecs, vous ne m'avez pas beaucoup aidé.

Docteur, c'est extraordinaire parce qu'il a retrouvé toute sa mémoire. Il ne

se souvient même plus qu'il l'avait perdue. C'est dingue. Dans le cadre d

'une amnésie, ce n'est pas très étonnant quand même.

Dites-moi, votre père me parle sans arrêt d'un certain Serge. Est-ce que ça

vous dit quelque chose ? Bien sûr.

Serge, c'est mon mari. Pourquoi ? Vous devriez faire attention. Il a l'air

très, très remonté contre lui.

Coucou, Maurice.

Et alors ? Tu me reconnais pas ? Tu me reconnais pas ? Mais c'est Maxou.

Ah, bien sûr que si.

C'est juste que tu as rasé ta moustache.

Allez, va, va.

Alors écoute, je t'ai apporté les papiers, tu sais, pour le magasin de

Monsieur Stewie, alors tu n'as plus qu'à signer. Là, là, là et là. Qui ? Monsieur

Stewie, de la rue de la Strouballe, tout ça. Écoute, Maurice, là, vraiment, tu

commences à m'inquiéter, tu te reposes trop.

Non, mais bien sûr, Monsieur Stewie. Je suis bête, bien sûr.

Allez, oui, bon, tu signes ? Oui, dis-moi.

Le magasin, tu l'as eu à un bon prix.

Parce que Stewie, c'est un très grand malin.

Tu l'as bien négocié, j'espère.

Bien sûr que j'ai négocié. Je l'ai attrapé au gosier.

Au départ, il voulait faire le fanfaron, il arrêtait pas un petit camion, un

petit machin. J'ai dit, maintenant, stop, on arrête les comptes, là.

Je l'ai bloqué, je l'ai saisi, et là, je l'ai mis à genoux. Je l'ai mis à genoux.

Et il l'a mis à genoux.

Je te reconnais bien, là, mon frère. Dis-moi, comment t'as fait ? À genoux !

Ça vient de ce papa ! Rends-moi mon argent !

Ah, j'ai eu l'eau, espèce de salopard ! Je voulais me muter, hein, monsieur mon

gendre ! Arrêtez, arrêtez, arrêtez ! Arrêtez, arrêtez ! Non, non,

non, pas la piqûre ! Je sais pas ce qu'il lui a pris, hein.

Je t'ai dit, je pense qu'il s'entendait pas si bien que ça avec son frère.

Ah, t'es pitoyable.

T'as bien vu, il était sur le point de me tuer ! Descends.

Chacha ! Y a plus de chacha !

J'ai lu le papier que tu voulais faire signe à papa. J'ai honte pour toi,

Serge.

Je te jure, j'aurais rendu l'argent, la vérité, si je m'en... Tu te tais et tu

descends. Dépêche-toi.

Chacha, mon amour, tu peux pas me faire ça.

Descends que j'appelle la police.

Fous le camp. Je veux plus te voir. Fous le camp.

Bon, ça va, avant ? Chacha ?

Au fait, j'ai mon partiel mercredi.

Tu pourras t'occuper de Victor pour le déjeuner.

Ok.

Tu as eu des nouvelles de ton avocate ? Je suis fatigué.

On en parlera une autre fois.

Vous avez vu la bague qu'il vient de m'offrir ? T'as de la chance.

Il gâte ton homme. C'est vrai.

Presque trop. T'es fou, hein ? Oh, t'es fou ! Marlène ! Tu veux pas montrer la

vue à Sonia ? Mais elle a connu la vue.

Non, pas de nuit.

S'il te plaît.

Allez, la terrasse.

Elle est extra, non ? La bague, la fourrure, il y a Baba Noël, hein ? Tu

trouves pas que tu bats un peu vite, non ? Je peux bien la gâter un peu, non ? En

plus, c'est son anniversaire la semaine prochaine.

Elle rêve d'une mini.

Alors, surtout, tu dis rien.

Mais dis-moi, ta femme, elle se doute de rien ? Je crois que je pars en mission.

La mission de James Bond ! Alors, dis-moi.

Non, le problème, c'est leurs potes, là. B-Ball, D-Ball... Patrick et B-Ball.

Exact.

C'est lui qui a payé leur caution.

Il a l'air blindé, ce type-là.

Ouais, ben, s'agirait pas qu'il les aide trop non plus, hein.

T'inquiète pas, je m'en suis occupé.

Si je pouvais t'aider, je le ferais.

Mais la vérité, je suis coincé.

L'oseille que j'ai pour le fisc, il n'existe pas.

Si je bouge une oreille, il me tombe dessus.

En plus, le peu que j'ai d'officiel, je viens d'investir dans une start-up.

Deux petites nanas de 22 ans qui sont venues me voir pour me proposer une

plateforme de vente sur Internet que des marques a pris cassé.

Et moi, comme un con, j'ai dit oui.

Non mais t'inquiète pas, je vais me débrouiller. Seulement comme on démarre,

aucune marque veut nous filer sa cam. On leur fait un site de folie parce que,

attention, les moums, c'est des pointueux.

Et l'autre, il vient me dire qu'Internet a déprécié leur image.

Tu peux pas faire de business dans ce pays.

Je suis désolé, je te parle de mes problèmes. Non, non, c'est pas grave.

Non, non, t'inquiète pas.

Bon, écoute.

Tu sais, t'as fait beaucoup pour nous déjà.

Alors, t'inquiète pas.

Allez.

Allez, au revoir.

Aïe, aïe, aïe.

Oh, oh.

Ça va ? Patrick, ça va ? J'arrête pas de penser à elle.

Quoi ? Elle, elle a des impôts. Elle me rend fou. Elle te terrorise à ce point ?

Je suis amoureux.

Amoureux de la gonzesse qui est en train de me désosser. Tu le crois, ça ? C'est

horrible.

En plus, elle ne me calcule même pas. Pour elle, je suis juste un dossier.

Je te jure, j'en dors plus la nuit.

J'ai des palpitations. Je tremble, tu as vu ? Je suis à l'enfer et des... J'ai

perdu 5 kilos.

Enfin, au moins 3.

Je souffre tellement, si tu le savais.

Allez, oh ! Oh, Patrick ! Matimir, retrait relationnel, absence

de réactivité à Timonir.

Mais qu'est-ce qu'il fout ? Victor, va te laver les mains, papa va arriver !

Qu'est-ce que tu fous ? Je dois partir à mon

examen ! Je suis désolé, Sandra, écoute, ça va pas être possible, parce que je

dois encore passer à la banque.

Quoi ?

Non mais tu plaisantes ! Mais où tu veux que se trouve quelqu'un comme ça à la

dernière minute ? Mais fallait pas me dire que tu pouvais si t'es pas capable

d'assurer ! Elle te m'excusera mais là j'essaie de sauver de notre peau, ok ?

Merde ! Non, je... Maman va passer son

examen. Tu vas être sage, tu me le promets.

C'est où ? Vite ! Sandra, qu'est-ce que t'as foutu ? C'est fini ! Mais elle est

où la prof ? Elle est partie, elle a fait passer tout le monde.

C'est pas vrai !

J'ai tellement bossé, ça fait des nuits et des nuits que je révise.

Maman ? C'est rien.

Viens, on y va.

Maman, elle est énervée, elle a raté son examen à cause de papa.

Victor ! Victor, mon chéri.

Quel âge tu as, chéri ? Cinq ans.

Cinq ans, ah oui ? Moi, je crois qu'à cinq ans, on doit être capable de mettre

la chaussure droite.

Au pied droit et la chaussure gauche au pied gauche. Oui, mais comment tu fais

pour reconnaître tes pieds s'ils ressemblent beaucoup, beaucoup ? Pas

compliqué, on n'a pas les mêmes pieds quand même.

Tu réfléchis et tu trouves.

Merci mon chéri.

Merci mon amour.

On va relancer Hervé Cockpit.

Le pote de Serge. Mais dis, tu es complètement malade. Comment tu veux qu

'on écoule 800 000 paires de pompes, même si c'est des huit coupes Johnson,

là ? On va les vendre sur mon showroom.

Ton showroom ? Quel showroom ? D'où t'as un showroom ? Mon showroom.com, brutive.

C'est le site de Patrick.

Son site de mes couilles, là ? Mais c'est complètement bidon ! J'ai croisé

ses associés, c'est l'archouma, là, elle sort à peine du lycée ! Qu'est-ce que tu

racontes ? C'est une idée géniale. Attends, tu vas attendre que 800 000

personnes cliquent sur leur bécane pour acheter des godasses, alors qu'il suffit

de donner trois coups de fil avec les hyper ? Sauf que les chaussures, les

hyper, les prendront pour rien.

Nous les vendrons pour deux fois rien et nous laisserons moins que rien. Je crois

que t'as perdu la mémoire.

Alors qu'avec Internet, on peut faire de cette vente un événement.

Hervé Cockpit, c'est le pote de Serge. Rien que ça, ça devrait nous faire

réfléchir. Tu les as vus les deux, là ? C'est diabolo et diabolo. Il n'y en a

même pas un pour faire satanas. On n'a pas le choix, Dov. Tu crois pas, putain.

On est en train de se branler sur des pompes pendant que l'autre enculé de

Simon nous entume jusqu'à la garde.

C'est toi qui as perdu la mémoire. Je pense à lui tous les matins en me

levant.

Et tous les soirs en me couchant.

Il a fait la chose en son temps.

Faites-moi confiance.

On va où, là ?

Bon, j'ai un couscous, mais attention.

Le meilleur du monde.

À demain.

C'est combien ? C

'est gratuit, monsieur.

Donne-moi la pile. Donne-moi la pile.

Qu'est-ce qu'elle pose ? Donne-moi tout ça.

Donne-moi tout ce que tu as.

Puis dis-moi ça aussi, allez.

Demandez direct matin.

Direct matin. Tenez, merci.

Monsieur Abitbol ? Ça alors, mademoiselle Salomon.

Mais qu'est-ce que vous faites ? Ça, ben, c'est provisoire, en attendant de

rebondir.

Bien sûr.

Vous avez le temps de boire un petit café ? De toute façon, j'ai droit à une

pause.

Attendez, attendez.

Je sais tout ce que la situation a d'ambigu.

Je comprends bien qu'une personne dans votre position, avec votre sens du

devoir, votre intégrité... Je vous assure, monsieur Abitbol, que vous

perdez votre temps.

Écoutez-moi, je vous en prie, écoutez-moi.

Vous doutez encore de ma sincérité, c'est ça, hein ? Je suis désolée,

monsieur Abitbol, mais je n'ai pas eu l'impression que la sincérité était

votre qualité prédominante.

Muriel, je n'arrête pas un instant de penser à vous.

Ça, je veux bien le croire, et avec ce qui risque de vous arriver, je suis même

sûre que ça ne va pas s'arrêter de si tôt.

Au revoir.

La vérité, Madame Benhamou, vous êtes la reine des boulettes. C'est gentil.

Ça, pour les boulettes, c'est ce qu'elle sait faire de mieux.

Parce que toi, à part bien les manger, je me demande ce que tu sais faire.

Heureusement qu'il pense un peu à nous.

Parce que, le pauvre mon fils, mais c'est que tout le monde l'a abandonné. C

'est bon, maman.

Remue pas le sel dans la plaie, là.

Mais c'est vrai que, depuis quelque temps, tout le monde m'a laissé tomber.

Même pas un petit bonjour.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Je cherche un aspirant que tu ne lui réponds même plus au téléphone. Mais ils

m'ont coupé la ligne.

Et à cause de qui ? Son père, sa race.

C'est lui qui l'a monté contre moi.

Il est gentil, Maurice, mais il n'a plus la lumière dans toutes les pièces, le

pauvre. C'est surtout qu'il n'aurait jamais dû épouser une oranaise.

Mais je te raconte, là, ça n'a pas de rapport. Quel rapport ? Mais c'est très

connu, très connu.

N'importe quoi. Va plutôt vendre tes lunettes chez madame, comment elle s

'appelle déjà, la madame Bitton. Vas-y, va.

Parce que comme ça, on pourra s'acheter une belle télé.

Mais là, sur le front et jamais devant les yeux, ça sert à rien, hein ? Le

problème avec mon beau-père, tu sais ce que c'est ? C'est qu'il comprend pas la

gestion moderne.

Pour lui, le business, c'est ou tout blanc ou tout noir. Il sait pas qu'on

est passé à la couleur. Avec toi, on est même en 3D.

Ça va, rigole. Quand je pense que j'ai tout plaqué pour me consacrer à ces

affaires... Serge, tu peux rappeler ton pote Hervé ? Vous lui dire quoi ? Vous

croyez pas que son fournisseur va vous expédier 800 000 paires de witchcombs ?

Ça s'en a compte !

Il faudra au moins 30% à la commande.

Les mecs, vraiment, c'est pas sérieux. Pour une fois, il a pas tort. Le mec va

nous raccrocher au nez, c'est sûr.

Il va pas nous raccrocher au nez.

Parce qu'on bat pas la paix.

On va aller le voir dans son usine.

Mais c'est quoi cette pièce pourrie, Patrick ? C'est à cause de l'autre petit

morbac des impôts de mes couilles, là. Faut que je donne le change.

C'est pas mieux de pas rigoler, toi. Parce que si ça se trouve, c'est à cause

de vous que je suis dans cette merde.

Votre Simon, là.

Je suis sûr que c'est lui qui l'a balancé.

C'est quand même une boule de coïncidence, non ? En même temps,

Patrick, ça t'a permis de rencontrer le grand amour. Ah oui, c'est vrai. Ça lui

paraît que ton inspectrice, elle est bonne.

Comment tu parles, toi ? Elle n'est pas bonne.

Elle est... Elle est... C'est une femme, quoi. Elle a de la classe, du charme et

du courage aussi.

Parce qu'il faut reconnaître que son boulot, c'est pas évident.

Attends, Patrick, c'est pas toi qui parle, là.

J'arrive pas à le croire. Eh oh ! Quand est-ce que tu poses le tampon ? Habillé

en clodo dans un taudis en chauffage.

T'as raison, je vais lui faire péter une boîte de raviolis pour lui faire ma

déclaration, ça va lui plaire. Attention, aux impôts, ils adorent ça,

les déclarations.

Sans déconner, ça fait trois semaines que j'essaie de la convaincre que je

suis le gagné des losers.

Alors que je pourrais tellement la rendre heureuse.

La vérité, c'est Cornélien... C'est quoi ? Cornélien, tu sais, comme l'écrivain,

là, Cornel, le mec qui a écrit Racine. Ça va, je connais.

Mais qui son con ? Mais c'est pas possible.

Bon, d'accord, allez, ça veut dire quoi, Cornélien ? Cornélien, ça veut dire que

quoi que tu fasses, t'es niqué.

Voilà.

Qu'est-ce que tu fais Patrick ? Tu vas pas allumer un cigare là-haut ? Non,

non, non. Oh la vérité, pas du tout, mais la misère, arrête ! Pourquoi tu

viens pas avec nous ? Ça changerait les idées. Je sais jamais si elle appelle.

Mais t'as un portable.

Qu'est-ce qui t'arrive ? Je t'ai jamais vu comme ça.

Je me reconnais pas moi-même.

Je te jure Eddy, je suis comme un gosse.

Pourquoi tu lui dis pas la vérité ? C'est marrant toi. Tu sais quand même le

coût de la vérité ? Allez, allez.

Allez hein.

Ciao.

Ciao. Ciao.

C'est le cousin.

Ah, une fois que t'es là-bas, tu peux me rendre un grand service.

Bien sûr.

Déconne pas.

Ah oui, non, ça va, je suis bien changé. C'est fini, tout ça.

Allez, ciao.

Eh, les gars, je compte sur vous, hein.

Soyez bons, hein.

Yallah ! Oh, les moisies sont yallah.

Yallah !

Comment ça va mon hervé ? Qu'est-ce que t'es frère ? Tu fais les commandes ? Ça

va ? Ça va bien ? Ah putain, j'ai pas su une nuit de merde.

Ça se voit pas, je te jure, t'as une peau magnifique. Ah la vache ! Y a des

massages ici, non ? Qu'est-ce que tu te marres, toi ? J'ai mal à la nuque, à

cause de cet avion de merde.

Elle a bon dos, ta nuque, va. Ma femme, elle est impatiente de vous rencontrer,

elle est comme une folle. Ah bon ? Elle est là ? Oui, enfin, je vous

expliquerai. Allez, montez, montez.

Allez, rentrez les frérots.

Oh putain ! Wow ! T'as vu ça, Eddy ? C'est de la folie, ce truc.

Allez-y, regardez.

Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh !

Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh ! Waouh !

Waouh

! Et voilà nos deux petites merveilles.

Tom et Yael. Oh, quelle merveille. Nos deux enfants.

Bonjour.

Bonjour.

Bonjour.

Elle dit que si vous voulez bien, on peut passer au qui-douche. Non, le qui

-douche ici.

C'est pas un kiff de faire le qui-douche à Shanghai ? S'il vous plaît.

C'est froid, ce tambourin. Il a de faim. C'est excité, vas-y.

Grave.

Mais dis-donc, elle est au courant pour l'autre ? Pas précisément. Ma femme est

au courant, mais pas ma femme.

L'autre.

Mais tu sais que nu, je la kiffe grave, mon frère. Sur la vie de ta tale, fais

des boulettes, tu pleures.

mais Kadesh à Shabbat. Amen.

Amen.

Il est passé où ce renard là ? Non mais je suis complètement largué là, je suis

perdu, c'est tout putain ! Quoi ? Non non, je cherche le bureau, je cherche le

bureau ! Putain, il parle tout chinois, j'ai l'impression que j'ai fait une

connerie ! Serge, bouge-toi un peu ! Putain, j'avais dit qu'il allait nous

porter l'œil ! Serge ! Si

il a dit rien, comment ça

rien ?

Il dit que son prix n'est pas négociable.

Très bien.

Nous ne l'achondrons pas.

Même pas un petit peu ?

Alors, dis-lui que nous prenons tout le stock sans marchander, mais nous voulons

un délai.

C'est à prendre ou à laisser.

Tu arranges.

Très bien, alors on signe d'abord ? Non, non, c

'est pas possible.

Ils sont très stricts sur l'hospitalité. D'abord on arrose, après on signe. T'as

dit que c'était d'accord, t'as pas à t'inquiéter.

Seulement, faut pas commettre d'impair avec le repas. Qu'est-ce que tu veux qu

'il arrive ?

C'est lui, c'est toi, c'est toi, c'est toi... Shanghai !

Fago Wansi ! Vive la France ! Tungro Wansi ! Tungro Wansi ! A vous aussi !

C

'est

vraiment sympa, un petit zoo derrière le restaurant.

C'est pas un zoo, c'est la carte. Tu choisis ce que tu veux manger, j'ai hit

le cerveau.

Je suis des connes.

Attention les mecs, je vous l'ai dit.

Pas d'impair. Nos hôtes sont susceptibles avec le protocole.

Il y a rien de caché, là ?

Ils font pas des omelettes ? Edith, t'as vu le truc ?

Serge ! Je crève la dalle, Edith.

Lève le pied un peu, Serge.

Ça va, j'assure un mort.

Tiens, monsieur.

Je vais prendre l'âne. Ah, mais où est-il ? Serge.

Pourquoi on n'en mange jamais ? C'est vrai ou quoi ? L'âne, je le prends.

Au moins.

Regarde-le, il ne sera jamais en état de signer.

Ne t'inquiète pas, je le connais, il tient bien le choc.

Je ne suis pas sûr que c'est pour toi, Serge.

Pourquoi ? Je te dis.

Serge.

Non, non, non.

C'est pas vraiment bon. Quoi, t'as kiffé ça ? Ouais. Tu vas kiffer la soupe de

médite alors. Il y en a qui s'échappent.

Respect.

à Karine et à toi, pourquoi vous vous mariez pas ? Pourquoi on se marie pas ?

T'es marrant, vous avez qu'à commencer par divorcer.

On est pas divorcés ? Non, on est pas divorcés.

Oh putain ! Je rentre à Paris et je règle ça.

T'es beau ou t'es sérieux ? Les deux.

T'es sérieux putain ? Je sais que tu l'aimes.

Moi j'ai pas le droit de vous empêcher d'être heureux.

C'est mon chicha ! C'est mon chicha ! C'est mon chicha ! C'est un marché !

Quoi ? Je suis enceinte ! Oh, c'est pas vrai !

Oh, c'est pas vrai, mon chicha ! Mais c'est merveilleux ! Consonne-la, moi !

Arrête, arrête ! Oh, mon chicha, mais là, t'es plus fâchée ? Mais non, je suis

tellement fière de toi ! Oh, mon chicha ! Non,

mais c'est pas vrai ! Mais qu'est-ce qu'il est con, celui-là ! Quoi ?

Arrête, arrête, arrête ! Excusez-moi, messieurs, excusez-moi. Il faut que je

te dise quelque chose.

Tu te souviens quand t'es parti aux States avec Patrick ? Tu te souviens ?

Karine, elle est sortie avec un mec, là. Tu te souviens ? Voilà.

Elle était malheureuse. Tu te souviens ? C'est de l'histoire ancienne.

C'est de l'histoire ancienne. C'est une vieille histoire. Tiens, prends un coup.

Parce qu'en fait, le mec, c'était moi.

On tombait fort.

On connaît le

sexe de l'enfant ? C'est un garçon ? Aussi.

Comment ça, aussi ? Tu n'arrêtes pas de tripler.

Des triplés ?

Jamais je divorcerai ! Tu m'entends ? Jamais je divorcerai !

Des triplés.

Des triplés ? Des triplés ! Oh, les poulets ! Dov, je suis ton ami, enfin.

Dov, je suis ton frère.

Tu comprends ? Des triplés. Serge, Serge.

Arrête de me faire malade !

Bon, alors, tu vérifies personnellement tout conditionnellement. On est bien d

'accord, hein ? T'inquiète pas, va. C'est plutôt deux fois qu'une compte sur

moi. T'as rien pour te changer, toi ? Comment tu me parles, toi ? Tu aurais

bien dû me dire merci.

Merci de quoi ? Vous êtes gonflé. C'est quand même grâce à moi qu'ils ont signé,

les Chinois. Ils m'adorent.

Serge ? Ouais ? Ta gueule.

Il a clamsé.

Mais c'est arrivé quand ? Hier soir, Christian Diac.

À trois mois de la retraite.

Non, le problème...

C'est que ce remplaçant, moi, je le connais pas.

Tu te fous de ma gueule ? Tu veux dire qu'on n'a plus aucune garantie d'avoir l

'affaire ? Si la boîte part en liquidation, je suis foutu.

Xiong fera tout pour la récupérer, je pourrai jamais suivre. Mais non, tu peux

toujours le racheter.

Tes mecs sont pendus.

Je sais pas, fais-leur une proposition.

Pour eux, ça sera toujours plus intéressant qu'un dépôt de bilan.

Et puis pour toi, franchement, ça reste une bonne affaire, non ? Ah, c'est chier

! C'était pas prévu comme ça, ça m'énerve ! Simon, je sais que c'est pas

le moment, mais...

J'aimerais bien que tu me paies.

Quoi ? Bah oui, je viens de me faire lancer par ma femme.

C'est la merde.

Faut que je trouve un appartement.

Qu'est-ce que j'en ai à foutre de ton appart ? Tu crois pas que j'ai assez de

problèmes comme ça ? On avait un deal que tu n'as pas respecté.

Arrêtez-je ! Qu'est-ce que t'es en train de me dire, là ? Que tu vas pas me payer

? Attends, j'ai pris tout le risque, moi, dans cette affaire.

Je suis gentil, Simon, mais faut surtout pas me la faire à l'envers.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu me menaces ? Tu crois que tu me fais peur ? Tu veux que

j'explique à tes collègues comment t'as rendu des fins de mois ? Hein ? Bah vas

-y.

Je tombe, tu tombes.

Bon, arrête de faire chier.

Paie-moi.

Fais une semaine.

Une semaine.

Allô ? Allô, Eddy ? Oui, c'est Simon. Comment vas-tu ? Eh, merde, c'est Simon.

Ouais, Simon. Excuse-moi, je t'entends mal, là.

Tu m'entends, là ? Oui. Bon, écoute-moi, Eddy.

J'ai remué ciel et terre et j'ai peut-être trouvé une solution.

Ah bon ? Euh... Passe-moi voir Eddy, comme ça je t'expliquerai tout.

Non, non, non, tout de suite non, malheureusement c'est pas possible.

Écoute, je te rappelle Simon, d'accord ? Je te rappelle.

Quoi ? Je sais pas.

Je t'annonce que j'ai peut-être trouvé une solution pour te sortir de la merde.

Et toi j'ai l'impression que ça te fait même pas plaisir.

C'est quoi le problème ? Non, y'a aucun, y'a aucun problème.

C'est juste que, tu sais... Eddy ? Je te rappelle Simon, je te rappelle. Ok, je

te rappelle, je te rappelle.

Merde, tu crois qu'il a entendu ? Je pense pas.

Allô ? Eddy ?

C'est ce qu'il me fait, lui.

C'est bizarre.

Je le sens pas, le revirement, là.

Il a dû se passer quelque chose.

Est-ce que je pourrais parler à Muriel Salomon des contrôles fiscaux, s'il vous

plaît ? Oui ? Mademoiselle Salomon ? Monsieur Abitbol, il faut arrêter de m

'appeler maintenant. Muriel, je vous en prie, écoutez-moi.

Certes, les apparences sont contre moi. Ah, ça.

Mais laissez-moi une chance. Laissez-moi une chance de vous prouver ma sincérité.

J'arrête pas de penser à vous. Je dors plus. Nous sommes ouverts de 10h à midi

et de 14h à 16h. Au revoir, madame.

T'es sûr qu'il y en a trois là-dedans ? On voit rien.

C'est normal qu'on voit rien. Ça fait cinq semaines seulement.

Pourtant, je me sens déjà si lourde. J'ai la force de rien faire.

Pour changer.

Ne fais rien, chérie.

Il est là, ton mari, maintenant.

Qu'est-ce qu'il y a, Yavni ? Tu as l'air fatigué.

C'est rien. C'est la Chine. Je suis complètement jetlagué. T'inquiète pas,

mon chéri.

Je serai toujours là pour m'occuper des petits. Maman aussi sera là.

Hein, maman ?

Alors ça y est, c'est le retour de l'enfant prodige.

Echaim, j'ai fait un drôle de rêve cette nuit.

Je te voyais dans un très beau costume, en train de danser dans une discothèque.

Et après, je voyais Shoshanna dans une paillote.

Le sol, c'était de la terre.

Les murs, c'était de la boue. Et la pauvre, elle pleurait parce qu'elle n

'arrivait plus à nourrir ses trois enfants.

Mais c'est horrible ce rêve. Pourquoi vous racontez ça ? Parce que j'ai peur.

Oui, j'ai peur que ma fille gâche sa vie avec un moins que rien.

La vérité, Moïse, j'ai honte de ce que j'ai fait.

Je regrette, mais j'ai été dans du mauvais espace.

Et les choses ont changé. Je vous demande juste de me faire confiance.

Confiance ? Encore confiance ? Confiance, ça m'a rapporté quoi ? Je

veux des preuves, Serge.

Maintenant, tu as une grande famille, elle compte sur toi.

Bien sûr, je comprends.

Je veux pas que tu me comprennes, je veux que tu me rembourses. La vérité, je

suis sur un gros coup. Si ça marche, je vous rembourse et je mets ma famille à l

'abri pour cinq ans. Enfin, au moins deux.

Mais là, déjà, à l'abri pour une semaine, ça changera.

Et fais-toi respecter quand même.

Impose tes conditions.

Si c'est gros, pense gros.

Tu veux que je te dise, tu penses trop petit.

Mis à part tes conneries, montre-moi de quoi tu es capable.

Hé,

tu m'as pas dit ? Comment ça s'est passé tes examens ? J'ai tout arrêté. Non, ah

non, non, non, tu vas apprendre les cours.

Non seulement tu vas les apprendre, mais il est hors de question que tu échoues.

Et moi qui étais persuadée que t'en avais rien à foutre.

Mais pas du tout. Et toi, ton petit voyage ? Je suis lessivé, c'est crevant.

Oui.

J'ai lu un article sur l'accueil réservé aux hommes d'affaires.

Ça s'appelait les délices de Shanghai.

Ah, tu parlais de sexe ? Mais ça, t'es obligé ? Sinon, tu signes pas.

Non, c'est vrai, ils sont très stricts.

Enfoiré !

Tu

la connais ? Je la connais.

Il la démonte tous les mardis. Vas-y, te gêne pas, prends un micro.

T'es trop beau, mange ton slip. Vous allez vous calmer, les deux.

Edi, Edi.

Regarde-le, ce bâtard. Il a l'air bien remonté.

Qu'est-ce que tu fous ? Je t'ai laissé trois messages.

Ah bon ? Désolé, ça s'est enchaîné, j'ai pas... Dès que je comprends pas, je suis

en train de me les carcasser pour te sauver la mise. J'ai l'impression que tu

t'en fous. Pas du tout. J'ai vu ma banque, c'est OK.

On a juste à se mettre d'accord sur le prix et on peut signer demain matin.

Écoute, je viens prendre le café, d'accord ? Comme ça, on se parle et...

On met le dossier sur la table. D'accord.

Allez, t'en fais pas. T'en fais pas, oui.

On va s'en sortir.

On va pas les laisser nous niquer, non ?

Qu'est-ce qu'il a m'embrassé comme ça, celui-là ? C'est pas possible.

Il m'a pris pour sa misosa ou quoi ? Isaac ! Ça va, j'arrive.

T'occupe de nous, on n'a même pas de carafe d'eau. Il va nous dire qu'il lui

reste plus que des grillades mixtes.

Bon.

Eddie et moi, on a commencé à faire le point sur la manière d'écouler les

chaussures. Stop.

Avant toute discussion, j'aimerais bien éclaircir un truc.

Combien je serai payé ? S'il te plaît, Serge.

C'est pas le moment. Et pourquoi pas ? À chaque fois que je veux parler d'argent,

vous me dites « c'est pas le moment » et on verra après.

Alors, après, c'est maintenant. Oh Serge, qu'est-ce que c'est que ce petit

ton ? C'est quoi ce « après, c'est maintenant » ? Patrick vient de te le

dire. On commence à peine à monter le réseau. Voilà, je suis à vous.

Voilà. Faudra pas qu'elle est difficile. Parce que j'ai des prix d'assaut, alors

il me reste plus que des... Que des grillades mixtes. On sait. Non.

C'est de la preille, là.

Les agnaouias aussi. Ta mère est revenue de Floride. En plus, je suis désolé,

mais tu nous parles, le c'est à nous, mais ça marche pas.

C'est ton pote Hervé qui doit te payer. Non, non, non, ça marche pas comme ça.

Hervé, c'est une chose, mais le con, on le fait ensemble.

Eh oui.

Bon, t'attends.

Tu sais quoi, Serge, on va pas s'embrouiller pour une histoire d

'oseille. Tu veux combien ? Eh ben, je veux comme vous.

Par à cinq.

Et je suis très gentil. T'es ouf ou quoi ? Qu'est-ce que t'as fait ? Tu nous as

présenté un mec.

Ça mérite pas une part comme si tu bossais vraiment.

T'es malade, toi, de lui demander ce qu'il veut ? Mais je plaisantais, je t

'emmerde. Et pourquoi ça mérite pas ? Je suis pas allé en Chine avec vous ? Non,

non, vas-y, t'as chanté Mike Brown dans un karaoké, t'as mangé des chenilles, tu

t'es mis sur le toit. Bon, c'est bien, mais nous, le travail, le vrai, il

commence maintenant.

Lâche-nous, s'il te plaît. Bon, allez, hop.

Je mets cinq cahiers là, ou pas ? Non, non, non, non, non, non, non. Un, tu me

parles pas comme ça.

Deux, mon boulot, c'est pas d'aller vendre ces putains de pompes sur des

marchés. Moi, j'ai fait ma part, alors maintenant, vous me raquez.

Vous savez quoi ? Allez vous faire enculer.

Écoute, Serge Ça me regarde pas, mais tu vas te faire un petit peu d'oseille.

Alors sois content et la ramène pas trop, d'accord ? Non, je suis pas

content. Non, j'en ai marre de penser plus.

Putain, à chaque fois que vous m'avez filé que des pourboires, putain.

Écoutez, cette affaire, c'est moi qui vous l'ai importée. Sans moi, vous

seriez à l'Astrada. Alors il faut arrêter de me prendre pour un babo. Ça

suffit comme ça.

Moi, je veux 20% et je veux une avance aussi.

Serge, tu te calmes, hein ? T'es en train de t'emballer, là.

Non mais c'est les méduses qui te sont montés à la tête ou quoi ? Ça fait des

années qu'on est derrière toi.

à rattraper tes conneries. Et aujourd'hui, tu veux nous braquer ? Et

tu sais très bien que ce coup, c'est la dernière chance. Ça, c'est votre

problème, hein ? Moi aussi, il faut que je m'en sorte. Je vais avoir trois

enfants. Serge.

Serge, écoute-moi, je vais te le dire très calmement.

On te doit rien.

Si tu veux être payé, va voir ton pote Hervé. Nous, on te donnera pas un

centime. Voilà. Elle est claire, l'histoire ? Ouais, elle est claire, l

'histoire. Tiens, ça va, je parle pas avec les nains, vas niquer ta pute, toi.

Qu'est-ce que t'as dit ? Qu'est-ce que t'as dit ? Dégage ! Hé, j'ai peur, là,

tiens. Hé, j'ai peur. Regarde, je tremble, là. Je tremble, hein.

Qu'est-ce

Tu me

fatigues.

Tire-toi.

Je rigole pas, Serge.

Ça suffit Dov, tu vas trop loin.

Qu'est-ce qui te prend Serge ? T'es devenu fou ou quoi ?

Ça va.

J'ai compris.

Sergio, Serge, reviens putain.

Reviens. Mais t'es un grand malade toi. Assieds-toi, viens ici. Assieds-toi.

T'es un grand malade.

Ça va ? Attends.

Ça peut pas aller mieux.

Qu'est-ce qui se passe ? Ils sont venus fous ou quoi ? Le pauvre Sergio, la

hippie, c'est le sang, c'est péché.

La vérité, je sais pas ce qui lui a pris. Il est parti en vrille, tu le

connais. Bien sûr, Mr. Ken.

Bah alors, tu es content ? De quoi ? Comment ça, de quoi ? Je suis en train

de te sauver la vie, tu me dis de quoi ? Il est fou, lui.

Je te jure, il dit tu m'éclates. C'est-à-dire que quand tu me disais que

pour toi c'était compliqué, je... C'était pas compliqué, c'est juste

que... Comment dire ? J'étais gêné. Je voulais pas que tu penses que je profite

de la situation, tu comprends ? En même temps, faut pas se mentir.

Pour toi, ça va pas être l'affaire du siècle.

Mais au moins, vis-à-vis de ces enculés de Chinois, tu vas sortir la tête haute.

Sans compter qu'en plus, pour toi, ça change rien.

Je te garde.

Tu vas bosser tout pareil comme avant.

Qu'est-ce qu'elle me regarde pas comme ça ? C'est normal, entre nous, on se

serre les coudes, non ? C'est ma mitzvah. Bien sûr, c'est très, très,

très gentil. Franchement, j'oublierai jamais ce que t'as fait pour moi.

Tu veux que je te dise ? Si demain, je décide de vendre, tu seras le premier au

courant.

Comment ça, si tu décides de vendre ?

Depuis quand t'as le choix ? Parce que j'ai un plan B.

Un plan B ? Tu vas pas aller voir les Chinois ? Pourquoi pas ? Ils m'ont

jamais empêché de dormir, les Chinois.

En fait, le seul qui m'a empêché de dormir, c'est toi.

Ça va pas, qu'est-ce qu'ils feront ? Tu sais ce que ça fait que de voir les

flics débarquer chez toi, et t'emmener sous les yeux de ta femme et tes

enfants,

d'être traité comme un brouillon, alors que t'as rien fait de mal ? Et surtout,

Simon, surtout...

Tu sais ce que ça fait de découvrir que tout ça tu le dois à un mec.

Un mec qui te sourit et qui te tape dans la main depuis 5 ans.

Tu délires, de quoi tu parles ? T'as voulu me niquer ? C'est moi qui te

nique. Attends là maintenant, c'est toi qui va plus dormir.

Ah mon fils.

Tiens, prends, prends.

Non papa, garde tes sous, je peux pas. Prends, je te dis, tu me rembourseras

quand tu pourras.

Merci papa.

Tu m'as dit la vérité.

Tu n'as pas d'ennuis.

Non, ne t'inquiète pas, je vais tout arranger.

Allez, je te fais confiance.

Allez, mon fils.

À plus, à plus.

C'est payé.

C'est à vous.

C'est à moi une bourrette. Simon, tu viens jouer ? Simon ! Non, je t'ai dit

non, stop ! Qu'est-ce qu'il a ? Je sais pas, il fait la gueule. Bon, allez, on l

'a fait cette partie, oui ou non, là ? Tiens, je me recueille de 10 000.

C'est ça, oui, bien sûr.

Mais quoi, j'ai le droit de me recueiller, non ? Avec quoi il y a de ta

haine ? T'as plus que ta bite.

Ça va, on joue, on fera les comptes en fin de soirée. Allez, vas-y, donne-moi

10 000. Mais tu nous donnes quoi comme garantie ? Un doigt dans le cul ? Vous

pouvez me faire crédit ? Allez, juste un tour, un dernier, allez.

Tu lui donnes rien du tout.

Le poker, c'est sérieux.

Oh, quoi, mais je le trouvais sympa.

Donnez-moi une chance de me refaire, quoi.

Ouais, nous.

Allez.

Ah, j'ai compris.

Mandeur.

Tiens. Allez, personnel.

Oh, ça va.

Eh, machin.

Donnez-moi votre carte.

Oh, loser des losers, j'ai nommé Serge Benhamou.

C'est trop dur.

Tu te rends compte, je vais avoir trois gosses et je sais même pas comment me

nourrir moi-même.

Ça va, t'as qu'à demander à ton cousin, il est blindé, non ? Oublie, je vais

plus entendre parler de lui.

Lui, il dit toute la bonne. Comme une merde, il m'a lâché. Comme une merde.

Putain, j'en ramène un coup alors et maintenant, il veut le faire sans moi, c

'est ça.

Mon propre cousin, mes amis, t'as vu comment ils m'ont traité ? C'est ta

faute, ils te baladent depuis des années.

Casse-toi, lâche-moi, j'ai assez de mes emmerdes ce soir. C'est ma faute, j'y

vais devenir millionnaire. La putain de leur race ! Un coup en or que je leur

apporte. Un coup en or ! On les connaît, tes coups en or, Serge.

Celui-là, c'est du sérieux.

Des chaussures de marque fabriquées en Chine.

800 000 paires de Witchcom Jutsen.

Des Witchcom Jutsen ? Et tout ça pour Walou ? Tu te fous de ma gueule ou quoi

? Qu'est-ce que tu racontes ? Sur la tête de mon père, du pauvre.

800 000 paires, mais c'est énorme ça ! Tu crois que je me déplace pour quoi moi

? L'affaire du siècle, c'était Jackpot et maintenant ils m'ont volé.

Alors c'est ça son plan B.

Quoi ? Rien.

Dis-moi, ils ont signé ? Comment ça ? Le deal, ils l'ont fait ? Eh oui, ils l'ont

fait. Bien sûr qu'ils l'ont fait. Ils l'ont fait.

Ils l'ont fait, oui et non.

Ils ont embrouillé le chinois.

Et maintenant...

Et il faut qu'il trouve 400 000 euros.

Putain, je me sens bien.

Dis-donc, machin, combien je te dois ? Faut que j'y aille.

Non, non, laisse, c'est pour moi.

Bon, allez, j'y vais.

Non, mais attends, attends, Serge, Serge. Quoi ? En dernier verre.

Non, je peux pas.

Les chaînes, hein ? Dis-moi, ton coup, pourquoi tu te fais pas sans eux ? Je

sais pas.

Où est-ce que tu veux que je trouve 400 000 euros ? T'es fou ou quoi ? Mais

arrête, c'est la chance de ta vie.

Tu vas être papa.

Faut que tu mettes ta famille à l'abri. Et surtout, faut que tu fasses attention

à toi. Tu es trop gentil, mon Sergio.

Tu sais que ça a toujours été ton problème. Ça t'as raison, putain, ma

mère elle dit pareil que toi. Ah, tu vois.

Écoute-moi.

Si tu veux bien, ton affaire, on la fait ensemble.

Toi et moi.

Mano à Mano. Je prends tous les frais et à l'arrivée, on fait part à deux. Qu'est

-ce que tu dis ? Elle est belle l'histoire, non ? Je peux pas, je peux

pas faire ça. C'est mes potes, je peux pas.

Arrête, mais tes potes, tes potes, ils sont... Ils sont rien à foutre de toi,

tes potes.

Ils vont se caver et toi t'auras rien.

Franchement, t'en as pas marre de voir passer les trains ? Tu crois que mes

entreprises, on me les a données à moi ? J'ai dû me battre.

Parfois même contre mes propres amis.

Ce que j'ai, je l'ai gagné avec mes dents. Les affaires, c'est la guerre.

Crois-moi, mon Sergio, t'as aucun scrupule à avoir.

Simon. Oui, Serge.

Promets-moi des leçons, jamais.

Je te le promets. Sur ce que j'ai de plus cher au monde, je te le promets.

Bien.

À nous.

Combien ? Il me manque la moitié.

400 000.

Euro. Allô ? Ouais, je te le passe.

Oui, mon ami.

Dis-moi, j'ai eu ton type, là.

Il va t'engager.

Comme chairman.

Chairman, baba, chairman. Ça veut dire président, chairman.

Allez, je t'embrasse.

Tu m'as dit 400 000, hein ?

OK pour 400 000.

C'est à qui ? Ah, super.

Déconne pas, Simon.

Moi, je suis pas un de tes connards de banquier que tu implantes à 50 fois en

les endormant.

Moi, tu me niques pas.

Tu me connais.

Je sais qui tu es, René.

René les yeux bleus.

Ah, c'est là.

Hé, ça va ? Hé, t'as vu ? Alors,

moi, je suis un sage.

La, la, la, la... La, la, la...

Quoi ? Tu es malade ou quoi ? Tu crois que j'ai fait 15 000 kilomètres pour te

laisser changer d'avis ? Tu veux leur expliquer la situation, tu as compris ?

Allez, yalla.

Il va vous dire, il va vous dire.

Alors, voilà, comme je vous l'ai expliqué, M.

Bijawi est mon nouvel associé.

Alors, lui et moi, on a repris le business à la place de M. Huber.

Voilà.

Bijawi.

En admettant que nous puissions nous entendre, cette fois nous exigerions...

Les garanties les plus solides. Ah oui, si, garanties bien sûr, tiens, février.

Tiens, tu vas voir.

Regarde.

Ça, c'est assez solide pour toi, Halbouk ? Hein ? Bon, bon.

Tchô. Tchô. Tchô.

Tchô. Tchô. Tchô.

Tchô.

Mageldo ! Tu vas tu vais !

Ça fait quelque chose, hein ? Et c'est pas fini, hein ? Simon, ils m'ont fui.

Bientôt, bientôt. Si Dieu veut.

Vas-y, je déconne, mon Sergio ! Laisse-moi au moins rentrer à la

marchandise, non ? J'aurais trop aimé voir la tronche de tes potes quand ils

ont découvert qu'ils s'étaient fait doubler ces rabots.

Au revoir.

Toi, t'auras plutôt intérêt à raser les murs, hein ? Ma foi.

C'est à nous ! C'est à nous !

On a notre tube, mon Sergio ! Ah non, qu'est-ce que j'avais dit, putain !

Arrête ! Passe-moi ma taille ! Du 42, du 42 ! Euh, tiens, 42.

Alors, regarde ça.

Hein ? Oh, elles sont trop cool, hein ? On te

voit... Champions !

C'est quoi ? Tu m'as filé deux gauches. Merde ! Deux gauches ? Ah oui, c'est

deux gauches. Attends, c'est le garde-neuf ! Oui, oui.

Voilà ! Riche comme Hudson ! C'est deux

gauches ? C'est des gauches aussi.

Elles sont où, les droites ? Elles sont où, les chaussures droites ? Elles sont

où ? Attends, je sais pas.

Trouve les pieds droits ! Les pieds droits ! Chech ! Les gauches !

C'est des gauches ! Des gauches ! J'ai encore des gauches ! Putain !

Le chinois, il allait niquer Eddie.

Et c'est moi qui viens lui sauver l'ami.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Qu

'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ? Ah, monsieur, vous tombez bien.

Vous me signez Bordereau. Tu pètes les gammes avec tes Bordereau, je laisse

tout, hein.

Présentez ou quoi, là ? Vous me dégagez tout ça, hein ? De toutes les manières,

vous vous acquittez les droits.

Je vous dis que j'accepte pas la marchandise.

Très bien, dans ces conditions, on saisit.

Où est l'œil que je donne à foutre ? Si on saisit, on perd tout ! On a tout

perdu, connard ! Tu veux aussi payer les taxes ? Et après, on en fait quoi, les

chaussures ? On les fume ! Tu peux pas me faire ça ! T'es qu'un poissard de

merde ! J'aurais jamais dû me faire affaire avec toi ! Tu m'avais promis que

tu me verrais ! J'ai taillé mes potes pour toi ! Arrête de me coller ou je te

massacre ! Simon ! Tu peux pas me laisser, Simon ?

Simon !

T'inquiète pas, ton ami est parti.

Qu'est-ce que tu fais, cette tête à rioul ?

Putain, j'ai cru qu'il allait me défoncer la gueule, cet enculé !

Serge, t'es un traître de génie.

T'es le plus bel enculé que la Terre ait porté. Quoi ? Je te jure, j'ai pété le

bif. C'était pour faire plus vrai.

Je t'aime.

Moi aussi.

Je savais que tu pouvais le faire. Ouais, putain, c'est du chaud, hein.

Bon alors, elles sont où les pompes ? Bah, ils saisissent.

Eh ben voilà.

Bravo.

Bravo.

Bravo.

Bon,

allez, on y va.

Salon de femme à rayures 100% coton, taille et coloris marié, 295 pièces. On

part à 60 euros. 60 euros.

Personne ? 40, 45, 60, 70.

Qui dit mieux sur 70 ? 70 une fois, deux fois, trois fois.

Adjugé, 70.

Nous passons à un lot de chaussures de sport très haut de gamme. 800 chaussures

de sport. 800 000.

800 000 ? 800 000 chaussures gauches. C'est une blague.

Bon, alors je reprends.

Un lot de 800 000, chaussures de sport très haut de gamme, gauche. Je dis bien

gauche uniquement.

C'est stupéfiant, qu'est-ce qu'on va faire de ça ? Quelqu'un, une offre ?

Un euro.

Un euro. Alors là, c'est vraiment symbolique.

Qu'est-ce qu'on fait ? Rien qu'en frais d'insinération, ça coûtera une fortune.

J'ai jamais vu ça.

Alors, un euro une fois, deux fois, trois fois, adjugé un euro.

C'est notre gamme, ça.

Allez, on y va.

Alors le lot suivant, un lot de 400 000 paires de chaussures droites.

Elles sont toutes du pied droit, donc c'est pas des paires. C'est énorme, c

'est un truc de fou. C'est ce qu'il y a écrit.

Alors nous vendons un lot de 800 000 chaussures de sport haut de gamme, s'il

vous plaît, droites. J'imagine que personne ne va couvrir cette enchère.

Alors le lot suivant, s'il vous plaît. Ah si, monsieur ? Un euro. Un euro ici

devant moi, c'est sérieux ? Oui, oui. Un euro une fois.

Un euro deux fois.

J'adjuge.

Je vous remets.

Allô ? Simon, j'ai pensé que tu allais avoir besoin d'une bonne paire de

chaussures. Et puis si la couleur te plaît pas, te casse pas.

Je peux la changer.

J'ai gardé le ticket.

Monsieur Bijawi, j'ai une réservation.

Porte 15, embarquement.

Arrêtez-moi ! Vous n'avez pas vu là qui l'attend ? Arrêtez-moi, arrêtez-moi.

Dégagez ! Je n'ai pas payé mes impôts depuis 8 ans.

Soyez sympas, arrêtez-moi.

Pas de problème, on l'embarque.

Suivez-nous.

Attention, j'ai de quoi négocier.

J'appuie.

Surtout pas là monsieur, ici.

C'est tout ? Il faut attendre monsieur.

Comment ça faut attendre ? J'ai mis de la pub partout et tout ça pour quoi ?

Pour rien.

Wallo. Y'a personne qui vient sur ce putain de site.

Faut que ça marche.

On a tout mis là-dedans.

Faut que ça marche.

Tiens Patrick, viens on va ouvrir une bouteille ça va les faire venir.

Ça va ? Non mais regarde.

Calme-toi. Zéro.

Yvan ! Tu veux une coupe ? Devine.

Tiens.

C'est mon siège.

Oh putain les gars, ça y est, c'est parti ! C'est parti, ça marche !

Attendez, attendez, on n'est pas refaits là.

Ça marche ? Regarde, regarde, regarde, ça grimpe !

C'est l'eurobillion ! C'est l'eurobillion ! Regarde !

Salomon.

Qui dois-je annoncer ? Mademoiselle Salomon, Monsieur Thomas Simon.

Nous sommes attendus. Enfin, pas sûr.

Si vous voulez bien me suivre.

Je vous en prie, asseyez-vous.

Lionel, les dossiers.

J'ai rassemblé tout ce que j'ai pu, mais ça n'a pas été facile. Les paradis

fiscaux sont devenus tellement parano aujourd'hui qu'à cause de vous, je me

suis fâché avec tous mes banquets.

Et voilà.

Je pense qu'il y a tout.

Les SCI à Malte et Hong Kong, les comptes numérotés en Suisse.

Il manque encore Monaco, mais mon banquier s'est suicidé la semaine

dernière.

Ceci dit, vous avez déjà quoi vous occuper ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Monsieur Tomazini, j'admire l'adversaire redoutable que vous avez été.

Je sais m'incliner devant plus fort que moi.

Beau joueur.

Ainsi n'aurai-je plus aucun secret pour vous.

C'est bien ce que vous souhaitiez.

Vous m'avez fait craquer.

Je m'incline.

Je me livre.

Mais pourquoi ? Demandez plutôt pour qui.

Salaud. Non,

salaud.

Je l'ai pas eu, hein.

J'en étais sûre.

Attends, calme-toi.

C'est peut-être une erreur. On va vérifier. Non, y a rien à vérifier. Je l

'ai pas eu, c'est tout.

Ma pauvre maman chérie, sois pas triste.

J'aurais jamais dû m'embarquer là-dedans. Mais non, tu l'as eu, tu l'as

eu. C'est vrai ? Tu l'as eu, tu l'as eu. Victor, t'es nul.

Je suis reçu ? Je suis fier de toi.

C'est magnifique.

On n'en parle pas, on est encore dans les cartons.

Ma chérie, je te présente deux grands amis à moi.

Eddie, Sandra.

Edouard, Wilbert, Muriel, Salomon.

Patrick m'a beaucoup parlé de vous.

Je vais vous faire visiter.

Alors dis-moi,

c'est sérieux ? C'est grâce à toi.

Je lui ai dit la vérité et ça a marché.

Qu'est-ce que tu as fait de ta maison ? Je l'ai vendue.

Comme Muriel travaille à Paris, c'est plus pratique.

Et puis Montfort-la-Maurie, culturellement, c'est pas ça.

Là, j'ai pris un abonnement au Théâtre des Champs-Élysées, on est à deux pas du

Grand Palais. L'autre jour, je l'ai emmené au Musée Rodin.

T'étais au Musée Rodin ? Oui. Toi ? Il y avait Arthur qui fêtait la barmite de

son fils.

Quoi ? Il a laissé les statues quand même.

Allez, viens.

Si Boris qui a raison, il faut voir grand. Trois d'un coup, c'est le

minimum.

Ils sont mignons.

Mais quel travail.

30 biberons par jour, 40 paquets de couches par semaine. Je suis crevée.

C'est quand même très beau ici. On dirait le château de Versailles.

Versailles, on y était encore le week-end dernier.

La galerie des glaces est toujours aussi magnifique.

Et puis les jardins. Les jardins. Mais qui c'était le jardinier ? Je crois qu

'il était très connu, non ? Bien sûr.

C'est le nôtre.

C'est le mytho, celle-là, alors.

Ah, mais t'as mis le temps.

Vous n'allez pas être déçus du montage.

Ah, c'est bien.

À un moment, j'ai fait un fondu de votre mère sur du fait de saumon. Super,

bravo, t'as bien bossé. Je peux te dire que c'était pas gagné d'avance.

Mine de rien, elle m'a quand même foutu la poêle.

Ouais, Patrick.

C'est pour ça qu'elle est tombée amoureuse.

T'es con. Sur la vie de ma mère, t'es con.

T'as entendu ce que j'ai dit à Patrick ? Il était mort de rire.

Non.

Mais... Rebecca, ma fille, viens voir.

Je... Yvan, c'est peut-être pas ton père, mais tu peux lui faire confiance.

Il nous laissera jamais tomber, ni ta mère, ni toi, ni moi.

Allez, vas-y, envoie un peu de film.

Oh, putain, tiens, attends ça.

Oh, c'est toi ou c'est moi qui ai accouché, là ? Je me suis pesé ce matin,

regarde, 80 kilos. C'est mon oeil. Hors taxe.

Allez !

J'ai passé sur la table.

Vous passez très bien.

Tu fais ta prière ? Non, mais

parce qu'il a oublié de faire le montage. Il y a une surprise.

Il a oublié de le faire, cet imbécile. Allez, avance.

Vous n'avez même pas vu le bonus ? Non, je vais t'enfiler du bonus.

Allez-y.

C'est pour moi ? Je m'appelle Dove. Et vous ?

Ludmilla. Ludmilla ?

Il

est malin, ce Patrick.

Il sort avec son percepteur. Ah oui, mais attention, chat, lui, il vous

coûtait bonbon, hein. Ça, c'est sûr.

Mon cadeau de fiançailles.

Chouf. Chouf.

Chouf.

Attention, hein, je l'ai payé plein pot, la TVA et tout, parce qu'avec elle, on

rigole pas, hein.

Je vous jure, j'ai tout balancé.

Les comptes au Panama, au Curaçao, au Luxembourg, à Jersey.

Non, pas Jersey.

Enfin,

presque tout.

Dis-moi, comment t'as eu cette idée de la chaussure droite et de la chaussure

gauche ? En vérité, c'est de la pure folie.

C'est mon fils.

C'est Victor.

C'est ton fils ? C'est un petit génie. Ouais, si tu veux, on peut dire ça comme

ça.

Yes ! Salut.

C'est bon, brassez.

Je suis content. Bon, c'est bon, ça va.

Quoi ? Vous avez gagné, je divorce, puisque Karine t'aime.

Je sais que tu m'aimes aussi.

C'est normal, j'occupe une grande partie de ta vie.

Merci, Dov. Avant, je veux que tu me promettes une chose très importante.

Aïe. Je veux un dîner par semaine, Shabbat de préférence. Dov !

Ma chérie, une skin, le shabbat.

Plus le linge.

Quoi ? Dis donc, t'es gentil, le linge, tu vois au pressing.

Arrête, ça va, je te laisse la prunelle de mes yeux, je te laisse un trésor.

Allez, c'est que du bonheur.

C'est pas grave, mon chéri, je t'assure, ça me dérange pas.

En plus, de toute façon, c'est pas moi qui le fais, en passage.

C'est vrai. Bon.

Oh putain, merci, moi, arrête un peu.

Il est lourd quand même, hein ? C'est quoi, Yvan, je pensais ? Oui ? Pourquoi

je ferais pas comme Sandra ?

Tu ferais quoi ? Je pourrais reprendre mes études.

Tu veux reprendre tes études ? Pour reprendre tes études, il faut déjà que

tu les aies prises.

D'accord. C'est comme ça que tu m'encourages ? Quoi ? Merci, ça fait

plaisir. Enfin Karine, arrête ! Viens voir Serge. Regarde qui il est là. C'est

Félix Barcianon. Ah putain, Félix ! Tu te souviens ? Alors, sois pas lourd.

Félix ? Serge, mon frère ! Comment tu t'en vas ? Comment ça va ? Ça va, on

rachète, on se plaint pas.

Tiens, tu veux un petit chocolat ? Oui.

C'est bon, ça.

Ah oui, oh purée.

Allez, top, t'as fait, hein ? Oh putain, je suis là ! Pardon,

Félix, putain ! Je vais te râcher, je vous dis ! Oh, bande de bâtards !

Putain, je vais vous râcher ! Putain, je vais vous râcher, putain !

Arrêtez, arrêtez ! Arrêtez ! Vous êtes

tous casés maintenant.

Vous avez pu vouloir me voir.

Je vais finir seul comme un chien.

Qu'est-ce que tu racontes ? Tu vas passer tous les chiabats de chez nous.

Ma maison est ouverte, tu peux venir faire du babysitting quand tu veux.

Babysitting ? Chouffe le colis, chouffe.

Il faut que j'y aille.

Tu peux pas partir comme ça. Non, ça se fait pas.

Franchement, c'est pas très gentil pour la maîtresse de maison. T'as même pas

goûté les boulettes de ma mère ? Ah oui, ça se fait pas, ça, les boulettes de ta

femme. Ça se fait pas. Attends, attends.

Attends, tu dois jouer à son fil.

Arrêtez-nous, faites-nous.

Arrêtez-nous, arrêtez-nous.

Regarde-le.

Chante-le.

Chante-le.

Oh, vous, vous connaissez son prénom.

Non,

non, non, non, non. Hé, si tu lui appouches, tu l'épouses, hein.

Ne l'écoutez pas.

C'est parti !

... ... ...

... ... ... ...

C'est lui, c'est toi, c'est toi, c'est toi... C'est toi !

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Société Radio-Canada

... ... ... ...

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